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Indicateurs de Performance RSE

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Indicateurs RSE

Pour citer ce diaporama: Nathalie Durand, Consultante RSE,


Indicateurs RSE

Tel :06 72 92 59 91
Email: ndurand@[Link]

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 1


GRI

* A quelles exigences doit répondre l’entreprise pour construire son reporting RSE ?
GRI 101 * Comment la GRI va être mise en œuvre dans le rapport RSE ?
* Pourquoi l’entreprise utilise la GRI G4 pour structurer son reporting ?

* Quel est le profil et le secteur d’activité de l’entreprise ?


* Quelle est sa stratégie globale ?
* Comment l’entreprise engage-t-elle le respect de l’éthique et de l’intégrité?
GRI 102 * Comment s’organise la gouvernance ?
* Quelles sont les engagements vis à vis des parties prenantes ?
* Quelles sont les pratiques de reporting, à savoir quels sont les thèmes matériels définis et leur périmètre
d’application ?

* Comment l’entreprise pilote les sujets matériels pour son organisation :


GRI 103 · qu’il s’agisse de ceux qui seront sélectionnés dans les séries 200, 300, et 400,
· qu’il s’agisse d’autres thèmes matériels non listés par la GRI.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 2


Construction d’indicateurs RSE

Objectif
Quel est le fait générateur de l’élaboration de cet indicateur RSE ?
À qui l’indicateur est-il destiné? Quels sont les messages clés ?
Comment sera-t-il diffusé : quels supports (numérique…) ?
L’indicateur s’appuie-t-il sur un référentiel?

A quoi répond-il ?
« conformité » ? Performance ? Respecter la culture d’entreprise à la lettre ?

Comment le communiquer ?
Quel ton rédactionnel adopter ? Quel ordre de priorisation donner aux enjeux ? Quel style : rédactionnel, visuel, chiffré ?

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 3


DPEF

DPEF [Link]

• L’ordonnance n° 2017-1180 du 19 juillet 2017 est venue imposer d’intégrer au rapport de gestion à destination des
actionnaires de certaines grandes entreprises et groupes d’entreprises, une déclaration de performance extra-financière
(DPEF).

• Celle-ci doit regrouper les informations de nature sociale et environnementale, en remplacement des mesures actuelles
d’informationsur la RSE, pour les exercices ouverts à compter du 1er août 2017.
• Un décret d’application n° 2017-1265 du 9 août2017 (JORF du 11 août 2017) vient préciser les modalités de cenouveau
dispositif, qui sont notamment codifiées dans le Code de commerce et le Code du travail. Le décret indique que ses
dispositions s’appliquent aux rapports afférents aux exercices ouverts àcompter du 1er septembre 2017.

• Précisons que sont essentiellement concernées les sociétés commerciales dont le total du bilan ou le chiffre d’affaires et le
nombre de salariés excèdent les seuils suivants à la date de clôture de l’exercice (ainsi que lorsque ces seuils sont dépassé
au niveau d’un périmètre de consolidation de comptes de plusieurs entreprises – dans ce cas, une DPEF consolidée doit
être publiée) :

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 4


DPEF

• Pour les sociétés cotées : 20 millions d’euros pour le total du bilan ou 40 millions d’euros de chiffre d’affaires net ; 500
salariés permanents employés en moyenne au cours de l’exercice ;
• Pour les sociétés non cotées : 100 millions d’euros pour le total du bilan ou 100 millions d’euros de chiffre d’affaires net
; 500 salariés permanents employés en moyenne au cours de l’exercice. Notons que ce seuil est le même qu’en ce qui
concerne les obligations du plan anticorruption (cf. loi « Sapin II » n° 2016–1691 du 9 décembre 2016

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 5


DPEF

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 6


DPEF

Quel est le contenu de ce document d’information?


• La loi indique (cf. C. Com., L225-102-1, III) que la DPEF doit présenter « dans la mesure nécessaire à la compréhension de la
situation de la société, de l’évolution de ses affaires, de ses résultats économiques et financiers et des incidences de son
activité », des informations:
• Sur la manière dont la société prend en compte les conséquences sociales et environnementales de son activité ;
• En complément pour les sociétés cotées, sur les effets de cette activité quant au respect des droits de l’homme et à la lutte
contre la corruption (un renvoi aux informations du plan de vigilance est alors possible).

• Le décret précise (cf. C. Com., R225-105) que la DPEF doit présenter le modèle d’affaires de la société (ou, lecas échéant, celui
de l’ensemble de sociétés pour lesquelles la société établit des comptes consolidés).
• Dans ce cadre, la déclaration doit intégrer notamment les informations relatives :
• Aux conséquences sur le changement climatique de l’activité de la société et de l’usage des biens et services qu’elle produit ;

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 7


DPEF

• A ses engagements sociétaux en faveur du développement durable, de l’économie circulaire et de la lutte contre le
gaspillage alimentaire ;
• Aux accords collectifs conclus dans l’entreprise et à leurs impacts sur la performance économique de l’entreprise ainsi que
sur les conditions de travail des salariés ;
• Aux actions visant à lutter contre les discriminations et promouvoir les diversités.

Pour chacune de ces catégories d’informations, la DPEF doit comporter :


• Une description des principaux risques liés à l’activité de la société (ou de l’ensemble de sociétés) y compris, lorsque cela
s’avère pertinent et proportionné, les risques créés par ses relations d’affaires, ses produits ou ses services ;
• Une description des politiques appliquées par la société (ou l’ensemble de sociétés) incluant le cas échéant, les procédures
de diligence raisonnable mises en œuvre pour prévenir, identifier et atténuer la survenance ces risques (NB : à défaut d’une
telle politique en ce qui concerne un ou plusieurs de ces risques, la DPEF doit expliquer de manière « claire et motivée » des
raisons qui le justifient) ;
• Les résultats de ces politiques, incluant des indicateurs clés de performance.

