Adsorption du bleu de méthylène sur charbon actif
Adsorption du bleu de méthylène sur charbon actif
Département de Chimie
THEME
Khadoudja M.
Dédicace
Je remercie tout d’abord le bon Dieu tout puissant qui ma donné la force
et le courage pour terminer ce travail.
Mes chers parents que je remercie énormément pour leurs sacrifices, leur
soutien et leurs encouragements durant toutes ces années ; Aucune dédicace ne
saurait exprimer l’amour, l’estime, le dévouement et le respect que j’ai toujours
eu pour vous.
Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et
mon bien être.
Ce travail est le fruit de vos sacrifices que vous avez consentis pour mon
éducation et ma formation. .
À ma très chère sœur adorable et son Mari, merci de toujours être à mes
côtés et de me donner des conseils utiles. Je vous souhaite tout le bonheur du
monde.
A toute ma famille
A tous ceux qui sont proches de mon cœur et dont je n’ai pas cité le nom
Imane Z.
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE 01
Partie Théorique
I-1.Introduction 03
I-2-3.Applications d’Adsorption 04
I-2.7.4.Autres facteurs 09
I-2.8.Cinétique d’adsorption 10
I-2.8.1.Modèle du pseudo-premier ordre 11
I-2.8.2.Modèle du pseudo-second ordre 12
I-2.9.Isothermes d’adsorption 13
II-1.Introduction 23
II-2.3.Propriétés 24
III-1.Introduction 31
III.2.2.2.Classification chimique 32
III.2.2.3.Classification tinctoriale 32
III.2.2.4.Classification technique 33
III.2.5.Aspect toxicologique 34
Partie Expérimentale
IV.1.Introduction 37
IV-4.Conclusion 52
SOMMAIRE
V-1.Introduction 53
Conclusion Générale 74
Liste des Figures
Figures Pages
Partie Théorique
Partie Expérimentale
Figure IV.4.Les solutions préparées à partir de la solution mère de Bleu de Méthylène 1g/L
43
Figure IV.5.Spectrophotomètre OPTIZEN ‘MECASYS’ 45
Figure IV.7.Courbe d'absorption de bleu de méthylène dans l'UV et le visible sur une
longueur d'onde de 200 à 700 nm 46
Tableau Pages
Partie Théorique
Tableau III-2.6 .Estimation des degrés de fixation de différents colorants aux fibres de
textile 36
Partie Expérimentale
INTRODUCTION GENERALE
Les colorants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels tels que les teintures du
textile, du papier, du cuir et dans les industries alimentaires et cosmétiques [1].
Les colorant sont la réputation d’être des substances toxiques et persistantes dans
l’environnement.
Ils nécessitent des techniques physico-chimiques pour les dégrader.
Le bleu de méthylène est le colorant le plus couramment utilisé dans la teinture du coton,
du bois et de la soie. Il peut provoquer des brulures oculaires responsables de blessures
permanentes aux yeux de l’homme et des animaux. Son inhalation peut donner lieu à des
difficultés respiratoires et son ingestion par la bouche produit une sensation de brulure,
provoque des nausées, des vomissements, transpiration et sueurs froides abondantes [2].
Le traitement des rejets industriels contenant ce type de colorant s’avère d’un grand intérêt.
Une large variété de techniques physiques, chimiques et biologiques a été développée et
testée dans le traitement des effluents chargés en colorants.
Ces procédés incluent la floculation, la précipitation, l’échange d’ions, la filtration sur
membrane, l’irradiation et l’ozonation.
Parmi les procédés de traitement des rejets liquides, l’adsorption reste une technique
relativement utilisée et facile à mettre en œuvre.
Le charbon actif est l’adsorbant le plus largement utilisé en raison de sa grande capacité
d’adsorption des matériaux organiques. [3].
Dans cette optique, l’utilisation du charbon actif en tant qu’adsorbant présente un grand
intérêt en raison de son efficacité, son cout relativement accessible et son abondance [4].
1
INTRODUCTION GENERALE
Dans le présent travail, nous nous sommes intéressées à l’étude de l’adsorption du colorant
Bleu de Méthylène sur charbon actif en poudre.
Notre étude expérimentale portera sur des solutions synthétiques de composé organique
(Bleu de Méthylène), dissous dans l’eau distillée.
2
PHENOMENE D’ADSORPTION
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
I – 1 .Introduction
Le principe de l'adsorption repose sur la propriété qu'ont les solides (adsorbants) de fixer
sur leur surface certains gaz ou liquides (adsorbats).
Les interactions entre adsorbant et adsorbat sont le plus souvent de nature électrostatique,
donc faible et réversible [7].
3
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
I-2-3.Applications de L’adsorption
La rétention des très petites particules, comme par exemple les colloïdes;
La rétention des composants à très faible concentration, par exemples des
impuretés ou des molécules et ions métalliques qui confèrent au produit couleurs,
odeurs ou saveurs désagréables [08], voire une toxicité;
La sélectivité de l'adsorbant par rapport à certains constituants du mélange.
4
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
I -2.4.1. Physisorption
C’est une adsorption de type physique, qui se produit lorsque les forces qui fixent
l’adsorbat dans une couche mono ou multimoléculaire à la surface de l’adsorbant sont du
même ordre que les forces devan der Waals [11].
