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Le Rationnement de Crédit Bancaire

Ce document traite du rationnement du crédit bancaire. Il présente les définitions et l'importance du rationnement de crédit, le fonctionnement du marché du crédit et le lien avec l'asymétrie d'information. Il aborde également les études menées sur les déterminants et impacts du rationnement de crédit ainsi que les mécanismes mis en place pour le réduire.

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Le Rationnement de Crédit Bancaire

Ce document traite du rationnement du crédit bancaire. Il présente les définitions et l'importance du rationnement de crédit, le fonctionnement du marché du crédit et le lien avec l'asymétrie d'information. Il aborde également les études menées sur les déterminants et impacts du rationnement de crédit ainsi que les mécanismes mis en place pour le réduire.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université [Link]-BEJAIA

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des Sciences de Gestion


Département des Sciences Economiques

MEMOIRE
En vue de l'obtention du diplôme de
MASTER EN SCIENCES ECONOMIQUES
Option : économie monétaire et banque (EMB)

Thème
Le rationnement de crédit bancaire :
Le cas de la BNA (agence de Bejaia)

Présentée par : Sous la direction :

- Ait Atmane Yasmina DR. BOUGHIDENE R.


- Boudjema Cylia

Année Universitaire : 2021-2022


Remerciement

A l’issue du cycle de notre formation nous tenons à remercier dieu le tout puissant.

Nos remerciements les plus sincères vont à :

Monsieur [Link] notre encadreur pour ses conseils précieux et ses suivis
qu’il nous a prodigué durant tout notre travail.

Nous tenons à remercier également Mr Abed Rahmane notre maitre au niveau de la


BNA 356 de Bejaia, pour son aide, sa disponibilité et son amabilité.

Nous tenons à exprimer notre gratitude et nos vifs remerciements à tous ceux qui nous
ont aidé de près ou de loin dans l’élaboration de ce mémoire.
Je tiens c’est avec grand plaisir que je dédie ce modeste travail :

A l’être le plus cher de ma vie, la lumière de mes jours, ma mère

A celui qui a fait de moi une femme et le plus précieux offre du dieu, mon père

A mes très chères sœurs et mon soutien de vie : siham,sabrina,souhila

Mon unique frère qui sait comment procurer de la joie pour toute la famille : Lounes

Mes adorables beaux-frères Farid et Ali mes neveux Nassim et Djibril

Ma grand-mère, mes oncles et mes tantes que dieu leurs donne une longue et heureuse vie

Sans oublier ma binôme cylia pour son soutien et ça compréhension

Merci a tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin avec leurs encouragements et leurs amours.
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail à :


A ma chère mère
A Mon cher père
Qui n’ont jamais cessé, de formuler des prières à mon égard, de me soutenir et de
m’épauler pour que je puisse atteindre mes objectifs.
A Mes très chers frères, Boussaad et Rayane
A ma très chère sœur Lamia
Pour son soutien moral et ces conseils précieux tout au long de mes études
A ma très chère grand-mère Baydebba que son âme soit en paix
A ma très chère et adorable collègue Mounia
Qui m’a aidé et supporté dans les moments difficile
A mon binôme pour son entente et sa sympathie
Et a tous ce qui est chère pour moi.

CYLIA.
AC : Actif circulant
A.I : Actifs immobilisé
ANGEM : Agence national de gestion du micro-crédit
ANSEJ : l’Agence Nationale de soutien à l’Emploi de Jeune
ASF : Allocation de soutien familial
B.F.R : Besoin en fonds de roulement
BNA : Banque nationale d’Algérie

BOAL : Bulletin officiel des annonces légales


CA : Conseil d’administration
CA : Chiffre d’Affaire
CAF : Capacité d’autofinancement
CCI : Chambre de commerce et d’industrie
CCTC : Le centre de contrôle technique de la construction
CGCI : Caisse de Garantie des Crédits d’Investissement
CMT : crédit à moyen terme
CNAC : caisse national d’assurance chômage
CNI : Conseil National de l’Investissement
C.P : Capitaux permanents
CRC : Caisses Réunionnaises Complémentaires
DA : Dinar Algérien
DCT : Dettes à court terme
DLMT : Dettes à long et moyens terme
DR : Délais de Récupération
DRE : direction régionale d’eau
EBE : excédent brut d'exploitation
EPS : Education physique et sportive
FNES : Fond National de Soutien à l’Emploi de Jeune
F.P : Fond propres
F.R : Fonds de roulement
HT : hors taxe
IBS : impôt sur le bénéfice des sociétés
KDA : kilos Dinard Algérien
L’ANDI : agence nationale de développement de l'investissement
L.T : long terme
MC : Mouvement confié
M.T : moyen terme
PME : petite et moyenne entreprise
SIG : soldes intermédiaires de gestion
T : Trésorerie
TCR : tableau des comptes des résultats
TTC : Toutes taxes comprises
TVA : Taxe sur la valeur ajoutée
VA : valeur ajoutée
VAN : Valeur Actuelle Nette
VD : Valeurs disponibles
VE : Valeurs d’exploitation
V.I.N : Valeurs immobilisées nettes
VR : Valeurs réalisables
V.T.I : Valeurs temporairement immobilisées
Sommaire
Liste des abréviations
Liste des tableaux
Liste des figures
INTRODUCTION GENERALE ...................................................................... 1
PARTIE 1

CHAPITRE I : Rationnement du crédit : aspects théoriques


Introduction chapitre 1……………………………………………….………….3
Section 1 : Définitions et importance du rationnement de crédit…………. ..... 4
Section 2 : Le fonctionnement du marché de crédit ........................................ 11
Section 3 : Le rationnement du crédit et l’asymétrie d’information................ 17
Conclusion........................................................................................................ 23
CHAPITRE II : Les différentes études sur rationnement du crédit
Introduction chapitre 2……………...………………………………….………24
Section 1 : Généralités sur le crédit…………. ................................................ 25
Section 2 : Les déterminants de rationnement du crédit …………. ................ 29
Section 3 : L’impact de rationnement du crédit............................................... 34
Section 4 : Les mécanismes mis en place pour réduire le rationnement du
crédit………………………………………………………………………….36
Conclusion……………………………………………………………………38

PARTIE 2

CHAPITRE III : Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un dossier


de crédit
Introduction chapitre3.……………………………………………….………...40
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil BNA …………………….41
Section 2 : Les étapes d’étude d’un dossier de crédit d’investissement .......... 46
Conclusion........................................................................................................ 57

CHAPITRE IV : Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)


Introduction chapitre4…………………………………………….…………....59

Section 1 : Etude d’un cas pratique accepté au sein de la BNA-Banque…….60


Section 2 : Etude d’un cas pratique rejeté au sein de la BNA-Banque ……... 69
Conclusion : ..................................................................................................... 74
CONCLUSION GENERALE .......................................................................... 76
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
Introduction Générale
Introduction Générale

Introduction Générale

Dans une économie d’endettement, le crédit est le principal outil de création de la


monnaie. C’est un acte par lequel une institution financière met à la disposition de ses clients
une somme d’argent moyennant le paiement d’un taux d’intérêt (prix de l’argent) pour une
période bien déterminée. En effet le crédit joue un rôle déterminant dans la croissance
économique ; l’évolution des prêts et l’utilisation de ceux-ci dans des secteurs rentables aura
donc un impact positif sur le développement économique à travers l’augmentation des
Investissements, de la production et de la consommation. Par ailleurs lorsqu’il y a croissance
économique, certaines institutions financières ont tendance à augmenter le volume de crédit du
fait que les conditions macro-économiques sont favorables (ce qui facilite le remboursement).

Toutefois, lorsqu’un investisseur reçoit un prêt, il ne s’intéresse qu’à la rentabilité des


capitaux empruntés, à son objectif personnel et son autonomie de gestion ; par contre, le prêteur
apprécie plutôt la solvabilité et le respect des engagements de l’emprunteur. L’attention portée
à la capacité de remboursement de l’emprunteur incite donc les bailleurs de fonds à se protéger
contre le risque de défaut du client ; si ces risques entraînent des coûts très critiques pour
l’agence, alors les fournisseurs rationnent le crédit. Si dans des conditions normales.

Le rationnement du crédit est une des formes les plus courantes d’inefficience du marché.
Des entreprises proposant des projets d’investissement rentable se voient refuser des prêts
bancaires même à un taux d’intérêt élevé. En situation de crise financière et économique, la
restriction de l’accès au crédit bancaire s’en trouve renfoncée. En effet, le phénomène de
rationnement s’explique par des problèmes d’asymétrie d’information entre des préteurs et des
emprunteurs. Les banques décident de rationner la quantité de crédit qu’elles accordent car agir
sur les taux d’intérêt influence le risque de l’emprunteur. En effet, des taux élevés attirent des
emprunteurs plus risqués (sélection adverse) et incitent ceux-ci a augmenter le risque de leurs
projets (aléa moral).

Le rationnement est la limitation de consommation des produits à une personne à cause


de la rareté des ressources (quantité/prix). Dans le domaine de la finance, le rationnement est
généralement associé au terme « Crédit » et apparaît fortement dans les décisions d’octroi du
crédit et de son montant prises par les banques dans le but de faire face au manque ou
imperfectionnement des informations sur la crédibilité des emprunteurs. Pour la banque, le

1
Introduction Générale

rationnement existe lorsque le taux débiteur est inférieur strictement au taux d’équilibre qui
résulte de l’intersection de la demande et de l’offre du crédit provenant du client.

L’Object de notre travail consiste donc a étudié et à comprendre le phénomène de


rationnement du crédit. Nous essaierons de répondre principalement à la question suivante : les
banques rationnent-elles les crédits ? si c’est (oui) sur quelles bases ?

Nous focaliserons notre étude sur le rationnement de crédit dans les banques algériennes,
plus particulièrement nous intéresseront au cas de la BNA. Afin de mieux cerner ce
phénomène, il est impératif de répondre aux questions suivantes :
 C’est quoi un rationnement du crédit.
 Pour quoi doit-on rationner le crédit ? Et quel est son impact sur l’économie ?
 Quelles sont les mécanismes mis en place pour réduire le rationnement de crédit ?
 Comment les banques en générales et la BNA en particulier, acceptent et rejettent
les emprunteurs ?

Dans le cadre d’analyse nous essayerons de porter des réponses aux interrogations
évoquées ci-dessus. Notre recherche s’est principalement axée sur la consultation d’ouvrages
divers, mais également par l’accomplissement d’un stage à la BNA, direction régional de
Bejaia, agence 356, ainsi nous avons structuré le présent mémoire en deux parties, qui sont
organisées, comme suit :

 La première partie est divisée en deux chapitres :


 Le premier chapitre, consiste à définir le rationnement du crédit selon la théorie
économique, ainsi le fonctionnement du marché de crédit et l’analyse de l’asymétrie
d’information.
 En suite le deuxième chapitre traitera les déterminants de rationnement du crédit et
l’impact de rationnement du crédit ainsi les mécanismes mis en place pour réduire le
rationnement du crédit.
 La deuxième parie est divisée également en deux chapitres :
 Le troisième, comprendra présentation de l’organisme d’accueil BNA et Les étapes
d’étude d’un dossier de crédit d’investissement.
 Le quatrième chapitre sera consacré à une étude de deux cas pratiques suite à un stage
effectué auprès de la BNA Bejaia. Nous avons traité deux cas pratiques, l’un porte sur
un crédit d’investissement accepté, et l’autre cas, porte sur un crédit d’investissement

2
Introduction Générale

rejeté. L’objectif de ce chapitre est de valoriser les éléments théoriques étudié dans les
deux premiers chapitres. L’idée principale que nous avons soutenue tout au long de
ce chapitre est de montré comment la banque BNA sélectionne les bons et mauvais
projets, et quels sont les critères et les mesures utilisées pour favoriser ou rejeter la
demande de crédit. Evidemment le rationnement de crédit est un élément central de
notre étude. En effet, la question primordiale de ce chapitre est : les banques
algériennes rationnent-elles les crédits, plus particulièrement la BNA Bejaia ?

