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Analyse des points critiques de fonctions multivariables

Ce document présente deux exercices mathématiques. Le premier exercice concerne une fonction f de R3 dans R et demande de montrer des propriétés de cette fonction comme ses points critiques et ses extremums. Le second exercice concerne une fonction g de R2 dans R et demande également de déterminer ses propriétés comme son domaine de définition et ses extremums.

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Analyse des points critiques de fonctions multivariables

Ce document présente deux exercices mathématiques. Le premier exercice concerne une fonction f de R3 dans R et demande de montrer des propriétés de cette fonction comme ses points critiques et ses extremums. Le second exercice concerne une fonction g de R2 dans R et demande également de déterminer ses propriétés comme son domaine de définition et ses extremums.

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Le barème sur 25 points est donné à titre indicatif, il est susceptible d'être

légèrement modié. La note obtenue sera conservée comme note sur 20 (elle ne
sera pas multipliée par 0,8).

Exercice 1 (9 points)

On considère l'application f : R3 → R, (x, y, z) 7→ (x4 − 2 x2 y 2 + 2 y 2 ) ez .


2

1. Montrer que f ∈ C 2 (R3 , R).


2. Montrer que pour tout z ∈ R le point (0, 0, z) est un point critique de f .
Quelle est la valeur de f en un tel point ?
3. Trouver les quatre autres points critiques de f et déterminer leur nature.
4. Pour tout z0 ∈ R on considère la boule ouverte B(z0 ) = B∞ ((0, 0, z0 ), 1).
(a) Montrer que pour tout (x, y, z) ∈ B(z0 ) on a −2 x2 y 2 + 2 y 2 > 0.
(b) En déduire que (0, 0, z0 ) est un point de minimum local pour f .
5. Déterminer les éventuels extremums globaux de f (justier précisément).

1. La fonction f est égale au produit de deux fonctions de classe C 2 sur R3 : la


fonction polynômiale (x, y, z) 7→ x4 −2 x2 y 2 +2 y 2 et la fonction (x, y, z) 7→ ez
2

qui est la composition de la fonction exponentielle et d'un polynôme. On a


donc bien f ∈ C 2 (R3 , R).
2. Pour tout (x, y, z) ∈ R3 on a
 2 2 2

∇f (x, y, z) = (4 x3 − 4 xy 2 )ez , (−4 x2 y + 4 y)ez , (x4 − 2 x2 y 2 + 2 y 2 ) · 2 z ez .

En particulier pour tout z ∈ R on a


2 2 2
∇f (0, 0, z) = (0 · ez , 0 · ez , 0 · 2 zez ) = (0, 0, 0)

donc (0, 0, z) est bien un point critique de f .


De plus on a f (0, 0, z) = 0 · ez = 0.
2

3. Les autres points critiques de f sont donc les points (x, y, z) ∈ R3 qui vérient
(x, y) 6= (0, 0) et sont solutions du système
 
3 2 z2


 (4 x − 4 xy )e = 0 

 4 x(x2 − y 2 ) = 0
2
(−4 x2 y + 4 y)ez = 0 ⇔ 4 y(1 − x2 ) = 0
 
 2 (x4 − 2 x2 y 2 + 2 y 2 ) z ez2 = 0
  (x4 − 2 x2 y 2 + 2 y 2 ) z = 0




 y(1 − x)(1 + x) = 0
⇔ x(x − y)(x + y) = 0

 (x4 − 2 x2 y 2 + 2 y 2 ) z = 0

Le cas y = 0 est impossible puisque la seconde équation devient alors x3 = 0


et on abouti alors à (x, y) = (0, 0) ce qui est exclu. Le système équivaut donc
à
 


 x=1 

 x = −1
(1 − y)(1 + y) = 0 ou −(−1 − y)(−1 + y) = 0
 
 (1 − 2 y 2 + 2 y 2 ) z = 0
  (1 − 2 y 2 + 2 y 2 ) z = 0

   
 x=1  x=1  x = −1  x = −1

 
 
 

⇔ y = 1 ou y = −1 ou y = 1 ou y = −1

 
 
 

 z=0  z=0  z=0  z=0

Les quatre autres points critiques sont donc : (1, 1, 0), (1, −1, 0), (−1, 1, 0)
et (−1, −1, 0).
La matrice hessienne Hf (x, y, z) de f en (x, y, z) ∈ R3 est égale à
 
2 2 z2 z2 3 2 z2
(12 x − 4 y )e −8 xy e (4 x − 4 xy ) 2 z e
 
z2 2 z2 2

 −8 xy e (4 − 4 x )e (−4 x2 y + 4 y) 2 z ez .