I -2.4.2. Chimisorption
C’est une adsorption du type chimique, qui résulte des forces de liaison de nature chimique
(nettement supérieures aux forces de van der Waals) avec mise en commun ou transfert
d’électrons ; il y a donc des ruptures er des créations de liaisons chimiques en surface entre
le réactif et les sites actifs de l’adsorbant [13].
-Une chaleur dégagée durant l’adsorption comparable aux chaleurs de réaction (de 40 à
100 kJ/mol), environ 10 fois supérieures à l’adsorption physique.
-La non-réversibilité.
5
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
-Une spécificité marquée, dans le sens que sur un adsorbant déterminé se fixent certains
adsorbats (propriété utilisée par la catalyse hétérogène).
Quand les conditions s’y prêtent, l’adsorption chimique peut assez souvent se superposer à
l’adsorption physique[14].
6
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
Quand un solide est mis en contact avec une solution, chaque constituant de cette
dernière, le solvant et le soluté, manifeste une tendance à l’adsorption à la surface du
7
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
solide. Il y’a donc une compétition en surface entre deux adsorptions qui sont
concurrentielles.
Le cas le plus intéressant est celui où l’adsorption du soluté est de loin plus
importante que celle du solvant. Donc la quantité adsorbée, dépend de nombreux facteurs
[18].
La surface spécifique
La surface spécifique d'un solide est définie comme étant sa surface par unité de
masse [19].Elle est exprimée en (m²/g) En général, la capacité d’adsorption d’un
adsorbant est proportionnelle à sa surface spécifique, plus la surface est
importante, plus grande sera la quantité de molécules adsorbées [20].
La structure de l’adsorbant
L’adsorption d’une substance croît avec la diminution de la taille des particules
et les dimensions des pores de l’adsorbant. Mais si le diamètre des pores est inférieur au
diamètre des molécules, l’adsorption de ce composé sera négative, même si la surface de
l’adsorbant a une grande affinité pour le composé.
La distribution des tailles des pores joue un rôle important dans la cinétique globale du
processus d’adsorption [21].
La porosité
La porosité est liée à la répartition de la taille des pores. Elle reflète la structure interne
des adsorbants microporeux [22].
La polarité
Les solides polaires adsorbent préférentiellement les corps polaires et les solides
apolaires adsorbent les corps apolaires. L’affinité pour les substrats augmente avec la
masse moléculaire de l’adsorbat [23].
8
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
L’effet de la nature de l’adsorbat sur le processus d’adsorption est décrit par les
règles suivantes :
I-2.7.4.Autres facteurs
La durée du contact
9
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
I-2.8.Cinétique d’adsorption
La cinétique d’adsorption est définie par l’évolution de la quantité adsorbée en fonction du
temps de contact adsorbant/adsorbat. La vitesse d’adsorption d’un soluté à partir d’une
solution dépend de nombreux facteurs, notamment la nature de l’adsorbant, l’adsorbat,
ainsi que de la vitesse d’agitation du milieu. Il a été montré que l’adsorption des adsorbats
est relativement rapide sur un solide non poreux. L’équilibre est atteint en quelques
minutes. Cependant, l’adsorption sur un solide poreux est beaucoup plus lente [29].
L’étude cinétique des processus d’adsorption donne des informations sur le mécanisme
d’adsorption et sur le mode de transfert des solutés de la phase liquide à la phase solide. La
10
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
littérature rapporte plusieurs modèles cinétiques nous présentons ci-dessous les modèles les
plus utilisés pour l’adsorption de solutés en solution liquide [31].
Le modèle cinétique du pseudo premier ordre peut être exprimé par l’équation
suivante:[30]
k1 qe qt
dq
Eq.I.1
dt
Eq.I.2
log q e qt Eq.I.2
k
log q e t
2.303
Avec
fonction du temps t donne une droite de pente égale à k1 / 2.303 et une ordonnée à l’origine
égale à log qe .
11
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
Le modèle cinétique du pseudo second ordrepeut être exprimé par l’équation suivante : [30]
Eq.I.3
dq
qe 2 qt 2
k2Eq.I.3
dt
t 1 1
2
t Eq.I.4
qt k 2 qe 2 qe 2
Avec
qe 2 .
t
k 2 et qe 2 sont déduits de la droite f t [32]
qt
12
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
I-2.9.Isothermes d’adsorption
L’étude de l’adsorption d’un liquide ou gaz par un solide est en général destinée à fournir des
informations sur la surface spécifique et de la structure poreuse du solide.
Comme on l'a déjà indiqué, la quantité d’adsorption fixée à une température donnée par
l’adsorbant en fonction de sa concentration dans la solution est représentée par une isotherme
d’adsorption. La capacité d’adsorption est maximale, lorsqu’on atteint la saturation, c’est-à-dire
lorsque la concentration d’adsorbat dans la solution reste constante à l’équilibre [33].
La grande majorité des isothermes peut être classée en cinq types selon leur allure. Il est
néanmoins possible de trouver des variantes à chaque type d’isotherme ou des isothermes
représentant des combinaisons d’isothermes de type classique [34].
Isotherme I Isotherme II
13
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
14
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
Une isotherme est donc une courbe qui représente la variation de q ou x/m (quantité
adsorbée par gramme d’adsorbant) en fonction de la concentration C, m étant la masse de
charbon activé utilisée. Les trois isothermes les plus connues sont celles de Langmuir, de
Freundlich et de Brunauer-Emmett-Teller(BET) [38].
