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Étude Hôpital Béton Armé à Alger

Ce mémoire présente l'étude d'un hôpital en béton armé à Alger. Il contient la présentation du projet, les hypothèses de calcul, le prédimensionnement des éléments structurels comme les planchers, poutres, poteaux et voiles. Le calcul détaillé d'un plancher et d'éléments non structurels comme les acrotères et escaliers est également présenté.

Transféré par

Maryam Mennani
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Étude Hôpital Béton Armé à Alger

Ce mémoire présente l'étude d'un hôpital en béton armé à Alger. Il contient la présentation du projet, les hypothèses de calcul, le prédimensionnement des éléments structurels comme les planchers, poutres, poteaux et voiles. Le calcul détaillé d'un plancher et d'éléments non structurels comme les acrotères et escaliers est également présenté.

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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTÈRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITÉ IBN KHALDOUN DE TIARET

FACULTÉ DES SCIENCES APPLIQUÉES


DÉPARTEMENT GÉNIE CIVIL

Mémoire de Fin d’Études


en vue de l’obtention du diplôme de Master

Domaine : Sciences et Technologie


Filière : Génie Civil
Spécialité : Structures

Thème

Etude d’un hôpital en béton armé


implanté à Alger

Présenté par :
MEBARKI Fatima Zohra & BELSOUMATI Fatima Zohra

Soutenu le /10/2020 devant le Jury composé de :

M. BENFERHAT Rabia MCB Université de Tiaret Président


Mme KHARROUBI Lamia MAA Université de Tiaret Rapporteur
Melle AIT-YAHIA Sihame MCA Université de Tiaret Examinateur
M. AIT AMAR MEZIANE Mohamed Pr Université de Tiaret Examinateur

Année universitaire : 2019-2020


Dédicaces
Avec l’expression de ma reconnaissance je dédie ce modeste travail
à ceux qui je n’arriverai jamais à leur exprimer mon amour sincère.
 A mon cher père disparu que Dieu repose son âme.
 A la femme qui a souffert sans me laisser souffrir, qui m’a
soutenue et encouragée, qui n’a jamais dit non à mes exigences ma
mère adorable.
 A toute ma famille.
 A mon binôme et sa famille.
 A mes chères amies sans exception.
 A toute la promotion Génie Civil 2019 /2020.

MEBARKI Fatima Zohra


Je dédie ce modeste travail à :
À mes très chers parents qui m’ont guidé durant les
moments les plus pénibles de ce long chemin, ma mère
qui a été à mes côtés et m’a soutenu durant toute ma vie,
et mon père qui a sacrifié toute sa vie afin de me voir
devenir ce que je suis, et ma sœur KHADIDJA

➢ À toute ma famille
➢ À ma copine FATIMA et sa famille
➢ À ma deuxième famille, la famille MECHTOUNE

➢ À tous mes amis (es) sans exception

➢ À toute la promotion Génie Civil 2019/2020

BELSOUMATI Fatima Zohra


Remerciements

Tout d’abord nous remercions avant tout Allah le tout puissant qui nous a donné
le courage et la volonté pour atteindre notre objectif.

Nous remercions vivement notre Directrice de mémoire de Master


Madame KHARROUBI Lamia de nous avoir encadré, orienté, aidé et conseillé.

Nos vifs remerciements aux Membres du Jury pour avoir accepté d’examiner ce
modeste travail.

Nous adressons nos remerciements aux Enseignants qui ont contribué à notre
formation durant tous les cycles, et, particulièrement, Monsieur le Chef de
département.

Un grand merci à toute personne qui a contribué au succès de notre travail et


qui nous a aidé lors de la rédaction de ce mémoire.

Enfin, nous tenons à témoigner nos gratitudes à nos familles pour leur soutien
inestimable.
Table des matières
Table des matières

Nomenclature
Liste des figures
Liste des tableaux
INTRODUCTION GÉNÉRALE …………………………………………………………………………………………. 1

Chapitre I : PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHESES DE CALCUL


I.1. Introduction : …………………………………………………………………………………………………………………. 2
I.2. Présentation du projet : ……………………………………………………………………………..…………………. 2
I.2.1. Caractéristiques géométriques : …………………………………………………………..………………. 2
I.2.2. Structure porteuse : ………………………………………………………………………...……………………. 3
I.2.3. Caractéristiques des matériaux : ……………………………………………………………………….…. 4
I.2.3.1. Le béton : ………………………………………………………………………….…………………….……. 4
I.2.3.2. Les aciers : ……………………………………………………………….………………………….….……. 8
I.3. Hypothèses de calcul : ………………………………………………………………………………….………...….…. 10
I.3.1. E.L.U.R. : ………………………………………………………………………..………………..…….….…….…. 10
I.3.1.1. Hypothèses de calcul : ………………………………………………………………………….……. 10
I.3.1.2. Règle des trois pivots : …………………………………………………………….………..…..……. 10
I.3.2. E.L.S. : ……………………………………………………………………………………………………….………. 11
I.3.2.1. Hypothèses de calcul : ………………………………………………………………………….……. 11
I.3.2.2. Sollicitations de calcul vis-à-vis des états limites : …………………………..….……. 12

Chapitre II : PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE


II.1. Introduction : ……………………………………………………………………………………………………..……..…. 13
II.2. Données architecturales : ………………………………………………………………………………….……..…. 13
II.3. Prédimensionnement du plancher : …………………………………………………………….………....…. 13
II.3.1. Prédimensionnement de la hauteur : …………………………………..……….……………..…..…. 14
II.3.2. Évaluation des charges et des surcharges : …………………………………..……….…….….…. 14
II.4. Prédimensionnement des poutres : …………………………………………………………….……….….…. 16
II.4.1. Prédimensionnement des poutres dans le sens longitudinal : ……….………………..…. 16
II.4.2. Prédimensionnement des poutres dans le sens transversal : ………………………….…. 16
II.5. Prédimensionnement des poteaux : …………………………………………………………….………....….. 17
II.5.1. Prédimensionnement des poteaux rectangulaires : ………….…………………….……….…. 17
II.5.2. Prédimensionnement des poteaux circulaires : ………….…………...…………………..….…. 20
II.6. Prédimensionnement des voiles : ………………………………………………………………….……………. 21
II.7. Tableau récapitulatif des résultats : …………………………………………………………….……………. 22
Table des matières

Chapitre III : CALCUL DES PLANCHERS


III.1. Introduction : ………………………………………………………………...………………………………….…….…. 23
III.2. Etude de la dalle pleine : ………………………………………………………………………………….…….…. 23
III.3. Exemple de calcul : ……………………………………………………………………………………….………...…. 24
III.3.1. Panneau le plus défavorable (panneau de rive) : …………………….…………….…..…..…. 24
III.3.1.1. Calcul du ferraillage : …………………………………………………..…………………….……. 25
III.3.1.2. Vérifications à l’E.L.S. : ……………………………………………………….………..…..……. 27
III.3.2. Panneau intermédiaire : …………………….………………………………………….…………..…..…. 31
III.3.2.1. Calcul du ferraillage : ………………………………………………………………..……….……. 32
III.3.2.2. Vérifications à l’E.L.S. : ……………………………………………………….………..…..……. 34
III.4. Armatures finales des autres panneaux : ………………………………………………………….….…. 37

Chapitre IV : CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX


IV.1. Introduction : …………………………………………………………..………………….…………………….…….…. 38
IV.2. Acrotère : …………………………………………………………………………………….…………………….…….…. 38
IV.2.1. Calcul des sollicitations, enrobage et excentricité : …………………….………………..…. 39
IV.2.2. Vérification de la compression (partielle ou entière) de la section : ……………………..…. 39
IV.2.3. Calcul du ferraillage (E.L.U.) : ………………………………………………………………………..…. 40
IV.2.3.1. Vérification de l’existence des armatures comprimée : …………………………. 40
IV.2.3.2. Section minimale des armatures en flexion composée pour une section
rectangulaire : ……………………………………………..………….………..…..……….……...…. 40
IV.2.4. Vérification des contraintes (E.L.S.) : …………………………………………….………………..…. 41
IV.2.4.1. Détermination des contraintes dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 : ……………… 41
IV.2.4.2. Détermination des contraintes dans l’acier tendu 𝝈𝒔𝒕 : …………………………. 41
IV.2.4.3. Contrainte de cisaillement : ………………………………..…………………………………. 42
IV.2.4.4. Vérification du ferraillage vis-à-vis du séisme : ……………………………………. 42
IV.3. Escaliers : ………………………………………………………………………………………..…………….………...…. 43
IV.3.1. Dimensions des escaliers : …………………………………………………….…………….…..…..…. 44
IV.3.2. Etude d’un escalier à trois volées : …………………….………………………….…………..…..…. 45
IV.3.3. Evaluation des charges et surcharges à E.L.U. et E.L.S. : ………………….…..…....…. 46
IV.3.4. Calcul du moment fléchissant et de l’effort tranchant max. : ……...........................…. 46
IV.3.5. Ferraillage de l’escalier : …….............................................................................................................…. 47
IV.3.5.1. Escalier de service : …………………………………………….…………………………….…… 47
IV.3.5.2. Escalier des visiteurs : …………………………………………………………….…….………... 50
Table des matières

IV.4. Cage d’ascenseur : …………………………………………………………..………………………………….….…. 55


IV.4.1. Charge et dimensions de l’ascenseur : ………………….……………………..……….…..…..…. 56
IV.4.2. Calcul de la charge totale 𝑞𝑢 : …………………….………………………….………………..…..…. 57
IV.4.2.1. Calcul du poids de câbles : …………………………………………………….…….………... 58
IV.4.2.2. Calcul de la charge permanente totale G : ……………………………….…….………... 58
IV.4.3. Vérification de la dalle au poinçonnement : ………………………….…………….…..…..…. 58
IV.4.4. Evaluation des moments dus aux charges concentrées : …………………….…..…..…. 59
IV.4.5. Calcul du ferraillage de la dalle : …………………………………………………….….…..…..…. 62
IV.4.6. Vérification à l’E.L.S. : …………………………………………………………………….….…..…..…. 65
IV.4.7. Vérification des contraintes dans le béton : …………………………………….….…..…..…. 66
IV.4.8. Disposition du ferraillage : ……………………………………………………………….….…..…..…. 67
IV.5. Balcons : ………………………………………………………………………………………………………………..….. 69
IV.5.1. Balcon étage courant : ………….…………………..………………………………………….…...….…. 69
IV.5.2. Ferraillage : ………….…………………………………………..…………………...…………….…….….…. 70
IV.5.3. Vérification : ………….………………………………………..…………………...…………….…….….…. 70

Chapitre V : ÉTUDE SISMIQUE


V.1. Introduction : …………………………………………………………………………………………………….……..….. 73
V.2. Présentation du logiciel ETABS : …………………………………………………………………………..….. 73
V.3. Méthode de calcul : ……………………………………………………….…………………….…………………..….. 73
V.4. Méthode d’analyse modale spectrale : …………………………………………………………………..….. 74
V.4.1. Principe de la méthode : ………….…………………..………………………………………….…...….…. 74
V.4.2. Spectre de réponse du calcul : ……………………………………..…………...………….……..….…. 74
V.4.3. Nombre de modes à considérer : ………….…………………..…………………………….…...….…. 74
V.5. Calcul sismique : ……………………………………………………………………………………………………..….. 75
V.5.1. Définition des masses : ………….…………………..………………………….……………….…...….…. 75
V.5.2. Calcul des coefficients de participation modale : ……………………………...….…….….…. 75

V.6. Calcul de l’effort sismique à la base : …………………………………………………………….……..….. 76

V.6.1. Principe de la méthode équivalente statique : ………….…………………..…………....….…. 76


V.6.2. Calcul de la force sismique totale : ……………………………………..…………...….……..….…. 76
V.7. Calcul des déplacements : ……………………………………………………………………………………..….. 80
V.8. Justification de l’effet P- : …………………………………………………………………………………..….. 81
Table des matières

Chapitre VI : FERRAILLAGE DES PORTIQUES


VI.1. Introduction : ………………………………………………………..……………………………………...…..…...….. 83
VI.2. Combinaison d’actions : ……………………………………………………………………………..…..…...….. 83
VI.3. Ferraillage des poutres : ……………………………………………………………….……………………..….. 83
VI.3.1. Méthode de calcul : ………….…………………..………………………………………….…...……..…. 83
VI.3.2. Recommandations du DTR pour les armatures longitudinales : …………….….…. 84
VI.3.3. Exemple de calcul : ………….…………………..…………………………….…...………………….…. 84
VI.3.3.1. Ferraillage d’une poutre : …………………………………………………….…….…..……... 84
VI.3.3.2. Vérification du ferraillage de la poutre : ……………………………….…….………... 85
VI.4. Ferraillage des poteaux : ……………………………………………………………………………………..….. 91
VI.4.1. Sections min. et max. et sollicitations défavorables : …………………….….…….…... 92
VI.4.2. Calcul d’un poteau type 1 : ……………………………….…….………………….……………….... 93
VI.4.2.1. Méthode de calcul : ……………………………….…….………………………………...……... 94
VI.4.2.2. Vérification de la contrainte de cisaillement : ………………………………...….... 98
VI.4.2.3. Calcul des armatures transversales : ……………………………….……….…………... 98
VI.5. Poteaux circulaires : ………………………………………………………………….………………….……..….. 100

Chapitre VII : FERRAILLAGE DES VOILES


VII.1. Introduction : ……………………………………………………………………………………………………..….. 101
VII.2. Système de contreventement : …………………………………………………………………………..….. 101
VII.3. Principe de calcul : ……………………………………………………….…………………….……………..….. 102

VII.4. Ferraillage des voiles Type 1 : ………………………………………………………………………....….. 104

VII.4.1. Vérification à l’ELS : ………….…………………..……………………………………….…....….…. 105


VII.4.2. Disposition des armatures : ……………………………………..…………...………….…….……. 105
VII.4.2.1. Armatures verticales : …………………………………………………….…….…….…..…... 105
VII.4.2.2. Armatures horizontales : …………………………………………………….…….…….…... 106
VII.4.2.3. Armatures transversales : …………………………………………………….…….…...…... 106

VII.5. Ferraillage des voiles Type 2 : ………………………………………………………………………….….. 107

VII.5.1. Vérification à l’ELS : ………….…………………..………………………………………….….....…. 108


VII.5.2. Disposition des armatures : ……………………………………..…………...………….…….….…. 108
VII.5.2.1. Armatures verticales : …………………………………………………….…….……..….…... 108
VII.5.2.2. Armatures horizontales : …………………………………………………….…….….……... 109
VII.5.2.3. Armatures transversales : …………………………………………………….…….………... 109
Table des matières

Chapitre VIII : ETUDE DE L’INFRASTRUCTURE


VIII.1. Introduction : ………………………………………...…………………………………………………..……..….. 110
VIII.2. Voile périphérique : …………………………………………………………………………………..……..….. 110
VIII.2.1. Calcul des charges : ………….…………………..………………………….……………….....…..…. 110
VIII.2.2. Calcul des sollicitations : ……………………………...….………………………………….….…. 111
VIII.2.3. Calcul du ferraillage : ……………………………...….……………………………………….….…. 112
VIII.2.4. Vérifications : ……………………………...….…………………………………………………...….…. 113

VIII.3. Etude des fondations : ………………………………………………………………….………….….…..….. 114

VIII.3.1. Choix du type de fondations : ………….…………………..………………………….......….…. 115


VIII.3.2. Définition du radier : ……………………………………..…………........................….……..…...…. 115
VIII.3.3. Prédimensionnement du radier : ……………………………………..…………….……..….…. 116
VIII.3.4. Ferraillage du radier : ……………………………………..…………...….……..………………..…. 118
VIII.3.4.1. Méthode de calcul : …………………………………………………….…………..…….…... 118
VIII.3.4.2. Evaluation des charges : …………………………………………………….……………... 119
VIII.3.4.3. Calcul du ferraillage : …………………………………………………….…….…….……... 119
VIII.3.5. Ferraillage des poutres de libage : ……………………………………..…………....…..….…. 123
CONCLUSION GÉNÉRALE …………………………………………………………………………………………. 127
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ………………………………..……………..………………………. 128
Nomenclature
Nomenclature

Symbole Désignation
A Section d’armatures
As Section d’armatures pour déterminer (y)
B Section du poteau rectangulaire (a x b)
b Largeur
𝐂𝐫 𝐦𝐢𝐧 Charge de rupture minimale du câble d’ascenseur
D Diamètre du poteau circulaire
𝐃𝐠 Dimension relative au gravier
𝐃𝐬 Dimension des grains de sable
𝐝 Hauteur utile
𝐝𝐜 Diamètre du câble d’ascenseur
E Effort du séisme
𝐄𝐢𝐣 Module de déformation instantanée du béton
𝐄𝐬 Module d’élasticité longitudinal de l’acier
𝐄𝐯𝐣 Module de déformation différée du béton
e Epaisseur
𝐞𝐜 Excentricité
𝐞̅ Centre de pression
𝐅𝐭 Force de traction des armatures
𝐟𝐛𝐜 Contrainte du béton comprimé à l’ELU
𝐟𝐜𝟐𝟖 Résistance du béton à la compression à 28 jours
𝐟𝐜𝐣 Résistance du béton à la compression à "j" jours
𝐟𝐞 Contrainte de limite élastique de l’acier
𝐟𝐭𝟐𝟖 Résistance caractéristique à la traction du béton à 28 jours
𝐟𝐭𝐣 Résistance caractéristique à la traction du béton à "j" jours
G Charge permanente
𝐆𝐢𝐣 Module de déformation transversal du béton
h Hauteur
𝐡𝟎 Hauteur du sous-sol 2
𝐡𝐞 Hauteur de l’étage courant
𝐡𝐦 Hauteur de la marche d’escalier
Nomenclature

𝐡𝐭 Hauteur totale du plancher


I Moment d’inertie quadratique
𝐈𝐦 Inertie massique
𝐊𝐚 Coefficient de poussée des terres
𝐥𝐬 Longueur de scellement
L Longueur
𝐋𝐱 Petite portée
𝐋𝐲 Grande portée
M Moment fléchissant
m Masse sismique
𝐦𝐠 Poids des câbles d’ascenseur
𝐦𝐥 Masse linéaire du câble d’ascenseur
N Effort normal
𝐏𝐊 Poids total de la structure et des charges d’exploitation associées au-
dessus du niveau "K"
𝐏𝐦 Poids mort de la cabine d’ascenseur
𝐏𝐩 Poids des contre-poids
𝐏𝐬𝐭 Poids de l’ensemble treuil et accessoires
Q Charge d’exploitation
q Densité de charge
S Surface de charge
𝐒𝐬 Action sismique
St Espacement des armatures
T Période fondamentale de structure
𝐓𝐮 Effort tranchant pondéré
V Effort tranchant
̅
𝑽 Effort sismique
W Poids total du bâtiment
Y Distance entre le centre de gravité du voile et la fibre la plus éloignée
y Position de l’axe neutre
𝛄𝐛𝐚 Poids volumique du béton armé
𝛄𝐭 Poids volumique de la terre
Nomenclature

𝚫𝐤 Déplacement relatif au niveau k par rapport au niveau k-1


𝛅𝐞𝐤 Déplacement dû aux forces sismiques (y compris l’effort de torsion)
𝛅𝐮 Ancrage des armatures
̅̅̅
𝛅𝐤 Déplacement admissible
𝛆𝐛𝐜 Déformation du béton comprimé
𝛆𝐬 Déformation de l’acier
 Elancement du poteau
 Moment réduit
𝛎 Coefficient de Poisson
𝛔𝐛𝐜 Contrainte du béton comprimé
𝛔𝐬 Contrainte dans l’acier aux états limites
𝛔𝐬𝐨𝐥 Contrainte admissible du sol
𝛔𝐛
̅̅̅ Contrainte de compression dans la biellette
𝛔
̅𝐛𝐜 Contrainte du béton comprimé à l’ELS
𝛔
̅𝐬𝐭 Contrainte limite de traction des armatures
𝛕𝐛 Contrainte de cisaillement selon RPA
𝛕𝐮 Contrainte de cisaillement
𝛕𝐬𝐮 Contrainte d’adhérence ultime
𝛕̅𝐛 Contrainte de cisaillement à l’ELS
𝛕̅𝐮 Contrainte de cisaillement à l’ELU
∅ Diamètre de la barre d’armature

BAEL Béton Armé aux Etats Limites


CPA Ciment Portland pur
DTR Document Technique Réglementaire
E.L.S. ou ELS Etat Limite de Service
E.L.U. ou ELU Etat Limite Ultime
ETABS Logiciel pour l’analyse, conception et rédaction intégrées de systèmes
de bâtiment
RDM6 Logiciel de calcul des structures
RPA Règlement Parasismique Algérien
Liste des figures
Liste des figures

Chapitre I
Figure I.1 : Façade principale …………………………………………..……………………………………………………. 2
Figure I.2 : Vue en plan - RDC ………………………………………………...………………………...…………………. 3
Figure I.3 : Mur simple cloison et double cloison …………………………………………………………………. 4
Figure I.4 : Diagramme Parabole–rectangle ……………………………………………………………….…………. 6
Figure I.5 : Diagramme rectangulaire ……………………………………………………………………………………. 7
Figure I.6 : Diagramme déformation–contrainte pour l’acier …………………………………………….…. 9
Figure I.7 : Diagramme des déformations limites de la section - Règle des trois pivots - …... 11
Chapitre II
Figure II.1 : Plancher à dalle pleine …………………………………………………………………………………..…. 13
Figure II.2 : Surface supportant la charge revenant au poteau le plus sollicité ………...…………. 17
Figure II.3 : Coupe de voile en élévation …………………………..…………………………………………………. 21
Chapitre III
Figure III.1 : Plancher en béton armé (dalle) ………………………………………………………..………......…. 23
Figure III.2 : Panneau de rive …………………………………………………...…………………….………….…..……. 24
Figure III.3 : Disposition des armatures ………………………………………………………..………………......…. 29
Figure III.4 : Armatures inférieures (en travée) ……………………………………………………………..……. 30
Figure III.5 : Armatures supérieures (sur appuis) ……………………………………………………..……...…. 31
Figure III.6 : Panneau intermédiaire …………………………………………………….………………….……..……. 31
Figure III.7 : Armatures inferieures (en travée) ……………………………………………………………..…….. 36
Figure III.8 : Armatures supérieures (sur appuis) ………………………………………………………..………. 36
Chapitre IV
Figure IV.1 : Dimensions et charges de l’acrotère en béton armé ………………………………….....…. 38
Figure IV.2 : Ferraillage de l’acrotère …………………………………………………………….………………....…. 43
Figure IV.3 : Terminologie de l’escalier ………………………………………………………………....…….......…. 43
Figure IV.4 : Coupe descriptive d’un escalier ………………………………………………..……....……….....…. 44
Figure IV.5 : Schéma statique de l’escalier de service ……………….………………………..…....…........…. 47
Figure IV.6 : Schéma statique de l’escalier des visiteurs …………………………….……………............…. 47
Figure IV.7 : Représentation du ferraillage de l'escalier de service ……………….….…….……......…. 53
Figure IV.8 : Représentation du ferraillage de l'escalier des visiteurs ………………………...........…. 54
Figure IV.9 : Eléments et schéma de principe de l’ascenseur ……………….….……………......…......…. 55
Figure IV.10 : Répartition des charges …………………………………………………………..…………….........…. 59
Figure IV.11 : Schéma expliquant la concentration des charges sur la dalle ……………….…...…. 59
Liste des figures

Figure IV.12 : Dessin montrant la concentration des charges …………………………………………...…. 60


Figure IV.13 : Moments de la dalle …………………………………………………………………………..……....…. 61
Figure IV.14 : Armatures inférieures (en travée) ………………………………………………………….…..…. 68
Figure IV.15 : Armatures supérieures (sur appuis) ……………………………………………………….…..…. 68
Figure IV.16 : Schéma typique du balcon …………………………………………………..………………..…...…. 69
Figure IV.17 : Disposition du ferraillage du balcon ……………………………………………...……..…...…. 72
Chapitre VI
Figure VI.1 : Dessin de ferraillage de sections des poutres principales de rive …...................…. 89
Figure VI.2 : Dessin de ferraillage des poutres principales intermédiaires ….............................…. 90
Figure VI.3 : Dessin de ferraillage des poutres secondaires …...............................................................…. 91
Figure VI.4 : Ferraillage de sections carrées des poteaux ……………......................................................…. 98
Figure VI.5 : Zone nodale …………………………………………………………………………….….........................…. 99
Figure VI.6 : Ferraillage des poteaux circulaires …………….........................................................................…. 100
Chapitre VII
Figure VII.1 : Schéma du voile + deux poteaux …………………………………..........................................…. 104
Figure VII.2 : Disposition des armatures verticales dans le voile de Type 1 ..…....……..…...…. 106
Figure VII.3 : Disposition du ferraillage de voile type 1 ……………………………….……………....…. 106
Figure VII.4 : Schéma du voile + poteau …………………………………………………………….…….........…. 107
Figure VII.5 : Disposition des armatures verticales dans le voile de Type 2 ………………...…. 109
Figure VII.6 : Disposition du ferraillage de voile type 2 …………………………….……....……..…...…. 109
Chapitre VIII
Figure VIII.1 : Coupe explicative des charges sur le voile périphérique ……….........................…. 111
Figure VIII.2 : Ajout de raidisseurs ………………………………………………………..…….…………..…....…. 111
Figure VIII.3 : Disposition du ferraillage de voile périphérique …………………..…....…..............…. 114
Figure VIII.4 : Schéma explicatif du radier ………………………………………………….…....…..............…. 116
Figure VIII.5 : Armatures supérieures (en travée) ……………………………………………....…............…. 122
Figure VIII.6 : Armatures inférieures (sur appuis) …………………………………………....…..............…. 122
Figure VIII.7 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens longitudinal ………….....…. 124
Figure VIII.8 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens transversal …………….....…. 125
Figure VIII.9 : Schéma représentant la poutre de libage …………………………………....……….....…. 125
Liste des tableaux
Liste des tableaux

Chapitre I
Tableau I.1 : Caractéristiques géométriques de l’hôpital ……………………………..…………….…………. 2
Tableau I.2 : Résistance 𝑓𝑐𝑗 du béton à 7, 14 et 90 jours ……………………………..…………….….………. 5
Tableau I.3 : Déformations limites du pivot ……………………………………..……………………….…..……. 11
Chapitre II
Tableau II.1 : Données architecturales ……………………………..…………………………………...….….………. 13
Tableau II.2 : Evaluation des charges – plancher terrasse ……………………………….…...….….………. 14
Tableau II.3 : Evaluation des charges – étage courant ……………………………….…….…...….….………. 15
Tableau II.4 : Evaluation des charges – murs de façade ………………………….……….…...….….………. 15
Tableau II.5 : Evaluation des charges – murs intérieurs ………………………………….…...….….………. 15
Tableau II.6 : Dégression des charges d'exploitation ………………………………...……………..…........…. 19
Tableau II.7 : Récapitulatif des résultats ……………………………..………………………………….….….....…. 22
Chapitre III
Tableau III.1 : Valeur de  pour chaque panneau ……………………………..………………………….....…. 24
Tableau III.2 : Armatures finales des panneaux ……………………………..………………………….….....…. 37
Chapitre IV
Tableau IV.1 : Calcul de l’effort tranchant et du moment fléchissant (RDM6) ……………...……......…. 47
Tableau IV.2 : Charge et dimensions de l’ascenseur …………………….………………………….….......…. 56
Tableau IV.3 : Masse des différents éléments de l’ascenseur …………………….…………….….......…. 60
Tableau IV.4 : Résultats des moments isostatiques des rectangles (E.L.S.) .…………….….....…. 65
Chapitre V
Tableau V.1 : Coefficient d’accélération de zone …………………………………………………….……....…. 77
Tableau V.2 : Pénalité pour le critère de qualité …………………………………………….………….…......…. 77
Tableau V.3 : Coefficient de pondération …………………….………………………………..…………..…......…. 78
Tableau V.4 : Périodes associées à la catégorie du site .…………………………………………….….....…. 79
Tableau V.5 : Pourcentage d’amortissement critique …………………….………………..…….….…........…. 79
Tableau V.6 : Valeurs de la période pour chaque mode (Tirées du l’ETABS) .……….….......…. 80
Tableau V.7 : Déplacements relatifs aux différents niveaux dans les deux sens :
longitudinal et transversal …………………….……………………………….…..…….….…........…. 81
Tableau V.8 : Vérification de l’effet P-∆ .………………………………………………………………....…......…. 82
Chapitre VI
Tableau VI.1 : Récapitulatif du ferraillage des poutres principales de rive …………………....…. 88
Tableau VI.2 : Récapitulatif du ferraillage des poutres principales intermédiaires ………..…. 89
Tableau VI.3 : Récapitulatif du ferraillage des poutres secondaires de rive …………………...…. 90
Liste des tableaux

Tableau VI.4 : Récapitulatif du ferraillage des poutres secondaires intermédiaires ……….…. 91


Tableau VI.5 : Armatures minimales et maximales pour les poteaux ………………………….....…. 92
Tableau VI.6 : Sollicitations du premier genre ……………………………………………………………....…. 93
Tableau VI.7 : Sollicitations du deuxième genre ……………………………………………………….…..…. 93
Tableau VI.8 : Ferraillage des poteaux ……………………………………………………………………….…..…. 97
Tableau VI.9 : Ferraillage des poteaux circulaires …………………………………………………….…..…. 100
Chapitre VIII
Tableau VIII.1 : Moments fléchissants …………………………………………………….…………………....…. 119
Tableau VIII.2 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens longitudinal ……….……. 123
Tableau VIII.3 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens transversal ……..…......…. 124
Introduction générale
INTRODUCTION GÉNÉRALE

Le domaine du Génie Civil représente l’ensemble des techniques de construction civile


dans le quel on s’occupe de la conception, la réalisation, l’exploitation et la réhabilitation
d’ouvrages de construction et d’infrastructures. Ces techniques doivent être gérées afin de
répondre aux besoins de la société tout en assurant la sécurité du public et la protection de
l’environnement.

Notre projet consiste à l’étude d’un hôpital situé sur le territoire d’Alger ; ce dernier est
classé d’après la carte de zonage en Zone III (zone à forte sismicité) selon les classifications du
RPA99/V2003. La structure étudiée est contreventée par un système mixte (voiles et
portiques) ; les éléments structuraux du bâtiment sont dimensionnés et ferraillés afin de résister
aux diverses sollicitations (statiques et dynamiques) exercées sur eux tout en tenant compte du
côté économique.

La problématique posée peut se résumer à :


✓ Comment doter la structure à étudier par une rigidité et une résistance afférente pour
supporter les charges appliquées ?
✓ Quelles dispositions faut-il donner aux éléments de contreventement (voiles en béton
armé) ?
✓ Détermination des dimensions et la disposition du ferraillage nécessaire des éléments de
la structure.

Le présent mémoire est structuré de la sorte :


 Présentation du projet et hypothèses de calcul.
 Évaluation des charges et prédimensionnement des éléments horizontaux
(planchers et poutres) et des éléments verticaux (poteaux et voiles).
 Calcul du ferraillage relatif aux planchers.
 Calcul détaillé des différents éléments non structuraux (acrotère, escaliers, dalle
d’ascenseur, balcons).
 Etude sismique de la structure.
 Ferraillage des portiques et voiles.
 Étude et calcul des éléments de l’infrastructure.

1
Chapitre I

Présentation du projet et
hypothèses de calcul
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

I.1. Introduction :
La présente étude porte sur le calcul de résistance des éléments d’un hôpital en béton
armé situé sur le territoire d’Alger classé en zone de forte sismicité (zone III) d’après le
Règlement Parasismique Algérien (RPA 99/Version 2003). À cet effet, allons présenter dans le
présent chapitre les caractéristiques géométriques de l’ouvrage, les caractéristiques des
matériaux utilisés pour la construction et les hypothèses de calcul.

I.2. Présentation du projet :


I.2.1. Caractéristiques géométriques :
Les caractéristiques géométriques de l’hôpital sont reportées comme suit :
Désignation Dimensions
Longueur totale 55 m
Largeur totale 41,6 m
Hauteur du sous-sol 2 3,1 m
Hauteur du sous-sol 1 3,7 m
Hauteur du R.D.C. 3,7 m
Hauteur des étages courants 3,7 m
Hauteur totale de la structure 23,4 m
Hauteur de l’acrotère 0,6 m

Tableau I.1 : Caractéristiques géométriques de l’hôpital.

HOPITAL

Figure I.1 : Façade principale.

2
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

Figure I.2 : Vue en plan - RDC.

I.2.2. Structure porteuse :


1. Ossature :
La structure comporte des portiques (poteaux-poutres) en béton armé suivant les deux
directions et des voiles de contreventement. Les charges verticales et horizontales seront
reprises simultanément par les portiques et les voiles, et cela proportionnellement à leurs
rigidités relatives.
2. Planchers :
Notre structure comporte un seul type de plancher : plancher en dalle pleine pour les
panneaux, dalle d'ascenseur, balcon, dalle du radier.
3. Escaliers :
Ils servent à relier les niveaux successifs et à faciliter les déplacements inter-étages.
Notre structure comporte un seul type d’escaliers : escalier droit à trois volets.

3
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

4. Terrasse :
Il existe un seul type de terrasses : terrasse inaccessible.
5. Maçonnerie :

Figure I.3 : Mur simple cloison et double cloison.

Les murs de notre structure seront exécutés en briques creuses.


 Murs extérieurs : ils sont constitués d’une double cloison de 30 cm d’épaisseur.
Brique creuse de 15 cm d’épaisseur pour les parois externes du mur avec lame d’air de
5 cm d’épaisseur et d’une brique creuse de 10 cm d’épaisseur pour les parois internes du
mur.
 Murs intérieurs : Ils sont constitués par une cloison de 10 cm d’épaisseur servant à sé-
parer deux services.

I.2.3. Caractéristiques des matériaux :


I.2.3.1. Le béton : Le béton et l’acier utilisés dans la construction de l’ouvrage seront
choisis conformément aux règles techniques de conception et de calcul des ouvrages en béton
armé BAEL 91/1999, ainsi que le Règlement Parasismique Algérien RPA 99/Version 2003.

a) Composition : On appelle béton, le matériau constitué par le mélange, dans des


proportions convenables, de ciment, de granulats et d’eau. Le béton armé est le matériau obtenu
en enrobant dans le béton des aciers disposés de manière à équilibrer les efforts de traction ou
à renforcer le béton pour résister aux efforts de compression s’il ne peut pas à lui seul remplir
ce rôle.
1- Ciment : Le CPA est le liant le plus couramment utilisé ; il sert à assurer une bonne
liaison de granulats entre eux.
2- Granulats : Deux types de granulats participent dans la constitution du béton :
- Sable de dimension (Ds ≤ 5 mm).
- Graviers de dimension (5 ≤ Dg ≤ 25 mm).

4
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

3- Eau de gâchage : Elle met en réaction le ciment en provoquant son hydratation ; elle
doit être propre et dépourvue de tous produits pouvant nuire aux caractéristiques mécaniques
du béton.
b) Résistance du béton : Le béton est caractérisé par sa résistance à la
compression, et sa résistance à la traction mesurée à "j" jours d’âge.
1. Résistance à la compression : Le béton est caractérisé par sa bonne résistance à la
compression ; cette dernière est donnée à "j" jours en fonction de la résistance à (28) jours par
les formules suivantes :
𝑗
𝑓𝑐28 ≤ 40 𝑀𝑃𝑎 → 𝑓𝑐𝑗 = × 𝑓𝑐28
4.76 + 0.83𝑗
{ 𝑗
𝑓𝑐28 ≥ 40 𝑀𝑃𝑎 → 𝑓𝑐𝑗 = × 𝑓𝑐28
1.40 + 0.95𝑗

Pour notre étude, on prend : 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎.


Le tableau qui suit reporte les valeurs de 𝒇𝒄𝒋 pour 16 ≤ fc28 ≤ 40 MPa, et ce pour une durée de
7, 14 et 90 jours.
𝑓𝑐28 (𝑀𝑃𝑎) 16 20 22 25 30 35 40
7 jours 1,06 13,2 14,6 16,5 19,9 23,2 26,5
14 jours 13,7 17,9 18,8 21,4 25,6 29,9 34,2
90 jours 17,6 22 24,2 27,5 33 38,5 44

Tableau I.2 : Résistance 𝑓𝑐𝑗 du béton à 7, 14 et 90 jours.

 Pour : 28 jours < j < 60 jours, on prend 𝑓𝑐𝑗 = 𝑓𝑐28 .


