Dynamo
Dynamo
Généralités
Son rôle
Le rôle de la dynamo dans le circuit de charge peut être ramené à deux fonctions:
• charger la batterie lorsqu'elle est déchargée
• en fonctionnement normal, elle ne fait que compenser les pertes dues à l'utilisation du courant (phares,
allumage, feu de stop)
• être oubliée : plus question pour le pilote de commuter un interrupteur en fonction de l'arrêt moteur, du
régime, de la charge électrique.
Son fonctionnement
La dynamo applique les lois de l'électromagnétisme ; Laplace et Lentz entre autres.
Un fil de cuivre qui se déplace dans un champ magnétique crée une tension proportionnelle au champ magnétique
et inversement proportionnelle au temps de déplacement, la loi de Lentz détermine le sens du courant.
Pratiquement le fil de cuivre est bobiné sur un rotor, et passe donc dans un sens puis dans l'autre dans le champ
magnétique, le courant produit est donc ALTERNATIF. Ce courant est prélevé par des balais (charbons) fixes sur le
collecteur tournant, la position des balais étant fixe par rapport au champ magnétique, le courant est « redressé » et
par ce fait devient du courant continu, le seul que la batterie supporte. Comme pour toute machine
électromagnétique, la tension est proportionnelle à dφ/dt, donc proportionnelle à la vitesse ET au champ
magnétique. Au même régime, le tension dépend de l'excitation, à la même excitation, la tension dépend du régime.
La dynamo peut être considérée comme un amplificateur magnétique : on entre une puissance électrique dans
l'inducteur, on extrait une autre puissance électrique de l'induit, le gain est entre 3 et 5 selon les modèles. La vitesse
est alors un paramètre secondaire, elle doit juste être suffisante.
Son architecture
A l'époque des dynamos 6V, les aimants ne possédaient ni le prix, ni les caractéristiques de champ suffisant, le
champ est donc créé par un ou des électroaimants inducteurs autour d'un noyau magnétique par bobine, appelés :
• inducteur
• excitation
• bobine de champ
• stator
• field coil en anglais
• ou simplement field
L'énergie est recueillie par des balais, maintenus en pression par les ressorts du portebalais.
La carcasse maintient les éléments constitutifs en place, mais sert aussi à refermer le champ magnétique.
Des paliers, à bagues lisses ou à roulements à billes assurent le positionnement et la rotation de l'induit.
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La dynamo Moto 6V
Le branchement
Polarité
On ne parle pas pour l'instant de polarité de la batterie, la dynamo assure les deux cas, positif à la masse (motos
anglaises des fifties jusqu'aux seventies : année 1950 à 1980) ou négatif à la masse, le reste du monde. Le
changement de polarité de la dynamo est une opération simple si nécessaire.
rotor
Le rotor est constitué de plusieurs bobinages logés dans les saignées d'un matériau magnétique en lamelles de fer
feuilleté pour limiter les pertes, car il voit un champ magnétique alternatif. Le courant est prélevé par les balais fixes
sur un collecteur tournant : cylindre de pistes de cuivre isolées entre elles et reliées aux extrémités des bobinages.
Les balais sont placés à l'endroit où la tension est maximale sur le collecteur (dépend bien entendu du schéma
électrique adopté pour le rotor) : perpendiculaire au champ et à 180° pour les Lucas E3. D'autres dynamos ont des
balais à 90°, pour des dynamos à 4 inducteurs, voire quatre balais.
Le rotor (deux balais) est relié d'un côté à la masse, l'autre côté (un gros fil) est relié à la batterie à travers le
régulateur ou la diode d'un régulateur électronique.
La densité de courant est élevée, et supérieure aux habitudes que certains peuvent avoir en électricité domestique.
C'est dû au fait que la densité de courant va créer directement un échauffement du cuivre, et la tenue du fil dépend
de la tenue en température de l'isolant puisqu'on est de toutes façons loin de la température de fusion du cuivre. On
le constate en lisant les normes NFC15100 régissant l'habitat en France : le fait de passer d'un isolant PVC à un
isolant PER (polyéthylène réticulé) permet d'augmenter fortement la densité en laissant passer la température du fil
de 75°C (PVC) à 105°C (PER). Oubliezdonc les célèbres 4A/mm² qui de toutes façons ne sont valables que dans une
petite gamme de courants : hé oui, si on passe 1,5mm² à 35 mm², on a droit à des densités très différentes : de 11,7
à 3,4 Amm² et 23 à 158 A/mm² pour le PER (en goulottes verticales, fils séparés). Je recommande la lecture des 504
pages indigestes de la norme, pour les insomniaques.