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DPEF

Une DPEF se rapproche davantage d’une démarche pédagogique, d’implication de vos parties prenantes, d’explication de
ce que vous êtes, de ce que vous faites et voulez faire (pour contribuer au développement durable), afin que vos lecteurs
comprennent votre démarche d’engagement et sa cohérence. Il faut comprendre la logique ainsi que la progression de la
DPEF, et il faut réfléchir au message que vous souhaitez faire passer, le niveau d’ambition que vous souhaitez prendre,
être crédible et transparent.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 9


DPEF

Les informations environnementales :


• En matière de politique générale en matière environnementale :
• Organisation de la société pour prendre en compte les questions environnementales et, le
cas échéant, les démarches d’évaluation ou de certification en matière d’environnement ;
• Moyens consacrés à la prévention des risques environnementaux et des pollutions ;
• Montant des provisions et garanties pour risques en matière d’environnement, sous réserve
que cette information ne soit pas de nature à causer un préjudice sérieux à la société dans
un litige en cours ;

En matière de pollution :
• Mesures de prévention, de réduction ou de réparation de rejets dans l’air, l’eau et le sol
affectant gravement l’environnement ;
• Prise en compte de toute forme de pollution spécifique à une activité, notamment les
nuisances sonores et lumineuses ;

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 10


DPEF

En matière d’économie circulaire :


• -Prévention et de gestion des déchets : mesures de prévention, de recyclage, de
réutilisation, d’autres formes de valorisation et d’élimination des déchets ; actions de lutte
contre le gaspillage alimentaire ;
• Utilisation durable des ressources : consommation d’eau et l’approvisionnement en eau en
fonction des contraintes locales ; consommation de matières premières et les mesures
prises pour améliorer l’efficacité dans leur utilisation ; consommation d’énergie, mesures
prises pour améliorer l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables ;
utilisation des sols

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 11


DPEF

En matière de changement climatique :


• Postes significatifs d’émissions de gaz à effet de serre générés du fait de l’activité de la
société, notamment par l’usage des biens et services qu’elle produit ;
• Mesures prises pour l’adaptation aux conséquences du changement climatique ;
• Objectifs de réduction fixés volontairement à moyen et long terme pour réduire les
émissions de gaz à effet de serre et les moyens mis en œuvre à cet effet ;

En matière de protection de la biodiversité :


• mesures prises pour préserver ou restaurer la biodiversité ;

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 12


DPEF
Les informations sociétales :
• En matière d’engagements sociétaux en faveur du développement durable :
• Impact de l’activité de la société en matière d’emploi et de développement local ;
• Impact de l’activité de la société sur les populations riveraines ou locales ;
• Relations entretenues avec les parties prenantes de la société et les modalités du dialogue avec celles-ci ;
• Actions de partenariat ou de mécénat ;

En matière de sous-traitance et fournisseurs :


• -Prise en compte dans la politique d’achat des enjeux sociaux et environnementaux ;
• Prise en compte dans les relations avec les fournisseurs et les sous-traitants de leur responsabilité sociale
et environnementale ;

En matière de loyauté des pratiques :


• les mesures prises en faveur de la santé et de la sécurité des consommateur

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 13


Devoir de vigilance

Le devoir de vigilance est une obligation faite aux entreprises donneuses d’ordre de prévenir les risques sociaux,
environnementaux et de gouvernance, liés à leurs opérations mais qui peut aussi s'étendre aux activités de leurs filiales et de
leurs partenaires commerciaux (sous-traitants et fournisseurs).

Loi du 21 février 2017


La loi sur le devoir de vigilance a pour objectif de remettre le respect des droits humains au cœur des préoccupations des
multinationales.

Elle concerne les grandes entreprises :


les sociétés françaises qui emploient au moins 5 000 salariés en France et celles de plus de 10 000 salariés dans l’Hexagone
ayant leur siège social ailleurs dans le monde.

Celles-ci doivent établir et publier un plan de vigilance pour prévenir les risques en matière d’environnement, de droits
humains mais aussi de corruption sur leurs propres activités mais aussi celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs, en
France comme à l’étranger.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 14


Devoir de vigilance

En cas d’accident les victimes, associations et syndicats, peuvent saisir le juge pour faire respecter cette nouvelle obligation. Le juge
pourra enjoindre sous astreinte l'entreprise à publier et mettre en œuvre de manière effective un plan de vigilance.

Ce texte a été élaboré en réponse à différents scandales comme la catastrophe d’avril 2013 au Bangladesh où un immeuble – le
Rana Plaza – s’est effondré, entrainant la mort de plus de 1 000 salariés ou encore l’affaire du travail forcé sur les chantiers de la
Coupe du monde au Qatar. Ces évènements ont provoqué une prise de conscience de l’Europe sur les conditions de travail des
sous-traitants des grands groupes industriels européens.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 15


Loi sur le devoir de vigilance
Pour les entreprises soumises au devoir de vigilance, ces procédures s’étendent aux filiales, aux sous-traitants et fournisseurs avec
lesquels est établie une relation commerciale établie et s’étendent aux domaines larges évoqués, à savoir les droits humains et les
libertés fondamentales, la santé et la sécurité des personnes ainsi que l'environnement.

Les entreprises soumises à la loi sur le devoir de vigilance doivent avoir adopté un Code de conduite. Ce code doit comprendre
les règles de bonne conduite dans les domaines des droits humains et les libertés fondamentales, la santé et la sécurité des
personnes ainsi que l'environnement.

