Cours
MAPC
–
Di
Pascoli
Thomas
-‐
2011
Méthodes
d’analyses
physicochimiques
(Laurence
Sabatier,
[email protected])
Préparation
des
échantillons
:
Analyse
chimique
comprend
plusieurs
étapes
et
pas
juste
l’utilisation
d’un
instrument.
IL
y
a
l’échantillonnage
et
stockage
de
l’échantillon,
le
prétraitement
=
préparation
des
échantillons,
puis
la
séparation
des
analytes
et
enfin
la
caractérisation
et
quantification.
Toutes
ces
étapes
doivent
êtres
menées
selon
un
protocole
validé
afin
d’obtenir
un
résultat
fiable.
Les
différentes
étapes
:
1) Choix
de
la
méthode
d’analyse
:
1ière
étape
cruciale,
nécessite
une
bonne
connaissances
des
outils
analytiques
disponibles,
leurs
avantages
et
leurs
limites.
Critères
:
-‐ Domaine
de
concentration
de
l’espèce
à
doser
:
peut
éliminer
certaines
méthodes
pas
assez
sensibles
et
si
traces
ou
ultratraces
attention
à
la
minimisation
des
pertes.
Notion
de
traces
et
d’ultratraces
n’ont
pas
de
seuil
strict
de
concentration,
pas
la
même
pour
chimiste,
biologiste,
etc.
En
analyse
chimique
on
parle
de
traces
lorsque
quelques
centaines
de
mg/kg
à
quelques
microg/kg
et
d’ultratraces
pour
des
concentrations
plus
faibles.
Ppm
:
mg/kg
;
ppb
:
microg/kg
;
ppt
:
ng/kg
-‐ Niveau
d’exactitudes
souhaité
:
compromis
entre
durée
d’analyse/exactitude.
-‐ Complexité
de
l’échantillon
:
présence
autres
constituants
élimination
des
interférences,
séparation
des
différents
constituants.
-‐ Nature
physique
de
l’échantillon
(solide,
liquide,
gaz)
:
échantillon
doit
être
homogénéisé
?pertes
d’analytes
volatils
?
compositions
échantillon
risque
t’elle
de
changer
(ex
:
hygroscopie)
?
Comment
dissoudre
ou
décomposer
l’échantillon
sans
perdre
analytes
?
etc.
-‐ Nombre
échantillons
à
analyser
:
critère
économique.
-‐ Données
bibliographiques.
Echantillon
étalon
:
une
fois
la
méthode
choisie,
il
faut
tester
avec
un
échantillon
étalon
dont
la
composition
en
analyte
est
connue,
si
possible
avec
des
étalons
très
semblables
aux
échantillons
à
analyser.
Rôle
important
de
la
matrice
(biologie,
environnement).
Matériaux
de
références,
élaborés
pour
validation
de
méthodes
analytiques
et
sont
définis
par
des
normes
internationales.
On
distingues
les
MR
=
matériaux
références
et
les
MRC=
matériaux
de
références
certifiés
(fiabilité
supérieure,
chaque
valeur
certifiée
est
accompagnée
d’une
incertitude
à
un
niveau
de
confiance
indiqué,
fourni
avec
des
certificats).
Ces
matériaux
assurent
la
comparabilité
des
données
entre
les
laboratoires,
ils
peuvent
êtres
synthétiques
ou
naturels
et
existent
pour
tous
les
domaines
de
l’analyse
(environnement,
agroalimentaire,
médical,
…).
Ils
sont
fournis
par
des
organismes
spécialisés
:
-‐ National
Institute
of
Standards
and
Technology
(NIST),
USA
-‐ Institute
for
Reference
Materials
and
measurements
(IRMM),
commission
européenne
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MAPC
–
Di
Pascoli
Thomas
-‐
2011
-‐ Bureau
communautaire
de
références
(BCR),
CE
-‐ Etc.
Ces
derniers
sont
choisis
par
rapport
à
la
propriété
qui
s’applique
à
son
processus
de
mesure
(un
matériau
de
référence
ne
doit
pas
servir
à
d’autres
fins
que
celles
pour
lesquelles
il
à
été
conçu),
du
niveau
de
cette
propriété
(ex
:
concentration),
de
la
matrice
(aussi
proche
possible
que
celle
des
échantillons
mesurés),
de
la
forme
(poudre,
cylindres,
…),
de
la
quantité,
de
la
stabilité
dans
le
temps,
des
incertitudes
annoncées
par
le
fabricant.