Dans une dynamo, l'isolant est depuis longtemps un émail, qui tient des températures bien supérieures, jusqu'à plus
de 200°C selon les choix constructeur.
J'ai mesuré le fil du rotor de la E3L : fil AWG19, diamètre 0,912mm, section 0,653mm² , R= 26,4Ω/km. Ce qui
fait une densité de courant de 13A/mm².
Le fil du rotor de la E3H fait : fil AWG 21, diamètre 0,723mm, section 0,410 mm², R= 41,99 Ω/km. Ce qui fait une
densité de courant de 16A/mm².
Rappelons qu'un rotor tourne, donc brasse de l'air, ce qui améliore le refroidissement.
Stator
Le stator est constitué d'une, deux ou quatre bobines autour d'un noyau magnétique, le champ se referme par la
carcasse cylindrique de la dynamo et par le rotor.
Le stator est toujours en montage parallèle (montage SHUNT chez les british, à différentier de l'appellation shunt ou
field de la borne de raccordement), il possède deux fils, un fil est relié en interne soit à la sortie dynamo (ou
batterie) soit à la masse. Le fonctionnement est similaire (on injecte plus de courant pour avoir plus de
courant/tension en sortie) mais les régulateurs sont incompatibles :
• point commun à la masse. L'inducteur s'appelle plutôt FIELD chez les british, et fonctionne comme suit :
◦ fil d'inducteur à la masse : pas de courant généré
◦ fil d'inducteur en position intermédiaire le courant généré est d'autant plus fort qu'on s'approche de la
tension batterie
◦ fil d'inducteur au potentiel batterie, la tension max est disponible. Certaines rares dynamos n'acceptent
pas ce mode en permanence, il faut alors mettre une résistance en série pour limiter le courant (placée
dans le régulateur)
◦
• point commun à la sortie dynamo. L'inducteur s'appelle plutôt SHUNT chez les british, et fonctionne comme
suit :
◦ fil d'inducteur au potentiel dynamo : pas de courant généré
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 2/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
◦ fil d'inducteur en position intermédiaire le courant généré est d'autant plus fort qu'on s'approche de la
tension batterie
◦ fil d'inducteur à la masse, la tension max est disponible. Certaines rares dynamos n'acceptent pas ce
mode en permanence, il faut alors mettre une résistance en série pour limiter le courant (placée dans le
régulateur)
Les positions intermédiaires sont des valeurs moyennes et peuvent être crées soit par un potentiel variant
relativement lentement (au rythme des consommations de courant) dans un montage analogique, soit être produites
par la valeur moyenne des « hachages » de courant par un régulateur électromécanique vibrant (ou un régulateur
électronique à boucle ouverte et saturation). C 'est le cas des anciens régulateurs électromagnétiques qui vibrent en
permanence à une centaine de Hertz,
les balais
Nature
Ils sont en carbone (dans sa forme graphite) ou en mélange cuivre-carbone ou bronze-carbone frittés. Leur rôle
est de faire passer le courant prélevé sur la surface du collecteur. Ils nécessitent une très bonne conduction
électrique et une friction faible sur le collecteur. Ils sont placés dans un puits qui assure leur glissement libre
ainsi qu'un bon guidage. Un ressort assure la juste pression sur le collecteur (de l'ordre de 100g/cm²). La
densité de courant est de l'ordre de 15A/cm². Les dynamos 6V utilisent des balais à fort taux de graphite.
L'angle d'attaque du collecteur est généralement de 90° mais peut être incliné et on bénéficie selon le sens
d'inclinaison par rapport au sens de rotation d'un effet augmentant ou diminuant la pression en sus du ressort,
pendant la rotation. La dynamo ne peut, dans le cas d'un angle, travailler dans des deux sens de rotation.