Ce code de conduite est intégré au règlement intérieur de l'entreprise et fait l'objet, à ce titre, de la procédure de consultation
des représentants du personnel prévue à l'article L. 1321-4 du code du travail.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 16


Devoir de vigilance
Ces entreprises sont tenues d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de vigilance qui « comporte les mesures de vigilance
raisonnable propres à identifier les risques et à prévenir les atteintes graves envers » :
- les droits humains (i.e. : droits de l’Homme
- les libertés fondamentales,
- la santé et la sécurité des personnes,
- l’environnement

Les entités concernées sont habituées à la collecte de ces informations qui figurent déjà pour la plupart dans les rapports de
gestion au titre de la politique générale en matière environnementale, du travail des enfants, la prise en compte de la responsabilité
sociale et environnementale des fournisseurs et sous-traitants, les actions engagées pour prévenir la corruption, celles engagées en
faveur des droits de l’homme, etc (Article L 225-102-1 du C de commerce), et sur lesquelles les commissaires aux comptes se
prononcent. Le Plan de Vigilance ajoute un étage, documenté et avec un objectif probatoire (contrôle), à ce rapport.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 17


Devoir de vigilance
Contenu du plan de vigilance :
Ce plan, ambitieux et rendu public (dans le rapport annuel ou autre), devra viser l’efficacité et contenir les points suivants
sachant que la loi ne définit pas les référentiels et les normes :
1. Une cartographie des risques (pays par pays) destinée à leur identification, leur analyse et leur hiérarchisation (criticité,
etc.) ;
2. Un plan de formation
3. Des procédures d’évaluation régulière de la situation des filiales, des sous-traitants ou fournisseurs précités au regard de la
cartographie des risques ;
4. Des actions adaptées d’atténuation des risques ou de prévention des atteintes graves
5. Un mécanisme d’alerte et de recueil des signalements relatifs à l’existence ou à la réalisation des risques (lanceurs d’alertes
/ whistleblower) établi en concertation avec les organisations syndicales représentatives dans ladite société ;
6. Un dispositif de suivi des mesures mises en œuvre et d’évaluation de leur efficacité (moyens humains, financiers, etc.).

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 18


Devoir de vigilance

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 19


Loi Sapin 2

La loi n° 2016-1691 dite « Sapin 2 » du 9 décembre 2016 a fait beaucoup de bruit, et notamment parce qu’elle est venue
introduire un nouveau dispositif anticorruption dont le spectre est large et touche tant le domaine public que le domaine privé.

Création de l’Agence Française Anticorruption (AFA) dont les le décret n° 2017-329 du 14 mars 2017 et l’arrêté du 14 mars 2017
traitent de son rôle, ses compétences ainsi que son mode d’organisation.

L’article 17-1 s’applique aux sociétés employant aux moins 500 salariés, il est possible de déterminer que seules les SA et les
SAS sont concernées.
Effectifs : > 500 et chiffre d’affaires ou CA consolidé : > 100 millions d’euros

Si les comptes sont consolidés, l’obligation s’applique aux filiales et entreprises contrôlées. L’obligation devrait à ce titre être
applicable aux activités des coentreprises contrôlées, sauf accord spécifique dans le pacte d’actionnaires

Qui est tenu de mettre en place les mesures anticorruption lorsque les fonctions de président et de directeur général sont
scindées ? Il s’avère que cette obligation pèse sur le directeur général ou le directeur général délégué sans que celles-ci
puissent de manière concomitante peser sur le président.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 20


Loi Sapin 2
En effet, les nouvelles mesures à mettre en place entrent dans les missions de la direction générale et donc dans le giron de sa
responsabilité, alors que le président n’a vocation qu’à veiller au bon fonctionnement des organes de direction comme le précise
l’article L. 225-51 du Code de commerce.
Deuxièmement, l’article 17-1, alinéa 2 de la loi vise les membres du directoire « selon les attributions qu’ils exercent ».

En l’absence de répartition définie des pouvoirs entre les membres, la mise en place du dispositif et la responsabilité y étant attachée
sera donc collégiale, et cela semble finalement logique puisque le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au
nom de la société, comme en dispose l’article L. 225-64 du Code de commerce. Le Président de la SA et son directeur général sont
donc dans ce cas précis écartés du champ d’application des obligations du dispositif à mettre en place. Il semblerait que cela puisse
en être de même pour les membres du conseil de surveillance et du conseil d’administration, et cela compte tenu de leur fonction de
contrôle.
Les nouvelles dispositions sont fortement inspirées du « Bribery Act » des Britanniques.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 21


Loi Sapin 2
Les dirigeants s’exposent à des sanctions administratives certes mais aussi pénales, si les avertissements, les mises en demeure ou
encore les injonctions de l’AFA sont restés infructueux.

Il faut noter que les sanctions seront rendues publiques, ce qui peut irrémédiablement nuire à la carrière d’un dirigeant. Enfin et
ce point est important, la condamnation d’un dirigeant sera cumulable avec la condamnation de la société elle-même en sa qualité
de personne morale. Le cumul des poursuites pénales est donc rendu possible comme cela est déjà le cas pour les infractions
commises par les dirigeants pour le compte de la société (article 121-2, alinéa 3 du Code pénal).

La législation pénale française incrimine la corruption sous différentes formes :


- la corruption proprement dite qui désigne une pratique illicite consistant à utiliser et à abuser d'une fonction -publique ou
privée- à des fins privées en vue par exemple de s'enrichir personnellement. Le droit pénal français appréhende deux sortes de
corruption : la corruption passive qui est le fait de la personne corrompue -que celle-ci sollicite ou accepte l'avantage indu-, et
la corruption active qui est le fait du corrupteur -que celui-ci recherche ou accepte la corruption ;

- le trafic d'influence qui, à la différence de la corruption qui vise une relation corrompu-corrupteur, s'applique à une relation
triangulaire dans laquelle une personne dotée d'une influence réelle ou supposée sur certaines personnes échange cette influence
contre un avantage fourni par un tiers qui souhaite profiter de cette influence. Comme pour la corruption, le droit pénal français
distingue le trafic d'influence dans ses deux dimensions (active et passive).

