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La Culture de La Patate Douce

Ce document décrit les étapes de la culture de la patate douce, y compris la préparation du sol, le semis, l'entretien, la récolte, les maladies et les ennemis. Il fournit des détails sur les variétés, les conditions favorables, les rendements possibles et les techniques culturales recommandées.

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La Culture de La Patate Douce

Ce document décrit les étapes de la culture de la patate douce, y compris la préparation du sol, le semis, l'entretien, la récolte, les maladies et les ennemis. Il fournit des détails sur les variétés, les conditions favorables, les rendements possibles et les techniques culturales recommandées.

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CDDR/SAILD

Service Questions-Réponses

Synthèse technique

LA CULTURE DE LA PATATE DOUCE (IPOMEA BATATAS


[L.] LAM)

SOMMAIRE

1- Buts de la culture

2- Conditions favorables à la culture

3- Etapes de la production

4- Récolte

5- Maladies et ennemis

6- Informations générales

7- Sources d’information
FICHE TECHNIQUE SUR LA CULTURE DE LA PATATE DOUCE (IPOMEA
BATATAS [L.] LAM)

Cette synthèse a été réalisée à l’aide des documents mentionnés en sources


d’information. La culture de la patate douce proprement dite requiert les conseils ou
l’assistance pratique d’un spécialiste.

1- Buts de la culture

La patate douce (Ipomea batatas [L.] Lam) fait partie de la famille des
convolvulacées. Elle est cultivée surtout pour ses tubercules très riches en énergie et qui
servent d’aliment pour l’homme et les animaux.
La patate douce, en combinaison avec des légumineuses, peut constituer un aliment
idéal pour combattre la malnutrition calorique protidique. La patate douce peut être
consommée à l’état cuit, bouillie, étuvé ou frit ; elle peut être confite dans du sirop,
découpée en chips ou réduite en purée. Découpée en tranches et séchée au soleil, la patate
douce est réduite en farine pour la cuisson de pain et de confiseries. Les cossettes séchées
au soleil sont frites et emballées sous polyéthylène pour la vente. Dans certaines régions
(Afrique de l’Ouest) les racines bouillies ou grillées sont pilées avec des arachides pour
donner le « futali ». La patate douce est utilisée dans la confection de certains produits tels
que les pâtes fourrées et les aliments pour nourrissons, etc.

Cette tubercule est également utilisée pour la production de l’amidon en vue d’une
application dans les textiles, le papier, les cosmétiques, les adhésifs, le sirop de glucose et
l’industrie agro-alimentaire. Les pelures et autres résidus issus de l’agroalimentaire
peuvent être avantageusement récupérés et mélangés au feuillage pour servir d’aliment
pour les animaux.

2- Conditions favorables à la culture

La patate douce ne supporte pas l’excès de froid. Elle se développe bien dans les
régions où la température moyenne est supérieure à 24°c, et à une altitude comprise entre 0 et
2000 m. la patate tolère les conditions de sécheresse élevées. Elle peut pousser sur des sols
qui ont des caractéristiques très variées, mais seulement, elle réussit mal sur des sols
caillouteux. Un sol meuble et profond est à conseiller, c’est-à-dire les sols du plateau de
l’Adamaoua, de la forêt équatoriale humide et de la zone côtière.

Sa rapidité de végétation et l’horizontalité prédominante de son appareil aérien, jointes


à son double enracinement lui confèrent une réelle capacité de protection des sols. A cet effet,
au plan physique, les sols caillouteux ou à pourcentage élevé d’éléments grossiers, sont à
éviter à causes des irrégularités qui accroissent les pertes à l’épluchage.

Variétés améliorés de la patate douce


Variétés améliorées Longueur du cycle Zones de culture Nombre de récoltes
par an
TiB1 (feuilles 3 – 4 mois Partout au Cameroun 2
violettes au verso)
IRA 1112 (tiges et 3 – 4 mois Moyenne et haute 2
racines violettes) altitude (Centre, Sud
Ouest, Adamaoua)

3- Etapes de production

3.1. Préparation du sol

Il est conseillé de désherber et de labourer le sol 2 semaines à 1 mois avant le début de


la saison des pluies. Le labour peut se faire de plusieurs manières, selon la nature du terrain,
de l’humidité du sol.
- Si l’humidité du sol est assez importante (s’il pleut régulièrement) et que la pente du terrain
n’est pas forte, vous pouvez faire des planches ou un labour à plat.
- Si le sol n’est pas suffisamment humide et que la pente du terrain est assez importante vous
pouvez soit former des billons, soit faire des crêtes.

Variétés de patate au Cameroun

Variétés Couleur des Poids moyen des Durée du cycle Rendement (par
tubercules tubercules 100 m²)
80 – 24 Blanc – Jaune 350 – 450 g 110 – 120 jours 125 à 180 kg
80 – 30 Rouge – Violet 300 – 400 g 115 – 125 jours 210 à 300 kg

Quelle fumure utiliser ?


