Poly Meca Pfs VF
Poly Meca Pfs VF
Fondamental de la
Statique
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Notion de syste me materiel
2 0
x A 1
Unité de calcul 0
B
y
Capteur
angulaire Le pilote automatique pousse la
barre en fonction de l’écart
Cap de consigne
Groupe
hydraulique
Ecart de cap
On s’intéresse à un pilote automatique de voilier qui permet d’ajuster automatiquement le cap d’un bateau sans l’intervention
du marin. L’ensemble gouvernail barre franche, repéré 1, est en liaison pivot d’axe (Az) par rapport au voilier repéré 0. Lorsque
le pilotage est automatique, l’ensemble gouvernail barre franche est actionné par un vérin linéaire repéré (2+3).
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Schéma cinématique minimal C Graphe des liaisons
z
O 3
Pivot d’axe
x (A, z )
1 Rotule de centre B
2 0
A 1
0 2
Rotule de centre C
0
B
x x2 y Pivot glissant d’axe
3 (C, x2 )
Le système matériel isolé E peut être un solide, une portion de solide, un ensemble de solides, le
mécanisme entier, …
Nous avons vu dans le cours de modélisation des actions mécaniques que la notion d’action mécanique n’a de
sens que si l’on a clairement identifier le solide ou le système sur lequel est appliquée cette action.
Toute démarche de résolution d’un problème de statique commence par la recherche d’un isolement.
Le bilan des actions mécaniques consiste alors à répertorier toutes les actions mécaniques qui sont susceptibles
d’intervenir dans le problème.
Les actions mécaniques extérieures correspondent à toutes les actions mécaniques exercées par le
milieu extérieur (solide, fluide, ressort, pesanteur, …) et qui agissent SUR un élément du système
isolé.
Les actions mécaniques intérieures correspondent à toutes les actions mécaniques exercées par un
élément (solide, fluide, ressort, …) appartenant au système isolé et qui agit SUR un élément du
système isolé.
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Les actions mécaniques intérieures ne sont jamais prises en compte lors de l’écriture du principe
fondamental de la statique.
On peut s’aider du graphe d’analyse pour effectuer le bilan des actions mécaniques extérieures à un
système. Le graphe d’analyse correspond au graphe de structure auquel on ajoute toutes les actions
mécaniques extérieures.
On peut ensuite décider d’isoler par exemple le système matériel E {2+3} et on entoure sur le graphe d’analyse
cet ensemble {2+3} :
L’action mécanique du solide sur le solide 2 (liaison rotule de centre B), l’action mécanique du solide 0
sur le solide 3 (liaison rotule de centre C) sont les actions mécaniques extérieures agissant sur
l’ensemble E.
L’action mécanique du fluide et l’action mécanique du solide 2 sur le solide 3 (pivot glissant d’axe Cx2)
sont les actions mécaniques intérieures de E.
Un autre outil très efficace pour traduire l’isolement d’un solide et le bilan des actions mécaniques
extérieures est l’outil de représentation. Il est conseillé lorsque cela est possible de représenter le
système isolé et de représenter sur la figure les actions extérieures.
Nous verrons que dans le cas d’un problème plan, cette représentation sera systématique
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Le Principe Fondamental de la Statique (PFS)
1. Notion d’équilibre
Le principe fondamental de la statique s’applique à des systèmes matériels en équilibre par rapport à un repère
galiléen (repère lié à la terre).
Référentiel Galiléen : Un référentiel Galiléen est l’association d’un repère géométrique et d’un repère temporel
pour lequel le Principe Fondamental de la Statique est vérifié. On considère Galiléen :
Tout repère fixe (i.e. sans mouvement) par rapport à la Terre.
Tout repère en mouvement de translation rectiligne (i.e. sa trajectoire est une droite) uniforme (sa vitesse
est constante) par rapport à la terre.
Equilibre d’un système matériel : Un système E est en équilibre dans un référentiel Galiléen si, au cours du
temps, chaque point de E conserve la même position par rapport au repère géométrique du référentiel.
2. Enoncé du PFS
Pour qu’un système matériel E soit en équilibre par rapport à un repère galiléen, il faut que la somme des actions
mécaniques extérieures à E soit nulle.
