Le Cycle Cellulaire Mon Cours Polycope
Le Cycle Cellulaire Mon Cours Polycope
Benabdesselam 2014
Le Cycle cellulaire :
Sommaire :
I- La Division cellulaire
II- Phases du cycle de division cellulaire
III- Contrôle du cycle cellulaire
III.1. Régulation de la succession des quatre phases du cycle cellulaire
III-2 Les mécanismes de surveillance du cycle
IV-Mise en évidence du contrôle du cycle cellulaire
IV-1. MPF ou Maturation ( Mitotic) Promoting Factor
IV-2. SPF : Facteur « Start Promoting Factor “
IV-3-Les Kinases dépendantes des Cyclines ( CDK )
IV-4- Les Cyclines
V-Actions des différents complexes Cycline / Cdk au cours du cycle cellulaire
VI- Régulation de l’activité des Cdk
VI-1. Activateurs
VI-2- Inhibiteurs
VI-3- Conclusion
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I- La Division cellulaire :
Chez les Eucaryotes (caractérisés principalement par des cellules qui possèdent un
noyau ) on distingue deux types de division cellulaire :
La méiose qui permet la reproduction sexuée. Concerne les cellules germinales qui
donneront les gamètes . C’est une division réductionnelle puisque les cellules qui en
découlent ont leur nombre de chromosomes réduits . Chaque cellule va donc séparer
son patrimoine génétique (contenu dans des chromosomes) en deux afin de ne
transmettre que la moitié de ses gènes aux cellules filles. Elle se déroule en plusieurs
étapes formant un ensemble de deux divisions cellulaires, successives et
inséparables.
La première division méiotique est dite réductionnelle car elle permet de passer de 2n
chromosomes doubles à n chromosomes doubles.
La seconde est dite équationnelle car elle conserve le nombre de chromosomes : on passe
de n chromosomes doubles à n chromosomes simples.
Chez les procaryotes, la division cellulaire se fait par scissiparité. Ces cellules ont
généralement un seul chromosome qui se réplique avant que les deux chromosomes
s'écartent et que le reste de la cellule se divise à son tour.
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• L'interphase, pendant laquelle la cellule ne se divise pas, est constituée de trois périodes :
Fig 2 : Prophase
b) La métaphase,
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Fig3 : Métaphase
Fig 4 : Anaphase
d) La télophase permet :
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Fig 5 : Télophase
e) Cytodièrèse :La mitose est terminée et la cellule entreprend son processus de clivage.
La plus visible des modifications est l'invagination progressive de la membrane plasmique,
autour du centre de la cellule et dans le plan équatorial. Un anneau contractile s'est formé et
c'est lui qui est responsable de cette déformation.
Le sillon de division ainsi créé se creuse de plus en plus, jusqu'à la séparation complète des
deux cellules filles.
* L'anneau contractile : il est essentiellement constitué de filaments d'actine et de myosine,
deux protéines qui interagissent pour produire une contraction comme dans les muscles. En
chaque point de sa circonférence, cet anneau contient un faisceau constitué d'environ 20
filaments d'actine.
* Le corps intermédiaire : juste avant la séparation, il ne reste plus entre les deux cellules
que le corps intermédiaire qui contient les restes des microtubules polaires et une structure
matricielle dense.
La mitose est donc une forme division cellulaire qui, à partir d'une cellule diploïde (2n
chromosomes) donne naissance à deux cellules filles diploïdes elles aussi, et au patrimoine
génétique strictement identique.
Fig 6 : Cytodierèse
Le cycle cellulaire :
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Le cycle cellulaire est donc divisé en quatre phases, G1, S, G2, M. Au cours de la phase
G1 (de « Gap », intervalle), les cellules passent par le point de restriction, une sorte de point
de non-retour à partir duquel le cycle est irréversiblement engagé et l’entrée en division ne
dépend plus de la présence des facteurs mitogènes.