Le tableau ci-dessous regroupe les formes des isothermes d’adsorption.
Plusieurs modèles ont été proposés pour décrire les courbes isothermes d’adsorption en
milieux aqueux ou gazeux. Les équations de Langmuir, Freundlich et BET ont l’avantage
d’être simples et souvent appropriées à la modélisation de l’adsorption en milieu aqueux,
[40].
I-2.9.1.1.Modèle de Langmuir
Selon ce modèle, la molécule adsorbée est située sur un site bien défini du matériau
adsorbant (adsorption localisée). Chaque site n’est susceptible de fixer qu’une molécule
[41].
15
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
X K b Ceq Eq.I.5
qe L
m 1 K L Ceq
Avec:
Eq.I.6
La représentation graphique de Ceq /(x/m) en fonction de Ceq est donc une droite
d’ordonnée à l’origine 1/kLb, (avec b= qm) et de coefficient angulaire 1/b [43].
I-2.9.1.2.Modèle de Freundlich
Ce modèle postule que différents sites interviennent dans l’adsorption avec des énergies
différentes, l’entropie restant constante. Ces sites obéissent à une distribution
exponentielle, fonction de la chaleur d’adsorption. La densité des sites varie également
16
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
1
m
x k C eqn
f Eq.I.7
ln(x/m) = ln KF + n ln Ce Eq.I.8
Il est souvent utilisé dans les eaux de rejet. La représentation de log(x/m) en fonction de
log (Ceq) est une droite de pente 1/n et d’ordonnée à l’origine log (kf).[45]
17
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
Eq.9
Eq.I.8
Avec :
18
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
I-3.1.Adsorbants
Tous les solides agissant comme adsorbants sont caractérisés par la structure
microporeuse qui leur confère une très grande surface active par unité de masse. Les
adsorbants utilisés dans la pratique sont, soit de nature minérale soit organique. Ils sont
employés tels quels ou après un traitement d’activation ayant pour but d’augmenter la
porosité [49].
Les adsorbants utilisés dans divers traitements doivent avoir les qualités suivantes :
Sélectivité élevée ;
En théorie tous les solides sont des adsorbants. Dans l’industrie, les solides les plus utilisés
sont les charbons actifs, les zéolithes, les gels de silice, les alumines activées les argiles.
Les capacités d’adsorption particulièrement élevées de ces matériaux sont en partie liées à
leurs structures poreuses très développées et leurs grandes surfaces spécifiques [51].
19
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
Chaque type de pores joue un rôle particulier dans le phénomène d’adsorption. Les
micropores déterminent pratiquement à eux seuls la capacité d’adsorption d’un solide: ils
représentent presque la totalité de la surface et du volume offerts à l’adsorption [53].
(Tableau I-3.4). Les macropores et les mésopores constituent les voies de passage vers les
micropores.
Tableau I.3.4. Répartition des pores d’un adsorbant [53]
La surface spécifique ou aire massique (en m2.g-1) est la surface totale par unité de masse
d’adsorbant accessible aux molécules. Toute la surface des particules d’adsorbant est
considérée, porosité ouverte comprise, pour le calcul de la surface spécifique qui cumule
donc la surface intérieure de tous les pores constituant le grain d’adsorbant. La surface
spécifique comprend la surface externe et la surface interne d’un adsorbant [54].
20
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
La surface interne est la surface microporeuse représentée par les parois des
micropores. La surface externe est la surface non-microporeuse qui comprend les parois
des mésopores et des macropores, ainsi que la surface non poreuse de l’échantillon. Pour
les charbons actifs, cette surface varie entre 10 et 200 m2.g-1 environ. D’un point de vue
physique, la différence entre la surface interne et la surface externe est que la valeur de
l’énergie d’adsorption peut être jusqu’à deux fois plus grande sur les parois des micropores
que sur la surface externe [55]. Ce phénomène
s’expliqueparlaprésencededeuxparoisopposéesprochescréantunedouble interaction pour
une molécule adsorbée dans un micropore. Une autre différence essentielle entre
l’adsorption dans les micropores et les pores plus grands réside dans les mécanismes même
de l’adsorption. L’adsorption graduelle multicouche ne s’opère que dans les mésopores et
macropores comme le décrit la méthode B.E.T. [17]. Rappelons que cette méthode permet
d’obtenir la surface spécifique, le volume microporeux et le volume mésoporeux d’un
solide par adsorption physique d’azote [56].
21
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION
Aluminate de calcium
Craie pulvérulente
Noir animal
Cendres volantes
Oxydes métalliques :
Ilménite
Rutile
Bauxite
Oxyde de zirconium
Dioxyde de manganèse
Phosphate de calcium
Silice : diatomées
Silicates :
Kaolinite
Bentonite
Zéolite
Attapulgite
Résines macroporeuses
Ces corps peuvent être activés par calcination ou traitement chimique [57].
Les hydroxydes de fer et d’aluminium ont aussi des propriétés adsorbants.
Dans le cas de l’élimination des micropolluants organiques de l’eau, on utilise surtout le
charbon actif et parfois les résines macroporeuses [58].
22
GENERALITES SUR LE CHARBON
ACTIF
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
II-1. INTRODUCTION
Le charbon actif est connu pour le traitement de l’eau depuis 2000 ans. Il a été
commercialisé au début du XXème siècle pour la décoloration du sucre principalement.