 Pour j ≥ 60 jours, on prend 𝑓𝑐𝑗 = 1,1 𝑓𝑐28 (à condition que le béton ne soit pas traité ther-
miquement).
2. Résistance à la traction : La résistance à la traction est déterminée par plusieurs
essais ; parmi ces essais, on trouve :
- La traction directe sur des cylindres.
- La traction par fendage en écrasant un cylindre de béton placé horizontalement entre les
plateaux d’une presse (essai Brésilien).
- La traction par flexion à l’aide d’une éprouvette prismatique de côté « a » et de longueur
« 4a » reposant sur deux appuis horizontaux et soumise à la flexion. La résistance
caractéristique à la traction du béton à "j" jours noté 𝒇𝒕𝒋 est conventionnellement définie par la
relation :
𝑓𝑡𝑗 = 0,6 + 0,06 𝑓𝑐𝑗
𝑓𝑡𝑗 = 0,6 + 0,06 𝑓𝑐28 = 0,6 + 0,06 ∙ 25 = 𝑓𝑡28 = 2,1 𝑀𝑃𝑎

5
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

c) Définition des états limites : Un ouvrage doit être conçue et calculé de manière
à présenter durant toute sa durée d'exploitation des sécurités appropriées vis-à-vis :
 de sa ruine ou de celle de l'un de ses éléments ;
 du comportement en service susceptible d'affecter gravement sa durabilité, son aspect
ou encore le confort des usagers.
Les états limites sont classés en deux catégories ; à savoir :
- l’état limite ultime,
- et l’état limite de service.
c.1) Etat limite ultime : Il correspond à la perte d'équilibre statique (basculement), à la
perte de stabilité de forme (flambement) et surtout à la perte de résistance (rupture) qui conduit
à la ruine de l'ouvrage.
Dans les calculs relatifs à l'état limite ultime de résistance, on utilise pour le béton un
diagramme conventionnel dit "Parabole-rectangle". C’est un diagramme déformation–
contrainte du béton qui est peut-être utilisé dans tous les cas.

Figure I.4 : Diagramme Parabole–rectangle.

À noter que dans certains cas, par mesure de simplification, on considère un diagramme rec-
tangulaire où la déformation du béton en compression 𝜺𝒃𝒄 est située entre 2 ‰ ≤ εbc ≤ 3,5 ‰.
La contrainte limite du béton comprimé 𝒇𝒃𝒄 est donnée par :
0,85 ×𝑓𝑐𝑗 0,85 ×𝑓𝑐28
𝑓𝑏𝑐 = =
𝜃× 𝛾𝑏 𝜃× 𝛾𝑏

Le coefficient de minoration 0,85 tient compte de l'influence défavorable de la durée


d'application des charges et des conditions de bétonnage vis-à-vis des résistances
caractéristiques obtenues par essais sur éprouvettes.

𝜃 = 1,0 → 𝐷𝑢𝑟é𝑒 > 24ℎ


𝜽 est le coefficient d’application : { 𝜃 = 0,9 → 1ℎ ≤ 𝐷𝑢𝑟é𝑒 ≤ 24ℎ
𝜃 = 0,85 → 𝐷𝑢𝑟é𝑒 < 1ℎ
𝛾𝑏 = 1,5 → 𝐶𝑎𝑠 𝑔é𝑛é𝑟𝑎𝑙
𝜸𝒃 est le coefficient de sécurité : {
𝛾𝑏 = 1,15 → 𝐶𝑎𝑠 𝑎𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒𝑙

6
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

0,85 × 25
𝑓𝑏𝑐 = = 14,17 𝑀𝑃𝑎 → 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑔é𝑛é𝑟𝑎𝑙
1 × 1,50
0,85 × 25
𝑓𝑏𝑐 = = 18,48 𝑀𝑃𝑎 → 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑏𝑖𝑛𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠
1 × 1,15
c.2) Etat limite de service : Au-delà duquel ne sont plus satisfaites les conditions
normales d'exploitation et de durabilité (ouverture des fissures ou déformations excessives des
éléments porteurs).
1. Contrainte limite de service en compression : Elle est donnée par la formule suivante :
𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 × 𝑓𝑐28
𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 × 25 = 15 𝑀𝑃𝑎
Cette correction est prise du fait qu’on considère un diagramme rectangulaire schématisé
comme suit :

Figure I.5 : Diagramme rectangulaire.

2. Contrainte admissible de cisaillement : La contrainte ultime de cisaillement 𝝉̅𝒖 dans une


̅ 𝒖 peut être exprimée par :
éprouvette en béton définie par rapport à l'effort tranchant ultime 𝑽
̅𝑢
𝑉
𝜏̅𝑢 = 𝑏×𝑑

Avec : (b) est la largeur de l’éprouvette et (d) la hauteur utile.

 Pour une fissuration peu préjudiciable :


0,2×𝑓𝑐𝑗
𝜏̅𝑢 = min ( ; 5 𝑀𝑃𝑎)
𝛾𝑏

0,2 × 25
𝜏̅𝑢 = min ( ; 5 𝑀𝑃𝑎) = min(3,33 ; 5 𝑀𝑝𝑎) = 3,33 𝑀𝑃𝑎
1,50
 Pour une fissuration préjudiciable ou très préjudiciable :
0,15×𝑓𝑐𝑗
𝜏̅𝑢 = min ( ; 4 𝑀𝑃𝑎)
𝛾𝑏

0,15 × 25
𝜏̅𝑢 = min ( ; 4 𝑀𝑃𝑎) = 𝑚𝑖𝑛(2,5 ; 4 𝑀𝑃𝑎) = 2,5 𝑀𝑃𝑎
1,50

7
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

3. Module de déformation longitudinal du béton :


a) Module de déformation instantanée : Sous des contraintes normales d'une du-
rée d'application inférieure à 24 h, le module de déformation instantanée 𝐸𝑖𝑗 du béton âgé de (j)
jour(s) est égal à :
𝐸𝑖𝑗 = 11000 3√𝑓𝑐𝑗
3 3
𝐸𝑖𝑗 = 11000 √ 𝑓𝑐28 = 11000 √25 = 32164,19 𝑀𝑃𝑎

b) Module de déformation différée :


𝐸𝑣𝑗 = 3700 3√𝑓𝑐𝑗
3 3
𝐸𝑣𝑗 = 3700 √𝑓𝑐28 = 3700 √25 = 10818,86 𝑀𝑃𝑎
4. Module de déformation transversal : Le coefficient de Poisson permet de caractériser la
contraction de la matière perpendiculairement à la direction de l'effort appliqué. La valeur de
ce module de déformation transversal est donnée par l’expression suivante :
𝐸𝑖𝑗
𝐺𝑖𝑗 = 2×(1+𝜈 )

Où : 𝜈 est le coefficient de Poisson.


 𝜈 = 0 pour le calcul des sollicitations (dans E.L.U. et E.L.S.) → 𝐺𝑖𝑗 = 16082,1 𝑀𝑝𝑎.
 𝜈 = 0,2 pour le calcul des déformations (dans E.L.U. et E.L.S.) → 𝐺𝑖𝑗 = 13401,75 𝑀𝑃𝑎.

I.2.3.2. Les aciers : Ceux utilisés en béton armé se distinguent suivant leur nuance et
leur état de surface (ronds lisses ou barres à haute adhérence) et sont classés de la façon
suivante :
 Ronds lisses bruts obtenus par laminage.
 Barres à haute adhérence obtenues par laminage à chaud d’un acier naturellement dur.
 Fils à haute adhérence obtenus par laminage à chaud suivi d’un écrouissage par tréfilage
et/ou laminage à froid.
 Treillis soudés formés par assemblages de barres ou de fils lisses ou à haute adhérence.
Les barres utilisées sont caractérisées par leur diamètre nominal (ø). Sauf accord préalable avec
le fournisseur, la longueur développée des barres n’excédera pas 12 m (longueur commerciale
courante). Le poids volumique de l’acier est de 78,5 kN/m3, et son module d’élasticité
longitudinal est Es = 210000 MPa.
a) Diagramme déformation-contrainte : Pour cette étude, on utilise des aciers
longitudinaux (FeE400) et des aciers transversaux (FeE235).

8
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

Dans le calcul relatif aux états limites, un coefficient de sécurité γs est introduit dans l’expres-
sion de la contrainte ; soit :
𝑓𝑒
𝜎𝑠 = γs

Avec :
𝑓𝑒 : Limite d’élasticité de l’acier.
Pour l’acier FeE400, la limite d’élasticité vaut 400 MPa et la contrainte 𝜎𝑠 est donnée selon :
γs = 1,15 → 𝐶𝑎𝑠 𝑔é𝑛é𝑟𝑎𝑙, 𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒 : 𝜎𝑠 = 347,83 ≈ 348 𝑀𝑃𝑎
{
γs = 1,00 → 𝐶𝑎𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑏𝑖𝑛𝑎𝑖𝑠𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠, 𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒 ∶ 𝜎𝑠 = 400 𝑀𝑃𝑎
Le diagramme déformation-contrainte est illustré par le schéma de la figure qui suit :

бs Diagramme conventionnel
Diagramme de calcul
fe
fe /γs
-10‰ -fe /Es
εs
-fe /γs fe / Es 10‰
-fe

Figure I.6 : Diagramme déformation–contrainte pour l’acier.

b) Contraintes limites de traction des armatures :


 Fissuration préjudiciable (sans limite) :
𝜎𝑠𝑡 ≤ 𝑓𝑒
̅̅̅̅
 Fissuration préjudiciable :
2
𝜎𝑠𝑡 ≤ min (3 × 𝑓𝑒 ; 110 × √𝜂 × 𝑓𝑡𝑗 )
̅̅̅̅
2
𝜎𝑠𝑡 ≤ min (3 × 400 ; 110 × √1,6 × 2,1) → ̅̅̅̅
̅̅̅̅ 𝜎𝑠𝑡 = 201,63 𝑀𝑃𝑎

 Fissuration très préjudiciable :


1
𝜎𝑠𝑡 ≤ min (2 × 𝑓𝑒 ; 90 × √𝜂 × 𝑓𝑡𝑗 )
̅̅̅̅
1
𝜎𝑠𝑡 ≤ min ( × 400 ; 90 × √1,6 × 2,1 → ̅̅̅̅
̅̅̅̅ 𝜎𝑠𝑡 ≈ 165 𝑀𝑃𝑎
2
Avec :
𝜼𝒇 est le coefficient de fissuration qui peut prendre les valeurs suivantes :
𝜂𝑓 = 1,0 → 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑜𝑛𝑑 𝑙𝑖𝑠𝑠𝑒 ;
{ 𝜂𝑓 = 1,6 → 𝑃𝑜𝑢𝑟 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒 𝑎𝑑ℎé𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝛷 ≥ 6 𝑚𝑚 ;
𝜂𝑓 = 1,3 → 𝑃𝑜𝑢𝑟 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒 𝑎𝑑ℎé𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝛷 < 6 𝑚𝑚.

9
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

I.3. Hypothèses de calcul :


Selon les règles BAEL 91, on distingue deux états de calcul :
 Etat limite ultime de résistance E.L.U.R.
 Etat limite de service E.L.S.

I.3.1. E.L.U.R. :
Il consiste à l'équilibre entre les sollicitations d'actions majorées et les sollicitations
résistantes calculées en supposant que les matériaux atteignant les limites de rupture minorée,
ce qui correspond aussi au Règlement Parasismiques Algérien RPA 99/Version 2003.
On doit par ailleurs vérifier que l'E.L.U.R. n'est pas atteint en notant que les actions sismiques
étant des actions accidentelles.

I.3.1.1. Hypothèses de calcul :


 Les sections planes avant déformation restent planes après déformation.
 Pas de glissement relatif entre les armatures et le béton.
 La résistance du béton à la traction est négligée.
𝜀𝑏𝑐 = 3,5 ‰ → 𝐹𝑙𝑒𝑥𝑖𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠é𝑒
 Le raccourcissement du béton est limité à : {
𝜀𝑏𝑐 = 2 ‰ → 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑠𝑖𝑚𝑝𝑙𝑒
 L'allongement de l'acier est limité à : 𝜀𝑠 = 10 ‰.
 Les diagrammes déformation-contrainte sont définis pour :
- le béton en compression ;
- l'acier en traction et en compression.

I.3.1.2 Règle des trois pivots :


En fonction des sollicitations normales, la rupture d'une section en béton armé peut
intervenir :
 Par écrasement du béton comprimé.
 Par épuisement de la résistance de l'armature tendue.
 Les positions limites que peut prendre le diagramme des déformations sont
déterminées à partir des déformations limites du béton et de l'acier.
 La déformation est représentée par une droite passant par l'un des points A, B ou C
appelés pivots.

10
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

Pivot Domaine Déformation limite du pivot considéré


A 1 Allongement unitaire de l’acier 10 0/00
B 2 Raccourcissement unitaire du béton 3,5 0/00
C 3 Raccourcissement unitaire du béton 2 0/00

Tableau I.3 : Déformations limites du pivot.

Figure I.7 : Diagramme des déformations limites de la section - Règle des trois pivots -.

I.3.2. E.L.S. :
Il consiste à l'équilibre des sollicitations d'actions réelles (non majorées) et les sollicita-
tions résistantes calculées dépassant des contraintes limites.

I.3.2.1. Hypothèses de calcul :


 Les sections droites restent planes.
 Il n'y a pas de glissement relatif entre les armatures et le béton.
 Le béton tendu est négligé.
 Les contraintes sont proportionnelles aux déformations :
𝜎𝑏𝑐 = 𝐸𝑏 × 𝜀𝑏𝑐
{
𝜎𝑠 = 𝐸𝑠 × 𝜀𝑠
Le module Eb est obtenu à partir du coefficient d’équivalence 𝜼 qui correspond au rapport du
module d'élasticité longitudinal de l'acier à celui du béton ; soit :
𝐸𝑠
𝜂= = 15
𝐸𝑏

11
Chapitre I PRESENTATION DU PROJET ET HYPOTHÈSES DE CALCUL

I.3.2.2. Sollicitations de calcul vis-à-vis des états limites :


• Etat limite ultime : Les sollicitations de calcul sont déterminées à partir de la combi-
naison d'action suivante : 1,35 G + 1,5 Q.
• Etat limite de service : Pour cet état, la combinaison d'action est : G + Q.
Le Règlement Parasismique Algériennes a prévu les combinaisons d'actions suivantes :
𝐺+𝑄±𝐸 𝐺 ∶ 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑎𝑛𝑒𝑛𝑡𝑒
{𝐺 + 𝑄 ± 1,2 𝐸 Avec → { 𝑄 ∶ 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑑′𝑒𝑥𝑝𝑙𝑜𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
0,8 𝐺 ± 𝐸 𝐸 ∶ 𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑢 𝑠é𝑖𝑠𝑚𝑒

12
Chapitre II

Prédimensionnement des
éléments de la structure
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

II.1. Introduction :
L’évaluation des différentes sections des éléments de notre structure : poutres,
poteaux, voiles et autres, passe impérativement par un dimensionnement préliminaire appelé :
prédimensionnement.
Pour cela, nous évaluons une descente des charges et des surcharges afin de déterminer ce qui
revient à chaque élément porteur de tous les niveaux jusqu’à la fondation.

II.2. Données architecturales :


Les données architecturales nécessaires au prédimensionnement sont reportées dans le
tableau qui suit :
Désignation Dimension (cm)
Petite portée (Lx) 740
Grande portée (Ly) 930
Grande portée entre axes (L)
- Poutre dans le sens longitudinal 1010
- Poutre dans le sens transversal 840
Hauteur du sous-sol 2 (h0) 310
Hauteur de l’étage courant (he) 370

Tableau II.1 : Données architecturales.

II.3. Prédimensionnement du plancher :


Le plancher à dalle pleine en béton armé de 15 à 20 cm d’épaisseur sera coulé sur un
coffrage plat. Le diamètre des armatures incorporées et leur nombre varient suivant les
dimensions de la dalle et de l’importance des charges qu’elle supporte.

Figure II.1 : Plancher à dalle pleine.


13
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

II.3.1. Prédimensionnement de la hauteur :


Selon le BAEL 91, l’épaisseur ou la hauteur du plancher est déterminée à partir de la
𝐿
condition de la flèche : 0,4 ≤ 𝛼 = 𝐿𝑥 ≤ 1.
𝑦

Pour notre cas, on a :


𝐿𝑥 = 740 𝑐𝑚 𝐿
{𝐿 = 930 𝑐𝑚 → 𝛼 = 𝐿𝑥 = 0,79 (Panneau de dalle travaillant dans les deux sens)
𝑦 𝑦

Donc, la condition de la flèche est satisfaite.

Pour une dalle continue, la hauteur totale du plancher doit aussi satisfaire la condition
𝐿
suivante : ℎ𝑡 ≥ 40𝑥 .
740
ℎ𝑡 ≥ = 18,5 𝑐𝑚
40
On prend : ℎ𝑡 = 20 𝑐𝑚.

II.3.2. Évaluation des charges et des surcharges :


Nous allons procéder à l’évaluation des charges et surcharges comme suit :

a) Plancher terrasse inaccessible :


N° Désignation Dimension Densité linéique Charge
[cm] de charge [kN/m²]
[(kN/m²)/cm]
1 Protection en gravillon roulé 5 0,2 1
2 Etanchéité multicouches 2 0,06 0,12
3 Forme de pente en béton léger 10 0,22 2,2
4 Isolation thermique en 4 0,04 0,16
polystyrène
5 Plancher en dalle pleine 20 0,25 5
6 Enduit en plâtre 2 0,1 0,2
Charge GT 8,68
Charge QT (voir Annexe 1) 1

Tableau II.2 : Evaluation des charges – plancher terrasse.

14
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

b) Plancher étage courant :


N° Désignation Dimension Densité linéique Charge
[cm] de charge [kN/m²]
[(kN/m²)/cm]
1 Revêtement en carrelage 2 0,2 0,4
2 Mortier de pose 2 0,22 0,44
3 Sable fin pour mortier 2 0,18 0,36
4 Plancher en dalle pleine 20 0,25 5
5 Enduit en plâtre 2 0,1 0,2
6 Cloison en brique creuse 10 0,09 0,9
Charge GE 7,3
Charge QE (voir annexe 1) 3,5
Tableau II.3 : Evaluation des charges – étage courant.
c) Murs de façade :
N° Désignation Dimension Densité linéique Charge
[cm] de charge [kN/m²]
[(kN/m²)/cm]
1 Brique creuse extérieure 15 0,09 1,35
2 Brique creuse intérieure 10 0,09 0,9
3 Enduit extérieur en ciment ou 1,5 0,18 0,27
mortier
Charge G 2,52
Tableau II.4 : Evaluation des charges – murs de façade.
d) Murs intérieurs :
N° Désignation Dimension Densité linéique Charge
[cm] de charge [kN/m²]
[(kN/m²)/cm]
1 Enduit en plâtre 1,5 0,1 0,15
2 Brique creuse 10 0,09 0,9
3 Enduit en plâtre 1,5 0,1 0,15
Charge G 1,2
Tableau II.5 : Evaluation des charges – murs intérieurs.

Remarque : Les murs peuvent être avec ou sans ouvertures ; donc, il est nécessaire d’adopter
des coefficients selon le pourcentage d’ouverture :
- Murs avec portes (90 % G).
- Murs avec fenêtres pour les murs de façade (80 % G).
- Murs avec portes et fenêtres pour les murs intérieurs (70 % G).

15
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

II.4. Prédimensionnement des poutres :


Selon le RPA 99/2003, les dimensions des poutres doivent satisfaire les conditions
suivantes :
𝑏 ≥ 20 𝑐𝑚
ℎ ≥ 30 𝑐𝑚
{ℎ
≤ 4 𝑐𝑚
𝑏
Et selon le BAEL 91, le critère de rigidité est donné par :
𝐿 𝐿
≤h≤
15 10
0,3𝑑 ≤ 𝑏 ≤ 0,4𝑑

{ ≤3
𝑏

II.4.1. Prédimensionnement des poutres dans le sens longitudinal :


Selon le BAEL 91, on a :
67,33 𝑐𝑚 ≤ h ≤ 101 𝑐𝑚 ; 𝑂𝑛 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑟𝑒 h = 80 𝑐𝑚
{
𝑑 = 0,9 ℎ = 0,9 × 80 = 72 𝑐𝑚
21,6 𝑐𝑚 ≤ 𝑏 ≤ 28,8 𝑐𝑚
D’après le RPA 99/2003, on a :
ℎ ≥ 30 𝑐𝑚 → ℎ = 80 𝑐𝑚 ≥ 30 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
𝑏 ≥ 20 𝑐𝑚 → 𝑏 = 40 𝑐𝑚 ≥ 20 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
{

≤ 4 𝑐𝑚 ⇨ 2 ≤ 4 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
𝑏
Donc, on prend (40 x 80) cm² comme section des poutres dans le sens longitudinal.

II.4.2. Prédimensionnement des poutres dans le sens transversal :


Selon le BAEL 91, on a :
56 𝑐𝑚 ≤ h ≤ 84 𝑐𝑚 ; 𝑂𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 h = 60 𝑐𝑚
{
𝑑 = 0,9ℎ = 0,9 × 60 = 54 𝑐𝑚
16,2 𝑐𝑚 ≤ 𝑏 ≤ 21,6 𝑐𝑚
D’après le RPA 99/2003, on a :
ℎ ≥ 30 𝑐𝑚 → ℎ = 60 𝑐𝑚 ≥ 30 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
𝑏 ≥ 20 𝑐𝑚 → 𝑏 = 40 𝑐𝑚 ≥ 20 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
{

≤ 4 𝑐𝑚 ⇨ 1,5 ≤ 4 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
𝑏
Donc, on prend (40 x 60) cm² comme section des poutres dans le sens transversal.

16
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

II.5. Prédimensionnement des poteaux :


Le prédimensionnement s’effectue avec le choix du poteau le plus sollicité (poteau
central) ; la section de calcul du poteau est faite de telle façon qu’il ne flambe pas.
On utilise un calcul basé sur la descente des charges tout en appliquant la loi de dégression
des charges d’exploitation.
À noter que notre ouvrage compte deux sortes de poteaux ; à savoir : des poteaux
rectangulaires et circulaires.

II.5.1 Prédimensionnement des poteaux rectangulaires :


On a trois types de coffrage des poteaux rectangulaires ; à savoir :
 Type 1 : pour les deux sous-sols.
 Type 2 : du RDC jusqu’au 1er étage.
 Type 3 : du 2ème étage jusqu’à la terrasse.
La surface afférente du poteau, issue du plan architectural, est donnée par :

Figure II.2 : Surface supportant la charge revenant au poteau le plus sollicité.

𝑆 = (𝑆1 + 𝑆2 + 𝑆3 + 𝑆4)
𝑆 = [(4,5 × 3,8) + (4,5 × 1,6) + (4 × 1,6) + (4 × 3,8)] = 45,9 𝑚²
Nous allons procéder au prédimensionnement des poteaux de type 1.
a) Calcul de l’effort normal (Nu) sollicitant les poteaux :
1. Efforts de compression dus aux charges permanentes NG :
 Plancher terrasse inaccessible :
- Poids propre du plancher :
GT x S = 8,68 x 45,9 = 398,41 kN
17
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

- Poids propre de la poutre principale :


γba x (b x h) x L = 25 x (0,40 x 0,80) x 10,10 = 80,8 kN

- Poids propre de la poutre secondaire :


γba x (b x h) x L = 25 x (0,40 x 0,60) x 8,4 = 50,4 kN

La charge totale sur le plancher terrasse : G = 529,61kN.

 Plancher étage courant


- Poids propre du plancher :
GE x S = 7,30 x 45,9 = 335,07 kN

- Poids propre de la poutre principale :


γba x (b x h) x L = 25 x (0,4 x 0,8) x 10,10 = 80,8 kN

- Poids propre de la poutre secondaire :


γba x (b x h) x L = 25 x (0,40 x 0,60) x 8,4 = 50,4 kN

La charge totale sur le plancher étage courant : G = 466,27 x 6 = 2797,62 kN.

NG = 1,1 x (529,61 + 2797,62) = 1,1 x 3327,23= 3659,95 kN.

2. Efforts de compression dus aux surcharges d’exploitation NQ :


On utilise la méthode de dégression des surcharges d’exploitation en fonction du
nombre d’étages.
Soit Q0 la surcharge d’exploitation sur la terrasse du bâtiment, et Q1, Q2, Q3, .., Qn les
surcharges d’exploitation relatives aux planchers courants 1, 2, …, n qui sont numérotés à
partir du sommet du bâtiment.
Selon les règles du DTR BC 2-2, puisqu’il est rare que toutes les charges
d’exploitation agissent simultanément, on applique pour leur détermination la loi de
dégression qui consiste à réduire les charges identiques à chaque étage de 10% jusqu’à 0,5 Q
du bas vers le haut. Pour un nombre d’étages supérieur ou égal 5, on applique :
3 n
Q0  Q1  Q 2  ......  Q n 
2n
Avec : n est le nombre d’étages, et Q0 est la charge d’exploitation sur la terrasse.
Pour une dégression de 5% allant du bas vers le haut, on trouve :

18
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

Niveau des planchers Loi de dégression [kN/m²] Charge [kN/m²]

Terrasse NQ0 = 1 1,00


3 NQ1 = Q0 + Q1 4,50
2 NQ2 = Q0 + 0,95 (Q1 + Q2) 7,65
1 NQ3 = Q0 + 0,90 (Q1 + Q2 + Q3) 10,45
RDC NQ4 = Q0 + 0,85 (Q1 + Q2 + Q3 + Q4) 12,90
S-sol 1 (n = 5) NQ5 = Q0 + 0,80 (Q1 + Q2 + Q3 + Q4 + Q5) 14,2

Tableau II.6 : Dégression des charges d'exploitation.

La surcharge d’exploitation totale sur le plancher étage courant :


NQ = 1,1 x Q x S = 1,1 x 14,2 x 45,9 = 716,95 kN

3. Effort normal Nu :
NU = 1,35 NG + 1,5 NQ = (1,35 x 3659,95) + (1,5 x 716,95) =6016,35 kN.

b) Détermination de la section du poteau (a x b) :


1. Détermination de « a » :
On doit dimensionner le poteau de sorte qu’il n’y ait pas de flambement, c’est-à-dire :
λ ≤ 50.
B  ba
b  a3
I
12
I b  a3 a2
i    0, 289 a
B 12  b  a 12

On a : h0 = 310 cm → Lf = 0,7 x h0 = 0,7 x 310 = 217 cm.


𝐿𝑓 217 217
𝜆= = ≤ 50 → 𝑎 ≥ = 15,02 𝑐𝑚
𝑖 0,289 𝑎 0,289 × 50
On prend : a = 60 cm.
𝐿𝑓 217
𝜆= = = 12,51 ≤ 50 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
𝑖 0,289 × 60

2. Détermination de « b » :
Selon les règles du BAEL 91, l’effort normal ultime NU doit être :
𝐵𝑟 𝑓𝑐28 𝑓𝑒
𝑁𝑈 ≤ 𝛼𝑟 [ ∙ + 𝐴̅𝑠 ∙ ]
0.9 𝛾𝑏 𝛾𝑠
19
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

Avec :
𝑩𝒓 : Section réduite du poteau → 𝐵𝑟 = (𝑎 − 2)(𝑏 − 2) 𝑐𝑚2.
̅ 𝒔 : Section d’armature longitudinale → 𝐴̅𝑠 = 0,9 % 𝐵𝑟 (Zone III).
𝑨
0,85
αr : Facteur réducteur de 𝑁𝑈 fonction de  → 𝛼𝑟 = 𝜆 2
.
[1+0,2( ) ]
35

3. Application numérique :
𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎 ; 𝑓𝑒 = 400 𝑀𝑃𝑎 ; 𝛾𝑏 = 1,50 ; 𝛾𝑠 = 1,15 ;
𝐵𝑟 = (60 − 2)(𝑏 − 2) = 58(𝑏 − 2) 𝑐𝑚2
𝐴̅𝑠 = 0,9% × 𝐵𝑟 = 0,9% × [58(𝑏 – 2)] = 0,522(𝑏 − 2) 𝑐𝑚2
0,85
𝛼𝑟 = = 0,83
12,51 2
[1 + 0,2 ( ) ]
35
58(𝑏 − 2) × 25 0,522(𝑏 − 2) × 400
6016,35 ≤ 0,83 ( + )
0,9 × 1,50 × 10 1,15 × 10
𝑏 ≥ 59,73 𝑐𝑚
On prend : b = 60 cm.

4. Vérification des conditions du RPA 99/2003 :


min(𝑎 ; 𝑏) = 60 𝑐𝑚 > 25 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
ℎ0 310
min(𝑎 ; 𝑏) = 60 𝑐𝑚 > = = 15,5 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
20 20
1 𝑎
{ < ⇨ 0,25 < 1 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
4 𝑏
Donc, le poteau rectangulaire type 1 a une section de (60 x 60) cm².
En finalité, on retient les sections suivantes pour les poteaux :
Type 01 ∶ (les deux sous − sols) → (60 × 60)cm²
Type 02 ∶ (RDC … 1er étage) → (55 × 55) cm²
Type 03 ∶ (2ème étage … 3ème étage) → (50 × 50) cm²

II.5.2. Prédimensionnement des poteaux circulaires :


On calcule pour ce type de poteau le diamètre D.

𝐷2
𝐼 𝜋 4 16 4
𝑖= √ = √ = √ = = 0,25 𝐷
𝐵 𝐷4 𝐷2 𝐷
𝜋 64

𝐿𝑓 4 × 𝐿𝑓 4 × 0,7 × ℎ0 2,8 × ℎ0
𝜆= = = =
𝑖 𝐷 𝐷 𝐷
20
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

2,8 × ℎ0
𝜆 ≤ 50 → ≤ 50
𝐷
2,8 × ℎ0 2,8 × 310
𝐷≥ = = 17,36 𝑐𝑚.
50 50
On prend : D = 60 cm.

II.6. Prédimensionnement des voiles :


Les voiles sont des éléments rigides en béton armé destinés à reprendre une partie des
charges verticales mais aussi principalement d’assurer la stabilité de l’ouvrage sous l’effet des
charges horizontales dues au vent et au séisme.

v
v

Figure II.3 : Coupe de voile en élévation.

Le RPA 99/2003 considère comme voile de contreventement les voiles satisfaisant les
conditions suivantes :
ℎ𝑒
𝑒 ≥ 𝑚𝑎𝑥 ( ; 15) 𝑐𝑚
22
ℎ𝑒 370
= = 16,82 𝑐𝑚
→ { 22 22
𝑒 ≥ 𝑚𝑎𝑥(16,82 ; 15) → 𝑒 ≥ 16,82 𝑐𝑚
{ 𝑒𝑚𝑖𝑛 = 20 𝑐𝑚

𝐿𝑣 ≥ 4𝑒 → 𝐿𝑣 ≥ 4 × 20 = 80 𝑐𝑚
Avec :
Lv : Longueur du voile.
e : Epaisseur du voile.
On adopte des voiles d’épaisseur : e = 20 cm.

21
Chapitre II PRÉDIMENSIONNEMENT DES ÉLÉMENTS DE LA STRUCTURE

II.7. Tableau récapitulatif des résultats :


Le tableau suivant résume les sections des poutres et des poteaux ainsi que l’épaisseur
des voiles calculés pour les différents niveaux de la structure.
Section des poteaux Section des poutres Section des poutres Épaisseur des
Niveau carrés [cm²] - sens longitudinal - - sens transversal - voiles [cm²]
[cm²] [cm²]
S-sol 2
60 x 60
S-sol 1
RDC
55 x 55 40 x 80 40 x 60 20
01
02
50 x 50
03
Poteaux circulaires
Niveau Diamètre [cm] Section des poutres Section des poutres Épaisseur des
- sens longitudinal - - sens transversal - voiles [cm²]
[cm²] [cm²]
S-sol 2
D = 60
S-sol 1
RDC
D = 55 40 x 80 40 x 60 20
01
02
D = 50
03

Tableau II.7 : Récapitulatif des résultats.

22
Chapitre III

Calcul des planchers


Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

III.1. Introduction :
Les planchers représentent l’ensemble horizontal de la structure d’un bâtiment destiné
à rependre les charges d’exploitation et les charges permanentes (cloisons, chapes,
revêtements, etc.) pour les transmettre sur les éléments porteurs verticaux (poteaux, voiles,
murs, …).
Pour notre ouvrage, les planchers sont en dalle pleine ; cette dernière est une plaque porteuse
en béton armé coulé sur place et reposant sur des appuis.

III.2. Etude de la dalle pleine :


Les planchers en béton armé présentent des avantages qui expliquent leur utilisation de
plus en plus répandue, non seulement le béton armé permet des réalisations variées et
économique mais de plus il offre par son monolithisme des garanties d’une excellente liaison
entre les différents éléments.

Figure III.1 : Plancher en béton armé (dalle).

Si :
𝛼 > 4 𝑝𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑑𝑎𝑙𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 𝑠𝑒𝑛𝑠 (𝐿𝑥 )
{
0,4 < 𝛼 < 1 𝑝𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑑𝑎𝑙𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑢𝑥 𝑠𝑒𝑛𝑠 (𝐿𝑥 ) (𝐿𝑦 )
Avec : (Lx) est la petite portée du panneau de dalle et (Ly) est la grande portée du panneau de
dalle.
Le tableau qui suit reporte les valeurs de (Lx) et (Ly) ainsi que le calcul de ().

23
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

𝑳𝒙
Désignation Lx (cm) Ly (cm) 𝜶= ⁄𝑳
𝒚

Panneau de rive 665,2 755 0,88

Panneau central 785 895 0,87

Tableau III.1 : Valeur de  pour chaque panneau.

III.3. Exemple de calcul :


On présente un seul exemple de calcul pour un seul niveau (2ème étage) et les résultats
des autres niveaux seront reportés par la suite dans un tableau récapitulatif.

III.3.1. Panneau le plus défavorable (panneau de rive) :


 Sollicitations :
𝜇𝑥 = 0,0476
Comme : α = 0,88 > 0,4 (Panneau travaillant dans les deux sens) → {
𝜇𝑦 = 0,7438
Lx = 6,652 m

Ly = 7,55 m

Figure III.2 : Panneau de rive.

 Chargement :
Charge permanente (2ème étage) : G = 7, 30 kN/m2
Charge d’exploitation : Q = 3,5 kN/m2
Charge ultime (pour une bande de 1m de largeur) : qu = (1,35 G + 1,5 Q) = 15,105 kN/m.

