Techniques de Mesure du Débit Fluvial
Techniques de Mesure du Débit Fluvial
VI -
V
Hydrométrie
Selon Roche (1963) [35] , une échelle limnimétrique est une plaque graduée,
enmétal émaillé ou non (Figure 5.1) [20] , en bois, en ciment, en pierre
(lave émaillée) installée de telle façon que, dans la mesure du possible, son
extrémitéinférieure trempe toujours dans l'eau lors des étiages les plus sévères.
Le bois estgénéralement réservé aux installations provisoires, pour des
observations effectuées à 5 ou 10 cm près, et encore lui préfère-t-on souvent la
tôle émaillée,facile à installer et récupérable.
Une échelle limnimétrique graduée placée au bord des rivières et des oueds pour
repérer le niveau de l'eau (Figure 5.2) [6] .
Les échelles limnimétriques nécessitent la présence d'un observateur pour effectuer
les lectures. Ces dernières sont effectuées 3 à 4 fois par jours en période d'étiage
(faibles débits) et toutes les 10 minutes en période de crues
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Chapitre 5 : Hydrométrie
a) Le limnigraphe à flotteur
C'est un appareil qui maintient un flotteur à la surface de l'eau grâce à un
contrepoids, par l'intermédiaire d'un câble et d'une poulie. Le flotteur suit les
fluctuations du niveau d'eau, qui sont reportées sur un graphe solidaire d'un
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Chapitre 5 : Hydrométrie
tambour rotatif (à raison d'un tour par 24h ou par semaine ou par mois) (figure
5.3) [49]. La précision de la mesure est de 5 mm environ. Les limnigraphes à
flotteurs sont simples à utiliser mais leur utilisation est difficile dans les cours d'eau
à forte charge solide à cause de l'ensablement du puit du flotteur ou de la prise
d'eau sur la rivière
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Chapitre 5 : Hydrométrie
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Méthode
Dans la pratique, cette opération se fait généralement de la manière suivante :
On enregistre en un point du cours d'eau (la station hydrométrique), la
hauteur d'eau H en fonction du temps. Cet enregistrement H (t) est appelé
"limnigramme"
A différents instants t = t1, t2, ... tn, on pratique des mesures instantanées
de débits Qt1, Qt2, ...Qtn ; ces mesures correspondent à des
enregistrements de hauteur synchrone Ht1, Ht2, ... Htn.
Dans certaines conditions hydrauliques, comme le passage en "section
critique", il existe une relation biunivoque entre la hauteur d'eau et les
débits. Dans ces conditions, les différents jaugeages (Qti, Hti) permettent
d'établir la relation hauteur-débit appelée courbe de tarage : Q (H).
En combinant la courbe de tarage Q (H) et le limnigraphe H (t), on obtient
aisément l'évolution du débit en fonction du temps Q (t) appelé
hydrogramme
Remarque
Il est convenu d'écrire le résultat des mesures sur le terrain avec trois chiffres
significatifs quelle que soit la valeurs du débit
de 0 à 1 m3/s : trois chiffres après la virgule en m3/s
de 1 à 10 m3/s : deux chiffres après la virgule en m3/s.
de 10 à 100 m3/s : Un chiffre après la virgule en m3/s.
de 100 à 1000 m3/s : valeur entière en m3/s
au-dessus de 1000 m3/s : arrondi à la dizaine de en m3/s
Rappel
Rappelons que :
dix ou mieux quinze jaugeages bien répartis sur toute l'amplitude de
variation de cote à l'échelle, sont nécessaires pour tracer la courbe de
tarage,
des jaugeages de contrôle doivent être réalisés à intervalles réguliers pour
décaler les dé-tarages éventuelles,
le tracé de la courbe est d'autant plus précis que les variations de cote à
l'échelle sont faibles pendant la durée des mesures ;
Il existe toujours une certaine dispersion entre les points expérimentaux due
aux erreurs inévitables de mesure. Le tracé est effectué en laissant,autant
que possible, un nombre égal de points de part et d'autre de la courbe
moyenne.
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Cette technique dite aussi méthode volumétrique ou jaugeage capacitif, c'est une
technique simple, permet de déterminer le débit directement à partir du temps
nécessaire pour remplir d'eau un récipient d'une contenance déterminée . On
obtient le débit Q par la relation suivante :
Q=v /Δ t
Q : le débit (m3s-1)
v: le volume de récipient (m3)
Δt : temps de remplissage de récipient (s)
Cette méthode n'est généralement pratiquée que pour des débits très faibles,
quelques ‘'l/s'' au plus. Elle peut s'appliquer à des petits débits de quelques litres ou
dizaines de litres par seconde à quelques ‘'m 3/s''. Cette méthode est surtout utilisée
pour jauger des sources ou de très petits cours d'eau (Figure 5.5) [20].