3
PARTIE 1
CHAPITRE I

Rationnement du crédit :
aspects théoriques
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Introduction

La question de l’existence d’un rationnement du crédit bancaire a depuis longtemps été


soulevée et cela à cause du déséquilibre sur les marchés du crédit. L'explication du rationnement
du crédit réside dans l'introduction de l'hypothèse de l’asymétrie de l'information, bien avant
d'illustrer cette hypothèse, il convient de définir le rationnement du crédit qui désigne le fait
que parmi des demandeurs de crédit supposés identiques, certains obtiennent le crédit et d'autres
ne l'obtiennent pas, bien que ces derniers soient prêts à payer des taux d'intérêt plus élevés. Le
rationnement du crédit fait aussi référence à une situation où certaine catégorie d'individus
soient incapables d'accéder au marché du crédit.

Dans ce chapitre nous essayerons de montrer et d'expliquer c’est quoi le rationnement du


crédit, en s’appuyant sur la théorie économique. Nous analyserons, dans la première section le
marché du crédit. Dans la deuxième section, nous analyserons le rationnement du crédit tel que
le fonctionnement de marché du crédit. Enfin, dans la troisième section, nous introduisons le
concept du rationnement de crédit dans le cadre de marché du crédit impliquant l’asymétrie de
l’information.

3
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Section 1 : Définitions et importance du rationnement de crédit

1.1. Définition
La notion de rationnement de crédit est très utilisée dans le langage économique et
financier et plusieurs auteurs ont donné leurs avis par apport à une définition formelle du terme.
Pour BESTER et HELMUT1, le rationnement de crédit se décrit par le fait que « lorsque
certains emprunteurs obtiennent des prêts tandis que d’autres n’en obtiennent pas, même s’ils
sont prêts à payer le taux d’intérêt que les prêteurs demandent, même plus élevés et /ou de
fournir plus de bien en garantie car la demande de crédit est inférieur à l’offre et l’ajustement
se fait par l’offre et non par les prix ».

D’après STIGLITZ et WEISS2, il y a rationnement de crédit lorsque l’emprunteur est


disposé à accepter les conditions de prêt établies par le prêteur même si celui-ci disposant de
ressources suffisantes et que le prêt lui est toutefois refusé (certains emprunteurs sont contrains
par des lignes de crédit fixées qu’elles ne doivent pas dépasser sous n’importe quelles
circonstances, d’autres sont purement refusés de prêts).

En bref, le rationnement de crédit est pour une banque le fait de limiter ou contrôler
l’émission de prêt envers un emprunteur potentiel aux conditions demandée (quantités et prix
ou taux d’intérêt).

Nous allons montrer comment une banque peut rationner son crédit à travers les quatre
types suivants :

Premier type : Le rationnement de type 1 repose sur le fait que la banque accorde un prêt pour
un montant inférieur à celui qui a été demandé. Cette définition repose sur l'hypothèse qu'il
existe une relation positive entre montant emprunté et les difficultés de remboursement.

Deuxième type : dans une situation de type 2, les banques refusent de s’engager envers certains
emprunteurs alors qu’ils présentent les mêmes caractéristiques que ceux qui obtiennent le
crédit. De plus, ces emprunteurs sont prêts à payer un taux d'intérêt plus élevé et à apporter des
collatéraux (c’est-à-dire des garanties) plus importants. La plupart des modèles analytiques
s'attachent à expliquer ce phénomène. C’est notamment le cas des modèles de). Le rationnement

1
Bester and Hellwig, “Moral Hazard and Equilibrium Credit Rationing: An Overview of the Issues.”
2
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”

4
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

de type 2 est qualifié de pur rationnement. Dans ce cas, la demande est supérieure à l'offre et,
contrairement aux modèles néoclassiques, l'ajustement se fait par les quantités et non par les
prix car le taux d'intérêt influence la probabilité de défaut de l'emprunteur.

Troisième type : Le troisième type de rationnement correspond à un refus de prêter au taux


d'intérêt désiré par l’emprunteur. Ce type de rationnement découle de la différence
d'anticipation des probabilités de réussite du projet entre l'emprunteur et la banque, celle-ci étant
plus pessimiste, et désirant appliquer une prime de risque plus élevée que celle souhaitée par
l'emprunteur.

Quatrième type : Le quatrième type de rationnement est appelé dans le vocabulaire anglo-
saxon "red-lining". Dans ce cas, les emprunteurs écartés se distinguent de ceux qui ont obtenu
le crédit car ils ont été identifiés comme trop risqués par la banque : quel que soit le taux en
vigueur, ils sont exclus du marché du crédit. Dans ce cas, le rationnement ne s'explique pas en
termes d'apurement du marché et d'adéquation de l'offre et de la demande par les quantités, c'est
aussi un refus de prêter. Le "red-lining" correspond au rationnement le plus communément
observé dans la réalité.

Par ailleurs, dans un sens plus large, l’équilibre de rationnement fait appel à l’analyse du
rationnement du crédit lorsque le taux d’intérêt est à son niveau de long terme. L’analyse de
Stiglizt et Weiss montre qu’il n’y a pas de discrimination par les prix sur le marché du crédit à
cause de l’asymétrie de l’information ; l’argument est que le taux d’intérêt fait fuir les
emprunteurs les plus sûrs (biais de sélection adverse) ; ensuite, un taux d’intérêt élevé incite les
emprunteurs à entreprendre des projets plus risqués.

1.1. Approche théorique de rationnement de crédit

Théoriquement, nous trouvons plusieurs mesures de rationnement car l’offre et la


demande de crédit ne sont pas des données observables alors on va citer quelques-unes :

Jaffé et Modigliani (1969)3 s’intéressaient au degré de rationnement, c’est-à-dire à la part


de la demande rationnée au sein de la demande totale. Ils supposent que les demandeurs de
crédit sont divisés en deux catégories. Les clients sans risques ne sont pas rationnés et
empruntent au taux de base bancaire. Les emprunteurs risqués, quant à eux, obtiennent des

3
Jaffee and Modigliani, “A Theory and Test of Credit Rationing.”

5
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

crédits à des conditions moins avantageuses puisque les taux sont majorés d’une prime de
risque.

Figure Nº1 : Mesure du rationnement, Jaffee et Modigliani

L, D

L1=D1

L1= D1 D2 L2

Source : Jaffee et Modigliani (1969).

D’après la figure 1, L1 et D1 représentent l’offre et la demande pour les clients non


risqués ; L2 et D2 concernent les clients risqués. Le montant du rationnement est égal à (D2-
L2), et le degré du rationnement à : Ĥ = (D2-L2) / D2. Le problème qui se pose et qui survient
dans toutes les études cherchant à mesurer le rationnement du crédit est le manque
d’information sur la demande ex-ante D2. Pour contourner cette difficulté, Jaffee et Modigliani
construisent deux indicateurs. Le premier, H1, est égal à L1/ (L1+L2), il représente le
pourcentage de crédit accordés aux clients sans risques (avec L1=D1). Le second H2, est égale
à 1/ H1, c'est-à-dire (L1+L2) / L1 ; il représente la proportion de crédit accordés aux clients
risqués. Jaffee et Modigliani3 démontrent également que H1 varie de manière positive avec le
degré de rationnement Ĥ. Inversement, H2 varie négativement avec Ĥ. Ils utilisent enfin la
proportion de crédits accordés aux clients sans risque pour mesurer le rationnement du crédit.
En effet, plus le rationnement augmente, moins les clients risqués obtiennent de crédit, et plus
la part des crédits accordés aux clients non risques est importante.

1.2.2. Mesure proposé par Cole

6
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Cole4 teste l’impact des relations préexistantes entre une banque et un emprunteur
potentiel sur les informations privées facilitant l’octroi de crédit, c'est-à-dire permettant de ne
pas être rationné. Il applique pour cela un modèle économétrique de variables qualitatives pour
étudier l’évènement binaire crédit accordé et crédit refusé. Ces relations comprennent la gestion
des comptes courants, de comptes d’épargne, l’octroi de crédits par le passé ainsi que la vente
de services financiers (gestion de trésorerie notamment). Il conclut que ces relations banque-
emprunteur génèrent de l’information privée qui facilite l’obtention de crédit en réduisant
l’asymétrie d’information.

1.2.3. Mesure proposée par Berger et Udell

Berger et Udell5,ont appliqué une approche basée sur l’étude du prêt commercial, des taux et de
leur rigidité. Cette mesure considère plutôt un aspect de rationnement par les prix plus que par
les quantités. La mesure de rationnement suivant considère uniquement un rationnement par la
quantité, ce qui est plus adapté. En effet, les banques fixent bien souvent le taux d’intérêt leur
permettant un profit optimal. Le taux d’intérêt n’est ainsi plus une variable permettant d’ajuster
l’offre et la demande, plutôt que d’augmenter le coût de crédit. Les banque ne répondent pas à
la demande d’où un rationnement quantitatif du crédit.

1.2.4. Mesure proposée par Petersen et Rajan (1994)

Une mesure classique qui a été largement utilisée est celle développée par Petersen et
Rajan (1994)6. Elle se fonde sur la théorie du financement hiérarchique de Myers et Majluf
(1984)7. Les PME peuvent utiliser trois sources de financement lorsqu’elles ont un projet à
financer. Elles commencent par exploiter la source la moins couteuse, puis lorsqu’elle n’est
plus disponible, passent à celle un peu plus coûteuse à condition que le coût marginal reste
inférieur au taux interne de rendement de l’investissement marginal. En effet, les trois sources
que les auteurs considèrent sont les suivantes, de la moins couteuse à la plus coûteuse :
l’autofinancement ou financement interne, la dette bancaire, les crédits commerciaux.

4
Cole, “The Importance of Relationships to the Availability of Credit.”
5
Berger and Udell, “Some Evidence on the Empirical Significance of Credit Rationing.”
6
Rajan, “Why Bank Credit Policies Fluctuate: A Theory and Some Evidence.”
7
Cheikh-Rouhou et al., “Black Cumin ( Nigella Sativa L .) and Aleppo Pine ( Pinus Halepensis Mill .) Seed Oils :
Stability During Thermal Oxidation at 60 ° C and 100 ° C.”

7
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Les crédits commerciaux constituent une source de financement à court terme utilisé pour
financer le cycle d’exploitation de l’entreprise. Petersen et Rajan (1994)8 montrent que le
recours important aux crédits commerciaux est un indicateur du rationnement de crédit bancaire
subi par l’entreprise. Par ailleurs, cette source de financement a un coût extrêmement élevé et
n’est mobilisée que lorsque l’entreprise se trouve dans l’impossibilité de bénéficier du crédit
bancaire à hauteur de ses attentes. Cette étude ainsi que de nombreuses autres par la suite Biais
et Gollier, 1997 et Petersen et Rajan, 19979, ont mis à jour le recours massif aux crédits
commerciaux en tant que source de financement pour les PME, d’autant plus que ces dernières
sont rationnées.

1.2. Les mécanismes du rationnement du crédit

Dans cette partie nous nous intéressons à la négociation entre une banque et une
entreprise, portant sur l’octroi d’un crédit et sur le taux auquel il est éventuellement accordé.
Chaque banque est supposée avoir un comportement actif et n’accorder de crédits qu’aux
entreprises susceptibles de rembourser, à un taux qu’elle fixe unilatéralement, tout en sachant
qu’il existe des limites à se taux d’intérêt et qu’elle ne peut dépasser sous peine de voir
l’entreprise cliente renoncer à sa demande de crédit. Par ailleurs la banque n’accorde des crédits
que si ces derniers lui rapportent plus qu’un placement alternatif (sur le marché monétaire ou
sur le marché financier) et surtout si le coût des fonds nécessaire à la banque pour financier ce
prêt et inférieur au rendement qu’elle espérait en obtenir.