 Moment isostatique :
Sens Lx
𝑀𝑜𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑢 × 𝐿𝑥 2 = 0,0476 × 15,105 × 44,25 = 31,81 𝑘𝑁. 𝑚
Sens Ly
𝑀𝑜𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀𝑜𝑥 = 0,7438 × 31,81 = 23,66 𝑘𝑁. 𝑚

24
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

 Moments en travée et sur appuis :


𝑀𝑡𝑥 = 0,85 × 31,81 = 27,03 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦 = 0,85 × 23,66 = 20,11 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎𝑥 𝑟𝑖𝑣 = 0,3 × 31,81 = 9,54 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 0,5 × 31,81 = 15,91 𝑘𝑁. 𝑚

III.3.1.1. Calcul du ferraillage :


 Armatures inférieures (en travée) :
Pour une bande de 1 m : 𝑏 = 100 𝑐𝑚 ;
𝑑 = 0,9 ℎ𝑡 = 0,9 × 20 = 18 𝑐𝑚 ; 𝑓𝑏𝑐 = 14,17 𝑀𝑃𝑎 ; 𝜎𝑠 = 348 𝑀𝑃𝑎.
Sens Lx
𝑀𝑡𝑥 = 27,03 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑥 27,03 × 103
𝜇= = ≈ 0,058 → 𝛽 = 0,970
𝑏 × 𝑑2 × 𝑓𝑏𝑐 100 × 182 × 14,17
𝑀𝑡𝑥 27,03 × 103
𝐴𝑡𝑥 = = = 4,45 𝑐𝑚2 /𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,970 × 18 × 348
Sens Ly
𝑀𝑡𝑦 = 20,11 𝑘𝑁. 𝑚
20,11 × 103
𝜇= ≈ 0,043 → 𝛽 = 0,9785
100 × 182 × 14,17
20,11 × 103
𝐴𝑡𝑦 = = 3,28 𝑐𝑚2 /𝑚
0,9785 × 18 × 348

 Armatures supérieures (sur appuis) :


 Sur appuis de rive :
𝑀𝑎 = 𝑀𝑎𝑥 𝑟𝑖𝑣 = 9,54 𝑘𝑁. 𝑚
9,54 × 103
𝜇= = 0,020 → 𝛽 = 0,990
100 × 182 × 14,17
9,54 × 103
𝐴𝑎𝑟𝑖𝑣𝑒 = = 1,53 𝑐𝑚2 /𝑚
0,990 × 18 × 348

 Sur appuis intermédiaires :


𝑀𝑎 = 𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 15,91 𝑘𝑁. 𝑚 → 𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = 2,58 𝑐𝑚2 /𝑚

25
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

 Section minimale des armatures :


Sens Ly
𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 8 × ℎ𝑡 = 8 × 20 = 1,6 𝑐𝑚2 /𝑚
Sens Lx
3−𝛼 3 − 0,88
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 × = 1,6 × = 1,69 𝑐𝑚2 /𝑚
2 2

 Choix des aciers :


 En travée :
Sens Lx
𝐴𝑡𝑥 = 4,45 𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴𝑡𝑥 ∶ 𝟓𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 = 5,65 𝑐𝑚2 /𝑚 > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
{ 𝜙 ≤ 20 𝑚𝑚 →{
𝑆𝑡𝑥 = 20 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑥 ≤ 33 𝑐𝑚
Sens Ly
𝐴𝑡𝑦 = 3,28 𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴𝑡𝑦 ∶ 𝟒𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 = 4,52 𝑐𝑚2 /𝑚 > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
{ 𝜙 ≤ 20 𝑚𝑚 →{
𝑆𝑡𝑦 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑦 ≤ 45 𝑐𝑚

 Sur appuis de rive :


𝐴𝑎𝑟𝑖𝑣𝑒 = 1,53 𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴𝑎𝑟𝑖𝑣𝑒 ∶ 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 = 3,14 𝑐𝑚2 /𝑚 > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
{ 𝜙 ≤ 20 𝑚𝑚 →{
𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑥 ≤ 33 𝑐𝑚

 Sur appuis intermédiaires :


𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = 2,58 𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 ∶ 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 = 3,14 𝑐𝑚2 /𝑚 > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
{ 𝜙 ≤ 20 𝑚𝑚 →{
𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑥 ≤ 33 𝑐𝑚

 Nécessité de disposer des armatures transversales :


1) On suppose que la dalle est bétonnée sans reprise dans son épaisseur.
2) L’épaisseur de la dalle est de 20 cm.
3) On vérifie l'effort tranchant :
𝐿𝑥 1
𝑉𝑥 = 𝑞𝑢 ×× = 34,89 𝑘𝑁
2 1+𝛼
𝛼 = 0,88 → 2
𝐿𝑥
𝑉 = 𝑞𝑢 × = 33,49 𝑘𝑁
{ 𝑦 3
𝑉𝑚𝑎𝑥 = max (𝑉𝑥 ; 𝑉𝑦 ) = 34,89 𝑘𝑁

26
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

𝑉𝑚𝑎𝑥 34,89 × 103


𝜏𝑢 = = = 0,19 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 1000 × 180
𝑓𝑐28 25
𝜏̅𝑢 = 0,07 × = 0,07 × = 1,17 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑏 1,5
{ 𝜏𝑢 = 0,19 𝑀𝑃𝑎 ≤ 𝜏̅𝑢 = 1,17 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒 (𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑐𝑖𝑠𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡).

III.3.1.2. Vérifications à l’E.L.S. :


 Sollicitations :
𝜇𝑥 = 0,0546
α = 0,88 > 0,4 (Dalle travaillant suivant les deux sens (Lx) et (Ly)) → {
𝜇𝑦 = 0,8216

 Chargement :
Charge permanente : G = 7,30 kN/m2
Charge d’exploitation : Q = 3,5 kN/m2
Charge de service (pour une bande de 1 m de largeur) : qser = (G + Q) = 10,8 kN/m.

 Moment isostatique :
Sens Lx
𝑀𝑜𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑠𝑒𝑟 × 𝐿𝑥 2 = 0,0546 × 10,8 × 44,25 = 26,09 𝑘𝑁. 𝑚
Sens Ly
𝑀𝑜𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀𝑜𝑥 = 0,8216 × 26,09 = 21,43 𝑘𝑁. 𝑚

 Moments en travée et sur appuis :


𝑀𝑡𝑥 = 0,85 × 26,09 = 22,17 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦 = 0,85 × 21,43 = 18,21 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎𝑥 𝑟𝑖𝑣 = 0,3 × 26,09 = 7,82 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 0,5 × 26,09 = 13,04 𝑘𝑁. 𝑚

 Vérification des contraintes dans le béton :


𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 × 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; η = 15 (Voir chapitre I).

Suivant Lx
 En travée
𝑀𝑡𝑥 = 22,17 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑥 = 3,63 𝑐𝑚2 /𝑚 ; A′ = 0
a) Position de l’axe neutre (y) :
𝑏 2
𝑦 − η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 54,45𝑦 − 980,1 = 0 → 𝑦 = 3,91 𝑐𝑚
2

27
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

b) Moment d’inertie (I) :


𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 3,913 + (15 × 3,63) × (18 − 3,91)2 = 12802,40 𝑐𝑚4
3 3
c) Contrainte dans le béton (σbc) :
𝑀𝑡𝑥 22,17 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 3,91 = 6,77 𝑀𝑃𝑎
𝐼 12802,40
𝜎𝑏𝑐 = 6,77 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

 Sur appuis de rive :


𝑀𝑎 = 𝑀𝑎𝑥 𝑟𝑖𝑣 = 7,82 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑎𝑟𝑖𝑣𝑒 = 1,26 𝑐𝑚2 /𝑚 ; A′ = 0
a) Position de l’axe neutre (y) :
𝑏 2
𝑦 − η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 18,9𝑦 − 340,2 = 0 → 𝑦 = 2,42 𝑐𝑚
2
b) Moment d’inertie (I) :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 2,423 + (15 × 1,26) × (18 − 2,42)2 = 5060,13 𝑐𝑚4
3 3
c) Contrainte dans le béton (σbc) :
𝑀𝑎 7,82 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 2,421 = 3,74𝑀𝑃𝑎
𝐼 5060,13
𝜎𝑏𝑐 = 3,74 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

 Sur appuis intermédiaires :


𝑀𝑎 = 𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 13,04 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = 2,11 𝑐𝑚2 /𝑚 ; A′ = 0
a) Position de l’axe neutre (y) :
𝑏 2
𝑦 − η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 31,65𝑦 − 569,7 = 0 → 𝑦 = 3,07 𝑐𝑚
2
b) Moment d’inertie (I) :
𝑏 3 100 × 3,073
𝐼= 𝑦 + η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = + (15 × 2,11) × (18 − 3,07)2 = 8019,42 𝑐𝑚4
3 3
c) Contrainte dans le béton (σbc) :
𝑀𝑎 13,04 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 3,07 = 4,99 𝑀𝑃𝑎
𝐼 8019,42
𝜎𝑏𝑐 = 4,99 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

Suivant Ly
 En travée
𝑀𝑡𝑦 = 18,21 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑦 = 2,96 𝑐𝑚2 /𝑚 ; A′ = 0

28
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

a) Position de l’axe neutre (y) :


𝑏 2
𝑦 − η 𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 44,4𝑦 − 799,2 = 0 → 𝑦 = 3,6 𝑐𝑚
2
b) Moment d’inertie (I) :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + η 𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 3,63 + (15 × 2,96) × (18 − 3,6)2 = 10761,98 𝑐𝑚4
3 3
c) Contrainte dans le béton (σbc) :
𝑀𝑡𝑦 18,21 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 3,6 = 6,09 𝑀𝑃𝑎
𝐼 10761,98
𝜎𝑏𝑐 = 6,09 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Disposition du ferraillage :
 Arrêt des barres :
La figure qui suit illustre la disposition des armatures.

Lx

Ly

Figure III.3 : Disposition des armatures.

𝑙𝑠
𝑙𝑠 𝐿
𝐿1 = 𝑚𝑎𝑥 { 𝑒𝑡 𝐿2 = 𝑚𝑎𝑥 { 1
λs . 𝐿𝑥
2
Avec (ls) est la longueur de scellement droit donnée par la formule suivante :
𝜙. 𝑓𝑒
𝑙𝑠 =
4 𝜏𝑠𝑢
Où () est le diamètre de la barre, et (𝜏𝑠𝑢 ) est la contrainte d’adhérence ultime donnée par la
formule suivante :
𝜏𝑠𝑢 = 0,6. 𝜓𝑠 2 . 𝑓𝑡𝑗

29
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

Avec 𝜓𝑠 est le coefficient de scellement exprimé par :


1 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒𝑠 𝑅. 𝐿.
𝛹𝑠 = {
1,5 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒𝑠 𝐻. 𝐴.
𝑀𝑎 0,5 𝑀𝑜𝑥
λs = 0,05 + 0,3 = 0,05 + 0,3 ( ) = 0,2
𝑀𝑜𝑥 𝑀𝑜𝑥
Comme : 𝑓𝑡𝑗 = 2,1 𝑀𝑃𝑎 (Voir chapitre I).
𝜏𝑠𝑢 = 0,6 × 1,52 × 2,1 = 2,83 𝑀𝑃𝑎
Pour une barre de 1,2 cm de diamètre :
1,2 × 400
𝑙𝑠 = = 42,40 𝑐𝑚
4 × 2,83
𝑙𝑠 = 42,40 𝑐𝑚
𝐿1 = 133,04 𝑐𝑚 → 𝑚𝑎𝑥 {
λs . 𝐿𝑥 = 0,2 × 665,2 = 133,04 𝑐𝑚
𝑙𝑠 = 42,40 𝑐𝑚
𝐿2 = 66,52 𝑐𝑚 → 𝑚𝑎𝑥 {𝐿1
= 66,52 𝑐𝑚
2
 Arrêt des barres en travée dans les deux sens :

Les barres en travée sont arrêtées à une distance des appuis inférieure à Lx /10 de la portée ;
𝐿 665,2
soit : 10𝑥 = = 65 𝑐𝑚
10

 Armatures finales :
𝑆𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡 𝐿𝑥 ∶ 𝐴𝑡𝑥 = 5,65 𝑐𝑚2 /𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟓𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡 𝐿𝑦 ∶ 𝐴𝑡𝑦 = 4,52 𝑐𝑚2 /𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟒𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑦 = 20 𝑐𝑚
𝐴𝑝𝑝𝑢𝑖 𝑠𝑢𝑟 𝑟𝑖𝑣𝑒 ∶ 𝐴𝑎𝑟𝑖𝑣𝑒 = 3,14 𝑐𝑚2 /𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝐴𝑝𝑝𝑢𝑖 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒 ∶ 𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = 3,14 𝑐𝑚2 /𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚.

Figure III.4 : Armatures inférieures (en travée).

30
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

Figure III.5 : Armatures supérieures (sur appuis).

III.3.2. Panneau intermédiaire :


 Sollicitations :
𝜇𝑥 = 0,0486
Comme : α = 0,87 > 0,4 (Panneau travaillant dans les deux sens) → {
𝜇𝑦 = 0,7244
Lx = 6,652 m

Ly = 7,55 m

Figure III.6 : Panneau intermédiaire.

 Chargement :
Charge permanente (2ème étage) : G = 7, 30 kN/m2
Charge d’exploitation : Q = 3,5 kN/m2
Charge ultime (pour une bande de 1m de largeur) : qu = (1,35 G + 1,5 Q) = 15,105 kN/m.

31
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

 Moment isostatique :
Sens Lx
𝑀𝑜𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑢 × 𝐿𝑥 2 = 0,0486 × 15,105 × 61,62 = 45,23 𝑘𝑁. 𝑚
Sens Ly
𝑀𝑜𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀𝑜𝑥 = 0,7244 × 45,23 = 32,76 𝑘𝑁. 𝑚

 Moments en travée et sur appuis :


𝑀𝑡𝑥 = 0,75 × 45,23 = 33,92 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦 = 0,85 × 32,76 = 24,57 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 0,5 × 45,23 = 22,61 𝑘𝑁. 𝑚

III.3.2.1. Calcul du ferraillage :


 Armatures inférieures (en travée) :
Pour une bande de 1 m : 𝑏 = 100 𝑐𝑚 ;
𝑑 = 0,9 ℎ𝑡 = 0,9 × 20 = 18 𝑐𝑚 ; 𝑓𝑏𝑐 = 14,17 𝑀𝑃𝑎 ; 𝜎𝑠 = 348 𝑀𝑃𝑎.
Sens Lx
𝑀𝑡𝑥 = 33,92 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑥 33,92 × 103
𝜇= = ≈ 0,073 → 𝛽 = 0,9625
𝑏 × 𝑑2 × 𝑓𝑏𝑐 100 × 182 × 14,17
𝑀𝑡𝑥 33,92 × 103
𝐴𝑡𝑥 = = = 5,62 𝑐𝑚2 /𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9625 × 18 × 348
Sens Ly
𝑀𝑡𝑦 = 24,57 𝑘𝑁. 𝑚
24,57 × 103
𝜇= = 0,053 → 𝛽 = 0,9725
100 × 182 × 14,17
24,57 × 103
𝐴𝑡𝑦 = = 4,03 𝑐𝑚2 /𝑚
0,9725 × 18 × 348

 Armatures supérieures (sur appuis) :


 Sur appuis de rive :
𝑀𝑎 = 𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 22,61 𝑘𝑁. 𝑚
22,61 × 103
𝜇= = 0,049 → 𝛽 = 0,9745
100 × 182 × 14,17
22,61 × 103
𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = = 3,70 𝑐𝑚2 /𝑚
0,9745 × 18 × 348

32
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

 Section minimale des armatures :


Sens Ly
𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 8 × ℎ𝑡 = 8 × 20 = 1,6 𝑐𝑚2 /𝑚
Sens Lx
3−𝛼
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 × = 1,70 𝑐𝑚2 /𝑚
2

 Choix des aciers :


 En travée :
Sens Lx
𝐴𝑡𝑥 = 5,62 𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴 ∶ 𝟒𝑻𝟏𝟒 𝑝. 𝑚 = 6,16 𝑐𝑚2 /𝑚 > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
{ 𝜙 ≤ 20 𝑚𝑚 → { 𝑡𝑥
𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑥 ≤ 33 𝑐𝑚
Sens Ly
𝐴𝑡𝑦 = 4,03 𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴𝑡𝑦 ∶ 𝟒𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 = 4,52 𝑐𝑚2 /𝑚 > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
{ 𝜙 ≤ 20 𝑚𝑚 →{
𝑆𝑡𝑦 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑦 ≤ 45 𝑐𝑚

 Sur appuis intermédiaires :


𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = 3,70 𝑐𝑚2 /𝑚
𝐴 ∶ 𝟒𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 = 4,52 𝑐𝑚2 /𝑚 > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
{ 𝜙 ≤ 20 𝑚𝑚 → { 𝑎𝑖𝑛𝑡
𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑥 ≤ 33 𝑐𝑚

 Nécessité de disposer des armatures transversales :


4) On suppose que la dalle est bétonnée sans reprise dans son épaisseur.
5) L’épaisseur de la dalle est de 20 cm.
6) On vérifie l'effort tranchant :
𝐿𝑥 1
𝑉𝑥 = 𝑞𝑢 ×
× = 41,31 𝑘𝑁
2 1+𝛼
𝛼 = 0,87 → 2
𝐿𝑥
𝑉 = 𝑞𝑢 × = 39,52 𝑘𝑁
{ 𝑦 3
𝑉𝑚𝑎𝑥 = max(𝑉𝑥 ; 𝑉𝑦 ) = 41,31 𝑘𝑁
𝑉𝑚𝑎𝑥 41,31 × 103
{ 𝜏𝑢 = 𝑏×𝑑
=
1000 × 180
= 0,23 𝑀𝑃𝑎
𝜏𝑢 = 0,23 𝑀𝑃𝑎 ≤ 𝜏̅𝑢 = 1,17 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
Conclusion : Pas de risque de cisaillement.

33
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

III.3.2.2. Vérifications à l’E.L.S. :


 Sollicitations :
𝜇𝑥 = 0,0556
α = 0,87 > 0,4 (Dalle travaillant suivant les deux sens (Lx) et (Ly)) → {
𝜇𝑦 = 0,8074

 Chargement :
Charge permanente : G = 7,30 kN/m2
Charge d’exploitation : Q = 3,5 kN/m2
Charge de service (pour une bande de 1 m de largeur) : qser = (G + Q) = 10,8 kN/m.

 Moment isostatique :
Sens Lx
𝑀𝑜𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑠𝑒𝑟 × 𝐿𝑥 2 = 0,0556 × 10,8 × 61,62 = 37 𝑘𝑁. 𝑚
Sens Ly
𝑀𝑜𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀𝑜𝑥 = 0,8074 × 37 = 29,87 𝑘𝑁. 𝑚

 Moments en travée et sur appuis :


𝑀𝑡𝑥 = 0,75 × 37 = 27,75 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦 = 0,75 × 29,87 = 22,4 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 0,5 × 37 = 18,5 𝑘𝑁. 𝑚

 Vérification des contraintes dans le béton :


𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 × 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; η = 15 (Voir chapitre I).

Suivant Lx
 En travée
𝑀𝑡𝑥 = 27,75 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑥 = 4,57 𝑐𝑚2 /𝑚 ; A′ = 0
a) Position de l’axe neutre (y) :
𝑏 2
𝑦 − η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 68,55𝑦 − 1233,9 = 0 → 𝑦 = 4,33 𝑐𝑚
2
b) Moment d’inertie (I) :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 4,333 + (15 × 4,57) × (18 − 4,33)2 = 15515,95 𝑐𝑚4
3 3
c) Contrainte dans le béton (σbc) :
𝑀𝑡𝑥 27,75 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 4,33 = 7,74 𝑀𝑃𝑎
𝐼 15515,95

34
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

𝜎𝑏𝑐 = 7,74 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Sur appuis intermédiaires :


𝑀𝑎 = 𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = 18,5 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = 3,01 𝑐𝑚2 /𝑚 ; A′ = 0
a) Position de l’axe neutre (y) :
𝑏 2
𝑦 − η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 45,15𝑦 − 812,7 = 0 → 𝑦 = 3,6 𝑐𝑚
2
b) Moment d’inertie (I) :
𝑏 3 2
100 × 3,63
𝐼 = 𝑦 + η𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = + (15 × 3,01) × (18 − 3,6)2 = 10917,5 𝑐𝑚4
3 3
c) Contrainte dans le béton (σbc) :
𝑀𝑎 18,5 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 3,6 = 6,1 𝑀𝑃𝑎
𝐼 10917,5
𝜎𝑏𝑐 = 6,1 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

Suivant Ly
 En travée
𝑀𝑡𝑦 = 22,4 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑦 = 3,66 𝑐𝑚2 /𝑚 ; A′ = 0
a) Position de l’axe neutre (y) :
𝑏 2
𝑦 − η 𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 54,9𝑦 − 988,2 = 0 → 𝑦 = 3,93 𝑐𝑚
2
b) Moment d’inertie (I) :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + η 𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 3,933 + (15 × 3,66) × (18 − 3,93)2 = 12891,55 𝑐𝑚4
3 3
c) Contrainte dans le béton (σbc) :
𝑀𝑡𝑦 22,4 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 3,93 = 6,82 𝑀𝑃𝑎
𝐼 12891,55
𝜎𝑏𝑐 = 6,82 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Disposition du ferraillage :
 Arrêt des barres :
Pour une barre de 1,4 cm de diamètre : 𝑙𝑠 = 49,47 𝑐𝑚.
𝑙𝑠 = 49,47 𝑐𝑚
𝐿1 = 157 𝑐𝑚 → 𝑚𝑎𝑥 {
λs . 𝐿𝑥 = 0,2 × 785 = 157 𝑐𝑚
𝑙𝑠 = 49,47 𝑐𝑚
𝐿2 = 78,5 𝑐𝑚 → 𝑚𝑎𝑥 {𝐿1
= 78,5 𝑐𝑚
2

35
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

 Arrêt des barres en travée dans les deux sens :


Les barres en travée sont arrêtées à une distance des appuis inférieure à Lx /10 de la portée ;
𝐿 785
soit : 10𝑥 = = 78,5 𝑐𝑚
10

 Armatures finales :
𝑆𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡 𝐿𝑥 ∶ 𝐴𝑡𝑥 = 6,16 𝑐𝑚2 /𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟒𝑻𝟏𝟒 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡 𝐿𝑦 ∶ 𝐴𝑡𝑦 = 4,52 𝑐𝑚2 /𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟒𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑦 = 25 𝑐𝑚
𝐴𝑝𝑝𝑢𝑖 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒 ∶ 𝐴𝑎𝑖𝑛𝑡 = 4,52 𝑐𝑚2 /𝑚 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝟒𝑻𝟏𝟐 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚

Figure III.7 : Armatures inferieures (en travée).

Figure III.8 : Armatures supérieures (sur appuis).

36
Chapitre III CALCUL DES PLANCHERS

III.4. Armatures finales des autres panneaux :


En procédant de la même manière, les calculs relatifs aux autres panneaux de la
terrasse et du sous-sol sont reportés dans le tableau qui suit :

Terrasse Suivant Lx Suivant Ly Appuis de rive Appuis interm.


P. de rive 4T12 4T10 3T10 4T10
P. central 4T14 4T12 / 5T10
Etage Suivant Lx Suivant Ly Appuis de rive Appuis interm.
P. de rive 5T12 4T12 4T10 4T10
P. central 4T14 4T12 / 4T12
S-sol Suivant Lx Suivant Ly Appuis de rive Appuis interm.
P. de rive 4T12 5T10 4T10 4T10
P. central 5T14 4T12 / 4T12

Tableau III.2 : Armatures finales des panneaux.

37
Chapitre IV

Ferraillage des éléments


non structuraux
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.1. Introduction :
D’une manière générale, on appelle éléments non structuraux tous les éléments qui
n’apportent pas à la résistance de l’ouvrage, c'est-à-dire qui n’ont pas une fonction porteuse ou
de contreventement. Néanmoins, ces éléments peuvent modifier considérablement le
comportement de la structure en altérant la période d’oscillation et en induisant éventuellement
une torsion d’ensemble additionnelle.
Aussi, leur destruction présente parfois un grand danger pour la sécurité des personnes
(destruction des escaliers, chute de balcons, chute de parement de façade, etc.) et donne lieu à
des désordres importants s’ils ne sont pas conçus pour résister aux sollicitations sismiques.
L’ensemble de ces éléments est énuméré comme suit : acrotère, escalier, cage d’ascenseur,
balcon, etc.
Le calcul de cet ensemble s’effectuera selon les règles du BAEL 91 et RPA 99/Version 2003.

IV.2. Acrotère :
L’acrotère est un mur généralement situé en bordure de toitures terrasses afin de
protéger la ligne conjonctive entre lui-même et la forme de pente contre l’infiltration des eaux
pluviales. Il assure aussi la sécurité en formant un écran pour prévenir toute chute qu’elle soit ;
il est réalisé en béton armé et soumis à son poids propre et à une surcharge horizontale due à
une main courante (𝑁𝑄 = Q = 1 kN/m). Il est considéré comme étant une console encastrée au
plancher terrasse. L’acrotère est exposé aux intempéries ce qui peut provoquer des fissures et
des déformations importantes (fissuration préjudiciable).

Figure IV.1 : Dimensions et charges de l’acrotère en béton armé.

38
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.2.1. Calcul des sollicitations, enrobage et excentricité :


1) Poids propre :

0,03 × 0,1
𝑆𝑎 = + (0,1 × 0,6) + (0,07 × 0,1) = 0,0685 𝑚²
2

𝐺 = 𝑆𝑎 × 𝛾𝑏𝑎 = 0,0685 × 25 = 1,71 𝑘𝑁/𝑚

2) Effort normal :

𝑁𝑈 = 1,35 𝐺 = 1,35 × 1,71 = 2,31 𝑘𝑁/𝑚

𝑁𝑆𝑒𝑟 = 𝑁𝐺 = 𝐺 = 1,71 𝑘𝑁/𝑚

3) Moment de flexion :

𝑀𝑈 = 1,5 × 𝑁𝑄 × ℎ𝑎 = 1,50 × 1 × 0,60 = 0,90 𝑘𝑁. 𝑚

𝑀𝑆𝑒𝑟 = 𝑀𝑄 = 𝑁𝑄 × ℎ𝑎 = 1 × 0,60 = 0,60 𝑘𝑁. 𝑚

4) Effort tranchant :

𝑉𝑈 = 1,5 𝑁𝑄 = 1,50 𝑘𝑁. 𝑚

𝑉𝑠𝑒𝑟 = 𝑁𝑄 = 1 𝑘𝑁. 𝑚

5) Enrobage :

Vu que la fissuration est préjudiciable, on prend C = C’= 2 cm.

6) Excentricité :

𝑀𝑈 0,90
𝑒𝑐 = = = 0,39 𝑚
𝑁𝑈 2,31

𝑒𝑎 0,10
= = 0,05 𝑚 < 0,39 𝑚
2 2

𝑒𝑎 : Epaisseur de l’acrotère.

Donc, le centre de pression se trouve en dehors de la zone limitée par les armatures.

IV.2.2. Vérification de la compression (partielle ou entière) de la section :


La section est partiellement comprimée, et le calcul se fait pour une section rectangulaire
(b x h) = (100 x 10) cm².

ℎ 0,1
𝑀𝑢 = 𝑁𝑈 [𝑒𝑐 + − 𝐶] = 2,31 [0,39 + − 0,02] = 0,97 𝑘𝑁. 𝑚
2 2

39
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

(𝑑 − 𝐶 ′ )𝑁𝑈 − 𝑀𝑢 ≤ (0,337ℎ − (0, 81𝐶 ′ )) × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ

(𝑑 − 𝐶 ′ )𝑁𝑈 − 𝑀𝑢 = (0,09 − 0,02) × 2,31 − 0,97 = −0,81 𝑘𝑁. 𝑚

((0,337 × ℎ) − (0,81 × 𝐶 ′ )) × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ

= ((0,337 × 0,1) − (0,81 × 0,02)) × 14,17 × 103 × 1 × 0,1 = 24,8 𝑘𝑁. 𝑚

− 0,81 < 24,8 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

IV.2.3. Calcul du ferraillage (E.L.U.) :


IV.2.3.1. Vérification de l’existence des armatures comprimées :
Section (b x h = 100 x 10 cm2) ; 𝑑 = 0,9ℎ = 0,9 × 10 = 9 𝑐𝑚 ;
𝑓 400
𝑓𝑏𝑐 = 14,17 𝑀𝑃𝑎 ; 𝜎𝑠 = 𝛾𝑒 = = 400 𝑀𝑃𝑎 ; 𝑓𝑡28 = 2,1 𝑀𝑃𝑎.
𝑠 1

𝑀𝑢 0,97 × 103
𝜇= = = 0,008 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,996
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 92 × 14,17
On calcule :

𝐴𝑓𝑠 : Section d’armatures en flexion simple.

𝐴𝑓𝑐 : Section d’armatures en flexion composée.

𝑀𝑢 0,97 × 103
𝐴𝑓𝑠 = = = 0,31 𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,996 × 9 × 348

𝑁𝑈 2,31 × 103
𝐴𝑓𝑐 = 𝐴𝑓𝑠 − = 0,31 − = 0,24 𝑐𝑚²/𝑚
100 𝜎𝑠 100 × 348

IV.2.3.2. Section minimale des armatures en flexion composée pour une section
rectangulaire :
1) Armatures principales :

𝑁𝑆𝑒𝑟 = 𝑁𝐺 = 𝐺 = 1,71 𝑘𝑁/𝑚

𝑀𝑆𝑒𝑟 = 𝑀𝑄 = 𝑁𝑄 × ℎ𝑎 = 1 × 0,60 = 0,60 𝑘𝑁. 𝑚

𝑀𝑆𝑒𝑟 0,60
𝑒𝑠𝑒𝑟 = = = 0,35 𝑚 = 35 𝑐𝑚
𝑁𝑆𝑒𝑟 1,71

40
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

𝑑 × 𝑏 × 𝑓𝑡28 𝑒𝑠𝑒𝑟 − 0,45𝑑 9 × 100 × 2,1 35 − 4,05


𝐴𝑠 𝑚𝑖𝑛 = × × 0,23 = × × 0,23
𝑓𝑒 𝑒𝑠𝑒𝑟 − 0,185𝑑 400 35 – 1,665
= 1,01 𝑐𝑚2 /𝑚

On adopte : 𝟒∅𝟔 𝒑. 𝒎 (𝑆𝑜𝑖𝑡 ∶ 𝐴𝑠 = 1,13 𝑐𝑚²/𝑚 ; 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚) .

2) Armature de répartition :

𝐴𝑠 1,13
𝐴𝑟 = = = 0,28 𝑐𝑚²/𝑚
4 4

On adopte : 𝐴𝑠 = 1,13 𝑐𝑚²/𝑚 (Soit : 𝟒∅𝟔 𝒑. 𝒎).

IV.2.4. Vérification des contraintes (E.L.S.) :


1) Moment de service :

0,10
𝑀𝑠𝑒𝑟 = 𝑁𝑠𝑒𝑟 × (𝑒𝑠𝑒𝑟 − 𝐶 + ℎ/2) = 1,71 × (0,35 – 0,02 + ) = 0,65 𝑘𝑁. 𝑚
2

2) Position de l’axe neutre :

𝑏 2
𝑦 − 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦) = 0 → 50𝑦 2 + 16,95𝑦 − 152,55 = 0 → 𝑦 = 1,58 𝑐𝑚
2

3) Moment d’inertie :

𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦)2 = 1,583 + (15 × 1,13 × (9 − 1,58)2 ) = 1064,68 𝑐𝑚4
3 3

IV.2.4.1. Détermination des contraintes dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :


𝑀𝑠𝑒𝑟 0,65 × 103
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 1,58 = 0,96 𝑀𝑃𝑎
𝐼 1064,68

𝜎𝑏𝑐 = 0,96 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

IV.2.4.2. Détermination des contraintes dans l’acier tendu 𝝈𝒔𝒕 :


2
σst = min (3 fe ; 110√η𝑓 × ft28 )
Pour une fissuration préjudiciable ∶ ̅̅̅̅

ηf : Coefficient de fissuration pour HA  ≥ 6 mm ; η = 1,6

𝜎𝑠𝑡 = min(266,67 MPa ; 201,63 MPa) = 201,63 MPa


̅̅̅̅

41
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

Mser 0,65 × 103


𝜎𝑠𝑡 = η (𝑑 − 𝑦) = 15 × × (9 − 1,58) = 67,95 𝑀𝑃𝑎
I 1064,58

𝜎𝑠𝑡 = 67,95 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅̅


𝜎𝑠𝑡 = 201,63 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

IV.2.4.3. Contrainte de cisaillement :


𝑉𝑢
𝜏𝑢 =
𝑏×𝑑

𝑉𝑢 = 1,5𝑄 = 1,5 × 1 = 1,50 𝑘𝑁

1,50
𝜏𝑢 = = 16, 67 𝑘𝑁/𝑚2 = 0,01667 𝑀𝑃𝑎
1 × 0,09

Pour une fissuration préjudiciable : 𝜏̅𝑢 = min(0,1 × 𝑓𝑐28 ; 4 𝑀𝑃𝑎)

𝜏̅𝑢 = min(2,5 𝑀𝑃𝑎 ; 4 𝑀𝑃𝑎) = 2,5 𝑀𝑃𝑎

𝜏𝑢 = 0,01667 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 2,5 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

IV.2.4.4. Vérification du ferraillage vis-à-vis du séisme :


D’après le (RPA 99/Version 2003), les éléments non structuraux doivent être vérifiés
aux forces horizontales selon la formule suivante :
𝐹𝑝 = 4 × 𝐶𝑝 × 𝐴̅ × 𝑊𝑝

Avec :

𝐴̅ : Coefficient d’accélération de zone 𝐴̅ = 0,08.

𝐶𝑝 : Facteur de force horizontale 𝐶𝑝 = 0,8.

𝑊𝑝 : Poids propre de l’acrotère 𝑊𝑝 = 𝐺 = 1,71 𝑘𝑁.

𝐹𝑝 : Force horizontale pour les éléments secondaires des structures.

𝐹𝑝 = 4 × 0,8 × 0,08 × 1,71 = 0,44 𝑘𝑁 < 1,5𝑄 = 1,5 𝑘𝑁 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

La figure qui suit montre le ferraillage de l’acrotère.

42
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

4∅6 p. m

4∅6 p. m

4∅6 p. m

4∅6 p. m

Figure IV.2 : Ferraillage de l’acrotère.

IV.3. Escaliers :
Les escaliers sont une partie des gros œuvres faisant communiquer entre eux les
différents niveaux d’un immeuble. À la différence d’un plan incliné (rampe de garage par
exemple), l’escalier est composé de plans horizontaux et verticaux successifs (marche, contre-
marche et palier).

Figure IV.3 : Terminologie de l’escalier.

43
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

Le plafond qui monte sous les marches s'appelle paillasse ; la partie verticale d'une marche
s'appelle la contre-marche. Les marches peuvent prendre appui sur une poutre droite ou courbe.

Figure IV.4 : Coupe descriptive d’un escalier.

Un escalier se compose d'un nombre de marches ; on appelle emmarchement la longueur de ces


marches, et la largeur d'une marche s'appelle le giron.

IV.3.1. Dimensions des escaliers :


Si « gm » est la distance horizontale entre deux nez de marche successifs (giron), et
« hm » la hauteur de la marche. La relation linéaire suivante, dite « formule de Blondel », vérifie
la constatation empirique suivante :
59 𝑐𝑚 ≤ 2 ℎ𝑚 + 𝑔𝑚 ≤ 66 𝑐𝑚
On prend : 𝑚 = 2 ℎ𝑚 + 𝑔𝑚 = 66 𝑐𝑚
On a aussi ces deux formules :
ℎ𝑒
𝐻 = 𝑛 × ℎ𝑚 =
3
𝐿𝑡 = (𝑛 − 1) 𝑔𝑚
Avec :
H : Hauteur entre les faces supérieures des deux paliers successifs d’étage.
n : Nombre de contre-marches.
Lt : Projection horizontale de la longueur totale de la volée.

44
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.3.2. Etude d’un escalier à trois volées :


a) Dimensionnement des marches et contre-marches :
On a :
𝐻
ℎ𝑚 =
𝑛
𝐿𝑡
𝑔𝑚 =
𝑛−1
D’après la formule de Blondel, on a :
𝐻 𝐿𝑡
𝑚 = 2 ℎ𝑚 + 𝑔𝑚 = 2 × +
𝑛 𝑛−1
Et puis : 𝑚𝑛² − (𝑚 + 𝐿𝑡 + 2 𝐻)𝑛 + 2𝐻 = 0
ℎ𝑒 370
Pour : 𝑚 = 66 𝑐𝑚 ; 𝐻 = = = 123 𝑐𝑚 ; 𝐿𝑡 = 215 𝑐𝑚
3 3

66 𝑛2 − 527𝑛 + 246 = 0
De cette équation, on déduit que le nombre des contre-marches est : n = 8.
Donc, le nombre de marches est : 𝑛 − 1 = 7.
123
ℎ𝑚 = = 16 𝑐𝑚
8
215
𝑔𝑚 = = 31 𝑐𝑚
8−1
On vérifie avec la formule de Blondel :
59 𝑐𝑚 ≤ (2 × 16) + 31 = 63 ≤ 66 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
L’angle d’inclinaison est :
16
tan 𝛼 = = 0,516 ⇨ 𝛼 = 27,3° → cos 𝛼 = 0,88
31

b) Epaisseur de la volée (𝒆𝒗 ) :


𝐿𝑡 𝐿𝑡
≤ 𝑒𝑣 ≤
30 cos 𝛼 20 cos 𝛼
215 215
≤ 𝑒𝑣 ≤ → 8,14 ≤ 𝑒𝑣 ≤ 12,21
30 × 0,88 20 × 0,88
On prend : 𝑒𝑣 = 12 𝑐𝑚.

c) Epaisseur du palier (𝒆𝒑 ) :


𝑒𝑣 12
𝑒𝑝 = = = 13,63 ≈ 14 𝑐𝑚
cos 𝛼 0,88

45
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.3.3. Evaluation des charges et surcharges à E.L.U. et E.L.S. :


a) Volée :
1- Revêtement en carrelage horizontal (2 cm) : …………………….……. 2 x 0,20 = 0,40 kN/m²
2- Mortier de ciment horizontal (2 cm) : …………………….…………...….. 2 x 0,20 = 0,40 kN/m²
3- Lit de sable (2 cm) horizontal : ………………….………..………………….. 2 x 0,18 = 0,36 kN/m²
ℎ 16
4- Revêtement en carrelage vertical (2 × 0,20 × 𝑔𝑚 ) (2 cm) : …. 2 x 0,20 x 31 = 0,21 kN/m²
𝑚

ℎ 16
5- Mortier de ciment vertical (2 × 0,20 × 𝑔𝑚 ) (2 cm) : ………..…... 2 x 0,20 x 31 = 0,21 kN/m²
𝑚

16
6- Lit de sable (2 cm) vertical …………………………………………...…………. 0,36 x = 0,19 kN/m²
31
0,25
7- Poids propre de la paillasse (𝑒𝑣 × cos 𝛼) : …............................................. 3,41 kN/m²
ℎ𝑚
8- Poids propre des marches (0,22 × ) : …………………………..………. 1,76 kN/m²
2
(1,5×0,10)
9- Enduit en plâtre (1,5 cm) : ………………………………………………..…...... = 0,17 kN/m²
0,88

G = 7,11 kN/m² et Q = 2,50 kN/m²


Le calcul suivant se fait pour une bande de 1 m :
𝑞𝑢 = (1,35𝐺 + 1,5𝑄) × 1 = 13,35 𝑘𝑁/𝑚
{
𝑞𝑠𝑒𝑟 = (𝐺 + 𝑄) × 1 = 9,61 𝑘𝑁/𝑚

b) Palier :
1. Revêtement en carrelage (2 cm) : ……………………………………….… 2 x 0,20 = 0,40 kN/m²
2. Mortier de pose (2 cm) : ……………………………………..…….……….…. 2 x 0,20 = 0,40 kN/m²
3. Lit de sable (2 cm) : ………………………………………………………………. 2 x 0,18 = 0,36 kN/m²
4. Enduit en plâtre (1,5 cm) : …………………………………………….………. 1,5 x 0,10 = 0,15 kN/m²
5. Poids propre du palier (𝑒𝑝 × 0,25) : ……………………………………….. 3,5 kN/m²
G = 4,81 kN/m² et Q = 2,50 kN/m²
Le calcul suivant se fait pour une bande de 1 m :
𝑞𝑢 = (1,35𝐺 + 1,5𝑄) × 1 = 10,24 𝑘𝑁/𝑚
{
𝑞𝑠𝑒𝑟 = (𝐺 + 𝑄) × 1 = 7,31 𝑘𝑁/𝑚

IV.3.4. Calcul du moment fléchissant et de l’effort tranchant max. :


On a deux types d’escaliers un escalier service et un escalier visiteurs. Le calcul des
efforts tranchants et des moments fléchissants sont déterminés par le logiciel RDM6. Les
résultats de calcul sont reportés dans le tableau IV.1.
Les figures qui suivent montrent les schémas statiques pour les deux types d’escalier.

