Méthodologie de la dissertation
Introduction
La dissertation est un exercice réputé très difficile. Pour les élèves, elle est très
exigeante. Les professeurs souffrent pendant les corrections et doivent du coup
opérer un décalage entre leurs enseignements et la réception au niveau des élèves.
La dissertation est un vrai exercice de composition française. Elle a ses principes et
ses fondements. C’est la raison pour laquelle les élèves doivent faire d’énormes
efforts pour maitriser parfaitement cet exercice.
Définition
La dissertation est par définition une analyse sur un sujet de réflexion. C’est une
réponse à une question d’ordre littéraire ou général, un travail d’organisation et de
mobilisation des connaissances solides ; elle nécessite donc recherche et
pertinence.
I. Travail préliminaire
D’abord, on commence toujours une dissertation par l’analyse du sujet : il est
fondamental parce qu’elle permet de cerner les caractéristiques du sujet. Ce travail
donne une clairvoyance sur les difficultés que posent le sujet, le sens des termes
employés, les mots clés, bref les éléments essentiels et la consigne.
Ensuite, la recherche des idées: il ne s’agit pas de s’évader à la recherche d’idées
miraculeuses. Non il faut simplement mentionner au brouillon toutes les idées
capables de vous aider dans votre argumentation ; toutes les citations qui
s’inscrivent dans la logique de votre sujet ; toutes les �uvres qui permettent d’illustrer
vos propos.
Enfin localiser les orientations: de la consigne une dernière fois pour éviter le hors
sujet et pour voir le type de plan qu’on devrait élaborer. Mais il faut préciser que dans
les pratiques de classe, rares sont les professeurs qui évaluent sur les sujets de type
comparatif ou de type thématique. Même les sujets d’examen depuis longtemps
portent sur les orientations critiques ou analytiques.
II. La rédaction de la dissertation
C’est la partie la plus importante parce qu’elle est celle qui sera évaluée. L’élève doit
y
mettre toute la rigueur nécessaire pour la réussir. Pour cela, les trois grandes
articulations fondamentales sont : l’introduction, le développement et la conclusion.
1. L’introduction
C’est la porte d’entrée de toute production scolaire. Elle nécessite certaines astuces
pour éviter les erreurs méthodologiques.
*Amener le sujet : il consiste à regrouper de façon nuancée les données qui mènent
vers le sujet. C’est également une sorte de contextualisation qui permet de loger le
sujet dans un vaste ensemble afin de saisir sa singularité par rapport aux différents
problèmes qu’il soulève ; on peut amener un sujet de différentes manières :
-par définition du thème
-par un contexte littéraire
-par un contexte historique
*Poser le problème : il se fait souvent à deux niveaux. Soit le sujet est une courte
réflexion ou une petite citation qui sera reprise par l’élève et mise entre guillemets ;
soit c’est une longue boutade qu’on reprend par certains endroits et qu’on reformule
ensuite pour mieux cerner le sens et la quintessence de la problématique. Dans tous
les cas un travail de reprécisions et de reformulation est nécessaire pour éviter tous
les errements possibles.
*Annoncer le plan : cette partie est l’occasion de bien poser les différentes parties ;
les différents points de vue autour desquels sera bâti le développement. Il doit être
clair et très bien structuré. Il faut tenir compte des exigences entre u plan analytique
(qui est un examen approfondi des problèmes posés par le sujet : une analyse qui
vise à éclaircir la thèse du sujet) et un plan critique ou dialectique (qui s’articule
autour d’une thèse, d’une antithèse et d’une synthèse).
2. Le développement
C’est le moment précis où tous les éléments annoncés du plan sont analysés.
L’élève
doit mobiliser ici toutes les idées qui permettent de renforcer les différents
arguments. L’apprenant hiérarchise les idées selon un ordre d’importance mais
également organise tout le travail en paragraphe (idées principales, idées
secondaires, illustrations ou citations).
Dans le développement, il est toujours important d’équilibrer les différentes parties et
bien les réparer par des lignes sans pour autant oublier les éléments de liaison. Il est
à noter que c’est à ce niveau du travail où l’on note les fautes, les difficultés
d’organisation et quelquefois les problèmes méthodologiques.
Or le développement est l’occasion est de montrer ses capacités d’analyse, sa
maitrise de langue et sa pertinence dans le réinvestissement des connaissances
théoriques acquises en classe.
3. La conclusion
Elle fait le bilan du travail effectué pour réorienter la lecture du correcteur. Il ne s’agit
pas de répéter tout ce qui a été fait mais c’est juste un rappel de l’essentiel des
choses développées dans chaque partie. Il est interdit de donner des citations à ce
niveau ou de créer de nouvelles parties. On peut toutefois ouvrir des perspectives
pourvoir l’ancrage du sujet dans d’autres ordres et dans d’autres cadres de
réflexions.