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 22


Loi Sapin 2

Peine et sanction
La corruption est sévèrement sanctionnée par le Code pénal. La loi prévoit que le corrompu et le corrupteur encourent chacun
une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement ainsi qu'une amende pouvant atteindre jusqu'à un million d'euros.

Les entreprises soumises à la loi Sapin 2 doivent avoir adopté un Code de conduite. Ce code doit définir les caractéristiques des
risques (corruption, trafic d’influence, blanchiment). En effet, ces deux lois requièrent la mise en place de procédures pour
réduire le risque fournisseurs. Ce code de conduite est intégré au règlement intérieur de l'entreprise et fait l'objet, à ce titre, de
la procédure de consultation des représentants du personnel prévue à l'article L. 1321-4 du code du travail.

La méthode s’apparente à celle de la loi de Vigilance


[Link]éder à une cartographie des risques détaillée. Le but est d’identifier les principaux risques de corruption et de fraude
auxquels l’entreprise est exposée.
[Link] mise en place d’un mécanisme d’alerte interne. Prévue également par les législations, elle permet de remonter les
violations éventuelles détectées au sein de l’entreprise.
[Link] actions de formation et la mise en place de procédures d’évaluation des tiers, qui sont demandées. Cela inclut les clients,
les fournisseurs de premier rang et les intermédiaires de l’entreprise.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 23


CSRD (directive Européenne à venir)
CSRD
Le 22 juin 2022, après 20 ans d’expérimentation et de développement du reporting extra-financier en France et en Europe, un
accord a été trouvé par les Etats Membres de l’Union Européenne sur la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD).

Cette Directive, qui viendra remplacer la précédente sur le reporting extra-financier (NFRD), elle introduit pour la première fois une
obligation de reporting et de vérification d’informations normées en matière de durabilité pour une majeure partie des entreprises
européennes.

Elle induira aussi une forte connectivité des états financiers et extra-financiers. Cette évolution, associée à d’autres réglementations
comme la SFDR ou la Taxonomie verte européenne, devrait transformer durablement l’économie européenne et avoir des
répercutions sur les autres zones économiques mondiales.

Contenu
Le principal concept apporté par la CSRD est celui de la double matérialité, sur lequel sera basé le reporting de durabilité. ll implique
que l’entreprise identifie ses enjeux ESG majeurs à travers les risques et opportunités que ceux-ci peuvent entrainer pour elle, mais
aussi des impacts qu’elle peut avoir sur la société et l’environnement.

Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 19/11/2023 24


CSRD

CSRD
Qui est concerné ?

Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 19/11/2023 25


CSRD CSRD

Le contenu des futurs rapports de durabilité répondant à la CSRD est encadré par les ESRS (European Sustainability Reporting
Standards), développés par l’EFRAG selon l’architecture suivante :

La stratégie (la stratégie et le modèle d’affaires, la gouvernance et l’analyse des principaux impacts, risques et opportunités),
la mise en œuvre (les politiques, les objectifs, les actions et les ressources allouées),
la performance (les indicateurs notamment de suivi de l’atteinte des objectifs).

Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 19/11/2023 26


CSRD

Les ESRS (European Sustainability Reporting Standards) constituent un ensemble des 12 normes prévues par la directive CSRD,
que les entreprises utiliseront pour effectuer le reporting de leurs données de durabilité. Ces normes sont développées par
l’EFRAG, (European Financial Reporting Advisory Group). Elles visent à standardiser les déclarations non financières des
entreprises, pour permettre de mesurer l’impact environnemental et social des activités de l'organisation, ainsi que l’impact
financier des questions de durabilité sur l’entreprise. Les 12 ESRS s’organisent en 4 grands types d’indicateurs :

2 normes transverses dédiées aux exigences et informations générales

5 standards environnementaux : changement climatique, pollution, eau et ressources marines, biodiversité et écosystèmes,
ressources et économie circulaire

4 standards sociaux autour de la main d’oeuvre propre à l’entreprise, des travailleurs intervenant dans la chaîne de valeur, des
communautés affectées par les activités, des consommateurs et utilisateurs finaux

1 indicateur de gouvernance d’entreprise (conduite des affaires)

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 27


CSRD
Principe de double matérialité

La double matérialité, ou double importance relative, repose sur les mêmes principes que la matérialité simple : l’identification des
enjeux significatifs pouvant influer sur les décisions des investisseurs. Elle est cependant composée de deux types distincts de
matérialité qui correspondent respectivement à un point de vue interne et à un point de vue externe sur la durabilité des activités de
l'entreprise. L'analyse de double matérialité prend en compte à la fois la matérialité financière et la matérialité d'impact.

La matérialité financière (Outside-In), qui correspond à la matérialité simple, étudie l’impact des enjeux environnementaux et enjeux
sociétaux sur les performances économiques de l’entreprise. En d’autres termes, elle permet d’identifier quelles incidences peut
avoir la dégradation des conditions sociales et environnementales sur les activités de l’entreprise, mais aussi quelles opportunités
économiques ces conditions peuvent constituer pour le secteur de l’entreprise.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 28


CSRD
La matérialité d’impact ou matérialité extra-financière socio-environnementale (Inside-out), évalue l’impact de l’activité de
l’entreprise sur l’environnement et la société. Il s’agit d’identifier l’ensemble des enjeux qu’il est pertinent d’intégrer au rapport de
durabilité : émissions de gaz à effet de serre (GES), droits humains, gestion des ressources, diversité et inclusion, éthique des
affaires, etc.