46
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

Escalier de service :
10,24 kN/m 13,35 kN/m 10,24 kN/m

1,3 m 2,15 m 1,25 m


Figure IV.5 : Schéma statique de l’escalier de service.

Escalier des visiteurs :

12,50 kN/m 15,60 kN/m 12,50 kN/m

1,3 m 2,15 m 1,25 m


Figure IV.6 : Schéma statique de l’escalier visiteurs.

Type d’escalier Effort tranchant Moment fléchissant

34,33 kN.m (Ultime)


Service 27,37 kN
24,67 kN.m (Service)
40,55 kN.m (Ultime)
Visiteurs 32,67 kN
28,81 kN.m (Service)

Tableau IV.1 : Calcul de l’effort tranchant et du moment fléchissant (RDM6).

IV.3.5. Ferraillage de l’escalier :


IV.3.5.1. Escalier de service :
On a : 𝑀𝑚𝑎𝑥 = 34,33 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡 = 0,85 × 𝑀𝑚𝑎𝑥 = 29,18 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎 = 0,40 × 𝑀𝑚𝑎𝑥 = 13,73 𝑘𝑁. 𝑚

47
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

a) En travée :
Le moment ultime :
𝑀𝑡 = 29,18 𝑘𝑁. 𝑚 ; ℎ = 12 𝑐𝑚 ; 𝑑 = 0,9ℎ = 10,8 𝑐𝑚 ; 𝑏 = 1 𝑚 ;
𝑓 400
𝑓𝑏𝑐 = 14,17 𝑀𝑃𝑎 ; 𝜎𝑠 = 𝛾𝑒 = 1,15 = 348 𝑀𝑃𝑎.
𝑠

Le moment réduit :
𝑀𝑡 29,18 × 103
𝜇= = = 0,176 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,902
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 10,8² × 14,17
La section d’acier :
𝑀𝑡 29,18 × 103
𝐴𝑡 = = = 8,61 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,902 × 10,8 × 348
On adopte : 6T14 p. m avec : 𝐴𝑡 = 9,24 𝑐𝑚² / 𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 16 𝑐𝑚
𝐴𝑡
𝐴𝑟𝑡 = = 2,31 𝑐𝑚² / 𝑚
4
On adopte : 4T10 p. m avec : 𝐴𝑟𝑡 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚

b) Sur appuis :
Le moment ultime :
𝑀𝑎 = 13,73 𝑘𝑁. 𝑚 ; ℎ = 14 𝑐𝑚 ; 𝑑 = 0,9ℎ = 12,6 𝑐𝑚 ; 𝑏 = 1 𝑚
Le moment réduit :
𝑀𝑎 13,73 × 103
𝜇= = = 0,061 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9685
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 12,6² × 14,17
La section d’acier :
𝑀𝑎 13,73 × 103
𝐴𝑎 = = = 3,23 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9685 × 12,6 × 348
On adopte : 4T12 p. m avec : 𝐴𝑎 = 4,52 𝑐𝑚² / 𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚
𝐴𝑎
𝐴𝑟𝑎 = = 1,13 𝑐𝑚² / 𝑚
4
On adopte : 4T10 p. m avec : 𝐴𝑟𝑎 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚

 Vérifications :
a) Condition de non fragilité :
0,23 × 𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑡28 0,23 × 100 × 10,8 × 2,1
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = = = 1,30 𝑐𝑚²
𝑓𝑒 400
𝐴𝑡 = 9,24 𝑐𝑚² / 𝑚 > 𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = 1,30 𝑐𝑚² / 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

48
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

b) Justification vis-à-vis de l’effort tranchant :


𝑉𝑢 27,37 × 10
𝜏𝑢 = × 10 = = 0,22 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 100 × 12,6
𝜏𝑢 < 𝜏̅𝑢 = min(3,33 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = 3,33 𝑀𝑃𝑎
𝜏𝑢 = 0,22 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 3,33 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
c) Vérification au niveau des appuis :
1,15 𝑀𝑎 1,15 13,73 × 102
𝐴𝑎𝑚𝑖𝑛 = (𝑉𝑢 + )= × 10 ((27,37) + ) = 4,26 𝑐𝑚²
𝑓𝑒 0,9𝑑 400 0,9 × 12,6

𝐴𝑎 = 4,52 𝑐𝑚² > 𝐴𝑎𝑚𝑖𝑛 = 4,26 𝑐𝑚² ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Vérifications des contraintes à l’E.L.S. :


𝑀𝑠𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = 24,67 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡 𝑠𝑒𝑟 = 0,85 × 𝑀𝑠𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = 20,97 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎 𝑠𝑒𝑟 = 0,4 × 𝑀𝑠𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = 9,87 𝑘𝑁. 𝑚

 En travée :
𝐴𝑠 = 𝐴𝑡 = 9,24 𝑐𝑚² / 𝑚
a) Détermination de la position de l’axe neutre :
𝑏 2
𝑦 − 𝜂𝐴𝑆 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 138,6𝑦 − 1496,88 = 0 → 𝑦 = 4,26 𝑐𝑚
2
L’axe neutre se trouve à la fibre la plus comprimée.
b) Détermination du moment d’inertie :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 4,263 + (15 × 9,24)(10,8 − 4,26)2 = 8505,10 𝑐𝑚4
3 3
c) Détermination de contrainte dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :
𝑀𝑡 𝑠𝑒𝑟 20,97 × 103
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 4,26 = 10,50 𝑀𝑃𝑎
𝐼 8505,10
𝜎𝑏𝑐 = 10,50 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Sur appuis :
𝐴𝑠 = 𝐴𝑎 = 4,52 𝑐𝑚² / 𝑚
a) Détermination de la position de l’axe neutre :
𝑏
𝑦² − 𝜂𝐴𝑆 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦² + 67,8𝑦 − 854,28 = 0 → 𝑦 = 3,51 𝑐𝑚
2
L’axe neutre se trouve à la fibre la plus comprimée.

49
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

b) Détermination du moment d’inertie :


𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 3,513 + (15 × 4,52)(12,6 − 3,51)2 = 7043,64 𝑐𝑚4
3 3
c) Détermination de contrainte dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :
𝑀𝑎 𝑠𝑒𝑟 9,87 × 103
𝜎𝑏𝑐 = ×𝑦= × 3,51 = 4,92 𝑀𝑃𝑎
𝐼 7043,64
𝜎𝑏𝑐 = 4,92 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Vérification de la flèche :
On doit vérifier 2 conditions :
ℎ𝑚 1 16
≥ ⇨ = 0,043 > 0,033 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒 ;
ℎ𝑒 30 370
𝐴𝑠 2 9,24 2
≥ ⇨ ≥ ⇨ 0,007 > 0,005 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
𝑏 × 𝑑 𝑓𝑒 100 × 12,6 400

IV.3.5.2. Escalier des visiteurs :


On a : 𝑀𝑚𝑎𝑥 = 40,55 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡 = 0,85 × 𝑀𝑚𝑎𝑥 = 34,47 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎 = 0,40 × 𝑀𝑚𝑎𝑥 = 16,22 𝑘𝑁. 𝑚

a) En travée :
Le moment ultime :
𝑀𝑡 = 34,47 𝑘𝑁. 𝑚 ; ℎ = 12 𝑐𝑚 ; 𝑑 = 0,9ℎ = 10,8 𝑐𝑚 ; 𝑏 = 1 𝑚
Le moment réduit :
𝑀𝑡 34,47 × 103
𝜇= = = 0,208 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,882
𝑏 × 𝑑² × 𝜎𝑏𝑐 100 × 10,8² × 14,17
La section d’acier :
𝑀𝑡 34,47 × 103
𝐴𝑡 = = = 10,39 𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,882 × 10,8 × 348
On adopte : 7T14 p. m avec : 𝐴𝑡 = 10,78 𝑐𝑚²/𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 14 𝑐𝑚
𝐴𝑡
𝐴𝑟𝑡 = = 2,7 𝑐𝑚² / 𝑚
4
On adopte : 4T10 p. m avec : 𝐴𝑟𝑡 = 3,14 𝑐𝑚²/𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚

50
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

b) Sur appuis :
Le moment ultime :
𝑀𝑎 = 16,22 𝑘𝑁. 𝑚 ; ℎ = 14 𝑐𝑚 ; 𝑑 = 0,9ℎ = 12,6 𝑐𝑚 ; 𝑏 = 1 𝑚
Le moment réduit :
𝑀𝑎 16,22 × 103
𝜇= = = 0,072 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,963
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 12,6² × 14,17
La section d’acier :
𝑀𝑎 16,22 × 103
𝐴𝑎 = = = 3,84 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,963 × 12,6 × 348
On adopte : 5T12 p. m avec : 𝐴𝑎 = 5,65 𝑐𝑚² / 𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 20 𝑐𝑚
𝐴𝑎
𝐴𝑟𝑎 = = 1,13 𝑐𝑚² / 𝑚
4
On adopte : 4T10 p. m avec : 𝐴𝑟𝑎 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 𝑒𝑡 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚

 Vérifications :
a) Condition de non fragilité :
0,23 × 𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑡28 0,23 × 100 × 10,8 × 2,1
𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = = = 1,30 𝑐𝑚²
𝑓𝑒 400
𝐴𝑡 = 10,78 𝑐𝑚² / 𝑚 > 𝐴𝑡𝑚𝑖𝑛 = 1,30 𝑐𝑚² / 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
b) Justification vis-à-vis de l’effort tranchant :
𝑉𝑢 32,67 × 10
𝜏𝑢 = × 10 = = 0,26 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 100 × 12,6
𝜏𝑢 < 𝜏̅𝑢 = min(3,33 𝑀𝑃𝑎 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = 3,33 𝑀𝑃𝑎
𝜏𝑢 = 0,26 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 3,33 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
c) Vérification au niveau des appuis :
1,15 𝑀𝑎 1,15 16,22 × 102
𝐴𝑎𝑚𝑖𝑛 = (𝑉𝑢 + )= × 10 ((32,67) + ) = 5,05 𝑐𝑚²
𝑓𝑒 0,9𝑑 400 0,9 × 12,6

𝐴𝑎 = 5,65 𝑐𝑚² > 𝐴𝑎𝑚𝑖𝑛 = 5,05 𝑐𝑚² ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Vérifications des contraintes à l’E.L.S. :


𝑀𝑠𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = 28,81 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑡 𝑠𝑒𝑟 = 0,85 × 𝑀𝑠𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = 24,48 𝑘𝑁. 𝑚
𝑀𝑎 𝑠𝑒𝑟 = 0,4 × 𝑀𝑠𝑒𝑟 𝑚𝑎𝑥 = 11,52 𝑘𝑁. 𝑚
 En travée :
𝐴𝑠 = 𝐴𝑡 = 10,78 𝑐𝑚² / 𝑚

51
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

a) Détermination de la position de l’axe neutre :


𝑏
𝑦² − 𝜂𝐴𝑆 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦² + 161,7𝑦 − 1746,36 = 0 → 𝑦 = 4,51𝑐𝑚
2
L’axe neutre se trouve à la fibre la plus comprimée.
b) Détermination du moment d’inertie :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 4,513 + (15 × 10,78)(10,8 − 4,51)2 = 9455,31 𝑐𝑚4
3 3
c) Détermination de contrainte dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :
𝑀𝑡 𝑠𝑒𝑟 24,48 × 103
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 4,51 = 11,67 𝑀𝑃𝑎
𝐼 9455,31
𝜎𝑏𝑐 = 11,67 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Sur appuis :
𝐴𝑠 = 𝐴𝑎 = 5,65 𝑐𝑚² / 𝑚
a) Détermination de la position de l’axe neutre :
𝑏
𝑦² − 𝜂𝐴𝑆 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦² + 84,75𝑦 − 1067,85 = 0 → 𝑦 = 3,85 𝑐𝑚
2
L’axe neutre se trouve à la fibre la plus comprimée.
b) Détermination du moment d’inertie :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 3,853 + (15 × 5,65)(12,6 − 3,85)2 = 8390,89 𝑐𝑚4
3 3
c) Détermination de contrainte dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :
𝑀𝑎 𝑠𝑒𝑟 11,52 × 103
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 3,85 = 5,28 𝑀𝑃𝑎
𝐼 8390,89
𝜎𝑏𝑐 = 5,28 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

 Vérification de la flèche :
On doit vérifier 2 conditions :
ℎ𝑚 1 16 1
≥ ⇨ = 0,043 > ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒 ;
ℎ𝑒 30 370 30
𝐴𝑠 2 10,78 2
≥ ⇨ ≥ ⇨ 0,008 > 0,005 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
𝑏 × 𝑑 𝑓𝑒 100 × 12,6 400

52
CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

Figure IV.7 : Représentation du ferraillage de l'escalier de service


Apr = 4T12 Ar = 4T10 p. m

53
Ar = 4T10 p. m
Apr = 4T12 p. m
Ar = 4T10 p. m Apr = 6T114 p. m
27,30 °
Chapitre IV
CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

Figure IV.8 : Représentation du ferraillage de l'escalier des visiteurs


Apr = 5T12 p. m Ar = 4T10 p. m

54
Ar = 4T10 p. m
Apr = 5T12 p. m
Ar = 4T10 p. m Apr = 7T114 p. m
27,30 °
Chapitre IV
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.4. Cage d’ascenseur :


L’ascenseur est un dispositif électromécanique qui est utilisé afin de mouvoir
verticalement des personnes ou des objets à travers les différents niveaux à l’intérieur d’un
bâtiment. Il se trouve surtout dans les constructions dépassant les 5 étages où l’usage des
escaliers devient fatiguant. L’ascenseur est installé dans la cage d’ascenseur où il y a une
glissière qui sert à déplacer une cabine.
Dans notre projet, l'ascenseur est spécialement aménagé en vue du transport des personnes. La
figure qui suit illustre les différents éléments qui constituent un ascenseur électrique.

Figure IV.9 : Eléments et schéma de principe de l’ascenseur.

55
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.4.1. Charge et dimensions de l’ascenseur :


L’ascenseur électrique ou électromécanique est constitué :
 d’un treuil de levage et sa poulie ;
 d’une cabine ou bien une benne ;
 et d’un contre-poids.
La cabine et le contre-poids sont aux extrémités du câble d’acier porté dans les gorges de
poulies ; leurs caractéristiques sont :
𝑃𝑚 : Le poids mort de la cabine, étrier, accessoire et câbles.
Q : La charge en cabine.
𝑄
𝑃𝑝 : Le poids de contre-poids tel que : 𝑃𝑝 = 𝑃𝑚 + 2 .

D’après la norme (EN 81-70:2003 ; voir Annexe 2), la charge ainsi que les dimensions
minimales de la cabine pour le transport de passagers avec une personne sur fauteuil roulant
sont :
 Charge : 1275 kg
 Largeur de la cabine : 2,00 m
 Profondeur de la cabine : 1,40 m.
Pour le transport de lits de malades, on choisit parmi la gamme commerciale des ascenseurs
celui qui offre une profondeur de 2,40 m ; cette dernière permet le transport d’un lit avec une
personne du corps médical se trouvant à l’extrémité du lit. Cette exigence nous ramène au choix
d’un ascenseur d’une charge de 1600 kg dans la gamme commerciale (voir Annexe 3). Cet
ascenseur présente les caractéristiques suivantes :
Désignation Valeur
Charge 1600 kg (Equivalent au transport de 21 personnes)
Hauteur de la course max. 25,00 m
Largeur de la cabine 1,40 m
Profondeur de la cabine 2,40 m
Hauteur de la cabine 2,17 m
Largeur de passage libre (porte) 1,20 m
Hauteur de passage libre (porte) 2,00 m
Vitesse de déplacement 1,00 m/s (Entraînement électrique)

Tableau IV.2 : Charge et dimensions de l’ascenseur.

Dans la construction de l’ascenseur, on peut utiliser différents types de matériaux (métal, bois,
verre, polymère, …) ; à cet effet, pour effectuer un calcul de la masse ou du poids de la cabine,

56
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

on doit disposer des masses volumiques de ces matériaux.


Selon la documentation technique de la gamme commerciale d’ascenseurs (GL TML 1600), on
peut déduire le poids de la cabine sans charge égal à 12,4 kN ( 1264,02 kg).
Ainsi, on a :
 Charge : 𝑄 = 1600 𝑘𝑔
 Poids mort total : 𝑃𝑚 = 1264,02 𝑘𝑔
𝑄
 Contre-poids : 𝑃𝑝 = 𝑃𝑚 + = 1264,02 + 1600⁄2 = 2064,02 𝑘𝑔
2

IV.4.2. Calcul de la charge totale 𝒒𝒖 :


Selon la norme (NFP-82-202), on préconise une valeur minimale du coefficient de
sécurité 𝑪𝒔 pour la rupture du câble égale à 10. Donc, la charge de rupture minimale sera :
𝐶𝑟 𝑚𝑖𝑛 = 𝐶𝑠 × (𝑄 + 𝑃𝑚 + 𝑚𝑔 ) = 10 × (𝑄 + 𝑃𝑚 + 𝑚𝑔 )
Avec :
𝒎𝒈 : Poids des câbles.
En négligeant le poids des câbles 𝒎𝒈 devant (𝑄 + 𝑃𝑚 ), c’est à dire (𝑚𝑔 ≪ 𝑄 + 𝑃𝑚 ), on peut
écrire :
𝐶𝑟 𝑚𝑖𝑛 = 𝐶𝑠 × (𝑄 + 𝑃𝑚 ) = 10 × (1600 + 1264,02) = 28640,2 𝑘𝑔.
Pour déduire la charge de rupture minimale effective, la charge 𝑪𝒓 doit être divisée par le
coefficient de câblage qui est égale à 0,85.
28640,2
𝐶𝑟 𝑚𝑖𝑛 = = 33694,35 𝑘𝑔.
0,85

𝐷𝑃
Aussi selon la norme citée ci-dessus, le rapport ⁄𝑑 (Dp : diamètre de la poulie du treuil et
𝑐

dc : diamètre du câble) est au minimum égale à 40 quel que soit le nombre des tirons.
Si nous considérons, par exemple, une poulie de diamètre D𝑝 = 520 mm, le diamètre
minimal du câble sera :
𝐷𝑝
𝑑𝑐 𝑚𝑖𝑛 ≥ = 13 𝑚𝑚.
45

Pour la gamme commerciale de câbles en acier (8x9 Seale de masse 𝑚𝑙 = 0,772 𝑘𝑔/𝑚 ; voir
Annexe 4), la charge de rupture minimale effective pour un diamètre de 13 mm est :
𝐶𝑟 min(1𝑐â𝑏𝑙𝑒) = 11700 𝑘𝑔. Donc, le nombre de câbles à considérer sera :
𝐶𝑟 𝑚𝑖𝑛 33694,35
𝑛= = ≈ 2,88 .
𝐶𝑟 min(1𝑐â𝑏𝑙𝑒) 11700

On prend : n = 4 câbles car le nombre de câbles doit être pair et cela pour compenser les efforts
de tension dans les câbles.

57
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.4.2.1. Calcul du poids de câbles :


𝑚𝑔 = 𝑚𝑙 × 𝑛 × 𝐿𝑐 (1 𝑐â𝑏𝑙𝑒)
Avec :
𝒎𝒍 : Masse linéaire du câble, 𝑚𝑙 = 0,772 𝑘𝑔 / 𝑚.
n : Nombre des câbles, 𝑛 = 4.
𝑳𝒄 : Longueur du câble, 𝐿𝑐 (1 𝑐â𝑏𝑙𝑒) = 22,9 𝑚 (𝐻𝑎𝑢𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑙 ′ 𝑜𝑢𝑣𝑟𝑎𝑔𝑒 𝑟é𝑑𝑢𝑖𝑡𝑒).
𝑚𝑔 = 0,772 × 4 × 22,9 = 70,72 𝑘𝑔
Cette masse peut être au plus doublée pour la prise en charge des câbles de contre-poids. Donc,
la masse retenue pour les câbles sera :
𝑚𝑔 = 70,72 × 2 = 141,44 𝑘𝑔

IV.4.2.2. Calcul de la charge permanente totale G :


On a la masse de l’ascenseur sans charge est :
𝐺 = 𝑃𝑚 + 𝑃𝑝 + 𝑃𝑠𝑡 + 𝑚𝑔
Avec : 𝑷𝒔𝒕 est le poids de l’ensemble treuil et accessoires.
En consultant la gamme commerciale des treuils pouvant relever des charges environ 3000 kg,
leurs poids est aux alentours de 200 kg. Donc, pour l’ensemble treuil et accessoires, nous
pouvons supposer une masse maximale de 400 kg.
𝐺 = 𝑃𝑚 + 𝑃𝑝 + 𝑃𝑠𝑡 + 𝑚𝑔 = 1264,02 + 2064 + 400 + 141,44 = 3869,46 𝑘𝑔
𝑄 = 1600 𝑘𝑔
Enfin, la charge totale est :
𝑄𝑢 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄 ≈ 7623,8 𝑘𝑔.

IV.4.3. Vérification de la dalle au poinçonnement :


La dalle de l’ascenseur risque de se poinçonner sous l’effet de la force concentrée
appliquée par l’un des appuis de l’ascenseur (supposé appuyé sur 4 côtés) ; donc, chaque appui
reçoit le quart de la charge 𝑄𝑢 = 7623,8 𝑘𝑔.
𝑄𝑢 7623,8
𝑞0 = = = 1905,95 𝑘𝑔
4 4
Selon le BAEL 91/99 (A.5.2, 42), on doit vérifier la condition de non poinçonnement qui suit :
𝑓𝑐28
𝑞0 ≤ 0,045 𝜇𝑐 × ℎ ×
𝛾𝑏
Avec :
𝑞0 : Charge de calcul à l’E.L.U.

58
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

ℎ : Epaisseur totale de la dalle, ℎ = 15 𝑐𝑚.


𝜇𝑐 : Périmètre du contour au niveau du feuillet moyen.

Figure IV.10 : Répartition des charges.

La charge concentrée 𝑞0 est appliquée sur un carré de (10 x 10) cm².


𝜇𝑐 = 2(𝑈 + 𝑉)
𝑈 = 𝑎 + ℎ = 10 + 15 = 25 𝑐𝑚
𝑉 = 𝑏 + ℎ = 10 + 15 = 25 𝑐𝑚
𝜇𝑐 = 2(25 + 25) = 100 𝑐𝑚
𝑓𝑐28 25 × 10
𝑞0 ≤ 0,045𝜇𝑐 × ℎ × = 0,045 × 100 × 15 × = 11250 𝑘𝑔 > 𝑞0
𝛾𝑏 1,5
= 1905,95 𝑘𝑔
Il n’y a pas de risque de poinçonnement.

IV.4.4. Evaluation des moments dus aux charges concentrées :

Figure IV.11 : Schéma expliquant la concentration des charges sur la dalle.

59
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

a) Distances des rectangles :


1) Rectangle (1) :
U = 160 cm
V = 180 cm
2) Rectangle (2) :
U = 110 cm
V = 180 cm
3) Rectangle (3) :
U = 160 cm
V = 130 cm
4) Rectangle (4) :
U = 110 cm
V = 130 cm

Figure IV.12 : Dessin montrant la concentration des charges.

b) Calcul des moments suivant les deux directions :


𝑀𝑥 = (𝑀1 + 𝜈 𝑀2 )𝑃
𝑀𝑦 = (𝑀2 + 𝜈𝑀1 )𝑃
ν : Coefficient de Poisson.
À l’ E.L.U. (ν = 0) : 𝑀𝑥 = 𝑀1 × 𝑃 ; 𝑀𝑦 = 𝑀2 × 𝑃 ; 𝑃 = 𝑃′ × 𝑆
La charge surfacique appliqué sur le rectangle A (25 × 25) cm² est :
𝑄𝑢 7623,8
𝑃′ = = = 121980,8 𝑘𝑔 / 𝑚²
𝑢×𝑣 0,252
Les résultats des moments isostatiques des rectangles (1), (2), (3) et (4) sont résumés dans le
tableau suivant : 𝐿𝑥 = 2,2 𝑚 𝑒𝑡 𝐿𝑦 = 2,40 𝑚.

𝑢 𝑣
Rectangle 𝑀1 𝑀2 Surface [m²] P = P’.S [kg] 𝑀𝑥 [kg.m] 𝑀𝑦 [kg.m]
𝐿𝑥 𝐿𝑦

1 0,73 0,75 0,067 0,052 2,88 351304,70 23537,41 18267,84

2 0,50 0,75 0,083 0,062 1,98 241521,98 20046,32 14974,36

3 0,73 0,54 0,080 0,067 2,08 253720,06 20297,60 16999,24

4 0,50 0,54 0,100 0,080 1,43 174432,54 17443,25 13954,60

Tableau IV.3 : Résultats des moments isostatiques des rectangles (E.L.U.).

60
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

c) Moments dus aux charges concentrées :


𝑀𝑥1 = 𝑀𝑥1 − 𝑀𝑥2 − 𝑀𝑥3 + 𝑀𝑥4 = 6367,4 𝑁. 𝑚
𝑀𝑦1 = 𝑀𝑦1 − 𝑀𝑦2 − 𝑀𝑦3 + 𝑀𝑦4 = 2488,4 𝑁. 𝑚

d) Moments dus aux charges réparties (poids propre) :


d.1- Chargement :
𝐿𝑥 = 2,2 𝑚 ; 𝐿𝑦 = 2,40 𝑚 ; ℎ = 15 𝑐𝑚 ; 𝑏 = 100 𝑐𝑚
 Poids propre : 𝐺 = 2500 × 0,15 × 1 = 375 𝑘𝑔 / 𝑚.
 Charge d’exploitation : 𝑄 = 100 𝑘𝑔 / 𝑚.
 Charge ultime : 𝑞𝑢𝑏 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄 = 656,25 𝑘𝑔 / 𝑚.

Lx = 2,2 m

Ly = 2,4 m

Figure IV.13 : Moments de la dalle.

d.2- Sollicitations :
𝐿 2,2
𝛼 = 𝐿𝑥 = 2,40 = 0,92
𝑦

𝑀𝑥2 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑢𝑏 × 𝐿𝑥 2
La dalle travaille suivant les deux sens : {
𝑀𝑦2 = 𝜇𝑦 × 𝑀𝑥2
𝛼 = 0,92 → 𝜇𝑥 = 0,0437 𝑒𝑡 𝜇𝑦 = 0,8251
Donc : 𝑀𝑥2 = 1388 𝑁. 𝑚 et 𝑀𝑦2 = 1145,2 𝑁. 𝑚
d.3- Moments appliqués à la dalle :
𝑀0𝑥 = 𝑀𝑥1 + 𝑀𝑥2 = 636,74 + 138,80 = 7755,4 𝑁. 𝑚
𝑀0𝑦 = 𝑀𝑦1 + 𝑀𝑦2 = 248,84 + 114,52 = 3633,6 𝑁. 𝑚
Les moments retenus sont :
 En travée :
𝑀𝑡𝑥 = 0,75𝑀0𝑥 = 5816,6 𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦 = 0,75𝑀0𝑦 = 2725,2 𝑁. 𝑚

61
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

 Sur appuis :
𝑀𝑎𝑥 = 𝑀𝑎𝑦 = 0,50𝑀0𝑥 = 3877,7 𝑁. 𝑚

IV.4.5. Calcul du ferraillage de la dalle :


Le ferraillage se fait sur une bande de 1 m.
On a : b = 100 cm ; h = 15 cm ; d = 13, 5 cm ; 𝑓𝑒 = 400 MPa ; 𝜎𝑠 = 348 MPa ; 𝑓𝑐28 = 25 MPa ;
𝑓𝑏𝑐 = 14,17 MPa ; 𝑓𝑡28 = 2,1 MPa (Fissuration peu préjudiciable).
a) En travée :
 Sens 𝑳𝒙 :
Le moment ultime :
𝑀𝑡𝑥 = 5816,6 𝑁. 𝑚
Le moment réduit :
𝑀𝑡𝑥 5816,6
𝜇= = = 0,023 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9885
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 13,5² × 14,17
La section d’acier :
𝑀𝑡𝑥 5816,6
𝐴𝑡𝑥 = = = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9885 × 13,5 × 348
 Sens 𝑳𝒚 :
Le moment ultime :
𝑀𝑡𝑦 = 2725,2 𝑁. 𝑚
Le moment réduit :
𝑀𝑡𝑦 2725,2
𝜇= = = 0,011 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9945
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 13,5² × 14,17
La section d’acier :
𝑀𝑡𝑦 2725,2
𝐴𝑡𝑦 = = = 0,58 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9945 × 13,5 × 348

b) Sur appuis :
Le moment ultime :
𝑀𝑎𝑥 = 3877,7 𝑁. 𝑚
Le moment réduit :
𝑀𝑎𝑥 3877,7
𝜇= = = 0,015 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9925
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 13,5² × 14,17

62
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

La section d’acier :
𝑀𝑎𝑥 3877,7
𝐴𝑎𝑥 = = = 0,83 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9925 × 13,5 × 348

c) Section minimale des armatures :


Puisque ℎ = 15 𝑐𝑚 (12 𝑐𝑚 ≤ ℎ ≤ 30 𝑐𝑚) et 𝛼 = 0,92, on peut appliquer la formule
suivante :
 Sens 𝑳𝒚 :
𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 8 × ℎ = 8 × 0,15 = 1,2 𝑐𝑚² / 𝑚
𝐴𝑡𝑦 = 0,58 𝑐𝑚² / 𝑚 < 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 1,2 𝑐𝑚² / 𝑚 ⇨ 𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 ∶ 𝐴𝑡𝑦 = 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 1,2 𝑐𝑚² / 𝑚
{
𝐴𝑎𝑦 = 0,83 𝑐𝑚² / 𝑚 < 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 1,2 𝑐𝑚² / 𝑚 ⇨ 𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 ∶ 𝐴𝑎𝑦 = 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 1,2 𝑐𝑚² / 𝑚
 Sens 𝑳𝒙 :
3− 𝛼 3 − 0,92
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 ( ) = 1,2 ( ) = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚
2 2
𝐴𝑡𝑥 = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚 ≤ 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚 ⇨ 𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 ∶ 𝐴𝑡𝑥 = 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚
{
𝐴𝑎𝑥 = 0,83 𝑐𝑚² / 𝑚 < 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚 ⇨ 𝑜𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 ∶ 𝐴𝑎𝑥 = 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚

d) Choix des aciers :



Φ≤ ⇨ Φ ≤ 15 mm
10
 En travée :
Sens 𝑳𝒙 :
𝐴𝑡𝑥 = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚
𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚
{𝑆𝑡𝑥 ≤ min(3 × ℎ ; 33 𝑐𝑚) ⇨ {
𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑥 ≤ 33 𝑐𝑚
Sens 𝑳𝒚 :
𝐴𝑡𝑦 = 1,2 𝑐𝑚² / 𝑚
𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚
{𝑆𝑡𝑦 ≤ min(4 × ℎ ; 45 𝑐𝑚) ⇨ {
𝑆𝑡𝑦 = 25 𝑐𝑚
𝑆𝑡𝑦 ≤ 45 𝑐𝑚
 Sur appuis (chapeaux) :
𝐴𝑎 = 1,25 𝑐𝑚² / 𝑚 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚
{ ⇨{
𝑆𝑡𝑥 ≤ 33 𝑐𝑚 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚

e) Armatures transversales :
Il y a nécessité de disposer des armatures transversales :
1) La dalle est bétonnée sans reprise de bétonnage dans son épaisseur.

63
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

2) 𝜏𝑢 ≤ 𝜏̅𝑢
𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 10 × ℎ
𝜏𝑢 = et 𝜏̅𝑢 = min(0,13 × 𝑓𝑐28 ; 5 𝑀𝑃𝑎)
𝑏×𝑑 3
𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 𝑥 = 𝑉𝑥 + 𝑉𝑣 (𝑆𝑒𝑛𝑠 𝐿𝑥 )
𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 𝑦 = 𝑉𝑦 + 𝑉𝑢 (𝑆𝑒𝑛𝑠 𝐿𝑦 )
𝑉𝑥 𝑒𝑡 𝑉𝑦 : sont les efforts tranchants dus aux charges réparties.
𝑉𝑣 𝑒𝑡 𝑉𝑢 : sont les efforts tranchants dus aux charges localisées.
 On calcule 𝑉𝑥 𝑒𝑡 𝑉𝑦 :
𝐿𝑥 1
𝑉𝑥 = 𝑞𝑢𝑏 × 𝛼
2 1+
𝛼 > 0,4 ⇨ 2 ; 𝑉𝑥 > 𝑉𝑦
𝐿𝑥
𝑉𝑦 = 𝑞𝑢𝑏
{ 3
2,2 1
𝑉𝑥 = 656,25 × × 0,92 = 494,43 𝑘𝑔 = 4,94 𝑘𝑁
2 1+ 2
2,2
𝑉𝑦 = 656,25 × = 481,25 𝑘𝑔 = 4,81 𝑘𝑁
3
𝑉𝑦 < 𝑉𝑥
 On calcule 𝑉𝑣 𝑒𝑡 𝑉𝑢 (pour une bande de 1 m) :
𝑄𝑢 7623,8
𝑉𝑣 = = = 10165,07 𝑘𝑔 = 101,7 𝑘𝑁
2𝑢 + 𝑣 (2 × 0,25) + 0,25
𝑄𝑢 7623,8
𝑉𝑢 = = = 10165,07 𝑘𝑔 = 101,7 𝑘𝑁
3𝑢 3 × 0,25
𝑉𝑣 = 𝑉𝑢 ; 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 ∶ 𝑢 = 𝑣
Donc :
𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 𝑥 = 𝑉𝑥 + 𝑉𝑣 = 4,94 + 101,7 = 106,64 𝑘𝑁
𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 𝑦 = 𝑉𝑦 + 𝑉𝑢 = 4,81 + 101,7 = 106,51 𝑘𝑁
𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 = max(𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 𝑥 ; 𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 𝑦 ) = 106,64 𝑘𝑁
Donc, on a :
𝑉𝑢 𝑡𝑜𝑡 106,64 × 103
𝜏𝑢 = = = 0,79 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 1000 × 135
Pour 15 𝑐𝑚 ≤ ℎ = 15 𝑐𝑚 ≤ 30 𝑐𝑚 ; on vérifie que :
10 × ℎ 10 × 0,15
𝜏̅𝑢 = min(0,13 × 𝑓𝑐28 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = min(0,13 × 25 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = 1,63 𝑀𝑃𝑎
3 3
𝜏𝑢 = 0,79 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 1,63 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
On en déduit que les armatures transversales ne sont pas nécessaires.