En
absence
de
matériaux
de
références
:
méthodes
testée
avec
solution
d’analytes
de
concentration
similaire
mais
ne
prendra
pas
en
compte
les
étapes
préliminaires
à
l’analyse,
OU
dopage
matériau
similaire
(«
spiking
»)
pour
prendre
en
compte
ces
étapes.
2) Echantillonnage
:
obtenir
un
échantillon
représentatif
d’un
lot
Consiste
à
obtenir
une
petite
masse
de
matière
dont
la
composition
est
exactement
semblable
à
celle
de
l’ensemble
du
matériau
dont
elle
a
été
prélevée
=
«
réduire
la
masse
du
lot
».
Etape
très
importante
à
cause
de
l’hétérogénéité
des
matériaux
ou
milieux
à
analyser.
Délicat
pour
des
grands
volumes
inhomogènes,
ex
:
étendues
d’eaux,
sols,
tissus
biologiques.
Si
l’échantillon
n’est
pas
représentatif
du
matériau
d’origine
il
sera
impossible
de
lier
le
résultat
au
matériau
d’origine,
même
si
l’analyse
est
réalisée
avec
soin.
Echantillonnage
n’est
pas
une
simple
technique
de
manutention.
C’est
une
source
très
important
d’erreurs
dans
la
procédure
analytique.
Elles
sont
souvent
ignorées
ou
mal
prises
en
comptes
et
alors
que
les
erreurs
d’analyses
sont
souvent
données
avec
beaucoup
de
précisions
ce
qui
donne
des
incohérences.
Nécessité
de
détecter
les
erreurs
d’échantillonnages
puis
de
les
minimiser
et
de
les
estimer.
A
partir
du
matériau
d’origine
il
faut
d’abord
rassembler
un
échantillon
brut,
liquide
et
gaz
sont
relativement
homogènes
pas
besoin
de
prendre
un
grand
volume
d’échantillon
brut,
si
possible
bien
agiter
avant
d’échantillonner,
si
le
volume
est
trop
grand
pour
être
agité
prélèvement
de
plusieurs
portions
à
différents
endroits
(il
existe
des
dispositifs
particuliers
d’échantillonnage).
Pour
les
solides
particulaires,
plus
hétérogènes
échantillonnage
plus
difficile,
plus
grand
volume
à
prélever,
souvent
prélevé
au
cours
d’un
transfert
de
matière.
Il
y
a
deux
types
d’échantillonnages
:
-‐ Non
probabiliste
:
échantillonnage
par
grappillage
=
prélèvement
de
la
fraction
du
lot
la
plus
accessible
(ex
:
spatule
à
la
surface
d’un
flacon,
pelleté
à
la
surface
d’un
camion,
…)
fondée
sur
l’hypothèse
d’une
distribution
homogène
biais
important.
-‐ Probabiliste
:
échantillonnage
par
prélèvement,
ou
échantillonnage
par
partage.
Pour
l’échantillonnage
par
prélèvement,
en
général
pour
des
lots
en
cours
d’écoulement
(liquide
ou
solides
en
cours
de
transfert
ou
de
manutention),
préférable
de
prélever
la
totalité
du
courant
pendant
une
fraction
de
seconde,
on
peut
aussi
faire
plusieurs
prélèvements
discrets
qui
seront
rassemblés
pour
former
échantillon
brut.
Faibles
taux
d’échantillonnage
1/20
à
1/1000
(masse
échantillon/masse
lot).
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Thomas
-‐
2011
Pour
l’échantillonnage
par
partage,
en
général
pour
des
lots
de
masse
manipulable
=
lot
qu’on
peut
manipuler
dans
son
intégralité
pour
l’échantillonner,
taux
d’échantillonnage
élevés
½
à
1/20,
lot
divisé
en
nombre
N≥2
échantillons
potentiels
jumeaux
(masse
voisines,
propriétés
similaires).
Sélection
un
ou
plusieurs
échantillons
pour
former
échantillon
brut.
