Semestre 2
Semestre 2
1 Primitives et intègrales 3
1.1 Intègrales d’une fonction continue sur un segment . . . . . . . 3
1.1.1 Primitives d’une fonction continue . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Intègrale sur un segment . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.4 Linéarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.5 Croissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.6 Addiditivité des intervalles . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2 Calculs de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Changement de variable . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.2 Intègration par partie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.3 Primitves des fonctions rationnelles . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.1 Utilisation de la dècomposition en èlèments simples . . 11
1.4 Autres exemples de primitves . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1.4.1 Fonctions rationnelles en cos x et sin x . . . . . . . . . 14
1.4.2 Fonctions rationnelles en cosh x √ et sinh x . . . . . . . . 16
1.4.3 Fonctions rationnelles en x et √ax + b . . . . . . . . . 16
1.4.4 Fonctions rationnelles en x et ax2 + bx + c . . . . . . 17
1.5 Série d’exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2 Equations différentielles 21
2.1 Solutions sur les équations différentielles . . . . . . . . . . . . 21
2.1.1 Généraliés sur les équations différentielles . . . . . . . . 21
2.1.2 interprétation géomètrique des équations du premier
ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.2 Èquations différentielles linéaires du premier ordre . . . . . . . 23
2.2.1 Structure des solutions . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.2 Résolution de l’équation sans second membre . . . . . 23
1
2.2.3 Solution particulire de l’équation avec second membre . 24
2.2.4 Problème de Cauchy pour les équations linéaires du
premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.3 Exemples d’équations non linéaires du premier ordre . . . . . 27
2.3.1 Èquation à variables séparables . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.2 Èquation homogène en (x, y) . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.3 Èquation de Bernoulli . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.3.4 Èquation de Riccati . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.4 Èquations linéaires du second ordre à coefficients constants . . 30
2.4.1 Structure des solutions . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
2.4.2 Résolution de l’équation sans second membre . . . . . 30
2.4.3 Résolution de l’équation avec second membre de la
forme P (x)emx . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.5 séries d’exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
3 Séries numériques 38
3.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.1.1 Notion d’une série . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.1.2 Convergence et divergence d’une série . . . . . . . . . . 39
3.1.3 Critère de Cauchy pour la convergence d’une série . . . 41
3.2 Critères de convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.2.1 Théorème Fondamental . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.2.2 Théorèmes de comparaison . . . . . . . . . . . . . . . 42
3.2.3 Comparaison à une série de Riemann . . . . . . . . . . 44
3.2.4 Règle d’équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.2.5 Règle de D’Alembert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.2.6 Séries absolument convergentes . . . . . . . . . . . . . 47
3.3 Séries alternées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
3.3.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 48
3.3.2 Critère des séries alternées . . . . . . . . . . . . . . . . 49
3.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.4.1 Énoncés des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.4.2 Corrigés des exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55
2
Chapitre 1
Primitives et intègrales
3
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Théorème 1.1.1
Toute fonction continue sur un intervalle possède des primitives sur cet
intervalle.
Exemples 1.1.1 :
Ci-dessous un tableau qui résume les primitves des fonctions uselles.
4
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
xm+1
R⋆+ xm (m 6= −1) m+1
+C
R eλx (λ 6= 0) 1 λx
λ
e +C
R ax (a > 0 et a 6= 1) 1 x
ln a
a +C
R cos wx (w 6= 0) 1
w
sin wx + C
R sin wx (w 6= 0) − w1 cos wx + C
] − π2 , π2 [ tan x − ln | cos x| + C
] − π2 , π2 [ 1
cos2 x
ou 1 + tan2 x tan x + C
]0, π[ 1
sin2 x
− tan1 x + C
R cosh wx (w 6= 0) 1
w
sinh wx + C
R sinh wx (w 6= 0) 1
w
cosh wx + C
R tanh x ln(cosh x) + C
R 1
cosh2 x
ou 1 − tanh2 x tanh x + C
R⋆− ou R⋆+ 1
sinh2 x
− tanh
1
x
+C
R 1
x2 +a2
(a 6= 0) 1
a
arctan xa + C
] − ∞, −a[ 1
a2 −x2
(a > 0) 1
2a
ln x+a
x−a
+C
] − a, a[ 1
a2 −x2
(a > 0) 1
2a
ln x+a
x−a
+C
1 1 x+a
]a, +∞[ a2 −x2
(a > 0) 2a
ln x−a
+C
] − a, a[ √ 1
a2 −x2
(a > 0) 1
2a
arcsin xa + C
5
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
1.1.3 Propriétés
1.1.4 Linéarité
Soient f et g deux fonctions de R dans K (K = R ou C) continues sur
[a, b].
Z b Z b Z b
∀(α1 , α2 ) ∈ K2
(α1 f + α2 g) = α1 f + α2 g.
a a a
1.1.5 Croissance
Soit f une fonction de R dans R continue sur [a, b] (a < b).
Z b
Si ∀x ∈ [a, b] f (x) ≥ 0 alors f ≥ 0.
a
6
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Démonstration :
Soit f est une primitive de f sur [a, b], la relation s’écrit :
Remarques :
• Le
R bnom donné àR bla variable ne joue aucune rôle. Il est équivalent d’écrire
a
f (x)dx ou a f (t)dt. On dit qu’il s’agit d’une variable muette.
Rb
• Il faut bien noter que, si a > b, a f (x)dx n’est pas l’intègrale de f
sur un segment. En particulier, elle n’a plus la propriété de croissance
énoncée ci-dessus.
• Quel que soit l’odre des réels a, b et c appartement à I, on a :
Z b Z c Z b
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx.
a a c
7
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
φ([a, b]).
Z b Z φ(b)
′
f ◦ φ(x)φ (x)dx = f (t)dt
a φ(a)
Démonstration :
Soit F une primitive de f sur un intervalle φ([a, b]). La fonction (f ◦ φ)φ′ est
la dèrivée de F ◦ φet elle est continue sur [a, b] car f ◦ φ et φ′ le sont. Par
consèquent :
Z b
f ◦ φ(x)φ′ (x)dx = F ◦ φ(b) − F ◦ φ(a).
a
R φ(b)
On reconnaı̂t l’intègrale φ(a)
f (t)dt.
Remarquant que :
Z π
dx
I = 1
0 1+ 1+tan2 x
Z π 2
1 + tan x
= dx
0 2 + tan2 x
8
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Exercice 1.1 :
Soit f une fonction continue sur [a, b] telle que :
∀x ∈ [a, b] f (a + b − x) = f (x).
Rb Rb
1. Calculer J = a xf (x)dx en fonction de I = a f (x)dx.
9
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Z a
J = − (a + b − t)f (t)dt
b
Z a Z b
= −(a + b) f (t)dt − tf (t)dt
b a
Z b Z b
= (a + b) f (t)dt − tf (t)dt
a a
Par suite
a+b
J= I
2
2. Calculer les intègrales :
Z
xdx
J1 = 0π .
