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Adsorption du bleu de méthylène sur charbon actif

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Faculté Des Sciences Exactes Et De L’)nformatique

Département de Chimie

MEMO)RE DE F)N D’ETUDES

Pour l’Obtention du Diplôme de Master en Chimie

Option : Chimie Appliquée

THEME

Adsorption d’un colorant basique Bleu de méthylène


Sur un charbon actif en poudre

Présenté par : • Meguerache Khadoudja


• Zenati Imen

Devant le jury: Pr Belouatek Aissa Président


Pr Kadi Abdelkader Examinateur
Dr Benadjemia Mohamed Encadrant
Pr Benderdouche Nouredine Co-encadrant

Année Universitaire : 2018-2019


Remerciements

Avant tout, nous remercions notre grand Dieu ALLAH le tout


puissant qui nous a donné l'envie et la force pour mener à terminer ce
travail.
Tout d'abord nos respectueux remerciements à tous les membres de
jury qui nous ont fait l’honneur de participer à l'évaluation de notre
travail.
Nous remercions sincèrement le professeur Nouredine

BENDERDOUCHE et lui adressons nos sincères remerciements.

Qui ne nous a pas épargné de fournir son expérience à chaque étape

que nous passions.

Nos remerciements s’adressent également à M. Belhakem A., Mme


Belayachi H. et Mme Bourahla S. pour leurs aides et leurs conseils.
Nous remercions également l’ensemble de personnel du laboratoire
pédagogique et laboratoire de recherche SEA2M de la faculté Des
Sciences Exactes Et De L’Informatique pour leurs accueils chaleureux
et leurs aides.
Sans oublier tous nos Enseignants
Et à toute la promotion M2 Chimie Appliquée 2019
On Vous remercie tous pour cette incroyable année
Et Un grand merci à tous ce qui nous a aidés de près ou de loin.
 Dédicace 

Je dédie ce travail à :


La mémoire de mon père

Ma très chère mère

Mon frère et ma sœur

Ma petite nièce adorée Sirine

Tous ceux qui me sont chers

Khadoudja M.
 Dédicace 

Je remercie tout d’abord le bon Dieu tout puissant qui ma donné la force
et le courage pour terminer ce travail.

 Je dédie ce modeste travail à:

Mes chers parents que je remercie énormément pour leurs sacrifices, leur
soutien et leurs encouragements durant toutes ces années ; Aucune dédicace ne
saurait exprimer l’amour, l’estime, le dévouement et le respect que j’ai toujours
eu pour vous.

Rien au monde ne vaut les efforts fournis jour et nuit pour mon éducation et
mon bien être.

Ce travail est le fruit de vos sacrifices que vous avez consentis pour mon
éducation et ma formation. .

À ma très chère sœur adorable et son Mari, merci de toujours être à mes
côtés et de me donner des conseils utiles. Je vous souhaite tout le bonheur du
monde.

Que Dieu vous garde pour moi.

A toute ma famille

A tous ceux qui sont proches de mon cœur et dont je n’ai pas cité le nom

Imane Z.
SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE 01

Partie Théorique

CHAPITRE I : Phénomène d’Adsorption

I-1.Introduction 03

I-2. Généralités sur l’Adsorption 03

I-2-3.Applications d’Adsorption 04

I - 2.4. Types d’adsorption 04


I -2.4.1. Physisorption 05
I -2.4.1. Chimisorption 05

I -2.5.Physisorption par opposition à chimisorption 06

I-2.6. Description du mécanisme d'adsorption 07

I – 2.7.Principaux facteurs influençant sur l'adsorption 07


I-2.7.1-Facteurs caractérisant l’adsorbant 08
I-2.7.2.Facteurs caractérisant l’adsorbat 09

I-2.7.3.Facteurs liés à la physico-chimie de la solution 09

I-2.7.4.Autres facteurs 09

I-2.8.Cinétique d’adsorption 10
I-2.8.1.Modèle du pseudo-premier ordre 11
I-2.8.2.Modèle du pseudo-second ordre 12

I-2.9.Isothermes d’adsorption 13

I-2.9.1.Expressions mathématiques de quelques isothermes 15


I-2.9.1.1.Modèle de Langmuir 15
I-2.9.1.2.Modèle de Freundlich 16
SOMMAIRE

I-2.9.1.3.Modèle de BET (Brunauer, Emmett, Teller) 17

I -3. Généralités sur les adsorbants 19

I-3.5.Surface spécifique des adsorbants 20

I-3.6.Types d’adsorbants utilisables 22

CHAPITRE II : Généralités sur Charbon Actif

II-1.Introduction 23

II-2. Généralités sur les charbons actifs 23

II -2.2. Matériaux constitutifs 23

II-2.3.Propriétés 24

II-2.4.Formes du charbon actif 25


II-2.4.1.Charbon actif en poudre (CAP) 26
II-2.4.Charbon actif en grain (CAG) 27
II-2.4.3.Charbon actif extrudé 27

II-2.5.Fabrication du Charbon Actif 28

II-2.6.Principales applications du Charbon Actif 29

II -2.7.Régénération du charbon actif 30

CHAPITRE III : Les colorants

III-1.Introduction 31

III-2.Généralités sur les colorants 31

III -2.1.Définition des colorants 31

III-2.2.Classification des colorants 31

III.2.2.1.Classification technologique ou (appellation usuelle) 32


SOMMAIRE

III.2.2.2.Classification chimique 32

III.2.2.3.Classification tinctoriale 32

III.2.2.4.Classification technique 33

III.2.3.Nature des colorants 33

III.2.4.Utilisation des colorants 34

III.2.5.Aspect toxicologique 34

III.2.6.Procédés de traitements des colorants 36

Partie Expérimentale

CHAPITRE IV : Matériels et Méthodes

IV.1.Introduction 37

IV-2.Charbon actif utilisé 37

IV.2.4.Propriétés physiques du charbon actif utilisé 38

IV-2.5.Caractérisation du charbon actif utilisé 39

IV-3.Colorant utilisé (Bleu de Méthylène) 42


IV-3.2. Analyse par spectrophotométrie d’adsorption moléculaire UV-Visible 43
a- Principe de fonctionnement 43
b- Balayage 46
c- La courbe d’étalonnage 47

IV.3.3. Description des essais d’adsorption 48

IV-3.4.Etude de la cinétique d’adsorption 50

IV.3.5.Etude des isothermes d’adsorption 51

IV-4.Conclusion 52
SOMMAIRE

CHAPITRE V : Résultats et Discussions

V-1.Introduction 53

V-2. Détermination de la dose optimale de Bleu de Méthylène sur le charbon


actif 53

V-3. Etude de la cinétique d’adsorption de bleu de méthylène sur le charbon


actif en poudre 55
V-3.1.Modèles de la cinétique d’adsorption 57

V-4.Etude des Isothermes d’adsorptions de Bleu de méthylène sur charbon


actif en poudre 65

Conclusion Générale 74
Liste des Figures

Figures Pages

Partie Théorique

CHAPITRE I : Phénomène d’Adsorption

Figure I-2.2. Illustration de phénomène d’Adsorption 03

Figure I-2.6.Mécanisme du transport d’un adsorbat au sein d’un grain du solide 07

Figure I.2.9. Classification des isothermes 13

Figure I-2.9.1.1.Modèle d’Adsorption de Langmuir 16

Figure I-2.9.1.2.Modèle d’Adsorption multicouches 17

Figure I-2.9.1.3. Représentation graphique de l’isotherme de BET 18

Figure I-3.5. Représentation schématique de la surface interne et externe d’un adsorbant.21

CHAPITRE II : Généralités sur Charbon Actif

Figure II-2.3. Structure des pores du Charbon Actif. 24

Figure II-2.4. Multi formes du CA. 26

Figure II-2.4.1. Charbon actif en poudre 26

Figure II.2.4.2. Charbon actif en Grain 27

Figure II.2.4.3. Charbon actif en extrude 28

Partie Expérimentale

CHAPITRE IV : Matériels et Méthodes

Figure IV.1 .Charbon actif utilisé 37

Figure IV.2 . Préparation de la solution d’Iode 40


Liste des Figures

Figure IV.3.La structure moléculaire de bleu de méthylène 42

Figure IV.4.Les solutions préparées à partir de la solution mère de Bleu de Méthylène 1g/L
43
Figure IV.5.Spectrophotomètre OPTIZEN ‘MECASYS’ 45

Figure IV.6.Cellules de quartz standard(Cuves) 45

Figure IV.7.Courbe d'absorption de bleu de méthylène dans l'UV et le visible sur une
longueur d'onde de 200 à 700 nm 46

Figure IV.8. Courbe d'étalonnage de la solution de BM 48

Figure IV.9. Agitation de la solution Bleu de Méthylène+ Charbon Actif 49

Figure IV.10.La Centrifugeuse 49

Figure IV.11. Les prélèvements effectués au cours du temps 51

CHAPITRE V : Résultats et Discussions

Figure V-1.L’abattement du bleu de méthylène sur le charbon actif en poudre 55

Figure V-2.Rendements d’élimination du bleu de méthylène en fonction du temps de


différentes concentrations sur charbon actif en poudre 57

Figure V-3.Pseudo premier ordre (forme linéaire) 60

Figure V-4.Pseudo deuxième ordre type 01 60

Figure V-5.Pseudo deuxième ordre type 02 61

Figure V-6.Pseudo deuxième ordre type 03 61

Figure V-7.Pseudo deuxième ordre type 04 62

Figure V-8.Pseudo premier ordre (forme non linéaire) 63

Figure V-9.Pseudo deuxième ordre (forme non linéaire) 64

Figure V.10.Isotherme de Langmuir type 01 67


Liste des Figures

Figure V.11.Isotherme de Langmuir type 02 68

Figure V.12.Isotherme de Langmuir type 03 68

Figure V.13.Isotherme de Langmuir type 04 69

Figure V.14.Isotherme de Freundlich (forme linéaire) 69

Figure V.15.Isotherme de Langmuir (forme non-linéaire) 70

Figure V.16.Application du modèle non linéaire de l’isotherme de Freundlich à


l’adsorption du Bleu de méthylène 71
Liste des Tableaux

Tableau Pages

Partie Théorique

CHAPITRE I : Phénomène d’Adsorption

Tableau I-2.5.Physisorption vs. chimisorption 06

Tableau I.2.8. Modèles du pseudo-premier ordre et second ordre 10

Tableau I.2.9. Modèles d’Isotherme et ses formes Linéaires 15

Tableau I.3.4. Répartition des pores d’un adsorbant 20

CHAPITRE II : Généralités sur Charbon Actif

Tableau II.2.3. Classification de porosité 24

CHAPITRE III : Les colorants

Tableau III-2.6 .Estimation des degrés de fixation de différents colorants aux fibres de
textile 36

Partie Expérimentale

CHAPITRE IV : Matériels et Méthodes

Tableau IV.1. Valeurs des absorbances de différentes concentrations des solutions


préparées de Bleu de Méthylène 47

CHAPITRE V : Résultats et Discussions

Tableau V-1.Détermination de la dose optimale du charbon actif en poudre 54


Liste des Tableaux

Tableau V-2 .Rendements d’élimination du bleu de méthylène en fonction du temps de


différentes concentrations sur charbon actif en poudre 56

Tableau V.3. Modèles du pseudo-premier ordre et second ordre 58

Tableau V.4.Valeurs calculées des capacités d’adsorption (Qt) à partir de différentes


concentrations du Bleu de méthylène en fonction du temps sur charbon actif en poudre 58