Etant donnée la modélisation des actions mécaniques, le PFS nous donne donc deux équations vectorielles :
On peut également traduire ces deux égalités vectorielles à l’aide de l’outil torseur :
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
̅ E
E ⃗
∑ { ̅
E E} { } { } { } où A est un point quelconque
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
A̅ E E A
⃗
Lorsque l’on somme des torseurs ces derniers doivent tous être écrits au même point.
Ecriture du théorème de la résultante statique et du moment statique au point A1 sur l’ensemble E {1}.
Théorème de la résultante statique :
Feau1 FRotule01 FLA01 Fg 1 F21 0
Théorème du moment statique au point A1 :
M A (F ) M A (F
1 eau 1 )
1
M A (F
Rotule 01 1 LA 01 )
M A1 ( Fg1 ) M A1 ( F21 ) 0
Le théorème de la résultante statique et le théorème du moment statique sont ensuite projetés sur
les 3 axes d’une même base, ce qui conduit à 6 équations scalaires dans le cas d’un problème
spatial.
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Cas d’un problème plan
Dans le cas d’un problème plan, on obtient 3 équations scalaires, 2 équations d’efforts et une
seule équation de moments.
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
̅ E .x ⃗
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
̅ E ⃗
E { E
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
̅ E .y
E ⃗
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AE ̅ E
⃗ ∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AE ̅ E .⃗
Le calcul des moments par rapport à un point peut souvent s’appuyer sur la définition utilisant la
force multipliée par le bras de levier que l’on peut visualiser sur la représentation du système isolé.
⃗
x
30° A
(S)
Etant donnée la symétrie, le
modèle proposé est plan O
cable (S)
YO
(S)
XO M.g
Sur l’exemple de l’auvent, le modèle proposé est plan avec l’hypothèse d’un système symétrique. La
représentation des efforts appliqués sur l’auvent (S) est aisée dans le plan xy.
La représentation des efforts se doit d’être cohérente et doit faciliter la résolution. Ici, la convention
adoptée (qui n’est pas normalisée donc qui peut varier suivant les personnes) est
- de représenter des composantes de forces lorsque la force est inconnue (ici XO et YO)
- de représenter les efforts orientés lorsque leur sens et leur direction sont connus (ici, la force
de pesanteur appliquée en G et dirigée verticalement vers le bas, Mg étant sa norme et la
force du câble dirigée suivant le câble et de norme inconnue notée FcableS)
Généralisation : Si un système matériel (1) exerce une action mécanique sur un autre système matériel (2), alors
le système (2) exerce sur (1) une action mécanique opposée.
{ E1 E2 } { E2 E1 }
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Exemple : auvent articulé cable (S)
YO
⃗y A
(S)
B
O
XO M.g
x⃗
( ) cable
30° A B
(câble)
O
(S) cable
A
Exemple de l’auvent : le câble supposé de masse négligeable est soumis à deux forces. Ces deux forces sont
donc de même norme et de sens opposé.
F(0)cable= F(S)cable
( ) cable
B
Dans les problèmes abordés, sauf indication (câble)
contraire, l’effort exercé par un câble sur un
solide (S) aura une direction connue (suivant le
(S) cable
câble) et un sens connu (le câble étant tendu) A
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4-2 Solides soumis à trois forces
Dans le cas d’un solide soumis à trois forces appliquées en A, B et en C, le PFS donne :
⃗⃗⃗⃗A ⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗C ⃗
{
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
⃗⃗⃗⃗⃗
⃗
( ( (
Cas n°1 : si deux forces ⃗⃗⃗⃗A et ⃗⃗⃗⃗ sont de même direction, alors la force ⃗⃗⃗⃗ est également de même direction. Les
trois forces ⃗⃗⃗⃗A , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗ sont alors parallèles. ⃗⃗⃗⃗ A
⃗y
(S) A
⃗⃗⃗⃗
⃗x
C
B
⃗⃗⃗⃗⃗C
Cas n°2 : si les forces ne sont pas parallèles, il existe un point J intersection des deux forces ⃗⃗⃗⃗A et ⃗⃗⃗⃗ .
L’équation de moment en implique alors que la force ⃗⃗⃗⃗ passe également par le point J.
Les trois forces ⃗⃗⃗⃗A , ⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗C sont concourantes en un même point J.
⃗⃗⃗⃗A
⃗y
(S) A
⃗⃗⃗⃗
B J
x⃗
⃗⃗⃗⃗⃗C
⃗y
J
B cable (S)
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
( ) (S)
A
⃗x
O (S)
30° A M.g
Les propriétés mises en évidence sur les cas particuliers de solides (ou ensembles de solides)
soumis à deux forces ou à trois forces sont largement exploitées dans le chapitre suivant et qui
concerne la statique graphique.
