Ohadata D-04-19 La Fusion Des Sociétés Issues Du Droit O.H.A.D.A
Ohadata D-04-19 La Fusion Des Sociétés Issues Du Droit O.H.A.D.A
Ohadata D-04-19
1
Bénin; Burkina Faso; Cameroun; Centrafrique; Comores; Congo; Côte d'Ivoire; Gabon; Guinée; Guinée Bissau; Guinée Équatoriale; Mali;
Niger; Sénégal; Tchad; Togo.
2
A ce jour, 6 Actes Uniformes sont en entrés en vigueur dans les États membres de l'organisation. Ils portent sur le droit des sociétés
commerciales et du GIE, le droit des sûretés, le droit des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d'exécution; le droit de
l'arbitrage; le droit des procédures collectives ; le droit comptable.
3
Article 10 du traité O.H.A.D.A. du 17 octobre 1993.
4
Acte du 17 avril 1997 ; JO O.H.A.D.A. n°2; 1er octobre 1997; p.1 et s.
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2
La fusion est alors définie de manière générale par l'Acte Uniforme comme
"l'opération par laquelle deux sociétés se réunissent pour n'en former qu'une seule soit par la
création d'une société nouvelle soit par l'absorption de l'une par l'autre"5.
L'Acte Uniforme opère donc la dichotomie classique entre la création d'une société
nouvelle par plusieurs sociétés existantes ("fusion par création d'une société nouvelle") et
l'absorption d'une société par une autre ("fusion-absorption"). Par ailleurs, bien que l'Acte
Uniforme ne prenne en compte dans ses dispositions que deux sociétés pour l'opération de
fusion, il semble qu'il soit possible au regard du droit O.H.A.D.A. de fusionner simultanément
plusieurs sociétés sans procéder de manière successive.
Le premier type de fusion implique la disparition de toutes les sociétés fusionnantes et
le second permet de maintenir la personnalité morale de la société absorbante. Bien que l'Acte
uniforme opère a priori cette distinction, les même règles leur sont applicables mutatis
mutandis. Il apparaît néanmoins dans la pratique que la fusion par la création d'une société
nouvelle soit moins usitée que la fusion absorption qui permet de maintenir la personnalité
morale de la société absorbante. Celle-ci n'entraîne en effet d'une part aucun risque de perte de
clientèle et d'autre part s'avère souvent plus avantageuse fiscalement.
5
Article 189 Acte Uniforme sur les Sociétés Commerciales (AUSC)
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3
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de l'organisation. Il faudra alors dans cette direction déduire si la cession non autorisée peut
être considérée comme nulle.
6
Conseil d'État, Section des finances; Avis n°364.803 du 8 juin 2000 sollicité par le Ministère de l'Économie et des Finances.
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Article 191-1 AUSC
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5
issue de la fusion sont par conséquent considérées comme les nouveaux employeurs. A titre
d'exemples, le code du travail du Niger, prévoit en cas de fusion, cession ou transformation de
l'entreprise, que tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre
le nouvel entrepreneur et le personnel de l'entreprise. Les salariés ainsi transférés ne peuvent
donc prétendre à aucune indemnité8. Les codes du travail du Burkina Faso, du Mali et du
Tchad prévoient des mesures parfaitement identiques. Cependant, la question de l'indemnité
n'est pas abordée9. Le code du travail du Tchad dispose par ailleurs que les conventions
collectives applicables à l'entreprise concernées par la fusion continuent de produire leurs
effets et que le nouvel employeur en est lié dans les mêmes conditions que l'ancien.
8
Code du travail du Niger. Ordonnance n°96-039 du 29 juin 1996; articles 90 et 91.
9
Code du travail du Burkina Faso: Article 39 du code du travail de 1992.
Code du travail du Mali: Loi n°92-020 du 23 septembre 1992, article L 57
Code du travail du Tchad: Loi n°038/PR/96; article 136 et article 375.
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Article 191-1 AUSC
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Article 196 AUSC
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telle opération. La fusion peut donc avoir lieu entre toutes les autres formes prévues par l'Acte
Uniforme: société en nom collectif, société en commandite simple, société à responsabilité
limitée et société anonyme.
Une question plus intéressante peut être posée lorsque la fusion vient entraîner
l'absorption d'une entreprise publique. Il semble en effet qu'en vertu de l'article 1 de l'Acte
Uniforme, les sociétés à capital public, ayant l'État comme unique actionnaire ou actionnaire
partagé ou des sociétés d'économie mixte dont le capital est détenu partiellement par l'État,
soient régies par le droit O.H.A.D.A.. Il peut donc être déduit que le droit applicable à la
fusion d'une entreprise publique sera le droit général de la fusion contenu aux articles 189 et
suivants de l'Acte Uniforme.