Tableau V.5. Résultats obtenus de l’étude de la cinétique d’adsorption du bleu de


méthylène sur le charbon actif en poudre 59

Le tableau V.6 résulte la comparaison entre la forme linéaire et la forme non-linéaire à


partir des résultats obtenus de la cinétique d’adsorption du Bleu de méthylène sur charbon
actif en poudre 64

Tableau V.7.Modèles d’Isotherme et ses formes Linéaires. 65

Tableau V.8 .Valeurs calculées des capacités d’adsorption (Qt) et de la concentration


d’équilibre en fonction de différentes concentrations du Bleu de méthylène sur charbon
actif en poudre 66

Tableau V.9 .Résultats obtenus de l’étude des isothermes d’adsorption de bleu de


méthylène sur le charbon actif 66

Le tableau V.10 résulte la comparaison entre la forme linéaire et la forme non-linéaire à


partir des résultats obtenus de l’isotherme d’adsorption du Bleu de méthylène sur charbon
actif en poudre. 72
INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

Les colorants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels tels que les teintures du
textile, du papier, du cuir et dans les industries alimentaires et cosmétiques [1].
Les colorant sont la réputation d’être des substances toxiques et persistantes dans
l’environnement.
Ils nécessitent des techniques physico-chimiques pour les dégrader.
Le bleu de méthylène est le colorant le plus couramment utilisé dans la teinture du coton,
du bois et de la soie. Il peut provoquer des brulures oculaires responsables de blessures
permanentes aux yeux de l’homme et des animaux. Son inhalation peut donner lieu à des
difficultés respiratoires et son ingestion par la bouche produit une sensation de brulure,
provoque des nausées, des vomissements, transpiration et sueurs froides abondantes [2].
Le traitement des rejets industriels contenant ce type de colorant s’avère d’un grand intérêt.
Une large variété de techniques physiques, chimiques et biologiques a été développée et
testée dans le traitement des effluents chargés en colorants.
Ces procédés incluent la floculation, la précipitation, l’échange d’ions, la filtration sur
membrane, l’irradiation et l’ozonation.

Cependant, ces procédés sont couteux et conduisent à la génération de grandes quantités de


boues ou à la formation de dérivés.

Parmi les procédés de traitement des rejets liquides, l’adsorption reste une technique
relativement utilisée et facile à mettre en œuvre.

Le charbon actif est l’adsorbant le plus largement utilisé en raison de sa grande capacité
d’adsorption des matériaux organiques. [3].

Dans cette optique, l’utilisation du charbon actif en tant qu’adsorbant présente un grand
intérêt en raison de son efficacité, son cout relativement accessible et son abondance [4].

1
INTRODUCTION GENERALE

Dans le présent travail, nous nous sommes intéressées à l’étude de l’adsorption du colorant
Bleu de Méthylène sur charbon actif en poudre.

Notre étude expérimentale portera sur des solutions synthétiques de composé organique
(Bleu de Méthylène), dissous dans l’eau distillée.

L’influence de divers paramètres réactionnels sera prise en compte (masse d’adsorbant,


temps de réaction,…).Les essais devront aboutir à des d'études cinétiques et à des
isothermes d’adsorption conduisant aux valeurs des capacités d’adsorption du charbon
actif.

2
PHENOMENE D’ADSORPTION
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I – 1 .Introduction

L’adsorption est l’adhésion ou la concentration de substances dissoutes ou


dispersées à la surface d'un corps, c’est un phénomène superficiel qui se produit à la
couche séparatrice de deux milieux de nature différente. Ainsi, le charbon de bois, agité
dans une solution de fuchsine, attire et retient la matière colorante sur la surface de ses
pores. L'adsorption est utilisée dans le raffinage du pétrole pour améliorer la couleur des
huiles, en extraire le composant indésirable et en améliorer la stabilité [5].

I-2.Généralités sur l’adsorption


I-2.1.Définition de l’adsorption
L’adsorption est l’accumulation (concentration), à la surface d’un solide (ou d’un liquide)
soumis à une atmosphère gazeuse, d’ions, de molécules ou de particules colloïdales
provenant de la phase vapeur (ou liquide) et qui modifient les propriétés physiques et
chimiques de l’adsorbant. L’espèce adsorbée est l’adsorbat et la surface adsorbante est
l’adsorbant [6].

I- 2 .2. Principe d’adsorption

Le principe de l'adsorption repose sur la propriété qu'ont les solides (adsorbants) de fixer
sur leur surface certains gaz ou liquides (adsorbats).
Les interactions entre adsorbant et adsorbat sont le plus souvent de nature électrostatique,
donc faible et réversible [7].

Figure I-2.2. Illustration du phénomène d’adsorption[7]

3
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I-2-3.Applications de L’adsorption

Les nombreuses applications techniques de l'adsorption résultent de trois caractéristiques


qui la différencient des autres procédés de séparation, à savoir:

 La rétention des très petites particules, comme par exemple les colloïdes;
 La rétention des composants à très faible concentration, par exemples des
impuretés ou des molécules et ions métalliques qui confèrent au produit couleurs,
odeurs ou saveurs désagréables [08], voire une toxicité;
 La sélectivité de l'adsorbant par rapport à certains constituants du mélange.

Parmi les applications, on peut citer:

*Le séchage, purification et désodorisation des gaz;

*Le raffinage des produits pétroliers;

*La catalyse de contact;

*La déshumidification et de la désodorisation de l'air;

*La récupération des solvants volatils et de l'alcool dans le processus de fermentation;

*La décoloration des liquides;

*La chromatographie gazeuse (méthode de fractionnement basée sur les différences


de vitesse d'absorption de substances différentes, sur un adsorbant donné) [09].

I -2.4. Types d’adsorption

D’un point de vue thermodynamique, l’adsorption gaz-solide s’effectue à pression et


température constantes, il lui correspond en général une diminution d’enthalpie : elle
s’accompagne d’un certain dégagement de chaleur (l’énergie d’adsorption). La valeur
variable de cette énergie a amené à distinguer deux formes différentes d’adsorption [10].

4
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I -2.4.1. Physisorption
C’est une adsorption de type physique, qui se produit lorsque les forces qui fixent
l’adsorbat dans une couche mono ou multimoléculaire à la surface de l’adsorbant sont du
même ordre que les forces devan der Waals [11].

Ce type d’adsorption se caractérise par :

-La rapidité dans l’établissement de l’équilibre (dépendant de la température, la


concentration et la pression) entre la phase adsorbée et la phase fluide. Si, parfois,
l’équilibre n’est atteint qu’au bout d’un temps plus ou moins long, on admet que cela vient
du fait que l’adsorption superficielle est accompagnée d’autres phénomènes : dissolution
du gaz dans les solides et condensation capillaire dans les pores et les capillaires du solide.
On désigne parfois sous le nom de sorption.

-La réduction de la capacité d’adsorption avec l’élévation de la température.

-Une chaleur d’adsorption sensiblement du même ordre que la chaleur de liquéfaction du


gaz adsorbé.

-Une réversibilité relativement facile et une absence de spécificité [12].

I -2.4.2. Chimisorption
C’est une adsorption du type chimique, qui résulte des forces de liaison de nature chimique
(nettement supérieures aux forces de van der Waals) avec mise en commun ou transfert
d’électrons ; il y a donc des ruptures er des créations de liaisons chimiques en surface entre
le réactif et les sites actifs de l’adsorbant [13].

La chimisorption se caractérise par :

-Un équilibre long à atteindre entre la phase adsorbée et le milieu fluide.

-Une augmentation de la quantité de matière adsorbée avec la température.

-Une chaleur dégagée durant l’adsorption comparable aux chaleurs de réaction (de 40 à
100 kJ/mol), environ 10 fois supérieures à l’adsorption physique.

-La non-réversibilité.

5
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

-Une spécificité marquée, dans le sens que sur un adsorbant déterminé se fixent certains
adsorbats (propriété utilisée par la catalyse hétérogène).

Quand les conditions s’y prêtent, l’adsorption chimique peut assez souvent se superposer à
l’adsorption physique[14].

I -2.5.Physisorption par opposition à chimisorption

Le tableau I-2.5 regroupe quelques caractéristiques de ces deux types d'adsorption

Tableau I-2.5.Physisorption vs. chimisorption [15].

Paramètre Adsorption physique Adsorption chimique

Adsorbant Tous les solides Quelques solides

Adsorbat Tous les gaz en dessous Quelque gaz réactifs


de la Température critique chimiquement
Domaine de température Basse température A haute température

Chaleur d'adsorption Basse Elevée

Vitesse Très rapide, Non activée, Ea faible, activée,


Energie d'activation Ea très faible Ea très élevée

Recouvrement Multicouches possible Monocouche

Réversibilité Hautement réversible Souvent irréversible

Importance Détermination de la surface Elucidation de la cinétique


spécifique et taille des pores d'adsorption

6
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I-2.6. Description du mécanisme d'adsorption


Les mécanismes d’adsorption peuvent être décomposés en plusieurs étapes
faisant appel à des processus di fusionnels, en particulier, 4 phases peuvent être
distinguées :

1/- Transfert de matière de la solution vers la couche limite entourant la particule ;


2/- Transfert de la couche limite vers la surface adsorbant (diffusion externe) ;
3/- Transfert de la surface vers les sites adsorbants (diffusion intra particulaire dans le
solide et dans les micropores et les macrospores) ;
4/- Réaction d'adsorption au contact des sites actifs, une fois adsorbée, la molécule est
considérée comme immobile [16].

Figure I-2.6.Mécanisme du transport d’un adsorbat au sein d’un grain du solide


1-diffusion externe; 2-diffusion interne (dans les pores); 3-migration en surface [17]

I – 2.7.Principaux facteurs influençant l'adsorption

Quand un solide est mis en contact avec une solution, chaque constituant de cette
dernière, le solvant et le soluté, manifeste une tendance à l’adsorption à la surface du

7
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

solide. Il y’a donc une compétition en surface entre deux adsorptions qui sont
concurrentielles.
Le cas le plus intéressant est celui où l’adsorption du soluté est de loin plus
importante que celle du solvant. Donc la quantité adsorbée, dépend de nombreux facteurs
[18].

I-2.7.1-Facteurs caractérisant l’adsorbant

 La surface spécifique
La surface spécifique d'un solide est définie comme étant sa surface par unité de
masse [19].Elle est exprimée en (m²/g) En général, la capacité d’adsorption d’un
adsorbant est proportionnelle à sa surface spécifique, plus la surface est
importante, plus grande sera la quantité de molécules adsorbées [20].

 La structure de l’adsorbant
L’adsorption d’une substance croît avec la diminution de la taille des particules
et les dimensions des pores de l’adsorbant. Mais si le diamètre des pores est inférieur au
diamètre des molécules, l’adsorption de ce composé sera négative, même si la surface de
l’adsorbant a une grande affinité pour le composé.

La distribution des tailles des pores joue un rôle important dans la cinétique globale du
processus d’adsorption [21].

 La porosité
La porosité est liée à la répartition de la taille des pores. Elle reflète la structure interne
des adsorbants microporeux [22].

 La polarité
Les solides polaires adsorbent préférentiellement les corps polaires et les solides
apolaires adsorbent les corps apolaires. L’affinité pour les substrats augmente avec la
masse moléculaire de l’adsorbat [23].

8
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I-2.7.2.Facteurs caractérisant l’adsorbat

L’effet de la nature de l’adsorbat sur le processus d’adsorption est décrit par les
règles suivantes :

 Règle de Lune Delius : « moins une substance est soluble dans un


solvant, mieux elle est adsorbée »
 Un adsorbat polaire aura plus d’affinité pour le solvant ou pour
l’adsorbant selon lequel est plus polaire.
 De façon générale, un adsorbat non dissocié (ou neutre) est mieux
adsorbé qu’un adsorbat ionisé [24].