1 + sin x
1
On considère la fonction f définie sur [0, π] par f (x) = 1+sin x
. La
fonction f Rest continue sur [0, π].
dx
Soit I1 = 0π 1+sin , d’aprés la question précédente J1 = π2 I1 . Pour
R π x dx
calculer I1 = 0 1+sin x on effectue un changement de variable. tel
qu’on pose u = tan x2 qui est une fonction de classe C 1 sur [0, π[ d’où
du = 21 (1 + tan2 x2 )dx où dx = 1+u
2du
2.
Z b Z b
′
u (x)v(x)dx = [u(x)v(x)]ba − u(x)v ′ (x)dx
a a
10
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Dèmonstration :
Les fonctions u, v, u′ et v ′ sont continues sur [a, b], les fonctions u′ v et uv ′
possèdent des primitives sur [a, b]. La fonction uv est une primitive sur [a, b]
de u′ v + v ′ . Donc, si F est une primitive de uv ′ , alors uv − F est une primitve
de u′ v.
Exemples :
R
1. ln xdx = x ln x − x + C.
R R
2. arctan xdx = x arctan x − x
1+x2
dx = x arctan x − 12 ln(1 + x2 ) + C.
Application : Intègration par partie gééralisée
1. Soit u et v deux fonctions de classe C n sur [a, b]. Montrer que :
Z Z
(n−2) ′
(n)
u v=u (n−1)
v−u v + · · · + (−1) uv
n−1 (n−)
+ (−1)n
uv (n) .
Rπ
2. Calculer I = 0
x3 sin xdx.
Réponse :
11
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
R ′
La première partie est de la forme uun :
Z
2(x + p) ln(x2 + 2px + q)n ) si n = 1,
dx =
x + 2px + q)n
2 − n−1
1 1
x2 +2px+q)n−1
si n > 1.
R 1
2ème étape : Il faut, enfin, Calculer Jn (x) = x2 +2px+q) n dx.
12
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
′
u (X) = 1 u(X) = X
v(X) = (X 2 + r2 )−n , v ′ (X) = −2nX(X 2 + r2 )−n−1
Z
X X2
Jn (x) = + 2n dX
(X 2 + r2 )n (X 2 + r2 )n+1
Z
X (X 2 + r2 ) − r2
= + 2n dX
(X 2 + r2 )n (X 2 + r2 )n+1
X
= 2 2 n
+ 2n Jn (x) − r2 Jn+1 (x)
(X + r )
D’où
1 X
Jn+1 (x) = + (2n − 1)Jn (x) .
2nr2 (X 2 + r2 )n
Cette relation de rècurrence permet de calculer tous les Jn (x) à partir
de J1 (x).
ApplicationR: Exemple de calcul d’intègrale d’une fonction rationnelle
1 9
Calculer I = 0 (x3 +1)2 dx.
Réponse :
1 3
= 2 ln 2 + + 2J1 + J2
2 2
avec Z 1 Z 1
dx dx
J1 = et J2 = .
0 x − x1 0 (x − x1)
2 2 2
13
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Or on a Z Z 1
1
dx 2 dX
J1 (x) = 2 = .
0 (x − 12 + 3
− 12 X 2 + 43
4
Donc 1
2 2X 2 2π
J1 (x) = √ arctan √ = √ .
3 3 − 21 3 3
R1
Pour calculer J2 (x) = −2 1 2dX3 2 , effectuons une intègration par partie sur
2 (X + 4 )
J1 :
′
u (X) = 1 u(X) = X
v(X) = 1
, v ′ (X) = −2X
X 2 + 34 (X 2 + 34 )
2
12 Z 1
X 2 X2
J1 (x) = 3 +2 dX
3 2
X2 + 4 − 12 − 12 X2 + 4
3
= 1 + 2(J1 − J2 )
4
D’où
3 3 2π
J2 = 1 + J1 et 2J1 + J2 = 3J1 + 1 = 1 + √ .
2 2 3 3
Donc
3 2π
I = 2 ln 2 + + √ .
2 3 3
14
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
R π2 dx
1. I = π
sin x(cos2 x+1)
.
3
dx
L’élément différentiel sin x(cos 2 x+1) est invariant quand on change x en
Par suite
12
1 1+u 1 1 1 1
I= ln + arctan u = ln 3 + arctan .
4 1−u 2 0 4 2 2
On a 1+2dx
cos2 x
invariant quand on change x en π +x : on pose u = tan x
(de classe C sur [0, π4 ]), d’où du = (1 + tan2 x)dx, ou dx = 1+u
1 du
2 . Donc
Z 1 1 Z 1 1
1+u2 1 1 u π
I= 2 du = d = √ arctan √ = √ .
0 1 + 1+u 2 0 u2 + 3 3 3 0 6 3
• Dans tous les cas, on peut prendre pour variable u = tan x2 sur des
intervalles ne contenant pas des valeur de la forme π + 2kπ.
Rπ
3. I = 02 2+2dxsin x .
Z 1 Z 1
2 1 1
I= . 2u du = du.
0 1 + u2 2 + 1+u2 0 u2 + u + 1
Par suite
Z 1 1
1 2 2u + 1 π
I= du = √ arctan √ = √ .
2 2 3 3 3 0 3 3
0 u+ 2
+4
15
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
On peut aussi, dans tous les cas, exprimer la fonction à l’aide d’exponentielles
et poser u = ex . R dx
Exemple : I(x) = 1+cosh x
. On a
Z Z
2 2ex
I(x) = dx = dx.
2 + ex + e−x e2x + 2ex + 1
En posant u = ex , on obtient
Z
2 2 2
I(x) = 2
du = − +C =− x + C.
(u + 1) u+1 e +1
√
1.4.3 Fonctions rationnelles en x et ax + b
√
On effectue le Rchangement de variable t = ax + b.
Exemple : I = x+√dxx−1 ,
16
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
√
On pose t = x − 1, d’oùù x = t2 + 1 et dx = 2t dt. Donc
Z 1
2t
I = 2
dt
0 t +t+1
Z 1 Z 1
2t + 1 1
= 2
dt − 2 dt
0 t +t+1 t + 2 + 34
1
0
1
2 2t + 1
= ln(t + t + 1) − √ arctan √
2
3 3 0
π
= ln 3 − √ .
3 3
√
1.4.4 Fonctions rationnelles en x et ax2 + bx + c
On ècrit le trinôme ax2 + bx + c sous la forme canonique et on se ramǹe
par un changement de variable affine à l’une des trois formes :
√
• 1 − X 2 : on pose X = cos t, avec t ∈ [0, π] ;
√
• X 2 − 1 : on pose X = cosh t, avec t ∈ R+ ;
√
• X 2 + 1 : on pose X = sinh t, avec t ∈ R.