Q=a∗h b
Le déversoir triangulaire en mince paroi est un dispositif très précis pour les
mesures de débits. Il doit être formé d'une échancrure en V symétrique, située
dans une mince paroi verticale. La bissectrice de l'angle de l'échancrure doit être
verticale et équidistante des côtés du canal d'approche. La paroi du déversoir doit
être lisse et plane, surtout sur la face amont et elle doit être perpendiculaire aux
parois et au fond du canal.
Dans la pratique, il est prudent de réaliser quelques jaugeages de contrôle
permettant de déterminer les valeurs a et b dans les conditions réelles
d'installation. Il en est de même pour les autres types de déversoirs rectangulaires
avec ou sans contraction, à large seuil ou profilés.
Laborde (2009) [20] recommande que l'installation d'un déversoir ne peut se faire
que si la pente est suffisante pour permettre un relèvement de la ligne d'eau amont
sans conséquences néfastes ; d'autre part, le ralentissement provoqué à l'amont
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Où :
Q : est le débit (m3s-1)
Ce : le coefficient de débit f (α, h/p, p/B)
g : l'accélération de la pesanteur (m2s-1)
α : l'angle formé par les parois de l'échancrure
he : la charge piézométrique fictive ou hauteur de la surface liquide amont par
rapport au point bas de l'échancrure (m).
Trois dimensions de déversoirs triangulaires sont recommandées par l'Organisation
Internationale de Normalisation (ISO):
L'échancrure type 90° où l'écartement des sommets de l'échancrure est égal
à deux fois la hauteur verticale correspondante (tg α/2 = 1)
L'échancrure type 1/2 (α = 53°8') où l'écartement des sommets de
l'échancrure est égal à la hauteur verticale correspondante (tg α/2 = 0.5)
L'échancrure type 1/4 (α = 28°4') où l'écartement des sommets de
l'échancrure est égal à la moitié de la hauteur verticale correspondante (tg
α/2 = 0.25).
Si le lit et les parois du canal d'approche sont éloignés de l'échancrure on peut se
servir des formules suivantes :
- échancrure type 90 °
5
8
Q=C e √ 2 g he 2
15
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Q=1,32 tg ( α )h 2,47
2
Remarque
En plus des conditions générales d'installation, les restrictions d'ordre pratique
suivantes doivent être respectées :
h : charge 0.05 m < h< 0.40 m
p : pelle amont p > 0.45 m
B : largeur du canal B > 1.2 m
h / B < 0.20
La figure 5.7 [33] ci-dessous donne les schémas d'un déversoir rectangulaire en
mince paroi.
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Où :
Q : est le débit (m3s-1)
Ce : le coefficient de débit
g : l'accélération de la pesanteur (ms -2)
be : la largeur fictive de l'échancrure (m)
he : la charge piézométrique fictive ou hauteur de la surface liquide en amont par
rapport au niveau de la crête (m)
avec :
be = b + kb si b est la largeur du déversoir
he = h + kh si h est la charge mesurée
En pratique he = h + 0.001 m.
Fondamental
Toute la paroi doit être lisse et unie, surtout sur la partie amont. Elle doit
être perpendiculaire aux parois et au fond du canal.
La crête du déversoir doit être une surface plane horizontale,
perpendiculaire avec la face amont de la paroi du déversoir. L'intersection de
ces deux surfaces doit être rectiligne et à arête vive.
La largeur de la surface de la crête (mesurée perpendiculairement à la face
de la paroi) doit être égale à 2 mm.
Le déversoir est dit avec contraction latérale lorsqu'une échancrure est
pratiquée dans la paroi mince ; le déversoir est dit sans contraction latérale
lorsque la longueur de la lame déversante est égale à la largeur du canal
Laborde (2009) [20] mentionne que ces équipements ont pour but de provoquer un
passage en régime critique où la relation hauteur-débit est biunivoque et ne dépend
théoriquement que des dimensions géométriques de l'appareil. Ce passage en
régime critique est provoqué soit par un rétrécissement de la veine fluide, soit par
un relèvement, soit par les deux à la fois.