Une fumure organique constituée de résidus de récolte suffit pour la culture de la
patate car c’est une plante qui tolère les sols à faible fertilité ; toutefois, vous pouvez apporter
l’engrais spécial tubercule à raison de 200 kg/ha, afin d’avoir de bonnes récoltes.

Quels sont les écartements ?


Si vous faites un labour à plat ou des planches, vous devez piqueter en respectant les
écartements suivants : 30 à 40 cm entre les boutures sur la même ligne ; 1 à 1,5 m entre les
lignes et 30 à 40 cm entre les boutures sur la ligne. Ceci vous permet de prévoir environ 30
000 boutures pour 1 ha ou 300 boutures pour 100 m².

Quelle est la durée du cycle de la patate ?


La durée du cycle varie entre cinq et six mois pour les variétés locales, et entre trois et
quatre mois pour les variétés améliorées.

3.2. Semis ou plantation


3.2.1 Qualité d’une bonne bouture

La mise en place de la patate se fait par bouturage. Vos semences seront donc
constituées de bout de tige 50 à 70 cm portant trois à quatre nœuds bourgeons. Les boutures
doivent être prélevées sur des plants sains (non attaqués). Il existe autant de variétés de
semences. Qu’il y en a de variétés de patate.
3.2.2 Quand et comment mettre en terre ?

Dans les régions où la saison sèche est marquée (4 – 5 mois), la mise en terre peut
avoir lieu au début et à la fin de la saison des pluies. Par contre, en région humide (avec deux
saisons de pluies), la mise en terre peut se faire à tout moment de l’année.
Pour mettre en terre, vous prenez une bouture que vous enfouissez (de façon qu’il y ait au
moins deux nœuds) dans le sol, puis vous fermez et vous vous tassez légèrement la terre
autour des plants. Les boutures doivent être disposées obliquement. Il faut enfouir les 2/3 de
la bouture dans le sol.

3.3. Entretien de la parcelle

La patate exige très peu d’entretien : deux ou trois sarclages et buttages pendant la
phase de croissance suffit.
Le buttage a pour but de maintenir l’humidité du sol et de lutter contre les ravageurs
(charançons surtout).
On peut aussi associer aux sarclages et buttage, le soulèvement ou retournement des
tiges : cette opération a lieu surtout quand l’humidité du sol est importante, pour empêcher un
enracinement des tiges qui pourraient baisser le rendement des tubercules, et prolonger la
période de récolte.

4- La récolte

La récolte a lieu après 3 à 4 mois pour les variétés améliorées et 5 à 6 mois pour les
variétés locales.
Pour une bonne conservation des tubercules, la récolte doit être effectuée avec
précaution.
Elle doit se faire au moment où les tiges et les feuilles commencent à jaunir.
La récolte consiste à creuser le sol à l’aide d’un plantoir (ou d’une houe adaptée) et de
récupérer les tubercules.
NB. : Il faut éviter de blesser les tubercules lors de la récolte car les tubercules blessées se
conservent difficilement et se vendent mal.

Quel rendement peut –on obtenir ?


En culture traditionnelle, on peut obtenir quatre à dix tonnes à l’hectare, mais on peut
atteindre trente cinq à quarante tonnes à l’hectare si les techniques culturales sont respectées
et si la fertilisation est adéquate.

5- Maladies et ennemis de la patate douce ; méthodes de lutte


NATURE SYMPTOMES ET DEGATS METHODES DE LUTTE
Maladies alternariose
Alterriose(due à un -Apparition des tâches brunes sur - Utiliser des boutures saines
champignon qui les tiges et les feuilles avec des
s’attaque aux feuilles) zonations concentriques
La virose (due à un -Apparition d’une mosaïque verte -Prélever les boutures
complexe viral) clair à vert foncé sur les feuilles seulement sur des plantes
- Déformation du limbe saines
-Raccourcissement des entre -Arracher en cours de cultures
nœuds. les plantes malades et les
-Les plantes deviennent chétives brûler immédiatement
ENNEMIS
Charançons : petite -La femelle perfore des petits trous -Eviter de faire revenir la
coléoptères dont les dans les tiges et les tubercules pour patate douce sur le même
larves (blanches) et les pondre les œufs. terrain avant 3 à 4 saisons
adultes (noirs) causent -Les larves creusent des galeries -Planter et récolter à temps
des dégâts importants. dans les tiges et les tubercules qui -Brûler après la récolte tous
deviennent ainsi impropres à la les végétaux infectés
consommation.
-les adultes rongent les feuilles en
y perforant de petits trous
-Les pieds attaqués se dessèchent
et meurent rapidement

6- Information générales

Association de culture
La patate douce et le manioc peuvent être cultivés de la façon intercalée ou rotative.
La patate peut aussi se cultiver en intercalaire avec le bananier plantain
Ces associations et rotations de culture permettent de mieux valoriser l’espace
cultivable dans les zones à forte densité de population ; cela constitue aussi une alternative
intéressante pour le système d’intégration agriculture – élevage, car l’alimentation des
animaux dépend des cultures de la ferme.
Sources d’information

1- Bell, A. ; Mück, O ; Schuler, B.