2 2 2
(4 x3 − 4 xy 2 ) 2 z ez (−4 x2 y + 4 y) 2 z ez (x4 − 2 x2 y 2 + 2 y 2 ) (2 + 4 z 2 ) ez

On a en particulier
 
8 −8 0
 
Hf (1, 1, 0) = Hf (−1, −1, 0) = 
 −8 ,
0 0 
0 0 2

donc la forme hessienne


Q(±1,±1,0) : (h1 , h2 , h3 ) 7→ 8 h21 − 16 h1 h2 + 2 h23 = 8 (h1 − h2 )2 − 8 h22 + 2 h23

est indénie.
Et  
8 8 0
 
Hf (1, −1, 0) = Hf (−1, 1, 0) = 
 8 0 0 ,

0 0 2
donc la forme hessienne
Q(±1,∓1,0) : (h1 , h2 , h3 ) 7→ 8 h21 + 16 h1 h2 + 2 h23 = 8 (h1 + h2 )2 − 8 h22 + 2 h23

est indénie également.


On voit donc que ces quatre points critiques sont des points selle.
4. Soit z0 ∈ R.
(a) Pour tout (x, y, z) ∈ B(z0 ) on a −1 6 x 6 1, d'où x2 6 1, et donc
−2 x2 y 2 + 2 y 2 = 2 y 2 (1 − x2 ) > 0.
(b) En particulier dans ce cas on a f (x, y, z) > x4 ez > 0, c'est à dire que
2

f (0, 0, z0 ) = 0 est la valeur minimale atteinte par f sur B(z0 ). Comme


B(z0 ) est une boule ouverte centrée en (0, 0, z0 ) (et non vide), on en
déduit que (0, 0, z0 ) est un point de minimum local pour f .
5. Comme f est dénie sur un ouvert, tout extremum global est aussi un ex-
tremum local. Comme f n'admet pas de maximum local, elle n'a donc pas
non plus de maximum global. De plus, comme f prend des valeurs négatives
(par exemple f (2, 2, 0) = (16 − 2 · 4 · 4 + 2 · 4) · 1 = −8) la valeur 0 n'est pas
un minimum global, donc f n'admet pas de minimum global non plus.

Exercice 2 (8 points)

Soit f : R2 → R, (x, y) 7→ 1 − x2 − y 2 .
p

1. Déterminer le domaine de dénition Df de f .


2. La fonction f est-elle de classe C 1 sur Df ?
3. Déterminer l'intérieur de Df . Montrer que f est concave sur cet ouvert.
4. Déterminer les éventuels extremums locaux et globaux de f (justier préci-
sément).

1. Pour (x, y) ∈ R2 on a f (x, y) ∈ R ⇔ 1 − x2 − y 2 > 0 ⇔ x2 + y 2 6 1 donc Df


est la boule fermée B2 ((0, 0), 1).
2. La fonction f n'est pas de classe C 1 sur Df tout entier car en tout point du
bord ∂Df = S2 ((0, 0), 1) le gradient de f n'est même pas déni. Par exemple
∂f
en (-1,0), la dérivée partielle n'existe pas. En eet le taux d'accroissement
∂x
p p √
f (−1 + t, 0) − f (−1, 0) 1 − (−1 + t)2 − 02 − 1 − (−1)2 − 02 2 t − t2
= =
t t t
n'est déni que pour t > 0 et n'admet
√ pas de limite nie lorsque t tend vers
0+ puisque pour t > 0 on a t = t2 donc
√ r r
2 t − t2 2 t − t2 2
= = − 1 −−−→ +∞.
t t2 t t→0+