1.2.1. La négociation du taux d’intérêt

Dans ce cas, chaque entreprise soumet son projet à une banque, en supposera que chaque
banque étudie tous les projets qui lui sont soumis. Le nombre de projets soumis à une banque
donnée dépend du taux de base bancaire affiché par cette banque, ces taux étant observables
sons coût par les entreprises. Il est ainsi supposé que le nombre d’entreprises déposants un
dossier varie en sens inverse du taux de base bancaire.

Après l’étude des projets, la banque connait leurs caractéristiques et tous ses clients
potentiels (ayant déposé un dossier a la banque considérée). La banque est donc en mesure de

8
Petersen and Rajan, “The Effect of Credit Market Competition on Lending Relationships.”
9
Biais and Gollier, “Trade Credit and Credit Rationing.”

8
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

discriminer entre ses différents clients, alors en fixant ces taux la banque doit prendre en
considération quatre éléments

- Les caractéristiques du projet, telles que de les anticiper conformément à une la loi de
probabilité qui suit le rendement aléatoire.
- La probabilité de défaut de l’entreprise en supposant qu’une entreprise est mise en faillite
lorsqu’elle ne peut rembourser l’intégralité du capital et les intérêts de l’emprunteur
contacté. Si l’entreprise fait faillite, la banque recouvrera quand même une certaine
fraction de sa créance.
- La possibilité que l’entreprise peut avoir à ce financé ailleurs, par émission d’action par
exemple, soit le taux auquel l’entreprise peut emprunter ailleurs qu’à sa banque. Si le taux
proposé par la banque est supérieur à ce taux, l’entreprise ne demandera finalement pas
de crédit à sa banque. Le fait que si le rendement net moyen du projet est inférieur au taux
proposé, l’entreprise ne demandera pas non plus de crédit, et retirera-t-on dossier.
- Le fait que si le rendement net moyen du projet est inférieur au taux proposé, l’entreprise
ne demandera pas non plus de crédit, et retirera son dossier.

1.2.2. La détermination des crédits accordés

La banque classe un ensemble des projets par rentabilité décroissante qui fait entendre le
taux de rendement espéré. La banque servira tous les projets jusqu’au moment où le revenu tiré
du projet est inférieur au coût de son financement.

Deux cas sont envisageables, le premier est celui où la banque sert tous les projets qui lui
sont adressés, ceux-ci à lieu :

- Si le rendement du projet est supérieur au taux du marché monétaire et si les réserves


excédentaires de la banque quand elle accorde tous les crédits restent positives.
- Si les réserves excédentaires de la banque quand elle accord tous les crédits restent
positives, ou si le rendement du projet est supérieur au taux du marché plus le taux de
pénalité.

Le deuxième cas est évidement la situation inverse les crédits ne sont pas accordés. Les
conclusions provisoires à tirer de ce modèle de distribution des crédits sont les suivantes :

9
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

- Il se peut que des projets rentables pour les entreprises ne soient pas financés, dans ce
cas il existe un rationnement quantitatif de crédit (ne s’exercent pas par les taux
d’intérêts débiteur).
- Une entreprise rationnée peut toujours proposer de payer un taux d’intérêts plus élevé,
elle ne se verra quand même pas attribuer de crédit, lorsque l’offre de crédit est donnée,
alors que, si cette offre était plus grande, elle en obtiendrait peut-être un (type2) du
rationnement à la Stiglitz et Weiss 198110.
- A la marge : il est possible qu’un projet soit financé par une banque, alors qu’un autre,
en tout point semblable, ne l’est pas (par la même banque), du fait du coût croissant de
l’endettement bancaire.
- Une entreprise peut obtenir d’une banque un crédit pour un projet, alors autre entreprise
ayant déposé exactement le même dossier auprès d’une notre banque se verra refuser ce
crédit (type 1).

En effet, selon le nombre et la qualité des projets déposés auprès d’une banque, et selon
la structure du bilan de la banque, un projet peut être, ou ne peut être servi. La notion de fonction
d’offre de crédit n’a plus de sens de ce modèle, l’offre de crédit dépend en effet de manière
essentielle de la demande de crédit. La banque n’offre du crédit qu’aux entreprises qui le
demandent. Il n’est donc pas possible de construire une fonction d’offre de crédit indépendant
de la fonction de la demande.

10
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”

10
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Section 2 : Les différents modèles explicatifs de rationnement du crédit

Dans cette section, nous présenterons les différents modèles de rationnement du crédit
présenter sous forme de plusieurs modèles par plusieurs auteurs11,12,13.

2.1. Le modèle de Fried et Howit

Dans le modèle de Fried et Howit15 le contrat implicite porte sur le partage du risque de
taux. Selon les hypothèses du modèle, la banque est neutre au risque de variation des taux
d’intérêts, contrairement aux emprunteurs. Si les conditions de refinancement de la banque
varient suite à un choc non observable par l’emprunteur, la banque crée alors une rigidité des
taux en ne répercutant pas les variations sur les clients. D’une part, il est coûteux de changer
les termes des contrats en cours, et, d’autre part, la banque souhaite garder ses clients. En effet,
si elle leur imputait les variations des taux, ceux-ci changeraient d’institution. La banque devrait
alors faire face à des coûts administratifs (frais d’ouverture de dossier) sur les nouveaux clients.
En contrepartie de cette rigidité des taux débiteurs, la banque applique aux emprunteurs des
taux supérieurs à ceux du marché, et rationne les nouveaux clients. L’emprunteur, quant à lui,
s’engage à rembourser une certaine somme, quelque soient les chocs aléatoires qu’il subit. Les
critiques de la théorie de Fried et Howit portent sur le fait que les hypothèses sont proches des
conclusions. De plus, dans la pratique, il n’est pas évident que l’emprunteur soit plus adverse
au risque de variation des taux que le prêteur.

Dans la théorie des contrats implicites, contrairement aux contrats incitatifs, le respect du
contrat n’est plus lié à l’existence de pénalités, mais à la réputation. Celle-ci est un bien public
qui s’acquiert grâce à une relation de long terme. La réputation permet de diminuer l’incertitude.
Dans la théorie des contrats implicites, en raison de leur (bonne) réputation à protéger, le
comportement des emprunteurs est connu, et l’asymétrie d’information est uniquement liée aux
états de la nature.

La réputation est complétée par la confiance. La confiance dans la stratégie d’un


cocontractant a force exécutoire dès que celui-ci a une réputation à protéger. Le contrat
implicite est auto réalisateurs car les gains immédiats procurés par son non-respect sont

11
Hodgman, “The Deposit Relationship and Commercial Bank Investment Behavior.”
12
Jaffee and Russell, “Imperfect Information, Uncertainty, and Credit Rationing.”
13
Fried and Howitt, “Credit Rationing and Implicit Contract Theory.”

11
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

inférieurs aux pertes liées à la destruction de la réputation et du lien de confiance. Non


seulement la relation de clientèle permet aux emprunteurs qui ont acquis la confiance de la
banque de continuer à obtenir des crédits en cas de restriction de l’offre de monnaie, mais elle
leur assure également de pouvoir se procurer des fonds en cas de besoin de liquidité.

En conclusion sur la relation de clientèle, rappelons qu’elle procure à la banque d’autres


sources de profit que les taux d’intérêt payés sur les crédits. Les banques sont donc incitées à
prêter de préférence aux emprunteurs déjà clients. De plus, l’éventualité d’un futur
rationnement incite les clients à fournir les efforts nécessaires pour mener à bien leur projet, et
à la banque le montant exact de leurs revenus. Cependant, si la relation de clientèle permet de
diminuer les frictions informationnelles, elle ne les annule pas.

2.2. Modèle de Hodgman

Selon Hodgman (1961)14, comme les emprunteurs-déposants procurent aux banques un


revenu supérieur à celui des autres emprunteurs, les banques cherchent à partager avec eux ce
supplément. Soit elles rémunèrent les dépôts à vue, soit elles appliquent aux emprunteurs
déposants des taux débiteurs inférieurs à ceux des emprunteurs non déposants. Dans la pratique,
cette deuxième solution est retenue car la rémunération des dépôts à vue est interdite.
Puisqu’elles privilégient les emprunteurs-déposants, Hodgman conclut que les banques
rationnent les autres clients. Mais, accorder un crédit en priorité aux clients déjà déposants
n’implique pas un rationnement du crédit (dans le sens rationnement “ pur“), sauf si ce modèle
est complété par une hypothèse sur la rigidité des prix, justification que voulais éviter Hodgman.

2.3. Modèle de Jaffee et Russel

Jaffee et Russel (1976)15 introduisent l’asymétrie d’information entre prêteurs et


emprunteurs. Leur modèle est fondé sur l’impossibilité d’observer les coûts de défaillance. La
clientèle des banques est divisée en deux groupes impossibles à distinguer. Le premier groupe
est composé d’emprunteurs honnêtes est malhonnêtes. Pour ne pas être repérés, ces derniers se
comportent comme les emprunteurs honnêtes. Les emprunteurs malhonnêtes ne remplissent pas
leurs engagements si les coûts de défaillance sont inférieurs au montant à rembourser. Le
deuxième groupe est composé d’emprunteurs chanceux et malchanceux. Si leurs revenus sont

14
Hodgman, “The Deposit Relationship and Commercial Bank Investment Behavior.”
15
Jaffee and Russell, “Imperfect Information, Uncertainty, and Credit Rationing.”

12
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

suffisants, ils remboursent la banque. S’il existe un contrat de prêt unique, les emprunteurs
honnêtes paient une prime pour compenser la défaillance des emprunteurs malhonnêtes. C’est
le même principe que celui d’Akerlof (1970)16 où les propriétaires de bonnes voitures vendent
à un prix moyen en raison de la présence de voiture de mauvaise qualité sur le marché (lemon).
Les emprunteurs honnêtes de Jaffee et Russel préfèrent un marché avec rationnement. En effet,
la prime versée au prêteur pour compenser la défaillance des emprunteurs malhonnêtes est
inférieure à celle versée sans rationnement sur la qualité qu’ils désirent emprunter
(rationnement de type 1) car le risque de défaillance est croissant avec le montant du crédit.

2.4. Le modèle de Stiglitz et Weiss (1981)17

Dans ce modèle, le prêteur et emprunteur sont neutre par rapport au risque. Ils se situent
dans un cadre d’asymétrie d’information ex ante : les emprunteurs connaissent le rendement
espéré et le risque (c’est-à-dire la probabilité de réalisation de l’état défavorable de la nature)
de leur projet alors que les banques ne connaissent que le rendement moyen espérer du projet.
Tous les investissements ont la même taille et les coûts de faillite ne sont pas pris en compte.

Les taux d’intérêt ne servent pas de variable d’ajustement car ils influencent la nature des
transactions par un effet d’anti-sélection et un effet anti-incitatif.

L’effet d’anti-sélection signifie que, si le taux d’intérêt augment pour ajuster l’offre et la
demande, seul les emprunteurs les plus risqués se présentent sur le marché. En raison de ce
phénomène s’il existe un nombre discret d’emprunteur potentiel le profit de la banque n’est pas
une fonction monotone du taux d’intérêt. En effet, au-delà d’un certain niveau, une légère
augmentation de ce taux entraine une modification de la composition des demandeurs car les
emprunteurs risqués se retirent.

Cette relation entre le taux d’intérêt et le profit de la banque s’explique par la différence
entre les objectifs de la banque et le l’emprunteur. La banque souhaite que l’emprunteur
respecte sa promesse de remboursement, alors que celui-ci cherche à maximiser le rendement
de son projet.