Puis
réduction
de
l’échantillon
brut
à
un
échantillon
de
laboratoire,
pour
les
solides
inhomogènes
:
il
faut
réduire
à
une
échantillon
de
laboratoire
homogène
et
finement
divisé
différentes
opérations
qui
consistent
à
subdiviser,
broyer,
piler,
tamiser,
mélanger.
La
subdivision
peut
être
manuelle
ou
instrumentale
quartage,
ou
diviseur
à
rifle,
gouttières
électromagnétiques,
diviseurs
rotatifs
par
exemple.
Le
broyage
pour
réduire
la
taille
des
particules
mise
en
poudre
manuellement
(mortier
et
pilon)
ou
mécaniquement
(broyeurs,
moulins),
différents
broyeurs
selon
la
nature
du
matériau
initial
(dur,
semi-‐dur,
mou,
visqueux,
…)
à
mâchoires,
à
couteaux,
à
billes,
à
mortier,
etc.
Granulométrie
de
10mm
à
1micromètre.
Les
échantillons
solides
sont
homogénéisés
à
l’aide
de
mixers,
les
échantillons
frais
de
natures
organiques
peuvent
être
rendus
plus
friables
par
congélation
dans
azote
liquide.
Veiller
à
ce
que
la
composition
de
l’échantillon
ne
change
pas
pendant
le
broyage
:
Différence
de
dureté
peut
induire
différences
de
vitesse
de
broyage,
broyage
chaleur
peut
induire
des
pertes
de
composées
volatils
et
peut
induire
des
changements
du
taux
d’humidité
et
enfin
le
broyage
augmente
la
surface
spécifique
et
donc
augmente
la
réactivité
v/v
atmosphère
(ex
:
oxydation)
et
peut
induire
des
changements
du
taux
d’humidité.
Ségrégation
des
particules
de
différentes
dimensions
(ex
:
décantation
au
cours
du
temps).
Contamination
pendant
étapes
de
broyages
:
poussières
extérieurs,
matières
présentes
dans
circuit
d’échantillonnage,
poudre
résultant
d’une
abrasion
ou
de
la
corrosion
du
matériel…
Humidité
dans
les
échantillons
:
peut
varier
selon
conditions
laboratoire
:
équilibre
avec
conditions
extérieurs
(températures,
hygrométrie),
il
faut
soit
pouvoir
déterminer
la
teneur
en
eau
(dosage
Karl
Fischer)
soit
éliminer
toute
l’eau
avant
pesée
:
séchage
à
l’air
dans
une
étuve
ou
par
lyophilisation
séchage
jusqu'à
poids
constant.
Conditionnement/stockage
des
échantillons
:
choisir
le
conditionnement
de
manière
à
ce
que
toutes
les
surfaces
en
contact
avec
l’échantillon
soit
inertes.
Risques
d’adsorption
de
l’analyte
:
très
important
dans
l’analyte
de
traces
et
ultratraces
soit
sur
les
paroi
des
récipients
(métaux
sur
verre
:
récipients
plastiques,
acidification
des
échantillons
par
HNO3
et
pH<2
ou
les
huiles
sur
les
plastiques
:
récipient
en
verre
après
rinçage
par
un
solvant
organique
soit
adsorption
sur
des
particules
filtration
filtres
à
membranes
(porosité
0,45micromètres).
Perte
de
molécules
volatiles,
des
gaz
(flaconnages
sans
espaces
de
têtes).
Sensibilité
à
la
lumière
(flacons
ambrés),
sensibilité
thermique
(stockage
à
basse
températures,
congélation),
sensibilité
à
l’oxygène
de
l’air
(stockage
en
atmosphère
inerte),
risque
de
contamination
des
échantillons
par
des
métaux
ou
relargage
de
phtalates,
plastifiants
(utilisation
de
téflon).
Cours
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Di
Pascoli
Thomas
-‐
2011
3) Définir
des
prises
Prises
=
portion
de
matériaux
qui
sont
approximativement
égales
et
qui
subissent
simultanément
le
même
traitement
analytique.
C’est
à
partir
des
prises
que
seront
effectuées
les
analyses
=
masse
ou
volumes
des
prises
mesurées
avec
soin=
attention
aux
erreurs
gravimétriques
et
volumétriques
étalonnage
de
tout
le
matériel.