Dès 1930, il est utilisé dans le traitement de l’eau pour supprimer l’odeur et le goût. A cette
époque, il n’était disponible que sous forme de charbon actif en poudre. Le charbon actif
en grain a vu le jour durant la première guerre mondiale : il était utilisé dans les masques à
gaz [59].Par la suite, l’utilisation du charbon actif s’est répandue ; il est actuellement
principalement utilisé pour : [60]
Le traitement de l’eau ;
La purification de l’air ;
La pharmacie ;
L’exploitation minière.
II -2.1.Définition
.Les charbons actifs sont des produits carbonés poreux, constitués principalement de
carbone, d’hydrogène,
d’oxygèneetdepetitesquantitésdesoufreetd’azote.Ilsseprésententsousforme d’une poudre
noire plus ou moins fine et inodore. Le conseil Européen des fédérations de l’industrie
chimique (C.E.F.I.C.) les définit comme suit :« Les charbons actifs sont des produits
carbonés dotés d’une structure poreuse présentant une très grande surface de contact
interne. Ces matériaux issus des procédés industriels peuvent adsorber une large variété
de substances qui se fixent sur leurs surfaces internes, ils sont par conséquent, appelés
adsorbants » [61].
II -2.2.Matériaux constitutifs
Le charbon actif peut être produit à partir de nombreux matériaux contenant du carbone.
Le plus souvent, on utilise la houille, le bois, la noix de coco, ou la lignite pour des raisons
économiques. On distingue le charbon actif végétal et le charbon actif minéral en fonction
du matériau d'origine [62].
23
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
II-2.3.Propriétés
La porosité
Elle représente la fraction du vide existant dans le charbon actif. Elle peut atteindre 80 % et
dépend des dimensions des pores et de leurs distributions. Les pores sont généralement
classés suivant leurs tailles en trois catégories comme l’indique le tableau II.2.3.
Elle correspond à la surface des pores. Le volume poreux étant important, la surface
développée est énorme : de 500 à 1500 m²g-1. Ce sont essentiellement les micropores et
mésopores qui créent de la surface. La capacité d’adsorption est proportionnelle à la
surface [65].
24
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
Elle conditionne la vitesse d'adsorption (plus le grain est petit, plus le transfert vers le
centre est rapide) et la perte de charge à travers le lit [61].
La dureté
La densité
Plus le charbon est activé, plus il est léger. La densité indique le niveau d’activation du
charbon actif. Elle conditionne l'efficacité des traitements et c'est également un élément
déterminant de son prix. La densité du charbon actif utilisé pour le traitement de l’eau est
en général comprise entre 0.20 et 0.55 g/cm3. L’expérience montre que quand la densité est
supérieure à 0.35 g/cm3, le lit du charbon actif fonctionne mieux. (RICHARD Y., 1970s)
[66].
Indice d’iode
La performance du charbon actif est évaluée par sa capacité d'adsorption de l'iode, prise
comme substance de référence. L'indice est proportionnel au nombre de micropores. Plus il
est grand, meilleur est le niveau d’activation et donc meilleure sera la capacité d’adsorption
[67].
La teneur en cendres Elle est importante car elle peut gêner la mise en place du
charbon. La teneur en cendres du charbon actif appliqué au traitement de l’eau devra être la
plus basse possible, surtout si l’eau est dure, et en aucun cas,dépasser 10%. (RICHARD Y.,
1970s) [67].
25
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
Le charbon actif en poudre présente une granulométrie inférieure à 100 micromètres avec
un diamètre moyen situé entre 15 et 25 m. Ils ont une large surface externe et une faible
profondeur de diffusion ce qui engendre une vitesse d'adsorption très rapide [68].
26
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
La forme granulaire du charbon est caractérisée par une taille des particules supérieure à
1mm, un faible diamètre des pores, une grande surface interne et une externe relativement
faible. Il en résulte que les phénomènes de diffusion à l’intérieur des pores prennent une
grande importance dans le processus d’adsorption [68].
Il existe un troisième type de CA appelé charbon actif extrudé ; Il est de forme cylindrique
avec des diamètres allant de 0.8 mm à 5 mm. il est principalement utilisé pour des
applications en phase gazeuse à cause de sa faible perte de charge, de sa grande résistance
mécanique et de sa faible teneur en poussières [69].
27
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
C + H2O -> CO + H2
28
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
La fabrication selon ces deux procédés s'achève par des opérations de granulations, de
tamisage et de conditionnement [71].
Le traitement des eaux potables ou des eaux industrielles qui sont produites à partir
des eaux de surface. Le charbon actif fixe alors les composés organiques dissous qui n'ont
pas été éliminés par autoépuration (ou élimination biologique naturelle). Nous citons en
exemple les substances qui donnent le goût et la saveur à l'eau. Ces adsorbants retiennent
également certains métaux lourds à l'état de traces.
29
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF
colorants.
Enfin, Il est à noter que les traitements avec le charbon actif en poudre ou en grains sont
d'un intérêt croissant car ils se caractérisent essentiellement par :
Une meilleure compétitivité par rapport à d'autres procédés de traitement tels que la
biodégradation [73].