16
Akerlof, “Q J Econ.”
17
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”

13
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Figure N° 2 : Profit espérer de la banque en fonction du taux d’intérêt Stiglitz et Weiss

Profit espéré de la banque

‫∗ݎ‬
Taux d’intérêt

Source : AHFIR N, ˗ ADOURI S, (2020-2021), Mémoire Master « Etude et analyse de


rationnement de crédit immobilier.

2.5. Le modèle de Williamson (1987)18

Ce modèle se situe dans un cadre différent de celui de Stiglitz et Weiss : l’asymétrie


d’information n’est pas ex-ante mais ex-post. La banque connait les probabilités de risque
associées à chaque projet, mais certains emprunteurs sont malhonnêtes et ne la rembourse pas,
même si leurs revenus sont suffisants. Dans ce cas les contrats de dette sont arrangement
optimaux entre préteurs et emprunteurs et permettent d’économiser des coûts de surveillance,
assimilés à des coûts de faillite. Comme la probabilité que le préteur surveille l’emprunteur et
les coûts de surveillance augmentent avec le taux d’intérêt, le préteur rationne le crédit si cette
augmentation est supérieure au remboursement obtenu grâce à l’accroissement du taux
d’intérêt.

2.6. Modèle de Jaffé et Modigliani (1969)19

18
Williamson, “Costly Monitoring, Financial Intermediation, and Equilibrium Credit Rationing.”
19
Jaffee and Modigliani, “A Theory and Test of Credit Rationing.”

14
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Ce modèle est fondé sur l’impossibilité de classer les clients en fonction de leur risque.
Son originalité est de prendre en compte non seulement la fonction d’offre de crédit, mais
également la fonction de demande. De ce fait, bien que les auteurs aient recours à des raisons
exogènes au comportement de maximisation du profit bancaire, ce modèle est important au sein
de la littérature sur le rationnement de crédit, et nous le présentons de manière détaillée. De
plus il propose une mesure de rationnement au niveau macro-économie. Avant d’étudier le
modèle de Jaffé et Modigliani, rappelons que, selon la théorie micro-économie, une entreprise
en situation de monopole produit jusqu’à ce que sa recette marginale égalise son coût marginal.

En s’appuyant sur cette théorie, Jaffé et Modigliani expliquent pourquoi une banque en
situation de monopole ne rationne pas le crédit. Leur raisonnement est le suivant : Pi est le profit
espérer d’un monopole discriminant pour le « iéme » client. C’est une fonction de montant du
prêt Li, du taux d’intérêt Ri et de la fonction de densité Fi, définie telle que : Fi [x]=0 pour xKi.
ki est le revenu minimum dégager par le projet, et Ki le revenu maximum. Ri Li est le montant
total que l’emprunteur promet de rembourser (avec Ri = 1+ri). La contribution de Li au profit
espérer de la banque se mesure par la différence entre le remboursement et le coût d’opportunité
du crédit :

௄೔ ி೔௅೔
ܲ௜ = ܲ௜(ܴ௜‫ܮ‬௜) = [ܴ௜‫ܮ‬௜] = ܴ௜‫ܮ‬௜න ݂݅[‫ ݔ݀]ݔ‬+ න ‫ ݔ݀]ݔ[݂݅ݔ‬− ‫ܮܫ‬௜
ோ೔௅೔ ௄೔

La courbe d’offre de crédit optimale ainsi définie est représentée sue le graphique
suivant :

15
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Figure N°3 : Offre et demande de crédit, Jaffé et Modigliani

‫ܦ‬௜, ‫ܮ‬௜, ‫ܭ‬

‫ܦ‬௜ = ‫ܦ‬௜(ܴ௜)

݇௜ ‫ܮ‬௜ = ‫ܮ‬௜(ܴ௜)
‫ܫ‬

I ܴഥప ܴ௜∗ I, ܴ௜

Source : AHFIR N, ˗ ADOURI S, (2020-2021), Mémoire Master « Etude et analyse de


rationnement de crédit immobilier.

16
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Section 3 : le rationnement du crédit et l’asymétrie d’information

L’information occupe une place importante dans les échanges. Lorsque celle-ci est
répartie de façon uniforme entre les agents ; on parle de situation symétrique de l’information,
le cas contraire d’asymétrie de l’information. La théorie de l’asymétrie d’information dérive de
la discipline qui est connue sous le nom de « l’économie d’information », et a remis en cause
les conditions de transparences du marché en concurrence pure et parfaite. Nous allons limiter
cette section à exposer brièvement c’est quoi l’asymétrie d’information, les risques découlant
de cette dernière ainsi que ses sources.

3.1. Définition de l’asymétrie de l’information

L’asymétrie d’information est une situation de conflits ou de divergence d’intérêts. Elle


apparait lorsque des informations particulières sont cachées par certains, dont ils sont les seuls
à connaitre, dans l’objectif de maximiser leurs espérances. « On parle d’asymétrie
d’information lorsque les différents protagonistes d’un échange ne sont pas, également
informés, de la qualité exacte du produit ou du service sur lequel porte la transaction, le vendeur
dispose généralement d’une meilleure information que l’acheteur. Ces déficits informationnels
créent des perturbations dans le fonctionnement des marchés comme l’a démontré Akerlof dans
son célèbre exemple de voitures d’occasions (Lemons) ».

La relation entre l’entreprise qui présente le dossier de crédit, et la banque qui veut
financer le projet d’investissement, est caractérisé par une asymétrie informationnelle à
différents niveaux. Cela provient du fait que l’entrepreneur dispose d’une information
considérée comme étant confidentielle et touchant la valeur du projet ainsi que son propre mode
de gestion ; et la banque, qui se trouve dans l’incapacité de choisir les bons projets. Donc, dans
le cadre de financement des PME ; la probabilité de remboursement du prêt, préoccupation du
bailleur de fonds ; dépend à la fois de la qualité du projet et du comportement de l’emprunteur
au cours du temps.

3.2. Les différents risques découlant de l’asymétrie d’information

Les différents risques qui peuvent provenir de la déficience informationnelle entre le


bailleur de fond et l’emprunteur sont exposés comme suit :

3.2.1. Le risque ex ante « l’anti sélection »

17
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

C’est la probabilité que les fournisseurs de capitaux prennent des décisions sous optimales
du fait que ce dernier est dans l’incapacité de sélectionner parfaitement les bons projets des
mauvais. C'est-à-dire, d’une part, octroient des crédits aux entreprises ayant une mauvaise
solvabilité et, d’autre part, refusent d’octroyer des crédits aux entreprises ayant une très bonne
solvabilité (sélection adverse ou auto sélection). Dans le contexte d’une sélection adverse, la
structure financière pourra servir d’un signal pour détecter le choix et la stratégie à appliquer
par les bailleurs de fonds. Dans un célèbre article, intitulé ; « the market for lemons : Quality
uncertainly and the market mechanisms», Akerlof.G (1970)20, il est introduit pour la première
fois la notion d’anti sélection (appelée, sélection adverse) en utilisant l’image du marché de
voitures d’occasions.

Ce marché est constitué de voitures, de bonnes et de mauvaises qualités, dont seul le


vendeur connait les propriétés mais que l’acheteur ne sait pas différencier, donc le risque ex
ante. Il ne saura qu’ex post, après avoir roulé, s’il a fait une bonne ou une mauvaise affaire. Il
explique que la difficulté d’identifier la qualité de produits différents, résultant de la sélection
adverse, pourrait relever de l’incapacité d’obtenir des informations fiables concernant les
caractéristiques de biens apparemment identiques et cela du fait que les individus préfèrent
détenir des informations qu’ils considèrent comme confidentielles. Ainsi, si les bons véhicules
ne peuvent pas être distingués des mauvais (rossignols), les vendeurs de bonnes autos veulent
un prix suffisant tandis que les vendeurs des rossignols acceptent un prix plus bas. Mais, les
acheteurs ne peuvent pas courir le risque de payer le prix normal pour un rossignol. En effet,
ils choisissent les voitures présentant un prix intermédiaire (prix moyen); ce qui poussent les
bons vendeurs à se retirer du marché. Lorsqu’il ne reste plus que les rossignols, les acheteurs
se retirent aussi et le marché disparait. En transposant ce modèle sur le marché de crédit
bancaire, la banque jouerait le rôle de l’acheteur non informé d’Akerlof (1970)22, et le vendeur
serait l’emprunteur, ayant toute l’information sur le bien qu’il comptera vendre.

De ce fait, la sélection adverse apparait dans le cas où l’emprunteur conserve un avantage


informationnel sur sa banque. Dans ce cas, la banque fixe des taux d’intérêts assez élevés pour
leur permettre de se couvrir de la probabilité de tomber sur de « mauvais emprunteurs », mais
ces taux risquent de fuir les « bons emprunteurs » qui mériteraient des taux d’intérêts plus faible.
Ce comportement, censé maximiser le résultat de la banque, encourage les emprunteurs risqués

20
lJ Akerlof, “The Market For.”

18
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

et décourage les emprunteurs de qualité. Alors, les « bons emprunteurs » considèrent le coût de
crédit est trop cher et préfèrent changer d’attitude ou se retirer du marché du financement
bancaire, les emprunteurs, aux projets les moins viables et pour qui l’important étant l’obtention
du financement, resteront. Cette structure implique une augmentation des coûts de financement
pour la PME, ainsi une augmentation des risques de crédit.

Par ailleurs, les emprunteurs risqués ont une demande de crédit moins élastique aux taux
d’intérêts, la banque sélectionne involontairement les emprunteurs risqués et se voit dans
l’obligation d’augmenter ses taux. Il existe un seuil au-dessus duquel l’augmentation du risque
est plus forte que l’augmentation du taux. L’ajustement par le prix n’est donc pas une solution
efficace. Il en découle que non seulement les emprunteurs à faibles risques n’ont pas pu trouver
le moyen de financer leurs projets, mais tous les emprunteurs à haut risques n’ont pas réussi à
se faire financer car la banque était contrainte de procéder à un ajustement sur les quantités. Le
crédit est donc rationné21 . La sélection adverse témoigne par conséquent de la difficulté pour
les bailleurs de fonds à discerner les meilleurs projets22 et que les perdants sont toujours les
bons produits et les bons clients.

3.2.2. Le risque ex post « aléa moral »

L’aléa moral, appelé aussi « le hasard moral », provient de l’asymétrie informationnelle


qui se crée entre la firme et la banque après signature du contrat de crédit. Cette notion de risque
permet de mettre l’accent sur les comportements stratégiques résultants de l’inobservation de
certaines actions et se traduisent par le non-respect des engagements23 .Autrement dit, c’est la
probabilité que le dirigeant d’entreprise utilise tous ou une partie des fonds alloués à d’autres
fins, que celles pour lesquels ils ont été initialement prévus, affectant, ainsi, sa capacité de
remboursement et laisse planer un doute sur le respect des conditions du contrat. Ce type de
comportement, marqué par l’opportunisme au sens de Williamson (1958)24, peut être adopté à
chaque fois qu’il y ait asymétrie de l’information. De ce fait, l’intermédiaire financier est le
seul à disposer à la fois des moyens et la motivation pour exercer la fonction de contrôle d’une
façon adéquate et cela du fait de sa dimension, ainsi que le montant de la créance.

21
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”
22
Cherif, “Asymétrie d’information et Financement Des Pme Innovantes Par Le Capital-Risque.”
23
Arrow, “Th1e American.’.”
24
Williamson, “Costly Monitoring, Financial Intermediation, and Equilibrium Credit Rationing.”