64
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.4.6. Vérification à l’E.L.S. :


a) Calcul des sollicitations sous l’effet des charges concentrées :
𝑀0𝑥 = (𝑀1 + 𝜈𝑀2 ) 𝑃𝑠𝑒𝑟
{ 𝑎𝑣𝑒𝑐 ∶ 𝜈 = 0,2 (𝐸. 𝐿. 𝑆. )
𝑀0𝑦 = (𝑀2 + 𝜈𝑀1 )𝑃𝑠𝑒𝑟

𝑃𝑠𝑒𝑟 = 𝑃𝑠𝑒𝑟 ×𝑆


𝑄𝑠𝑒𝑟
𝑃𝑠𝑒𝑟 =
𝑢×𝑣
1 1
𝑄𝑠𝑒𝑟 = (𝐺 + 𝑄) = (3869,46 + 1600) = 1367,36 𝑘𝑔
4 4

𝑄𝑠𝑒𝑟 1367,36
𝑃𝑠𝑒𝑟 = = = 21877,76 𝑘𝑔 / 𝑚²
𝑢×𝑣 0,25²

𝑃𝑠𝑒𝑟 = 21877,76 𝑘𝑔 / 𝑚²
Les résultats des moments isostatiques des rectangles (1), (2), (3) et (4) sont résumés dans le
tableau suivant : 𝐿𝑥 = 2,2 𝑚 𝑒𝑡 𝐿𝑦 = 2,4 𝑚.
𝑢 𝑣
Rectangle 𝑀1 𝑀2 Surface [m²] Pser [kg/m²] 𝑀0𝑥 [kg.m] 𝑀0𝑦 [kg.m]
𝐿𝑥 𝐿𝑦
1 0,73 0,75 0,067 0,052 2,88 63007,95 4876,82 4120,72
2 0,50 0,75 0,083 0,062 1,98 43317,96 4132,53 3404,79
3 0,73 0,54 0,080 0,067 2,08 45505,74 4250,24 3776,98
4 0,50 0,54 0,100 0,080 1,43 31285,20 3629,08 3128,52

Tableau IV.4 : Résultats des moments isostatiques des rectangles (E.L.S.).

b) Moments dus aux charges concentrées :


𝑀0𝑥𝑐 = 𝑀0𝑥1 − 𝑀0𝑥2 − 𝑀0𝑥3 + 𝑀0𝑥4 = 1231,3 𝑁. 𝑚
𝑀0𝑦𝑐 = 𝑀0𝑦1 − 𝑀0𝑦2 − 𝑀0𝑦3 + 𝑀0𝑦4 = 674,7 𝑁. 𝑚

c) Moments dus aux charges réparties (poids propre) :


c.1- Chargement :
𝐿𝑥 = 2,20 𝑚 ; 𝐿𝑦 = 2,40 𝑚 ; ℎ = 15 𝑐𝑚
 Poids propre : 𝐺 = 0,15 × 2500 = 375 𝑘𝑔 / 𝑚
 Charge d’exploitation : 𝑄 = 100 𝑘𝑔 / 𝑚
 Charge de service : 𝑞𝑠𝑒𝑟 = 𝐺 + 𝑄 = 475 𝑘𝑔 / 𝑚
c.2- Moments dus au charges réparties (E.L.S.) :
𝐿𝑥 2,20
𝛼= = = 0,92
𝐿𝑦 2,40

65
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

𝑀0𝑥𝑟 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑠𝑒𝑟 × 𝐿𝑥 2
Donc, la dalle travaille suivant les deux sens : {
𝑀0𝑦𝑟 = 𝜇𝑦 × 𝑀0𝑥𝑟
𝛼 = 0,92 ⇨ 𝜇𝑥 = 0,0509 et 𝜇𝑦 = 0,8799
Donc : 𝑀0𝑥𝑟 = 1170,2 𝑁. 𝑚 et 𝑀0𝑦𝑟 = 1029,7 𝑁. 𝑚
c.3- Moments appliqués au centre d’impact du rectangle :
𝑀0𝑥 = 𝑀0𝑥𝑐 + 𝑀0𝑥𝑟 = 2401,5 𝑁. 𝑚
𝑀0𝑦 = 𝑀0𝑦𝑐 + 𝑀0𝑦𝑟 = 1704,4 𝑁. 𝑚
Les moments retenus sont :
 En travée
𝑀𝑡𝑥 = 0,75𝑀0𝑥 = 1801,1 𝑁. 𝑚
𝑀𝑡𝑦 = 0,75𝑀0𝑦 = 1278,3 𝑁. 𝑚
 Sur appuis :
𝑀𝑎𝑥 = 𝑀𝑎𝑦 = 0,50𝑀0𝑥 = 1200,7 𝑁. 𝑚

IV.4.7. Vérification des contraintes dans le béton :


Suivant 𝑳𝒙 :
a) En travée :
𝑀𝑡𝑥 = 1801,1 𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑥 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 ; 𝜂 = 15 ; 𝑑 = 13,5 𝑐𝑚
a.1- Position de l’axe neutre :
𝑏
𝑦² − 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦) = 0 → 50𝑦² + 47,1𝑦 − 635,85 = 0 → 𝑦 = 3,13 𝑐𝑚
2
a.2- Moment d’inertie :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦)2 = 3,133 + (15 × 3,14 × (13,5 − 3,13)2 ) = 6087,13 𝑐𝑚4
3 3
a.3- Détermination des contraintes dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :
𝑀𝑡𝑥 1801,1
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 3,13 = 0,93 𝑀𝑃𝑎
𝐼 6087,13
𝜎𝑏𝑐 = 0,93 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
Donc, les armatures calculées dans l’E.L.U. conviennent.

b) Sur appuis :
𝑀𝑎𝑥 = 1200,7 𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑎𝑥 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 ; 𝜂 = 15 ; 𝑑 = 13,5 𝑐𝑚

66
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

b.1) Position de l’axe neutre :


𝑏
𝑦² − 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦) = 0 → 50𝑦² + 47,10𝑦 − 635,85 = 0 → 𝑦 = 3,13 𝑐𝑚
2
b.2) Moment d’inertie :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦)2 = 3,133 + (15 × 3,14 × (13,5 − 3,13)2 ) = 6087,13 𝑐𝑚4
3 3
b.3) Détermination des contraintes dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :
𝑀𝑎𝑥 1200,7
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 3,13 = 0,62 𝑀𝑃𝑎
𝐼 6087,13
𝜎𝑏𝑐 = 0,62 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; Condition vérifiée
Donc, les armatures calculées dans l’E.L.U. conviennent.
Suivant 𝑳𝒚 :

 En travée :
𝑀𝑡𝑦 = 1278,3 𝑁. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑦 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 ; 𝜂 = 15 ; 𝑑 = 13,5 𝑐𝑚
a) Position de l’axe neutre :
𝑏
𝑦² − 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦) = 0 → 50𝑦² + 47,10𝑦 − 635,85 = 0 → 𝑦 = 3,13 𝑐𝑚
2
b) Moment d’inertie :
𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦)2 = 3,133 + (15 × 3,14 × (13,5 − 3,13)2 ) = 6087,13 𝑐𝑚4
3 3
c) Détermination des contraintes dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :
𝑀𝑡𝑦 1278,3
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 3,13 = 0,66 𝑀𝑃𝑎
𝐼 6087,13
𝜎𝑏𝑐 = 0,66 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
Donc, les armatures calculées dans l’E.L.U. conviennent.

IV.4.8. Disposition du ferraillage :


a) Arrêt des barres :
La longueur de scellement 𝑙𝑠 est la longueur nécessaire pour assurer un ancrage correct.
On a : 𝑓𝑒 = 400 𝑀𝑃𝑎 et 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎.
𝑙𝑠 = 40 ∅ = 40 × 1 = 40 𝑐𝑚.
b) Cas des charges uniformes :
Arrêt des armatures en travée et des chapeaux à moitié.
c) Arrêt des barres sur appuis :
1 𝑀𝑎
𝐿1 = max (𝑙𝑠 ; (0,3 + ) 𝐿 ) = max(40 𝑐𝑚 ; 44 𝑐𝑚) = 44 𝑐𝑚
4 𝑀0𝑥 𝑥

67
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

𝐿1
𝐿2 = max (𝑙𝑠 ; ) = max(40 𝑐𝑚 ; 22 𝑐𝑚) = 40 𝑐𝑚
2
d) Arrêt des barres en travée dans les deux sens :
Les aciers armant à la flexion, la région centrale d’une dalle sont prolongés jusqu’aux appuis à
𝐿 220
raison d’un cas contraire, les autres armatures sont arrêtées à une distance : 10𝑥 = = 22 𝑐𝑚
10

e) Armatures finales :
 Suivant 𝑳𝒙 : 𝐴𝑡𝑥 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 Soit 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
𝐴𝑎𝑥 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 Soit 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑥 = 25 𝑐𝑚
 Suivant 𝑳𝒚 : 𝐴𝑡𝑦 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 Soit 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑦 = 25 𝑐𝑚
𝐴𝑎𝑦 = 3,14 𝑐𝑚² / 𝑚 Soit 𝟒𝑻𝟏𝟎 𝑝. 𝑚 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑆𝑡𝑦 = 25 𝑐𝑚

Figure IV.14 : Armatures inférieures (en travée).

Figure IV.15 : Armatures supérieures (sur appuis).


68
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

IV.5. Balcons :
Le balcon est une plateforme en béton armé de faible largeur équipé de garde-corps en
saillie sur une façade et positionnée devant une ou plusieurs baies. Il existe une grande diversité
de balcons en béton armé, et notre type est un balcon appuyé sur trois côtés.

Lx = 2,5 m
Mx
My

Ly = 8,4 m

Figure IV.16 : Schéma typique du balcon.

On a :
𝐿𝑥 2,5
= = 0,29 < 0,4 ⇨ 𝐿𝑎 𝑑𝑎𝑙𝑙𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 𝑠𝑒𝑛𝑠 (𝑠𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡 𝐿𝑥 )
𝐿𝑦 8,4

IV.5.1. Balcon étage courant :


a) Charges et les sollicitations :
𝐺 = 6,36 𝑘𝑁/𝑚2
𝑄 = 3,5 𝑘𝑁/𝑚2
a.1- Charges surfacique et linéaire :
𝑞𝑢 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄 = (1,35 × 6,36) + (1,5 × 3,5) = 13,84 𝑘𝑁/𝑚2
𝑞𝑢 = 13,84 × 1𝑚 = 13,84 𝑘𝑁/𝑚
𝑞𝑠𝑒𝑟 = 𝐺 + 𝑄 = 9,86 𝑘𝑁/𝑚2
𝑞𝑠𝑒𝑟 = 9,86 × 1𝑚 = 9,86 𝑘𝑁/𝑚
a.2- Poids propre du mur :
𝑝𝑚𝑢𝑟 = 𝛿𝑚𝑢𝑟 × 𝑏 × ℎ × 1𝑚 = 9 × 0,1 × 1,2 × 1𝑚 = 1,08 𝑘𝑁
𝑝𝑢 𝑚𝑢𝑟 = 1,35 𝑝𝑚𝑢𝑟 = 1,35 × 1,08 = 1,46 𝑘𝑁
a.3- Poids de l’enduit ciment (intérieur et extérieur) :
𝑃𝑒𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 = 𝛿 × 𝑏 × ℎ × 1𝑚 = (18 × 0,02 × 1,2 × 1) = 0,43 𝑘𝑁
𝑃𝑢 𝑒𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 = 1,35 × 0,43 = 0,58 𝑘𝑁
a.4- Charges totales :
𝑝𝑢 = 𝑝𝑢 𝑚𝑢𝑟 + 𝑝𝑢 𝑒𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 = 1,46 + 0,58 = 2,04 𝑘𝑁

69
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

𝑝𝑠𝑒𝑟 = 𝑝 𝑚𝑢𝑟 + 𝑝 𝑒𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 = 1,08 + 0,43 = 1,51 𝑘𝑁


b) Calcul du moment max. et de l’effort tranchant :

𝑞𝑢 𝐿𝑥 2 𝐿𝑥 𝐿𝑥 3 13,84 × 2,52 2,5 2,53


𝑀𝑡𝑥 = (𝐿𝑦 − ) + 𝑞𝑢 × = (8,4 − ) + 13,84 ×
8 2 48 8 2 48
= 81,81 𝑘𝑁. 𝑚
𝑉𝑥 = 𝑞𝑢 𝐿𝑥 + 𝑝𝑢 = (13,84 × 2,5) + 2,04 = 36,64 𝑘𝑁

IV.5.2. Ferraillage :
𝑑 = 0,9ℎ = 0,9 × 20 = 18 𝑐𝑚 ; 𝑓𝑏𝑐 = 14,17 𝑀𝑃𝑎 ; 𝜎𝑠 = 348 𝑀𝑃𝑎.
𝑀𝑡𝑥 81,81 × 103
𝜇= = = 0,178 → 𝛽 = 0,901
𝑏 × 𝑑2 × 𝑓𝑏𝑐 100 × 182 × 14,17
𝑀𝑡𝑥 81,81 × 103
𝐴𝑡𝑥 = = = 14,49 𝑐𝑚2 /𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,901 × 18 × 348
On prend : 5T20 → 𝐴𝑡𝑥 = 15,71 𝑐𝑚²/𝑚 ; 𝑆𝑡𝑥 = 20 𝑐𝑚
𝐴𝑡𝑥
𝐴𝑟𝑒𝑝 = = 3,92 𝑐𝑚²/𝑚
4
On prend : 4T12 → 𝐴𝑟𝑒𝑝 = 4,52 𝑐𝑚²/𝑚 ; 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚.

IV.5.3. Vérification :
a) Condition de non fragilité :

Pour les armatures Ax placées à la partie inférieure de la dalle ou en chapeaux // à Lx :


𝑓𝑡𝑗
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 0,23 × 𝑏 × 𝑑 ×
𝑓𝑒
2,1
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 0,23 × 100 × 18 × = 2,17 𝑐𝑚2 /𝑚
400
𝐴𝑡𝑥 = 15,71 𝑐𝑚² > 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 2,17 𝑐𝑚² ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
Pour les armatures Ay placées à la partie inférieure de la dalle // à Ly :
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛
𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = = 0,54 𝑐𝑚2 /𝑚
4

b) condition de cisaillement :
𝑉𝑥 36,64 × 10
𝜏𝑢 = = = 0,20 𝑀𝑃𝑎
𝑏 × 𝑑 100 × 18
{
𝜏̅𝑢 = min(0,1 × 𝑓𝑐28 ; 4 𝑀𝑃𝑎) = min(2,5 𝑀𝑃𝑎 ; 4 𝑀𝑃𝑎) = 2,5 𝑀𝑃𝑎
𝜏𝑢 = 0,20 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 2,5 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

70
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

c) Contraintes d’adhérence :
V𝑥 36,64 × 103
τse = = = 0,72 MPa
0,9 × d × 5 × μ̅ 0,9 × 18 × 5 × 6,28 × 102
n : Nombre d’armatures longitudinales tendues n = 5.
μ̅ : Périmètre d’armatures tendues.
𝜏𝑠𝑒 = 𝜓𝑠 × 𝑓𝑡28 = 1,50 × 2,1 = 3,15 𝑀𝑃𝑎
̅̅̅̅
𝜓𝑠 : Coefficient de scellement relatif à l’acier selon sa nature lisse ou HA
𝜓 = 1 → 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟𝑠 𝑙𝑖𝑠𝑠𝑒𝑠
{ 𝑠
𝜓𝑠 = 1,5 → 𝑃𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑐𝑖𝑒𝑟𝑠 𝐻𝐴
𝜏𝑠𝑒 = 0,72 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅̅
𝜏𝑠𝑒 = 3,15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

d) Vérification des contraintes à l’E.L.S. :


𝑞𝑠𝑒𝑟 𝐿𝑥 2 9,86 × 2,52
𝑀𝑠𝑒𝑟 = − − 𝑝𝑠𝑒𝑟 𝐿𝑥 = − − (1,51 × 2,5) = −34,58 𝑘𝑁. 𝑚
2 2

e) Détermination de la position de l’axe neutre :


𝑏 2
𝑦 − 𝜂𝐴𝑆 (𝑑 − 𝑦) = 50𝑦 2 + 235,65𝑦 − 4241,7 =→ 𝑦 = 7,15 𝑐𝑚
2
L’axe neutre se trouve à la fibre la plus comprimée.

f) Détermination du moment d’inertie :


𝑏 3 100
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 − 𝑦)2 = 7,153 + ((15 × 15,71)(18 − 7,15)2 ) = 39325,50 𝑐𝑚4
3 3

g) Détermination de contrainte dans le béton comprimé 𝝈𝒃𝒄 :


𝑀𝑠𝑒𝑟 34,58 × 103
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 7,15 = 6,19 𝑀𝑃𝑎
𝐼 39325,50
𝜎𝑏𝑐 = 6,19 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

h) Détermination des contraintes dans l’acier tendue 𝝈𝒔𝒕 :


2
𝜎𝑠𝑡 = min [3 × fe ; 110√η𝑓 ft28 ]
̅̅̅̅ (Fissuration préjudiciable)

𝛈𝒇 : Coefficient de fissuration pour HA  ≥ 6 mm ; η𝑓 = 1,6


𝜎𝑠𝑡 = min(266,67 MPa ; 201,63 MPa) = 201,63 MPa
̅̅̅̅
Mser 34,58 × 103
𝜎𝑠𝑡 = η (𝑑 − 𝑦) = 15 × × (18 − 7,15) = 140,95 𝑀𝑃𝑎
I 39325,50
𝜎𝑠𝑡 = 140,95 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑡 = 201,63 MPa ; Condition vérifiée.

71
Chapitre IV CALCUL DES ÉLÉMENTS NON STRUCTURAUX

Le ferraillage retenu pour le balcon est reporté sur la figure qui suit :

Figure IV.17 : Disposition du ferraillage du balcon.

72
Chapitre V

Étude sismique
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

V.1. Introduction :
Il est nécessaire d’étudier le comportement ou bien la réponse de la structure sous
l’action sismique pour garantir un degré de protection acceptable à la construction en cas de
séisme et d’éviter au maximum les dégâts qui pourraient être provoqués par ce phénomène. À
cet effet, le logiciel ETABS est utilisé pour l’évaluation des forces sismiques et le calcul des
déplacements de la structure.

V.2. Présentation du logiciel ETABS :


Le logiciel ETABS est conçu exclusivement pour le calcul des bâtiments. Il permet de
modéliser facilement et rapidement tous types de bâtiments grâce à une interface graphique
unique. Il offre de nombreuses possibilités pour l’analyse statique et dynamique. Ce logiciel
permet la prise en compte des propriétés non-linéaires des matériaux ainsi que le calcul et le
dimensionnement des éléments structuraux suivant différentes réglementations en vigueur à
travers le monde (Euro code, UBC, ACI, etc.).
De plus de par sa spécificité pour le calcul des bâtiments, ETABS offre un avantage certain
par rapport aux codes de calcul à utilisation plus étendue. En effet, grâce à ces diverses
fonctions il permet une descente de charge automatique et rapide, un calcul automatique du
centre des masses et des rigidités ainsi que la prise en compte implicite d’une éventuelle
excentricité accidentelle. Aussi, ce logiciel utilise une terminologie propre au domaine du
bâtiment (plancher, dalle, trumeau, linteau, etc.).
Pour notre étude, la modélisation des éléments structuraux est effectuée comme suit :
 Les voiles ont été modélisés par des éléments « SHELL » à quatre nœuds.
 Les dalles ont été modélisées par des éléments « SHELL » (dalles pleines).
La masse des planchers est calculée de manière à inclure la quantité βQ selon RPA
99/Version 2003 (dans notre cas, on prend : βQ = 0,2) correspondant à la surcharge
d’exploitation. La masse des éléments modélisés est introduite de façon implicite par la prise
en compte de la masse volumique correspondant à celui du béton armé ; à savoir 2,5 t/m3.

V.3. Méthode de calcul :


Pour le calcul de la réponse sismique et la répartition des efforts dans les différents
éléments de la structure, on distingue principalement deux méthodes d’analyse :
1. Méthode d’analyse statique équivalente.
2. Méthode d’analyse modale spectrale.
Pour l’évaluation des forces sismiques, on utilise le logiciel ETABS qui peut les calculer

73
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

suivant différentes méthodes : Response Spectrum Function, Time History Function.


Dans notre étude, nous avons adopté la méthode : Response Spectrum Function parce qu’elle
est basée sur la méthode dynamique modale spectrale, et qui prend en compte la réponse de la
structure suivant les modes déterminés en se basant sur les hypothèses suivantes :
 Masse supposée concentrée au niveau des nœuds principaux (nœud maître).
 Seuls les déplacements horizontaux sont pris en compte.
 Les planchers et les fondations sont considérés rigides dans leur plan.
 Le nombre de modes à prendre en compte est tel que la somme des coefficients de
participation modale soit au moins égale à 90 %.

V.4. Méthode d’analyse modale spectrale :


V.4.1. Principe de la méthode :
Le principe de cette méthode est de rechercher, pour chaque mode de vibration, le
maximum des effets qu’engendrent les forces sismiques, dans la structure, représentées par un
spectre de réponse de calcul. Ces effets seront combinés pour avoir la réponse de la structure.
Les méthodes les plus couramment employées pour le calcul dynamique des structures sont
basées sur l’utilisation du spectre de réponse. La méthode d’analyse modale spectrale peut
être utilisée dans tous les cas, et, en particulier, dans le cas où la méthode statique équivalente
n’est pas permise.
Pour la détermination de la fonction du spectre de réponse, on utilise le programme « spectre
RPA » qui permet de donner les valeurs du spectre de réponse en fonction des périodes.

V.4.2. Spectre de réponse du calcul :


L’action sismique est représentée par le spectre de calcul suivant :
𝑇 𝑄̅
1,25𝐴̅ (1 + ) (2,5𝜂𝑎 − 1) 0 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇1
𝑇1 𝑅
𝑄̅
2,5𝜂𝑎 (1,25𝐴̅) × ( ) 𝑇1 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇2
𝑆𝑠 𝑅
= 2
𝑔 𝑄̅ 𝑇2 ⁄3
2,5𝜂𝑎 (1,25𝐴̅) ( ) ( ) 𝑇2 ≤ 𝑇 ≤ 3.0 𝑠
𝑅 𝑇
2⁄ 5⁄
𝑇2 3 3 3 𝑄̅
2,5𝜂𝑎 (1,25𝐴̅) ( ) ( ) ( ) 𝑇 > 3.0 𝑆
{ 3 𝑇 𝑅

V.4.3. Nombre de modes à considérer :


D’après le RPA 99/2003 (Article 4.3.4 -a) :

74
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

1. Pour les structures représentées par des modèles plans dans deux directions
orthogonales, le nombre de modes de vibration à retenir dans chacune des deux
directions d’excitation doit être tel que :
 La somme des masses modales effectives pour les modes retenus soit égale à 90 %
au moins de la masse totale de la structure.
 Tous les modes ayant une masse modale effective supérieure à 5 % de la masse
totale de la structure soient retenus pour la détermination de la réponse totale de la
structure. Le minimum de modes à retenir est de trois (03) dans chaque direction
considérée.
2. Dans le cas où les conditions décrites ci-dessus ne peuvent pas être satisfaites à cause
de l’influence importante des modes de torsion, le nombre minimal de modes (K) à
retenir doit être tel que : 𝐾 ≥ 3√𝑛 𝑒𝑡 𝑇𝑘 ≤ 0,20 𝑠.
Avec : n est le nombre de niveau au-dessus du sol, et 𝑇𝑘 est la période du mode K.

V.5. Calcul sismique :


V.5.1. Définition des masses :
On définit chaque masse ou moment d’inertie massique affectée aux nœuds de chaque
niveau ; soit :
𝑚
𝐼𝑚 = (𝐼𝑥𝑔 + 𝐼𝑦𝑔 )
𝑆
𝑰𝒎 : Inertie massique ;
m : Masse sismique ;
S : Surface du plancher ;
𝑰𝒙𝒈 : Inertie du plancher suivant l’axe X ;
𝑰𝒚𝒈 : Inertie du plancher suivant l’axe Y.

Á noter que le logiciel ETABS calcul automatiquement l’inertie massique.

V.5.2. Calcul des coefficients de participation modale :


On doit vérifier que : ∑ 𝛼̅𝑖 ≥ 90 %
Avec :
(∑𝑛𝑘=1 𝑊𝑘 𝛷𝐾𝑖 )² 1
𝛼̅𝑖 = 𝑛 × 𝑛
∑𝑘=1 𝑊𝑘 𝛷²𝐾𝑖 ∑𝑘=1 𝑊𝑘

75
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

Le logiciel ETABS peut déterminer directement les valeurs des coefficients de participation
modale ; ces valeurs sont déterminées comme suit :
 Sens longitudinal :

∑ 𝛼𝑥 = 95,16 % > 90 % ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒

 Sens transversal :

∑ 𝛼𝑦 = 95,54 % > 90 % ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒

V.6. Calcul de l’effort sismique à la base :


V.6.1. Principe de la méthode équivalente statique :
Les forces réelles dynamiques qui se développent dans la construction sont remplacées
par un système de forces statiques fictives dont les effets sont considérés équivalents à ceux
de l’action sismique.
Le mouvement du sol peut se faire dans une direction quelconque dans le plan horizontal. Les
forces sismiques horizontales équivalentes seront appliquées successivement suivant deux
directions orthogonales caractéristiques choisies par le projeteur.
Dans le cas général, ces deux directions sont les axes principaux du plan horizontal de la
structure. Il faut souligner toute fois que les forces et les déformations obtenues pour
l’élément à partir des méthodes d’analyse statiques pour les charges de conception
recommandées sont inférieures aux forces et aux déformations qui seraient observées sur la
structure sous les effets d’un séisme majeur pour lequel les charges ont été spécifiées. Ce
dépassement des forces est équilibré par le comportement ductile qui est fourni par les détails
de construction de l’élément.
C’est pourquoi l’utilisation de cette méthode ne peut être dissociée de l’application rigoureuse
des dispositions constructives garantissant à la structure :
 Une ductilité suffisante.
 La capacité de dissiper l’énergie vibratoire des secousses sismiques majeures.

V.6.2. Calcul de la force sismique totale :


La force sismique totale « 𝑉̅ » est appliquée à la base de la structure et doit être
calculée successivement dans deux directions horizontales et orthogonales selon la formule :
𝐴̅ × 𝐷
̅ × 𝑄̅
𝑉̅ = ×𝑊
𝑅
𝐴̅ : Coefficient d’accélération de zone, il est tiré à partir du tableau 4.1 (RPA 99/2003) ;

76
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

Groupe I II III
1A 0,12 0,25 0,35
1B 0,10 0,20 0,30
2 0,08 0,15 0,25
3 0,005 0,10 0,15
Tableau V.1 : Coefficient d’accélération de zone.

Dans notre cas : 𝐴̅ = 0,35.


̅ : est le facteur de qualité exprimé selon : 𝑄̅ = 1 + ∑51 𝑃𝑞
𝑸
𝑷𝒒 : est la pénalité à retenir selon que le critère de qualité (q) est satisfait ou non ; sa valeur
est donnée par le tableau suivant :
𝑃𝑞
Critère q Observée Non observée
1. Conditions minimales sur les files de contreventement 0 0,05
2. Redondance en plan 0 0,05
3. Régularité en plan 0 0,05
4. Régularité en élévation 0 0,05
5. Contrôle de la qualité des matériaux 0 0,05
6. Contrôle de la qualité de l’exécution 0 0,10

Tableau V.2 : Pénalité pour le critère de qualité.

Voici les critères à prendre en compte :


𝑄𝑥 = 1 + (0,00 + 0,00 + 0,00 + 0,00 + 0,05 + 0,10) = 1,15
𝑄𝑦 = 1 + (0,00 + 0,00 + 0,00 + 0,00 + 0,05 + 0,10) = 1,15
R : est le coefficient de comportement global de la structure ; sa valeur unique est donnée par
le tableau 4.3 du RPA 99/2003 en fonction du système de contreventement. En cas
d’utilisation de systèmes de contreventement différents dans les deux directions considérées,
il y a lieu d’adopter pour les coefficient R la valeur la plus petite ; soit : R = 5.
W : est le poids total du bâtiment égal à la somme des poids 𝑊𝑖 calculés à chaque niveau (i) ;
soit :
𝑛

𝑊 = ∑ 𝑊𝑖
𝑖=1

𝑊𝑖 = 𝑊𝐺𝑖 + 𝛽̅ 𝑊𝑄𝑖

77
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

𝑾𝑮𝒊 : Poids dû aux charges permanentes et à celles des équipements fixes éventuels, solidaire
de la structure.
𝑾𝑸𝒊 : Charges d’exploitation.
̅ est un coefficient de pondération fonction de la nature et de la durée de la charge
𝜷
d’exploitation, et donné par le tableau suivant :

Cas Type d’ouvrage 𝛽̅


1 Bâtiments d’habitation, bureaux ou assimilés 0,20

Bâtiments recevant du public temporairement :

2 Salles d’exposition, … 0,30

Salles de classes, … 0,40

3 Entrepôts, hangars 0,50

4 Archive, bibliothèques, réservoirs et ouvrage assimilés 1,00

5 Autre locaux non visés ci-dessus 0,60

Tableau V.3 : Coefficient de pondération.

Dans notre cas, le poids a été tiré directement du logiciel ETABS ; soit :
𝑛

𝑊 = ∑ 𝑊𝑖 = 167,4782 + 161,1798 + 147,0312 + 146,2845 + 145,7157 + 146,5908


𝑖=1

= 9142,8 𝑘𝑁
̅ : est le facteur d’amplification dynamique moyen ; il est fonction de la catégorie du site, du
𝑫
facteur de correction d’amortissement « ηa » et de la période fondamentale de la structure
« T » ; soit :
2,5𝜂𝑎 0 ≤ 𝑇 ≤ 𝑇2
2
𝑇2 3
̅= 2,5𝜂𝑎 ( ) 𝑇2 ≤ 𝑇 ≤ 3 𝑠
𝐷 𝑇
2 5
𝑇2 3 3 3
{ 2,5𝜂𝑎 ( ) ( ) 𝑇 ≤ 3𝑠
3 𝑇

𝐓𝟏 , 𝐓𝟐 : Périodes caractéristiques associées à la catégorie de site, leurs valeurs sont données


par le tableau suivant :

78
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

Site 𝑆1 𝑆2 𝑆3 𝑆4
𝑇1 0,15 0,15 0,15 0,15
𝑇2 0,30 0,40 0,50 0,70

Tableau V.4 : Périodes associées à la catégorie du site.

Le facteur de correction d’amortissement « ηa » est donnée par la formule suivante :

7
𝜂𝑎 = √ ≥ 0,7
2+𝜉

𝝃 : Pourcentage d’amortissement critique en fonction du matériau constitutif du type de


structure et de l’importance des remplissages ; il est donné par le tableau suivant :

Portiques Voiles ou murs


Remplissage
Béton armé Acier Béton armé / Maçonnerie
Léger 6 4
10
Dense 7 5

Tableau V.5 : Pourcentage d’amortissement critique.

Pour notre cas, on prend : 𝜉 = 6.

7 7
𝜂𝑎 = √ =√ = 0,935 ≥ 0,7 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
2+𝜉 2+6

a) Estimation de la période fondamentale de la structure :


La valeur de la période fondamentale « T » de la structure peut être estimée à partir
de formules empiriques ou calculée par des méthodes analytiques ou numériques.
La formule empirique à utiliser selon les cas est la suivante :
3⁄
𝑇 = 𝐶𝑡 ℎ𝑁 4

𝒉𝑵 : Hauteur mesurée en mètres à partir de la base de la structure jusqu’au dernier niveau ;


𝑪𝒕 : Coefficient en fonction du système de contreventement et du type de remplissage ; il est
donné par le tableau 4.6 du RPA 99/2003 (pour notre cas, Ct = 0,05).
On considère un sol meuble ⇨ site 3 ; donc : 𝑇1 = 0,15 𝑠 et 𝑇2 = 0,5 𝑠.
3⁄
𝑇 = 𝐶𝑡 ℎ𝑁 4 = 0,05 × 23,43/4 = 0,53 𝑠.
2 2
𝑇 3 0,5 3
̅ = 2,5𝜂𝑎 ( 2 ) = 2,5 × 0,935 × (
𝑇2 ≤ 𝑇 ≤ 3 𝑠 ⇨ 𝐷 ) = 2,25 𝑠.
𝑇 0,53

79
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

b) Calcul de l’effort :
𝐴̅ × 𝐷
̅ × 𝑄̅ 0,35 × 2,25 × 1,15
𝑉̅ = ×𝑊 = × 9142,8 = 1656 𝑘𝑁
𝑅 5

 On doit vérifier que la résultante des forces sismiques à la base obtenue par
combinaison des valeurs modales ne doit pas être inférieure à 80 % de la résultante de la force
sismique déterminée par la méthode statique équivalente.
 Sens longitudinal :
𝑉𝑑𝑥 = 18010,4 𝑘𝑁 > 80 % 𝑉̅ = 1324,8 𝑘𝑁 ⇨ 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
 Sens transversal :
𝑉𝑑𝑦 = 19584,8 𝑘𝑁 > 80 % 𝑉̅ = 1324,8 𝑘𝑁 ⇨ 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
À noter que les valeurs de 𝑉𝑑𝑥 et 𝑉𝑑𝑦 sont obtenues par le logiciel ETABS.
 On vérifie aussi que la période dynamique 𝑇𝑑𝑦𝑛 ne doit pas être supérieur à la
majoration de 30 % de la période statique fondamentale T :

𝑇𝑑𝑦𝑛 = 0,625 𝑠 < 𝑇 + 30 % 𝑇 = 0,53 + 0.3 × 0,53 = 0,69 𝑠


{ ⇨ 𝑇 = 0,53 𝑠
𝑇 = 0,69 𝑠 > 𝑇2 = 0,53 𝑠

Mode Période[s]

1 0,6250
2 0,6041
3 0,5412
4 0,1898
5 0,1845
6 0,1653
7 0,1150
8 0,1037
9 0,0960
10 0,0853
11 0,0758
12 0, 0718

Tableau V.6 : Valeurs de la période pour chaque mode (Tirées du l’ETABS).

V.7. Calcul des déplacements :


Sous l’action des forces horizontales, la structure subira des déformations horizontales.
Pour éviter l’augmentation des contraintes dans les systèmes de contreventement, les
déplacements doivent être calculés pour chaque élément de contreventement ; les

80
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

déplacements relatifs latéraux d’un étage par rapport aux étages qui lui sont adjacents ne
doivent pas dépasser 1 % de la hauteur de l’étage.
Le tableau suivant résume les déplacements relatifs aux différents niveaux dans les deux sens,
longitudinal et transversal.

Sens x-x Sens y-y


Hauteur 𝛿𝑒𝑘 𝛿𝑘 𝛥𝑘 𝛿𝑒𝑘 𝛿𝑘 𝛥𝑘
Niveau ̅̅̅
𝛿𝑘 𝛥𝑘 ≤ ̅̅̅
𝛿𝑘
[cm] [cm] [cm] [cm] [cm] [cm] [cm]
3 370 0,0304 0,152 0,025 0,0398 0,199 0,0405 3,7 Vérifié
2 370 0,0254 0,127 0,0325 0,0317 0,1585 0,0445 3,7 Vérifié
1 370 0,0189 0,0945 0,0365 0,0228 0,114 0,0445 3,7 Vérifié
RDC 370 0,0116 0,058 0,0355 0,0139 0,0695 0,04 3,7 Vérifié
S-Sol 1 370 0,0045 0,0225 0,013 0,0059 0,0295 0,018 3,7 Vérifié
S-Sol 2 310 0,0019 0,0095 0,0095 0,0023 0,0115 0,0115 3,1 Vérifié

Tableau V.7 : Déplacements relatifs aux différents niveaux dans les deux sens :
longitudinal et transversal.

Les déplacements relatifs inter-étages sont vérifiés, et, par conséquent, le critère de
justification de la sécurité de l’article 5.10 du RPA 99/2003 est vérifié.
À noter que Δk correspond au déplacement relatif au niveau k par rapport au niveau k-1.
𝛥𝑘 = 𝛿𝑘 − 𝛿𝑘−1 ≤ ̅̅̅
𝛿𝑘
Avec :
𝛿𝑘 = 𝑅 ∙ 𝛿𝑒𝑘 .
𝜹𝒆𝒌 : Déplacement due aux forces sismiques (y compris l’effort de torsion).
̅̅̅
𝜹𝒌 : Déplacement admissible (égal à 1 % he).