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Resolution d’un probleme de statique par l’outil graphique
1. Problèmes plans
Un problème de statique est qualifié de problème plan si le système étudié est uniquement sous l’effet
d’actions mécaniques dont les résultantes sont coplanaires et les moments éventuels perpendiculaires à
ce plan.
Ces conditions imposent une symétrie matérielle du système par rapport au plan considéré.
Tous les problèmes plans ne peuvent pas être traités graphiquement. Seuls les systèmes soumis à 2
forces ou à 3 forces sont abordés dans ce cours. Etant donnés les outils numériques actuels, le
principal intérêt pour l’ingénieur de cette approche graphique est de sentir » physiquement comment
sont répartis les efforts sur le système étudié.
Le déploiement de l’échelle (3) s’effectue à partir d’un vérin (4) et (5) articulé sur la tourelle (2).
Pour l’étude de l’effort du vérin sur l’échelle, en supposant que la charge soit dans le plan de symétrie de
l’échelle Axy, la force du vérin ainsi que la force de pesanteur sont situées dans ce plan. Le problème
peut donc être considéré comme un problème plan.
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3. Cas des systèmes soumis à 3 forces
Si un système matériel en équilibre subit l’action unique de 3 forces alors les résultantes des 3 forces sont :
coplanaires,
concourantes ou parallèles
de somme vectorielle nulle
On se limite au cas de forces non parallèles. Dans le cas de forces //, une résolution analytique dans
le plan conduit directement au résultat.
Etape 1 : On doit connaitre au minimum une force + une direction d’une autre force.
Etape 2 : On définit le point J intersection des deux directions connues.
Etape 3 : On construit la troisième direction qui passe par le point et le point d’application de la troisième force.
Etape 4 : On réalise la somme vectorielle à partir de la force connue sur une construction dont on a défini
l’échelle appelée triangle des forces.
Exemple de l’échelle de pompier. : On isole le solide 3 et on effectue le Bilan des Actions Mécaniques
Extérieures.. On constate que le solide (3) est soumis à 3 forces non parallèles :
La force de la pesanteur appliquée en G verticale vers le bas
La force du solide 4 dont la direction est connue (voir chapitre précédent)
L’action du solide 2 au niveau de l’articulation.
Etape 1 : On connait ⃗ + la direction de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Etape 2 : On définit le point J intersection des directions de ⃗ et de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
Etape 3 : On construit la troisième direction qui passe par le point J et le point A.
Etape 4 : On réalise la somme vectorielle sur le triangle des forces. On en déduit ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ .
On isole 3 +
B.A.M.E.
Direction
de F43
F23
J
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4. Méthode générale pour la résolution graphique des
problèmes de statique
Etape 1 : On réalise un graphe de structure.
Etape 2 : On réalise un bilan complet des actions mécaniques et on complète le graphe de structure (qui devient
un graphe d’analyse). On ajoute éventuellement ces actions mécaniques sur le schéma d’architecture.
Etape 3 : On élabore la stratégie de résolution et on regarde si l’on peut résoudre le problème graphiquement.
On part de la (des) force(s) connue(s) et on progresse en isolant les solides soumis à 2 forces ou à 3 forces pour
aller jusqu’à l’effort recherché
Etape 4 : On fixe une échelle (pour le tracé des forces) et on réalise les constructions graphiques sur les figures.
On ajoute au fur et à mesure les informations obtenues (direction ou force entièrement connue) sur le tracé.
Etape 6 : On indique les résultats en précisant «Graphiquement on obtient … » et on valide ou non ou non le
critère de performance attendu de la fonction de service.
Graphe d’analyse
Pivot d’axe (A, z )
Pivot d’axe (D, y ) 2
3
Rotule en C
Fg 3
1 Rotule en B
Fluide
5 4
Pivot glissant
d’axe (D, y4 )
On ne peut pas isoler le solide 2 car il est soumis à une action mécanique qui ne se réduit pas à une force dans
le plan. On isole donc {4+5} : Le système est soumis à 2 forces. On en déduit donc la direction de ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ (= ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ )
On peut résoudre graphiquement car le solide 3 est soumis à 3 forces dans le plan (A, , ).