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3. PROCÉDURE DE FUSION
En matière de fusion, il apparaît nécessaire de faire la différence entre société
absorbante, société absorbée et société nouvelle, les obligations de procédure devant en effet
être distinguées pour chacune d'entre elle.
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Article 189-2 AUSC
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Article 679-2 AUSC
14
Article 679-4 AUSC
15
Article 678 AUSC
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8
l'intervention d'un commissaire à la fusion mais ceci uniquement pour les S.A. ou les
S.A.R.L.. Il conviendra enfin de préciser que dans certains cas, la procédure peut se voir
simplifier.
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9
sur la fusion projetée. Ces derniers doivent se prononcer d'une part sur la valeur des apports en
nature et les avantages donnés et d'autre part sur le caractère équitable du rapport d'échange
des titres. Le commissaire à la fusion doit aussi vérifier la réalité du passif exigible pris en
charge par la société absorbante. Leur fonction semble donc pour cette tâche fortement
investigatrice puisque l'Acte Uniforme précise qu'ils peuvent obtenir auprès de chaque société
"communication de tous documents utiles et procéder à toutes vérifications nécessaires"16
pour le bon déroulement de leur mission.
Le(s) commissaire(s) à la fusion est ou sont désigné(s), à la requête du conseil
d'administration ou de l'administrateur général pour les sociétés anonymes de chacune des
sociétés, par ordonnance du président de la juridiction compétente, le plus souvent le tribunal
chargé des affaires commerciales du siège social de la société participant à la fusion17, même
si l'Acte Uniforme ne précise rien dans cette direction. En ce sens, un commissaire à la fusion
devra être nommé pour chaque société faisant partie de l'opération si ces sociétés ne sont pas
ressortissante d'un même tribunal.
L'Acte Uniforme prévoit cependant une procédure simplifiée en vue de nommer un
commissaire à la fusion unique afin de rédiger un seul rapport. La requête pour désignation
devra donc se faire de manière conjointe par les sociétés participant à l'opération devant le
président de la juridiction chargée des affaires commerciales. Toutefois, rien n'empêche que
plusieurs commissaires à la fusion soient nommés afin de rédiger un rapport commun.
Au regard de ces observations, il peut être demandé de quelle juridiction sera le(s)
commissaire(s )à la fusion si les sociétés participant à la fusion décident de nommer un ou des
commissaire(s) commun(s.) Celui ou ceux de la société absorbante, de la société absorbée ou
tout simplement celui de la juridiction que les parties auront choisi ?
Un autre problème consiste aussi à savoir si la nomination de ces commissaires à la
fusion rend inutile l'intervention de commissaires aux comptes ou aux apports. Il apparaît en
effet que la mission du commissaire à la fusion soit soumise aux mêmes incompatibilités que
celle du commissaire aux comptes18 et que par ailleurs, le commissaire à la fusion soit nommé
de la même manière que le commissaire aux apports19. Davantage, l'Acte Uniforme prévoit
que le commissaire aux apports puisse aussi être le commissaire aux comptes régulier de le
16
Article 672-2 AUSC
17
Dans certains pays, la juridiction commerciale est assurée par délégation par la juridiction civile. Le Niger peut être cité pour exemple.
18
Article 698 AUSC
19
Article 619 AUSC
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société20. Comment résoudre alors ces conflits de compétence et cet imbroglio de l'Acte
Uniforme ?
Dans un premier temps, rien n'indique en effet que le commissaire à la fusion se substitue
au commissaire aux apports. Il convient donc de savoir d'une part si un commissaire aux
apports doit être nommé en même temps qu'un commissaire à la fusion et d'autre part de
se poser la question d'un double emploi de leurs fonctions. Il pourrait être envisagé alors
par logique que le commissaire à la fusion soit aussi le commissaire aux apports ou que
tout simplement la nomination d'un commissaire aux apports ne soit pas prévue dans ce
cas par l'Acte Uniforme par bon sens. Seulement, l'Acte Uniforme précise que l'assemblée
générale de la société absorbante doit statuer sur l'apport en nature21. Si l'on se réfère alors
à l'article 619 de l'Acte Uniforme, un tel apport doit être évalué par un commissaire aux
apports désigné par le président de la juridiction compétente. Est-il entendu par cet article
que ce commissaire aux apports constitue la même personne que le commissaire à la
fusion ? Il faut répondre à cette interrogation par l'affirmative. En effet, le commissaire
aux apports doit normalement élaborer un rapport sur les apports en nature et le soumettre
à l'assemblée générale huit jours avant son approbation22. Or, l'article 674 de l'Acte
Uniforme qui énumère les pièces devant être produites aux actionnaires avant l'assemblée
générale extraordinaire devant approuver la fusion, ne mentionne nul part cette obligation
de produire un tel rapport. Il semble donc que le rapport concernant les apports soit le
même que le rapport de fusion du commissaire à la fusion. Par analogie, le commissaire
aux apports est donc aussi le commissaire à la fusion. La nomination d'un commissaire
aux apports pour une opération de fusion se révèle alors à notre sens inutile.