19
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

En présence d’aléa moral, les termes du contrat du crédit affectent le comportement de


l’emprunteur et leur performance dans le sens qui influe le rendement du préteur, même si les
caractéristiques du l’emprunteur sont totalement connues par le préteur (Bell 1990)25.

Malgré l’envergure des risques que peuvent générer l’asymétrie de l’information, il existe
tout de même des solutions plus au moins applicable, il s’agit :

 Du screening ou monitoring : la partie non informée recherche de l’information ;


 Le signa Ling : la partie informée révèle de l’information ;
 La partie non enformée peu inciter les membres de la partie informée à révéler leur type ;
 La partie non informée peut définir les clauses contractuelles en fonction des
informations qu’elle ne détient pas.

3.3. Les sources d’asymétrie d’information

On sait que le marché du crédit bancaire est animé par deux groupes d'acteurs : les
prêteurs (les établissements de crédit) et les emprunteurs (les PME dans cette étude). Ces entités
ont des objectifs généralement divergents. La banque cherche à maximiser son profit moyen
espéré et l'emprunteur le rendement espéré de l'investissement. La relation qui s'établie entre
ces deux acteurs est qualifiée de relation d'agence. Elle est pour Jensen et Meckling (1976)26 :
«un contrat dans lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne
(l'agent) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d'un
certain pouvoir de décision à l'agent».

En raison de l'absence de congruence des préférences, cette relation est source de conflits
d'intérêts inducteurs de coûts (coûts d'agence et de transaction) qui réduisent les gains potentiels
de la coopération. Ces conflits naissent soit de l'allocation des décisions régissant le processus
de création de valeur, soit de l'appropriation de la valeur créée. Ainsi, ils trouvent leurs origines
dans l'asymétrie d'information, l'opportunisme des acteurs, l'impossibilité de rédiger des
contrats complets en raison de la rationalité limitée et de l'incertitude

3.3.1. L'incertitude hypothèse environnementale

25
Bell, “Interactions between Institutional and Informal Credit Agencies in Rural India.”
26
Jensen and Meckling, “Theory of the Firm: Managerial Behavior, Agency Costs and Ownership Structure.”

20
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

La définition de ce concept est faite par comparaison au risque. Pour l'auteur, l'incertitude
est la caractéristique essentielle de situation où l'individu voit les conséquences des décisions
qu'il prend (ou doit prendre) dépendre des facteurs exogènes dont les états ne peuvent être
prédits.

Il correspond donc aux situations non mesurables. A l'opposé, le risque est probabilisable
et mesurable par une probabilité « objective ». Il intervient lorsque l'incertitude peut être
quantifiée.

3.3.2. L'opportunisme : hypothèse comportementale

Principal facteur explicatif des coûts de transaction, il s'appréhende comme la recherche


de l'intérêt propre, à tout effort calculé pour tromper, désinformer, déguiser, omettre, choquer
ou induire en erreur un autre agent. C'est un comportement « stratégique » (qui serait inscrit
dans la nature humaine d'après Williamson27 par lequel les agents recherchent leurs intérêts
strictement personnels, quitte à léser l'autre partie, en recourant à la ruse, la mauvaise foi, le
mensonge, le vol, la tricherie ou autre formes subtiles de duperie

3.3.3. La rationalité : hypothèse comportementale

Être rationnel, selon la conception classique, c'est rechercher le maximum de satisfaction


au moindre coût. L'hypothèse forte qui sous-tend cette définition (perfection du marché) lui
confère la dénomination de rationalité pure ou substantive. Ici, les acteurs sont à même de
prévoir tous les états futurs du monde possible et d'anticiper les différents choix de l'autre. Une
alternative plus réaliste est donnée par Simon (1959)28 et tient compte de l'imperfection et de
l'incertitude environnementale : c'est la rationalité dite limitée et procédurale. Elle est fondée
sur le fait que l'individu à des capacités physiques, mentales, et intellectuelles limitées en raison
de l'incertitude et de l'information imparfaite. Ainsi, face à un problème, celui-ci ne pourrait
pas avoir une connaissance de tous les choix possibles ; une connaissance complète de toutes
les conséquences de ces choix, ou la capacité à les calculer ; la capacité à comparer ses

27
Williamson, “Markets and Hierarchies: Analysis and Antitrust Implications: A Study in the Economics of
Internal Organization.”
28
Simon, “Rationality in Psychology and Economics.”

21
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

conséquences, quelque soient leur diversité, en les ramenant à un indicateur unique. Le


comportement rationnel est donc limité par ces contraintes environnementales29.

29
Cheikh-Rouhou et al., “Black Cumin ( Nigella Sativa L .) and Aleppo Pine ( Pinus Halepensis Mill .) Seed Oils :
Stability During Thermal Oxidation at 60 ° C and 100 ° C.”

22
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques

Conclusion

Le rationnement du crédit intervient quand la quantité demandée excède la quantité


offerte sur le marché de crédit et que le taux d’intérêt n’augmente pas jusqu’au taux d’équilibre.
Yan (1997) précise que le rationnement existe si l’offre du préteur ne satisfait pas en totalité la
demande de l’emprunteur.

L’asymétrie d’information caractérisant la relation banque-entreprises, il est clair que la


banque met en place le rationnement de crédit sur la base de plusieurs caractéristiques qu’elles
soient liées à l’entreprise elle-même, à la banque, au projet objet de financement, au prêt
proposé par l’institution financière.

En effet, le degré de rationnement du crédit par les banques peut être supposé inversement
lié à la « qualité » des relations de clientèle. Le choix d’investissement de l’entrepreneur est
souvent conditionné par le fait que le financement sera renouvelé. Ces relations de clientèle
tendent, par conséquent, à rendre l’information entre prêteurs et emprunteurs symétrique.

23
CHAPITRE II
Les différentes études sur le
rationnement du crédit
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Introduction
Ce chapitre a pour objet, sur la base de la présentation du modèle de rationnement du crédit
bancaire en macroéconomie financière, de montrer comment le relâchement progressif du corps
d’hypothèses de départ permet de faire apparaître différentes configurations de rationnement du crédit.
A cette fin, nous pratiquons une revue de littérature restreinte aux documents fondateurs.

Il apparaît que le cadre actuel de la formalisation permet de prendre en compte, dans le contexte
de mécanismes d’intermédiation complexe, une large gamme d’asymétries d’informations relatives aux
emprunteurs, y compris sur les marchés interbancaires. Par ailleurs, l’asymétrie d’information relative
aux différents paramètres économiques, où les externalités résultant de la structure complexe des
réseaux de banques.

Afin de mettre en lumière les différentes études sur le rationnement de crédit. Nous aborderons
dans la première section généralités sur le crédit ensuite dans La deuxième section traitera sur les
déterminants du rationnement. Puis La troisième section analysera l’impact du rationnement du crédit
que ça soit sur l’économie et sur les ménages Et la dernière section portera sur les mécanismes mise en
place dans l’application du rationnement du crédit.

24
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Section 1 : Généralités sur le crédit

1.1. Définition du crédit


On peut donner au mot (crédit) plusieurs définitions et chaque définition diffère de l’autre mais le
sens reste toujours le même. Le mot (crédit) vient de CREDERE, terme latin croire, avoir confiance.
C’est pour cela qu’on dit : faire crédit ; c’est faire confiance. Cette confiance nait et se développe dans
le temps par les contrats qu’entretiennent le banquier et son client.
« Faire crédit, c’est faire confiance : c’est donner librement la disposition effective et immédiate d’un
bien réel ou d’un pouvoir d’achat, contre la promesse que le même bien, ou un équivalent, vous sera
restitue dans un certain délai, le plus souvent avec rémunération du service rendu et du danger couru,
danger de perte partielle ou totale que comporte la nature même de ce service. »
Cette définition met en exergue :
 Les trois supports du crédit : le temps, la promesse de rembourser, et la confiance.
 La contrepartie de l’acte de crédit : la rémunération du service rendu et du danger couru.
 Le risque lie à l’opération du crédit : le danger de perte partielle ou totale.

1.2. Typologie des crédits

Les besoins de financement incitent la clientèle à solliciter le crédit bancaire diffèrent en nature
en durée. Les concours bancaires doivent, de ce fait, être aussi diversifiés que ces besoins afin de
pouvoir y répondre et s’y accommoder. C’est ainsi qu’une gamme variée de crédit est mise en place par
le banquier e faveur de son client qui désir obtenir un crédit. Cette gamme est e extension permanente
suivant l’évolution des besoins de la clientèle. Ainsi et d’une manière générale le financement bancaire
peut être présenté par le diagramme suivant :

25
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Figure N° 4 : Typologie des crédits

1.3. Financement de l’investissement

Pour réduire, les entreprises ont besoin de matières premières, de main d’œuvre, mais aussi de
divers équipements. Elles doivent de ce fait immobiliser d’importantes sommes d’argents dont elles ne
disposent pas toujours. Alors pour créer une nouvelle gamme de produits, pour éventuelle extension ou
pour dispose d’une technologie d’appoint, les entreprises qui ne disposent pas de fonds peuvent
solliciter leurs banques pour bénéficier de crédits d’investissements. Ces crédits servent donc à financer
la partie haute du bilan. Ces crédits peuvent se matérialiser par :

1.3.1. Les crédits directs

[Link]. Les crédits à moyen terme

Le financement à moyen terme M.T. s’étend sur une période de deux à sept ans. L’entreprise ya
généralement recourt pour financer une opération d’investissement. Autrement dit, les projets ou
programmes d’investissement relatifs à sa création, à son extension ou, au renouvèlement de ses
équipements légers tels que les machines, véhicules de transport ou autres…
26
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

[Link]. Les crédits à long terme


Le financement à long terme L.T porte sur une période de plus de sept ans. Ce crédit sert
généralement à financer l’acquisition d’un bien de valeur importante, comme par exemple des
constructions, bâtiments industriels ou de gros équipement, dont la durée de vie est supérieure à sept
ans.

[Link]. Le crédit-bail (le leasing)

C’est une technique américaine de financement des immobilisations qui s’est bien développé en
Europe, et qui commence à susciter de l’intérêt en Algérie.

« Le leasing est un contrat de location avec option d’achat. ». Il est pratiqué par des sociétés
spécialisées, qui font l’acquisition des biens et les mettent à la disposition du client ayant fait la
demande moyennant un loyer.

1.3.2. Les crédits indirects

Ces crédits sont sollicités dans le cadre du commerce extérieur et généralement sous forme de
cautions, on y retrouve notamment :

[Link]. La caution liée au crédit acheteur

C’est une caution délivrée par la banque pour garantir le remboursement des crédits obtenus par sa
clientèle auprès des banques étrangères.

[Link]. Les crédits spéciaux


En Algérie,
[Link].1. Crédits ANSEJ

Dans le cadre de la lutte contre le fléau du chômage, les pouvoirs publics en collaboration avec le
secteur bancaire ont mis en place le système des crédits à l’emploi de jeunes. Ses crédits sont accordés
à des jeunes promoteurs pour lesquels l’Agence Nationale de soutien à l’Emploi de Jeune (ANSEJ) a
délivré une attestation d’éligibilité à l’aide du Fond National de Soutien à l’Emploi de Jeune (FNES).

L’ANSEJ propose aux jeunes promoteurs un financement dit financement triangulaire avec :

27
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

 1%-2% apport du promoteur.


 28-29% l’aide de l’ANSEJ.
 70% le crédit bancaire.
Remarque :
- Le taux d’intérêt pratique actuellement test de 0% (taux bonifié).
- Le montant plafond du projet doit être inférieur ou égal à 10.000.000DA
- La durée du crédit bancaire ne saurait être inférieure à huit ans dont trois années de différé de
remboursement du principal.
Il existe deux autres crédits qu’on peut assimiler à un crédit ANSEJ, et sont :
 CNAC : pour les personnes âgées entre 40 et 55ans.
 ANGEM : pour les Micro-Crédit.