La cellule doit assurer, d’une part, l’ordre immuable de la succession des quatre
phases du cycle (régulation du cycle), et d’autre part, l’obtention de deux cellules filles
rigoureusement identiques (surveillance de l'ADN), pour cela elle dispose de systèmes
de régulation hautement perfectionnés.
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Dans le premier cas, (régulation du cycle), ce sont essentiellement des kinases cycline-
dépendantes, les Cdk, qui interviennent.
Les différentes phases du cycle doivent se dérouler selon un ordre immuable. Des
Cdk assurant la régulation du cycle interviennent pour le maintien de cette séquence.
Il en existe plusieurs ; elles interviennent tout au long du cycle dans un ordre déterminé :
en phase G1 et pour la transition G1-S, c’est à dire pour le déclenchement de la réplication
de l’ADN,
en phase S pour la poursuite de la réplication,
en phase G2 et pour la transition G2-M, c’est à dire pour le déclenchement de la mitose et
pour l'exécution de la mitose.
Les Cdk agissent soit sur les protéines qui permettent la réalisation des événements du
cycle (leur fonction est alors de provoquer les événements du cycle), soit sur la protéine Rb,
(leur fonction étant alors de permettre la progression du cycle).
La succession normale des différentes phases ne peut avoir lieu que si les différentes Cdk
intervenant au cours des différentes phases sont présentes et actives aux moments
opportuns.
Son nom vient de son étroite collaboration dans un cancer ophtalmologique pédiatrique :
le rétinoblastome. Cette protéine monomérique a un poids moléculaire de 105 kilodaltons
Chez l’homme, le gène codant pRB est le gène RB1. Ce gène est situé sur
le chromosome 13 à l’emplacement 13q14.2. Ce gène est très long et contient énormément
d’introns et peu de séquences codantes.
Chez l’homme pRB est une protéine de 928 acides aminés et comporte 3 domaines1,2 :
pRB_A : Site de liaison de la cycline,
pRB_B : Domaine de liaison. Site d’interaction avec des protéines virales,
pRB_C : Domaine carboxyl-terminal. Site de liaison requis pour lier la protéine E2F. Site
de phosphorylation des CDK4 et CDK6.
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L'entrée en phase M est sous le contrôle d'un facteur diffusible, le MPF (Maturation
Promoting Factor) :
Deux types d'expériences ont été menées entre 1960 et 1970, amenant à la notion de MPF :
expérience d'injection dans les ovocytes et expériences de fusions cellulaires
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La fusion de deux cellules qui sont à des stades différents du cycle cellulaire donne un
hétérocaryon (cellule contenant deux noyaux différents) avec mise en commun des
cytoplasmes. Ce modèle expérimental permet de savoir si une cellule donnée contient un
facteur de stimulation d'une étape du cycle.
La fusion d’une cellule en mitose et d’une cellule en interphase permet d'observer une
condensation des chromosomes issus de la cellule en interphase. Un facteur présent dans la
cellule en mitose induit donc visiblement une "entrée en mitose" précoce du noyau de la
cellule en interphase. Ce facteur est le MPF.
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Fig 9 :Fusion d'une cellule en interphase (ici phase G2) et d'une cellule en
métaphase (phase M). Un facteur diffusible présent dans la cellule en phase M induit
l'entrée en mitose (condensation des chromosomes et disparition de l'enveloppe nucléaire)
de la cellule en phase G2. Ce facteur est le MPF.
L’identification du MPF a montré qu’il constitué de deux sous unités. Une sous unité cycline
(régulatrice) et une sous unité CDK (Cyclin Dependant Kinase ou Kinase Cycline
Dépendante ). Les kinases sont des enzymes qui phosphorylent les protéines, ces dernières
sont déphosphorylées par les phosphatases. L’activité des protéines dépend souvent de leur
état actif (phosphorylées) ou inactif (déphosphorylées). Les protéines kinases et les
phosphatases sont impliquées dans la transmission des signaux vers la cellule puis à
l’intérieur de celle-ci notamment pour l’initiation et le contrôle de cycle cellulaire.