L’analyse de double matérialité, prérequis pour la CSRD

Notion centrale des standards européens de reporting sur le développement durable (les ESRS) développés pour l'application de la
directive CSRD, la double matérialité

permet de placer les informations de durabilité et les informations financières à un même niveau d’importance.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 29


CSRD
Par la promotion de la double matérialité, l’approche européenne se distingue de l’approche américaine, qui repose quant à elle
uniquement sur l’analyse de la matérialité financière. La proposition de normes publiée en 2023 par la Commission européenne
confirme cette approche, l’ensemble des ESRS étant sujets à l’analyse de la double matérialité. L’EFRAG propose une
méthodologie qui permet aux entreprises d’évaluer la matérialité d’un enjeu. L’analyse de la matérialité financière repose ainsi
sur trois critères : la qualité de l’enjeu (s’il s’agit d’un impact néfaste ou d’une opportunité), son importance, ses perspectives
d'occurrence.

L’analyse de la matérialité d’impact, quant à elle, évalue la qualité de l’impact, si l’effet est potentiel ou avéré, sa gravité
(importance, portée, remédiabilité), et la probabilité de son occurrence.

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 30


CSRD
Exemple matérialité d'impact et matérialité financière pour un fabricant de voitures

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 31


L’entreprise et sa finalité
La raison d’être dans les entreprises n’ait pas une notion récente
CSRD
• 1664 : Compagnie des Indes Orientales, entreprise maritime, société de capitaux comprenant des actionnaires, Voltaire, Louis
XIV, distinction patrimoine et activité. Cette Compagnie a une raison d’être et une lettre de mission de Louis XIV (parlement),
organiser et structurer le commerce à grande échelle, diffuser le christianisme, le progrès des arts et sciences.
• La gouvernance, les administrateurs de la Compagnie des Indes Orientales sont nommés par le pouvoir Royal. Cette compagnie
décline en juillet 1793 par les révolutionnaires, en raison de la logique de domination et monopole qui n’était pas acceptable.

• 1807: création de la société anonyme par le code du commerce, une enquête préfectorale est réalisée (la moralité et les
compétences des entreprises sont contrôlés par l’Etat), il faut ensuite une visée du Ministère de l’Intérieur et une validité par le
Conseil d’Etat.
• L’État donne son accord si le projet à un intérêt collectif, les entreprises retenus sont les mines, voies ferrées, compagnie de
pont, d’assurance. Il y a environ 10 autorisations par an de projet. Les entreprises se débrouillent face à une éventuelle perte
(faillite), il n’y a aucune aide

• 1867: beaucoup veulent une société anonyme, il n’y a plus besoin de la validation d’état, la puissance de l’état n’intervient plus
pour constituer une entreprise.
• On en compte 40 000 en 1927, 1939 : 3000 côtés en bourse
• Les pouvoirs publics font le pari d’une économie libérale, de marché

Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 19/11/2023 32


Loi Pacte 2019
• Paternalisme: Le patron s’occupe de ses ouvriers non seulement dans le cadre strict du travail, en leur assurant une
formation professionnelle, en veillant à leur sécurité, en leur décernant des prix et des médailles, mais il exerce également une
CSRD
tutelle qui va au delà de ces bornes, à travers la création d’institutions de prévoyance, en leur procurant un logement, en
distribuant des aides à leurs familles.

• 1981: plan de relance échoue, 25 Milliards sont demandés au ménage

• Nationalisation des entreprises stratégiques

• L’Etat décide de privatiser, de se désengager d’un certain nombre d’entreprises


• 1986 points de rupture. Les entreprises deviennent progressivement des supports d’épargne et de placement
• Basculement dans les années 1990, les dirigeants valident cet actionnariat, maximiser cette performance actionnariale pour
financer une épargne des personnes et des retraites

Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 19/11/2023 33


Loi Pacte 2019
• Il ne s’agit plus de partir à la conquête des mers, on revient sur la souveraineté du pays. C’est un questionnement plus
profond de notre société.
CSRD
• Il faut transformer l’entreprise. Les entreprises définissent leurs missions, mais ce n’est pas édicté par le pouvoir Royal,
aujourd’hui c’est l’entreprise elle-même qui se dote d’une mission, se met à disposition d’un intérêt supérieur mais il n’y a pas
de garant (marchés financiers ???).

• On peut envisager un durcissement du pouvoir politique qui pourrait reprendre la main et arrêter la société anonyme, il
pourrait refuser des entreprises. Certaines activités pourraient être condamnés avec le climat, de quoi va-t-on avoir besoin ?
Quelles sont les activités économiques dont on a et aura besoin ? Comment on va évaluer la notion de performance, on va
regarder des critères plus élevés vers des modalités comptables durables ?

Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 19/11/2023 34


Loi Pacte (2019)

Le plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (dite loi Pacte) a été votée en 2019 avec pour
ambition de permettre l’innovation et la croissance des entreprises, notamment en mettant en avant de nouveaux canaux.

La loi Pacte englobe des thématiques variées, mais a pour particularité de donner une nouvelle ampleur aux enjeux de
responsabilité sociétale des entreprises, sur laquelle se concentrera l’analyse de ce document. La loi Pacte modifie
notamment la définition d’entreprise et propose de nouveaux critères pour guider son action, au même titre que sa
performance économique.

Raison d’être: d’après Nicole Notatet Jean-Dominique Senard,«la raison d’être exprime ce qui est indispensable pour
remplir l’objet de la société.[…] C’est un guide pour déterminer les orientations stratégiques de l’entreprise et les actions
qui en découlent. La notion de raison d’être constitue un retour de l objet social au premier sens du terme, celui des débuts
de la société anonyme, quand cet objet était d’intérêt public.»

Société à mission : selon le ministère de l’Économie et des Finances, la qualité de société à mission permet à une entreprise
«de déclarer sa raison d’être à travers plusieurs objectifs sociaux et environnementaux». Selon la loi Pacte, l’entreprise doit
poursuivre ces objectifs dans le cadre de son activité et les inscrire dans ses statuts. La qualité de société à mission peut
faire l’objet d’un contrôle par un organisme tiers indépendant (OTI) accrédité par le Cofrac.