3. L'intérieur de Df est la boule ouverte B2 ((0, 0), 1).


On veut montrer que sur cet ouvert la forme hessienne de f est toujours
positive. Or pour tout (x, y) ∈ B2 ((0, 0), 1) on a
−2 x −2 y x y
∇f (x, y) = ( p , p ) = (− ,− ).
2 2
2 1−x −y 2 1−x −y2 2 f (x, y) f (x, y)

On en déduit
−x
∂ 2f 1 · f (x, y) − x · f (x,y) f (x, y)2 + x2
(x, y) = − =− ,
∂x2 f (x, y)2 f (x, y)3

−x
∂ 2f − f (x,y) xy
(x, y) = −y 2
=− ,
∂x∂y f (x, y) f (x, y)3
et par symétrie (puisque f (x, y) = f (y, x))
∂ 2f ∂ 2f f (x, y)2 + y 2
(x, y) = (y, x) = − ,
∂y 2 ∂x2 f (x, y)3
Finalement on a
 
1 y 2 − 1 −xy
Hf (x, y) = .
(1 − x − y 2 )3/2
2 −xy x2 − 1
Donc la forme hessienne
1  2 2 2 2

Q(x,y) : (h1 , h2 ) 7→ (y − 1) h1 − 2 xy h1 h2 + (x − 1) h2
(1 − x2 − y 2 )3/2
est négative si et seulement si
q(x,y) : (h1 , h2 ) 7→ (y 2 − 1) h21 − 2 xy h1 h2 + (x2 − 1) h22
1
est négative (car > 0).
(1 − − y 2 )3/2
x2
Or pour tout (h1 , h2 ) ∈ R2 on a
q(x,y) (h1 , h2 ) = (y 2 − 1) (h21 − 2 y2xy−1 h1 h2 ) + (x2 − 1) h22
 2  2 
xy xy
= (y − 1) h1 − y2 −1 h2 − y2 −1 h22 + (x2 − 1) h22
2

 2  2 y2

= (y 2 − 1) h1 − y2xy−1 h2 + x2 − 1 − yx2 −1 + h22

Et pour (x, y) ∈ B2 ((0, 0), 1) ⊂ B∞ ((0, 0), 1) on a x2 < 1 et y 2 < 1 donc


1 − y 2 < 0 et
2 x2 y 2 x2 y 2 − x2 − y 2 + 1 x2 y 2 f (x, y)2
x −1− 2 = − 2 = 2 60
y −1 y2 − 1 y −1 y −1
Ceci montre que q(x,y) et Q(x,y) sont négative et donc que f est concave sur
l'intérieur de Df .
4. On voit facilement que f (x, y) > 0 pour tout (x, y) ∈ Df . Comme de plus
on a f (x, y) = 0 pour tout (x, y) ∈ S2 ((0, 0), 1), on voit que tous les points
du cercle (x, y) ∈ S2 ((0, 0), 1) sont des points de minimum global de f .
La fonction f est de classe C 1 donc diérentiable sur B2 ((0, 0), 1). En eet on
a f = r ◦ g où r : R → R est la fonction racine carrée, de classe C 1 sur R∗+ et
g : (x, y) 7→ 1 − x2 − y 2 est une fonction polynôme (de classe C 1 ) strictement
positive sur B2 ((0, 0), 1). En particulier tout point d'extremum de f sur cet
ouvert est aussi un point critique d'après la condition nécessaire du premier
ordre. Et réciproquement, comme f est concave sur cet ouvert, tout point
critique de f est un point de maximum local et global de f sur B2 ((0, 0), 1).
Or f n'admet qu'un seul point critique puisque pour (x, y) ∈ B2 ((0, 0), 1) on
a
x y
∇f (x, y) = (0, 0) ⇔ (− ,− ) = (0, 0) ⇔ (x, y) = (0, 0).
f (x, y) f (x, y)
Le seul point d'extremum de f sur B2 ((0, 0), 1) est donc un point de maxi-
mum local et global de f : l'origine. La valeur maximale atteinte par f en ce
point est f (0, 0) = 1 et c'est en fait le maximum global de f . L'origine est
donc aussi un point de maximum global de f (sur Df tout entier).
Exercice 3 (8 points)

xyz
si(x, y, z) 6= (0, 0, 0)