V.8. Justification de l’effet P- :


Les effets du 2ème ordre peuvent être négligés dans le cas des bâtiments si la condition
suivante est satisfaite à tous les niveaux :
𝑃𝐾 × ∆ 𝐾
𝜃𝐾 = ≤ 0,10
𝑉𝐾 × ℎ𝐾
Pk : Poids total de la structure et des charges d’exploitation associées au-dessus du niveau
"K".
VK : Effort tranchant d'étage au niveau "K".
K : Déplacement relatif du niveau" K"

81
Chapitre V ÉTUDE SISMIQUE

hK : Hauteur de l'étage "K".


Si : 0,10 ≤ θK ≤ 0,20 → les effets P- ∆ peuvent être pris en compte de manière approximative
en amplifiant les effets de l'action sismique calculés au moyen d'une analyse élastique du
1erordre par le facteur : 1/(1-θK)
Si : θK > 0,20 → la structure est potentiellement instable et doit être redimensionnée.

Les résultats obtenus par le calcul numérique sont reportés dans le tableau suivant :

Niv. P(t) wi .hi(t) kx (m) ky(m) VIX(t) VIY(t) h θx Θy


(m)
3 146,5908 146,5908 0,000304 0,000398 633,56 687,69 3,70 0,000019 0,000022

2 292,3065 145,7157 0,000254 0,000317 1034,61 1130,22 3,70 0,000019 0,000022

1 438,591 146,2845 0,000189 0,000228 1334,34 1444,24 3,70 0,000016 0,000018

RDC 585,6222 147,0312 0,000116 0,000139 1556,99 1681,69 3,70 0,000011 0,000013

S-Sol 1 746,802 161,1798 0,000045 0,000059 1696,65 1849,25 3,70 0,000005 0,000006

S-Sol 2 914,2802 167,4782 0,000019 0,000023 1800,55 1958,44 3,10 0,000003 0,000003

Tableau V.8 : Vérification de l’effet P-∆.

Comme θk < 0,1 → l’effet P-∆ est négligeable pour les deux directions transversale et
longitudinale.

82
Chapitre VI

Ferraillage des portiques


Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

VI.1. Introduction :
L’étude sous charges verticales et horizontales nous permet de déterminer tous les
efforts qui sollicitent les éléments (poteaux et poutres) dans les différents nœuds et travées.
Dans le présent chapitre, le logiciel ETABS a été utilisé pour déterminer les sollicitations, ce
qui permettra le calcul des portiques.

VI.2. Combinaison d’actions :


Les combinaisons des actions sismiques et les actions dues aux charges verticales
sont données ci-dessous, les éléments de la structure doivent être ferraillés par les
combinaisons des charges sur la base des règlements BAEL 91 et RPA 99/2003.
𝑆𝑜𝑙𝑙𝑖𝑐𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 1𝑒𝑟 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 (𝐵𝐴𝐸𝐿 91) : 1,35𝐺 + 1,5 𝑄
 Poutres : { 0,8 𝐺 ± 𝐸
𝑆𝑜𝑙𝑙𝑖𝑐𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 2è𝑚𝑒 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 (𝑅𝑃𝐴 99/2003) : {
𝐺+𝑄±𝐸
𝑆𝑜𝑙𝑙𝑖𝑐𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 1𝑒𝑟 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 (𝐵𝐴𝐸𝐿 91) : 1,35𝐺 + 1,5 𝑄
 Poteaux : { 𝐺 + 𝑄 ± 1,2 𝐸
𝑆𝑜𝑙𝑙𝑖𝑐𝑖𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑢 2è𝑚𝑒 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 (𝑅𝑃𝐴 99/2003) : {
𝐺+𝑄±𝐸

VI.3. Ferraillage des poutres :


VI.3.1. Méthode de calcul :
En cas général, les poutres sont sollicitées par un moment de flexion, un effort normal
et un effort tranchant. Par conséquent, le calcul doit se faire en flexion composée, mais
l’effort normal dans les poutres est très faible, par conséquent, le calcul en flexion simple sera
retenu. Aussi, le ferraillage se fera à l’ELU car la fissuration est jugée peu préjudiciable.
Les sections des armatures seront déterminées sous les sollicitations du 1er et du 2ème genre :
 Sollicitations du 1ier genre (BAEL 91) :
𝑆𝑝1 = 1,35𝐺 + 1,5𝑄 ⇨ 𝑀𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑀𝑠𝑝1
 Sollicitations du 2éme genre (RPA 99/2003) :
𝑆𝑝2 = 0,8𝐺 ± 𝐸
{ ⇨ 𝑀𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑀𝑠𝑝2
𝑆𝑝2 = 𝐺 + 𝑄 ± 𝐸
𝑀𝑠𝑝1
< 1,15 ; 𝑂𝑛 𝑑é𝑡𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑚𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑆𝑝2
𝑀𝑠𝑝2
Si :
𝑀𝑠𝑝1
> 1,15 ; 𝑂𝑛 𝑑é𝑡𝑒𝑟𝑚𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑎𝑟𝑚𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑆𝑝1
{𝑀𝑠𝑝2
Dans le calcul relatif à l’ELU, on induit des coefficients de sécurités (𝛾𝑠 ; 𝛾𝑏 ) :
𝛾 = 1 ⇨ 𝜎𝑠 = 400 𝑀𝑃𝑎
 Pour la situation accidentelle : { 𝑠
𝛾𝑏 = 1,15 ⇨ 𝑓𝑏𝑐 = 18,48 𝑀𝑃𝑎

83
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

𝛾𝑠 = 1,15 ⇨ 𝜎𝑠 = 348 𝑀𝑃𝑎


 Pour la situation normale ou durable : {
𝛾𝑏 = 1,5 ⇨ 𝑓𝑏𝑐 = 14,17 𝑀𝑃𝑎

VI.3.2. Recommandations du DTR pour les armatures longitudinales :


D’après le RPA 99/2003 (article 7.4.2), on a :
 Section d’armature minimale : 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,5% × 𝑏 × ℎ.
𝐴max 1 = 4% × 𝑏 × ℎ ; Zone courante
 Section d’armature maximale : {
𝐴max 2 = 6% × 𝑏 × ℎ ; Zone de recouvrement
 Le diamètre minimum est de 12 mm.
40 ∅ 𝑒𝑛 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝐼 𝑒𝑡 𝐼𝐼
 La longueur minimale des recouvrements est de : {
50 ∅ 𝑒𝑛 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝐼𝐼𝐼
 Les armatures longitudinales supérieures et inférieures doivent être coudées à 90°.
Dans ce cas, le ferraillage se fera sur les poutres les plus sollicitées, et il se fera pour une
situation accidentelle (le cas le plus défavorable).

VI.3.3. Exemple de calcul :


Une seule poutre sera calculée en détail, les résultats des autres poutres seront résumés
dans un tableau.

VI.3.3.1. Ferraillage d’une poutre :


L’exemple ci-dessous sera fait sur une poutre principale de rive, les moments
𝑀𝑠𝑝1 𝑒𝑡 𝑀𝑠𝑝2 sont tirés à partir du logiciel ETABS.
a) Ferraillage en travée :
𝑀𝑠𝑝1 = 10,7 𝑡. 𝑚 𝑀𝑠𝑝1
𝑂𝑛 𝑎 ∶ { ⇨ = 0,54 < 1,15 ⇨ 𝐷𝑜𝑛𝑐, 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 𝑠𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑆𝑝2
𝑀𝑠𝑝2 = 19,6 𝑡. 𝑚 𝑀𝑠𝑝2
Données :
 Largeur de la poutre : b = 40 cm.
 Hauteur de la section : h = 80 cm.
 Hauteur utile des aciers tendus : d = 0,9 h = 72 cm.
 Contrainte limite des aciers : 𝑓𝑒 = 400 𝑀𝑃𝑎 (longitudinaux).
 Contrainte limite des aciers : 𝑓𝑒 = 235 𝑀𝑃𝑎 (transversaux).
 Contrainte du béton à 28 jours : 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎.
 Contrainte limite du béton comprimé : 𝑓𝑏𝑐 = 18,48 𝑀𝑃𝑎.
 Résistance caractéristique à la traction du béton : 𝑓𝑡28 = 2,1 𝑀𝑃𝑎.
 Fissuration peu préjudiciable.

84
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

Le moment réduit :
𝑀𝑠𝑝2 19,6 × 104
𝜇= = = 0,051 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9735
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 40 × 72² × 18,48
La section d’acier :
𝑀𝑠𝑝2 19,6 × 104
𝐴𝑠 = = = 7 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9735 × 72 × 400
Donc on prend : 5T14, ce qui nous donne 𝐴𝑠 = 7,70 𝑐𝑚² / 𝑚.
b) Ferraillage sur appuis :
𝑀𝑠𝑝1 = 26,45 𝑡. 𝑚 𝑀𝑠𝑝1
𝑂𝑛 𝑎 ∶ { ⇨ = 0,67 < 1,15 ⇨ 𝐷𝑜𝑛𝑐 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙 𝑠𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑠𝑜𝑢𝑠 𝑆𝑝2
𝑀𝑠𝑝2 = 39,2 𝑡. 𝑚 𝑀𝑠𝑝2
Le moment réduit :
𝑀𝑠𝑝2 39,2 × 104
𝜇= = = 0,102 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,946
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 40 × 72² × 18,48
La section d’acier :
𝑀𝑠𝑝2 39,2 × 104
𝐴𝑠 = = = 14,38 𝑐𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,946 × 72 × 400
Donc, on prend : 5T16+5T14, ce qui nous donne 𝐴𝑠 = 17,75 𝑐𝑚² / 𝑚.
Avec des armatures de peau : 𝐴𝑠𝑝 = 3 × 2(𝑏 + ℎ) = 3 × 2(0,40 + 0,80) = 7,2 𝑐𝑚² ; on
prend : 4T16 = 8,04 cm2.

VI.3.3.2. Vérification du ferraillage de la poutre :


a) Condition de non fragilité :
0,23 × 𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑡28 0,23 × 40 × 72 × 2,10
𝐴𝑚𝑖𝑛 = = = 3,48 𝑐𝑚²/𝑚
𝑓𝑒 400
𝐴𝑎𝑑𝑝𝑡 > 𝐴𝑚𝑖𝑛 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,5% × 𝑏 × ℎ = 16 𝑐𝑚²/𝑚 ⇨ Condition vérifiée sur toute la section.
b) Contrainte de cisaillement :
𝑉𝑢 = 16,79 𝑡
𝑉𝑢 16,79 × 102
𝜏𝑢 = = = 0, 58 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 40 × 72
𝜏̅𝑢 = min(0,13 𝑓𝑐28 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = 3,25 𝑀𝑃𝑎 ; Fissuration préjudiciable
𝜏𝑢 = 0,58 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 3,25 𝑀𝑃𝑎 ; Condition vérifiée.
Il n’y a pas de risque de cisaillement, les cadres seront perpendiculaires à la ligne moyenne de
la poutre.

85
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

c) Détermination du diamètre des armatures transversales :


ℎ 𝑏
∅𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛 { ; ; ∅𝑙 } = 𝑚𝑖𝑛{22,85 𝑚𝑚 ; 40 𝑚𝑚 ; 14 𝑚𝑚} ⇨ ∅𝑡 = 14 𝑚𝑚 = 8 𝑚𝑚
35 10
d) L’espacement :
𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{0,9𝑑 ; 40 𝑐𝑚} = 𝑚𝑖𝑛{64,8 𝑐𝑚 ; 40 𝑐𝑚}
D’après le R.P.A 99/2003 :

Zone nodale : 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{ℎ⁄4 ; 30 𝑐𝑚 ; 12 ∅𝑙 } = 𝑚𝑖𝑛{20 𝑐𝑚 ; 30 𝑐𝑚 ; 16,8 𝑐𝑚}

⇨ 𝑆𝑡 = 15 𝑐𝑚
Zone courante : 𝑆𝑡 ≤ ℎ⁄2 = 40 𝑐𝑚 ⇨ 𝑆𝑡 = 35 𝑐𝑚
e) Vérification de la section d’armatures minimale :
𝐴𝑡 × 𝑓𝑒 𝜏𝑢
≥ 𝑚𝑎𝑥 { ; 0,4 𝑀𝑃𝑎} = 𝑚𝑎𝑥{0,29 ; 0,4} = 0,40 𝑀𝑃𝑎
𝑆𝑡 × 𝑏 2
𝐴𝑡 0,40 × 40
≥ = 0,068 𝑐𝑚 (1)
𝑆𝑡 235
𝐴𝑡 × 𝑓𝑒 𝜏𝑢 − 0,3 𝐾𝑓 𝑓𝑡𝑗 𝐴𝑡 (0,58 − (0,3 × 1 × 2,1)) × 40 × 1,15
≥ ⇨ ≥
𝑏 × 𝑆𝑡 × 𝛾𝑠 0,9 (sin 𝛼 + cos 𝛼) 𝑆𝑡 0,9 × 1 × 235
= − 0,011 𝑐𝑚 (2)
Avec : Kf =1 (flexion simple et fissuration non préjudiciable).
𝐴𝑡 ≥ 0,068 𝑆𝑡
On prend le max. entre (1) et (2) : {𝑂𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 𝑆𝑡 = 15 𝑐𝑚
𝐴𝑡 ≥ 1,02 𝑐𝑚²
f) Ancrage des armatures aux niveaux des appuis :
𝑉𝑢 = 16,79 𝑡 ; 𝑀𝑎𝑝 = 39,2 𝑡. 𝑚
𝑀𝑎𝑝 39,2
𝛿𝑢 = = = 60,5 𝑡 > 16,79 𝑡
0,9𝑑 0,9 × 72 × 10−2
Les armatures longitudinales ne sont pas soumises à un effort de traction.
g) Compression de la bielle d’about :
La contrainte de compression dans la biellette est de :
𝐹𝑏
𝜎𝑏 =
̅̅̅
𝑆
𝐹𝑏 = 𝑉𝑢 √2 2𝑉𝑢
𝐴𝑣𝑒𝑐 ∶ { 𝑎̅𝑏 ⇨ ̅̅̅
𝜎𝑏 = ; 𝑂ù 𝑎̅ 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑑 ′ 𝑎𝑝𝑝𝑢𝑖 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑏𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒𝑡𝑡𝑒.
𝑆= 𝑎𝑏
√2
𝑓𝑐28
𝑂𝑛 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 ∶ ̅̅̅
𝜎𝑏 <
𝛾𝑏

86
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

Mais pour tenir compte du fait que l’inclinaison de la biellette est légèrement différente de
45°, on doit vérifier que :
0,8 × 𝑓𝑐28 2𝑉𝑢 0,8 × 𝑓𝑐28 2𝑉𝑢 𝛾𝑏 2 × 16,79 × 102 × 1,5
𝜎𝑏 ≤
̅̅̅ ⇨ ≤ ⇨ 𝑎̅ ≥ ⇨ 𝑎̅ ≥
𝛾𝑏 𝑎̅𝑏 𝛾𝑏 0,8 × 𝑏 × 𝑓𝑐28 0,8 × 40 × 25
= 6,29 𝑐𝑚
𝑎′ = 𝑏 − 4 = 36 𝑐𝑚
𝑎̅ = min(𝑎′ ; 0,9 𝑑) = min(36 𝑐𝑚 ; 64,8 𝑐𝑚) = 36 𝑐𝑚 ; 𝑎̅ > 6,29 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
h) Entrainement des armatures :
h.1) Vérification de la contrainte d’adhérence :
𝑉𝑢
𝜏𝑠𝑒𝑟 = ≤ ̅̅̅̅̅
𝜏𝑠𝑒𝑟
0,9𝑑 × 𝜇̅ × 𝑛
Avec :
n : Nombre d’armatures longitudinaux tendues, n = 5.
𝜇̅ : Périmètre d’armatures tendues, 𝜇̅ = π x  = π x 1,4 = 4,39 cm.
𝑉𝑢 16,79 × 104
𝜏𝑠𝑒𝑟 = = = 1,18 𝑀𝑃𝑎
0,9𝑑 × 𝜇̅ × 𝑛 64,8 × 4,39 × 5 × 10²
𝜏𝑠𝑒𝑟 = 𝜓𝑠 × 𝑓𝑡28 = 1,5 × 2,1 = 3,15 𝑀𝑃𝑎
̅̅̅̅̅
𝜏𝑠𝑒𝑟 = 1,18 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅̅̅
𝜏𝑠𝑒𝑟 = 3,15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
h.2) Ancrage des armatures tendues :
La longueur de scellement droit « ls » est la longueur qui ne doit pas avoir une barre
droite de diamètre ∅pour équilibrer une contrainte d’adhérence 𝜏𝑠𝑢 .
La contrainte d’adhérence 𝜏𝑠𝑢 est supposée constante et égale à la valeur limite ultime.
𝜏𝑠𝑢 = 0,6 × 𝜓𝑠 ² × 𝑓𝑡28 = 0,6 × 1,5² × 2,1 = 2,83 𝑀𝑃𝑎
{ ∅ × 𝑓𝑒 1,4 × 400
𝑙𝑠 = = = 49,46 𝑐𝑚
4 × 𝜏𝑠𝑢 4 × 2,83
Cette longueur dépasse la largeur de la poutre secondaire (b = 40 cm) ; alors, on doit courber
les armatures d’une valeur « r » : 𝑟 = 5,5 ∅ = 5,5 × 1,4 = 7,7 𝑐𝑚.
h.3) Calcul des crochets :
Crochets courant d’angle de 90° : L 2  d  c   / 2  r 
𝐿2 = 61,1 𝑐𝑚
∅ = 1,4 𝑐𝑚 ⇨ {
𝐿1 = 15,24 𝑐𝑚
𝐿2 = 61,2 𝑐𝑚
∅ = 1,2 𝑐𝑚 ⇨ {
𝐿1 = 14,92 𝑐𝑚

87
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

h.4) Longueur de recouvrement :


D’après le RPA 99/2003, la longueur minimale de recouvrement est de :
40 ∅ 𝑒𝑛 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝐼 𝑒𝑡 𝐼𝐼 ∅ = 1,4 𝑐𝑚 ⇨ 𝑙 = 56 𝑐𝑚
{ ⇨{
50 ∅ 𝑒𝑛 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝐼𝐼𝐼 ∅ = 1,2 𝑐𝑚 ⇨ 𝑙 = 48 𝑐𝑚
i) Vérification des contraintes à l’ELS :
𝑀𝑠𝑒𝑟 = 7,8 𝑡. 𝑚 ; 𝐴𝑠 = 17,75 𝑐𝑚²
i.1) Position de l’axe neutre :
𝑏 2
𝑦 − 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦) = 0 → 20𝑦 2 + 266,25𝑦 − 19170 = 0 → 𝑦 = 25,01 𝑐𝑚
2
i.2) Moment d’inertie :
𝑏 3 40
𝐼= 𝑦 + 𝜂𝐴𝑠 (𝑑 – 𝑦)2 = 25,013 + (15 × 17,75 × (72 − 25,01)2 )
3 3
= 796479,43 𝑐𝑚4
i.3) Détermination des contraintes dans le béton comprimé 𝛔𝐛𝐜 :
𝑀𝑠𝑒𝑟 7,8 × 104
𝜎𝑏𝑐 = × 𝑦= × 25,01 = 2,44 𝑀𝑃𝑎
𝐼 796479,43
𝜎𝑏𝑐 = 2,44 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.

Les résultats obtenus sont reportés dans les tableaux qui suivent.
 Poutre principale (40 x 80) cm²
Calculons d’abord les sections min et max des aciers qui devraient conditionner la section à
adopter, on a :
Amin = 0,5% x b x h = (0,5/100) x 40 x 80 = 16 cm² (sur toute la section).
 Poutre de rive :
Niveau Moments (t.m) A min A calculée
Section A adoptée (cm²)
Msp1 Msp2 RPA (cm²) (cm²)
Appuis 14,27 8,41 5,05 5T14 = 7,70
S-sol 16
Travée 8,5 4,45 2,98 5T12 = 5,65

Etage Appuis 27,39 44,88 16,62 5T16+5T14 = 17,75


16
Travée 11,4 25,64 9,22 5T16 = 10,05

Appuis 26,45 39,2 14,38 5T16+5T14 = 17,75


Terrasse 16
Travée 10,7 19,6 7 5T14 = 7,70

Tableau VI.1: Récapitulatif du ferraillage des poutres principales de rive.

88
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

Figure VI.1 : Dessin de ferraillage de sections des poutres principales de rive.

 Poutre intermédiaire :

Niveau Moments (t.m) A min RPA A calculée


Section A adoptée (cm²)
Msp1 Msp2 (cm²) (cm²)
Appuis 33,10 59,48 22,56 6T16+6T16=24,12
S-sol 16
Travée 19,57 47,67 17,72 6T14+6T14=18,48

Etage Appuis 33,10 59,48 22,56 6T16+6T16=24,12


16
Travée 19,57 47,67 17,72 6T14+6T14=18,48

Appuis 33,10 59,48 22,56 6T16+6T16=24,12


Terrasse 16
Travée 19,57 47,67 17,72 6T14+6T14=18,48

Tableau VI.2 : Récapitulatif du ferraillage des poutres principales intermédiaires.

89
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

Figure VI.2 : Dessin de ferraillage des poutres principales intermédiaires.

 Poutre secondaire (40 x 60) cm²

Calculons d’abord les sections min et max des aciers qui devraient conditionner la section à
adopter, on a :

Amin = 0,5% x b x h = (0,5/100) x 40 x 60 = 12 cm² (sur toute la section).

 Poutre de rive :
Moments (t.m) A min A
Niveau
Section RPA calculée A adoptée (cm²)
Msp1 Msp2
(cm²) (cm²)
Appuis 18,17 31,60 15,88 6T14+6T12=16,03
S-sol 12
Travée 7,94 29,14 14,54 6T14+6T12=16,03

Etage Appuis 18,17 31,60 15,88 6T14+6T12=16,03


12
Travée 7,94 29,14 14,54 6T14+6T12=16,03

Appuis 18,17 31,60 15,88 6T14+6T12=16,03


Terrasse 12
Travée 7,94 29,14 14,54 6T14+6T12=16,03

Tableau VI.3 : Récapitulatif du ferraillage des poutres secondaires de rive.

90
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

 Poutre intermédiaire :

Niveau Moments (t.m) A min A calculée


Section A adoptée (cm²)
Msp1 Msp2 RPA (cm²) (cm²)
Appuis 8,58 4,82 4,05 6T12 = 6,79
S-sol 12
Travée 7,26 3,45 3,41 6T12 = 6,79

Etage Appuis 9,27 6,63 4,38 6T12 = 6,79


12
Travée 6,96 3.51 3,41 6T12 = 6,79
Appuis 8,45 6,70 4,05 6T12 = 6,79
Terrasse 12
Travée 6,47 4,04 3,41 6T12 = 6,79

Tableau VI.4 : Récapitulatif du ferraillage des poutres secondaires intermédiaires.

Figure VI.3 : Dessin de ferraillage des poutres secondaires.

VI.4. Ferraillage des poteaux :


a) Méthode de calcul :
En général, les poteaux sont sollicités par un moment de flexion, un effort normal et
un effort tranchant ; le calcul doit se faire en flexion composée.
La section des armatures doit être égale au maximum aux sections données par les six
combinaisons suivantes :
𝑁𝑚𝑎𝑥 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 → 𝐴1
𝑃𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 ∶ 1,35𝐺 + 1,5𝑄 ⇨ { 𝑁𝑚𝑖𝑛 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 → 𝐴2
𝑀𝑚𝑎𝑥 ; 𝑁𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 → 𝐴3
𝑁𝑚𝑎𝑥 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 → 𝐴4
0,8𝐺 ± 𝐸
𝐷𝑒𝑢𝑥𝑖è𝑚𝑒 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒 ∶ { ⇨ { 𝑁𝑚𝑖𝑛 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 → 𝐴5
𝐺+𝑄±𝐸
{ 𝑀𝑚𝑎𝑥 ; 𝑁𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝𝑜𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 → 𝐴6

91
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

Dans le calcul relatif aux ELU, on introduit des coefficients de sécurité (𝛾𝑠 ; 𝛾𝑏 ) :

𝛾𝑠 = 1 ⇨ 𝜎𝑠 = 400 𝑀𝑃𝑎
𝑆𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑐𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒 ∶ {
𝛾𝑏 = 1,15 ⇨ 𝑓𝑏𝑐 = 18,48 𝑀𝑃𝑎
{
𝛾 = 1,15 ⇨ 𝜎𝑠 = 348 𝑀𝑃𝑎
𝑆𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑒 ∶ { 𝑠
𝛾𝑏 = 1,5 ⇨ 𝑓𝑏𝑐 = 14,17 𝑀𝑃𝑎

b) Ferraillage exigé par le RPA 99/2003 :


 Les armatures longitudinales doivent être de haute adhérence droites et sans crochets.
 Le pourcentage minimal des aciers sur toute la longueur sera de 0,9% (zone III).
 Le pourcentage minimal des aciers sur toute la longueur sera de 0,4% en zone
courante et 0,6% en zone de recouvrement.
 Le diamètre minimum est de 12 mm.
40 ∅ 𝑒𝑛 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝐼 𝑒𝑡 𝐼𝐼
 La longueur minimale des recouvrements est de : {
50 ∅ 𝑒𝑛 𝑧𝑜𝑛𝑒 𝐼𝐼𝐼
 Le distance dans les barres verticales d’une face du poteau ne doit dépasser 25 cm.
 Les jonctions par recouvrement doivent être faites si possible à l’extérieure des zones
nodales.

On effectuera un seul exemple de calcul pour un type de poteau, et les résultats de


calcul des autres types seront reportés ci-dessous dans des tableaux.

VI.4.1. Sections min. et max. et sollicitations défavorables :


Le tableau qui suit donne les sections minimales et maximales imposées par le RPA
99/2003 :

Type de poteaux 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,9% × 𝑆[cm²] 𝐴max 1 = 4% × 𝑆[cm²] 𝐴max 2 = 6% × 𝑆[cm²]


Type 1 (60 x 60) cm² 32,4 144 216
Type 2 (55 x 55) cm² 27,23 121 181,5
Type 3 (50x50 cm) 22,5 100 150
𝜋602
𝐶𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 ( ) 25,43 113,04 169,56
4
𝜋552
𝐶𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 ( ) 21,37 94,98 142,47
4
𝜋502
𝐶𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 ( ) 17,66 78,5 117,75
4
Tableau VI.5 : Armatures minimales et maximales pour les poteaux.

92
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

Le tableau suivant donne les sollicitations défavorables du premier genre.

Etages
Type 1 (60x 60) cm² Type 2 (55 x 55) cm² Type 3 (50 x 50) cm²
Combinaison
𝑁𝑚𝑎𝑥 [𝑡] 79,89 287,57 140,4
A
𝑀𝑐𝑜𝑟 [t. m] 0,114 0,075 0,355
𝑁𝑚𝑖𝑛 [𝑡] 51,71 57,28 15,39
B
𝑀𝑐𝑜𝑟 [t.m] 0,189 0,409 0,064
𝑀𝑚𝑎𝑥 [t.m] 0,433 7,389 5,209
C
𝑁𝑐𝑜𝑟 [𝑡] 71,09 74,7 37,5

Tableau VI.6 : Sollicitations du premier genre.

Le tableau suivant donne les sollicitations défavorables du deuxième genre.

Etages
Type 1 (60 x 60) cm² Type 2 (55 x 55) cm² Type 3 (50 x 50) cm²
Combinaison
𝑁𝑚𝑎𝑥 [𝑡] 53,14 193,25 96,84
A
𝑀𝑐𝑜𝑟 [t.m] 3,612 7,954 4,14
𝑁𝑚𝑖𝑛 [𝑡] 19,82 47,86 2,16
B
𝑀𝑐𝑜𝑟 [t.m] 1,704 46,735 0,594
𝑀𝑚𝑎𝑥 [t. m] 4,12 46,753 9,771
C
𝑁𝑐𝑜𝑟 [𝑡] 12,79 47,86 30,27

Tableau VI.7 : Sollicitations du deuxième genre.

VI.4.2. Calcul d’un poteau type 1 :


Données :
 Poteau de section carrée 60 x 60 cm2 (a = b).
 Enrobage : c = 2,5 cm.
 Hauteur utile des aciers tendus : d = 60 – c = 57,5 cm.
 Contrainte limite des aciers : 𝑓𝑒 = 400 𝑀𝑃𝑎 (longitudinaux).
 Contrainte limite des aciers : 𝑓𝑒 = 235 𝑀𝑃𝑎 (transversaux).
 Contrainte du béton à 28 jours : 𝑓𝑐28 = 25 𝑀𝑃𝑎.
 Résistance caractéristique à la traction du béton : 𝑓𝑡28 = 2,1 𝑀𝑃𝑎.
 Fissuration peu préjudiciable.
 Pour les calculs la grandeur h = a = b = 60 cm.

93
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

VI.4.2.1. Méthode de calcul :


Le calcul se fera à l’aide des combinaisons de premier genre suivantes :
A. On détermine le centre de pression puis le moment :
𝑀
𝑒̅ =
{ 𝑁

𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 (𝑑 − + 𝑒̅)
2

B. On vérifie si la section est surabondante :


𝑁𝑢 ≤ 0,81 × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ
{ 0,514 𝑁𝑢
𝑀𝑢 ≤ 𝑁𝑢 × 𝑑 × (1 − )
𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑏𝑐
Si les conditions sont vérifiées, alors la section est surabondante et les armatures ne sont pas
nécessaires (A = A’ = 0)

C. Si non, on calcule la section des armatures :


𝑀𝑢
𝜇=
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐
𝑀𝑢
𝐴𝑠 =
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠
𝑁𝑢
𝐴𝑠𝑙 = 𝐴𝑠 −
{ 𝜎𝑠

D. On calcule la section des armatures minimale, puis on choisit la plus grande section
calculée précédemment :
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,5% × 𝑏 × ℎ → 𝐴𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 = 𝑚𝑎𝑥{𝐴1 ; 𝐴2 ; … ; 𝐴𝑚𝑖𝑛 }
 Combinaison du 1er genre :
a) Combinaison ≪ 𝑨 ≫ :
𝑁𝑚𝑎𝑥 = 798,9 𝑘𝑁 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝 = 1,14 𝑘𝑁. 𝑚
 Détermination de centre de pression :
𝑀 1,14
𝑒̅ = = = 0,0014
𝑁 798,9
ℎ 0,60
𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 (𝑑 − + 𝑒̅) = 798,9 (0,575 − + 0,0014) = 220,81 𝑘𝑁. 𝑚
2 2
 Vérification si la section est surabondante :
𝑁𝑢  0,81 × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ
{ 0,514 𝑁𝑢
𝑀𝑢  𝑁𝑢 × 𝑑 (1 − )
𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑏𝑐

94
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

𝑁𝑢 = 798,9 𝑘𝑁 < 5388,76 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑖𝑓é𝑒


{
𝑀𝑢 = 220,81 𝑘𝑁. 𝑚 < 429,96 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑖𝑓é𝑒
Les deux conditions sont vérifiées donc la section est surabondante, les armatures ne sont pas
nécessaires (A1 = A’1 = 0).

b) Combinaison ≪ 𝑩 ≫ :
𝑁𝑚𝑖𝑛 = 517,1 𝑘𝑁 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝 = 1,89 𝑘𝑁. 𝑚
 Détermination le centre de pression :
𝑒̅ = 𝑀/𝑁 = 0,0036 𝑚
ℎ 0,60
𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 (𝑑 − + 𝑒̅ ) = 517,1 (0,575 − + 0,0036) = 144,06 𝑘𝑁. 𝑚
2 2
 Vérification si la section est surabondante :
𝑁𝑢  0,81 × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ
{ 0,514 𝑁𝑢
𝑀𝑢  𝑁𝑢 × 𝑑 (1 − )
𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑏𝑐
𝑁𝑢 = 517,1 𝑘𝑁 < 5388,76 𝑘𝑁 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
{
𝑀𝑢 = 144,06 𝑘𝑁. 𝑚 < 285,43 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑖𝑓é𝑒
Les deux conditions sont vérifiées donc la section est surabondante, les armatures ne sont pas
nécessaires (A2 = A’2 = 0).

c) Combinaison ≪ 𝑪 ≫ :
𝑀𝑚𝑎𝑥 = 4,33 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝑁𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝 = 710,9 𝑘𝑁
 Détermination le centre de pression :
𝑀
𝑒̅ = = 0,006 𝑚
𝑁
ℎ 0,60
𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 (𝑑 − + 𝑒̅) = 710,9 (0,575 − + 0,006) = 199,76 𝑘𝑁. 𝑚
2 2
 Vérification si la section est surabondante :
𝑁𝑢  0,81 × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ
{ 0,514 𝑁𝑢
𝑀𝑢  𝑁𝑢 × 𝑑 (1 − )
𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑏𝑐
𝑁𝑢 = 710,9 < 5388,76 𝑘𝑁 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣érifiée
{
𝑀𝑢 = 199,76 KN. m < 388,32 𝑘𝑁. 𝑚 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣𝑒𝑟𝑖𝑓é𝑒
Les deux conditions sont vérifiées donc la section est surabondante, les armatures ne sont pas
nécessaires (A3 = A’3 = 0).

95
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

 Combinaison du 2ème genre :


a) Combinaison ≪ 𝑨 ≫ :
𝑁𝑚𝑎𝑥 = 531,4 𝑘𝑁 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝 = 36,12 𝑘𝑁. 𝑚
 Détermination le centre de pression :
𝑒̅ = 𝑀/𝑁 = 0,067 𝑚
ℎ 0,60
𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 (𝑑 − + 𝑒̅) = 531,4 (0,575 − + 0.067) = 181,73 𝑘𝑁. 𝑚
2 2
 Vérification si la section est surabondante :
𝑁𝑢  0,81 × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ
{ 0,514 𝑁𝑢
𝑀𝑢  𝑁𝑢 × 𝑑 (1 − )
𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑏𝑐
𝑁𝑢 = 531,4 𝑘𝑁 < 5388,76 𝑘𝑁 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
{
𝑀𝑢 = 181,73 𝑘𝑁. 𝑚 < 293,33 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
Les deux conditions sont vérifiées donc la section est surabondante, les armatures ne sont pas
nécessaires (A4 = A’4 = 0).

b) Combinaison ≪ 𝑩 ≫ :
𝑁𝑚𝑖𝑛 = 198,2 𝑘𝑁 ; 𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝 = 17,04 𝑘𝑁. 𝑚
 Détermination le centre de pression :
𝑒̅ = 𝑀/𝑁 = 0,086 𝑚
ℎ 0,60
𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 (𝑑 − + 𝑒̅) = 198,2 (0,575 − + 0.086) = 71,55 𝑘𝑁. 𝑚
2 2
 Vérification si la section est surabondante :
𝑁𝑢  0,81 × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ
{ 0,514 𝑁𝑢
𝑀𝑢  𝑁𝑢 × 𝑑 (1 − )
𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑏𝑐
𝑁𝑢 = 198,2 𝑘𝑁 < 5388,76 𝑘𝑁 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
{
𝑀𝑢 = 71,55 𝑘𝑁. 𝑚 < 112,25 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
Les deux conditions sont vérifiées donc la section est surabondante, les armatures ne sont pas
nécessaires (A5 = A’5 = 0).

c) Combinaison ≪ 𝑪 ≫ :
𝑀𝑚𝑎𝑥 = 41,2 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝑁𝑐𝑜𝑟𝑟𝑒𝑠𝑝 = 127,9 𝑘𝑁
 Détermination le centre de pression :
𝑒̅ = 𝑀/𝑁 = 0,32 𝑚
ℎ 0,60
𝑀𝑢 = 𝑁𝑢 (𝑑 − + 𝑒̅) = 127,9 (0,575 − + 0,32) = 76,10 𝑘𝑁. 𝑚
2 2
96
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

 Vérification si la section est surabondante :


𝑁𝑢  0,81 × 𝑓𝑏𝑐 × 𝑏 × ℎ
{ 0,514 𝑁𝑢
𝑀𝑢  𝑁𝑢 × 𝑑 (1 − )
𝑏 × 𝑑 × 𝑓𝑏𝑐
𝑁𝑢 = 127,9 𝑘𝑁 < 5388,76 𝑘𝑁 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
{
𝑀𝑢 = 76,10 𝑘𝑁. 𝑚 < 72,80 𝑘𝑁. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
𝑀𝑡 41,2 × 103
𝜇= = = 0,011 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9945
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 60 × 57,5² × 18,48
La section d’acier :
𝑀𝑡 41,2 × 103
𝐴𝑠 = = = 1,80 𝑚² / 𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9945 × 57,5 × 400
𝐴6 = 1,80 𝑚² / 𝑚
Section adoptée : 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,009 × 60 × 60 = 32,4 𝑐𝑚
Aadoptée = max (A1, A2, A3, A4, A5, A6, Amin ) = max (0, 0, 0, 0, 0, (1,80), (32,4))
= 32,4 cm²
On adopte : 12T20 ; soit une section de 37,7 cm2.