I-2.7.3.Facteurs liés à la physicochimie de la solution

 Le pH : Le pH du milieu est l’un des paramètres importants contrôlant le processus


d’adsorption en raison de son influence à la fois sur la structure de l’adsorbant et de
l’adsorbat, ainsi que sur le mécanisme d’adsorption. Il joue un rôle important dans
la mobilité des ions métalliques, c’est pourquoi, une variation du pH du milieu
conduit à des changements importants dans le processus d’adsorption [25].
 La température : L’expérience montre que dans la majorité des cas, l'adsorption
endothermique ne peut avoir lieu. Ceci veut dire que les mécanismes sont dans
leurs grandes majorités des processus exothermiques, d’où les résultats sont
meilleurs à froid [26].

I-2.7.4.Autres facteurs

 La durée du contact

La durée du contact détermine le taux d’élément adsorbé, La longue durée de contact


favorise la sorption et renforce la liaison entre l’adsorbat et la surface de l’adsorbant,
Les rendements d'adsorption maximaux sont toutefois généralement atteints après un
temps de contact assez court [27].

9
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

 La concentration des substances à adsorber


L'équilibre d'adsorption qui s'établit entre la concentration dans la phase solide et la
phase liquide dépend en premier lieu de la concentration initiale des substances adsorbables
[28].

I-2.8.Cinétique d’adsorption
La cinétique d’adsorption est définie par l’évolution de la quantité adsorbée en fonction du
temps de contact adsorbant/adsorbat. La vitesse d’adsorption d’un soluté à partir d’une
solution dépend de nombreux facteurs, notamment la nature de l’adsorbant, l’adsorbat,
ainsi que de la vitesse d’agitation du milieu. Il a été montré que l’adsorption des adsorbats
est relativement rapide sur un solide non poreux. L’équilibre est atteint en quelques
minutes. Cependant, l’adsorption sur un solide poreux est beaucoup plus lente [29].

Le tableau ci-dessous représente les modèles non linéaires et linéarisés de la cinétique


d’adsorption.

Tableau I.2.8.Modèles du pseudo-premier ordre et second ordre [30].

L’étude cinétique des processus d’adsorption donne des informations sur le mécanisme
d’adsorption et sur le mode de transfert des solutés de la phase liquide à la phase solide. La

10
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

littérature rapporte plusieurs modèles cinétiques nous présentons ci-dessous les modèles les
plus utilisés pour l’adsorption de solutés en solution liquide [31].

I-2.8.1.Modèle du pseudo-premier ordre

Le modèle cinétique du pseudo premier ordre peut être exprimé par l’équation
suivante:[30]

 k1 qe  qt 
dq
Eq.I.1
dt

Après intégration de l’équation entre les instants 0 et t on obtient:[30]

Eq.I.2

log q e  qt  Eq.I.2
k
 log q e  t
2.303

Avec

k 1 : Constante de vitesse du pseudo premier ordre heure1



t : Temps de contact heure
q e : Capacité d’adsorption mg / g  du matériau en mono couche (équilibre expérimental)

qt : Quantité adsorbée mg / g  par unité de masse de sorbant à l’instant t.


Dans le cas d’une cinétique apparente du premier ordre, le tracé de log qe  qt  en

fonction du temps t donne une droite de pente égale à k1 / 2.303 et une ordonnée à l’origine
égale à log qe .

11
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I-2.8.2.Modèle du pseudo-second ordre

Le modèle cinétique du pseudo second ordrepeut être exprimé par l’équation suivante : [30]

Eq.I.3
dq
qe 2  qt 2
 k2Eq.I.3
dt

L’intégration de cette équation suivie de sa linéarisation nous donne :

t 1 1
 2
 t Eq.I.4
qt k 2 qe 2 qe 2

Avec

k2 : Constante de vitesse apparente du pseudo second ordre

qe2 : Capacité d’adsorption du matériau à la saturation mg / g 


qt: Quantité de colorant adsorbée mg / g  par le matériau à l’instant t.

h : qui correspond à k2qe2, est la vitesse initiale d’adsorption (mg/g h)

Le tracé de t/qt en fonction du temps t donnera une droite de pente égale à 1 / qe 2

et d’ordonnée à l’origine égale à 1/ k 2 q 2e 2 . Ces valeurs obtenues permettent la détermination de

la constante de vitesse apparente K 2 et la capacité d’adsorption du matériau à la saturation

qe 2  .
t
k 2 et qe 2 sont déduits de la droite  f t  [32]
qt

12
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I-2.9.Isothermes d’adsorption
L’étude de l’adsorption d’un liquide ou gaz par un solide est en général destinée à fournir des
informations sur la surface spécifique et de la structure poreuse du solide.
Comme on l'a déjà indiqué, la quantité d’adsorption fixée à une température donnée par
l’adsorbant en fonction de sa concentration dans la solution est représentée par une isotherme
d’adsorption. La capacité d’adsorption est maximale, lorsqu’on atteint la saturation, c’est-à-dire
lorsque la concentration d’adsorbat dans la solution reste constante à l’équilibre [33].
La grande majorité des isothermes peut être classée en cinq types selon leur allure. Il est
néanmoins possible de trouver des variantes à chaque type d’isotherme ou des isothermes
représentant des combinaisons d’isothermes de type classique [34].

Isotherme I Isotherme II

Isotherme III Isotherme VI

13
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

Figure I.2.9. Classification des isothermes [35]

x = P/Po; P : pression à l’équilibre; Po : pression de vapeur saturante;


m : masse de produit adsorbé par unité de matériau sorbant.
Les isothermes de type I sont typiques d’une adsorption en monocouche ou
correspondant au remplissage de micropores avec saturation lorsque le volume à
disposition est totalement rempli. Cette isotherme traduit une interaction
relativement forte entre l’adsorbat et l’adsorbant. Elle est entièrement réversible
sur tout le domaine de pression [36].
 Les isothermes de type II correspondent en général à l’adsorption
multicouches sur des surfaces non microporeuses ou d’une combinaison
d’un type I et une isotherme de type II (remplissage de micropores suivi
d’une adsorption multicouches sur une surface externe).
 Les isothermes de type III Cette isotherme est relativement rare, elle
indique la formation des couches poly moléculaires dès le début de
l’adsorption. Elle reflète un manque d’affinité entre l’adsorbat et
l’adsorbant, et des interactions adsorbat-adsorbat relativement fortes.
 Les isothermes de type IV peuvent résulter de la combinaison d’une isotherme de
type adsorption forte, mais limitée. Les isothermes de type IV présentent des
marches caractéristiques d’une adsorption multicouche sur une surface non poreuse
très homogène [37].
 Les isothermes de type V reflètent une forte interaction entre les adsorbats. De plus,
l’existence d’une hystérésis au cours de la désorption reflète la présence de mésopores
dans lesquels la vapeur se condense en formant un ménisque de forte courbure [38].

14
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

Une isotherme est donc une courbe qui représente la variation de q ou x/m (quantité
adsorbée par gramme d’adsorbant) en fonction de la concentration C, m étant la masse de
charbon activé utilisée. Les trois isothermes les plus connues sont celles de Langmuir, de
Freundlich et de Brunauer-Emmett-Teller(BET) [38].
Le tableau ci-dessous regroupe les formes des isothermes d’adsorption.

Tableau I.2.9.Modèles d’Isotherme et ses formes Linéaires. [39].

I-2.9.1.Expressions mathématiques de quelques isothermes

Plusieurs modèles ont été proposés pour décrire les courbes isothermes d’adsorption en
milieux aqueux ou gazeux. Les équations de Langmuir, Freundlich et BET ont l’avantage
d’être simples et souvent appropriées à la modélisation de l’adsorption en milieu aqueux,
[40].

I-2.9.1.1.Modèle de Langmuir
Selon ce modèle, la molécule adsorbée est située sur un site bien défini du matériau
adsorbant (adsorption localisée). Chaque site n’est susceptible de fixer qu’une molécule
[41].

15
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

L’énergie d’adsorption de tous les sites est identique et indépendante de la présence de


molécules adsorbées sur les sites voisins (surface homogène et pas d’interaction entre les
molécules adsorbées). L’équation modélisant l’adsorption est la suivante : [42]

X K b Ceq Eq.I.5
 qe  L
m 1  K L Ceq

Avec:

C eq : concentration à l’équilibre de l’adsorbat. (mg/L)


x/m : quantité de substance adsorbée par unité de masse de l’adsorption. (mg/g)
KL : constante correspondant à l’énergie d’adsorption.
b : capacité maximale d’adsorption.
Cette équation peut être linéarisée sous la forme suivante :

Eq.I.6

La représentation graphique de Ceq /(x/m) en fonction de Ceq est donc une droite
d’ordonnée à l’origine 1/kLb, (avec b= qm) et de coefficient angulaire 1/b [43].

Figure I-2.9.1.1.Modèle d’adsorption de Langmuir [44]

I-2.9.1.2.Modèle de Freundlich

Ce modèle postule que différents sites interviennent dans l’adsorption avec des énergies
différentes, l’entropie restant constante. Ces sites obéissent à une distribution
exponentielle, fonction de la chaleur d’adsorption. La densité des sites varie également

16
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

exponentiellement. Le modèle s’adapte le plus souvent à une adsorption de type


physique[45]. L’indice n reflète aussi l’hétérogénéité de la surface de l’adsorbant.

Ce modèle est décrit par la formule empirique suivante :

1
m
x k C eqn
f Eq.I.7

La linéarisation de l’isotherme de Freundlich est obtenue par représentation des données en


coordonnées logarithmiques selon :[46]

ln(x/m) = ln KF + n ln Ce Eq.I.8

Il est souvent utilisé dans les eaux de rejet. La représentation de log(x/m) en fonction de
log (Ceq) est une droite de pente 1/n et d’ordonnée à l’origine log (kf).[45]

Figure I-2.9.1.2.Modèle d’Adsorption multicouches. [46]

I-2.9.1.3.Modèle de BET (Brunauer, Emmett, Teller)


Ce modèle admet la formation de multicouches d’adsorbat, une distribution
homogène des sites sur la surface de l’adsorbant et l’existence d’une énergie d’adsorption
qui retient la première couche de molécules adsorbées et une deuxième énergie qui retient
les couches suivantes .Le modèle rend compte aussi du phénomène de saturation et fait
intervenir la solubilité du solide dans le solvant, sous la forme de concentration (Cs) de
saturation [47].

17
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

L’isotherme de BET est représentée par l’équation suivante :

Eq.9

Eq.I.8

Avec :

C : Concentration au temps t (mg /l).

C0: Concentration initiale (mg/l).

qt : Capacité adsorbée au temps t en (mg/g).

qm : Capacité de rétention mono moléculaire en (mg /g).

KB : Constante de BET. [48].

Figure I-2.9.1.3.Représentation graphique de l’isotherme de BET [48]

18
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I -3.Généralités sur les adsorbants

I-3.1.Adsorbants

Tous les solides agissant comme adsorbants sont caractérisés par la structure
microporeuse qui leur confère une très grande surface active par unité de masse. Les
adsorbants utilisés dans la pratique sont, soit de nature minérale soit organique. Ils sont
employés tels quels ou après un traitement d’activation ayant pour but d’augmenter la
porosité [49].

I-3.2.Critères de choix d’adsorbant

Les adsorbants utilisés dans divers traitements doivent avoir les qualités suivantes :

 Haute capacité d’adsorption ;

 Grande efficacité pour adsorber des substances de faible concentration ;

 Sélectivité élevée ;

 Aptitude à être facilement régénérés et utilisés de nouveau ;

 Prix peu élevé [50].