Conclusions
Ces expériences montrent que l'entrée en mitose (ou en méiose) est contrôlée par un facteur
cytoplasmique diffusible, le MPF.
une sous-unité catalytique, protéine kinase, qui est une enzyme phosphorylant
des protéines cibles, et qui n'est activée qu'en présence d'une cycline, d'où son
nom, protéine kinase-cycline dépendante (Cdk).
une sous-unité régulatrice appartenant à la famille des cyclines.
Ce complexe cycline / Cdk agit en déclenchant différentes réactions. Il permet entre autres
de provoquer la condensation des chromosomes, de fragmentation de l'enveloppe
nucléaire et la formation du fuseau mitotique.
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L'entrée en phase S (réplication de l'ADN) est aussi sous le contrôle d'un facteur diffusible
comme le montre l’expérience suivante :
Si on réalise la fusion d'une cellule en phase S avec une cellule en phase G1 ou G2. Les
résultats ne sont pas les mêmes dans ces deux cas de figure. Si la cellule est en G1, on
observe, après fusion, une réplication prématurée des fibres chromatiniennes de G1 (Fig.A).
Si la cellule est en G2 par contre, il n'y aura pas de nouvelle réplication (Fig.B).
Fig A Fig B
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Un facteur présent en phase S permet l'entrée en phase S des cellules n'ayant pas encore
répliqué leur ADN (cellules en phase G1). Ce facteur est par contre sans effet sur les cellules
ayant déjà réalisé la phase S (cellules en phase G2).
NB : le noyau S n'entrera en mitose que lorsque la réplication sera terminée (cf contrôle de
l'entrée en M)
Ce facteur correspond en fait à un complexe protéique, qui est de même nature que le MPF,
c'est à dire formé d'une Cdk associée à une cycline.
Conclusion : deux transitions importantes dans le cycle cellulaire
Ces expériences permettent donc de mettre en évidence que deux transitions importantes
dans le cycle cellulaire, l'entrée en mitose et l'entrée en phase S, sont sous la dépendance
de facteurs de régulation.
La caractérisation précise des molécules impliquées a permis de démontrer que dans ces
deux cas (ainsi que dans les autres transitions de phases), on retrouve des complexes
moléculaires semblables, constitués :
Les cyclines qui sont des protéines complexantes, leur nom est du à leur taux qui varie lors
du cycle cellulaire .
L’étude de la division des levures a permis de mettre en évidence un gène CDK1 (cdc2) qui
contrôle la division cellulaire. L’absence ou la non expression de ce gène entraine un
blocage du cycle cellulaire à l’étape G2-M. les CDK sont des kinases dépendantes des
cyclines qui appartiennent à la famille sérine thréonine kinases, elles catalysent le transfert
d’un groupement phosphate sur les résidus sérine ou thréonine de leur substrat.
Les CDK sont activées quand elles sont sous forme d’un dimère, soit 02 sous unités (une
sous unité catalytique CDK et une sous unité régulatrice cycline). En plus de l’association de
la cycline, l’activité du CDK est régulée à d’autres niveaux par phosphorylation et
déphosphorylation, par protéolyse et par interaction avec des petites protéines inhibitrices
CKI.
D’après le séquençage du génome humain, il existe 13 CDK et 25 cyclines, par ailleurs,
certaines CDK sont impliquées dans d’autres fonctions comme la CDK5 et CDK11 qui ont
une fonction dans la différenciation neuronale et CDK7, 8, 9 qui jouent un rôle dans la
transcription de la polymérase II
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Le régulateur universel de l’entrée en mitose (le MPF) est une kinase cycline-dépendante
(Cdk) associée à une cycline. Entre 1990 et 2000, une douzaine de Cycline / Cdk sont
décrites chez l’homme. Six d’entre elles interviennent dans le contrôle direct du
déroulement du cycle cellulaire. Les Cdk forment des complexes hétérodimériques avec
les cyclines, leurs sous unités régulatrices
Fig 14 :Une Cdk s'associe avec une cycline pour former un complexe.