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Etape 4 : Constructions graphiques.
On isole 3 +
B.A.M.E.
Direction
de F43
F23
Echelle : 1cm = 5000N J
Etape 6 : Graphiquement on a F43 9500N et on valide ou non le critère de performance attendu lié au choix
du vérin.
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Demarche d’application du PFS
Le bilan des actions mécaniques extérieures est parfois grandement facilité par le graphe d’analyse
On écrit le PFS et on recherche les équations utiles étant donné l'objectif d'étude
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
̅ (S)
S
⃗
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
AS̅ (S)
⃗
On ECRIT les équations et on VERIFIE si besoin les hypothèses liées aux lois de comportement
Pour le bilan des actions mécaniques, trois outils peuvent être utilisés suivant le type de problèmes :
l’outil torseur (utile pour les problèmes dans l’espace), l’outil vecteur dans le cas des forces (utile pour
les problèmes plan en particulier), l’outil graphique (utile principalement pour les problèmes plan et
permettant de visualiser le problème)
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2. Résolution d’un problème de statique
Dans un cas général, la résolution d’un problème de statique peut s’avérer complexe même si les savoirs
fondamentaux sont limités (seuls le principe fondamental est à savoir),
Pour l’ingénieur, la résolution d’un problème de statique passe dans un cas général par 4 grandes étapes
La détermination des actions mécaniques dans une liaison (par exemple action de liaison
de(0)(1) sur le pilote de voilier
La détermination de l’action mécanique d’un actionneur (vérin, moteur électrique,..) (par exemple
action exercée par le vérin sur l’échelle de pompier)
Pour le cours la mise en place de ces hypothèses, l’ingénieur pose un certain nombre de questions
Peut-on négliger le poids des pièces devant les autres forces mises en jeu ?
Peut-on faire l’hypothèse de liaisons parfaites ?
Le système étudié peut-il être considéré comme statiquement plan ?
Pour le cours de mécanique, cette phase de modélisation n’est pas demandée. Les modèles sont déjà
posés ainsi que le paramétrage associé.
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Pour résoudre le problème l’ingénieur peut:
- revoir le modèle pour diminuer le nombre d’inconnues statiques (revoir le modèle choisi pour les
différentes liaisons, chercher d’éventuelles symétries,….)
- rechercher des équations supplémentaires par exemple pour un contact ponctuel avec frottement, en
se plaçant à l’équilibre strict (à la limite du glissement). On écrit alors une relation supplémentaire
- utiliser les équations de la résistance des matériaux tenant compte de la déformabilité des solides (voir
ème
cours de 3 année)
Problème spatial :
Dans le cas d’un problème spatial, une résolution analytique utilisant les torseurs peut être privilégiée. En
effet, le calcul des moments des actions mécaniques en un même point s’appuie sur le produit vectoriel car
les bras de levier sont alors complexes à calculer.
Problème plan :
Dans le cas d’un problème plan, on peut utiliser une résolution analytique ou une résolution graphique. Dans
les deux cas, l’ingénieur s’appuie la plupart du temps sur une figure représentant le système isolé et les
actions mécaniques extérieures appliquées.
C’est probablement avec la traduction des lois du frottement la principale difficulté des problèmes de statique.
Pour des problèmes complexes, la stratégie d’isolement peut s’appuyer sur le graphe d’analyse qui
permet de visualiser le nombre d’inconnues « statiques » pour un isolement donné. A partir de ce
graphe, en fonction de l’objectif visé, on peut élaborer une démarche d’isolement.
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Le graphe d’analyse permet de constater que l’isolement de ( ) fait intervenir 8 inconnues « statiques » (2 pour la
liaison linéaire annulaire en A2, 3 pour la liaison rotule en A1 et 3 pour la liaison rotule en B). L’action de la
pesanteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
pes et l’action de l’eau ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
eau sont connues.
Il en est de même si on isole l’ensemble { +2+3}.
Le graphe d’analyse permet également de constater que l’ensemble {2+3} est soumis à deux forces (2 liaisons
rotules) Donc, on connaît la direction de ces forces. Il reste donc qu’une seule inconnue d’effort entre ( ) et (2)
qui correspond à l’intensité de la force de poussée.