R2
Exemple : I = 1 √dx dx. Comme x(4 − x) = 4 − (x − 2)2 . Alors, on
2+ x(4−x)
pose x − 2 = 2 cos t, avec t ∈ [0, π], et dx = −2 sin t dt. D’où
p √
x(4 − x) = 4 − 4 cos2 t = 2| sin t| = 2 sin t,
17
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
D’où
√ 3
√
2 π π 2 π √
I = 2 [arctan u]1 3 + = 2( − )+ √ − 1 = − 2 + 3.
1+u 1 3 4 1+ 3 6
Exercice 1.3 :
Soit f : R −→ R une fonction continue sur R. Montrer que les fonctions
g : R −→ R suivantes sont de classe C 1 et calculer leurs dérivées :
Z x2 Z x
1)g(x) = f (t)dt, 2)g(x) = (x + f (t))2 dt,
2x 0
Z x2 Z sin x √
3)g(x) = 2
exp(t )dt, 4)g(x) = 1 − t2 dt
0 0
Exercice 1.4 :
Soit f : R −→ R une fonction continue. Montrer que
Z a Z a
1. Si f est paire alors : ∀a ∈ R, f (t)dt = 2 f (t)dt.
−a
Z a 0
18
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Exercice 1.5 :
Soient c > 0 et f : [0, c] −→ R une fonction de classe C 1
Z c Z c
1. Montrer que f (c − t)dt = f (t)dt.
0 0
Z π
x sin x
2. En déduire les valeurs des intègrales I = dx,
1 + cos2 x
Z π 0
2
J= ln(1 + tan x)dx
0
Exercice 1.6 :
Calculer les limites suivantes :
X
n
1 X
n
1 Y
n
k2 1
lim , lim n , lim (1 + )n .
n−→+∞
k=1
n+k n−→+∞
k=1
n + k2
2 n−→+∞
k=1
n2
Exercice 1.7 : Rπ
Pour tout n ∈ N. On pose : In = 02 sinn (x)dx.
1. Calculer I0 et I1 .
2. Montrer que la suite (In ) est positive et décroissante.
3. Au moyen d’une intègration par parties, établir une relation entre In+2
et In .
4. Montrer que par recurrence que (n + 1)In+1 In = π2 ∀n ∈ N.
In+1 pπ
5. Montrer que lim et en déduire que In ∼ 2n .
n−→+∞ In
Exercice 1.8Z : π Z π
t 1
On pose I = dt et dt.
0 2 + sin t 0 2 + sin t
19
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
2 1 + 2 tan( x2 ) π
∀x ∈] − π, π[, F (x) = √ (arctan( √ )) = .
3 3 6
Z 2 Z π Z π
1 4 dx 2 sin x
D= √ dx, E = , G= dx.
1 x+ x 0 2 − sin2 x 0 sin x + cos x
20
Chapitre 2
Equations différentielles
Remarque 2.1 :
21
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
• Même lorsqu’il est vrai qu’une condition initiale détermine une solu-
tion unique, il estfréquent que des conditions initiales trés voisines
conduisent à des solutions qui deviennent rapidement trés différentes.
La possibilité de pévoir le comportement à long terme d’une solution
à partir d’une condition initiale reste donc trés théorique.
22
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
(x − 1)y ′ + xy = x2 − 1. (2.4)
24
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Théorème 2.2.2
La solution générale de léquation différentielle linéaire :
a(x)y ′ + b(x)y = 0
25
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
alors
C(x) = ex sin x − ex cos x − (C(x) + K)
d’où
ex
C(x) =(sin x − cos x) + K.
2
On peut choisir K = 0 pour définir une solution particulière :
26
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
27
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
28
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
√ √
Exemple : Soit y ′ = y + x y. Ici, m = 21 , on pose donc z = y. L’équation
différentielle devient 2z ′ − z = x, d’où
x
z = −x − 2 + Ce 2
x 2
et, en définitive y = 0 ou y = −x − 2 + Ce 2 sur un intervalle où −x −
x
2 + Ce 2 ≥ 0.
D’où
z ′ = a(x)(2y1 z + z 2 ) + b(x)z.
On reconnaı̂t une équation de Bernoulli avec m = 2.
Exemple : soit y ′ = (y − x)2 .
Solution évidente y1 = x + 1 ; on pose y = x + 1 + z. L’équation diiférentielle
devient
z ′ = 2(x + 1)z + z 2 − 2xz = z 2 + 2z.
Sur un intervalle où z ne s’annule pas, on pose u = z1 . Donc −u′ = 2u + 1,
alors u = − 12 + Ce−2x , par suite
1
z= ou z = 0
− 12 + Ce−2x
par conséqent
1
y =x+1+ ou y = x + 1
− 12 + Ce−2x
29
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
ay ′′ + by ′ + cy = d(x) (2.6)
ay ′′ + by ′ + cy = 0 (2.7)
ay ′′ + by ′ + cy = 0
Solutions complxes
Cherchons des solutions complexes exponentielles y = eλx où λ ∈ C. On
a alors y ′ = λeλx et y ′′ = λ2 eλx . Donc
ay ′′ + by ′ + c = (aλ2 + bλ + C)eλx .
Par suite y = eλx est solution de l’équation (2.7) si et seulement si
aλ2 + bλ + c = 0 (équation caractéristique).
30
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
31
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
∆<0 a ± ib avec (a, b) ∈ R (eax cos bx, eax sin bx) eax (C1 cos bx + C2 sin bx)
32
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
complexe donné :
ay ′′ + by ′ + cy = P (x)emx . (2.8)
Le principe est de chercher une solution particulière de la même forme que le
second membre, c’est-à-dire y = Q(x)emx , où Q est un polynôme à déterminer.
On a
y = Q(x)emx
y ′ = [Q′ (x) + mQ(x)] emx
′′
y = [Q′′ (x) + 2mQ′ (x) + m2 Q(x)] emx
D’où
ay ′′ + by ′ + cy = aQ′′ (x) + (2am + b)Q′ (x) + (am2 + bm + c)Q(x)
y est solution de l’équation (2.7) si et seulement si
aQ′′ (x) + (2am + b)Q′ (x) + (am2 + bm + c)Q(x) = P (x)
• Si am2 + bm + c 6= 0, on cherche à l’aide de coefficients indéterminés
un polynôme Q de même degré que P .
am2 + bm + c = 0
• Si (c’est-à-dire si m est racine simple de l’équation
2am + b 6= 0
caractéristique), on devra chercher un polynôme Q de degré degP + 1
vérifiant : aQ′′ (x) + (2am + b)Q′ (x) = P (x).
am2 + bm + c = 0
• Si (c’est-à-dire si m est racine double de l’équation
2am + b = 0
caractéristique), on devra chercher un polynôme Q de degré degP + 2
vérifiant : aQ′′ (x) = P (x) (on l’obtient, das ce cas, par deux intégrations
successives).