Répétition
des
mesures
pour
pouvoir
estimer
fiabilité
des
résultats.
4) Dissoudre
les
échantillons
Les
analyses
s’effectuent
le
plus
souvent
en
solution,
idéalement
le
solvant
doit
dissoudre
rapidement
tout
l’échantillon
et
la
dissoudre
doit
se
faire
sans
perte
d’analyte.
Sources
d’erreur
:
dissolution
incomplète
des
analytes,
pertes
‘analytes
par
volatilisation
(ex
:
formation
d’espèces
volatiles
pendant
dissolution
en
milieu
acide),
contamination
par
réaction
des
solvants
avec
parois
du
récipient
(ex
:
décomposition
à
haute
température).
5) Traiter
l’échantillon,
éliminer
les
interférences
Une
interférence
est
une
espèce
qui
cause
une
erreur
en
augmentant
ou
en
diminuant
la
grandeur
mesurée
par
l’analyse.
EN
général
l’analyte
à
doser
est
dans
une
matrice
les
autres
espèces
présentes
dans
la
matrice
peuvent
interférer
avec
la
mesure
;
il
faut
extraire
l’analyte
et
éliminer
les
interférences
(essentiel
dans
le
cas
d’analyse
de
traces).
Séparation
par
précipitation,
par
distillation,
par
extraction…
6) Mesurer
les
propriétés
de
l’analyte
:
mesure
d’une
propriété
de
l’analyte
X
Idéalement
la
grandeur
physique
est
directement
proportionnelle
à
la
concentration
X
=
kCa
K
déterminé
par
étalonnage
7) Calculer
les
résultats
et
estimer
leurs
fiabilité
:
résultat
est
incomplet
sans
une
estimation
de
la
fiabilité,
c’est
indispensable
:
mesure
des
incertitudes
associées
aux
résultats
–W
analyse
et
gestion
des
données.
EXTRACTION
ET
MICROEXTRACTION
SUR
PHASE
SOLIDE.
Les
différents
types
d’extraction
-‐ Extraction
liquide/liquide
:
extraction
d’un
liquide
par
un
liquide
=
partage
d’un
composé
entre
deux
solvant
non
miscibles
A(aq)
↔
A(org)
! !"#
KD
est
le
coefficient
de
partage
=
! !"
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Pascoli
Thomas
-‐
2011
Pour
augmenter
le
rendement
d’extraction
:
on
peut
faire
plusieurs
extractions
successives
ou
extraction
continue,
pour
les
espèces
ionisables,
influence
du
pH,
les
pour
les
espèces
chargées
formation
de
paire
d’ions,
formation
de
chélates
métalliques
-‐ Extraction
solide/liquide
:
extraction
d’un
solide
par
un
liquide
Avec
un
Soxhlet,
ASE,
MAE,
USE.
-‐ Extraction
sur
une
phase
solide
:
extraction
par
un
solide
SPE
Méthode
qui
permet
l’enrichissement/purification,
l’élimination
des
interférences
et
la
concentration
d’un
échantillon
(liquide/solide
ou
gaz/solide).
1) Extraction
liquide/solide
:
Utilisation
d’un
support
solide
sur
lequel
ont
été
greffées
des
fonctions
capables
d’interagir
avec
les
analytes
mécanismes
d’adsorption,
d’échange
ou
de
partage.
Interaction
Energie
(kcal/mol)
Covalente
100-‐300
Ionique
50-‐200
Métal-‐ligand
10-‐20
Pont
hydrogène
5-‐10
Dipôle-‐dipôle
3-‐10
Dipôle-‐dipôle
induit
2-‐6
dispersion
1-‐5
Toutes
peuvent
êtres
utilisées
sauf
covalentes.
Phases
adsorbantes
:
support
possédant
surface
active
(silice,
alumine,
florisil
(silicate
de
magnésium),
carbone
(charbon
actif),
polymères
organiques
(PS-‐DVV).
Silice
greffés
(fonctionnalisation
SiOH),
tailles
des
particules
de
40
à
100micromètres
(granulométrie
plus
grande
qu’en
HPLC),
les
phases
peuvent
êtres
polaires
ou
apolaires
selon
la
nature
du
greffon,
la
gamme
de
pH
d’utilisation
va
de
2
à
8.