I-3.3.Structure poreuse et surface spécifique

En théorie tous les solides sont des adsorbants. Dans l’industrie, les solides les plus utilisés
sont les charbons actifs, les zéolithes, les gels de silice, les alumines activées les argiles.
Les capacités d’adsorption particulièrement élevées de ces matériaux sont en partie liées à
leurs structures poreuses très développées et leurs grandes surfaces spécifiques [51].

I-3.4.Micropores, mésopores et macropores


La classification des pores proposée par le tableau et adoptée actuellement par l’Union
Internationale de Chimie Pure et Appliquée (U.I.C.P.A.) est fondée sur leurs tailles. Trois
catégories de pores ont été définies :

19
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

 les micropores dont le rayon est inférieur à 2 nm;


 les mésopores dont le rayon est compris entre 2 et 50 nm;
 les macropores dont le rayon est supérieur à 50nm[52].

Chaque type de pores joue un rôle particulier dans le phénomène d’adsorption. Les
micropores déterminent pratiquement à eux seuls la capacité d’adsorption d’un solide: ils
représentent presque la totalité de la surface et du volume offerts à l’adsorption [53].
(Tableau I-3.4). Les macropores et les mésopores constituent les voies de passage vers les
micropores.
Tableau I.3.4. Répartition des pores d’un adsorbant [53]

I-3.5.Surface spécifique des adsorbants

La surface spécifique ou aire massique (en m2.g-1) est la surface totale par unité de masse
d’adsorbant accessible aux molécules. Toute la surface des particules d’adsorbant est
considérée, porosité ouverte comprise, pour le calcul de la surface spécifique qui cumule
donc la surface intérieure de tous les pores constituant le grain d’adsorbant. La surface
spécifique comprend la surface externe et la surface interne d’un adsorbant [54].

20
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

Figure I-3.5.Représentation schématique de la surface interne et externe d’un


adsorbant [54]

La surface interne est la surface microporeuse représentée par les parois des
micropores. La surface externe est la surface non-microporeuse qui comprend les parois
des mésopores et des macropores, ainsi que la surface non poreuse de l’échantillon. Pour
les charbons actifs, cette surface varie entre 10 et 200 m2.g-1 environ. D’un point de vue
physique, la différence entre la surface interne et la surface externe est que la valeur de
l’énergie d’adsorption peut être jusqu’à deux fois plus grande sur les parois des micropores
que sur la surface externe [55]. Ce phénomène
s’expliqueparlaprésencededeuxparoisopposéesprochescréantunedouble interaction pour
une molécule adsorbée dans un micropore. Une autre différence essentielle entre
l’adsorption dans les micropores et les pores plus grands réside dans les mécanismes même
de l’adsorption. L’adsorption graduelle multicouche ne s’opère que dans les mésopores et
macropores comme le décrit la méthode B.E.T. [17]. Rappelons que cette méthode permet
d’obtenir la surface spécifique, le volume microporeux et le volume mésoporeux d’un
solide par adsorption physique d’azote [56].

21
CHAPITRE I PHENOMENE D’ADSORPTION

I-3.6.Types d’adsorbants utilisables

 Aluminate de calcium
 Craie pulvérulente
 Noir animal
 Cendres volantes
 Oxydes métalliques :
 Ilménite
 Rutile
 Bauxite
 Oxyde de zirconium
 Dioxyde de manganèse
 Phosphate de calcium
 Silice : diatomées
 Silicates :
 Kaolinite
 Bentonite
 Zéolite
 Attapulgite
 Résines macroporeuses
Ces corps peuvent être activés par calcination ou traitement chimique [57].
Les hydroxydes de fer et d’aluminium ont aussi des propriétés adsorbants.
Dans le cas de l’élimination des micropolluants organiques de l’eau, on utilise surtout le
charbon actif et parfois les résines macroporeuses [58].

22
GENERALITES SUR LE CHARBON
ACTIF
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

II-1. INTRODUCTION

Le charbon actif est connu pour le traitement de l’eau depuis 2000 ans. Il a été
commercialisé au début du XXème siècle pour la décoloration du sucre principalement.
Dès 1930, il est utilisé dans le traitement de l’eau pour supprimer l’odeur et le goût. A cette
époque, il n’était disponible que sous forme de charbon actif en poudre. Le charbon actif
en grain a vu le jour durant la première guerre mondiale : il était utilisé dans les masques à
gaz [59].Par la suite, l’utilisation du charbon actif s’est répandue ; il est actuellement
principalement utilisé pour : [60]

 Le traitement de l’eau ;
 La purification de l’air ;
 La pharmacie ;
 L’exploitation minière.

II-2. Généralités sur les charbons actifs

II -2.1.Définition

.Les charbons actifs sont des produits carbonés poreux, constitués principalement de
carbone, d’hydrogène,
d’oxygèneetdepetitesquantitésdesoufreetd’azote.Ilsseprésententsousforme d’une poudre
noire plus ou moins fine et inodore. Le conseil Européen des fédérations de l’industrie
chimique (C.E.F.I.C.) les définit comme suit :« Les charbons actifs sont des produits
carbonés dotés d’une structure poreuse présentant une très grande surface de contact
interne. Ces matériaux issus des procédés industriels peuvent adsorber une large variété
de substances qui se fixent sur leurs surfaces internes, ils sont par conséquent, appelés
adsorbants » [61].

II -2.2.Matériaux constitutifs

Le charbon actif peut être produit à partir de nombreux matériaux contenant du carbone.
Le plus souvent, on utilise la houille, le bois, la noix de coco, ou la lignite pour des raisons
économiques. On distingue le charbon actif végétal et le charbon actif minéral en fonction
du matériau d'origine [62].

23
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

II-2.3.Propriétés

Un certain nombre de paramètres permettent de caractériser un charbon actif et de


déterminer ses conditions d'utilisation. Ils sont détaillés ci-dessous [63].

 La porosité
Elle représente la fraction du vide existant dans le charbon actif. Elle peut atteindre 80 % et
dépend des dimensions des pores et de leurs distributions. Les pores sont généralement
classés suivant leurs tailles en trois catégories comme l’indique le tableau II.2.3.

Tableau II.2.3. Classification de porosité [64].


Type de pores Rayon (nm) Surface spécifique (m2/g) Volume massique (ml/g)
Micropores <2 600 – 1500 0.2 – 0.6
Mésopores 2 – 50 20 – 70 0.02 – 0.1
Macropores > 50 0.5 – 2 0.2 – 0.8

Figure II-2.3. Structure des pores du Charbon Actif[63]

Le volume poreux total des charbons actifs est de 0,5 à 1 cm3g -1


(50 à 70% en volume)
[63].

 La surface spécifique (aire massique)

Elle correspond à la surface des pores. Le volume poreux étant important, la surface
développée est énorme : de 500 à 1500 m²g-1. Ce sont essentiellement les micropores et
mésopores qui créent de la surface. La capacité d’adsorption est proportionnelle à la
surface [65].

24
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

 La taille des grains

Elle conditionne la vitesse d'adsorption (plus le grain est petit, plus le transfert vers le
centre est rapide) et la perte de charge à travers le lit [61].

 La dureté

Elle représente la résistance au tassement, à la friction et aux vibrations pendant la phase


de lavage [66].

 La densité
Plus le charbon est activé, plus il est léger. La densité indique le niveau d’activation du
charbon actif. Elle conditionne l'efficacité des traitements et c'est également un élément
déterminant de son prix. La densité du charbon actif utilisé pour le traitement de l’eau est
en général comprise entre 0.20 et 0.55 g/cm3. L’expérience montre que quand la densité est
supérieure à 0.35 g/cm3, le lit du charbon actif fonctionne mieux. (RICHARD Y., 1970s)
[66].
 Indice d’iode
La performance du charbon actif est évaluée par sa capacité d'adsorption de l'iode, prise
comme substance de référence. L'indice est proportionnel au nombre de micropores. Plus il
est grand, meilleur est le niveau d’activation et donc meilleure sera la capacité d’adsorption
[67].
 La teneur en cendres Elle est importante car elle peut gêner la mise en place du
charbon. La teneur en cendres du charbon actif appliqué au traitement de l’eau devra être la
plus basse possible, surtout si l’eau est dure, et en aucun cas,dépasser 10%. (RICHARD Y.,
1970s) [67].

II-2.4.Formes du charbon actif


Le charbon actif est principalement disponible sous trois formes différentes : en poudre, en
grain ou en extrudé [60].

25
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

Figure II-2.4. Multi formes du CA [60]

II-2.4.1.Charbon actif en poudre(CAP)

Le charbon actif en poudre présente une granulométrie inférieure à 100 micromètres avec
un diamètre moyen situé entre 15 et 25 m. Ils ont une large surface externe et une faible
profondeur de diffusion ce qui engendre une vitesse d'adsorption très rapide [68].

Figure II-2.4.1. Charbon actif en poudre [68]

26
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

II-2.4.2.Charbon actif en grain (CAG)

La forme granulaire du charbon est caractérisée par une taille des particules supérieure à
1mm, un faible diamètre des pores, une grande surface interne et une externe relativement
faible. Il en résulte que les phénomènes de diffusion à l’intérieur des pores prennent une
grande importance dans le processus d’adsorption [68].

Figure II.2.4.2. Charbon actif en Grain [68]

II-2.4.3.Charbon actif extrudé

Il existe un troisième type de CA appelé charbon actif extrudé ; Il est de forme cylindrique
avec des diamètres allant de 0.8 mm à 5 mm. il est principalement utilisé pour des
applications en phase gazeuse à cause de sa faible perte de charge, de sa grande résistance
mécanique et de sa faible teneur en poussières [69].

27
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

Figure II.2.4.3. Charbon actif en extrudé [69]

II-2.5.Fabrication du Charbon Actif

En fonction de la nature du matériau constitutif, de la forme physique du produit désiré et


des caractéristiques souhaitées, deux procédés sont appliqués pour la fabrication de
charbon actif [70].

 Procédé physique : Ce procédé est scindé en deux étapes distinctes. Le matériau


premier est d’abord carbonisé à une température d'environ 600 °C pendant 6 à 8 h.
Il est ensuite activé par oxydation ménagée à haute température (700 à 1000 °C).
Au cours de cette seconde étape, il est mis en présence d'un mélange faiblement
oxydant de vapeur d'eau et de dioxyde de carbone pendant 24 à 72 h. Le carbone
est consommé par la réaction : [71]

C + H2O -> CO + H2

Le procédé est décrit sur le schéma ci-dessous :

Le procédé physique se caractérise par un faible rendement global [71].

28
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

 Procédé chimique :La carbonisation et l'activation sont réalisées simultanément


entre 400 et 600 °C en présence d'acide phosphorique ou de chlorure de zinc. Précisons
que ce dernier est interdit pour les applications agro-alimentaires. Ces agents interviennent
comme catalyseurs d'oxydation et permettent à la fois le développement de la
microporosité et de la mésoporosité par élargissement du diamètre des pores. Le procédé
est décrit sur le schéma ci-dessous : [71]

La fabrication selon ces deux procédés s'achève par des opérations de granulations, de
tamisage et de conditionnement [71].

Les différents paramètres déterminants la qualité, les propriétés et le rendement du


carbonisat sont:

 La vitesse du chauffage du four;


 La température finale de pyrolyse;
 Le temps de résidence dans le four;
 La nature du matériau de départ [70].