Exemples :
1. Soit y ′′ + y = ex .
L’équation carctéristique est λ2 + 1 = 0. La solution de l’équation
sans second membre est C1 cos x + C2 sin x. On cherche une solution
particulière de la forme y = Q(x)ex . On a
y = Q(x)ex
y ′ = [Q′ (x) + Q(x))ex
′′
y = [Q′′ (x) + 2Q′ (x) + 2Q(x)] ex
Donc
y ′′ + y = [Q′′ (x) + 2Q′ (x) + 2Q(x)] ex = xex .
33
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
2. Soit y ′′ + y = cos x.
L’équation carctéristique est la même. Le second membre est la partie
réelle de eix . Cherchons une solution particulière complexe de la forme
y = Q(x)eix , dont on calculera ensuite la partie réelle.
y = Q(x)eix
y ′ = [Q′ (x) + iQ(x))eix
′′
y = [Q′′ (x) + 2iQ′ (x) − Q(x)] eix
Ainsi
y ′′ + y = [Q′′ (x) + 2iQ(x)] = eix .
m = i étant racine simple de l’équation carctéristique, on cherche Q
tel que degQ = degP + 1 = 1. Posons
34
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Exercice 2.2 :
Soit l’équation différentielle :
(E) : x(x2 − 1)y ′ + 2y = x3 .
Résoudre (E) sur chacun des intervalles suivants : I1 =] − ∞, −1[, I2 =] −
1, 0[, I3 =]0, 1[ et I4 =]1, +∞[.
35
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Exercice 2.3 :
On considère léquation différentielle suivante :
1
(E) xy ′ + y = 1 + x.
x
1. Calculer la dérivée de la fonction x 7−→ x exp(− x1 ) pour tout x ∈ R⋆ .
2. Résoudre l’équation (E) sur ]0, +∞[ et ] − ∞, 0[
3. Trouver la solution sur ]0, +∞[ vérifiant y(1) = 0.
4. Résoudre (E) sur R.
Exercice 2.4 :
On se propose de résoudre sur ]0, +∞[ l’équation différentielle suivante :
(E) x(x2 + 1)y ′ − 2y = x3 (x − 1)2 exp(−x).
2 a bx+c
1. (a) Dt́erminer les réels a, b et c tels que x(x2 +1)
= x
+ x2 +1
.
(b) En déduire une primitive sur ]0, +∞[ de la fonction x 7−→ 2
x(x2 +1)
.
2. Résoudre l’équation homogène associée à (E).
3. Déterminer une solution particulière de (E), puis donner l’ensemble
des solutions de l’équation (E) sur ]0, +∞[.
36
Primitives et intègrales Bahroun Fadhila
Exercice 2.6 :
Déterminer les solutions réelles des équations différentielles suivantes :
1. y” + 2y ′ + y = xex (sur R).
2. y” − 4y ′ + 3y = 6x + 1. (sur R).
3. y” + y ′ − 2y = e|x| sur ]0, +∞[ puis sur ] − ∞, 0[.
4. y” − 3y ′ + 2y = ex + sin x, sur R.
Exercice 2.7 :
Soit f une fonction continue sur R vérifiant :
Z x Z x
f (x) = 1 − x f (t)dt + tf (t)dt, ∀ xR.
0 0
37
Chapitre 3
Séries numériques
3.1 Généralités
3.1.1 Notion d’une série
Définition 3.1.1 :
Soit (un )n≥n0 une suite numérique.
X
n
(i) Pour n ≥ n0 , on pose Sn = uk . On appelle série de terme général
k=n0
X
un ou série associée à la suite (un )n≥n0 qu’on note un , la suite
n≥n0
(Sn )n≥n0 .
(ii) Pour X n ≥ n0 , Sn est appelée somme partielle d’ordre n associée à la
série un .
n≥n0
X 1
Exemple 3.1.1 : 1. est la série de terme général un =
n≥0
1 + n2
1
.
1 + n2
38
Séries numériques Bahroun Fadhila
X
2. Soit a ∈ C, na est la série de terme général un = na. Une telle
n≥0
série est appelée série arithmétique de raison a.
X
3. Soit q ∈ C, q n est la série de terme général un = q n . Une telle série
n≥0
est appelée série géometrique de raison q.
X1 1
4. est la série de terme général un = . Cette série est appelée
n≥1
n n
série harmonique.
Remarque 3.1 : X
Soit (un )n≥n0 une suite numérique. Etudier la série un c’est déterminer
n≥n0
sa nature c’est-à-dire voir si elle converge ou diverge.
Exemple 3.1.2 : X a ∈ C.
1. Soit
La série arithmétique na est convergente si et seulement si a = 0.
n≥0
39
Séries numériques Bahroun Fadhila
an(n + 1)
En effet, pour n ≥ 0, Sn = . D’où :
2
+∞ si a = 6 0,
lim |Sn | =
n→+∞ 0 si a = 0.
1X
∞
— Si |a| < 1, (Sn )n≥0 tend vers 1
alors .an =
1−a
n=0
1−a
— Si |a| > 1, (Sn )n≥0 n’a pas de limite finie et la série diverge. En
X
∞
particulier si a > 1 an = +∞.
n=0
— Si a = −1, S2n = 1 et S2n+1 = 0 donc (Sn )n≥0 n’a pas de limite.
— Si a = 1, (Sn )n≥0 = n + 1 tend vers +∞.
2
Proposition 3.1
X
Si la série un converge, alors lim un = 0 et lim Rn = 0.
n→+∞ n→+∞
n≥n0
un diverge grossièrement.
n≥n0
X 2
X 1 X
Par exemple, les séries en , ln(2 + ), sin(n)... divergent
n≥0 n≥1
n n≥0
grossièrement.
40
Séries numériques Bahroun Fadhila
Preuve
X
Si un est une série de nombres réels positifs alors la suite des sommes
n≥n0
partielles (Sn )n≥n0 est croissante. Comme une suite réelle croissante converge
41
Séries numériques Bahroun Fadhila
Remarque
X 3.3 :
Soit un une série de nombres réels positifs.
n≥n0
X X
n
1. Si un converge alors pour tout n ≥ n0 , Sn = uk ≤ lim Sn =
n→+∞
n≥n0 k=n0
X
+∞
un .
n=n0
X
2. Si un diverge, alors lim Sn = +∞.
n→+∞
n≥n0
Preuve
X
n X
n
Pour n ≥ n0 , on pose Sn = uk et Tn = vk .
k=n0 k=n0
X
(i) Il est clair que si vn converge alors (Sn )n≥n0 est majorée et par
X n≥n0
suite un converge.
n≥n0
X
(ii) Si un diverge alors lim Sn = +∞. Ce qui implique que lim Tn =
n→+∞ n→+∞
n≥n0
42
Séries numériques Bahroun Fadhila
X
+∞ et par suite vn diverge.
n≥n0
2
Exemple 3.2.1 :
X 1 1
La série √ (−1)n diverge puisque pour tout n ≥ 1, 0 ≤ ≤
n≥1
n + 2 n 3n
1 X 1
√ n et est divergente car à une constante près, c’est série
n + 2(−1) n n≥1
3n
de Riemann avec α = 1 ≤ 1.