ATTENTION : certains pourraient monter les ressorts de balais (j'ai pourtant déjà vu cela de la part de
mécaniciens géniaux) de manière à créer un léger coincement du balai dans son logement, commencer par
observer la position initiale : si l'historique tend à montrer que personne n'a touché, remonter « as is » comme
c 'était car la position relative du ressort de pression et de la forme de la surface d'appui du balai pourraient
créer un coincement du balai dans on logement, ne riez pas, je l'ai vu. Sinon réfléchissez ! Il faut se poser la
question si la surface de contact du ressort n'est pas à un angle inférieur à 45° sur le balai
Le fil de raccordement est en cuivre multibrins pour pouvoir être souple, il ne faut surtout pas y faire pénétrer
de la brasure par capillarité, sous peine de perdre sa souplesse et de le rendre cassant.
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La dynamo Moto 6V
La réaction d'induit fait tourner le champ magnétique de quelques degrés, ce qui entraîne que les maxi
et mini ne se trouvent plus exactement calés « au milieu », est prise en compte ici, les balais principaux
ne sont pas exactement dans l'axe du milieu des pièces polaires, (si le bobinage est fait de sorte que la
bobine dans l'axe NS est connectée aux lames du collecteur dans l'axe des vis). La réaction d'induit est
fonction du courant d'induit et non du régime de rotation.
La figure représente une dynamo avec balais à 180°. Le champ est créé par les pièces polaires N & S. La
répartition à l'arrêt du champ est en traits rouges. Les balais B1 (sortie +DYN) et B2 (la masse)
prélèvent le courant. Ils sont dessinés dans l'axe du champ magnétique, mais sont placés dans l'endroit
le plus accessible pour le constructeur, ce qui compte, c'est que les bobinages face aux pôles sont relié
aux lames du collecteur face aux balais. Ce courant crée un champ secondaire qui déplace le champ
vers les lignes vertes Le troisième balai (B3, relié à l'inducteur, et servant ici de « masse » variable à
l'inducteur) est placé entre les balais principaux et voit une tension (donc crée un courant dans
l'inducteur) en proportion de sa position, comprise entre les valeurs de la masse et de la sortie +DYN.
Lorsque le courant augmente, le champ est déformé selon les lignes vertes. Le balai B3 finit donc par
sortir du champ et donc diminuer ou couper le courant de l'inducteur. Cette baisse du courant
d'inducteur entraîne une baisse de la réaction d'induit, le courant finit par s'équilibrer à sa valeur de
régulation, dès que le régime le permet.
La dynamo « régule » donc en fonction du courant tiré du rotor. Donc la tension du circuit dépend très
étroitement du courant débité, lequel n'est pas vraiment toujours le même (avec de fortes conséquences
sur la durée de vie de la batterie): courant de lampe différent d'une fabrication à l'autre, de l'usure de la
lampe, de l'état et du vieillissement de la batterie, en bref, technologie des années 20 à 30 en auto, qui a
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 4/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
duré jusqu'aux années 50 en moto, à éviter ou modifier.
MagnetoFrance ALDYNO OC
Son utilisation
En fait son utilisation est entièrement commandée par le régulateur, indispensable (on oublie les dynamos trois
balais qui ne devraient plus exister). Le régulateur possède plusieurs fonctions :
• assurer le démarrage de la dynamo par réaction en chaîne : le reliquat de champ magnétique fournit une
tension faible, qui, injectée dans le stator, crée une tension plus forte, qui, injectée dans le stator, crée une
tension plus forte, …, jusqu'à la mise en service de la régulation de tension,
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 5/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
• assurer la régulation de tension en coupant l'excitation dès que la tension prévue est atteinte. A ce moment,
la tension devient trop faible et le régulateur reconnecte l'excitation, on a une oscillation permanente et la
tension de sortie oscille autour de la valeur de réglage
• assurer la disjonction : isoler la batterie de la dynamo dès que le courant fait mine de circuler de la batterie
vers le démarreur. Sans régulateur, c'était une charge supplémentaire pour le pilote, en plus du réglage
manuel d'avance à l'allumage et des vitesses passées à la main par un levier au réservoir ou sortant de la
boite de vitesses.
• Assurer la conjonction : connecter la dynamo à la batterie quand le courant va dans le sens de charge de la
batterie
• assurer une limitation de courant pour protéger la dynamo en cas de courant excessif
Souvent pour les petites dynamos (<100W) la limitation de courant n'est pas installée, et la conjonctiondisjonction
est assurée par une seule « bobine ».