On considère l'application f : R3 → R, (x, y, z) 7→ x2 + y 2 + z 2 .
si(x, y, z) = (0, 0, 0)



 0

1. Montrer que f est de classe C 2 sur R3 \ {(0, 0, 0)}.


2. Montrer que f est continue en (0, 0, 0).
3. Calculer la dérivée directionnelle f 0 ((0, 0, 0), h) pour h ∈ R3 \ {(0, 0, 0)} quel-
conque.
∂f
4. Montrer que la fonction n'est pas continue en (0, 0, 0).
∂x
5. La fonction f est-elle diérentiable sur R3 ?
6. Montrer que f n'admet aucun extremum global.
1. Comme f est une fonction fraction rationnelle dont le dénominateur ne s'an-
nule par sur R3 \ {(0, 0, 0)}, elle est de classe C 2 sur cet ouvert.
2. Pour tout (x, y, z) ∈ R3 \ {(0, 0, 0)} on a
|xyz| k(x, y, z)k3∞
|f (x, y, z) − f (0, 0, 0)| = 6
x2 + y 2 + z 2 k(x, y, z)k22
k(x, y, z)k32
6 = k(x, y, z)k2 −−−−−−−−→ 0
k(x, y, z)k22 (x,y,z)→(0,0,0)

ce qui montre que f est continue en (0, 0, 0).


3. Pour tout h = (h1 , h2 , h3 ) ∈ R3 \ {(0, 0, 0)} on a
f (t h1 , t h2 , t h3 ) − f (0, 0, 0) 1 t h1 t h2 t h3
=
t t (t h1 ) + (t h2 )2 + (t h3 )2
2

1 t3 h1 h2 h3 h1 h2 h3
= 2 2 2
=
t t2 (h1 + h2 + h3 ) h1 + h22 + h23
2

= f (h) −−→ f (h).


t→0

Donc f 0 ((0, 0, 0), h)) = f (h).


4. D'après la question précédente on a
∂f 1·0·0
(0, 0, 0) = f 0 ((0, 0, 0), (1, 0, 0))) = f (1, 0, 0) = 2 = 0.
∂x 1 + 0 2 + 02
Or pour tout (x, y, z) 6= (0, 0, 0) on a
∂f yz(x2 + y 2 + z 2 ) − xyz(2 x) yz(y 2 + z 2 − x2 )
(x, y, z) = =
∂x (x2 + y 2 + z 2 )2 (x2 + y 2 + z 2 )2
En posant γ(t) = (0, t, t) on a γ(t) −−→ (0, 0, 0) mais
t→0

∂f t2 (t2 + t2 − 02 ) 2 t4 1 ∂f
(γ(t)) = 2 2 2 2
= 2 2
−−→ 6= (0, 0, 0)
∂x (0 + t + t ) (2 t ) t→0 2 ∂x
∂f
ce qui montre que n'est pas continue en (0, 0, 0).
∂x
5. Si la fonction f était diérentiable sur R3 elle serait diérentiable en (0,0,0)
et pour tout h = (h1 , h2 , h3 ) ∈ R3 \ {(0, 0, 0)} on aurait donc
df (0, 0, 0)(h) = f 0 ((0, 0, 0), h)) = f (h).

Autrement dit on aurait df (0, 0, 0) = f ce qui est absurde car f n'est pas
une forme linéaire. Donc f est diérentiable sur R3 \ {(0, 0, 0)} (puisqu'elle
est de classe C 2 sur cet ouvert) mais pas en (0,0,0) donc pas sur R3 .
6. Pour montrer que f n'admet aucun extremum global il sut de remarquer
que
t3 t t
f (t, t, t) = = −
− −−→ +∞ et f (t, t, t) = −−−−→ −∞.
3 t2 3 t→+∞ 3 t→−∞

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