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Loi Pacte (2019)

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Loi Pacte
Loi Pacte

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Raison d’être

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Raison d’être

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Raison d’être

Attention avant de la valider sa raison d’être,


s’interroger sur :
- Quel impact aura la raison d’être sur la
relation avec les parties prenantes externes
à l’entreprise ?
- Cette nouvelle raison d’être d’entreprise
implique-t-elle des risques juridiques ?
- Dans quel contexte pourrait-elle impacter
négativement la performance de
l’entreprise ?

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La raison d’être

Démarche RSE
Raison d’être, la mission pour laquelle l’entreprise existe au-delà du
profit, sa contribution aux ODD

Vision: la direction dans laquelle l’entreprise va (ce qu’elle souhaite


accomplir, espoirs)
Des priorités
Mission, ce que l’entreprise fait pour créer de la valeur, pour qui elle le
réinterrogés: fait (horizon 5 ans et plus)
investissements,
choix, processus Valeurs: la façon dont le business est conduit, ce qu’elle défend)
internes…
Camif ferme son site Priorités stratégiques: ce pourquoi l’entreprise va se concentrer (
réglementations, potentiels, marchés, acteurs, centres d’attention)
le jour du Black Friday
Plan d’actions: ce que l’entreprise doit faire (actions, ressources,
résultats

KPI: comment l’entreprise va mesurer ce qu’elle doit faire

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Les 17 ODD et la RSE

• Adoptés en septembre 2015 par les Nations Unies, les 17 Objectifs de


développement durable (ODD) sont déclinés en 169 cibles qui doivent être atteintes
en 2030 et concernent le monde entier.

Les ODD sont rapidement devenus un référentiel pour de grands investisseurs


institutionnels comme les fonds de pension néerlandais et scandinaves. Pour
répondre à leur demande, les sociétés de gestion se mettent à développer une
nouvelle offre de fonds estampillés « ODD » investis en actions cotées, et les agences
de notation à proposer de nouveaux produits et services ODD liés à la mesure
d’impact

21/06/2012 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 21


Les 17 ODD et la RSE

• Les ODD et la RSE reposent sur les mêmes enjeux du développement durable :
économique, social, environnemental. Alors que les ODD relèvent d’une vision
prospective et de l’initiative volontaire pour développer de nouvelles stratégies et
politiques en faveur du développement durable,

21/06/2012 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 21


Les 17 ODD et la RSE

Les 17 ODD2 se veulent :


- structurants, en intégrant et en mettant sur le même plan les trois piliers du développement durable
(économique, social et environnemental) ;
- universels, en s’appliquant de la même manière à l’ensemble des pays du monde ;
- indivisibles, en mettant en avant l’interdépendance des objectifs ;
- communicants, en étant pensés pour être compréhensibles par tous ;
- collaboratifs, car vus comme un partenariat global, entre États, entre et avec les acteurs sociaux et
économiques, et dont les moyens nécessaires sont rappelés dans l’ODD 173 ;
- un agenda de l’action, permettant aux pays et aux acteurs de se les approprier.

S’ils relèvent en premier lieu des États qui ont la responsabilité de leur mise en œuvre, les ODD ne pourront être
atteints sans une mobilisation active de l’ensemble des acteurs. Collectivités territoriales, entreprises,
chercheurs, ONG, associations et citoyens

21/06/2012 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 21


19/11/2023 Copyright Nathalie Durand, Consultante RSE 45
19/11/2023 Copyright Nathalie Durand, Consultante RSE 46
ODD, évaluation des impacts de l 'entreprise
• Renforcer son utilisation par les conseils d’administration ou les comités exécutifs.

• Les ODD portent une vision d’un monde plus juste et plus durable qui va plus loin que la RSE du fait
de leur approche matricielle et holistique. Ils doivent venir challenger les dirigeants et les
administrateurs dans la définition de leurs stratégies et dans l’évaluation de leur impact.

• Concernant les actions de votre entreprise pour faire avancer les Objectifs de Développement
Durable (ODD), décrire :

• Les opportunités et responsabilités que représentent un ou plusieurs ODD pour votre entreprise

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand, Consultante RSE 47


ODD, évaluation des impacts de l’entreprise

• Ex : nouvelles opportunités de croissance, de marché ; profils de risque ;


amélioration de la confiance des parties prenantes ; renforcer l’acceptabilité de vos
opérations ; réduction des risques de réputation, juridiques et d’autres risques pour
l’entreprise ; anticipation des coûts et des obligations imposées par de futures
législations.

• Quelles sont les priorités de l’entreprise au regard d’un ou plusieurs ODD ?

• Mener une évaluation des impacts de vos activités sur les ODD dans la chaîne de
valeur, que ces impacts soient positifs ou négatifs, réels ou potentiels, peut vous aider
à définir les priorités de l’entreprise.

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Source SDG Compass

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durable/ RSE
Source SDG Compass
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19/11/2023 50
durable/ RSE
ODD, définir les objectifs pour l’entreprise
Définir le point de départ pour chaque objectif, à partir de l’évaluation des impacts. Par exemple :

• Un moment particulier : ainsi, un objectif d’augmentation de 40 % du nombre de femmes dans


les conseils d’administration peut être fixé pour la fin de l’année 2020 par rapport à fin 2013.

• Une période particulière : votre entreprise peut par exemple se fixer un objectif de diminution de
50 % de sa consommation moyenne d’eau sur une période de trois ans (2018-2020) par rapport à sa
consommation moyenne de 2006 à 2008, supprimant ainsi les effets éventuels de court terme.