La dynamo est une machine électrique réversible : elle fonctionne en moteur électrique si on lui injecte du courant.
Il faut pour cela lui injecter du courant dans le rotor et le rotor. Le stator doit être alimenté pour assurer le couple de
démarrage, car si, une fois lancé, on coupe le stator, le moteur fonctionne sur le champ résiduel et part à pleine
vitesse. C'est l'emballement classique d'un moteur série, puisque dans un moteur, la bobine se déplace dans un
champ, et fonctionne aussi en dynamo, qui débite dans la batterie et ralentit le moteur.
À vide
Comme il subsiste un champ magnétique résiduel dans le stator, la rotation de l'induit produit une tension (effet
dynamo ! ). Cette tension est de l'ordre de 1,7V pour une rotation de 3000rpm, mais sans puissance : dès qu'on met
une charge, la tension s'écroule et passe de 1,7V à 1V en appliquant une résistance de 27Ω, soit une puissance de 37
milliwatts ! C'est pourtant cette puissance qui, injectée dans l'inducteur, démarre une réaction en chaîne permettant
de démarrer la dynamo en puissance nominale. Le débit du rotor sur la résistance de 2,8Ω du stator ferait donc une
tension de 0,2V, difficiles à mesurer directement sans démarrer la réaction en chaîne, cette tension ne permet
absolument pas l'insertion d'une diode pour l'autodémarrage.
L'autoamorçage
Le démarrage de la dynamo passe par un autoamorçage puisque le régulateur électromécanique courtcircuite
l'inducteur et l'induit jusqu'à ce que la tension de régulation soit atteinte. Le régulateur électronique procède
différemment : il injecte du courant de la batterie (qui doit avoir suffisamment de courant disponible) dans
l'inducteur.
Il y a donc remagnétisation à chaque démarrage.
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 6/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
l'opération, ils oublient la croissance exponentielle du courant et la mauvaise qualité de l' « interrupteur » manuel. Il
suffit que le champ soit dans le bon sens une fois, puisqu'il est ensuite recréé à chaque fonctionnement normal par
l'autodémarrage. Il n'est pas très utile ici (dynamos Lucas E3) d'étouffer l'étincelle, car le risque de claquage interne
est faible : le bobinage est « rond » sans angle vif qui pourrait fissurer l'émail, et de plus l'inducteur est protégé de la
pénétration de particules métalliques par un enrobage textile intégral. Néanmoins les puristes, et ceux qui tiennent
beaucoup à leur dynamo, peuvent avantageusement mettre une lampe 6 ou 12V en parallèle sur l'inducteur lors de
l'application de l'impulsion de rééaimantation ou connecter sortie dynamo et entrée excitation (fonctionnement en
moteur, même si ça ne se voit pas, au plus une tension de la chaîne d'entraînement, ou une réduction des jeux
d'engrenages), la surtension sera étouffée.
Les dynamos (pré) historiques, qui ne disposaient pas de régulateur, possèdent un troisième balai dont le rôle est de
prélever une partie de la tension, variable en fonction du courant d'induit et de l'opposer à la tension batterie dans
l'inducteur. Ce qui a pour effet de réduire la tension lorsqu'elle a tendance à augmenter du fait de la rotation et
produit (et entraîne par conséquence une augmentation du courant d'induit) donc une certaine régulation. Cette
régulation ne fonctionne que pour un courant consommé constant et ne tient pas compte de l'état de charge de la
batterie : lorsque la batterie est chargée, le courant batterie est (à peine !) plus faible et la tension augmente jusqu'à
ce que les lampes ou la batterie comsomment plus, conduisant à une surcharge de la batterie (elle « bout »).
Ce type de dynamo a déjà cessé d'être utilisé sur les voitures dès l'avantguerre, mais a perduré jusqu'au années 50
pour les motos.
La dynamo à trois balais peut être utilisée avec un régulateur, le troisième balai est alors supprimé pour éviter des
frottements inutiles.