Théorème 3.2.3
X X
Soit un une série numérique et αn une série à termes positifs
n≥n0 n≥n0
Preuve
• Si |un | = O(αn ) alors il existe M X> 0 telle que à partir d’un certain
rang, |un | ≤ M αn . La convergence de M αn implique la convergence de
X n≥n0
|un |.
n≥n0
X
• Si |un | = o(αn ) alors |un | = O(αn ) et par suite |un | converge. 2
n≥n0
X
Exemple 3.2.2 : 1. La série e−n sin3 n converge car |e−n sin3 n| =
X n≥0
−n −n
O(e ) et e est convergente comme série géometrique de raison
n≥0
e−1 ∈]0, 1[.
X ln(n) ln(n) 1 X 1
2. La série converge car = o( ) et est conver-
n≥1
n3 n3 n2 n≥1
n2
gente car c’est série de Riemann avec α = 2 > 1.
43
Séries numériques Bahroun Fadhila
Remarque
X 3.4X
:
Soit un et vn deux séries de nombres réels positifs telles que un =
n≥n0 n≥n0
X X
O(vn ) (resp. un = o(vn )). Si un diverge alors vn diverge.
n≥n0 n≥n0
Preuve
1
1. S’il existe α > 1 tel que lim nα un = 0 alors un = o( α ). La conver-
n→+∞ n
X 1 X
gence de implique la convergence de un .
n≥1
nα n≥n 0
1
2. S’il existe α ≤ 1 tel que lim nα un = +∞ alors α = o(un ). La
n→+∞ n
X 1 X
divergence de implique la divergence de un .
n≥1
nα n≥n 0
2
√
Exemple 3.2.3
X : 1. Soit un = exp(− n), n ≥ 0.
2
On a un converge car lim n un = 0.
n→+∞
n≥0
44
Séries numériques Bahroun Fadhila
1
X
• Si a < 1 alors lim n 2 un = +∞, donc un diverge.
n→+∞
n≥2
Preuve
Si un ∼ vn alors un = O(vn ) et vn = O(un ). Par suite, le résultat est immédiat
en appliquant Théorème 3.2.3 et Remarque 3.4. 2
√ √ √ √
X n+2− n n+2− n
Exemple 3.2.4 : 1. converge car ∼
n≥1
n n
1
3 .
n2
X π π 1
2. ( − arctan n) diverge car ( − arctan n) ∼ .
n≥0
2 2 n
Remarque 3.5 : X
Le Théorème 3.2.4 ne s’applique pas si vn n’est pas à termes positifs.
n≥n0
(−1)n (−1)n
X (−1)n X (−1)n
Par exemple, ln(1 + √
n
)∼ √
n
mais ln(1 + √ ) et √ ne
n≥1
n n≥1
n
sont pas de même nature.
X (−1)n
En effet, √ converge en tant qu’une série de Riemann alternée mais
n≥1
n
X (−1)n n (−1)n n
ln(1 + √ ) diverge puisque ln(1 + (−1)
√ ) = √
n n
− 2n
1
+ (−1)3 + o( 13 ).
n≥1
n 3n 2 n2
45
Séries numériques Bahroun Fadhila
n! un+1 1
Exemple 3.2.5 : 1. Soit un = n
, n ≥ 1. On a lim = < 1,
n X n→+∞ un e
d’où d’après la règle de D’Alembert un converge.
n≥1
2n un+1
2. Soit un = √n , n ≥ 1. lim = 2 > 1, d’où d’après la règle de
n→+∞ un
X
D’Alembert un diverge.
n≥1
Remarque 3.6 : 1. Soit (un )n≥n0 une suite numérique à termes non
un+1
nuls à partir d’un certain rang. Il se peut que lim | | n’existe
n→+∞ un
pas. Par exemple :
X
(i) Soit un = (2 + (−1)n )2−n , n ≥ 1. On a un converge puisque
n≥1
3
pour n ≥ 1, 0 ≤ un ≤ n .
2 X
(ii) Soit un = 2 + (−1) , n ≥ 1. On a
n
un diverge grossièrement.
n≥1
2. Dans la Proposition 3.4, on ne peut pas conclure si l = 1. C’est à dire
la série peut être divergente ou convergente. Par exemple :
1 un+1 X
(i) Soit un = , n ≥ 1. lim = 1 et un diverge.
n n→+∞ un
n≥1
46
Séries numériques Bahroun Fadhila
1 un+1 X
(ii) Soit un = , n ≥ 1. lim = 1 et un converge.
n2 n→+∞ un
n≥1
Exemple 3.2.6 : X
∀x ∈ R tel que |x| < 1 et ∀θ ∈ R, la série complexe xn einθ est absolument
n≥0
convergente.
Théorème 3.2.5
X
Si un est une série numérique absolument convergente alors elle est
n≥n0
X
+∞ X
+∞
convergente. De plus, | un | ≤ |un |.
n=n0 n=n0
Preuve X
Soit ϵ > 0. Puisque |un | converge, alors d’aprés le critère de Cauchy, on a :
n≥n0
X
q
∃N ∈ N / N ≥ n0 tel que ∀(p, q) ∈ N , (q > p ≥ N ) ⇒ (
2
|uk | ≤ ϵ).
k=p+1
(3.1)
X
q
X
q
X
En remaquant que | uk | ≤ |uk |, (3.1) implique que la série un
k=p+1 k=p+1 n≥n0
vérifie
le critère de Cauchy et par suite elle converge.
Xn Xn
De plus, ∀n ≥ n0 , on a | uk | ≤ |uk |. D’où par passage à la limite, on
k=n0 k=n0
47
Séries numériques Bahroun Fadhila
obtient :
X
+∞ X
+∞
| un | ≤ |un |.
n=n0 n=n0
2
Remarque 3.7 :
La réciproque du Théorème 3.2.5 est fausse : Il existe des séries numériques
convergentes mais non absolument convergentes. Voir Remarque 3.9 ci-dessous.
Remarque
X 3.8 : 1. Une série alternée est une série réelle de la forme
n
(−1) vn où (vn )n≥n0 est une suite réelle de signe constant.
n≥n0
X
2. Une série alternée est une série réelle de la forme (−1)n vn ou
X n≥n0
n+1
(−1) vn où (vn )n≥n0 est une suite réelle positive.
n≥n0
X (−1)n X
Exemple 3.3.1 : 1. et (−1)n ln(n) sont des séries al-
n≥0
n+1 n≥1
ternées.
X
2. (−1)n sin(n) n’est pas une série alternée.
n≥1
48
Séries numériques Bahroun Fadhila
Idée de la preuve
On suppose que pour tout n ≥ n0 , (−1)n un ≥ 0. Pour n ≥ n0 , on note
Xn
Sn = uk .
k=n0
On montre alors que :
• (S2n )n≥n0 est décroissante et (S2n+1 )n≥n0 est croissante.