Le produit de la carbonisation ne possède en général qu’une porosité peu développée etne


peutêtreemployécommeadsorbantsansuntraitementsupplémentaired’activationentraînantune
augmentation sensible de sa surface spécifique [70].

II-2.6.Principales applications du charbon actif


Le charbon actif peut être utilisé pour plusieurs raisons et de plusieurs manières.

 Le traitement des eaux potables ou des eaux industrielles qui sont produites à partir
des eaux de surface. Le charbon actif fixe alors les composés organiques dissous qui n'ont
pas été éliminés par autoépuration (ou élimination biologique naturelle). Nous citons en
exemple les substances qui donnent le goût et la saveur à l'eau. Ces adsorbants retiennent
également certains métaux lourds à l'état de traces.

 Le traitement tertiaire des eaux résiduaires ou industrielles. Dans ce cas le charbon


actif peut être considéré comme un complément au traité biologique, pour l'élimination des

29
CHAPITRE II GENERALITES SUR LE CHARBON ACTIF

colorants.

 Le traitement des eaux résiduaires industrielles : ce traitement est employé lorsque


l'utilisation des techniques biologiques n'est pas permise. Le but du charbon actif est donc
d’éliminer les composés toxiques non biodégradables.

 La purification industrielle des produits pharmaceutiques, chimiques ou


alimentaires (sucre, huiles végétales…) [72].

Enfin, Il est à noter que les traitements avec le charbon actif en poudre ou en grains sont
d'un intérêt croissant car ils se caractérisent essentiellement par :

 Un faible coût dynamique.

 Une mise en œuvre simple.

 Une meilleure compétitivité par rapport à d'autres procédés de traitement tels que la
biodégradation [73].

II -2.7.Régénération du charbon actif

Lorsqu’il est utilisé en tant qu’adsorbant, le CA se sature progressivement et il finit par ne


plus pouvoir fixer les molécules à sa surface. Afin de valoriser au mieux ce matériau et ne

Pas en faire un déchet ultime, il apparait donc important de pouvoir le régénérer de façon à
ce qu’il puisse retrouver ses propriétés initiales d’adsorbant. Il existe un certain nombre de
techniques de régénération du CA : thermique, à la vapeur d’eau, chimique (extraction par
solvant, par fluide supercritique ou décomposition des adsorbats par des agents oxydants
ou réducteurs), électrochimique ou encore biologique [74].

30
LES COLORANTS
CHAPITRE III LES COLORANTS

III-1. INTRODUCTION

Les colorants occupent une place importante dans les composés organiques synthétiques.
Ils sont utilisés en grande quantité dans les industries : textile, encre, plastique, cosmétique,
tannerie, et sont de ce fait des polluants industriels communs. Leurs rejets dans les
systèmes aquatiques causent des dommages à l’environnement en raison de leur toxicité,
ce qui impose leur traitement. Mais la complexité de ces polluants est telle que leur couleur
affecte énormément l’efficacité des traitements classiquement appliqués [75].

L’industrie du textile est grande consommatrice d’eau pour les phases de teinture des
tissus. Les eaux de rinçage sont chargées en colorants. Ces effluents de colorant sont
fortement stables et récalcitrants à la biodégradation [76]. Un certain nombre de colorants
est reconnu dangereux pour la santé publique tels que le Rouge de Nylosane. L’élimination
de la couleur est un problème crucial pour l’environnement.

Ces colorants sont difficiles à dégrader à cause de leurs structures complexes et de leurs
propriétés xénobiotiques. La présence de colorants dans l’eau, même à basse concentration,
est très visible et indésirable. Elle réduit la pénétration de la lumière, ce qui donne des
effets dérogatoires sur la photosynthèse [76].

III – 2. Généralités sur les colorants

II – 2.1.Définition des colorants


Un colorant est une substance chimique colorée capable de transmettre sa coloration à
d’autre corps, est un composé organique insaturé et aromatique. Les première matières
colorantes étaient d’origines végétales (garance, indigo, gaude..) ou même animales
(carmin tiré de la cochenille). A l’heure actuelle, presque la totalité des matières colorantes
employées sont des dérivés des hydrocarbures contenus dans le goudron de houille [77].

III.2.2. Classification des colorants

Les principales classifications les plus couramment rencontrées dans l’industrie, sont
basées sur les structures chimiques des colorants synthétiques et sur les méthodes
d’application aux différents substrats (textiles, papier, cuir, matières plastiques, etc.…)
[77].

31
CHAPITRE III LES COLORANTS

III.2.2.1 Classification technologique ou (appellation usuelle)


La classification technologique permet à l’utilisateur de connaître le mode d’application du
colorant, et donc ses domaines d’utilisation, ses propriétés (solubilité, affinité pour tel type
de fibres ou matériaux, nature de la fixation …). Il est souvent difficile de connaître la
composition chimique des colorants car la confidentialité sur la composition chimique est
généralement préservée [76].
Cette classification comprend trois éléments :

Le nom générique de la classe d’application ;


La couleur ;
Le numéro d’ordre chronologique d’inscription au "colour index "

III.2.2.2. Classification chimique


Le classement des colorants selon leurs structures chimiques repose sur la nature du groupe
chromophore [78].
 Colorants anthraquinoniques

 Colorants azoïques
 Colorants du diphénylméthane et du triphénylméthane
 Colorants indigoïdes
 Colorants nitrés et nitrosés

II.2.2.3. Classification tinctoriale


III.2.2.3.1. Colorants solubles dans l’eau

 Colorants acides ou anioniques


 Colorants basiques ou cationiques
 Colorants à complexe métallique
 Colorants réactifs

32
CHAPITRE III LES COLORANTS

III.2.2.3.2. Colorants insolubles dans l’eau


Ils sont désignés par le terme de colorants plasto solubles. Ces colorants ont été créés après
les difficultés rencontrées avec la teinture des acétates de cellulose. Il existe d’ailleurs
plusieurs autre classe de colorants insolubles dans l’eau, exemple : colorants de cuve,
colorants au soufre, et colorants d’oxydation [79].

III.2.2.4. Classification technique


Les colorants utilisés dans l’industrie textile contiennent habituellement des groupes acides
sulfoniques qui leur confèrent une hydro solubilité appropriée et qui permettent à la
molécule du colorant de se lier ioniquement aux sites chargés du réseau polymérique du
tissu [80].
On peut classer les colorants organiques en deux catégories suivant leur synthèse :
 Colorants naturels
 Colorants synthétiques

III.2.3. Nature des colorants

Les colorants sont des composés chimiques colorés, naturels ou synthétiques, en général
organiques, qui ont la propriété de colorer durablement le support sur lequel ils sont
appliqués dans certaines conditions. La terminologie industrielle moderne définit un
colorant comme un produit contenant le colorant organique pur avec différents additifs et
agents de coupage, qui facilitent son utilisation [81].
Il existe deux types de colorants :

a- Colorants naturels
Il existe seulement une dizaine de colorants naturels, alors que l’on compte des milliers de
colorants synthétiques. Les colorants naturels sont extraits des plantes, des arbres, des
lichens ou insectes et des mollusques. Les colorants jaunes sont les plus nombreux.
On rencontre deux catégories de colorants naturels : les colorants à mordant et les colorants
de cuve. Seuls les premiers sont peu solubles dans l’eau

33
CHAPITRE III LES COLORANTS

b- Colorants synthétiques

Les matières premières des colorants synthétiques sont des composés tels que le benzène,
issu de la distillation de la houille. C’est pour cette raison que les colorants de synthèses
sont communément appelés colorants de goudron de houille. A partir de ces matières
premières, les intermédiaires sont fabriqués par une série de procédés chimiques, qui en
général, correspondent au remplacement d’un ou de plusieurs atomes d’hydrogène du
produit de départ, par des éléments ou des radicaux particuliers [80].

III.2.4. Utilisation des colorants


Pour se convaincre de l’importance des matières colorantes, il suffit d’examiner l’ensemble
des produits manufacturés soumis à une opération de coloration [82].
Les grands domaines d’application des colorants sont les suivants :
 Textiles : 60%

 Papiers : 10%

 Matières plastiques et élastomères : 10%

 Cuirs et fourrures : 3%

Les autres applications concernent les produits alimentaires, le bois, et la photographie.

III.2.5. Aspect toxicologique


Les colorants sont des composés difficilement biodégradables par les microorganismes, ils
sont toxiques ou nocifs pour l’homme et les animaux.

III.2.5.1.Toxicité sur la santé humaine


Plusieurs travaux de recherche sur les effets toxiques des colorants sur la santé humaine
ont été développés. En effet, des chercheurs [83] ont montré que les colorants aminés sont
souvent aptes à provoquer des irritations de la peau et des dermites. Des effets similaires
avec production d’eczéma et d’ulcération ont été observés chez les ouvriers d’usine de
fabrication des colorants de la série du triphénylméthane [84].

34
CHAPITRE III LES COLORANTS

Des réactions allergiques, asthme quelquefois et surtout des dermites eczémateuses ont été
observés avec divers colorants aminés azoïques, anthraquinoniques, ainsi qu’avec certains
colorants du groupe des naphtalènes (chelite de rouge) [84]. Les colorants de synthèse à
base d’amines entraînent des risques cancérogènes, des tumeurs urinaires et plus
spécialement les tumeurs bénignes et malignes de la vessie [85]. En 1913, pour la première
fois, on se rendit compte qu’il y avait une relation entre la production d’aniline et
l’apparition de cancers de la vessie : ces maladies ont particulièrement touché les ouvriers
allemands [86].
D’autres recherches [86] ont signalé que la tartrazine développe un certain nombre de
réactions adverses chez certains individus comme le purit, l’oedème, l’urticaire, l’asthme et
la rhinite. Les colorants azoïques sont aussi responsables d’apparition de Lépatomes chez
l’homme. Les colorants métallifères sont parmi les substances qui représentent de grands
risques pour la santé de l’homme.
Ils peuvent également causer des dégâts sur les réseaux d’assainissement et des
perturbations des traitements biologiques dans les stations d’épuration à cause de leur
toxicité élevée [87].
L’utilisation des colorants à base d’arsenic tels que le vert de Scheele (arsénite de cuivre),
vert de Schweinfurt (acétoarsénite de cuivre) provoquent des troubles digestifs : digestion
pénible, nausées, diarrhée et peuvent être à l’origine des irritations de peau, des muqueuses
oculaires et pulmonaires et surtout de cancer [88]. La granulomatose pulmonaire est
signalée chez les femmes utilisant des laques colorées et parfumées plusieurs fois par jour
pendant des années [89].

III-2.5.2. Toxicité sur les milieux aquatiques


Un certain nombre de colorants présente un caractère toxique sur le milieu aquatique
provoquant la destruction directe des communautés aquatiques [90].
 La fuchsine, en concentration supérieure à 1mg/l, exerce un effet de ralentissement
sur l’activité vitale des algues [91].
 Les rejets des usines de teinturerie et de textile sont à l’origine de diverses
pollutions telles que : l’augmentation de la DBO5 et la DCO, diminuant la capacité
de ré aération des cours d’eau et retardant l’activité de photosynthèse [92].

35
CHAPITRE III LES COLORANTS

III.2.6. Procédés de traitement des colorants

Des quantités plus ou moins importantes de colorants sont rejetées dans l'environnement.
Ceci est dû en grande partie au degré de fixation des colorants aux fibres cellulosiques.
Le tableau III-6 résume l'estimation des degrés de fixation des différents colorants aux
fibres de textile. Comme les colorants azoïques représentent la plus grande classe des
colorants du Colour Index (60 – 70%) et leur majorité est constituée par des colorants
acides, réactifs et directs, ils peuvent être considérés parmi les colorants les plus polluants
(les plus déversés dans les eaux résiduaires de textile) [90].