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 7/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
Lucas
Miller
DVR = 35W
D6 = 90W
Noris
50W : DS6/50 BMW R75
60W : DS6/60 BMW R26,
60W : L60/6/1500L sur BMW R50, R60, R69, R50S, R50/2, R60/2, R69/S
Les dynamos Noris sont utilisées sur BMW, Horex, NSU, Zündapp
Bosch
60W : LJ/CGE/60/6/1700 sur BMW R50, R60, R69, R50S, R50/2, R60/2, R69/S
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 8/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
La dynamo Lucas
Les dynamos E3 ont un unique bobinage de champ excitateur. La dynamo MC45L qui mesure 4,5 pouces de
diamètre (11,43 cm) et 2,75 pouces de longueur (7 cm), produit 70W pour un volume de 1020 cm3 et comporte
quatre bobine d d'excitation fait 68,6 W/litre, la dynamo E3H débite 45W pour un volume de 640 cm3 soit
75W/litre. L'intérêt d'une dynamo comme la MC45L, plus complexe (et sans doute plus chère) que la dynamo E3
(elle comporte 4 bobines, 4 pièces polaires et 4 balais) réside surtout dans le bas régime de conjonction et la
dynamo peut être montée directement sur le vilebrequin alors que la dynamo E3 nécessite une transmission
multipliante.
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 9/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
Lucas E3HM
On m'a prêté une dynamo pour faire des essais : une Lucas E3HM-L0
La dynamo des essais
La dynamo est équipée, pour les essais, d'un pignon de chaîne de vélo
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 10/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
Le portebalais
Le banc d'essai
Voir le papier sur le banc d'essai dynamo
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La dynamo Moto 6V
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 12/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
Essai d'autoamorçage
Aspect de l'amorçage à vitesse d'environ 1200rpm au début de l'essai :
x=100ms
y=5V
Au moment du courtcircuit rotorstator, la tension, d'environ 1,7V
s'écroule quasiment à zéro (théoriquement 200mV), au milieu du
4ème carreau, puis la réaction en chaîne de l'autoamorçage se
produit, et fait monter la tension à 6V environ en 0,2 secondes.
La dynamo offre alors une résistance mécanique importante au
moteur d'entraînement puisqu'elle débite brutalement 6V dans
2,8Ω soit 12W. Comme le moteur ralentit, la tension de sortie fait
de même.
Bien entendu, la figure est inversée pour une compréhension plus
facile (ah, les habitudes!), la tension réelle est ici négative. De plus
le zéro de tension n'est pas sur la ligne médiane, désolé, je ne refais
pas la mesure, assez pénible en soi, à cause de tous les parasites
« qui brouillent l'écoute. »
Dans la réalité, l'autoamorçage est plus lent, puisque la stator et le
rotor sont courtcircuités avant la rotation et il faut attendre plus,
cela dépend de l'accélération du moteur au démarrage.
x=500ms
y=5V
Avec un filtrage 680Ω/470µF
• au moment du contact (1750rpm) la tension faisait 1,9V
• elle s'écroule à 0,2V environ
• autoamorçage
• la tension remonte vers 7V (sur l'inertie moteurdynamo)
• le moteur ralentit de manière importante jusqu'à 1000rpm
• la tension finit à 1,9V environ
Fonctionnement à vide
capteur régime dyn tension dyn idéal
0 0 0 0,00 6
186 1015 1,13 1,12 5
235 1282 1,4 1,41 4
290 1582 1,82 1,74
3
357 1947 2,05 2,14 tension dyn
410 2236 2,6 2,46 2
idéal
480 2618 2,85 2,88 1
505 2755 3,1 3,03 0
617 3365 3,57 3,70 0 1000 2000 3000 4000 5000
632 3447 3,7 3,79
régime dynamo rpm
757 4129 4,4 4,54
820 4473 4,92 4,92
On retrouve bien le fonctionnement linéaire attendu U= k * dφ/dt.
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 13/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
Fonctionnement F relié à D
(court-circuit inducteur-induit)
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
régime dynamo rpm
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 14/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
20,00 P dyn
10,00
0,00
500 1000 1500 2000 2500 3000
régime dynamo rpm
Difficile d'aller plus loin, le banc montre ses limites, les câbles chauffent, les tensions s'écroulent, …
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 15/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
En cours de rédaction
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 16/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
Annexes
le potentiomètre de puissance
Voir papier dédié
La charge active
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 17/18 édition provisoire V0.3, mai 2013
La dynamo Moto 6V
(CC) Zibuth27, 2012 By, NC,SA page 18/18 édition provisoire V0.3, mai 2013