Pas en faire un déchet ultime, il apparait donc important de pouvoir le régénérer de façon à
ce qu’il puisse retrouver ses propriétés initiales d’adsorbant. Il existe un certain nombre de
techniques de régénération du CA : thermique, à la vapeur d’eau, chimique (extraction par
solvant, par fluide supercritique ou décomposition des adsorbats par des agents oxydants
ou réducteurs), électrochimique ou encore biologique [74].
30
LES COLORANTS
CHAPITRE III LES COLORANTS
III-1. INTRODUCTION
Les colorants occupent une place importante dans les composés organiques synthétiques.
Ils sont utilisés en grande quantité dans les industries : textile, encre, plastique, cosmétique,
tannerie, et sont de ce fait des polluants industriels communs. Leurs rejets dans les
systèmes aquatiques causent des dommages à l’environnement en raison de leur toxicité,
ce qui impose leur traitement. Mais la complexité de ces polluants est telle que leur couleur
affecte énormément l’efficacité des traitements classiquement appliqués [75].
L’industrie du textile est grande consommatrice d’eau pour les phases de teinture des
tissus. Les eaux de rinçage sont chargées en colorants. Ces effluents de colorant sont
fortement stables et récalcitrants à la biodégradation [76]. Un certain nombre de colorants
est reconnu dangereux pour la santé publique tels que le Rouge de Nylosane. L’élimination
de la couleur est un problème crucial pour l’environnement.
Ces colorants sont difficiles à dégrader à cause de leurs structures complexes et de leurs
propriétés xénobiotiques. La présence de colorants dans l’eau, même à basse concentration,
est très visible et indésirable. Elle réduit la pénétration de la lumière, ce qui donne des
effets dérogatoires sur la photosynthèse [76].
Les principales classifications les plus couramment rencontrées dans l’industrie, sont
basées sur les structures chimiques des colorants synthétiques et sur les méthodes
d’application aux différents substrats (textiles, papier, cuir, matières plastiques, etc.…)
[77].
31
CHAPITRE III LES COLORANTS
Colorants azoïques
Colorants du diphénylméthane et du triphénylméthane
Colorants indigoïdes
Colorants nitrés et nitrosés
32
CHAPITRE III LES COLORANTS
Les colorants sont des composés chimiques colorés, naturels ou synthétiques, en général
organiques, qui ont la propriété de colorer durablement le support sur lequel ils sont
appliqués dans certaines conditions. La terminologie industrielle moderne définit un
colorant comme un produit contenant le colorant organique pur avec différents additifs et
agents de coupage, qui facilitent son utilisation [81].
Il existe deux types de colorants :
a- Colorants naturels
Il existe seulement une dizaine de colorants naturels, alors que l’on compte des milliers de
colorants synthétiques. Les colorants naturels sont extraits des plantes, des arbres, des
lichens ou insectes et des mollusques. Les colorants jaunes sont les plus nombreux.
On rencontre deux catégories de colorants naturels : les colorants à mordant et les colorants
de cuve. Seuls les premiers sont peu solubles dans l’eau
33
CHAPITRE III LES COLORANTS
b- Colorants synthétiques
Les matières premières des colorants synthétiques sont des composés tels que le benzène,
issu de la distillation de la houille. C’est pour cette raison que les colorants de synthèses
sont communément appelés colorants de goudron de houille. A partir de ces matières
premières, les intermédiaires sont fabriqués par une série de procédés chimiques, qui en
général, correspondent au remplacement d’un ou de plusieurs atomes d’hydrogène du
produit de départ, par des éléments ou des radicaux particuliers [80].
Papiers : 10%
Cuirs et fourrures : 3%
34
CHAPITRE III LES COLORANTS
Des réactions allergiques, asthme quelquefois et surtout des dermites eczémateuses ont été
observés avec divers colorants aminés azoïques, anthraquinoniques, ainsi qu’avec certains
colorants du groupe des naphtalènes (chelite de rouge) [84]. Les colorants de synthèse à
base d’amines entraînent des risques cancérogènes, des tumeurs urinaires et plus
spécialement les tumeurs bénignes et malignes de la vessie [85]. En 1913, pour la première
fois, on se rendit compte qu’il y avait une relation entre la production d’aniline et
l’apparition de cancers de la vessie : ces maladies ont particulièrement touché les ouvriers
allemands [86].
D’autres recherches [86] ont signalé que la tartrazine développe un certain nombre de
réactions adverses chez certains individus comme le purit, l’oedème, l’urticaire, l’asthme et
la rhinite. Les colorants azoïques sont aussi responsables d’apparition de Lépatomes chez
l’homme. Les colorants métallifères sont parmi les substances qui représentent de grands
risques pour la santé de l’homme.
Ils peuvent également causer des dégâts sur les réseaux d’assainissement et des
perturbations des traitements biologiques dans les stations d’épuration à cause de leur
toxicité élevée [87].
L’utilisation des colorants à base d’arsenic tels que le vert de Scheele (arsénite de cuivre),
vert de Schweinfurt (acétoarsénite de cuivre) provoquent des troubles digestifs : digestion
pénible, nausées, diarrhée et peuvent être à l’origine des irritations de peau, des muqueuses
oculaires et pulmonaires et surtout de cancer [88]. La granulomatose pulmonaire est
signalée chez les femmes utilisant des laques colorées et parfumées plusieurs fois par jour
pendant des années [89].
35
CHAPITRE III LES COLORANTS
Des quantités plus ou moins importantes de colorants sont rejetées dans l'environnement.