Source SDG Compass

Copyright Nathalie Durand – Consultante développement


19/11/2023 51
durable/ RSE
ODD, évaluation des impacts de l’entreprise

Prenez en compte l’ampleur, la


sévérité et la probabilité des
impacts négatifs réels et potentiels,
leur importance aux yeux des
principales parties prenantes Cela pourra
• l’opportunité d’améliorer la Évaluez prendre la forme
compétitivité par le biais de l’opportunité d’opportunités en
l’efficacité des ressources. pour votre matière
L’action suivante consiste à
entreprise de se d’innovation, de
définir vos priorités par • des pénuries sur le marché (de
développer ou de développement
rapport aux ODD. Cette liste matières ou de main-d'œuvre),
tirer profit de ses de nouveaux
non exhaustive de critères • des interruptions de la chaîne impacts positifs produits ou de
peut vous y aider : d’approvisionnement, actuels ou ciblage de
• des pressions des parties potentiels sur les nouveaux
prenantes ODD. segments de
• des changements de dynamique marché
des marchés puissent au fil du
temps transformer ces impacts
négatifs en coûts ou en risques
pour l’entreprise.

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Comprendre ce que l’entreprise
cherche à accomplir au regard
de sa politique RSE

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Exemple de démarche DD/ RSE
Formalisation
de
l’engagement
de la Direction
Mise en place
du comité de
Reporting et
pilotage et
Evaluation
identification
des PP

Elaboration du Identification
Plan d’action des enjeux

Sensibilisation Diagnostique
à la culture de de l’état des
la RSE lieux

Présentation
Priorisation des
de la Matrice
Enjeux
de matérialité

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Exemples lignes directrices : ISO 26 000

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Exemples lignes directrices : ISO 26 000

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Identifier les parties
prenantes

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Identification des parties
prenantes
Identifier les parties prenantes - Il convient ici de lister les parties prenantes directes et indirectes de l'entreprise et de se poser la
question des impacts de son activité à plus grande échelle. Sont donc visées les parties prenantes au sein de la chaîne de valeur,
mais également à l'extérieur (cf. partie 5.2.3 de la norme ISO 26000 « Identifier les parties prenantes »).

Parties prenantes internes : syndicats, salariés

Parties prenantes externes: clients, investisseurs, fournisseurs

Parties prenantes externes non contractuelles: riverains, société civile, médias

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Identification des parties
prenantes
Quelle est la mission sociale de cette partie prenante ?

Quelle est sa légitimité dans l’écosystème ?

Quelles est son niveau d’expertise sur les sujets portant sur la stratégie d’engagement de l’entreprise ?

Quelle est sa contribution au dialogue détracteur, prometteur, conseil ?

Quel est son niveau d’influence et sur qui ?

Quelles relations formelles et informelles se tissent entre les parties prenantes de l’écosystème ?

Quelle est la volonté de cette partie prenante de dialoguer avec mon entreprise ?

Comment se financent les activités de cette partie prenante ?

19/11/2023 Copyright Nathalie Durand – Consultante RSE 59


Identification des parties
prenantes

- Envers qui l'organisation a-t-elle des obligations légales ?

- Qui pourrait être affecté positivement ou négativement par les décisions ou activités de
l'organisation ?

- Qui est susceptible de s'inquiéter des décisions et activités de l'organisation ?

- Qui peut aider l'organisation à traiter des impacts spécifiques ?

- Qui peut influer sur la capacité de l'organisation à s'acquitter de ses responsabilités ?

- Qui serait désavantagé s'il était exclu du dialogue ?

- Qui, dans la chaîne de valeur, est touché ?

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Identification des parties prenantes

Pour y répondre, on peut envisager d’utiliser une grille d’analyse comme par exemple celle proposée ci-dessous qui décrit cinq
niveaux d’importance :

1. La partie prenante est peu influente


2. La partie prenante peut apporter une aide ou une remise en cause ponctuelle (dans l’espace et dans le temps)
3. La partie prenante peut mettre en cause la réussite de certains projets de l’organisation/ est indispensable à la réalisation de
certains projets
4. La partie prenante peut mettre en cause l’accomplissement de l’ensemble des projets de l’organisation/ est indispensable à la
réalisation de l’ensemble de ses projets.
5. La partie prenante peut mettre en cause l’organisation dans son existence, est indispensable à son existence.

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Hiérarchiser les domaines d’actions (enjeu)
En vous appuyant sur une matrice de
matérialité

Pour réaliser une matrice de matérialité,


vous allez vous appuyer sur les:
Enjeux organisation et parties prenantes
Enjeux et performance entreprise

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Matrice de matérialité

Les étapes d’élaboration sont les suivantes :

1. Identifier préalablement ses PP internes et externes clés (voir slides précédentes)

2. Identifier les enjeux environnementaux, sociaux, économiques et de gouvernance plus ou moins pertinents pour
l'entreprise et vos parties prenantes (en vous appuyant par exemple sur les 7 questions centrales de l’Iso 26 000)

3. Évaluer le degré d'importance apporté à chaque enjeu par les parties prenantes (via des interviews, enquêtes, etc.)