On peut citer :
- Les seuils jaugeurs à ressaut de type Hydrologic, fonctionnant dans une
gamme de débits allant de 0.8 l/s à 152 l/s,
- Les seuils métalliques, ils s'installent dans des canaux en maçonnerie, de
section rectangulaire et de pente faible. Le débit exprimé en l/s et par mètre de
largeur varie de 7 l/s pour une largeur de 0.70m et une pelle de 0.12 m à 1378 l/s
pour une largeur de 1.45 m et une pelle de 0.48 m.
- Canaux Venturi - Jaugeur Parshall. Ce type d'équipements sera préféré aux
seuils pour les stations à fort charriage (Figure 5.8) [50], ces derniers
présentanttoujours des inconvénients non négligeables concernant les
affouillements en aval,l'ensablement amont, la surélévation du plan d'eau amont,
etc.
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Chapitre 5 : Hydrométrie
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Cette méthode de jaugeages par dilution s'applique à des torrents ou des rivières
en forte pente où l'écoulement est turbulent ou pour lesquels on ne trouve pas de
section se prêtant à des jaugeages au moulinet. Elle consiste généralement à
injecter dans le cours d'eau un corps en solution, et à suivre l'évolution de sa
concentration au cours du temps. C'est une méthode dite «par dilution» ou encore
«chimique».
Le principe général consiste à injecter dans la rivière une solution concentrée d'un
traceur (sel, colorant,...) et à rechercher dans quelle proportion cette solution a été
diluée par la rivière.
Cette dilution est une fonction du débit, supposé constant le long du tronçon, et
dans certaines conditions il est possible d'obtenir une relation linéaire entre le débit
Q [l.s-1] de la rivière et le rapport C 1/C2 de la concentration C1 [g.l-1] de la solution
injectée à la concentration C2 [g.l-1] d'échantillons prélevés à l'aval du point
d'injection dans la rivière (Figure 5.10) [33], Deux méthodes d'injection sont
utilisées :
La méthode à débit constant
La méthode par injection instantanée
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Conseil
Les conditions suivantes sont nécessaires pour que les méthodes par intégration ou
dilution puissent être appliquées :
le débit de la rivière doit rester à peu près constant pendant la mesure ;
le traceur doit passer dans sa totalité par l'emplacement de prélèvement des
échantillons ;
à la hauteur des prélèvements, le mélange doit être tel qu'en chaque point
de la section du cours d'eau, doit passer la même quantité de traceur.
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Chapitre 5 : Hydrométrie
c1
Q=q( )
c2
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Chapitre 5 : Hydrométrie
M V∗C 1
Q= T =
T ∗C̄ 2
∫ C 2 (t ) dt
0
Avec :
Q : débit du cours d'eau [l/s ou m3/s] ;
M : masse de traceur injecté [g] ; M = V . C1 ;
V : volume de la solution lâchée dans le cours d'eau [l ou m3] ;
C1 : concentration de la solution lâchée dans le cours d'eau [g/l] ;
C2: concentration moyenne du traceur dans les échantillons, obtenue par
intégration [g/l] ;
C2(t) : concentration de l'échantillon prélevé au temps t [g/l];
T : durée du prélèvement [s]
c) Prélèvements et analyses
Dans la méthode à débit constant, on prélèvera une quinzaine d'échantillons (un
par minute) en passant de la rive droite, au milieu, puis à la rive gauche et retour
(Figure 5.12) [20]. Dans la plupart des cas, l'analyse est faite par colorimétrie ; on
procédera donc, durant le jaugeage, à un prélèvement de solution à C1 que l'on
diluera avec l'eau de la rivière à différentes concentrations voisines du C 2 escompté.
Au laboratoire, ces échantillons dilués serviront à l'étalonnage du colorimètre.
Complément
Ces méthodes sont utilisables dans les rivières où un mélange rapide et homogène
peut-être obtenu (notion de distance de "bon mélange", écoulement turbulent) et
où il ne se produit ni perte ni arrivée de traceur ou d'eau entre les points d'injection
et d'échantillonnage.
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Chapitre 5 : Hydrométrie
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Q=∫ v ds
s
ou plus explicitement
RD f ⟨x ⟩
Q= ∫ ∫ V ⟨ X , y ⟩ dy dx
RG 0
Méthode
ÉTAPE 1: La section transversale est subdivisée en des sous-sections parfois
appelées panneaux ou sous-domaines. La plupart des chenaux naturels doivent être
subdivisés entre 20 à 30 sous-sections pour correctement tenir compte de leur
géométrie (Figure 5.15) [14].
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Chapitre 5 : Hydrométrie
q i=v i∗Ai
Où :
qi : est le débit d'écoulement à travers la sous-section i,
vi : est la vitesse moyenne dans la sous-section i,
Ai : est l'aire de la section transversale de la sous-section i.