1.3.3.-Le crédit immobilier

L’acquisition de biens immobiliers est devenue la principale préoccupation des particuliers, qui de ce
fait diminuent peu à peu leurs dépenses courantes pour investir dans l’immobilier. Cette préoccupation
devenue impérativement et provoquant ainsi une forte demande ce qui à pousser les banques à innover
dans ce domaine. En Algérie, la seule forme de crédit immobilier pratiquée par les banques est le crédit
hypothécaire classique.

28
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Section 2 : Les déterminants de rationnement du crédit


Cinq principaux groupes de variables peuvent être retenus comme influençant sur la décision de
la part des banques d’exclure certains de leurs clients du crédit.

2.1. Les caractéristiques de l’emprunteur

Parmi les variables les plus citées dans la littérature comme déterminantes du rationnement du
crédit, on retrouve les caractéristiques de l’emprunteur. Qui présentent des spécificités argument
principale de limitation de leur accès au marché de crédit. Il s’agit essentiellement des :

2.1.1. Caractéristiques démographiques

La taille de l’entreprise est prise en considération dans le traitement de dossier du crédit, elle est
liée négativement à la probabilité du refus d’octroi de prêt. La capacité du client est un indicateur clé de
sa survie, de la qualité de son management, de l'amélioration de son image positive et sa réputation, Le
secteur d’activité à travers ses performances intégrales et ses évolutions constitue un indicateur pesant
dans l’évaluation de la situation de toute entreprise appartenant à ce secteur1,.

2.1.2. Caractéristiques du système de gestion

Le degré de concentration de gestion traduit par le contrôle de l’entreprise qui est totalement
assuré par les propriétaires dirigeants ou l’actionnaire majoritaire chose qui constitue un facteur
considérable d’accroissement des coûts et de probabilité de faillite. Le niveau de formalisation des
systèmes d’information du client est un élément fondamental pour la réduction des asymétries
d’information.

La structure organisationnelle et le degré de spécialisation des tâches informent sur le bon


fonctionnement et peuvent rassurer les banques de la bonne gestion qui a un impact sur la qualité des
informations qu'ils fournissent aux banques. Les caractéristiques de la stratégie adoptée par le client
dans son projet sont également une donnée importante sur laquelle s’attardent les banquiers dans
l’appréciation d’un dossier de crédit.

2.1.3. Caractéristiques patrimoniales et de rentabilité

1
Abor, “Industry Classification and the Capital Structure of Ghanaian SMEs.”
29
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Il s’agit tout d’abord de la valeur des garanties offertes par le client qui influence le
comportement de rationnement du crédit pratiqué par la banque et qui informe sur ce que détient le
client. Ensuite le degré de profitabilité du projet, qui informe les banques sur la capacité du client à
dégager des bénéfices suffisants pour rembourser les emprunts contractés, Le profil du dirigeant du
projet a une forte incidence sur l’accès au financement bancaire. Cavalluzzo2 a analysé l’influence des
caractéristiques de l’entrepreneur sur les contraintes financières et il les a associés à la probabilité de
refus du prêt.

La formation et l’expérience professionnelle du propriétaire-dirigeant du projet sont corrélées


positivement avec la disponibilité du crédit puisque l’entrepreneur disposant d’un niveau de formation
élevé est censé réduire l’asymétrie d’information entre la banque et son client3. Bien qu’il existe
d’autres caractéristiques du dirigeant-propriétaire telles que l’âge, la propriété de la famille, etc., qui
agissent sur la décision de la banque.

2.2. Les caractéristiques du préteur

La probabilité du rationnement du crédit peut être aussi associée aux spécificités de la banque
elle-même. Tout d’abord, la structure organisationnelle de la banque qui joue un rôle important dans
l’accès des clients au crédit. C’est le résultat qui se dégage d’ailleurs de l’étude menée par Vitols4, en
Allemagne, en raison de l'importance de la décentralisation du marché du crédit de l'action
considérable, au niveau local, des Caisses d'Épargne et des Banques Coopératives.

L'importance du rationnement du crédit dépend en effet de la "proximité" existante entre la


banque et le client. Les projets ont une grande probabilité d’être rationnées s’ils sont situés dans une
zone dominée, en termes de parts de marché.

De même, la taille des fonds propres de la banque affecte ses mécanismes d’octroi du crédit. En
effet, le niveau des fonds propres déterminé et exigé par le comité de Bâle impose aux banques deux
situations : diminuer leur total bilan ou augmenter leur capital.

2
Cavalluzzo and Wolken, “Small Business Loan Turndowns, Personal Wealth, and Discrimination.”
3
Krasniqi, “Are Small Firms Really Credit Constrained? Empirical Evidence from Kosova.”
4
Vitols, “German Banks and the Modernization of the Small Firm Sector: Long-Term Finance in Comparative
Perspective.”
30
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Dans le cas où la banque est obligée de procéder à un désendettement, le rationnement des offres
de crédit est utilisé fortement. En effet, Sapienza5 a stipulé que plus la banque est large, plus elle réduit
l’offre du crédit aux clients. En effet, les clients ont plus de chance d’accéder aux emprunts offerts par
les banques proches d’eux.

Ainsi les banques exigent des conditions de prêt rigides davantage pour les emprunteurs loin
d’eux. La distance du projet du centre de prise de décision de la banque est également cruciale dans le
processus de prêt.

2.3. Les caractéristiques de la relation emprunteur-préteur

La force de la relation entre la banque et le client induit la génération de l’information privée qui
réduit l’asymétrie d’information, et par conséquent, favorise la décision d’octroi du crédit en faveur du
client. Cette relation est caractérisée par plusieurs facteurs qui interviennent dans le processus
d’évaluation et dans le comportement du rationnement du crédit de la banque.

Dans ce cadre, la durée de la relation entre la banque et le client a été reconnue dans les modèles
théoriques traitant de la question du choix de financement. Elle abaisse les coûts de l'emprunt et la
probabilité d'exigence des garanties par la banque. Elle permet également de réduire l'asymétrie
d'information entre la banque et le client et ainsi la probabilité du rationnement du crédit. Par contre,
Cole et al. 6 Constatent que la durée de la relation n’est pas aussi importante que la relation « intense »
elle-même, puisque celle-ci augmente la probabilité d’obtenir un crédit supplémentaire et avoir une
réponse favorable pour la demande du prêt de la part de la banque.

En outre, les relations bancaires multiples d’une entreprise affectent son accès au crédit. D’un
côté, cette multibancarité diminue le risque de pénurie des liquidités de la banque et évite d’abandonner
les projets d’investissement par les entreprises. D’un autre côté, le recours des clients à une seule
banque réduit leur pouvoir de négociation et augmente celui de la banque, la décision de la banque sur
l’octroi du crédit à un client est influencée par le nombre des relations bancaires nouées par le client.

5
Sapienza, “The Effects of Banking Mergers on Loan Contracts.”
6
Cole, “The Importance of Relationships to the Availability of Credit.”
31
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

En dernier lieu, l’historique d’endettement bancaire représente également un signal fiable de


solvabilité de l’emprunteur, et l’investissement de la banque dans la récupération des informations sur
l’entreprise joue un rôle primordial dans la décision du rationnement du crédit prise par la banque.

2.4. Les caractéristiques du projet financé

Par ailleurs, les spécificités du projet d’investissement présenté par le client peuvent également
influencer la décision d’octroi du crédit. En effet, la banque évalue le projet sur la base des critères
financiers, à savoir, la valeur actuelle nette, le taux de rendement interne et l’indice de profitabilité qui
permettent d’analyser la rentabilité et le coût-utilité du projet. Elle distingue aussi entre les différents
projets mis en avant par leur nature (création, exploitation…), par leur secteur d’activité et par leur
degré d’innovation. Ce dernier point a été le sujet des études récentes sur le rationnement du crédit, qui
ont montré que la probabilité du refus de financement est plus intense pour les projets innovants7.

2.5. Les caractéristiques du prêt

De même, les caractéristiques du prêt influencent la décision de la banque. En fait, les banques en
concurrence fixent un taux d’intérêt, sur la base du taux directeur précisé par la banque centrale,
comme étant un dispositif de « screening » pour distinguer les « bons » emprunteurs des « mauvais »
emprunteurs et permettant de gérer le volume des crédits à octroyer par la banque. Une augmentation
du taux d’intérêt par la banque peut effectivement conduire à une baisse du bénéfice attendu de celle-ci
en raison de l'effet de sélection adverse et l’aléa moral.

Dans ce sens, le montant du crédit est considéré comme étant un des déterminants du
rationnement du crédit, où deux visions se confrontent, l’une postule que la taille du crédit est liée
positivement avec son rationnement8, l’autre réclame la relation négative entre le montant du prêt et le
coût de l’emprunt.

En outre, la maturité du crédit peut également influencer le comportement du rationnement du


crédit des banques, elle leur permet de déterminer les pertes en cas de défaillance de l’emprunteur. Plus
la période du prêt est longue, plus le prêt nécessite un suivi et un contrôle accru et le risque de son

7
Piga and Atzeni, “R&D Investment, Credit Rationing and Sample Selection.”
8
Evans and Jovanovic, “An Estimated Model of Entrepreneurial Choice under Liquidity Constraints.”
32
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

recouvrement est plus élevé, d'où la probabilité du rationnement du crédit. Par contre, le prêt à court
terme est moins rationné car il réduit le problème de l’asymétrie d’information.

33
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Section 3 : L’impact du rationnement de crédit

Le crédit bancaire est l’unité de base de création la masse monétaire. Si les institutions auprès
desquelles il est possible d’en avoir accès deviennent restrictives et se donnent aux opérations qui
limitent leur émission de crédit, ou alors se mettent dans une situation dans laquelle le risque de prêt est
plus grave, cela aura bien des effets au sein de l’économie (l’environnement de la banque).

3.1. L’impact sur les ménages

3.1.1. L’investissement crée l’épargne

En ce qui concerne les ménages, dans une économie d’endettement, étant donné que le crédit joue
un rôle indispensable, dans ce sens qu’il permet l’investissement, la portée d’une répression des
émissions de crédit peut avoir un effet sur l’épargne car en effet, ce sont les gains qui y sont générés
qui constituent l’épargne des ménages et des entreprises qui à son tour forme les ressources des
banques ; ce qui revient à dire que l’épargne aussi crée l’investissement. Par ailleurs, l’augmentation du
taux d’intérêt d’une part décourage l’investissement et réduit la croissance.

3.1.2. Dépôts non rémunérés


Il s’agit du fait que les ménages ne profitent pas des crédits liés à leurs dépôts. Cela est dû à la
sélection adverse (asymétrie de l’information). Lorsqu’il y a rationnement de crédit, si les prêteurs
exercent un pouvoir de monopole, l’offre de l’épargne est réduite.

3.2. L’impact sur l’économie

3.2.1. Le rationnement de crédit conduit l’économie au ralentissement


Cette idée revient à dire ce que nous avons mentionné plus haut. Sur une vue générale, la
sélection adverse et le taux d’intérêt élevé a permis de satisfaire et d’accroître le nombre d’emprunteurs
douteux dont les projets sont relativement peu rentables, sont ignorés de la banque ou n’existe même
pas. D’autre part, l’analyse de Stiglitz et Weiss apparaît claire dans les pays en voie de développement
où les banques se caractérisent par une surliquidité et les entreprises, en particulier les clients souffrent
des problèmes de financement, et par conséquent entraîne un ralentissement de l’activité économique.