La première Cdk mise en évidence fut la Cdk1 qui, associée à la cycline B, constitue le
MPF :
Les Cdk ne deviennent fonctionnelles que lorsqu’elles sont associées à une cycline.
Les cyclines ne sont pas présentes pendant tout le cycle, elles apparaissent puis
disparaissent brusquement à des moments précis du cycle, de façon périodique. Les Cdk
peuvent donc être sous forme activée ou désactivée, selon qu’elles sont associées ou non à
leurs cyclines, mais d’autres activateurs ou inhibiteurs des Cdk peuvent aussi intervenir.
Les Cdk sont des sérine-thréonine kinases, enzymes qui catalysent la phosphorylation de
protéines cibles ( = substrats) jouant un rôle dans les événements du cycle cellulaire
(fragmentation de l’enveloppe nucléaire, compaction des chromosomes, réplication de l’ADN
….), ou dans l'avancement du cycle. Leur activité consiste à transférer le groupement γ-
phosphate de l’ATP sur une sérine ou une thréonine, présentes dans les protéines cibles, à
condition que ces acides aminés soient dans une séquence d'acides aminés caractéristique
(séquence consensus) spécifiquement reconnue par la kinase (exemple : Ser/Thr-Pro-X-
Arg/Lys). .
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Les cyclines sont des protéines présentent à des taux variables dans le cytoplasme et pour
certains dans le noyau des cellules selon étapes du cycle cellulaire. Elles constituent la
partie régulatrice du couple cycline-CDK. La synthèse de ces cyclines sont sous contrôle de
signaux mitotique comme ceux de gènes Ras et Myc qui induisant par exemple la synthèse
des cyclines B.
Le cycle cellulaire est contrôlé par au moins 6 complexes Cycline / Cdk différents qui
interviennent à des moments précis du cycle cellulaire. (Chaque Cdk agit sur des substrats
définis)
Chaque CDK est activée par une cycline .
Une même Cycline peut activer des CDK différentes ( Cycline A/CDK2 & Cycline A/CDK1)
Une même CDK peut s’associer à des cyclines différentes ( CDK1/Cycl B & CDK1/CyclA)
L’ordre d’intervention des CDK est determiné en partie par l’ordre de transcription des
Cyclines ( régulation génique )
Les complexes Cycline / Cdk assurent le bon déroulement du cycle cellulaire, permettant le
passage d’une phase à l’autre du cycle et permettant la réalisation des événements du cycle,
par le biais de l'activité kinase des Cdk :
Complexe
Moment
Cycline / Effets du complexe
du cycle
Cdk
G1 Cycline D / Phosphorylent et inactivent la
Cdk4 protéine Rb ("Rétinoblastoma protein"), ce qui a pour
effet de libérer les facteurs de transcription E2F qui
et contrôlent l’expression de gènes nécessaires pour la
transition G1/S et pour la progression de S (synthèse des
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Comme l'illustre ce tableau, l'activité de chacune des Cdk n'est pas constante au cours du
cycle cellulaire : les Cdk peuvent donc être activées ou inhibées.
Les Cdk sont présentes avant qu'elles ne soient requises. Comment alors leur activité
enzymatique apparaît-elle et disparaît-elle aux moments opportuns ?
- C'est, premièrement, grâce aux cyclines : les cyclines n'ont pas d'activité enzymatique
par elles-mêmes, mais se lient aux kinases du cycle pour les rendre actives. L'activité des
Cdk est donc contrôlée par un cycle de synthèse/dégradation de leur cycline associée, tout
au long du cycle cellulaire.
- Troisièmement, des protéines inhibitrices, les CKI (Cdk Inhibitor), qui ne régulent que
négativement les Cdk.