4. Évaluer le degré d'importance de chaque enjeu pour l’entreprise (en interrogeant la direction)

5. Croiser ces deux dernières informations pour chaque enjeu afin d’établir la matrice de matérialité .

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Matrice matérialité

Quelques points de vigilance à bien négocier :


1. Identification des enjeux :
• ceux de l’entreprise, s’ils sont formalisés. Si ce n’est 3. Interrogation des parties prenantes pour l’évaluation
pas le cas, prendre comme base les informations des enjeux priorisés :
sociales, environnementales ainsi qu’ayant trait au • choisir le mode d’interview le mieux approprié.
respect des droits de l’Homme et à la lutte contre la
corruption pour les entreprises cotées, exposées dans 4. Construction de la matrice de matérialité :
le décret du 9 août ; • corréler impact sur la performance de l’entreprise et
• prendre en compte les thématiques évaluées dans la risques.
cartographie des risques.
5. Restitution et publication de la matrice de matérialité :
2. Cartographie des parties prenantes : • étayer la matrice des éléments nécessaires à sa compréhension
• identifier les personnes morales et au-delà, les et sa future publication n
personnes physiques les plus pertinentes.
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Matrice de matérialité
Vous reporterez ensuite les enjeux pour votre organisation et ceux de vos parties
prenantes dans cette grille

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Enjeux et performance de l’entreprise
Vous croiserez les enjeux cruciaux que vous aurez indiqué dans votre entreprise
avec les performances que souhaitent obtenir votre entreprise par exemple
gagner des parts de marché

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Hiérarchiser les domaines d’actions
Evaluer chaque domaine d’action considéré comme significatif pour:
- l’importance des importances des impacts économiques, environnementaux, sociaux et sociétaux de l’organisation
- L’apport pour les parties prenantes
- Déterminer les objectifs par rapport à ce domaine d’actions
- Répertorier les actions à mettre en œuvre et le périmètre a considérer pour ce domaine d’actions

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Enjeux et performance de l’entreprise

Evaluation des enjeux selon les attentes des parties prenantes s’il est important ou non pour les parties prenantes. Elle ne
vise pas d’exactitude scientifique mais à se positionner si c’est important ou non

Enjeux importants pour les parties prenantes et enjeux non importants pour la performance de l’entreprise

Enjeux importants pour les parties prenantes et enjeux non importants pour la performance de l’entreprise

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Evaluation

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Evaluation des objectifs fixés et
attentes des parties prenantes

Maturité stratégique:
Insuffisante: les objectifs sont insuffisants par rapport aux attentes des parties prenantes documentées par exemple
par rapport aux normes

Suffisante: la compréhension de l’enjeu et des objectifs sont conformes aux attentes des PP. Bonne compréhension
des enjeux en termes de risques et d’opportunités sur ces métiers et ces activités

Surperformance: l’enjeu a un trop gros poids alors qu’il ne fait pas partie de la liste des enjeux prioritaires

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Evaluation de la robustesse du
système de management
Robustesse du système de management
Les politiques, processus déployé n’existent pas ou bien couvrent un périmètre métier ou fonctionnel insuffisant.

Mobilisation et compétences des collaborateurs clés


Insuffisante

Suffisante

Surperformance

Vérifier que les ressources allouées sont ajustées à l’importance des enjeux

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Evaluation

Revues d’amélioration: quels impacts de ces nouveaux résultats sur la stratégie, les futurs engagements, le business model, le
plan d’actions ?

Reporting auprès des parties prenantes

Evaluation de l’intégration de la RS dans l’ensemble des pratiques, des processus et des résultats

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Evaluation
Vérifier la mise en œuvre et les résultats de la démarche - Une fois réalisée la mise en place effective au sein de l'organisation, il
est indispensable de pouvoir mesurer l'efficacité des actions conduites et le niveau des résultats atteints. Cette vérification porte
notamment sur :

- les pratiques et les moyens déployés par rapport aux objectifs ;

- l'atteinte des résultats et leur évolution ;

- la qualité du dialogue avec les parties prenantes et l'évolution de leurs attentes.

Questions à se poser

- De quelle façon faire vérifier l'efficacité des actions et leur résultat : vérification interne (auto-évaluation), vérification par une
partie prenante (dialogue, questionnaire...) ou par un tiers ?

- Comment choisir le système de vérification le plus efficace en fonction du domaine d'activité et de la taille de l'organisation ?

- Doit-on choisir un vérificateur qui permette une meilleure communication de la démarche ?

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Evaluation
En matière de RSO, le rôle de l'audit interne est de fournir une aide à la décision stratégique et à l'action managériale sous
forme :

- d'une échelle de mesure des niveaux de performance des systèmes managériaux ;

- d'une méthode d'identification des risques et d'évaluation de leurs conditions et de leurs niveaux de maîtrise.

La mesure de la performance
Les bonnes pratiques de management de la performance sociétale dépendent très fortement de la vision stratégique des
directions par rapport aux objectifs de développement durable.

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Evaluation

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Indicateurs RSE

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Indicateurs achats responsables
•es 14 indicateurs d’achats responsables définis par l’Observatoire des Achats Responsables associent des indicateurs d’efforts et des
indicateurs de résultats :
•Gestion des fournisseurs
• Délai moyen des règlements
• Nombre de litiges en cours
• Pourcentage de fournisseurs ayant fait l'objet d'un audit RSE
• Pourcentage de fournisseurs avec lesquels des plans d'action RSE ont été mis en place
• Pourcentage de fournisseurs dépendants économiquement faisant l'objet d'un plan d'accompagnement
•Pilotage des achats
• Pourcentage de consultations intégrant des spécifications RSE
• Pourcentage de consultations intégrant un critère de coût global
• Pourcentage d’achats réalisés auprès de PME
• Pourcentage d’achats réalisés auprès du secteur adapté et protégé et/ou d'insertion
• Pourcentage d’achats pour lesquels un critère environnemental, social et/ou sociétal est exigé
• Pourcentage d’achats réalisés avec des fournisseurs installés sur un territoire particulier
•Management d’équipe
• Pourcentage d’acheteurs objectivés sur leur démarche achats responsables
• Pourcentage d’acheteurs formés ou sensibilisés aux achats responsables
•Pourcentage d’achats réalisés hors processus achats
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Indicateurs QVT

•Indicateurs santé et qualité de vie au travail | Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact)

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Contact

Nathalie Durand
Présidente
Vision RSE
+ 33 (0)6 72 92 59 91
ndurand@[Link]

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