34
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

3.2.2. Le rationnement de crédit, un risque pour la banque elle même

Le rationnement du crédit était pour la banque une stratégie pour se protéger contre les risques et
les aléas liés aux opérations de prêt. Lorsqu’une banque limite ses crédits, elle limite en même temps
ses possibilités de gains, d’autre part lorsqu’elle accorde un crédit à un client moins sûr qui accepte de
payer un taux élevé parce qu’elle a anticipé un bénéfice élevé, elle peut se retrouver, en cas d’asymétrie
d’information post-ante, dans une situation déplorable pouvant même aller jusqu’au risque d’illiquidité
voire même le risque de faillite.

Selon la théorie de la libéralisation financière, dans un système financier sur-réglementé, les


banques ressentent moins le besoin de chercher de nouveaux clients et d’attirer les dépôts, tandis que
les épargnants et les emprunteurs potentiels, n’étant pas sollicités, sont amener à se tourner vers des
circuits financiers parallèles.

35
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Section 4 : Les mécanismes mis en place pour réduire le rationnement du crédit

L’exigence de garanties supplémentaires et une augmentation du taux d’intérêt sont citées


respectivement dans 55% et 12% des cas, suivie de l’introduction de clauses restrictives (21%) comme
moyens utilisés pour réduire les asymétries d’information qui caractérisent les relations banque – client.
Les banquiers ont toutefois développé suffisamment de méthodes dans l’acquisition d’informations sur
l’activité et la situation du projet qu’ils financent pour limiter le risque d’information incomplète.

4.1. L’information comptable et financière et le rationnement du crédit

Les documents comptables ont été cités comme le premier élément qui compte dans un dossier de
crédit. D’abord les fondamentaux de l’analyse financière tels : le fonds de roulement, le besoin de
fonds de roulement, la trésorerie nette…etc.

L’analyse financière des documents comptables fournis à la banque par le client est la technique
d’appréciation des risques la plus répandue. Mais, également la confiance n’est attribuée qu’au bilan
fiscal qui est le plus correct. L’étude de la structure financière en est un exemple. Le rôle de signal joué
par la structure financière de l’entreprise dans la décision d’octroi de crédit.

Les stratégies patrimoniales et de développement », la structure financière « reflète l’équilibre


financier et renseigne sur le taux d’endettement » ou encore « elle permet d’appréhender le degré de
solvabilité de l’entreprise Le rôle de l’endettement comme signal du projet apparaît de façon explicite.
Ainsi le taux d’endettement est une variable très importante.

4.2. La demande de garanties et le rationnement du crédit

L’usage de garanties est systématique l’exigence de garanties pour l’octroi de crédits : les
prêteurs doivent savoir qu’ils ont une double casquette, ils sont à la fois déposants et prêteurs ; les
garanties constituent pour les banques, la seule manière de les satisfaire en tant que prêteurs et de
sécuriser leurs dépôts en tant que déposants.

4.3. La concentration du capital et le rationnement du crédit

La structure de propriété du projet est également un élément déterminant de la relation de


financement, comme le montre l’importance pour le banquier la nature des fonds propres du client en
36
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

autres « elle reflète la garantie potentielle sur laquelle la banque peut compter, le patrimoine personnel
du client est l’élément le plus important auquel les banques accordent de l’importance.

Le caractère familial revêt un avantage important. Il assure la stabilité de l’affaire, l’homogénéité


des équipes dirigeantes, la garantie de pouvoir gérer des conflits, mais une fois encore c’est au cas par
cas, il n’y a pas de standards à ce sujet, tout dépend de la mentalité des dirigeants, du
management…dans certains cas c’est très défavorable]

4.4. Les clauses contractuelles et le rationnement du crédit

Les contrats de financement sont assortis de clauses restrictives qui constituent un des moyens
essentiels d’accroître la probabilité de remboursement du crédit.

Les banques incluent toujours des clauses restrictives dans les contrats de crédits. Les banques
font appel à des clauses très diversifiés. Ces dernières portent sur l’obligation pour le client de fournir
des informations sur sa politique financière. Ainsi l’exigence d’un engagement à maintenir stables les
principaux ratios de l’orthodoxie financière.

Le blocage du compte courant du client arrive en deuxième position. D’autres clauses cités
portent sur l’engagement de ne pas distribuer de dividendes, l’augmentation de capital ou encore le
changement des caractéristiques de crédits. À retenir aussi de ne pas dépasser un taux d’endettement
maximum qu’il a été fixé au préalable qui est présenté comme suit : 2/3 du financement permanent, 50
% et 25% du chiffre d’affaires. Même si la prise de garanties est quasi systématique cela dépend de la
nature et du montant du crédit et enfin de la qualité de la structure financière.

Il arrive souvent qu’une combinaison des garanties soit envisagée en fonction des cas. Le risque
d’aléa moral n’est apparemment combattu de cette manière par les banquiers car ils risquent de subir de
coûts d’agence en faisant confiance au contrôleur fiscal à s’assurer de l’exactitude des chiffres déclarés
par les dirigeants.

Lorsque les banquiers octroient des crédits ils procèdent systématiquement au contrôle de la
destination des fonds par différents moyens les banques débloquent le compte sur présentation de
factures du bien acheté. Le contrôle des banquiers s’effectue encore sous d’autres formes :
 Contrôle des mouvements sur le compte
37
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

 Vérification des états de synthèse lors du renouvellement du crédit


 Vérification des chèques payés
 Déblocage en tranches

En dehors du suivi des mouvements de compte et l’étude des états financiers, les banquiers
organisent des rencontres régulières avec le client qui peuvent arrivés jusqu’à 10 fois par an, le client
précise toutefois que les rencontres dépendent de la nature de l’engagement. Quand il s’agit par
exemple d’un projet immobilier, la fréquence des rencontres passent de 1 à 2 fois par mois. Ces
rencontres périodiques permettent de se constituer une base d’informations privées sur le client (projet).

Ce monitoring des banquiers caractérise ainsi une gestion au jour le jour du portefeuille clients et,
à ce titre, peut être appréhendé comme un Monitoring ONG oing. Ce monitoring permet de réaliser une
revue annuelle de toutes les clientes avec une étude complète sur tous les aspects du marché, l’analyse
financière pour mieux répondre aux demandes de renouvellement de crédit. Les contrôles apparaissent
ainsi comme le moyen incontournable pour les banquiers de détecter les signes précoces de défaillance
du client.

4.5. Les relations de clientèle et le rationnement du crédit

Comme nous l’avons vu plus haut, dès la signature du contrat de financement, un suivi régulier
du client est mis en place par la banque. Outre le contrôle de la destination des fonds, la collecte des
informations grâce à des éléments de suivi interne liés, par exemple, au fonctionnement du compte du
client ou grâce à un suivi externe par la collecte d’information privées sur le client auprès d’autres
institutions.

La Relation de long terme ou transactions isolées, en fait ; consciemment ou inconsciemment, le


client veut s’engager à long terme dès le début de la relation, mais tout dépendra de l’évolution des
pratiques, de la pérennité de l’affaire et de la santé financière ». La durée de la relation n’a pas un
impact systématique sur les conditions de financement (d’obtenir plus facilement de crédit encore
moins de le payer moins cher), Cela dépend du mouvement du compte créditeur, de la qualité de la
relation et du sérieux du client. L’ancienneté n’est pas déterminante dans l’octroi de crédit ça dépend
de plusieurs critères.

38
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

En cas de difficulté, la banque peut refuser un crédit, tout en l’incitant à voir avec une autre
banque, cela permet de partager les risques…ou encore, lui conseiller de procéder à une augmentation
de capital » la multibancarité est courante, les entreprises commencent d’abord avec une première
banque, la relation dure 2 à 3 ans, à cause peut être d’un incident d’affaire, le client change de banque,
ainsi un deuxième partenaire...et ainsi de suite... ». A ce stade, le statut de banque principale n’est pas
systématiquement associé à une meilleure disponibilité.

39
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II

Conclusion

A la fin de ce chapitre nous avons pu voir les différents types de crédits existants et aussi certains
déterminants du rationnement de crédit tels que ceux qui concerne l’emprunteur / préteur leur relation
le projet lui-même…l’impact du rationnement sur les ménages ainsi que sur l’économie.

L’imperfection de l’information et les comportements des agents associés à la relation prêteurs /


emprunteurs deviennent des déterminants essentiels du rationnement de crédit. Malgré les solutions
proposées, il n’existe pas de solution optimale au premier rang, sauf à faire disparaître le problème
(asymétrie de l’information), ce qui relève un peu de l’utopie. Cependant, étant créé comme une
stratégie de protection contre les risques et une mesure de répression liés à l’émission des prêts, l’on se
rend compte bien qu’étant nécessaire, le rationnement de crédit a plutôt déstabilisé l’économie en
générale et l’activité de la banque elle-même.

40
CHAPITRE III
Présentation de la BNA et les
étapes d’étude d’un dossier de
crédit
I
Chapitre III Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un dossier de crédit

Introduction

Un crédit est une mise à disposition d’argent sous forme de prêt, consentie par
un créancier prêteur à un débiteur emprunteur. Pour le créancier, l'opération donne naissance à
une créance sur l'emprunteur, en vertu de laquelle il pourra obtenir remboursement des fonds et
paiement d'une rémunération intérêt selon un échéancier prévu. Pour l'emprunteur, qu'il s'agisse
d'une entreprise ou d'un particulier, le crédit consacre l'existence d'une dette et ouvre la mise à
disposition d'une ressource financière à caractère temporaire.

Pour cela, nous allons essayer de présenter à travers de ce chapitre l’organisme d’accueil de cette
banque et l’illustration de son organisme générale et nous présenterons les étapes d’étude d’un
dossier d’un crédit d’investissement.

Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil (BNA, agence 356 Bejaia)

La banque national d’Algérie « BNA » est créée le 13juin 1966, par l’ordonnance n°66-178,
elle fut la première banque en Algérie à être créée après l’indépendance. La BNA exerçait toutes
les activités d’une banque de dépôt aux termes des statuts originaux.

1.1. Mission de la BNA


D’après ses statuts, la banque nationale d’Algérie exerce toutes les activités d’une banque
de dépôt. Elle assure, notamment, le service financier des groupements professionnels, des
entreprises.

Elle traite toute opération de banque, de change de crédit dans le cadre de la législation et du
règlement de banque et peut notamment :

 Recevoir du public des dépôts de fonds, en compte ou autrement, remboursable a vue, a


préavis, à terme ou « échéance fixe, émettre des bons et obligation ;
 Emprunter pour les besoins de son activité ;
 Effectuer et recevoir tous paiement en espèces ou par chèque, virements, domiciliations,
mises à disposition, lettre de crédit, accréditifs et autres opérations de banque.

38
I
Chapitre III Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un dossier de crédit

 Consentir sous toutes formes de crédit prêts ou avances avec ou sans garanties tout par elle-
même qu’en participation
 Souscrire escompter prendre en pension ou acheter tout effets de commerce, tout effet,
bons annuités et valeurs émise par le trésor public ou par les collectivités locales publique
ou semi-publique et en générale tout engagement a échéances fixes transmissibles à ordre
public négocié, mentir, mettre en pension ou réescompter ses valeurs.
 Financer par tout mode opération de commerce extérieur.
 Recevoir en dépôt, tout titre e valeur.
 Recevoir ou effectuer tout paiement et tout recouvrement des lettres de change, billet à
ordre chèque warrant, coupons d’intérêts ou des dividendes, titres remboursables ou
amortis, facture ou autre document commerciaux ou financier.
 Servir d’intermédiaire, pour l’achat, pour la souscription ou la vente de tout effets de
public, action, obligation, plus généralement de tout valeur mobilière ainsi que les létaux
précieux.
 Traiter toute opération de charge au comptant ou à terme, contracter tout emprunt, prêt,
nantissements, reports des devises étrangères, le tout en conformité de la réglementation
en la matière.