Tableau III-2.6: Estimation des degrés de fixation de différents colorants aux fibres de
textile [90].

Ainsi, des systèmes technologiques pour l’élimination des polluants organiques tels que les
colorants sont actuellement bien maîtrisés à l’échelle du laboratoire et appliqués à grande
échelle incluant les traitements physiques (adsorption, les technologies membranaires et les
procédés de séparation solide-liquide: précipitation, coagulation, floculation et
décantation), chimiques (résine échangeuse d'ions, oxydation par: oxygène, ozone,
oxydants tels que NaOCl, H2O2, réduction (Na2S2O4), …) et biologiques (traitement
aérobie et anaérobie) [90].

36
MATERIELS ET METHODES
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

IV-1.Introduction

Au cours de ce chapitre, nous testerons en premier lieu comme adsorbant le charbon actif
en poudre. En second lieu, nous étudierons la rétention du bleu de méthylène sur ce
charbon actif .Nous tenterons, en comparant son efficacité, de mettre en évidence l’intérêt
que présente cet adsorbant. Pour observer les effets d’un tel traitement sur les capacités
d’adsorption de cet adsorbant, nous avons déterminé les paramètres d’adsorption, étudié
les cinétiques des réactions et les Isothermes d’adsorption en utilisant comme milieu de
dilution l’eau distillée.

IV-2.Charbon actif utilisé

IV-2.1.Définition du charbon actif


C’est un charbon actif en poudre Algérien de la région de TIARET, fabriqué à partir de
certains déchets ménagers.

Figure IV.1.Charbon actif utilisé

37
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

IV-2.2.Avantages

 Le charbon actif en poudre revient moins cher quant à sa fabrication

 Des quantités supplémentaires peuvent être rajoutées en cas de pointes de pollution


accidentelles ou temporaires.
 L'adsorption est rapide dans la mesure où une grande partie de la surface de contact
est directement disponible.

IV.2.3.Inconvénients

 Le charbon actif ne peut pas être régénéré quand il est mélangé avec des boues.
 Il est difficile d'enlever les dernières traces d'impuretés sans ajouter une quantité
très importante de charbon actif en poudre.
 La détection des pointes de pollution est problématique et sa concentration
applicable est limitée à 80 mg L-1

IV.2.4.Propriétés physiques du charbon actif utilisé

Matériaux utilisés pour la fabrication du charbon activé déchets ménagers

Forme poudre

Taille des grains 0.25-3 mm

Friabilité 10-50%

Densité 0,31

Surface spécifique 6500-950m2.g-1

% de cendres 4-12

38
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

IV-2.5.Caractérisation du charbon actif utilisé

IV-2.5.1.Indice d’Iode

IV-2.5.1.1.Définition de l’indice d’Iode

L’indice d’iode fournit une indication sur la microporosité du charbon. C’est le nombre de
milligrammes d’iode adsorbé par gramme d’adsorbant à une concentration résiduelle de
0,02N [93].

IV.2.5.1.2. Méthode iodométrique

L’iodométrie concerne la réaction avec une solution titrée d’iode. Elle est reliée au titrage
de l’iode libéré dans les réactions chimiques :

I2 + 2 e- 2 I- Eq. IV.1

L’analyse par iodométrie est basée sur les phénomènes d’oxydoréduction, si l’on ajoute de
l’iode libre à une solution de thiosulfate de sodium (réducteur), il se produit la réaction
suivante :

2S2O32- + I22I- + S4 O62- Eq. IV.2

39
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

IV.2.5.1.3. Préparation des solutions d’Iode et de thiosulfate de sodium

Figure IV.2.Préparation de la solution d’Iode

Pour préparer une solution d’iode de concentration 0,1 N, on pèse 30 g d’iodure de


potassium cristallisé et on les dissout dans la quantité d’eau la plus faible possible. Après,
on pèse 12,69g d’iode sublimé et on le rajoute à l’iodure de potassium se trouvant dans la
fiole jaugée, ensuite on agite, la fiole étant fermée, jusqu’à ce que l’iode se dissolve, on
complète alors avec de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge (1 L). Enfin, on laisse la
solution à l’abri de la lumière.
Pour préparer une solution de thiosulfate de sodium Na2S2O3, 5H2O, de concentration 0,1
N, on introduit 24,82 g de ce sel dans une fiole jaugée d’un litre. On ajoute un peu d’eau
distillée jusqu’à ce que le thiosulfate se dissolve, puis on complète jusqu’au trait de jauge.

IV.2.5.1.4. Détermination de l’indice d’iode

Pour déterminer l’indice d’iode du charbon actif, il faut :

1- Une solution d’acide chlorhydrique de concentration 5% (v/v).


2- Une solution d’iode 0,1 N.
3- Une solution de thiosulfate de sodium de concentration 0,1 N.
Peser 1g de l’échantillon qui a été séché auparavant à 150°C dans l’étuve pendant 3
heures, le transposer dans un flacon, ajouter 10 ml de HCl et remuer doucement jusqu’à ce
que l’échantillon soit complètement mouillé, porter à ébullition pendant 30 secondes,

40
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

laisser refroidir à température ambiante, transposer 100 ml de la solution d’iode dans le


flacon, le boucher immédiatement et agiter rigoureusement pendant 30 secondes, filtrer,
ensuite écarter les 20 à 30 ml du filtrat et récupérer le reste dans un bécher. Pipeter 50 ml
du filtrat dans un erlenmeyer propre de 250 ml , titrer avec Na2S2O3 jusqu’à ce que la
solution devienne jaune pâle, ajouter 2 ml d’amidon et titrer goutte à goutte jusqu’à ce que
la solution devienne transparente, noter le volume V’ et finalement calculer la molarité du
filtrat R à partir de l’équation suivante :

, ×� ′
R= Eq. IV.3

Calculer le facteur de correction (D) qui est donné par la relation suivante :
.
D=( )0,165 Eq. IV.4

Calculer l’indice d’iode par la relation suivante :

[ 9, −(� ′ × ,9 )]×
Indice d’iode (mg/g) = Eq. IV.5

Comme il a déjà été mentionné préalablement, l’indice d’iode est un paramètre très
important dans la caractérisation des charbons actifs, afin d’évaluer la microporosité de
l’adsorbant préparé, nous avons mesuré cet indice.

La valeur de l’indice d’iode du charbon actif étudié, d’après les résultats obtenus, est
importante (1002.99mg/g). Cela montre que l’activation chimique appliquée permet
d’obtenir un matériau de microporosité bien développée.

41
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

IV-3.Colorant utilisé (Bleu de Méthylène)


Les colorants synthétiques sont les colorants les plus utilisés à l’échelle
industrielle et rejetés dans la nature, voire les principaux polluants de l’eau.
15 % de ces colorants sont constitués de colorants azotés tels que le bleu de méthylène. En
plus, le choix du bleu de méthylène comme contaminant organique est lié à sa structure
moléculaire stable [94].
Le bleu de méthylène encore appelé chlorure de méthylthioninium est un
composé organique dont le nom en nomenclature systématique est Chlorure de
bis- (diméthylamino) -3,7 phenazathionium. Il est un composé aromatique
hétérocyclique contenant un cycle thiazine soluble dans l’eau à 50 g/L et plus
légèrement dans l'alcool 10 g/L à 20 °C. Sa formule chimique est C16H18N3SCl
avec une masse molaire de 319,86 g/mol. Sa longueur d’onde est de 665 nm. Son
pka est égale à 3,8 [94].

Figure IV.3.Structure moléculaire de bleu de méthylène[94]

IV-3.1.Préparation des solutions du Bleu de méthylène


Dans cette étude, une solution de bleu de méthylène à 1 g/L est préparée à partir
de Bleu de méthylène en poudre de marque « BIOCHEM (Chemopharma) »
(Figure IV.4)

42
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

Figure IV.4.Solutions préparées à partir de la solution mère de Bleu de Méthylène


1g/L

Toutes les solutions de concentrations 2 mg/L, 4 mg/L, 6 mg/L, 10 mg/L, 12


mg/L sont obtenues par dilution de la solution de 1 g/L à partir de la formule
suivante :

��∗��=� ∗� Eq. IV.6

�� : Concentration de la solution initiale


� : Concentration de la solution finale ;
�� � � représentent respectivement le volume à prélever de la solution initiale
et le volume de la solution finale.

IV-3.2.Analyse par spectrophotométrie d’adsorption moléculaire UV-


Visible

a- Principe de fonctionnement
La détermination du spectre du bleu de méthylène dans les domaines de
l’ultraviolet et du visible est réalisée à l’aide du spectrophotomètre (OPTIZEN
‘MECASYS) (Figure IV.5)

43
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

C’est une technique analytique quantitative qui consiste à envoyer un


rayonnement d’une longueur d’onde donnée λ sur une cuve contenant la solution
de BM à analyser (Figure IV.6)
Le faisceau lumineux lors de sa traversée dans la solution sera absorbé par les
espèces présentes (ions ou molécules). En effet, l’interaction entre les photons de
la source lumineuse et les ions ou les molécules sont responsables de la
diminution de l’intensité lumineuse qui caractérise l’absorption lumineuse. Ainsi,
l’absorbance obtenue est le rapport entre la lumière incidente et celle de la
lumière émise. La loi de Beer-Lambert établit que l’absorbance est
proportionnelle à la concentration de la solution, son coefficient d’extinction et la
longueur du trajet optique. Elle peut s’exprimer par la formule :

A=�.L.� Eq. IV.7

A : Absorbance ou densité optique à une longueur d’onde (sans unité) ;


� : Coefficient d’extinction molaire du soluté (L/mol/cm),
L : Épaisseur de la cuve (cm)
C : La concentration du soluté (mol/L).
La détermination de la concentration des espèces en solution nécessite le traçage d’une
courbe d’étalonnage ou droite d’étalonnage A = f ([C])

44
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

Figure IV.5:Spectrophotomètre OPTIZEN ‘MECASYS’

Figure IV.6:Cellules de quartz standard(Cuvettes)

45
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

b- Balayage :
Avant d’établir la courbe d’étalonnage de Bleu de Méthylène par Spectrophotométrie ; Un
balayage est nécessaire afin de déterminer les longueurs d’Onde maximales d’Adsorption.

 Bande spectrale de Bleu de méthylène


Le spectre d’adsorption de BM est réalisé à la longueur d’onde comprise entre
200 et 700 nm.
Pour avoir le maximum de sensibilité et de précision ; il faut se placer à la
longueur d’onde pour laquelle l’absorbance est à son maximum.

Amaxλ max = 665 nm

Figure IV.7.Courbe d'absorption de bleu de méthylène dans l'UV et le visible sur une
longueur d'onde de 200 à 700 nm

Le spectre de bleu de méthylène montre des pics d’absorption (293, 614 et 665
nm) dans le domaine ultra-violet et le visible. Le bleu de méthylène présente un
intense pic d’adsorption dans le domaine du visible à 665 nm et dans l’ultra-violet
à 293 nm. Les pics d’absorption 614 et 665 nm sont attribués aux chromophores.
Tandis que les noyaux aromatiques sont absorbés dans l’ultra-violet. Cette lecture
a été rendu possible grâce au spectrophotomètre « OPTIZEN ‘MECASYS’ ».