• ∀n ≥ n0 , S2n+1 ≤ S2n .
• lim S2n+1 − S2n = 0.
n→+∞
Ainsi
X on conclut que (S2n )n≥n0 et (S2n+1 )n≥n0 sont adjacentes et par conséquent
un est convergente vers S.
n≥n0
De plus, pour tout n ≥ n0 , S2n+1 ≤ S ≤ S2n . D’où pour n ≥ n0 , on a :
• R2n = S − S2n ≤ 0 et l’hypothèse (−1)n un ≥ 0 implique que u2n+1 ≤ 0.
Par suite R2n est de même signe que u2n+1 .
49
Séries numériques Bahroun Fadhila
Donc pour tout n ≥ n0 , |Rn | ≤ |un+1 | et Rn est de même signe que un+1 .
X
+∞
Finalement, un = un0 + Rn0 . Puisque Rn0 est de même signe que un0 +1 ,
n=n0
un0 +1 et un0 sont de signes contraires et |Rn0 | ≤ |un0 +1 | ≤ |un0 |, on conclut
X
+∞
que sig ( un )=sig (un0 ).
n=n0
Exemple 3.3.2 :
(Série de Riemann alternée)
X (−1)n
Soit α ∈ R, la série α
est dite série de Riemann alternée.
n≥1
n
X (−1)n
La série de Riemann alternée est convergente si et seulement si
n≥1
nα
α > 0.
X
+∞
(−1)k 1
∗
Dans ce cas, on a ∀n ∈ N , α
≤ .
k=n+1
k (n + 1)α
Preuve
(−1)n X (−1)n
• Si α < 0, → +∞ quand n → +∞ et donc diverge
nα n≥1
nα
grossièrement.
(−1)n X (−1)n
• Si α = 0, → 1 quand n → +∞ et donc diverge
nα n≥1
n α
grossièrement.
(−1)n
• Si α > 0, on a décroı̂t et admet une limite nulle d’où d’aprés
nα n≥1
X (−1)n
le théorème spécial des séries alternées, converge. 2
n≥1
nα
Remarque 3.9 :
En se référant aux exemples ?? et 3.3.2, on voit bien que pour 0 < α ≤ 1, la
X (−1)n
série α
converge mais ne converge pas absolument.
n≥1
n
50
Séries numériques Bahroun Fadhila
3.4 Exercices
3.4.1 Énoncés des exercices
Exercice 3.1 :
Étudier la r
nature des séries suivantes :
X n−1
1. .
n≥1
n4 + 1
X nn
2. .
n≥1
(2n)!
XY n
ln k
3. ( ).
n≥2 k=2
k
Exercice 3.2 :
Déterminer en fonction du paramètre α ∈ R la nature de la série de terme
ln n
général un = α , n ≥ 1.
n
Exercice 3.3 :
Déterminer en fonction des paramètres réels α et β la nature des séries sui-
vantes :
X
nβ e−n .
α
1.
n≥1
X
2. ln n + α ln(n + 1) + β ln(n + 2).
n≥1
Exercice 3.4 :
un
Soit (un )n≥0 une suite de réels positifs. Pour n ≥ 0, on pose vn = .
X X 1 + un
Montrer que les séries un et vn sont de même nature.
n≥0 n≥0
Exercice 3.5 :
Soient (vn )n≥0 une suite numérique tendant vers 0 et a, b, c trois réels vérifiant
51
Séries numériques Bahroun Fadhila
Exercice 3.6 :
On considère la suite (un )n≥1 définie par :
1
u1 = 1 et un+1 = e−un pour tout n ≥ 1.
n
X
1. Étudier la nature de un .
n≥1
X
2. Étudier la nature de (−1)n un .
n≥1
X
n
1
∗
Exercice 3.7 : 1. On définit, pour tout n ∈ N , Sn = et un =
k
X k=1
Sn −ln(n). Déterminer la nature de la série (un+1 −un ). En déduire
n≥1
que la suite (un )n≥1 converge. (On appelle sa limite γ la constante
d’Euler).
√
∗ n n n
2. Pour n ∈ N , on note wn = ( ) et vn = ln(wn ). Déterminer un
e n!
équivalent de (vn+1 − vn ). Qu’en déduit-on pour la suite (wn )n≥1 ?
Exercice 3.8 :
Pour k ∈ N, on considère le polynôme Pk de degré k défini par :
X
+∞
Pk (n)
1. Soit k ∈ N. Calculer σk = .
n=0
n!
X
+∞
n3 + n2 + n + 1
2. En déduire que = 9e.
n=0
n!
52
Séries numériques Bahroun Fadhila
Exercice 3.9 : X X
Soit (un )n≥1 une suite réelle telles que les séries |un | et n|un | convergent.
n≥1 n≥1
X
+∞
Pour n ≥ 1, on note vn = uk .
k=n
1. Montrer que nvn −→ 0 quand n −→ +∞.
X
+∞ X
+∞
2. En déduire que vn = nun .
n=1 n=1
X
+∞
3. Application : Pour |r| < 1, calculer nrn .
n=1
Exercice
X3.10 : (Règle de Cauchy) √
Soit un une série à termes positifs telle que lim n un = l ∈ R+ ∪
n→+∞
{+∞}.
Montrer que :
X
1. Si l < 1, la série un converge.
X
2. Si l > 1 ou l = +∞, la série un diverge.
3. Si l = 1, on ne peut pas conclure.
53
Séries numériques Bahroun Fadhila
Exercice
X 3.12 :
Soit un une série à termes strictement positifs.
un+1 λ 1
1. On suppose que = 1 − + o( ). Montrer que :
un n n
X
a. Si λ > 1, la série un converge.
X
b. Si λ < 1, la série un diverge.
un+1 1 β 1
2. On suppose que = 1 − + 2 + o( 2 ), où β ∈ R.
un n n n
1
Montrer en comparant avec une série de terme vn = (où h est
X n+h
à choisir convenablement) que la série un diverge.
X (2n)!
Application : Étudier la nature de 2
an , où a ≥ 0.
n≥0
(n!)
Exercice 3.13 :
X
+∞
(−1)k
Soit Rn = , n ∈ N.
k=n+1
k
X (−1)n
1. a. Justifier la convergence de la série et encadrer le reste
n≥1
n
Rn . Z 1
xn
b. Montrer que ∀n ∈ N, Rn = (−1) n+1
dx.
0 1+x
2. a. Par intégration par parties, montrer qu’il existe β ∈ N∗ et k ∈ R∗
tel que :
(−1)n+1 1
Rn = k β
+ O( β+1 ).