Les richesses du sol. Eschborn : GTZ, 2000

2- DEGRAS, L.
La patate douce. Paris : Maissonneuve & Larose, 1998

3- SAILD
Recueil de fiches techniques pour l’entrepreneur rural tome II. Yaoundé, SAILD, 2001

4- Ministère de la Coopératio
Mémento de l’agronome Paris : Ministère de la Coopération, 1993

5- Sapin et Grande
La patate douce. Actes du premier symposium international : Acct, s.d

6- Terry, E.R. ; Akoroda, M.O


Plantes-racines tropicales : les plantes-racines et la crise alimentaire en Afrique
Ottawa : CRDI, 1986

7- Vernier P. ; Varin, D.
Culture de la patate douce. Agriculture et développement n°3, août 1994.

Common questions

Alimenté par l’IA

Sweet potatoes contribute to sustainable agriculture through their rapid growth, minimal input requirements, and ability to prevent soil erosion with their extensive canopies. Associated practices such as intercropping with other staple crops maximize land use efficiency, reduce pest incidence, and enhance soil fertility . The crop's drought tolerance and adaptability to various soil types support farming in adverse conditions, fostering resilience to climate impacts. Ensuring crop residues return to the soil or are used as animal feed promotes nutrient recycling, supporting a closed-loop system in agriculture .

Primary diseases include alternariose and virosis, each affecting foliage and impacting plant health and yield. Integrated pest management strategies recommend using healthy cuttings, timely planting and harvesting, and removing infected plants. For alternariose, using disease-free cuttings limits fungal spread, while for virosis, culling infected plants minimizes viral propagation . Additionally, maintaining field hygiene and observing crop rotation or intercropping methods assist in managing disease outbreaks effectively .

Soil preparation involves clearing, weeding, and cultivating the land 2 weeks to 1 month before the rainy season, depending on soil moisture and terrain slope . Creating appropriate planting structures such as ridges or mounds ensures better drainage, reducing the risk of waterlogged conditions detrimental to tuber development. These structures also facilitate proper root development and nutrient uptake, ultimately impacting crop quality and yield positively . Proper soil preparation is crucial to avoid possible losses due to inappropriate soil conditions and to improve overall productivity .

Cultural practices such as choosing healthy cuttings for planting, ensuring timely plantation, and rotation or inter-cropping with other compatible species like bananas and cassava help manage pest issues in sweet potato farming . Additionally, regular ridging and weeding ensure moisture retention and help avoid infestations. Avoiding back-to-back planting of sweet potatoes on the same field and managing field hygiene by burning plant residues minimize pest habitats and proliferation .

Sweet potatoes thrive in regions with temperatures above 24°C and at altitudes ranging from 0 to 2000 meters. They tolerate high drought conditions and can grow on a variety of soil types but perform poorly on rocky soils due to irregular shapes that increase peeling losses . This presents challenges as choosing the right soil is crucial to minimize losses and ensure better yields. Additionally, heavy rainfall or excessive moisture can pose difficulties as it may require specific field preparations like forming ridges to prevent waterlogging and poor yields .

Sweet potatoes thrive in well-drained, loose soils with rich organic matter. The texture and composition of the soil affect root expansion and quality, with heavier soils limiting size and shape uniformity . The presence of rocky soil substrates results in irregular tubers, leading to higher losses during peeling. Implementing soil conditions with appropriate texture and fertility enhances tuber development, resulting in better yield and market quality. Understanding soil characteristics is vital in selecting fertilization and land preparation techniques to optimize crop output .

Sweet potatoes are energy-rich tubers fundamental in combating protein-energy malnutrition, particularly when combined with legumes . The flexibility of sweet potatoes is reflected in their use in various food products; they can be baked, boiled, fried, or mashed, converted into flour for bread and confectionery, and used in infant food products and glucose syrups. This versatility makes sweet potatoes an economically significant crop due to their extensive use in both local dishes and processed food industries .

The timing of planting sweet potatoes is critical and differs with climatic conditions. In regions with marked dry seasons, planting occurs at the onset of the rainy season to utilize moisture efficiently; whereas, in areas having two rainy seasons, planting can occur anytime . This strategic timing ensures optimal moisture for establishment and growth. Considerations include understanding local climatic patterns, ensuring sufficient water availability, and aligning with peak growth periods to maximize yield potential .

Improved varieties such as TiB1 and IRA 1112, with features like shorter growth cycles (3-4 months) and adaptability to different climatic and altitude conditions, can significantly increase yields, allowing for two harvests per year . These varieties offer potential improvements in yield and quality compared to local varieties. Implementing such varieties can leverage genetic improvements to achieve higher productivity and provide economic benefits. However, these improvements require proper agronomic management and might involve increased initial input costs and farmer education on the specific handling of new varieties .

Intercropping sweet potatoes with crops like manioc or plantains optimizes space in densely populated areas, leveraging land more efficiently and supporting agricultural-livestock integration by providing diverse feeds . This method can improve pest and disease management and soil fertility through crop diversity. However, challenges include increased complexity in managing different crop needs, potential competition for resources, and timing planting and harvesting to maximize benefits without compromising individual crop yields .

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