46
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

c- Courbe d’étalonnage

Une série de solutions standards de BM, de concentration variant de 0 à 12 mg/L ont été
préparées à partir de la solution de 20 mg/L. les échantillons réalisés sont analysés toujours
par le spectrophotomètre d’absorption moléculaire UV-Visible, « OPTIZEN
‘MECASYS’ » afin de déterminer leur absorbance. Par la suite, une courbe d’étalonnage
est établie à partir des différentes concentrations et absorbances. Grâce à l’équation de la
droite y = ax
Avec ; a = coefficient ou pente de la droite, x = concentration de BM,et y =absorbance.
Toutes les concentrations de BM résiduel sont obtenues. La détermination de la
concentration est effectuée dans le domaine du visible, à longueur d’onde λ max = 665
nm. La valeur des absorbances est consignée dans le tableau IV.1
La courbe d’étalonnage est représentée à l’aide d’un logiciel.

A partir de la Loi de Beer-Lambert ; On calcule

� �
Application numérique : A=k * C  C= = Eq.IV.8
� �.�����

Avec : k= �.L

Tableau IV.1.Les valeurs des absorbances de différentes concentrations des solutions


préparées de Bleu de Méthylène

Solution 1 2 3 4 5 6 7
Concentration (mg/l) 0 2 4 6 8 10 12
Absorbance 0 0,533 0,950 1,374 1,693 1,991 2,387

47
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

Figure IV.8: Courbe d'étalonnage de la solution de BM

*La courbe d’étalonnage a été déterminée par le tableur(KaleidaGraph) ;

La courbe est linéaire sur l’intervalle de concentrations choisi donc la loi de Beer-
Lambert est vérifiée.

*Ce travail a été réalisé au niveau de Laboratoire pédagogique de la Faculté des


Sciences Exactes et de L’Informatique.

IV.3.3. Description des essais d’adsorption

Les essais d’adsorption sont réalisés sur un agitateur de marque « CINTRA MAGNETIC
STIRRER ». L’adsorption est effectuée par mise en contact de solutions aqueuses de
composés organiques (Bleu de méthylène) d’une quantité de 25 ml, Avec des quantités
croissantes de charbon actif dans des béchers de 250 ml. On détermine le temps d’agitation
nécessaire pour obtenir l’équilibre.

48
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

Figure IV.9: Agitation de la solution Bleu de Méthylène+ Charbon Actif

Les concentrations des solutés sont déterminées sur des échantillons centrifugés dans une
centrifugeuse de marque « APOGEE Swing-3000 », pendant 15 minutes à 2500
tours/minute.

Figure IV.10 : La Centrifugeuse

49
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

L’évolution du rendement d’élimination du bleu de méthylène à l’équilibre est suivie par le


paramètre :
− �
�%= ∗100 Eq.IV.9

Où :
C0 : Concentration initiale du composé organique testé (mg/l).
Cr : Concentration résiduelle du composé organique testé à l’équilibre (mg/l).

IV-3.4.Étude de la cinétique d’adsorption


La cinétique d’adsorption a été étudiée pour déterminer la quantité du colorant
adsorbée par une certaine quantité de charbon actif. Ainsi l’adsorption de BM
s’est effectuée par la mise en contact dans un erlenmeyer de 0,1 g de charbon actif
dans une solution de 25 mL dont les concentrations sont 300 mg/L, 400 mg/L et
500 mg/L. Une plaque d’agitation multipostes « VELP SIENTIFICA
»homogénéise à l’aide d’un barreau magnétique la solution à 300 tr/mn ; sous
agitation dans des différents temps (10 min, 15 min, 20 min, 30min, 40 min
45min, 60min, 90min et 120min).

Les solutions de bleu de méthylène prélevé sont centrifugées à 2500


tours/minute pendant (15) minutes à l’aide d’une centrifugeuse de type
« APOGEE Swing-3000 ».Le surnageant est transféré dans une cuve pour
mesurer l’absorbance à l’aide de la spectrophotométrie UV-visible « OPTIZEN
‘MECASYS’ ».

La manipulation s’achève lorsqu’un équilibre est atteint. Celui- ci correspond à


une concentration constante du composé organique en solution, soit à l’échelle
de l’essai après une durée d’une heure.

50
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

Figure IV.11: Les prélèvements effectués au cours du temps

IV.3.5.Etude des isothermes d’adsorption


Tracer une isotherme d’adsorption d’un liquide sur un solide, nécessite la détermination
de la quantité de soluté adsorbé en fonction de la concentration du soluté dans la solution
à l’équilibre à une température donnée. Plusieurs méthodes d’obtention de l’isotherme
d’adsorption ont été mises à jour.

L’exploitation des isothermes d’adsorption sont décrites par les lois de Langmuir et
Freundlich.

�× �
 Isotherme de Langmuir :qe =qm Eq.(1)IV.10
+ �× �
Avec :
qm : représente la capacité maximale d’adsorption.
KL : constante d’équilibre, égale au rapport des vitesses d’adsorption et de désorption.

 Isotherme de Freundlich : qe = KF . Ce n Eq.(2) IV.11

51
CHAPITRE IV MATERIELS ET METHODES

Avec :

qe : quantité du soluté adsorbée par unité de masse de l’adsorbant à l’équilibre.

KF : constante de Freundlich associée à la capacité d’adsorption.

n : paramètre énergétique de Freundlich, c-à-d l’affinité du soluté vis-à-vis de l’adsorbant.

Ce : concentration de l’adsorbat à l’équilibre dans la phase liquide.

IV-4.Conclusion

Ce chapitre nous a permis de passer en revue les principales méthodes analytiques


adoptées au cours de notre travail. Les caractéristiques du bleu de méthylène testé ainsi que
leur milieu de dilution ont été décrits. De même, nous avons présenté les principales
caractéristiques de charbon actif.

Les diverses méthodes de dosage du bleu de méthylène apparaissent également dans ce


chapitre. Les différentes étapes des essais d’adsorption sont enfin présentées.

52
RESULTATS ET DISCUSSIONS
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

V-1.Introduction

Dans le présent chapitre, nous nous sommes proposées d’examiner le pouvoir de rétention
et la cinétique d’adsorption du charbon actif disponible vis -à –vis du Bleu de Méthylène
en vue de son élimination.

Nous avons été amenées à évaluer les différents paramètres relatifs aux isothermes de
Langmuir et de Freundlich, ceux décrivant les cinétiques de réactions d’adsorption, ainsi
que l’influence de la concentration initiale en colorants sur les taux d’abattement de ces
derniers.

V-2. Détermination de la dose optimale de Bleu de Méthylène sur le


charbon actif

Le pouvoir adsorbant du charbon actif est connu depuis fort longtemps et ses premières
applications remontent à l’antiquité. Le rôle principal du charbon actif est bien sûr
d’enlever par adsorption les matières organiques de l’eau. Le mode de fixation de ces
substances, aux caractéristiques physico- chimiques très différentes, est complexe et met
en jeu divers mécanismes dont la compréhension nécessite une bonne connaissance
préalable de l’adsorbant (structure chimique, texture, etc.…). Du fait de sa structure
poreuse, le charbon actif va être capable de séquestrer un grand nombre de molécules
organiques contenues dans les eaux à traiter.

Dans nos essais, nous avons fixé la concentration initiale du bleu de méthylène à 400 mg/l,
et les masses des adsorbants, utilisés sont : 0.025, 0.041, 0.055, 0.072,0.088, 0.100, 0.155,
0.201 g. Le tableau V-1 et la figure V-1montrent les résultats obtenus et la variation du
rendement d’élimination du bleu de méthylène en fonction de la masse de notre adsorbant.

53
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau V-1 : Détermination de la dose optimale du charbon actif en poudre

N° de Masse de charbon actif en Concentration Absorbance Concentration Rendement


poudre (g) massique du résiduelle Cr (mg/l)
bécher (A) (%)
charbon actif en
poudre (g/L)

0 0 0 400 0
1 0.025 1 0.061 316 21
2 0.041 1.64 0.044 228 43
3 0.055 2.2 0.02 103 75.25
4 0.072 2.88 0.005 26 93.5
5 0.088 3.52 0.003 15 96.25
6 0.100 4 0.001 5.2 98.7
7 0.155 6.2 0.001 5.2 98.7
8 0.201 8.04 0.001 5.2 98.7

Sur la figure V-1, le rendement d’élimination du bleu de méthylène augmente en


augmentant la dose de charbon actif en poudre, jusqu’à un maximum de 98.7 % qui
correspond à une dose de 0.1 g, ensuite il reste constant.

54
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure V-1 : L’abattement du bleu de méthylène sur le charbon actif en poudre

Pour une concentration de 400 mg/l, une dose de charbon actif de 4g/l s’est avérée
suffisante pour l’adsorption vu l’horizontalité de la courbe au delà de cette dose.

V-3. Etude de la cinétique d’adsorption de bleu de méthylène sur le


charbon actif en poudre
La compréhension du mécanisme cinétique dans des opérations fondées sur les
phénomènes d’adsorption présente un intérêt pratique considérable pour la mise en œuvre
optimale d’un adsorbant ainsi que pour connaitre les facteurs qu’il faut optimiser pour
fabriquer ou améliorer un adsorbant conduisant à la cinétique la plus rapide possible.

Les prélèvements effectués au cours du temps des trois concentrations de l’adsorbant


permettent de suivre l’évolution du composé organique (bleu de méthylène) restant en
solution. Les résultats sont donnés dans le tableau V.2 et présentés sur la figure (V.2).

Les essais d’adsorption du colorant bleu de méthylène à différentes concentrations initiales


sur le charbon ont été menés pendant 60 min.

55
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau V-2 : Rendements d’élimination du bleu de méthylène en fonction du temps


de différentes concentrations sur charbon actif en poudre
Temps (min) Rendement(%) de Rendement(%) de Rendement(%) de
300mg/l 400mg/l 500mg/l
0 0 0 0
15 29.3 54.67 62.1
30 53.3 73 78.5
45 73 83.25 85
60 93 97.42 96.6
90 93 97.42 96.6
120 93 97.42 96.6

Les courbes sont constituées de deux parties :

1ère partie : Il y a une augmentation rapide du rendement d’élimination du bleu de


méthylène durant 20 minutes. Cela signifie qu’il y a une fixation de ce composé organique
à la surface de l’adsorbant et correspondant au transfert de masse externe qui est rapide.

2ème partie : On observe qu’il y a une augmentation lente du rendement d’élimination du


bleu de méthylène jusqu’au temps d’équilibre qui est d’une heure. Cela signifie qu’il y a un
transfert de masse interne de l’adsorbant, ceci correspond généralement à un phénomène
de diffusion dans la porosité interne de l’adsorbant.

56
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure V-2 : Rendements d’élimination du bleu de méthylène en fonction du temps de


différentes concentrations sur charbon actif en poudre.

V-3.1.Modèles de la cinétique d’adsorption

Le processus d’adsorption se produit selon une succession d’étapes qui déterminent la


vitesse globale du processus. Deux modèles simplifiés de cinétique ont été utilisés pour
examiner le mécanisme du processus d'adsorption, le modèle du pseudo premier ordre et le
modèle du pseudo deuxième ordre (comme déjà indiqué dans le chapitre I).

Le tableau suivant regroupe les modèles linéaires et non linéaires de la cinétique


d’adsorption [30].

57
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau V.3.Modèles du pseudo-premier ordre et second ordre.

A partir du tableau V.4 et les courbes des figures (V.3 jusqu’à V.9) on calcule les
constantes de vitesse k1 et k2.