Ceci est dû en grande partie au degré de fixation des colorants aux fibres cellulosiques.
Le tableau III-6 résume l'estimation des degrés de fixation des différents colorants aux
fibres de textile. Comme les colorants azoïques représentent la plus grande classe des
colorants du Colour Index (60 – 70%) et leur majorité est constituée par des colorants
acides, réactifs et directs, ils peuvent être considérés parmi les colorants les plus polluants
(les plus déversés dans les eaux résiduaires de textile) [90].
Tableau III-2.6: Estimation des degrés de fixation de différents colorants aux fibres de
textile [90].
Ainsi, des systèmes technologiques pour l’élimination des polluants organiques tels que les
colorants sont actuellement bien maîtrisés à l’échelle du laboratoire et appliqués à grande
échelle incluant les traitements physiques (adsorption, les technologies membranaires et les
procédés de séparation solide-liquide: précipitation, coagulation, floculation et
décantation), chimiques (résine échangeuse d'ions, oxydation par: oxygène, ozone,
oxydants tels que NaOCl, H2O2, réduction (Na2S2O4), …) et biologiques (traitement
aérobie et anaérobie) [90].
36
MATERIELS ET METHODES
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
IV-1.Introduction
Au cours de ce chapitre, nous testerons en premier lieu comme adsorbant le charbon actif
en poudre. En second lieu, nous étudierons la rétention du bleu de méthylène sur ce
charbon actif .Nous tenterons, en comparant son efficacité, de mettre en évidence l’intérêt
que présente cet adsorbant. Pour observer les effets d’un tel traitement sur les capacités
d’adsorption de cet adsorbant, nous avons déterminé les paramètres d’adsorption, étudié
les cinétiques des réactions et les Isothermes d’adsorption en utilisant comme milieu de
dilution l’eau distillée.
37
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
IV-2.2.Avantages
IV.2.3.Inconvénients
Le charbon actif ne peut pas être régénéré quand il est mélangé avec des boues.
Il est difficile d'enlever les dernières traces d'impuretés sans ajouter une quantité
très importante de charbon actif en poudre.
La détection des pointes de pollution est problématique et sa concentration
applicable est limitée à 80 mg L-1
Forme poudre
Friabilité 10-50%
Densité 0,31
% de cendres 4-12
38
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
IV-2.5.1.Indice d’Iode
L’indice d’iode fournit une indication sur la microporosité du charbon. C’est le nombre de
milligrammes d’iode adsorbé par gramme d’adsorbant à une concentration résiduelle de
0,02N [93].
L’iodométrie concerne la réaction avec une solution titrée d’iode. Elle est reliée au titrage
de l’iode libéré dans les réactions chimiques :
I2 + 2 e- 2 I- Eq. IV.1
L’analyse par iodométrie est basée sur les phénomènes d’oxydoréduction, si l’on ajoute de
l’iode libre à une solution de thiosulfate de sodium (réducteur), il se produit la réaction
suivante :
39
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
40
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
, ×� ′
R= Eq. IV.3
Calculer le facteur de correction (D) qui est donné par la relation suivante :
.
D=( )0,165 Eq. IV.4
�
[ 9, −(� ′ × ,9 )]×
Indice d’iode (mg/g) = Eq. IV.5
Comme il a déjà été mentionné préalablement, l’indice d’iode est un paramètre très
important dans la caractérisation des charbons actifs, afin d’évaluer la microporosité de
l’adsorbant préparé, nous avons mesuré cet indice.
La valeur de l’indice d’iode du charbon actif étudié, d’après les résultats obtenus, est
importante (1002.99mg/g). Cela montre que l’activation chimique appliquée permet
d’obtenir un matériau de microporosité bien développée.
41
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
42
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
a- Principe de fonctionnement
La détermination du spectre du bleu de méthylène dans les domaines de
l’ultraviolet et du visible est réalisée à l’aide du spectrophotomètre (OPTIZEN
‘MECASYS) (Figure IV.5)
43
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
44
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
45
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
b- Balayage :
Avant d’établir la courbe d’étalonnage de Bleu de Méthylène par Spectrophotométrie ; Un
balayage est nécessaire afin de déterminer les longueurs d’Onde maximales d’Adsorption.
Figure IV.7.Courbe d'absorption de bleu de méthylène dans l'UV et le visible sur une
longueur d'onde de 200 à 700 nm
Le spectre de bleu de méthylène montre des pics d’absorption (293, 614 et 665
nm) dans le domaine ultra-violet et le visible. Le bleu de méthylène présente un
intense pic d’adsorption dans le domaine du visible à 665 nm et dans l’ultra-violet
à 293 nm. Les pics d’absorption 614 et 665 nm sont attribués aux chromophores.
Tandis que les noyaux aromatiques sont absorbés dans l’ultra-violet. Cette lecture
a été rendu possible grâce au spectrophotomètre « OPTIZEN ‘MECASYS’ ».
46
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
c- Courbe d’étalonnage
Une série de solutions standards de BM, de concentration variant de 0 à 12 mg/L ont été
préparées à partir de la solution de 20 mg/L. les échantillons réalisés sont analysés toujours
par le spectrophotomètre d’absorption moléculaire UV-Visible, « OPTIZEN
‘MECASYS’ » afin de déterminer leur absorbance. Par la suite, une courbe d’étalonnage
est établie à partir des différentes concentrations et absorbances. Grâce à l’équation de la
droite y = ax
Avec ; a = coefficient ou pente de la droite, x = concentration de BM,et y =absorbance.