Dans un deuxième temps, il faut aussi se demander, alors que le commissaire aux apports
peut être aussi le commissaire aux comptes de la société, si le commissaire à la fusion peut
être de la même manière le commissaire aux comptes régulier de la société. Pour le
commissaire aux comptes, il semble a priori que la réponse soit négative puisque sa
mission n'est pas la même que celle d'un commissaire à la fusion, le commissaire aux
comptes étant en effet principalement chargé de veiller à la régularité juridique de la
20
Article 620 AUSC
21
Article 675 AUSC
22
Article 622 AU
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fusion. Pourtant, comme il vient d'être vu, un commissaire aux comptes peut aussi être un
commissaire aux apports. En outre, comme nous l'avons démontré, le commissaire à la
fusion remplit aussi la mission de commissaire aux apports. Par déduction, le commissaire
à la fusion pourra aussi être le commissaire aux comptes. C'est cette solution qui semble, à
notre sens, donnée à la lecture de l'Acte Uniforme dans le cas des fusions. Il apparaît en
effet que l'existence du commissaire aux apports et du commissaire aux comptes n'est pas
mentionnée pour une telle opération. Le commissaire à la fusion doit donc aussi faire
office de commissaire aux comptes et de commissaire aux apports. Le seul problème se
situe donc du côté de la déontologie. Un commissaire aux comptes peut-il en effet
accepter une telle mission ?
4. CONSÉQUENCES DE LA FUSION
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Article 215 et 358 AUSC
24
Article 215 et 274 AUSC
25
Article 215 et 296 AUSC
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Article 671-2 AUSC
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état comptable soient mis à la disposition des actionnaires, au siège social des sociétés
participant à la fusion, 15 jours au moins avant la date de l'assemblée générale. Ce court délai
diffère du délai appliqué en droit français puisque ce dernier impose une mise à disposition de
ces pièces aux actionnaires un mois au moins avant l'assemblée générale.
L'article 192 organise par ailleurs la date d'effet de l'opération de fusion. Cet effet
dépend du type de fusion opéré: absorption ou création d'une société nouvelle.
- En cas de création d'une ou plusieurs sociétés nouvelles, la fusion prend effet à la date
d'immatriculation au Registre du commerce et des Sociétés (RCCM) de la société créée ou
de la dernière d'entre elles.
- En cas de fusion absorption, la fusion prend effet au jour de la dernière assemblée générale
qui a approuvé l'opération. Cependant, le contrat de fusion peut expressément prévoir une
autre date. Cette date ne peut toutefois être postérieure à la date de clôture de l'exercice en
cours de la ou les sociétés bénéficiaires ni antérieure à la date de clôture du dernier
exercice clos de la ou des sociétés qui opèrent une transmission de leur patrimoine.
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Article 198 AUSC
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statue sur le fond28. Le tribunal peut cependant fixer un délai pour couvrir cette nullité. Dans
ce cas, une assemblée devra être convoquée afin de régulariser la situation. Si cette décision
n'a toujours pas été prise, le tribunal statue alors à la demande de la partie la plus diligente.
Dans certains pays, l'opération de fusion présente des avantages fiscaux majeurs pour
les personnes morales de droit privé: les impôts sur les sociétés, sur les bénéfices industriels
ou commerciaux ou les revenus des capitaux mobiliers semblent ainsi exonérés.
De manière générale, les plus-values d'apport, autres que celles réalisées sur les
marchandises, réalisées à la suite de fusions de SA, SCA ou SARL, sont exonérées d'impôt
sur les bénéfices29. La société apporteuse ne bénéficie cependant de cette exonération que si la
société absorbante ou nouvelle s'engage, en ce qui concerne les éléments apportés, à calculer
ses amortissements annuels ainsi que ses plus-values de cessions ultérieures sur la valeur
résiduelle (valeur nette comptable) des biens figurant au bilan de la société apporteuse. Elle
doit parallèlement reprendre au passif de son bilan les provisions pour le renouvellement de
l'outillage et du matériel, afférentes aux éléments apportés, figurant au bilan de la société
apporteuse au moment de la fusion30.
Certaines législations requièrent en outre expressément une condition de localisation
du siège social de la société bénéficiant de l'apport : en Côte d'Ivoire pour la législation
ivoirienne, dans un État de la zone franc pour la République du Niger ou de
l'UDEAC/CEMAC pour la République Centrafricaine.