Tableau V.4 : Valeurs calculées des capacités d’adsorption (Qt) à partir de différentes
concentrations du Bleu de méthylène en fonction du temps sur charbon actif en
poudre
Temps (min) Ct (mg/l) Qt (mg/g)
10 165 58.75
15 140 65.00
20 114 71.50
30 93.2 76.70
40 77 80.75
45 57 85.75
50 41.4 89.65
60 31.1 92.225
90 17 95.60

58
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

A partir de la Loi de Beer-Lambert ; On calcule

� �
Application numérique : A=k * C C= = Eq.V.1
� �.�����

Les résultats des calculs sont rassemblés dans le tableau (V.5)


Tableau V.5 : Résultats obtenus de l’étude de la cinétique d’adsorption du bleu de
méthylène sur le charbon actif en poudre
Pseudo Premier ordre (forme linéaire)
R² Qe(mg/g) K1
0.94575 6.5 0.05
Pseudo premier ordre (forme non linéaire)
R2 Qe(mg/g) K1

0.97437 89.33 2.3755

Pseudo deuxième ordre( forme linéaire)


 Type 01
R² Qe(mg/g) K1
0.99778 100.1 0.0015
 Type 02
R² Qe(mg/g) K1
0.92174 134.14 0.0005
 Type 03
R² Qe(mg/g) K1
0.97306 124.94 0.0002
 Type 04
R² Qe(mg/g) K1
0.10713 90.20 0.001
Pseudo deuxième ordre (forme non linéaire)

R2 Qe(mg/g) K1

0.9928 102.73 2.3363

59
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

 La forme linéaire

Figure V-3 : Pseudo premier ordre (forme linéaire)

Figure V-4 : Pseudo deuxième ordre type 01

60
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure V-5 : Pseudo deuxième ordre type 02

Figure V-6 : Pseudo deuxième ordre type 03

61
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure V-7 : Pseudo deuxième ordre type 04

La figure V.4 montre que Log (qe-qt) en fonction du temps est non linéaire.

On en déduit que la cinétique d’adsorption du bleu de méthylène sur le charbon et


celle purifiée ne peut être décrite par une cinétique du pseudo premier ordre.

Par contre, la représentation linéaire (Figure V.4) de t/qt en fonction du temps, les
capacités d’adsorption à l’équilibre et les coefficients de corrélation calculés pour le
pseudo second ordre (tableau V.3), montrent que ce modèle décrit bien la cinétique
’adsorption de bleu de méthylène sur le charbon.

En effet, on remarque que les coefficients de détermination R² sont très proches de 1 et les
valeurs des capacités d’adsorption calculées (qe calculée) à partir du modèle du pseudo
second ordre sont très proches des valeurs obtenues expérimentalement (qe
d’expérience) (tableau V.3).

D’apes les valeurs de R² ; on remarque que le modèle du pseudo deuxième ordre est le plus
approprié pour décrire la cinétique d’adsorption du bleu de méthylène. C’est-à-dire un

62
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

ordre partiel égal à 2 par rapport aux sites libres du charbon actif et un ordre partiel égal à
0 par rapport au bleu de méthylène, en négligeant la réaction de désorption.

Cette observation a été confirmée dans le cas de l’adsorption du bleu de méthylène par le
charbon actif.

 La forme non-Linéaire

Figure V-8 : Pseudo premier ordre (forme non-linéaire)

63
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure V-9 : Pseudo deuxième ordre (forme non-linéaire)

Le tableau V.6 résulte la comparaison entre la forme linéaire et la forme non-linéaire


à partir des résultats obtenus de la cinétique d’adsorption du Bleu de méthylène sur
charbon actif en poudre
Qe expérimentale (mg/g) Qe calculée (mg/g) % d’erreur
à 60 min

Pseudo Premier ordre (forme linéaire)


92.23 6.5 92.95

Pseudo premier ordre (forme non-linéaire)

92.225 89.33 3.14

Pseudo deuxième ordre (forme linéaire)


Type 01
92.225 100.1 - 8.54

Type 02
92.225 134.14 - 45.45

Type 03

64
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

92.225 124.94 - 35.47

Type 04
92.225 90.20 2.20

Pseudo deuxième ordre (forme non-linéaire)


92.225 102.73 - 11.4

Avec ;
9 . 5−�� ������é�
Le pourcentage (%) d’erreur = x 100
9 . 5

V-4.Etude des Isothermes d’adsorption de Bleu de méthylène sur


charbon actif en poudre
Nous avons suivi l’élimination du bleu de méthylène en fonction de la masse des
adsorbants.
Nous avons pu ainsi tracer les isothermes correspondantes, celles de Freundlich et de
Langmuir déjà définies en bibliographie.

Tableau V.7.Modèles d’Isothermes et leurs formes linéaires [39].

65
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Tableau V.8 : Les valeurs calculées des capacités d’adsorption (Qt) et des
concentrations d’équilibre en fonction de différentes concentrations du Bleu de
méthylène sur charbon actif en poudre
C (mg/l) C eq (mg/l) Qe (mg/g)
250 5.2 61.2
280 10.9 67.275
300 15 71.125
320 18 76.125
350 20.7 82.325
380 26 88.5
400 35 91.25
420 46.6 93.35
450 72.5 94.375
480 98 95.5
500 124 93.75

Tableau V.9 : Résultats obtenus de l’étude des isothermes d’adsorption de Bleu de


méthylène sur le charbon actif
Isotherme de Langmuir (forme linéaire)
 Type 01
R² b(mg/g) KL
0.21251 96.9 292.64
 Type 02
R² b(mg/g) KL
0.99996 99.43 241
 Type 03
R² b(mg/g) KL
0.99998 96.8 280
 Type 04
R² b(mg/g) KL
0.99997 99.6 232.2

66
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Isotherme de Langmuir (forme non-linéaire)


R2 b(mg/g) K1

0.90445 98.938 237.8

Isotherme de Freundlich (forme linéaire)


R² 1/n KF
0.99969 0.15 140.04
Isotherme de Freundlich (forme non-linéaire)
R² 1/n KF
0.83653 0.13738 51.982

 La forme Linéaire

Figure V.10 : Isotherme de Langmuir type 01(forme linéaire)

67
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure V.11 : Isotherme de Langmuir type 02

Figure V.12 : Isotherme de Langmuir type 03

68
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Figure V.13 : Isotherme de Langmuir type 04

Figure V.14 : Isotherme de Freundlich (forme linéaire)

69
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

La représentation graphique de Ln(q) en fonction de ln(Ceq) pour le charbon est une droite
de coefficient directeur (1/n) et d'ordonnée a l'origine ln(K (figure V.15)

La valeur de 1/n donne une indication sur la validité de l'adsorption du système adsorbant
/adsorbat.
Une valeur de 1/n comprise entre 0 et 1 indique une adsorption favorable, les valeurs
numériques de K et de 1/n calculées respectivement à partir de l’intersection avec
l'ordonnée à l'origine et la pente de la droite pour le charbon, sont présentées sur le tableau
V.9

 La forme non-Linéaire

Figure V.15 : Application du modèle non linéaire de l’isotherme de Langmuir à


l’adsorption du Bleu de méthylène

70
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

100

95

90

y = m1*m0^m2
85
Value Error
x/m (mg/g)

80 m1 51,982 4,0273
m2 0,13738 0,020899
75 Chisq 248,09 NA
R 0,91462 NA
70

65

60
0 20 40 60 80 100 120 140
Ceq (mg/L)

Figure V.16 : Application du modèle non linéaire de l’isotherme de Freundlich à


l’adsorption du Bleu de méthylène

*Les courbes et les graphes qui sont indiqués dans ce chapitre ont été déterminés par le
tableur Kaleida Graph.

71
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

Le tableau V.10 résume la comparaison entre la forme linéaire et la forme non-


linéaire à partir des résultats obtenus de l’isotherme d’adsorption du Bleu de
méthylène sur charbon actif en poudre.
Qe expérimentale (mg/g) Qe calculée (mg/g) % d’erreur
à 400 mg/l
Isotherme de Langmuir (forme linéaire)
Type 01
91.321 96.86 - 6.06

Type 02
91.321 99.43 - 8.87

Type 03
91.321 96.8 -6

Type 04
91.321 99.6 - 9.06

Isotherme de Freundlich (forme linéaire)


91.321 84.716 7.23

Isotherme de Langmuir (forme non-linéaire)


91.321 98.938 - 8.34

Isotherme de Freundlich (forme non-linéaire)


91.321 51.982 43.077

Avec ;
9 . −�� ������é�
Le pourcentage (%) d’erreur = x 100
9 .

La figure V.16 montre que le modèle de Freundlich ne s’adapte pas aux données
expérimentales (cercles sur la figure) avec un coefficient de détermination de 0.91 assez
bas. Le coefficient 1/n est égal à 0,14 est similaire à celui calculé par la méthode linéaire

tandis que Kf est différente. L’application des deux modèles de Freundlich (linéaires et

non linéaires) aux données expérimentales montre cependant que ce modèle ne décrit pas
correctement les résultats expérimentaux. Ces derniers ont tendance à être mieux décrits
par le modèle de Langmuir qui prédit une saturation de l’adsorption qui s’arrête après le

72
CHAPITRE V RESULTATS ET DISCUSSIONS

recouvrement mono moléculaire complet de la surface de l’adsorbant.


L’application des modèles linéaires et non linéaires des deux modèles étudiés dans ce
travail montre qu’il faut être prudent par rapport à la linéarisation et qu’il vaut mieux se
fier aux modèles non linéaires dont la méthode de minimisation des erreurs est plus saine.

73
CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE

Les colorants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels tels que les teintures du
textile, du papier, du cuir et dans les industries alimentaires et cosmétiques.
Les colorants ont la réputation d’être des substances toxiques et persistantes dans
l’environnement et ils nécessitent des techniques physico-chimiques pour les dégrader.
Le bleu de méthylène est le colorant le plus couramment utilisé dans la teinture du coton,
du bois et de la soie. Les procédés utilisant l’adsorption constituent souvent une technique
de choix complémentaire à la filière de base.
Par le traitement d’adsorption, les molécules organiques sont éliminées d’une eau sans être
modifiées. Le charbon actif est l’adsorbant le plus largement utilisé en traitement des eaux
polluées,

L’objectif de cette étude était d’étudier les possibilités d’utiliser les propriétés spécifiques
d’adsorption de charbon actif en poudre de la région de TIARET vis –à- vis du colorant
(bleu de méthylène).
A travers tous les résultats obtenus, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :
 Le charbon actif en poudre s’est avéré un bon adsorbant pour élimer les colorants
tels que le bleu de méthylène, présentant un rendement d’élimination de l’ordre de
98.70%. Ceci peut être attribuable notamment à sa grande surface spécifique et à sa
porosité appréciable.
 Le suivi des réactions jusqu’au temps d’équilibre, soit d’une heure a montré des
cinétiques assez rapides jusqu’à 30 minutes puis un ralentissement des réactions.
ce dernier aspect est caractéristique du phénomène de diffusion à travers la
porosité du matériau.

 Les isothermes d’adsorption du colorant bleu de méthylène sur le charbon actif


sont décrites de manière satisfaisante par le modèle de Langmuir. les capacités
d’adsorption maximales, déterminées à partir de l’isotherme de Langmuir des
quatre types linéarisés sont respectivement de 96.9 , 99.43 , 96.8 , et 99.6. mg•g-1
pour le charbon actif en poudre étudié. Ces valeurs montrent que le charbon
présente une bonne capacité d’adsorption du fait qu’il renferme un pourcentage de
fraction poreuse importante.

74
CONCLUSION GENERALE

 La comparaison des modèles linéaires et non linéaires des isothermes de Feundlich


et Langmuir a montré qu’il vaut mieux se fier aux modèles non linéaires dont les
méthodes de minimisation sont plus saines.

75
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