Les
solutés
sont
retenus
par
partages
ou
par
échanges.
Sur
silice
greffée
on
peut
extraire
tout
ce
qui
est
hydrophobe
et
donc
interaction
Van
der
Waals,
sur
silice
non
modifiée,
ou
greffé
avec
CN/NH2/diol
font
des
liaisons
H,
ou
dipôles-‐dipôles.
Sur
SPE
avec
groupement
chargé
+
ou
-‐
phases
échangeuses
d’ions
qui
font
donc
des
interactions
ioniques
électrostatiques.
Il
existe
des
phases
mixtes
très
utilisées
:
Oasis®
HLB
(hydrophilic/lipophilic
balance)
=
phase
à
base
d’une
polymère
organique
avec
partie
hydrophobe
et
un
groupement
hydrophile.
Stabilité
à
pH
0
à
14.
PS-‐DVB
à
une
haute
surface
spécifique.
Chargement
et
élution
par
pression
avec
seringue
ou
par
aspiration
dans
une
chambre
à
vide
(permet
de
traiter
simultanément
24
échantillons).
Existe
aussi
en
version
microplaques
de
96puits
gain
de
temps
et
de
solvant,
adaptable
sur
robots,
volumes
morts
réduits
(<40microL).
La
capacité
des
cartouches
peut
aller
de
25mg
à
500mg
(phase
dans
la
cartouche),
on
conseille
de
ne
pas
dépasser
de
3
à
5%
de
la
masse
d’adsorbant
de
produits
qu’on
dépose.
Cours
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Di
Pascoli
Thomas
-‐
2011
Il
faut
d’abord
conditionner
la
cartouche
avec
le
solvant
(le
plus
apte
à
favoriser
l’adsorption
de
l’analyte)
afin
de
mouiller
la
phase
solide.
On
peut
mouiller
avec
du
méthanol
une
phase
C18
mais
il
faut
rincer
la
phase
avec
de
l’eau
pour
augmenter
les
chances
d’extraire
les
composés
apolaires.
Puis
il
faut
faire
le
dépôt
de
l’échantillon
lentement,
au
bon
pH
et
en
quantité
raisonnable.
Puis
étape
de
lavage
(clean-‐up)
et
enfin
élution.
Les
solvants
utilisé
en
SPE
sont
les
mêmes
qu’en
chromatographie,
si
SPE
polaire
on
conditionne
dans
un
solvant
apolaire
comme
l’héxane
et
pour
éluer
on
utilise
des
solvant
de
plus
en
plus
polaire
comme
de
l’eau
ou
de
l’acide
acétique.
Si
sur
une
cartouche
C18
on
mouille
avec
du
méthanol
(moins
visqueux
que
l’eau)
puis
de
l’eau
et
on
élue
avec
de
l’héxane
ou
de
l’éther
de
pétrole.
Couplage
en
ligne
SPE-‐LC.
Variation
de
l’extraction
SPE
sur
cartouche
=
SPE
sur
disque
:
disques
d’extraction
sont
constituées
de
particules
de
silices
greffées
ou
de
résine
styrènes
divinylbenzènes
emprisonnés
dans
une
nasse
téflon
ou
placées
entre
deux
frittés.
Diamètre
de
2,5
à
cm
d’une
épaisseur
de
0,5mm
permet
de
percoler
rapidement
de
grands
volumes.
2) Extraction
gaz/solide
:
Très
utile
pour
analyser
polluants
atmosphériques
(hygiène
industrielle,
analyses
environnementales).
Idem
que
liquide/solide
=
piégeage
des
analytes
sur
cartouches
(tubes,
disques)
remplie
d’adsorbants.
Adsorbants
:
carbone
graphite,
tamis
moléculaire,
copolymères
fonctionnalisés,
succession
de
différents
types
d’adsorbants.
Aspiration
volume
gazeux
par
une
pompe
débimétrique.
Récupération
de
l’analyte
:
désorption
thermique
(couplage
direct
CPG),
extraction
par
un
solvant
pour
analyse
LC.