Par ailleurs, sont en principe, passibles de l'impôt sur le revenu des personnes
physiques ou de l'impôt sur les sociétés, selon le bénéficiaire, les revenus de capitaux
mobiliers distribués par une personne morale, soumise ou non à l'impôt sur les sociétés.
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Article 246 AUSC
29
Tchad: Art.121 du Code général des Impôts (CGI)
Niger: Art. 31 du Code des Impôts sur le Revenu (CIR)
30
Cette disposition semble uniquement spécifié dans la législation de la République du Niger.
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15
Toutefois, dans le cadre des fusions, les attributions gratuites d'actions ou de parts
sociales de la société absorbante ou nouvelle aux membres de la société absorbée, en
rémunération de leurs apports, sont exonérées d'impôt31.
31
Pour exemple, au Tchad : Art.60 CGI: En cas de fusion de sociétés, les attributions gratuites d'actions ou de parts sociales de la société
absorbante ou nouvelle aux membres de la société absorbée ne sont pas considérées comme de distributions imposables. Niger : Art.718
Code de l'Enregistrement: Les plus-values résultant de l'attribution gratuite d'actions de parts bénéficiaires, de parts sociales ou
d'obligations à la suite de fusions de SA, SCA ou SARL sont exonérées de l'impôt sur les revenus de capitaux mobiliers. Mali : Les plus-
values résultant de l'attribution gratuite de droit sociaux à la suite de fusions de SA ou de SARL sont exemptées de l'impôt sur le revenu des
valeurs mobilières, mais uniquement à concurrence du montant de la réduction de son capital social non motivé par des pertes, à laquelle a
pu procéder la société absorbée au cours des 10 années précédant la fusion; D'autre part, il y a déchéance de l'exemption à due concurrence
si le capital social fait l'objet d'une réduction non motivée par des pertes sociales dans les 10 ans suivant la fusion.
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16
Conclusion:
La fusion des sociétés selon le régime O.H.A.D.A. ressemble donc fortement à la
fusion prévue par le droit français. Cependant, le droit O.H.A.D.A. montre certaines
imprécisions qui ont été résolues en France par les apports de la doctrine, de la jurisprudence
et des révisions législatives de la loi sur les sociétés commerciales. Comment interpréter alors
le droit des affaires O.H.A.D.A. ? Faut-il se reporter aux solutions françaises connues, dans
l'attente de précisions de la jurisprudence des États membres et d'interprétations de la Cour
Commune de Justice et d'Arbitrage (C.C.J.A.), juridiction chargée de l'interprétation
commune du droit uniforme ?
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17
ANNEXE:
Exemple de calendrier d'une fusion entre deux sociétés anonymes selon les dispositions
du droit O.H.A.D.A.
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J+6 Communication du projet de fusion Communication du projet de fusion Réunion informelle sur
au(x) commissaire(s) à la fusion au(x) commissaire(s) à la fusion l'opération de fusion avec les
commissaires à la fusion et
discussion autour du calendrier
pour le rapport de fusion.
J+7 Avis du projet de fusion inséré dans Avis du projet de fusion inséré dans Ces avis doivent contenir les
un journal officiel un journal d'annonces légales indications suivantes:
* la dénomination sociale,
adresse du siège, montant du
capital et numéro
d'immatriculation au RCCM;
* informations identiques pour
la nouvelle société qui résultera
de l'opération;
* l'évaluation de l'actif;
* le rapport d'échange des droits
sociaux;
* le montant prévu de la prime
de fusion.
J+8 Information des créanciers ou des
tiers si nécessaire.
J+21 Documents à la disposition des Documents à la disposition des
actionnaires au siège social: actionnaires au siège social:
* le projet de fusion, * Le projet de fusion,
* le rapport du conseil *le rapport du conseil
d'administration et le rapport du ou d'administration et le rapport du ou
des commissaires à la fusion, des commissaires à la fusion,
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19
J+37 Fin du délai d'opposition pour les Fin du délai d'opposition pour les
créanciers créanciers
J+40 Assemblée générale extraordinaire: Assemblée générale extraordinaire:
* approbation de la fusion, du * approbation de la fusion et du
rapport du ou des commissaire(s) à rapport du ou des commissaire(s) à
la fusion et du montant de l'apport, la fusion et du montant de l'apport,
* approbation du projet de fusion, * approbation du projet de fusion,
* décision d'augmentation de * pouvoirs pour signer la
capital, déclaration de conformité et
*pouvoirs pour signer la déclaration dissolution de la société absorbée,
de conformité * approbation de la modification
* dissolution de la société absorbée, des statuts,
* approbation de la modification * pouvoirs.
des statuts,
* pouvoirs.
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