Le tableau récapitulatif qui suit reporte, d’une part, les résultats de calcul pour le
poteau type 1 ainsi que les autres types.

1ier genre 2ème genre


Niveaux Comb. 𝑀𝑢 𝐴𝑐𝑎𝑙 𝑁𝐴𝐶𝐶 𝑀𝐴𝐶𝐶 𝐴𝑠𝑙 Amin A adoptée [cm²]
𝑁𝑢 [t]
[t.m] [cm²] [t] [t.m] [cm²] [cm²]
A 79,89 0,114 0 53,14 3,612 0
Type 1 12T20
B 51,71 0,189 0 19,82 1,704 0 32,4
(60 x 60) cm² = 37,7
C 71,09 0,433 0 12,79 4,12 1,80
A 287,57 0,075 0 193,25 7,954 0
Type 2 4T20 + 8T16
B 57,28 0,409 0 47,86 46,73 0 27,22
(55 x 55) cm² = 28,65
C 74,7 7,389 0,52 47,86 46,75 0
A 140,4 0,355 0 96,84 4,14 0
Type 3 12T16
B 15,39 0,064 0 2,16 0,594 0 22,5
(50 x 50) cm² = 24,13
C 37,5 5,209 0 30,27 9,771 0

Tableau VI.8 : Ferraillage des poteaux.

97
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

Poteau (60 x 60 cm2) Poteau (55 x 55 cm2)

Poteau (50 x 50 cm2)

Figure VI.4 : Ferraillage de sections carrées des poteaux.

VI.4.2.2. Vérifications de la contrainte de cisaillement :


Le poteau le plus sollicité est de type 1 (60 x 60 cm²).
𝑉𝑢 = 28,4 𝑘𝑁
𝑉𝑢 28,4 × 10
𝜏𝑢 = = = 0,082 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 60 × 57,5
𝜏̅𝑢 = min(0,13 𝑓𝑐28 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = 3,25 𝑀𝑃𝑎 ; Fissuration préjudiciable
𝜏𝑢 = 0,082 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 3,25𝑀𝑃𝑎 ; Condition vérifiée
Il n’y a pas de risque de cisaillement.

VI.4.2.3. Calcul des armatures transversales :


Le calcul des armatures transversales se fait suivant les directives données par l’article
[Link] du RPA 99/2003.
a) Diamètre des armatures transversales :
∅𝑙 20
∅𝑡 = = = 6,66 𝑚𝑚
3 3
Les armatures transversales des poteaux sont calculées à l’aide de la formule :

98
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

𝐴𝑡 𝜌𝑎 × 𝑇𝑢
=
𝑆𝑡 ℎ × 𝑓𝑒
2,5 𝑠𝑖 𝜆𝑔 ≥ 5
𝝆𝒂 : Coefficient correcteur fonction de l’élancement géométrique et égal à : {
3,75 𝑠𝑖 𝜆𝑔 ≤ 5
b) Espacement :
D’après le RPA 99/2003, on a :
𝑍𝑜𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑑𝑎𝑙𝑒 ∶ 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{10 ∅𝑙 ; 15 𝑐𝑚} = 15 𝑐𝑚 → 𝑂𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 ∶ 𝑆𝑡 = 10 𝑐𝑚
{
𝑍𝑜𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒 ∶ 𝑆𝑡 ≤ 15 ∅𝑙 = 30 𝑐𝑚 → 𝑂𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 : 𝑆𝑡 = 15 𝑐𝑚

c) Calcul de l’élancement géométrique :


𝐿𝑓 0,7 ℎ𝑒 0,7 × 3,7
𝜆𝑔 = = = = 4,31 < 5 → 𝜌𝑎 = 3,75
𝑏 𝑏 0,60
𝑆𝑡 × 𝜌𝑎 × 𝑉𝑢 15 × 3,75 × 28,4 × 103
𝐴𝑡 = = = 1,13 𝑐𝑚²
ℎ × 𝑓𝑒 [𝐹𝑒𝐸235] 60 × 235 × 102

d) Quantité d’armatures transversales minimales :


𝐴
La valeur de ( 𝑡⁄𝑉 × 𝑏) en % est donnée comme suit :
𝑢
𝐴𝑡
3 < (𝜆𝑔 = 4,31) < 5 → ⁄𝑉 × 𝑏 = 0,6%
𝑢

𝑍𝑜𝑛𝑒 𝑛𝑜𝑑𝑎𝑙𝑒 ∶ 𝐴𝑡 = 0,6% × 10 × 60 = 3,6 𝑐𝑚² 𝐴 = 11∅8 = 5,53 𝑐𝑚²/𝑚


Alors : { { 𝑡
𝑍𝑜𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒 ∶ 𝐴𝑡 = 0,6% × 15 × 60 = 5,4 𝑐𝑚² 𝑆𝑡 = 10 𝑐𝑚

e) Vérification de la section minimale d’armatures transversales :


𝐴𝑡 × 𝑓𝑒 0,4 × 𝑏 × 𝑆𝑡
≥ 𝑚𝑎𝑥{𝜏𝑢 = 0,082 ; 0,4 𝑀𝑃𝑎} = 0,4 𝑀𝑃𝑎 ⇨ 𝐴𝑡 ≥ = 1,02 𝑐𝑚²
𝑏 × 𝑆𝑡 𝑓𝑒 [𝐹𝑒𝐸235]
< 5,53 𝑐𝑚² ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒

f) Détermination de la zone nodale :


La zone nodale est constituée par le nœud poutre-poteau proprement dit et les
extrémités des barres qui y concourent. Les longueurs à prendre pour chaque barre sont :


ℎ𝑒 370
{ℎ = 𝑚𝑎𝑥 { 6 ; 𝑏 ; ℎ ; 60 𝑐𝑚} = 𝑚𝑎𝑥 { 3 = 61,67 𝑐𝑚 ; 60 𝑐𝑚 ; 60𝑐𝑚 ; 60 𝑚} ≈ 62 𝑐𝑚
𝐿′ = 2ℎ = 120 𝑐𝑚

Figure VI.5 : Zone nodale.

99
Chapitre VI FERRAILLAGE DES PORTIQUES

VI.5. Poteaux circulaires :


Le tableau qui suit donne un récapitulatif des résultats obtenus pour les poteaux
circulaires.

1ier genre 2ème genre


Combi
Niveaux 𝑀𝑢 𝐴𝑐𝑎𝑙 𝑁𝐴𝐶𝐶 𝑀𝐴𝐶𝐶 𝐴𝑠𝑙 Amin A adoptée [cm²]
. 𝑁𝑢 [t]
[t.m] [cm²] [t] [t.m] [cm²] [cm²]

𝐶𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 A 69,19 0,21 0 22,34 1,20 0

𝜋602 B 61,29 2,55 0 17,47 0,90 0 25,43 9T20 = 28,27


( )
4 C 66,37 2,87 0 2,25 2,51 0

𝐶𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 A 174,39 6,42 0 72,39 0,86 0

𝜋552 B 77,22 0,24 0 23,02 0,049 0 21,37 7T20 = 21,99


( )
4 C 174,39 6,42 0 48,21 8,85 0
A 61,17 0,29 0 31,69 0,072 0
𝐶𝑖𝑟𝑐𝑢𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒
𝜋502
B 16,69 0,016 0 5,16 0,21 0 17,66 6T20 = 18,85
( )
4 C 17,19 0,99 0 16,03 2,22 0

Tableau VI.9 : Ferraillage des poteaux circulaires.

Poteau (D = 60 cm) Poteau (D = 55 cm)

Poteau (D = 50 cm)

Figure VI.6 : Ferraillage des poteaux circulaires.

100
Chapitre VII

Ferraillage des voiles


Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

VII.1. Introduction :
Les voiles ou murs en béton armé sont des éléments de construction verticaux
surfaciques coulés dans des coffrages à leur emplacement définitif dans la construction. Ce
sont des éléments ayant deux dimensions grandes par rapport à l’épaisseur ; ainsi, tout poteau
"allongé" de longueur supérieure à cinq fois son épaisseur peut être considéré comme un
voile. Aussi, ces éléments comprennent habituellement des armatures de comportement fixées
forfaitairement et des armatures prises en compte dans les calculs.

VII.2. Système de contreventement :


Les systèmes de contreventement représentent la partie de la structure qui doit
reprendre les forces horizontales dues aux actions climatiques et géologiques ; dans cette
construction, le système de contreventement est mixte (voile-portique), il est conseillé en
zones sismiques car il présente une capacité de résistance satisfaisante.
Mais ce système structural est en fait un mélange de deux types de structure qui obéissent à
des lois de comportement différentes de l’interaction portique-voile naissant des forces qui
peuvent changées de sens aux niveaux les plus hauts, et ceci s’explique par le fait qu’à ces
niveaux les portiques bloquent les voiles dans leurs déplacements. Par conséquent, une
attention particulière doit être observée pour ce type de structure.
 Conception :
 Il faut que les voiles soient placés de telle sorte qu’il n’y ait pas d’excentricité
(torsion).
 Les voiles ne doivent pas être trop éloignés (flexibilité du plancher).
 L’emplacement des voiles ne doit pas déséquilibrer la structure (il faut que les
rigidités dans les deux directions soient très proches).
 L’épaisseur minimale est de 15 cm. De plus, l’épaisseur doit être déterminée en
fonction de la hauteur libre d’étage ℎ𝑒 et des conditions de rigidité aux extrémités.
Pour cette structure, la hauteur d’étage est de 3,10 m pour le sous-sol 2, puis de
3,70 m pour le sous-sol 1 et le reste des étages ; à cet effet, l’épaisseur du voile sera
prise en appliquant la formule suivante :
ℎ𝑒⁄ 3,7⁄ = 14,8 𝑐𝑚, l’épaisseur des voiles sera prise égale à 20 cm.
𝑒= 25 = 25
 Calcul : Dans les calculs, on doit considérer un modèle comprenant l’ensemble des
éléments structuraux (portique-voiles) afin de prendre en considération conformément
aux lois de comportement de chaque type de structure.

101
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

VII.3. Principe de calcul :


L’étude des voiles consiste à les considérer comme des consoles sollicitées par un
moment fléchissant, un effort normal, et un effort tranchant suivant le cas le plus défavorable
selon les combinaisons suivantes :
 𝐺 + 𝑄 ± 𝐸 ; Vérification du béton.
 0,8 𝐺 + 𝐸 ; Calcul des aciers de flexion.
Le calcul des armatures sera fait à la flexion composée par la méthode de contraintes, et
vérifié selon le règlement RPA 99/2003.
Les murs en béton armé comportent trois catégories d’armature :
 Armatures verticales.
 Armatures horizontales (parallèles aux faces des murs).
 Armatures transversales.
a) Méthode de calcul :
On utilise la méthode des contraintes (la formule classique de la RDM) :
𝑁 𝑀×𝑌 0,85 𝑓𝑐28
𝜎1,2 = ± ≤ 𝜎̅ = = 18,48 𝑀𝑃𝑎
𝐴 𝐼 1,15
Avec :
N : effort normal appliqué. Y : distance entre le centre de gravité du
M : moment fléchissant appliqué. voile et la fibre la plus éloignée ;
A : section du voile. I : moment d’inertie.
On distingue trois cas :
 Premier cas :
(𝜎1 𝑒𝑡 𝜎2 ) > 0, la section du voile est entièrement comprimée « pas de zone tendue ». La
zone courante est armée par le minimum exigé par le RPA 99/2003 :
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15% × 𝑎 × 𝐿.
 Deuxième cas :
(𝜎1 𝑒𝑡 𝜎2 ) < 0, la section du voile est entièrement tendue « pas de zone comprimée ». On
calcule le volume des contraintes de traction ; d’où, la section des armatures verticales :
𝐹𝑡
𝐴𝑣 = ⁄𝑓
𝑒

𝑭𝒕 : Force de traction.
On compare 𝐴𝑣 par la section minimale exigée par le RPA 99/2003 :
 Si : 𝐴𝑣 < 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15% × 𝑎 × 𝐿, on ferraille avec la section minimale.
 Si : 𝐴𝑣 > 𝐴𝑚𝑖𝑛 , on ferraille avec 𝐴𝑣 .

102
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

 Troisième cas :
(𝜎1 𝑒𝑡 𝜎2 ) sont de signes différents, la section du voile est partiellement comprimée ; donc, on
calcule le volume des contraintes pour la zone tendue.

b) Armatures verticales :
Elles sont disposées en deux nappes parallèles servant à répondre aux contraintes de
flexion composée ; le RPA exige un pourcentage minimal égal à 0,15 % de la section du
béton. Le ferraillage sera disposé symétriquement dans le voile en raison du changement de
direction du séisme avec le diamètre des barres qui ne doit pas dépasser le 1⁄10 de l’épaisseur
du voile.

c) Armatures horizontales :
Les armatures horizontales parallèles aux faces du mur sont distribuées d’une façon
uniforme sur la totalité de la longueur du mur ou de l’élément du mur limité par des
ouvertures ; les barres horizontales doivent être disposées vers l’extérieur.
Le pourcentage minimum d’armatures horizontales est donné comme suit :
 Globalement dans la section du voile : 0,15 %.
 En zone courante : 0,10 %.

d) Armatures transversales :
Les armatures transversales perpendiculaires aux faces du voile sont à prévoir d’une
densité de 4 par m² au moins dans le cas où les armatures verticales ont un diamètre inférieur
ou égal à 12 mm. Les armatures transversales doivent tenir toutes les barres avec un
espacement au plus égal à 15 fois le diamètre des aciers verticaux.
Les armatures transversales peuvent être des épingles de diamètres de 6 mm lorsque les barres
longitudinales ont un diamètre inférieur ou égal à 20 mm, et de 8 mm dans le cas contraire.

e) Armatures de coutures :
L’effort tranchant doit être repris par des aciers de coutures tout au long des joints de
reprise de coulage ; leur section est donnée par la formule suivante :
𝑇𝑢
𝐴𝑣𝑗 = 1,1
{ 𝑓𝑒
𝑇𝑢 = 1,4 𝑉𝑢
Cette quantité doit s’ajouter à la section d’acier tendue nécessaire pour équilibrer les efforts
de traction dus au moment de renversement.

103
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

VII.4. Ferraillage des voiles Type 1 :


0,6

0,6

9,2

Figure VII.1 : Schéma du voile + deux poteaux.

𝐴 = 1,84 𝑚2 𝐼 = 12,97 𝑚4 𝑌 = 4,6 𝑚

0,8 G+ E :

𝑁 = 1372,3 𝑘𝑁 𝑀 = 23,6 𝑘𝑁 𝑉𝑢 = 21,7 𝑘𝑁

a) Détermination des contraintes :


𝑁 𝑀 × 𝑌 1372,3 23,6 × 4,6
𝜎1 = + = + = 754,30 𝑘𝑁/𝑚²
𝐴 𝐼 1,84 12,79
𝑁 𝑀 × 𝑌 1372,3 23,6 × 4,6
𝜎2 = − = − = 737,32 𝑘𝑁/𝑚²
{ 𝐴 𝐼 1,84 12,79
On est dans le 1𝑒𝑟 cas, (𝜎1 𝑒𝑡 𝜎2 ) > 0. La section du voile est entièrement comprimée « pas de
zone tendue ». La zone courante est armée par le minimum exigé par le RPA 99/2003 :
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15% × 𝑎 × 𝐿.

b) Calcul des armatures verticales :


On calcule le ferraillage pour une bande : L = 1 m et a = 200 mm
.
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15% × 𝑎 × 1𝑚 ⇒ 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15% × 20 × 100 = 3 𝑐𝑚2 /𝑚
 Le diamètre :
1×𝑎 . 1×200 .
𝐷≤ (𝑚𝑚) ⇒ 𝐷 ≤ ⇒ 𝐷 ≤ 20 𝑚𝑚
10 10

On adopte : D = 12 mm.

c) Armatures de couture :
𝑇𝑢 1,4 𝑉𝑢 1,4 × 21,7
𝐴𝑣𝑗 = 1,1 = 1,1 = 1,1 × 3
= 0,000083 𝑚2 = 0,83 𝑐𝑚²
𝑓𝑒 𝑓𝑒 400 × 10

d) Armatures totales :
𝐴𝑣 = 𝐴𝑚𝑖𝑛 + 𝐴𝑣𝑗 = 3 + 0,83 = 3,83 𝑐𝑚²
Donc, on prend : 4T12 p. m (As = 4,52 cm²).

104
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

VII.4.1. Vérification à l’ELS :


a) Espacement :

Selon le BAEL 91, on a : 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{2𝑎 ; 33 𝑐𝑚} = 𝑚𝑖𝑛{40 𝑐𝑚 ; 33 𝑐𝑚} ⇨ 𝑆𝑡 ≤ 33 𝑐𝑚


Selon le RPA 99/2003 : 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{1,5 𝑎 ; 30 𝑐𝑚} = 𝑚𝑖𝑛{30 𝑐𝑚 ; 30 𝑐𝑚} ⇨ 𝑆𝑡 ≤ 30 𝑐𝑚
Donc : 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{𝑆𝑡 𝐵𝐴𝐸𝐿 ; 𝑆𝑡 𝑅𝑃𝐴 } ⇨ 𝑆𝑡 ≤ 30 𝑐𝑚
On adopte un espacement de 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚.

b) Vérification des contraintes de cisaillement :


 BAEL 91 : (Avec b est l’épaisseur du voile).
𝑉𝑢 21,7 × 102
𝜏𝑢 = = = 0,41 𝑀𝑃𝑎
𝑏 × 𝑑 20 × 0,9 × (370 − 80)
𝜏𝑢 = min(0,13 𝑓𝑐28 ; 5 𝑀𝑃𝑎) ; Fissuration préjudiciable
̅̅̅
𝜏𝑢 = 0,41 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅
𝜏𝑢 = 3,25 𝑀𝑃𝑎 ; Condition vérifiée
 RPA 99/2003 : (Avec b est l’épaisseur du voile).
𝑇𝑢 1,4 × 21,7 × 102
𝜏𝑏 = = = 0,58 𝑀𝑃𝑎
𝑏 × 𝑑 20 × 0,9 × (370 − 80)
𝜏𝑏 = 0,58 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑏 = 0,2 𝑓𝑐28 = 5 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
Donc pas de risque de cisaillement.

VII.4.2. Disposition des armatures :


VII.4.2.1. Armatures verticales :
 Les arrêts, jonctions et enrobage des armatures verticales sont effectués conformément
aux règles de béton armé en vigueur.
 La distance entre axes des armatures verticales d’une même face ne doit pas dépasser
deux fois l’épaisseur du mur ni 33 cm selon le BAEL 91, et ne doit pas dépasser 1,5
fois l’épaisseur du mur ni 30 cm selon le RPA 99/2003.
 À chaque extrémité du voile l’espacement des barres ne doit pas être réduit de moitié
sur 1⁄10 de la largeur du voile. Cet espacement d’extrémité doit être au plus égal à
15 cm :
𝑆𝑡
𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚 → = 12,5 𝑐𝑚 < 15 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
{ 2
𝐿𝑣
𝐿𝑣 = 920 𝑐𝑚 → = 92 𝑐𝑚
10

105
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

Figure VII.2 : Disposition des armatures verticales dans le voile de Type 1.

VII.4.2.2. Armatures horizontales :


 Les barres horizontales doivent être munies de crochets à 135° ayant une longueur de
10 .
 Elles doivent être retournées aux extrémités du mur et aux bords libres qui limitent les
ouvertures sur l'épaisseur du mur.
 Les arrêts, jonctions et enrobages des armatures horizontales sont effectués
conformément aux règles de béton armé en vigueur : 𝑆𝑡  𝑚𝑖𝑛{1,5𝑒 ; 30 𝑐𝑚}.
 Le diamètre des barres verticales et horizontales des voiles ne doit pas dépasser 1/10
de l'épaisseur du voile.

VII.4.2.3. Armatures transversales :


 Les deux nappes d'armatures doivent être reliées avec au moins 4 épingles au mètre
carré.
 Dans chaque nappe, les barres horizontales doivent être disposées vers l'extérieur.

4T12 esp = 25 cm

4T12

Figure VII.3 : Disposition du ferraillage de voile type 1.

106
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

VII.5. Ferraillage des voiles Type 2 :


0,6

0,6

Figure VII.4 : Schéma du voile + poteau.

𝐴 = 1,2 𝑚2 𝐼 = 3,6 𝑚4 𝑌 = 3𝑚

0,8 G + E :

𝑁 = 660,9 𝑘𝑁 𝑀 = 3,2 𝑘𝑁 𝑉𝑢 = 2 𝑘𝑁

a) Détermination des contraintes :


𝑁 𝑀 × 𝑌 660,9 3,2 × 3
𝜎1 = + = + = 553,41 𝑘𝑁/𝑚²
𝐴 𝐼 1,2 3,6
𝑁 𝑀 × 𝑌 660,9 3,2 × 3
𝜎2 = − = − = 548,08 𝑘𝑁/𝑚²
{ 𝐴 𝐼 1,2 3,6
On est dans le 1𝑒𝑟 cas (𝜎1 𝑒𝑡 𝜎2 ) > 0, la section du voile est entièrement comprimée « pas de
zone tendue ». La zone courante est armée par le minimum exigé par le RPA 99/2003 :
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15% × 𝑎 × 𝐿.

b) Calcul des armatures verticales :


On calcule le ferraillage pour une bande : L = 1 m et a = 200 mm
.
𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15 % × 𝑎 × 1𝑚 ⇒ 𝐴𝑚𝑖𝑛 = 0,15% × 20 × 100 = 3 𝑐𝑚2 /𝑚
 Le diamètre :
1×𝑎 . 1×200 .
𝐷≤ (𝑚𝑚) ⇒ 𝐷 ≤ ⇒ 𝐷 ≤ 20 𝑚𝑚
10 10

On adopte : D = 12 mm.

c) Armatures de couture :
𝑇𝑢 1,4 𝑉𝑢 1,4 × 2
𝐴𝑣𝑗 = 1,1 = 1,1 = 1,1 × = 0,000007 𝑚² = 0,07𝑐𝑚²
𝑓𝑒 𝑓𝑒 400 × 103

d) Armatures totales :
𝐴𝑣 = 𝐴𝑚𝑖𝑛 + 𝐴𝑣𝑗 = 3 + 0,07 = 3,07 𝑐𝑚²
Donc : on prend : 4T10 p. m (As = 3,14 cm²).

107
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

VII.5.1. Vérification à l’ELS :


a) Espacement :

Selon le BAEL 91, on a : 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{2𝑎 ; 33 𝑐𝑚} = 𝑚𝑖𝑛{40 𝑐𝑚 ; 33 𝑐𝑚} ⇨ 𝑆𝑡 ≤ 33 𝑐𝑚


Selon le RPA 99/03 : 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{1,5𝑎 ; 30 𝑐𝑚} = 𝑚𝑖𝑛{30 𝑐𝑚 ; 30 𝑐𝑚} ⇨ 𝑆𝑡 ≤ 30 𝑐𝑚
Donc : 𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{𝑆𝑡 𝐵𝐴𝐸𝐿 ; 𝑆𝑡 𝑅𝑃𝐴 } ⇨ 𝑆𝑡 ≤ 30 𝑐𝑚
On adopte un espacement de 𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚.

b) Vérification des contraintes de cisaillement :


 BAEL 91 : (Avec b est l’épaisseur du voile).
𝑉𝑢 2 × 102
𝜏𝑢 = = = 0,038 𝑀𝑃𝑎
𝑏 × 𝑑 20 × 0,9 × (370 − 80)
𝜏𝑢 = min(0,13 𝑓𝑐28 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = 3,25 𝑀𝑃𝑎 ; Fissuration préjudiciable
̅̅̅
𝜏𝑢 = 0,038 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅
𝜏𝑢 = 3,25 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
 RPA 99/2003 : (Avec b est l’épaisseur du voile).
𝑇𝑢 1,4 × 2 × 102
𝜏𝑏 = = = 0,053 𝑀𝑃𝑎
𝑏 × 𝑑 20 × 0,9 × (370 − 80)
𝜏𝑏 = 0,053 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑏 = 0,2 𝑓𝑐28 = 5 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
Donc, pas de risque de cisaillement.

VII.5.2. Disposition des armatures :


VII.5.2.1. Armatures verticales :
 Les arrêts, jonctions et enrobage des armatures verticales sont effectués conformément
aux règles de béton armé en vigueur.
 La distance entre axes des armatures verticales d’une même face ne doit pas dépasser
deux fois l’épaisseur du mur ni 33 cm selon le BAEL 91, et ne doit pas dépasser 1,5
fois l’épaisseur du mur ni 30 cm selon le RPA 99/2003.
 À chaque extrémité du voile l’espacement des barres ne doit pas être réduit de moitié
sur 1⁄10 de la largeur du voile. Cet espacement d’extrémité doit être au plus égal à
15 cm :
𝑆𝑡
𝑆𝑡 = 25 𝑐𝑚 → = 12,5 𝑐𝑚 < 15 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
{ 2
𝐿𝑣
𝐿𝑣 = 600 𝑐𝑚 → = 60 𝑐𝑚
10

108
Chapitre VII FERRAILLAGE DES VOILES

4∅8

Figure VII.5 : Disposition des armatures verticales dans le voile de Type 2.

VII.5.2.2. Armatures horizontales :


 Les barres horizontales doivent être munies de crochets à 135° ayant une longueur de
10 .
 Elles doivent être retournées aux extrémités du mur et aux bords libres qui limitent les
ouvertures sur l'épaisseur du mur.
 Les arrêts, jonctions et enrobages des armatures horizontales sont effectués
conformément aux règles de béton armé en vigueur : 𝑆𝑡  𝑚𝑖𝑛{1,5 𝑒 ; 30 𝑐𝑚}.
 Le diamètre des barres verticales et horizontales des voiles ne doit pas dépasser 1/10
de l'épaisseur du voile.

VII.5.2.3. Armatures transversales :


 Les deux nappes d'armatures doivent être reliées avec au moins 4 épingles au mètre
carré.
 Dans chaque nappe, les barres horizontales doivent être disposées vers l'extérieur.

4T10 esp = 25 cm

4T10

Figure VII.6 : Disposition du ferraillage de voile type 2.

109
Chapitre VIII

Étude de l’infrastructure
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VIII.1. Introduction :
L'instabilité des constructions lors d'un séisme majeur est souvent causé par le sous-
dimensionnement des fondations. Celles-ci doivent transmettre au sol les charges verticales et
les charges sismiques horizontales. Cela exige d'une part une liaison efficace des fondations
avec la superstructure, et, d'autre part, un bon ancrage au niveau du sol.
Afin de donner plus de rigidité à la partie sous-sol de la construction et une capacité de reprendre
les efforts de poussée des terres à ce niveau, il est nécessaire de prévoir un voile périphérique
armé d’un double quadrillage d’armatures.

VIII.2. Voile périphérique :


D’après le RPA 99/2003, le voile périphérique doit avoir les caractéristiques minimales
suivantes :
 L’épaisseur ≥ 15 cm.
 Les armatures sont constituées de deux nappes.
 Le pourcentage minimal des armatures est de 0,1 % dans les deux sens (horizontal et
vertical).
 Un recouvrement de 50 ∅ pour le renforcement des angles.

Pour notre étude :


 On adopte e = 20 cm.
 La hauteur du voile périphérique est égale à h = 3,10 m, et on fait le calcul pour une
bande de 1 m.
 Le voile le plus sollicité a une longueur de 9,2 m.
 Q : surcharge d’exploitation = 1,5 kN/m²  0,15 t/m².
 γt : poids volumique de la terre = 17 kN/m3  1,7 t/m3.
 Φ : angle de frottement interne du sol = 35°.
 Ka : coefficient de poussée des terres : 𝐾𝑎 = tan2(𝜋⁄4 − Φ⁄2)
𝐾𝑎
𝐾𝑎′ =
cos(𝛽 − 𝜆)
Pour : 𝛽 = 𝜆 = 0°
𝐾𝑎′ = 𝐾𝑎 = tan2 (45° − 17,5°) = 0,271

110
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VIII.2.1. Calcul des charges :


On prend comme hypothèse pour le calcul des voiles, un encastrement parfait au niveau
du massif des fondations et libre à l’autre côté.
a) Poussée des terres :
𝑝1 = 𝐾𝑎 × γ𝑡 × (1 × h) = 0,271 × 1,7 × (1 × 3,10) = 1,43 t/m

b) Poussée supplémentaire due à la surcharge :


𝑝2 = 𝐾𝑎′ × Q × h = 0,271 × 0,15 × 3,10 = 0,13 t/m
Le diagramme des pressions correspondant à 𝑝2 est alors un rectangle de hauteur h et de base
𝐾𝑎′ . Φ, et la résultante 𝑝2 passe au milieu de la hauteur du mur.

80 cm

310 cm

Figure VIII.1 : Coupe explicative des charges sur le voile périphérique.

c) la charge pondérée :
𝑞𝑢 = 1,35 𝑝1 + 1,5 𝑝2 = 2,13 𝑡/𝑚

VIII.2.2. Calcul des sollicitations :


On a injecté des raidisseurs de 10 cm pour fractionner le voile de 9,2 m.

3, 10 m

0,1 m
9,20 m

Figure VIII.2 : Ajout de raidisseurs.

L’étude se fait pour le cas d’une dalle uniformément chargée :


𝐿𝑥 = 3,10 − 0,80 = 2,3 𝑚 𝐿𝑥
{𝐿 = 3 𝑚 ⇨𝛼= = 0,76 > 0,4
𝑦 𝐿𝑦

111
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Ce qui veut dire que la dalle qui est appuyée sur 4 côtés travaille dans les deux sens :
𝛼 = 0,76 𝜇𝑥 = 0,0608
𝐴𝑣𝑒𝑐 ∶ { ⇨ {𝜇 = 0,5274
𝜈 = 0 (𝐸𝐿𝑈) 𝑦

𝑀0𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑢 × 𝐿𝑥 2 𝑀 = 0,0608 × 2,13 × 2,3² = 0,68 𝑡. 𝑚


{ ⇨ { 0𝑥
𝑀0𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀0𝑥 𝑀0𝑦 = 0,5274 × 0,68 = 0,36 𝑡. 𝑚
𝑀𝑡𝑥 = 0,85𝑀0𝑥 = 0,57 𝑡. 𝑚
Les valeurs des moments en travées sont : {
𝑀𝑡𝑦 = 0,85𝑀0𝑦 = 0,30 𝑡. 𝑚
 Vérification :
𝑀𝑡𝑥
𝑀𝑡𝑦 ≥ ⇨ 0,30 𝑡. 𝑚 > 0,14 𝑡. 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
4

VIII.2.3. Calcul du ferraillage :


 Sens Lx :
𝑀𝑡𝑥 = 0,57 𝑡. 𝑚 ; 𝑏 = 100 𝑐𝑚 ; ℎ = 20 𝑐𝑚 ; 𝑑 = 0,9 × ℎ = 18 𝑐𝑚
𝑀𝑡𝑥 0,57 × 104 𝐴′ = 0
𝜇= = = 0,012 → {
𝑓𝑏𝑐 × 𝑑² × 𝑏 14,17 × 18² × 100 𝛽 = 0,994
𝑀𝑡𝑥 0,57 × 104
𝐴𝑡𝑥 = = = 0,91 𝑐𝑚²
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,994 × 18 × 348
 Sens Ly :
𝑀𝑡𝑦 = 0,30 𝑡. 𝑚 ; 𝑏 = 100 𝑐𝑚 ; ℎ = 20 𝑐𝑚 ; 𝑑 = 0,9 × ℎ = 18 𝑐𝑚
𝑀𝑡𝑦 0,30 × 104 𝐴′ = 0
𝜇= = = 0,006 → {
𝑓𝑏𝑐 × 𝑑² × 𝑏 14,17 × 18² × 100 𝛽 = 0,997
𝑀𝑡𝑦 0,30 × 104
𝐴𝑡𝑦 = = = 0,48 𝑐𝑚²
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,997 × 18 × 348

 Condition de non fragilité :


 Sens Ly :
D’après le RPA 99/2003 :
𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 0,1% × 𝑏 × ℎ = 0,1% × 100 × 20 = 2 𝑐𝑚²/𝑚
D’après le BAEL 91 :
𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 8 × ℎ = 8 × 0,20 = 1,6 𝑐𝑚²/𝑚
Donc : 𝐴𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 = 𝑚𝑎𝑥{𝐴𝑡 𝑐𝑎𝑙 ; 𝐴min 𝑅𝑃𝐴 ; 𝐴min 𝐵𝐴𝐸𝐿 } = 2 𝑐𝑚²/𝑚
On prend : 𝟒𝑻𝟏𝟎 → 𝐴𝑡𝑦 = 3,14 𝑐𝑚²/𝑚
 Sens Lx :
D’après le RPA 99/2003 :
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 0,1% × 𝑏 × ℎ = 0,1% × 100 × 20 = 2 𝑐𝑚²/𝑚
112
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

D’après le BAEL 91 :
3−𝛼 3 − 0,76
𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 ( ) = 2( ) = 2,24 𝑐𝑚²/𝑚
2 2
Donc : 𝐴𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 = 𝑚𝑎𝑥{𝐴𝑡 𝑐𝑎𝑙 ; 𝐴min 𝑅𝑃𝐴 ; 𝐴min 𝐵𝐴𝐸𝐿 } = 2,24 𝑐𝑚²/𝑚
On prend : 𝟒𝑻𝟏𝟎 → 𝐴𝑡𝑥 = 3,14 𝑐𝑚²/𝑚

VIII.2.4. Vérifications :
a) Vérification de l’effort tranchant :
On a 𝛼 = 0,76 > 0,4 ∶
𝐿𝑥 2,3
𝑉𝑥 = 𝑞𝑢 × 𝛼 = 2,13 × = 1,77 𝑡
2 (1 + 2 ) 0,76
2 (1 + 2 )
𝐿𝑥 2,3
𝑉𝑦 = 𝑞𝑢 × ≤ 𝑉𝑥 ⇨ 2,13 × = 1,63 𝑡 < 𝑉𝑥 = 1,77 𝑡
{ 3 3
𝑉𝑚𝑎𝑥 = 𝑉𝑥 = 1,77 𝑡
𝑉𝑚𝑎𝑥 1,77 × 104
𝜏𝑢 = = = 0,098 𝑀𝑃𝑎
𝑑 × 𝑏 18 × 100 × 10²
0,18 × 𝑓𝑐28 0,18 × 25
𝜏̅𝑢 = = = 3 𝑀𝑃𝑎
𝛾𝑏 1,5
𝜏𝑢 < 𝜏̅𝑢 ⇨ Le mur est bétonné sans reprise dans son épaisseur ; alors, les armatures
transversales ne sont pas nécessaires.

b) Vérification des contraintes à l’E.L.S. :


𝛼 = 0,76 𝜇𝑥 = 0,0608
𝐴𝑣𝑒𝑐 ∶ { ⇨ {𝜇 = 0,5274
𝜈 = 0,2 (𝐸𝐿𝑆) 𝑦

𝑞𝑠𝑒𝑟 = 𝑝1 + 𝑝2 = 1,43 + 0,13 = 1,56 𝑡/𝑚


𝑀0𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑞𝑠𝑒𝑟 × 𝐿𝑥 2 𝑀 = 0,0608 × 1,56 × 2,32 = 0,50 𝑡. 𝑚
{ ⇨ { 0𝑥
𝑀0𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀0𝑥 𝑀0𝑦 = 0,5274 × 0,50 = 0,26 𝑡. 𝑚
𝑀𝑡𝑥 = 0,85𝑀0𝑥 = 0,42 𝑡. 𝑚
Les valeurs des moments en travées sont : {
𝑀𝑡𝑦 = 0,85𝑀0𝑦 = 0,22 𝑡. 𝑚
 Sens Lx :
𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑥
𝐴𝑠 3,14 × 100 𝐴𝑏𝑎𝑞𝑢𝑒
𝜌= = = 0,17 → 𝐾 = 58,53 ; 𝛽 = 0,932
𝑏×𝑑 100 × 18
𝑀𝑡𝑥 0,42 × 104
𝜎𝑠𝑥 = = = 79,73 𝑀𝑃𝑎
𝛽 × 𝑑 × 𝐴𝑠 0,932 × 18 × 3,14
2
𝜎𝑠𝑡 = 𝑚𝑖𝑛 ( 𝑓𝑒 ; 110√𝜂𝑓 × 𝑓𝑡28 ) ; 𝐹𝑖𝑠𝑠𝑢𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑟é𝑗𝑢𝑑𝑖𝑐𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒
̅̅̅̅
3

113
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Avec ηf est le coefficient de fissuration ; pour HA Φ ≥ 6 mm, ηf = 1,6.