Toutes les concentrations de BM résiduel sont obtenues. La détermination de la
concentration est effectuée dans le domaine du visible, à longueur d’onde λ max = 665
nm. La valeur des absorbances est consignée dans le tableau IV.1
La courbe d’étalonnage est représentée à l’aide d’un logiciel.
� �
Application numérique : A=k * C C= = Eq.IV.8
� �.�����
Avec : k= �.L
Solution 1 2 3 4 5 6 7
Concentration (mg/l) 0 2 4 6 8 10 12
Absorbance 0 0,533 0,950 1,374 1,693 1,991 2,387
47
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
La courbe est linéaire sur l’intervalle de concentrations choisi donc la loi de Beer-
Lambert est vérifiée.
Les essais d’adsorption sont réalisés sur un agitateur de marque « CINTRA MAGNETIC
STIRRER ». L’adsorption est effectuée par mise en contact de solutions aqueuses de
composés organiques (Bleu de méthylène) d’une quantité de 25 ml, Avec des quantités
croissantes de charbon actif dans des béchers de 250 ml. On détermine le temps d’agitation
nécessaire pour obtenir l’équilibre.
48
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
Les concentrations des solutés sont déterminées sur des échantillons centrifugés dans une
centrifugeuse de marque « APOGEE Swing-3000 », pendant 15 minutes à 2500
tours/minute.
49
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
Où :
C0 : Concentration initiale du composé organique testé (mg/l).
Cr : Concentration résiduelle du composé organique testé à l’équilibre (mg/l).
50
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
L’exploitation des isothermes d’adsorption sont décrites par les lois de Langmuir et
Freundlich.
�× �
Isotherme de Langmuir :qe =qm Eq.(1)IV.10
+ �× �
Avec :
qm : représente la capacité maximale d’adsorption.
KL : constante d’équilibre, égale au rapport des vitesses d’adsorption et de désorption.
51
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES
Avec :
IV-4.Conclusion
52
RESULTATS ET DISCUSSIONS
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
V-1.Introduction
Dans le présent chapitre, nous nous sommes proposées d’examiner le pouvoir de rétention
et la cinétique d’adsorption du charbon actif disponible vis -à –vis du Bleu de Méthylène
en vue de son élimination.
Nous avons été amenées à évaluer les différents paramètres relatifs aux isothermes de
Langmuir et de Freundlich, ceux décrivant les cinétiques de réactions d’adsorption, ainsi
que l’influence de la concentration initiale en colorants sur les taux d’abattement de ces
derniers.
Le pouvoir adsorbant du charbon actif est connu depuis fort longtemps et ses premières
applications remontent à l’antiquité. Le rôle principal du charbon actif est bien sûr
d’enlever par adsorption les matières organiques de l’eau. Le mode de fixation de ces
substances, aux caractéristiques physico- chimiques très différentes, est complexe et met
en jeu divers mécanismes dont la compréhension nécessite une bonne connaissance
préalable de l’adsorbant (structure chimique, texture, etc.…). Du fait de sa structure
poreuse, le charbon actif va être capable de séquestrer un grand nombre de molécules
organiques contenues dans les eaux à traiter.
Dans nos essais, nous avons fixé la concentration initiale du bleu de méthylène à 400 mg/l,
et les masses des adsorbants, utilisés sont : 0.025, 0.041, 0.055, 0.072,0.088, 0.100, 0.155,
0.201 g. Le tableau V-1 et la figure V-1montrent les résultats obtenus et la variation du
rendement d’élimination du bleu de méthylène en fonction de la masse de notre adsorbant.
53
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
0 0 0 400 0
1 0.025 1 0.061 316 21
2 0.041 1.64 0.044 228 43
3 0.055 2.2 0.02 103 75.25
4 0.072 2.88 0.005 26 93.5
5 0.088 3.52 0.003 15 96.25
6 0.100 4 0.001 5.2 98.7
7 0.155 6.2 0.001 5.2 98.7
8 0.201 8.04 0.001 5.2 98.7
54
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
Pour une concentration de 400 mg/l, une dose de charbon actif de 4g/l s’est avérée
suffisante pour l’adsorption vu l’horizontalité de la courbe au delà de cette dose.
55
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
56
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
57
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
A partir du tableau V.4 et les courbes des figures (V.3 jusqu’à V.9) on calcule les
constantes de vitesse k1 et k2.
Tableau V.4 : Valeurs calculées des capacités d’adsorption (Qt) à partir de différentes
concentrations du Bleu de méthylène en fonction du temps sur charbon actif en
poudre
Temps (min) Ct (mg/l) Qt (mg/g)
10 165 58.75
15 140 65.00
20 114 71.50
30 93.2 76.70
40 77 80.75
45 57 85.75
50 41.4 89.65
60 31.1 92.225
90 17 95.60
58
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
� �
Application numérique : A=k * C C= = Eq.V.1
� �.�����
R2 Qe(mg/g) K1
59
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
La forme linéaire
60
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
61
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
La figure V.4 montre que Log (qe-qt) en fonction du temps est non linéaire.