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Q=q1 +q 2 +q 3+ q 4+ , , , , , ,+ q n
Figure 5.19. Calcul du débit total dans la section transversale du cours d'eau
3. Matériel de jaugeage
Moulinet
D'après Roche (1963) [35] , Pour l'hydrologue, une vitesse se mesure presque
toujours avec un moulinet, ce dernier est un appareil de mesure de la vitesse d'un
mouvement fluide. Il est composé d'une hélice qui détecte la vitesse du courant
transmet les indications à un contacteur chargé de fermer un circuit électrique,
pour un nombre de tours donné, sur un organe compteur : compteur d'impulsions,
couineur, signal lumineux, écouteur téléphonique ou chronographe enregistreur.
Les moulinets sont montés sur des perches pour jauger les basses eaux ; et sont
montés sur des saumons pour jauger les hautes eaux et les crues (Figure 5.20).
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Figure 5.20. Matériels de jaugeage (moulinet sur perche et saumon lesté par cable)
Selon Greg (2016) [14] , l'écoulement entraine une rotation de l'hélice du moulinet.
Un aimant relié à l'hélice du moulinet envoie un signal (impulsion) – un signal par
tour – à travers un interrupteur à lames souples étanche. Le nombre d'impulsions
(tours d'hélice) est proportionnel à la vitesse de l'eau au point de mesure. La série
d'impulsions est enregistrée par le compteur connecté.
Le nombre de tours, mesuré pendant un certain temps (temps d'exposition) permet
de déterminer la vitesse, en suivant la formule de tarage (équation d'étalonnage)
de l'hélice :
v=k∗n+C
a) Le jaugeage à gué
Le jaugeage à gué au moulinet est une méthode privilégiée, plus simple à mettre
en œuvre pour mesurer de débit de cours d'eau lorsque les conditions le
permettent. Le jaugeage à gué avec un moulinet est normalement plus précis que
les mesures faites avec les moulinets suspendus à des câbles où à partir d'un pont.
Lors d'un jaugeage à gué, L'opérateur se déplace le long de la section de jaugeage
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Chapitre 5 : Hydrométrie
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Chapitre 5 : Hydrométrie
froid et d'autre part, que l'on peut jauger sur des profondeurs plus grandes (jusqu'à
3 m) et à de plus fortes vitesses (jusqu'à 3 m/s). Dans ce dernier cas, on fixe la
perche sur un pied support on peut jauger avec des profondeurs < 1 m et des
vitesses < 1 ms-1.
Ces limites sont un peu augmentées avec une perche manœuvrée par un chariot -
treuil : P < 2 m et V < 2 ms -1 environ. Avec une cyclopotence, les profondeurs
peuvent atteindre 10 m et les vitesses 3 ms-1.
Le dispositif de mesure sera déplacé à partir de ces ouvrages avec du matériel
approprié : perche suspendue à un support (pied de perche par exemple), saumon
de lestage monté sur porte-à-faux simple, porte-à-faux monté sur véhicule,
cyclopotence manuelle ou motorisée (Figure 5.22) [33] .
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Chapitre 5 : Hydrométrie
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Chapitre 5 : Hydrométrie
Méthode
On procède comme suit pour la correction : si C représente la constante, et V la
vitesse de descente, le saumon aurait mis un temps T = C/V pour atteindre le fond.
Il suffira une fois atteint le fond, de faire une mesure pendant ce temps T, et de
rajouter le temps et le nombre de tours enregistrés aux valeurs comptabilisées
pendant la descente.
Le jaugeage par intégration ne peut donner de bons résultats que si le temps de
mesure est suffisamment long : 60 à 100 secondes. Ceci implique de ne jamais
utiliser cette méthode pour des profondeurs < 0.30 m avec la perche AGAR III
(vitesse de montée = 0.5 cm/s), ou <1 m avec le montage sur saumon (vitesse de
descente = 1.5 à 2 cm/s).
Cette méthode ne pourra non plus être employée pour des vitesses d'écoulement
faibles (< 0.5m/s), la vitesse de descente du moulinet devant être nettement plus
réduite que la vitesse du courant.
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Chapitre 5 : Hydrométrie
hi
q i=∫ v i dh
0
Q
V moy =
S
Q=∫ u dS
0
Le calcul de Q peut se faire par la méthode des trapèzes. Q s'exprimera alors par :
ui + ui +1
Q=∑ ( )d S i
i 2
Ensuite
Q
V moy =
S mouillée
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