La stratégie d’isolement est donc :
1/ on isole {2+3}. On déduit la direction de la force de (1) sur (2) (ou de (2) sur (1))
2/ on isole {1}. On a alors 6 équations de la statique et 6 inconnues : l’intensité de l’effort de poussée, les 2
composantes de l’effort de la liaison linéaire annulaire en A 2, les 3 composantes de l’effort de la liaison rotule en
A1.
3. Exemples
3-1. Exemple du pilote automatique de bateau
Objectif de l’étude : recherche des actions de liaison en A1 et A2 ainsi que l’effort du vérin
Schéma d’architecture
z Graphe d’analyse
C
3 Fpes 1 Feau1
A1
E={1}
x 1
2 0 Linéaire annulaire
L d’axe (A2, z )
1 E={2+3}
Rotule en B
Rotule en A1
A2 B
0 y 2
0 Fluide
P
G
3 Pivot glissant d’axe (C, x2 )
Rotule en C
Feau1 Fg 1
Données :
L’eau exerce une action mécanique sur le gouvernail modélisée globalement par une force
Feau1 F .x en P de coordonnées (0, yP, – zP).
Le fluide exerce une action mécanique sur le corps du vérin 3 ainsi que sur la tige du vérin 2.
Seuls les solides 0 (de centre de gravité G et de masse M0) et 1 (de centre de gravité G1 et de masse
M1) sont soumis à l’action mécanique de la pesanteur.
A1 a pour coordonnées (0, 0, 0) ; A2 a pour coordonnées (0, 0, – L) ; G1 a pour coordonnées (0, yG1, –
zG1) ; B a pour coordonnées (0, a, 0).
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1er isolement
On isole l’ensemble E {2+3}
On le représente (si c’est possible)
F03
On effectue le bilan des actions mécaniques extérieures 3 C
L’ensemble E est soumis à deux forces (rotule en
B et rotule en C) 2
B
Le PFS implique que les forces appliquées en B et C sont F1 2
⃗.
dirigées suivant (BC) qui correspond à la direction Bx
⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
ème
z
2 isolement
On isole le solide (1) Z1 a
On le représente (si c’est possible)
A1
On effectue le bilan des actions mécaniques extérieures
X1 Y1
1
- Action de la pesanteur : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ - au point G x
pes
A2 L B
- Action de l’eau ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
eau - au point P 0
Ecriture du PFS
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1̅ (1)
⃗
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
A1 ̅
⃗
1 (1)
Equations obtenues
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
1̅ (1)
⃗ {
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
A1 ̅
⃗ {⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗ } {⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ } {⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ } {⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗ } ⃗
1 (1)
{( ) ( )} {( ) ( )} {( ) ( )} {( ) ( )} ( )
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Du système de 6 équations à 6 inconnues, on déduit :
- L’effort du vérin : ( ⁄ )
( ⁄ ) et ( ⁄ ) ( ⁄ )
( ⁄ ) ( ⁄ ) ; ( ⁄ ) ( ⁄ ) et
Modéle
Réel ⃗y
B
⃗
x
a
30° A
(S) c
Etant donnée la symétrie, le b
modèle proposé est plan O d
L
Données :
La plaque de verre est homogène et a une masse égale à 20kg soit 10kg par câble
Les dimensions sont L=1000mm, a=90mm, b=c=55mm, d=720mm.
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2ème isolement
On isole la demi plaque (S)
⃗y
On la représente
On effectue le bilan des actions mécaniques extérieures
⃗
x
- Action de la pesanteur : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
pes - au point G
s °
- Action du câble ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
cable au point A suivant (AB). On YO 30°
a cos ° A
représente sur la figure ci-contre les coordonnées en c
b
fonction de l’angle d’inclinaison G
O XO
- Action du bâti correspondant à une articulation (deux L/2
composantes d’effort dans le plan : ( ) Mg
d
Ecriture du PFS
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
S̅ (S) ⃗
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
̅ (S)
S
⃗
On ne recherche pas les efforts dans la liaison en O L’équation de moment autour du point O va
donc nous permettre d’accéder directement à la détermination de l’effort dans le câble.
Equations (on écrit donc uniquement l’équation de moment qui permet d’accéder directement au résultat
∑ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
̅ (S)
S
⃗ -(L/2-a).Mg + d.F.sin30° + (b+c).F.cos30° = 0
L’équation de moment autour de O⃗ s’écrit très facilement à partir de la figure en multipliant la force pr
le bras de levier avec un signe + si on tourne autour de +⃗ et avec un signe – si on tourne autour de -⃗ .
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