Par contre, la représentation linéaire (Figure V.4) de t/qt en fonction du temps, les
capacités d’adsorption à l’équilibre et les coefficients de corrélation calculés pour le
pseudo second ordre (tableau V.3), montrent que ce modèle décrit bien la cinétique
’adsorption de bleu de méthylène sur le charbon.
En effet, on remarque que les coefficients de détermination R² sont très proches de 1 et les
valeurs des capacités d’adsorption calculées (qe calculée) à partir du modèle du pseudo
second ordre sont très proches des valeurs obtenues expérimentalement (qe
d’expérience) (tableau V.3).
D’apes les valeurs de R² ; on remarque que le modèle du pseudo deuxième ordre est le plus
approprié pour décrire la cinétique d’adsorption du bleu de méthylène. C’est-à-dire un
62
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
ordre partiel égal à 2 par rapport aux sites libres du charbon actif et un ordre partiel égal à
0 par rapport au bleu de méthylène, en négligeant la réaction de désorption.
Cette observation a été confirmée dans le cas de l’adsorption du bleu de méthylène par le
charbon actif.
La forme non-Linéaire
63
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
Type 02
92.225 134.14 - 45.45
Type 03
64
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
Type 04
92.225 90.20 2.20
Avec ;
9 . 5−�� ������é�
Le pourcentage (%) d’erreur = x 100
9 . 5
65
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
Tableau V.8 : Les valeurs calculées des capacités d’adsorption (Qt) et des
concentrations d’équilibre en fonction de différentes concentrations du Bleu de
méthylène sur charbon actif en poudre
C (mg/l) C eq (mg/l) Qe (mg/g)
250 5.2 61.2
280 10.9 67.275
300 15 71.125
320 18 76.125
350 20.7 82.325
380 26 88.5
400 35 91.25
420 46.6 93.35
450 72.5 94.375
480 98 95.5
500 124 93.75
66
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
La forme Linéaire
67
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
68
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
69
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
La représentation graphique de Ln(q) en fonction de ln(Ceq) pour le charbon est une droite
de coefficient directeur (1/n) et d'ordonnée a l'origine ln(K (figure V.15)
La valeur de 1/n donne une indication sur la validité de l'adsorption du système adsorbant
/adsorbat.
Une valeur de 1/n comprise entre 0 et 1 indique une adsorption favorable, les valeurs
numériques de K et de 1/n calculées respectivement à partir de l’intersection avec
l'ordonnée à l'origine et la pente de la droite pour le charbon, sont présentées sur le tableau
V.9
La forme non-Linéaire
70
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
100
95
90
y = m1*m0^m2
85
Value Error
x/m (mg/g)
80 m1 51,982 4,0273
m2 0,13738 0,020899
75 Chisq 248,09 NA
R 0,91462 NA
70
65
60
0 20 40 60 80 100 120 140
Ceq (mg/L)
*Les courbes et les graphes qui sont indiqués dans ce chapitre ont été déterminés par le
tableur Kaleida Graph.
71
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
Type 02
91.321 99.43 - 8.87
Type 03
91.321 96.8 -6
Type 04
91.321 99.6 - 9.06
Avec ;
9 . −�� ������é�
Le pourcentage (%) d’erreur = x 100
9 .
La figure V.16 montre que le modèle de Freundlich ne s’adapte pas aux données
expérimentales (cercles sur la figure) avec un coefficient de détermination de 0.91 assez
bas. Le coefficient 1/n est égal à 0,14 est similaire à celui calculé par la méthode linéaire
tandis que Kf est différente. L’application des deux modèles de Freundlich (linéaires et
non linéaires) aux données expérimentales montre cependant que ce modèle ne décrit pas
correctement les résultats expérimentaux. Ces derniers ont tendance à être mieux décrits
par le modèle de Langmuir qui prédit une saturation de l’adsorption qui s’arrête après le
72
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS
73
CONCLUSION GENERALE
CONCLUSION GENERALE
Les colorants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels tels que les teintures du
textile, du papier, du cuir et dans les industries alimentaires et cosmétiques.
Les colorants ont la réputation d’être des substances toxiques et persistantes dans
l’environnement et ils nécessitent des techniques physico-chimiques pour les dégrader.
Le bleu de méthylène est le colorant le plus couramment utilisé dans la teinture du coton,
du bois et de la soie. Les procédés utilisant l’adsorption constituent souvent une technique
de choix complémentaire à la filière de base.
Par le traitement d’adsorption, les molécules organiques sont éliminées d’une eau sans être
modifiées. Le charbon actif est l’adsorbant le plus largement utilisé en traitement des eaux
polluées,
L’objectif de cette étude était d’étudier les possibilités d’utiliser les propriétés spécifiques
d’adsorption de charbon actif en poudre de la région de TIARET vis –à- vis du colorant
(bleu de méthylène).
A travers tous les résultats obtenus, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
Le charbon actif en poudre s’est avéré un bon adsorbant pour élimer les colorants
tels que le bleu de méthylène, présentant un rendement d’élimination de l’ordre de
98.70%. Ceci peut être attribuable notamment à sa grande surface spécifique et à sa
porosité appréciable.
Le suivi des réactions jusqu’au temps d’équilibre, soit d’une heure a montré des
cinétiques assez rapides jusqu’à 30 minutes puis un ralentissement des réactions.
ce dernier aspect est caractéristique du phénomène de diffusion à travers la
porosité du matériau.
74
CONCLUSION GENERALE
75
Références Bibliographiques
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