(n + 1) n
54
Séries numériques Bahroun Fadhila
nn |un+1 | (1 + n1 )n
2. Pour n ≥ 1, on pose un = . On a = −→ 0 ∈
(2n)! |un | 2(2n + 1)X
[0, 1[, alors en vertu de la règle de D’Alembert, la série un est
n≥1
convergente.
Yn
ln k |un+1 | ln(n + 1)
3. Pour n ≥ 2, on pose un = ( ). On a = −→
k |u n| n
k=2 X
0 ∈ [0, 1[, alors en vertu de la règle de D’Alembert, la série un est
n≥2
convergente.
55
Séries numériques Bahroun Fadhila
ln x X ln n
x 7−→ est positive décroissante sur [e, +∞[, donc la série
x n
Z ∞ n≥1
ln t
diverge puisque dt diverge.
e t
1. Soit un = nβ e−n X
α
Exercice 3.16 : , n ≥ 1.
Pour α ≤ 0, un ∼ n d’où la série
β
un est de même nature que
X n≥1
n≥1
β ≥ −1 la série diverge.
X
Pour α > 0, on a un converge car lim n2 un = 0.
n→+∞
n≥1
Exercice 3.17 :
Si la série de terme général un converge alors un −→ 0 quand n −→P +∞
et donc vn ∼ un . Comme ce sont des séries à termes positifs, la série vn
converge.
un vn
Réciproquement : Soit n ≥ 0. vn = ⇔ un = .
X 1 + un 1 − vn
Si vn converge alors vn −→ 0 quand n −→ +∞ et par suite un ∼ vn ,
n≥0
X
ainsi un converge.
n≥0
Exercice 3.18 :
56
Séries numériques Bahroun Fadhila
Soit n ≥ 0. On a :
X
n X
n X
n X
n
uk = a vk + b vk+1 + c vk+2
k=0 k=0 k=0 k=0
Xn X
n+1 X
n+2
= a vk + b vk + c vk
k=0 k=1 k=2
X
n X
n Xn
= a(v0 + v1 + vk ) + b(v1 + vk + vn+1 ) + c( vk + vn+1 + vn+2 )
k=2 k=2 k=2
X
n
= a(v0 + v1 ) + bv1 + bvn+1 + c(vn+1 + vn+2 ) + (a + b + c) vk .
k=2
X
n
Comme a + b + c = 0 et lim vn = 0, alors lim uk = a(v0 + v1 ) + bv1 .
n−→+∞ n−→+∞
k=0
X X
+∞
Par suite un converge et un = a(v0 + v1 ) + bv1 .
n≥0 n=0
Exercice 3.19 :
1
On considère la suite (un )n≥1 définie par u1 = 1 et un+1 = e−un pour tout
n
n ≥ 1.
1. Remarquons que pour tout n ≥ 1, un > 0, on en déduit que pour tout
n ≥ 1,
1
0 < un+1 < . D’où un −→ 0. En faisant un développement limité en
n
un , on obtient :
1 1 un un 1
un+1 = (1 − un + o(un )) = − + o( ) ∼ .
X n X n1 n n n
Ainsi, un diverge car diverge.
n≥1 n≥1
n
(−1)n+1 un un
2. (−1)n+1 un+1 = + (−1)n + o( ).
n n n
un un un un
Soit Kn = (−1)n + o( ). On a : |Kn | ∼ et 0 < <
n X 1n X n n
1 1
∼ 2 . Comme converge, alors Kn converge abso-
(n − 1)n n n≥1
n2 n≥1
57
Séries numériques Bahroun Fadhila
X (−1)n+1
lument. Or est une série alternée convergente, il en résulte
n
X n≥1
n
que (−1) un converge.
n≥1
Exercice 3.20 : 1.
1
un+1 − un = − (ln(n + 1) − ln(n))
n+1
1 1
= − ln(1 + )
n+1 n
1 1 1 1 1
= ( + O( 2 )) − ( + O( 2 )) = O( 2 ).
n n n n n
X 1 X
Comme 2
converge alors la série (un+1 − un ) converge et donc
n≥1
n n≥1
la suite (un )n≥1 converge.
1
2. Soit n ≥ 1, on écrit vn = n ln n − n + ln n − ln(n!). Ce qui donne
2
1 1
que pour n ≥ 1, vn+1 − vn = (n + ) ln(1 + ) − 1.
2 n
1 1 1 1
Ce qui implique que vn+1 − vn = −1 + (n + )( − 2 + O( 3 )) =
X 2 n 2n n
1
O( 2 ). Par suite, la série (vn+1 − vn ) converge et donc la suite
n n≥1
(vn )n≥1 converge. Ainsi, la suite (ln(wn ))n≥1 converge vers un réel que
l’on note par λ. Ce qui donne que la suite (wn )n≥1 converge vers eλ > 0.
X
k−1
Pk (n) X
+∞
Pk (n) X
+∞
1 X 1
+∞
donc σk = + = = = e.
n=0
n! n=k
n! n=k
(n − k)! k=0 k!
58
Séries numériques Bahroun Fadhila
X
+∞ 3
n + n2 + n + 1 X
+∞
P (n)
=
n=0
n! n=0
n!
X
+∞
P (n)
=
n=0
n!
X
+∞
P3 (n) + 4P2 (n) + 3P1 (n) + P0 (n)
=
n=0
n!
= σ3 + 4σ2 + 3σ1 + σ0
= e + 4e + 3e + e
= 9e.
X
+∞ X
+∞ X
+∞
Exercice 3.22 : 1. On écrit |nvn | = n| uk | ≤ n|uk | ≤ k|uk |.
k=n k=n k=n
X
+∞
Comme étant le reste d’une série convergente, k|uk | −→ 0 quand
k=n
n −→ +∞, on en déduit que nvn −→ 0 quand n −→ +∞.
59
Séries numériques Bahroun Fadhila
2. Soit N ≥ 1. On a :
X
N N X
X +∞ X
+∞ X
+∞ X
+∞
vn = uk = uk + uk + ... + uk
n=1 n=1 k=n k=1 k=2 k=N
X
N X
+∞
= kuk + N uk
k=1 k=N +1
X
N
= kuk + N vN +1 .
k=1
X
Puisque N vN +1 −→ 0 quand N −→ +∞ , on en déduit que vn
n≥1
X
+∞ X
+∞
converge et que vn = nun .
n=1 n=1
X
3. Pour n ≥ 1, on pose un = rn . Comme |r| < 1 alors |un | converge
X n≥1
Exercice 3.23 : 1. Pour l < 1 il existe un réel r tel que l < rX < 1.
√
Pour n assez grand, on a : un ≤ r, d’où un ≤ r . Ainsi la série
n n
un
converge.
√
2. Supposons que l > 1 ou l = +∞. Pour n assez grand, n un ≥ 1,X d’où
un ≥ 1. Le terme général un ne tend pas vers 0, ains la série un
diverge.