Après Inhibition de CDK par phosphorylation par la kinase Wee1 ; la phosphatase Cdc25
les activent
• Les kinases de la famille Wee1 phosphorylent deux tyrosines dans le site actif de
Cdk1 et inhibent l’activité de l’enzyme.
• Les phosphatases Cdc25 enlèvent les phosphates mis par Wee1 (Cdc25 A, B, C)
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2. des kinases : CAK ("Cdk Activating Kinase" = Cycline H / Cdk 7), (Polo K,
indirect), [Phosphorylations "activatrices"
Les CDK ont besoin d’une phosphorylation enThr160 pour être actives sous l’action
d’une Kinase la CAK
La kinase CAK (Cdk7/CyclinH/Mat1 chez les metazoos, Cak1 chez S. cerevisiae) phosphoryle Cdk1 dans la
boucle T pour activer complètement Cdk1
La boucle T bloque le site actif de CDK. La liaison avec les cyclines active les CDK en
déplaçant la boucle T de l’entrée du site actif. Il semble que cet effet n’est pas suffisant pour
l’activation complète des CDK.
Une phosphorylation de la Thr 160 dans la boucle T provoque l’ajustement
final pour activer les CDK. L’enzyme qui catalyse cette réaction a reçu le nom
de CAK pour « CDK activating kinase », mais son identité n’est pas encore très claire.
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1. des protéines inhibitrices (inhibiteurs physiologiques), les CKI (Cdk Inhibitor) : p16,
p21, p27, qui agissent sur les complexes Cycline / Cdk ;
2. une kinase : Wee 1 [responsable de Phosphorylations "inhibitrices"] qui agit sur la
Cdk1 en phosphorylant les sites tyrosine 15 et thréonine 14.
Les Cdk peuvent être inhibées par diverses protéines : des protéines inhibitrices, les CKI
(p16 et p21) et des kinases (Wee 1) [phosphorylations inhibitrices].
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Toutes les Cdk présentent une structure tridimensionnelle similaire, caractérisée par
l'existence de deux poches de fixation :
1. l'une pour la protéine cible (différents substrats spécifiques des complexes Cycline /
Cdk )
2. l'autre pour l'ATP
3. d'autre part des acides aminés jouent un rôle particulier suivant qu'ils sont
phosphorylés ou non. Pour la Cdk1, il s'agit des acides aminés thréonine 161,
thréonine 14 et tyrosine 15.
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La synthèse de la protéine p34 est activée par l’auxine. En phase de mitose, la protéine p34
après la phosphorylation (PO) de la tyrosine (Y),s’associe à une cycline B. Le complexe
forme le facteur permettant la mitose MPF. Il régule la progression de la mitose par son
activité Kinase.
Lorsque la protéine rétinoblastome pRB, est liée au facteur de transcription E2F, la
transcription est impossible. En phase de synthèse d’ADN, le complexe p34cdc2-cycline D
phosphoryle pRB ce qui libère E2F nécessaire à la transcription des gènes impliqués dans la
duplication de l’ADN.
EN CONCLUSION :
Pour pouvoir agir, les Cdk doivent présenter une conformation où ces deux poches sont
accessibles. Les activateurs (Cyclines, Cdc 25, CAK) et les inhibiteurs (p16, p21, kinase
Wee 1) induisent des changements de conformation des sites pour le substrat et pour l'ATP.
Avant la liaison de la Cdk à la Cycline, le site catalytique de la Cdk est inaccessible pour
l'ATP : les boucles PSTAIRE (noms des acides aminés) et T-loop ferment l'entrée du site.
Sans cycline la Cdk est inactive.
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La CAK phosphoryle la Thréonine 161 qui se situe au sommet de la boucle T et qui est
devenue accessible après la liaison de la cycline à la Cdk. Ceci a pour effet un changement
de conformation qui dégage l'entrée du site substrat et permet la fixation du substrat sur la
Cdk. La phosphorylation de la Cdk par la CAK est donc "activatrice".