Autres
méthodes
d’extraction
sur
phase
solides
:
MSPD
QuEChERS
Immunoextraction
MIPs
SPME
…
La
MSPD
(matrix
solid-‐phase
dispersion)
est
une
dispersion
de
la
matrice
sur
phase
solide
(broyage
de
notre
échantillon
avec
une
poudre
=
mise
en
contact
des
deux
solides).Poudre
placé
dans
colonne
ou
seringue
et
élution.
QuEChERS
(Quick
Easy
Cheap
Effective
Rugged
Safe)
technique
de
préparation
d’échantillons
pour
l’extraction
multirésidus
des
pesticides
dans
les
fruits
et
légumes.
-‐ Matériel
simple
-‐ Peu
de
solvant
organique
-‐ Rapide
Cours
MAPC
–
Di
Pascoli
Thomas
-‐
2011
-‐ SPE
dispersive
(d-‐SPE)
pour
clean-‐up
de
l’échantillon
Tubes
à
centrifuger
prêt
à
l’usage
contenant
sels
et
adsorbants
multiples.
On
pèse
la
quantité
de
matériel
de
départ
et
le
mettre
dans
le
tube
et
on
va
extraire
avec
solvant
organique
qui
contient
des
sels
qui
favorise
l’extraction
dans
le
solvant
organique,
on
aliquot
la
phase
organique
traité
par
d-‐SPE
et
le
surnageant
est
analysé
en
GC
ou
HPLC.
Immunoextraction,
on
utilise
des
immunoadsorbants
:
support
d’extraction
sélectifs
à
base
d’anticorps,
les
nouveaux
supports
mettant
en
jeu
les
interactions
antigènes-‐
anticorps.
Ex
:
des
anticorps
spécifiques
d’une
famille
de
polluants
sont
produits
et
immobilisés
sur
une
phase
solide
(silice
activée).
Il
y
a
de
la
spécificité
(extraction
sélective
de
composés
de
matrices
complexes),
de
l’affinité
(facteurs
d’enrichissements
élevés)
et
de
la
réactivité
croisée
(extraction
d’une
famille
de
composés).
Choix
de
la
molécules
et
synthèse
de
l’haptène
et
synthèse
de
l’immunoconjugué
(haptène
+
porteur),
immuniser
animal,
prélèvement
sérum
et
purification
des
IgG,
greffage
des
Ac
sur
une
phase
solide.
MIP
(molecularly
imprinted
polymers)
=
polymère
à
empreinte
moléculaire.
On
fabrique
le
support
par
voie
chimique,
on
met
l’analyte
en
présence
des
monomères
capable
de
se
lier
avec
l’analyte
et
qui
vont
s’autoassemblés,
ces
monomères
peuvent
polymériser,
puis
on
peut
faire
sortir
notre
analyte
en
changeant
de
solvant.
On
obtient
donc
une
matrice
avec
l’empreinte
de
la
molécule
cible.
Les
MIPs
font
des
interactions
sélectives,
plus
rapides
à
développer
qu’un
immunoadsorbant,
grande
résistance
mécaniques,
aux
pressions
et
températures
élevées,
résistances
aux
acides,
bases,
différents
solvants
organiques,
grande
longévité
sans
perte
de
performance,
très
bons
rendements
de
récupération,
possibilité
couplage
en
ligne
HPLC.
Les
limites
sont
que
la
capacité
d’extraction
peut
être
saturée
facilement,
phénomène
de
relargage
(bleeding)
interférences
avec
analyses
de
traces,
molécules
peu
fonctionnalisées
difficilement
imprimables.
SPME
(solid
phase
microextraction)=
miniaturisation
du
procédé
d’extraction
sur
phase
solide
commercialisée
par
Supelco
pour
analytes
volatils/non
volatils
pour
matrices
liquides
ou
gazeuses.
Les
phases
les
plus
courantes
sont
PDMS
(volatils),
DVB
(volatils
polaires),
TPR
(surfactants).
Les
avantages
sont
qu’il
y
a
une
économie
de
temps
et
de
solvants,
rapide
(2-‐30min),
nécessite
un
très
faible
volume
d’échantillon,
sensibilité
(ppb,
ppt),
une
seule
étape
(extraction/introduction
dans
le
chromatographe),
filtre
réutilisable
(50
à
100fois).