X 1
3. Si l = 1, on ne peut pas conclure. On peut considérer qui
n≥1
n2
60
Séries numériques Bahroun Fadhila
X 1
converge et (1 + )n qui diverge.
n≥1
n
La règle de Cauchy n’est bien adaptée qu’à l’étude de séries dont le
terme général contient essentiellement des puissances.
n − 1 2n
• Étude de la série de terme général : un = ( ) , n ≥ 2.
2n + 1
√ n−1 2 √ 1
On a : n un = ( ) , n ≥ 2. On en déduit : lim n un = < 1.
2n + 1 n−→+∞ 4
La série est donc convergente.
n + 3 n ln n
• Étude de la série de terme général : un = ( ) , n ≥ 1.
2n + 1
n+3
ln n ln
√ n + 3 2n + 1
On a : n un = ( ln
) =en
, n ≥ 1.
2n + 1 √
On en déduit : lim n un = 0 < 1. La série est donc convergente.
n−→+∞
Exercice 3.24 : 1. On a :
X
q−1
X
q−1
X
q−1
(an − an+1 )Sn (b) = an Sn (b) − an+1 Sn (b)
n=p n=p n=p
X
q−1
X
q
= an Sn (b) − an Sn−1 (b)
n=p n=p+1
Xq
= an (Sn (b) − Sn−1 (b)) − aq Sq (b) + ap Sp−1 (b)
n=p
Xq
= an bn − aq Sq (b) + ap Sp−1 (b).
n=p
X
q
2. Comme ∀n ∈ N, |Sn (b)| ≤ M , alors | an bn | ≤ M (|aq | + |ap | +
n=p
X
q−1
|an − an+1 |). La suite (an )n≥0 est décroissante et converge vers 0,
n=p
alos 0 = inf (an ) ce qui implique que an ≥ 0 pour tout n ≥ 0.
n∈N
61
Séries numériques Bahroun Fadhila
X
q−1
Or an ≥ an+1 , alors |an − an+1 | = an − an+1 et |an − an+1 | =
n=p
X
q−1
an − an+1 = ap − aq .
n=p
X
q
D’où | an bn | ≤ M (aq + ap + ap − aq ) = 2M ap .
n=p
Comme (an )n≥0 converge vers 0, pour ϵ > 0, ∃n0 ∈ N tq ∀p ≥
ϵ X
n0 , a p ≤ . Ainsi, la série an bn vérifie le critère de Cauchy
2M n≥0
et par suite elle est covergente.
62
Séries numériques Bahroun Fadhila
un+1 1 β 1 1
2. On suppose que = 1 − + 2 + o( 2 ). Soit vn = . On a :
un n n n n+h
h
vn+1 n+h 1+ 2
= = n = (1 + h )(1 − 1 + h + (1 + h) ) + o( 1 )
vn n+1+h 1+h n n n2 n2
1+
n
h 1 + h (1 + h)h (1 + h)2 1
= 1+ − − 2
+ 2
+ o( 2 )
n n n n n
1 1+h 1
= 1− + + o( 2 ).
n n2 n
un+1 vn+1 β−h−1 1 P
− = +o( ). Comme la série vn est divergente,
un vn n2 n2 P
pour montrer la divergence de un , il suffit de prouver que vn =
O(un ). On choisit ainsi h de telle sorte β − h − 1 > 0 ce qui signifie
h < β − 1.
Application : Étude de la série de terme général un = (2n)! (n!)2
an , où
a ≥ 0.
On a :
un+1 (2n + 2)(2n + 1)a
=
un (n + 1)2
2(2n + 1)a
=
n+1
2a(2n + 2 − 1)
=
n+1
2a
= 4a −
n+1
2a 1
= 4a − (1 + )−1
n n
2a 1
= 4a − + o( ).
n n
un+1
Ainsi, lim = 4a.
n−→+∞ un X
Il en résulte, en appliquant la règle de D’Alembert, que un converge
n≥0
1 1
pour a < et diverge pour a > .
4 4
63
Séries numériques Bahroun Fadhila
1 un+1 1 1 1
Pour a = , on a : =1− + o( ). Dans ce cas λ = < 1, il
4 un 2n n X 2
s’ensuit d’après la première question, que un diverge.
n≥0
1
Exercice 3.26 : 1. a. Comme la suite ( )n≥1 est décroissante et converge
n
vers 0, alors en utilisant le théorème spécial des séries alternées, la
X (−1)n 1
série converge. De plus, pour tout n ≥ 1, |Rn | ≤ .
n≥1
n n + 1
b. Soient n, p ∈ N. On a :
Z 1 n Z 1 X p
!
p+1 n+p+1
x (−1) x
dx = (−1)k xn+k + dx
0 1 + x 0 1 + x
k=0
Z 1 ! Z
Xp 1
(−1)p+1 xn+p+1
= (−1)k xn+k dx + dx
k=0 0 0 1 + x
Xp Z 1
(−1)k (−1)p+1 xn+p+1
= + dx.
k=0
n + k + 1 0 1 + x
Z 1 Z 1
(−1)p+1 xn+p+1 1
Or dx ≤ xn+p+1 dx = −→ 0
0 1+x 0 n+p+2
quand p −→ +∞.
Z 1 n X
+∞ X
+∞
x (−1)k (−1)p−n−1
D’où dx = = .
0 1+x k=0
n + k + 1 p=n+1
p
Z 1 n X
+∞
n+1 x (−1)p
Ce qui implique (−1) dx = = Rn .
0 1+x p=n+1
p
2. a. Par
Z 1 intégration par parties,Z on obtient :
1
xn 1 xn+1
dx = + 2
dx.
0 1+x Z 1 2(n + 1) 0 (n + 1)(1 + x)
Z 1
xn+1 1 1
Comme 0 ≤ 2
dx ≤ xn+1 dx = ≤
0 (n + 1)(1 + x) n+1 0 (n + 1)(n + 2)
1
,
n2 Z 1 n
n+1 x (−1)n+1 1 1
alors Rn = (−1) dx = + O( 2 ). Ainsi, k =
0 1+x 2(n + 1) n 2
64
Séries numériques Bahroun Fadhila
et β = 1.
X (−1)n+1
b. D’après le théorème spécial des séries alternées, la série
n≥1
2(n + 1)
X 1 X
converge et comme 2
converge, alors la série Rn converge.
n≥1
n n≥0
3.
X
N X
N Z 1
n+1 xn
Rn = (−1) dx
n=0 n=0 0 1+x
Z 1X
N
(−x)n
= − dx
0 n=0
1+x
Z Z 1 Z 1
1 − (−x)N +1
1
dx (−x)N +1
= − dx = − + dx.
0 (1 + x)2 0 (1 + x)
2
0 (1 + x)
2
Z 1 Z 1
(−x)N +1 1
Or 2
dx ≤ xN +1 dx = −→ 0 quand N −→ +∞,
0 (1 + x) N +2
X
+∞
0
Z 1 1
dx 1 1
on en déduit Rn = − 2
= = − .
n=0 0 (1 + x) 1 + x 0 2
65