Conclusion
En bref, on peut retenir trois mécanismes fondamentaux qui interviennent dans la régulation
de l’activité des Cdk :
1. Les cyclines se lient aux kinases du cycle pour les rendre potentiellement actives.
2. L’activité des complexes Cycline / Cdk peut être inhibée par la phosphorylation de 2
acides aminés (tyrosine 15 et thréonine 14) : la phosphorylation de ces acides
aminés se fait par les kinases WEE-1 et Myt 1.
3. L’activité des complexes peut être inhibée à tout moment par des protéines
inhibitrices, les CKI (importantes dans le contrôle de G1 et S).
En plus des Cdk, molécules permettant le passage d'une phase à l'autre et l’enchaînement
des événements du cycle, il existe des mécanismes capables de surveiller des processus
très importants du cycle, de détecter des anomalies et d’imposer l’arrêt du cycle si des
anomalies sont constatées.
Ces mécanismes interviennent lorsque des lésions ( DDCP = DNA Damage Checkpoint )
ou des anomalies de réplication de l'ADN ( RCP = Réplication Checkpoint ) sont
détectées, ou pour contrôler que les chromatides-sœurs vont bien se répartir
équitablement dans les deux cellules filles (MCP = Mitotic Checkpoint ).
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Ils assurent en quelque sorte le « contrôle qualité » du cycle cellulaire. En effet, si seules les
Cdk intervenaient, l'enchaînement des phases du cycle pourrait continuer à avoir lieu, même
si l’ADN était endommagé, ce qui conduirait finalement à des anomalies génétiques ou
chromosomiques graves pour les cellules, par exemple perte d'un chromosome ou d'un
morceau d'ADN.
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Les mécanismes de surveillance font intervenir des molécules nouvelles, différentes des
Cycline / Cdk (qui assurent la progression du cycle cellulaire) et différentes des molécules
qui interviennent directement dans les événements du cycle.
Parmi ces molécules se trouvent des kinases qui se lient à l'ADN, (DNA-PK) : kinase ATM
(ataxia-télangiectasia mutée), kinase ATR (ataxia-telangiectasia Related), ainsi que les
protéines sérine-thréonine kinasesChk1 et Chk2 (check-point protein kinase).
La protéine Mad2 (Mitotic arrest deficient-2) intervient au point de surveillance métaphase -
anaphase
Si l'ADN est endommagé, la transition G1-S est bloquée par les mécanismes de surveillance
de l'état de l'ADN (DDCP). Ces mécanismes aboutissent d'une part à la dégradation de
Cdc25A, ce qui arrête le cycle puisque les complexes Cycline D / Cdk4 et Cyclines E, A /
Cdk2 ne peuvent plus être activés par Cdc 25A, d'autre part à l'accumulation dans la cellule
de p 53 qui induit l'expression de p 21, inhibiteur des complexes Cyclines E, A / Cdk2. La
p 53 induit également la transcription d'enzymes de réparation de l'ADN.
Si l'ADN est lésé, l'activation de deux voies inhibitrices des complexes Cycline / Cdk de la phase S
permet d'arrêter le déroulement de la phase S.
Dans ce cas, il s’agit pour la cellule de faire en sorte que la mitose ne soit pas déclenchée
tant que la réplication n’est pas totalement achevée ou tant que les lésions détectées
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dans l’ADN qui s’est répliqué ne sont pas réparées. Pour cela, les molécules qui
interviennent vont bloquer le processus d'activation de la Cdk1.
Ainsi, le complexe Cycline B / Cdk 1 garde ses phosphorylations inhibitrices, ou bien est
bloqué par la p21, tant que la réplication n'est pas achevée : aucune mitose ne débute
avant la fin de la réplication.
Chaque kinétochore non correctement attaché au fuseau envoie un signal inhibiteur bloquant
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Conclusion
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