𝜎𝑠𝑡 = 𝑚𝑖𝑛(266,67 𝑀𝑃𝑎 ; 201,63 𝑀𝑃𝑎) = 201,63 𝑀𝑃𝑎
̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑥 = 79,73 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑡 = 201,63 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
𝜎𝑠 79,73
𝜎𝑏𝑐 = = 58,53 = 1,36 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒.
𝐾

Donc, les armatures calculées à l’ELU conviennent.


 Sens Ly :
𝐴𝑠 = 𝐴𝑡𝑦
𝐴𝑠 3,14 × 100 𝐴𝑏𝑎𝑞𝑢𝑒
𝜌= = = 0,17 → 𝐾 = 58,53 ; 𝛽 = 0,932
𝑏×𝑑 100 × 18
𝑀𝑡𝑦 0,22 × 104
𝜎𝑠𝑦 = = = 41,76 𝑀𝑃𝑎
𝛽 × 𝑑 × 𝐴𝑠 0,932 × 18 × 3,14
2
𝜎𝑠𝑡 = 𝑚𝑖𝑛 ( 𝑓𝑒 ; 110√𝜂𝑓 × 𝑓𝑡28 ) ; 𝐹𝑖𝑠𝑠𝑢𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑟é𝑗𝑢𝑑𝑖𝑐𝑖𝑎𝑏𝑙𝑒
̅̅̅̅
3
Avec ηf est le coefficient de fissuration ; pour HA ∅ ≥ 6 mm, ηf = 1,6.
𝜎𝑠𝑡 = 𝑚𝑖𝑛(266,67 𝑀𝑃𝑎 ; 201,63 𝑀𝑃𝑎) = 201,63 𝑀𝑃𝑎
̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑦 = 41,76 𝑀𝑃𝑎 < ̅̅̅̅
𝜎𝑠𝑡 = 201,63 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒
𝜎𝑠 41,76
𝜎𝑏𝑐 = = = 0,71 𝑀𝑃𝑎 < 𝜎̅𝑏𝑐 = 0,6 𝑓𝑐28 = 15 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
𝐾 58,53
Donc, les armatures calculées à l’ELU conviennent.
Le voile périphérique sera ferraillé en deux nappes avec 4T10 = 3,14 cm²/m chacune et avec
un espacement de 25 cm.

4T10 esp = 25 cm

4T10

Figure VIII.3 : Disposition du ferraillage de voile périphérique.

VIII.3. Etude des fondations :


La fondation est la partie d’un ouvrage qui sert exclusivement à transmettre au sol
naturel le poids de cet ouvrage ; elle doit être telle que la construction dans son ensemble soit

114
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

stable. Il est important donc pour déterminer les dimensions de connaitre, d’une part, le poids
total de l’ouvrage entièrement achevé, et, d’autre part, la force portante du sol.
D’après le rapport du sol, notre terrain a une contrainte admissible de 2 bars. Pour qu’il n’y a
pas de chevauchement entre deux fondations, il faut au minimum une distance de 40 cm. Le
béton de propreté prévu pour chaque semelle aura 10 cm d’épaisseur.
Le calcul des fondations se fait comme suit :
 Dimensionnement à l’ELS ;
 Ferraillage à l’ELU.
Le choix du type des fondations dépend des facteurs suivants :
 Le type d’ouvrage à construire.
 La nature et l’homogénéité du bon sol.
 La capacité portante du terrain de fondation.
 La raison économique.
 La facilité de réalisation.

VIII.3.1. Choix du type de fondations :


Vu de la hauteur de la construction et les charges portées par la superstructure ainsi que
l’existence de plusieurs voiles dans cette construction et la faible portance du sol, un radier
général a été opter comme type de fondation. Ce type de fondation présente plusieurs avantages
qui sont :
 L’augmentation de la surface de la semelle qui minimise la forte pression apportée par
la structure.
 La réduction des tassements différentiels.
 La facilité d’exécution.

VIII.3.2. Définition du radier :


Le radier est une semelle de très grande dimension supportant toute la construction, et
qui a une surface d’appui continue (dalles, nervures et poutres) débordant l’emprise de
l’ouvrage ; elle permet une répartition uniforme des charges tout en résistant aux contraintes du
sol. Un radier en général constitue un ensemble rigide qui doit remplir les conditions suivantes :
 Assurer l’encastrement de la structure dans le sol.
 Transmettre au sol la totalité des efforts.
 Eviter les tassements différentiels.

115
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

Un radier est calculé comme un plancher renversé mais fortement sollicité (réaction de sol égale
au poids total de la structure).

hr

Figure VIII.4 : Schéma explicatif du radier.

VIII.3.3. Prédimensionnement du radier :


a) Calcul du débordement :

La surface minimale du radier est vérifiée selon la formule suivante :


𝑁
≤ 𝜎𝑠𝑜𝑙
𝑆
𝑁𝑢 = 15047,52 𝑡
On a : { avec : 𝑁 = 𝑁𝑠𝑒𝑟 = 10880,8 𝑡
𝑁𝑠𝑒𝑟 = 10880,8 𝑡

𝑁 10880,8
𝑆≥ = = 544,04 𝑚2
𝜎𝑠𝑜𝑙 2 × 10

Cette dernière surface est inférieure à celle obtenue des données architecturales (voir chapitre
I) ; soit : (55 x 41,6 m2). Aussi, on prend un débord de 50 cm de chaque côté dans les deux
directions, ce qui nous donne une surface d’assise : Sr = 2385,6 m².

b) Condition de cisaillement :
𝐿 = 9,2 𝑚 = 920 𝑐𝑚
𝐿 𝐿
{ ≤𝑑≤ ⇨ 36,8 𝑐𝑚 ≤ 𝑑 ≤ 46 𝑐𝑚
25 20
On choisit : 𝑑 = 45 𝑐𝑚 ⇨ ℎ = 𝑑 + 𝑐 = 45 + 5 = 50 𝑐𝑚 (c : Epaisseur d’enrobage)

c) Condition forfaitaire :
D’après le BAEL 91 :

116
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

𝑉𝑢 𝑉𝑢
𝜏𝑢 = ≤ 𝜏̅𝑢 = 0,06 𝑓𝑐28 ⇨ 𝑑 ≥
𝑏×𝑑 0,06 𝑓𝑐28 × 𝑏
𝑁𝑢 15047,52
𝑞𝑢 = = = 6,30 𝑡/𝑚2 → 𝑞𝑢 = 6,30 × 1 = 6,30 𝑡/𝑚
𝑆 2385,6
𝑞𝑢 × 𝐿 6,30 × 9,20
𝑉𝑢 = = = 28,98 𝑡
2 2
{
28,98
𝑑≥ = 0,19 𝑚
0,06 × 25 × 1 × 100

d) Choix final :
L’épaisseur qui satisfait aux deux conditions citées ci-avant, nous amène à choisir une hauteur
totale du radier égale à 50 cm ; soit : ℎ𝑟 = 50 𝑐𝑚.

e) Détermination de la hauteur de la poutre de libage :


Pour pouvoir assimiler le calcul du radier à un plancher infiniment rigide, la hauteur de la poutre
de libage doit vérifier la condition suivante :
𝐿 𝐿
≤ ℎ𝑝𝑙 ≤ ⇨ 102,22 𝑐𝑚 ≤ ℎ𝑝𝑙 ≤ 153,33 𝑐𝑚
{9 6
→ 𝑂𝑛 𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑 ℎ𝑝𝑙 = 120 𝑐𝑚 ; 𝑏𝑝𝑙 = 80 𝑐𝑚

f) Vérification des contraintes du sol sous la charge verticale :


La contrainte du sol sous le radier ne doit pas dépasser la contrainte admissible du sol, le calcul
sera fait en tenant compte du poids propre du radier et de la poutre :

𝐺𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 𝛾𝑏𝑎 [(ℎ𝑟 × 𝑆𝑟 ) + (ℎ𝑝𝑙 × 𝑏𝑝𝑙 × ∑ 𝐿𝑖 )]

= 2,5 [(0,50 × 2385,6) + (1,2 × 0,8 × 724,8)] = 4721,52 𝑡


𝑁𝑠𝑒𝑟 ′ = 𝐺𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 + 𝑁𝑠𝑒𝑟
𝑁𝑠𝑒𝑟 ′ = 4721,52 + 10880,8 = 15602,32 𝑡
𝑁𝑠𝑒𝑟 ′ 15602,32
= = 6,54 𝑡/𝑚2 < 20 𝑡/𝑚2 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒.
𝑆𝑟 2385,6

g) La longueur élastique :

4 4𝐸 𝐼
La longueur élastique de la poutre est donnée par : 𝐿𝑒 = √ 𝑖𝑗 ⁄𝑘 × 𝑏
𝑝𝑙

𝑏𝑝𝑙 × ℎ𝑝𝑙 3⁄ 4
I : Moment d’inertie de la poutre : 𝐼 = 12 = 0,1152 𝑚 .
k : Coefficient de raideur du sol k = 500 t/m3.

117
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

4 4 × 32164,19 × 102 × 0,1152


𝐿𝑒 = √ = 7,80 𝑚
500 × 0,80
𝜋
𝐿𝑚𝑎𝑥 = 𝐿 = 9,2 𝑚 < × 𝐿𝑒 = 12,25 𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
2
Donc, on peut considérer que le radier est infiniment rigide.

h) Evaluation des charges pour le calcul du radier :


𝑁𝑠𝑒𝑟 ′ 15602,32
𝜎𝑚𝑎𝑥 = = = 6,54 𝑡/𝑚2
{ 𝑆𝑟 2385,6 ⇨ 𝑞 = 𝜎𝑚𝑎𝑥 − 𝜎𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 3,54 𝑡/𝑚²
𝜎𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 𝛾𝑏𝑎 × ℎ𝑝𝑙 = 2,5 × 1,2 = 3 𝑡/𝑚²
Donc, la charge en « m² » à prendre en compte dans le calcul du ferraillage du radier est :
𝑞 = 3,54 𝑡/𝑚²

i) Vérifications diverses :
i.1) Vérification de l’effet de surpression :
On vérifie que la structure ne doit pas avoir de soulèvement ; pour ce faire, on doit satisfaire
l’inégalité suivante : 𝑁𝑢 ≥ 𝛾𝑤 × 𝑓𝑠 × 𝑆𝑟 × 𝑍.
𝜸𝒘 : Densité de l’eau = 1 t/m3.
Z : Hauteur de la partie immergée = 3,10 m.
𝒇𝒔 : Coefficient de sécurité vis-à-vis du risque de soulèvement = 1,5.
𝛾𝑤 × 𝑓𝑠 × 𝑆𝑟 × 𝑍 = 1 × 1,5 × 2385,6 × 3,10 = 11093,04 𝑡
→ 𝑁𝑢 = 15047,52 𝑡 ≥ 11093,04 𝑡 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

VIII.3.4. Ferraillage du radier :


Le radier fonctionne comme un plancher renversé dont les appuis sont constitués par les
voiles qui est soumis à une pression uniforme provenant du poids propre de l’ouvrage et des
surcharges. Donc, on peut se référer aux méthodes données par le BAEL 91.
La fissuration est considérée préjudiciable vu que le radier peut-être alternativement noyé et
émergé en eau douce.

VIII.3.4.1. Méthode de calcul :


Ce radier comporte des panneaux de dalle appuyés sur 4 côtés soumis à une charge
uniformément répartie. Les moments dans les dalles se calculent pour une bande de 1 m, et ont
pour valeurs :
 Dans le sens de grande portée : 𝑀0𝑥 = 𝜇𝑥 × 𝑞 × 𝐿𝑥 2

118
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

 Dans le sens de petite portée : 𝑀0𝑦 = 𝜇𝑦 × 𝑀𝑥


Pour le calcul, on suppose que les panneaux sont partiellement encastrés aux niveaux des
appuis ; d’où, on déduit les moments en travée et les moments sur appuis :
𝑀𝑡 = 0.85 × 𝑀0 → 𝑃𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑟𝑖𝑣𝑒
 Moment en travée : {
𝑀𝑡 = 0.75 × 𝑀0 → 𝑃𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒
𝑀𝑎 = 0.35 × 𝑀0 → 𝑃𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒 𝑟𝑖𝑣𝑒
 Moment sur appuis : {
𝑀𝑎 = 0.5 × 𝑀0 → 𝑃𝑎𝑛𝑛𝑒𝑎𝑢 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑚é𝑑𝑖𝑎𝑖𝑟𝑒

VIII.3.4.2. Evaluation des charges :


𝑁𝑢′ = 1,35 𝐺𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 + 𝑁𝑢 = 1,35 × 4721,52 + 15047,52 = 21421,57 𝑡
𝑁𝑢 ′ 21421,57
𝑞𝑢 = = = 8,97 𝑡/𝑚2
𝑆𝑟 2385,6
𝑁𝑠𝑒𝑟 ′ 15602,32
𝑞𝑠𝑒𝑟 = = = 6,54 𝑡/𝑚2
{ 𝑆𝑟 2385,6

VIII.3.4.3. Calcul du ferraillage :


a) Détermination des efforts :

Les efforts à l’ELU 𝜈 = 0


Sens x Sens y
Lx Ly
𝛼 𝑀0 𝑀𝑡 𝑀0 𝑀𝑡
(m) (m) 𝜇𝑥 𝑀𝑎 (t.m) 𝜇𝑦 𝑀𝑎 (t.m)
(t.m) (t.m) (t.m) (t.m)
Rive = Rive =
9,64 5,74
7,4 9,2 0,80 0,0561 27,55 23,41 0,5959 16,42 13,95
Intr = Intr =
13,77 8,21
Les efforts à l’ELS 𝜈 = 0,2
Sens x Sens y
Lx Ly 𝑀0 𝑀𝑡 𝑀0 𝑀𝑡
𝛼 𝜇𝑥 𝑀𝑎 (t.m) 𝜇𝑦 𝑀𝑎 (t.m)
(m) (m) (t.m) (t.m) (t.m) (t.m)
Rive = Rive =
7,03 4,18
7,4 9,2 0,80 0,0561 20,09 17,07 0,5959 11,97 10,17
Intr = Intr =
10,04 5,98
Tableau VIII.1 : Moments fléchissants.

b) Calcul des armatures :


Suivant 𝑳𝒙 :
1. En travée :
𝑀𝑡𝑥 23,41×104
𝜇 = 𝑏×𝑑²×𝑓 = 100×45²×14,17 = 0,081 → 𝐴′ = 0 ; → 𝛽 = 0,9575
𝑏𝑐

119
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

𝑀𝑡𝑥 23,41 × 104


𝐴𝑡𝑥 = = = 15,61 𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9575 × 45 × 348
On adopte : 5T20 = 15,71 cm² avec un espacement de 20 cm.
2. Sur appuis :
Rive :
𝑀𝑎𝑥 𝑟𝑖𝑣𝑒 9,64 × 104
𝜇= = = 0,033 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9835
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 45² × 14,17
𝑀𝑎𝑥 𝑟𝑖𝑣𝑒 9,64 × 104
𝐴𝑎𝑥 𝑟𝑖𝑣𝑒 = = = 6,25 𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9835 × 45 × 348
On adopte : 6T12 = 6,79 cm² avec un espacement de 16 cm.
Intermédiaire :
𝑀
𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 13,77×104
𝜇 = 𝑏×𝑑²×𝑓 = 100×45²×14,17 = 0,047 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,9755
𝑏𝑐

𝑀𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 13,77 × 104


𝐴𝑎𝑥 𝑖𝑛𝑡𝑟 = = = 9,01𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9755 × 45 × 348
On adopte : 6T14 = 9,24 cm² avec un espacement de 16 cm.
Suivant 𝑳𝒚 :
1. En travée :
𝑀𝑡𝑦 13,95 × 104
𝜇= = = 0,048 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,975
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 45² × 14,17
𝑀𝑡𝑦 13,95 × 104
𝐴𝑡𝑦 = = = 9,13 𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,975 × 45 × 348
On adopte : 6T14 = 9,24 cm² avec un espacement de 16 cm.
2. Sur appuis :
Rive :
𝑀𝑎𝑦 𝑟𝑖𝑣𝑒 5,74 × 104
𝜇= = = 0,020 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,990
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 100 × 45² × 14,17
𝑀𝑎𝑦 𝑟𝑖𝑣𝑒 5,74 × 104
𝐴𝑎𝑦 𝑟𝑖𝑣𝑒 = = = 3,70 𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,990 × 45 × 348
On adopte : 4T12 = 4,52 cm², avec un espacement de 25 cm.
Intermédiaire :
𝑀
𝑎𝑦 𝑖𝑛𝑡𝑟 8,21×104
𝜇 = 𝑏×𝑑²×𝑓 = 100×45²×14,17 = 0,028 → 𝐴′ = 0 ; 𝛽 = 0,986
𝑏𝑐

𝑀𝑎𝑦 𝑖𝑛𝑡𝑟 8,21 × 104


𝐴𝑎𝑦 𝑖𝑛𝑡𝑟 = = = 5,31 𝑐𝑚²/𝑚
𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,986 × 45 × 348
On adopte : 5T12 = 5,65 cm² avec un espacement de 20 cm.

120
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

c) Condition de non fragilité :


Pour une dalle travaillant dans les deux sens, la condition de non fragilité est la suivante :
 Sens Ly :
𝐴𝑡𝑦 = 9,24 𝑐𝑚2 ≥ 𝐴𝑦𝑚𝑖𝑛 = 8 × é𝑝𝑎𝑖𝑠𝑠𝑒𝑢𝑟 = 4 𝑐𝑚 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝐹𝑒400 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
 Sens Lx :
𝐿
(3 − 𝐿𝑥 )
𝑦
𝐴𝑡𝑥 = 15,71 𝑐𝑚2 ≥ 𝐴𝑥𝑚𝑖𝑛 = 𝐴𝑦 𝑚𝑖𝑛 = 4,4 𝑐𝑚 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
2
d) Vérification de l’espacement :
𝑆𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛{3 × ℎ ; 33 𝑐𝑚}
Dans le sens le plus sollicité : { ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒
𝑆𝑡 ≤ 33 𝑐𝑚

e) Disposition du ferraillage :
Arrêt des barres :
𝑙𝑠
𝑙𝑠 𝑙1
𝐿1 = 𝑚𝑎𝑥 { 𝑒𝑡 𝐿2 = 𝑚𝑎𝑥 {
λs . 𝐿𝑥
2
Avec (ls) est la longueur de scellement droit donnée par la formule suivante :

𝜙. 𝑓𝑒
𝑙𝑠 =
4 𝜏𝑠𝑢

Où () est le diamètre de la barre, et (𝜏𝑠𝑢 ) est la contrainte d’adhérence ultime donnée par la
formule suivante :

𝜏𝑠𝑢 = 0,6. 𝜓𝑠 2 . 𝑓𝑡𝑗

Avec 𝜓𝑠 est le coefficient de scellement exprimé par :

1 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒𝑠 𝑅. 𝐿.


𝛹𝑠 = {
1,5 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒𝑠 𝐻. 𝐴.

Comme : 𝑓𝑡𝑗 = 2,1 𝑀𝑃𝑎 (Voir chapitre I).

𝜏𝑠𝑢 = 0,6 × 1,52 × 2,1 = 2,83 𝑀𝑃𝑎

Pour une barre de 2 cm de diamètre :

2 × 400
𝑙𝑠 = = 70,67 𝑐𝑚
4 × 2,83
𝑀𝑎𝑥 0,5 𝑀𝑜𝑥
λs = 0,05 + 0,3 = 0,05 + 0,3 ( ) = 0,2
𝑀𝑜𝑥 𝑀𝑜𝑥
121
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

𝑙𝑠 = 70,67 𝑐𝑚
𝐿1 = 148 𝑐𝑚 → 𝑚𝑎𝑥 {
λs . 𝐿𝑥 = 0,2 × 740 = 148 𝑐𝑚

𝑙𝑠 = 42,40 𝑐𝑚
𝐿2 = 74 𝑐𝑚 → 𝑚𝑎𝑥 { 𝐿1
= 74 𝑐𝑚
2

 Arrêt des barres en travée dans les deux sens :


Les armatures sont arrêtées à une distance des appuis inférieure à Lx /10 de la
𝐿 740
portée : 10𝑥 = 10
= 74 𝑐𝑚

 Exemple de disposition de ferraillage du panneau calculé :

Figure VIII.5 : Armatures supérieures (en travée).

Figure VIII.6 : Armatures inférieures (sur appuis).

122
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

VIII.3.5. Ferraillage des poutres de libage :


Les charges transmises par chaque panneau se subdivise en deux charges trapézoïdales
et deux charges triangulaires. Pour le calcul du ferraillage, on prend le cas le plus défavorable
dans chaque sens et on considère des travées isostatiques.

a) Sens longitudinal :
a.1) Calcul de q’ :
q : Elle est tirée du chargement de la poutre ; c’est la charge uniforme équivalente pour le calcul
des moments.
𝑁𝑠𝑒𝑟 ′ 15602,32
𝜎𝑚𝑎𝑥 = = = 6,54 𝑡/𝑚2
{ 𝑆𝑟 2385,6 ⇨ 𝑞 = 𝜎𝑚𝑎𝑥 − 𝜎𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 3,54 𝑡/𝑚²
𝜎𝑟𝑎𝑑𝑖𝑒𝑟 = 𝛾𝑏𝑎 × ℎ𝑝𝑙 = 2,5 × 1,2 = 3 𝑡/𝑚²
𝑞 𝐿𝑥1 2 𝐿𝑥2 2
𝑞′ = [(1 − ) 𝐿𝑥1 + (1 − ) 𝐿𝑥2 ]
2 3𝐿𝑦1 2 3𝐿𝑦2 2
3,54 3,72 3,72
= [(1 − ) 3,7 + (1 − ) 3,7] = 12,44 𝑡/𝑚
2 3 × 9,22 3 × 9,22

𝑞 ′ × 𝐿² 12,44 × 9,2²
{ 𝑀0 = 8
=
8
= 131,61 𝑡. 𝑚

a.2) Calcul du ferraillage :


 En travée :
𝑀𝑡 = 0,85 × 𝑀0 = 111,86 𝑡. 𝑚
𝑀𝑡 111,86 × 104
𝜇= = = 0,084 → 𝐴′𝑠 = 0 → 𝛽 = 0,956
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 80 × 108² × 14,17
𝑀𝑡 111,86 × 104
𝐴𝑡 = = = 31,13 𝑐𝑚²/𝑚
{ 𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,956 × 108 × 348
1𝑒𝑟 𝑙𝑖𝑡 ∶ 4𝑇20
𝑂𝑛 𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡𝑒 ∶ {2è𝑚𝑒 𝑙𝑖𝑡 ∶ 4𝑇20 → 𝐴𝑡 𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 = 37,71 𝑐𝑚²
3è𝑚𝑒 𝑙𝑖𝑡 ∶ 4𝑇20
 Sur appuis :
Rive Intermédiaire
𝑀𝑎 (𝑡. 𝑚) = 0,35 × 𝑀0 =39,15 = 0,5 × 𝑀0 = 55,93
𝜇→𝛽 0,029 → 0,9855 0,042 →0,979
𝐴𝑎 (𝑐𝑚2 ) 10,57 15,20
𝐴𝑎 𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 (𝑐𝑚2 ) 4T14 (fil) + 4T12 (chap.) = 10,68 4T16 (fil) + 4T16 (chap.) = 16,08

Tableau VIII.2 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens longitudinal.

123
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

A. Rive A. Intermédiaire

Figure VIII.7 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens longitudinal.

b) Sens transversal :
b.1) Calcul de q’ :
C’est la charge uniforme équivalente pour le calcul des moments :
2 2
𝑞′ = × 𝑞 × 𝐿𝑥1 = × 3,54 × 3,7 = 8,73 𝑡/𝑚
3 3
{ ′
𝑞 × 𝐿² 8,73 × 9,2²
𝑀0 = = = 92,36 𝑡. 𝑚
8 8
b.2) Calcul du ferraillage :
 En travée :
𝑀𝑡 = 0,85 × 𝑀0 = 78,50 𝑡. 𝑚
𝑀𝑡 78,50 × 104
𝜇= = = 0,059 → 𝐴′𝑠 = 0 → 𝛽 = 0,9695
𝑏 × 𝑑² × 𝑓𝑏𝑐 80 × 108² × 14,17
𝑀𝑡 78,50 × 104 𝑐𝑚2
𝐴𝑡 = = = 21,54
{ 𝛽 × 𝑑 × 𝜎𝑠 0,9695 × 108 × 348 𝑚
1𝑒𝑟 𝑙𝑖𝑡 ∶ 4𝑇16
𝑂𝑛 𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡𝑒 ∶ {2è𝑚𝑒 𝑙𝑖𝑡 ∶ 4𝑇16 → 𝐴𝑡 𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 = 24,12 𝑐𝑚²
3è𝑚𝑒 𝑙𝑖𝑡 ∶ 4𝑇16
 Sur appuis :
Rive Intermédiaire
𝑀𝑎 (𝑡. 𝑚) = 0,35 × 𝑀0 = 32,32 = 0,5 × 𝑀0 = 46,18
𝜇→𝛽 0,024 → 0,988 0,034 → 0,983
𝐴𝑎 (𝑐𝑚2 ) 8,70 12,49
𝐴𝑎 𝑎𝑑𝑜𝑝𝑡é𝑒 (𝑐𝑚2 ) 4T14 (fil) + 4T12 (chap.) = 10,68 4T16 (fil) + 4T14 (chap.) = 14,02

Tableau VIII.3 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens transversal.

124
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

A. Rive A. Intermédiaire

Figure VIII.8 : Ferraillage de la poutre sur appuis suivant le sens transversal.

 Armatures de peau :
Selon le BAEL 91, la hauteur de l'âme de la poutre doit être supérieure à :
2(80 − 0,1𝑓𝑒 ) = 80 𝑐𝑚. Cette condition est vérifiée dans notre cas car ℎ𝑝𝑙 = 120 𝑐𝑚.

Figure VIII.9 : Schéma représentant la poutre de libage.

Comme notre poutre est de grande hauteur, il devient nécessaire d'ajouter des armatures
supplémentaires sur les parois de la poutre (armatures de peau). En effet, les armatures
déterminées par le calcul et placées à la partie inférieure de la poutre n'empêchent pas la
fissuration que dans leur voisinage, et les fissures risquent d'apparaître dans la zone de béton
tendue.
Ces armatures, qui doivent être placées le long de la paroi de chaque côté de la nervure, sont
obligatoires lorsque la fissuration est préjudiciable ou très préjudiciable, mais il semble très
recommandable d’en prévoir également lorsque la fissuration est peu préjudiciable. Leur
section est d'au moins 3 cm² par mètre de longueur de paroi. Pour ces armatures, les barres à

125
Chapitre VIII ÉTUDE DE L’INFRASTRUCTURE

haute adhérence sont plus efficaces que les ronds lisses.


Donc, pour une poutre de section (1,2 x 0,8) m², on a :
𝐴𝑠𝑝 = 3 × 2(𝑏𝑝𝑙 + ℎ𝑝𝑙 ) = 3 × 2(0,8 + 1,2) = 12 𝑐𝑚2 /𝑚
On prend ∶ 𝟒𝑻𝟐𝟎 = 12,57 𝑐𝑚²

a) Contrainte de cisaillement :
𝑞 × 𝐿 3,54 × 9,2
𝑉𝑢 = = = 16,28 𝑡
2 2
𝑉𝑢 16,28
𝜏𝑢 = = = 0,19 𝑀𝑃𝑎
𝑏×𝑑 0,8 × 1,08 × 100
𝜏̅𝑢 = min(0,13 𝑓𝑐28 ; 5 𝑀𝑃𝑎) = 3,25 𝑀𝑃𝑎
{ 𝜏𝑢 = 0,19 𝑀𝑃𝑎 < 𝜏̅𝑢 = 3,25 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒

b) Diamètre :
ℎ𝑝𝑙 𝑏𝑝𝑙
∅𝑡 ≤ 𝑚𝑖𝑛 { ; ∅𝑙 ; } = 𝑚𝑖𝑛{34,28 ; 12 ; 80} = 12 𝑚𝑚 → ∅𝑡 = 10 𝑚𝑚
35 10

c) Espacement :
ℎ𝑝𝑙
𝑆𝑡 = 𝑚𝑖𝑛 { ; 12 ∅𝑙 } = 𝑚𝑖𝑛{30 ; 14,4} = 14,4 𝑐𝑚 → 𝑆𝑡 = 14 𝑐𝑚
4
Donc, on utilise des armatures Fe235 / 4T10 = 3,14 cm².
𝐴𝑡 ×𝑓𝑒 𝜏
≥ 𝑚𝑎𝑥 { 2𝑢 ; 0,4 𝑀𝑃𝑎} ⇨ 1,12 𝑀𝑃𝑎 > 0,4 𝑀𝑃𝑎 ; 𝐶𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑣é𝑟𝑖𝑓é𝑒.
𝑆𝑡 ×𝑏𝑝𝑙

126
Conclusion générale
et perspectives
CONCLUSION GÉNÉRALE & PERSPECTIVES

Le présent mémoire consiste à l’étude d’un hôpital situé sur le territoire d’Alger ; ce
dernier est classé d’après la carte de zonage en Zone III (zone à forte sismicité) selon les
classifications du RPA99/Version 2003.
Le projet étudié a été une occasion pour appliquer nos connaissances acquises durant
nos cycles de formation. Aussi, cette modeste expérience nous a permis d’acquérir de
nouvelles connaissances sur l’étude et les méthodes de calcul des structures, l’application des
règlements tels que : RPA 99/Version 2003, BAEL 91, et la pratique de logiciels comme
ETABS, Autocad, et RDM6.
Aussi, ce travail nous a permis de parcourir l’ensemble des étapes à suivre dans la
conception, le calcul de résistance et le ferraillage des éléments d’un hôpital constitué de deux
sous-sols, d'un RDC et trois étages. D’après l’étude qu’on a faite, il convient de souligner que
pour la conception parasismique, il est très important que l’ingénieur civil et l’architecte
travaillent en étroite collaboration dès le début du projet pour éviter toutes les conceptions
insuffisantes et pour arriver à une sécurité parasismique réalisée sans surcoût important.
L’étude nous a permis de doter la structure par une rigidité et une résistance afférente
pour supporter les charges appliquées. De dégager les dispositions relatives aux éléments de
contreventement. Aussi, nous avons déterminé les dimensions et la disposition du ferraillage
nécessaire des éléments de la structure.

Perspectives :
Nous espérons que ce modeste travail sera une référence pour d’autres Projets de Fin
d’Etudes. Aussi, pour que le travail devient plus systématique il sera intéressant
d’informatiser certaines étapes de calcul.
Comme il s’agit d’une conception relative à un hôpital, il sera judicieux de penser à des
matériaux de construction et d’équipement non néfastes pour la santé des malades.

127
Références
bibliographiques
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Règlements :
 H. Mellak, DTR B.C. 2.2 – Charges permanentes et charges d’exploitation, C.G.S.,
1989.
 DTR B.C. 2.48 – Règles Parasismiques Algériennes 99/2003 - Modifié, C.G.S., 2003.
 DTU P 18-702 – Règles BAEL 91 révisées 99, Eyrolles, 2000.

Livres :
 H. Thonier, Conception et calcul des structures de bâtiment, Presses de l’ENPC,
1995.
 M. Belazougui, Calcul des ouvrages en béton armé, OPU, 2004.
 H. Renaud et J. Lamirault, Béton armé – Guide de calcul, Edition Foucher, 2006.

Logiciels :
 Logiciel d’analyse des structures ETABS 9.6
 WORD 2016
 EXCEL 2016
 AUTOCAD 2017
 RDM 6

128
Annexes
Annexe 1
Annexe 2
Annexe 3
Version: 1.5
Date: 03.11.2015

TECHNICAL CHARACTERISTICS
Name: GREEN LIFT® - TML® 1600KG PASSENGER / HOSPITAL
Short name: GL TML 1600
Characteristics: hydraulic lift suitable for the transport of disable persons and hospital beds
with staff
Manufacturer: GMV
Lift type: GREEN LIFT - TML
Load: 1600 kg
No of persons: 21
No of stops: 2-8
Travel: max. 25 m
Cabin: TML-type
dim. WxDxH 1400 x 2400 x 2170 mm;
no of entrances: * 1-opening
2-opening
finishing: push button panel stainless steel INOX
panels * laminate
painted steel Polimod
stainless steel INOX
glass
floor: * PVC
rubber
coconut
mirror: * half a wall
full wall
lighting: * fluorescent
LED
Doors: GMV-Victory
dim. SxH 1200 x 2000 mm
type: * telescopic
central
finishing: * painted steel Polimod
stainless steel INOX
glass
option: shaft doors
fire rated class* EI 30
EI 60
EI 90
Shaft dimensions:
pit: 1300 mm
headroom: 3400 mm
width: 2000 mm (telescopic doors)
2550 mm (central doors)
Annexe 3

1-opening cabin
depth: * 2800 mm (telescopic doors)
2750 mm (central doors)
2-opening cabin
depth: * 2900 mm (telescopic doors)
2840 mm (central doors)

Cabin speed: * 0,40 - 0,50 m/s


Drive type: hydraulic / fluitronic
Drive ratio: 1:2
Tank: * T2-T3-T4
Power: * 14,7 – 22,0 kW (depending on speed)
Valve block: * 3010
NGV proportional
Controller: GMV-NEOS / SEA - microprocessor
Travelling mode: * collective down
collective up/down
Machinery: room
cabinet F-type – dim. WxDxH ( 1000x650x2100 mm )
cabinet S1-type – dim. WxDxH ( 1150x900x2150 mm )
Phone line: * PSTN / GSM (a GMV delivery)
Power supply: 400V / three-phase
Application: new and existing buildings

* - select the right option


Other information in the drawings, brochures and on the [Link] website:
- GREEN LIFT - FLUITRONIC TML 1600
- TMC CABINS .pdf
or under:
e-mail: proj@[Link]
phone: + 48 22 / 842 41 70

__________________________________________________________________________________________
Annexe 4
‫ملخص‬

+ ‫ طابق ارضي‬+ ‫هذا المشروع يقدم دراسة مفصلة لمستشفى يتكون من طابقين تحت االرض‬
‫( وفقا‬III) ‫ ويقع الهيكل في إقليم الجزائر العاصمة المصنف كمنطقة زلزالية‬.‫ثالثة طوابق‬
.RPA 99/2003 ‫لـ‬
‫ ثم‬.‫ اجرينا حساب االبعاد االولية للهيكل‬،‫باستخدام قواعد الحساب والتحقق من البناء بالخرسانة المسلحة‬
‫ وقد تم إجراء الدراسة الديناميكية للهيكل باستخدام البرنامج‬.‫قمنا بحساب مفصل للعناصر الثانوية‬
.‫ كما حددنا أبعاد وكيفية وضع التسليح الالزم لعناصر الهيكل‬.ETABS

.BAEL ،RPA ،‫ تسليح‬،‫ خرسانة مسلحة‬،‫ مستشفى‬:‫الكلمات المفتاحية‬

Résumé

Ce projet présente une étude détaillée d’un hôpital constitué de deux sous-sols, d'un
RDC et trois étages. L’ouvrage est situé dans le territoire d’Alger classé en zone sismique
(III) selon le RPA 99/2003.
En utilisant les règlements de calcul et vérifications de construction en béton armé, nous
avons procédé au prédimensionnement de la structure. Puis, nous avons effectué un calcul
détaillé des éléments secondaires. L'étude dynamique de la structure a été réalisée par logiciel
ETABS. Aussi, nous avons déterminé les dimensions et la disposition du ferraillage
nécessaire des éléments de la structure.

Mots clés : Hôpital, Béton armé, Ferraillage, RPA, BAEL.

Abstract

This project presents a detailed study of a hospital consisting of two basements, one
DRC and three floors. The structure is located in the territory of Algiers classified as a seismic
zone (III) according to RPA 99/2003. Using the calculation regulations and reinforced
concrete construction checks, we presized the structure. Then we did a detailed calculation of
the secondary elements. The dynamic study of the structure was carried out by ETABS
software. We also determined the dimensions and layout of the necessary scrap of the
structural elements.

Keywords: Hospital, Reinforced concrete, Reinforcement, RPA, BAEL.

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