Elle pourra agir directement ou indirectement, pour son compte ou le compte des tiers et soit
seule, sont en association, participation, ou société, avec toutes autres sociétés ou personnes et
réaliser directement, ou indirectement en Algérie ou a l’étranger, sous quelque ce soit, les
opérations, rentrant dans son objet.

1.2. Organisation de la BNA

La BNA est administrée par un conseil d’administration (CA) composé de sept membres qui
sont nommés par l’assemblé générale ordinaire et parmi lesquels président directeur général sont
choisi. Les 22 directeurs centraux et les 05 divisions soutiennent et supervisent 17 directions
régionales d’exploitation qui a leur tour contrôlent l’activité des 178 agences commerciales
implantées sur le territoire national. Il est à noter que les organes de gestion et d’aide aux comités
sons cité :

39
I
Chapitre III Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un dossier de crédit

 Le comité exécutif et le comité exécutif élargi : ont pour rôle le traitement des questions
importantes du fonctionnement de la banque ;
 Le comité de pilotage : un organe qui supervise la relation du plan stratégique ;
 Le comité de trésorerie : est chargé de l’application de la stratégie de la banque en matière
de liquidité ;
 Le comité de crédit : une instance de décision en matière de sanction des dossiers de
crédit.

40
Figure N° 05 : Organigramme de la direction centrale de la Banque Nationale d’Algérie (BNA)

41
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

1.3. Structures rattachées à la Direction Générale

Quatre principales directions sont rattachées à la direction générale. Il s’agit : de la direction


conformité, direction de l’audit interne, direction de la communication et le secrétariat général.

1.3.1. Secrétariat Générale : Composé de la Direction de l’Organisation des Méthodes et


Procédures (D.O.M.P.)

1.3.2. Direction Conformité : Direction de la Conformité.

1.3.3. Inspection Générale : On y retrouve au sein de l’inspection générale six inspections


régionales :

o Inspection Régionale d’Alger (IRA)

o Inspection Régionale de Blida (IRB)

o Inspection Régionale de Constantine (IRC)

o Inspection Régionale d’Oran (IRO)

o Inspection Régionale de Bejaia (IRBE)

o Inspection Régionale du Grand Sud (IRGS)

1.3.4. Direction de l’Audit Interne (DAI)

1.3.5. Direction de la Communication ([Link])

1.4. Structures rattachées à la Division Internationale : On y retrouve au sein de la


Division Internationale trois divisions qui sont :

o Direction des Mouvements Financiers avec l’Etranger (DMFE)


o Direction des Relations Internationales et du Commerce Extérieur (DRICE)
o Direction des Opérations Documentaires (DOD)

1.5. Structures rattachées à la Division Engagements : On y retrouve au sein de la


Division Engagement quatre divisions qui sont :

o Direction des Grandes Entreprises (DGE)

o Direction des Petites et Moyennes Entreprises (DPME)

o Direction de Crédit aux Particuliers et Spécifiques (DCPS)

o Direction de l'Administration et du Suivi des Crédits (DASC)

42
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

1.6. Structures rattachées à la Division Exploitation et Action Commerciale : On y


retrouve au sein de la Division Exploitation et Action Commerciale deux divisions qui
sont :

o Direction de L'Encadrement du réseau (DER)

o Direction de l’Animation Commerciale (DAC)

1.7. Structures rattachées à la Division Recouvrement, Etudes Juridiques


et Contentieux : On y retrouve au sein de la Division Recouvrement, Etudes Juridiques
et Contentieux trois divisions qui sont :

o Direction des Etudes Juridiques et du Contentieux (DEJC)

o Direction de Recouvrement des Créances (DRC)

o Direction Etudes, Validation et Suivi des Garanties (DEVSG)

1.8. Structures rattachées à la Division Digitalisation, Marketing et des


Paiements : On y retrouve au sein de la Division Digitalisation, Marketing et des
Paiements trois divisions qui sont :

o Direction Marketing et Innovation (DMI)

o Direction de la Monétique (DM)

o Direction des instruments de paiement (DIP)

1.9. Structures rattachées à la Division Systèmes d’Information : On y retrouve au


sein de la Division Systèmes d’Information trois divisions qui sont :

o Direction de la Production et des Services (DPS)

o Direction des Technologies et de l’Architecture (DTA)

o Direction du Développement Etudes et Projets (DDEP)

1.10. Structures rattachées à la Division Financière : On y retrouve au sein de la


Division Financière quatre division qui sont :

o Direction des Marchés Financiers (DMF)

o Direction du Contrôle de Gestion (DCG)

o Direction de la Comptabilité (DC)

43
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

o Direction des Reportings Comptables Légaux et Réglementaires (DRCLR)

1.11. Structures rattachées à la Division Risques et Contrôle Permanent : On y


retrouve au sein de la Division Risques et Contrôle Permanent trois division qui sont :

o Direction de contrôle Permanent (DCP)

o Direction de la Gestion des Risques (DGR)

o Cellule de Sécurité des Systèmes d’Information (C.S.S.I)

1.12. Structures rattachées à la Division Gestion des Moyens Matériels et des


Ressources Humaines : On y retrouve au sein de la Division Gestion des Moyens
Matériels et des Ressources Humaines six division qui sont :

o Direction des Ressources Humaines (DRH)

o Direction de la Formation (DF)

o Direction des Moyens Généraux (DMG)

o Direction de la Préservation du Patrimoine (DPP)

o Direction du Développement du Patrimoine Immobilier (DDPI)

o Centre de Gestion des Œuvres Sociales (CGOS)

1.13. Structures rattachées à la Division Finance Islamique : On y retrouve au sein


de la Division Finance Islamique trois division qui sont :

o Direction d'Exploitation Islamique (DEI)

o Direction Financière, Contrôle et Gestion des Risques Islamique (DFCGRI)

o Direction Animation Commerciale et Ressources Humaines Islamique (DACRHI)

1.14. Structures rattachées à la Division Stratégie et Développement : On y retrouve


au sein de la Division Stratégie et Développement quatre divisions qui sont :

o Direction de la Stratégie et Management de Projets (DSMP)

o Direction du Développement des Performances (DDP)

o Direction du Développement des Talents (DDT)

44
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

o Direction des Filiales et Participations (DFP)

Section 2 : Etude d’un dossier d’un crédit d’investissement

2.1. Le montage d’un dossier de crédit

Tout crédit qu’il soit d’investissement ou d’exploitation doit faire l’objet d’une demande préalable,
établie et signée par le demandeur ou son représentant habilité. Ce dossier permet au banquier de
procéder à l’étude des situations comptable et financière et de dégager ainsi le degré de solvabilité
de son demandeur ainsi que le risque encourus par la banque suite à son engagement éventuel. Ces
facteurs vont permettre au banquier de prendre la décision adéquate. Selon que le crédit sollicité
est d’investissement ou d’exploitation, le dossier à constituer est le suivant :

Documents constitutifs d’un dossier de crédit d’investissement :

 Demande de crédit
 Documents juridiques et administratifs.
 Documents comptables et financiers.
 Documents techniques.
 Documents fiscaux.

2.1.1. Demande de crédit


Il s’agit d’une demande de crédit adressée au banquier ayant pour l’objet la sollicitation d’un
crédit d’investissement. Celle-ci doit émaner des personnes habilitées à engager l’entreprise en
matière de crédit et remplir certaines Conditions telle que celle de la forme : la demande doit
contenir un en-tête contenant toutes les références de l’entreprise accompagnées d’une signature
apposée par une personne dument habilitée le faire et le cachet de l’entreprise.

2.1.2. Les documents administratifs et juridiques

La banque exige certains documents à savoir :

 Une demande écrite signée par le client incluant la nature des concours sollicités, leurs
montants, leurs durées, leurs objectifs et les modalités de leur remboursement.
 Statuts juridiques pour les personnes morales.

45
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

 Registre de commerce en précisant expressément l’activité de promotion immobilière


pour ce type d’activité.
 PV de l’assemblée générale des actionnaires conférant aux dirigeants de l’entreprise,
les pouvoirs de contacter des emprunts et de donner des garanties, si cette disposition
n’est pas prévue par les statuts.
 Copie du bulletin officiel des annonces légales (BOAL).
 CV des dirigeants et copies des pièces d’identité.
 Qualification et expérience professionnelle du promoteur dans le domaine investi.
 Acte de propriété ou bail de location du local devant abriter l’activité t pour la
promotion immobilière l’acte de propriété du terrain d’assiette devant recevoir le projet
immobilier ainsi que livret foncier.
 Certificat négatif d’hypothèque du terrain d’assiette du projet datant de moins d’un
mois pour la promotion immobilière.
 Rapport d’évaluation du local devant abriter l’activité réalisé par un professionnel
(expert) dument agrée et ce en vue d’une éventuelle prise de garantie.
 Copie de la décision d’octroi des avantages délivrée par l’ANDI ou par le CNI.
 Agrément et ou tout autre document autorisant les promoteurs immobiliers ouvert
auprès du Ministère de l’Habitat pour les projets de la promotion immobilière.

2.1.3. Documents comptables et financiers

 Étude technico-économique et financière du projet dûmes signée et cachetée par un


bureau d’étude.
 Bilan d’ouverture et bilans provisionnels sur la dire du prêt
 Facture préforma et/ou contrat d’achat d’équipement récent (moins de 03 mois) chaque
rubrique reprise dans la structure d’investissement doit être préalables justifiée par des
factures.
 Devis descriptif et estimatif des travaux de bâtiments et génie civil.
 Bilans fiscaux et annexes des trois derniers exercices clos.
 Justificatif du dépôt légal des comptes sociaux délivré par le centre national du registre
de commerce.
46
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

 Expertise et documents justificatifs des travaux déjà réalisées des travaux restants à
réaliser.
 Plan de financement.

Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilière, les documents
spécifiques à réclamer sont :

 Liste des réservataires éventuels.


 Le budget prévisionnel du projet (nombre d’unités, prix de vente, prix de revient et
marge).
 Le plan mensualisé du projet.
 Le rapport d’évaluation du terrain d’assiette du projet établi par l’expert conventionné
par la banque.

2.1.4. Documents techniques

 Permis de construire relatif au projet en cours de validité.


 Autorisation de concession délivrée par autorité compétente.
 Planning réalisation du projet.

Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilières les documents
spécifiques à réclamer sont :

 L’organisation, les compétences et les moyens matériels que compte mettre en œuvre
le promoteur pour la réalisation de son projet immobilier.
 Les références professionnelles du bureau architecte chargé de la réalisation des plans
architectures du projet immobilier.

Un jeu de plan du projet immobilier approuvé par la direction de l’urbanisme et de la


construction de la territorialement compétente ainsi que par le centre de contrôle technique de la
construction(CCTC).

 Les copies de contrat de maitrise d’œuvre et de maitrise d’ouvrage.

47
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

 Le certificat de qualification professionnelle de l’entreprise chargé de la construction du


projet immobilier.
 Les références professionnelles, les compétences et les moyens (humains et matériels)
que compte mobilier l’entreprise chargé de la construction du projet.
 Le devis descriptif, quantitatif et estimatif du projet.

2.1.5. Document fiscaux

 Attestation fiscale et parafiscale dument apurées.


 Un calendrier de remboursement des dus antérieurs relatif à la dette fiscale ou sociale
arrêté par l’organisme concerné.

2.2. Identification du demandeur de crédit et son environnement

L’identification de l’entreprise demanderesse de crédit constitue un élément clé qui pèse


lourdement sur la décision d’octroi ou de refus. Dans ce cadre, le banquier est tenu d’attacher une
très grande importance à cet aspect de son étude, et par conséquent, il est amené à identifier
l’entreprise en tant qu’entité juridique et économique, la situer dans son environnement et ce après
son analyse de son passé à travers son historique.

2.2.1. L’historique de l’entreprise

L’entreprise est bâtie sur la base d’une culture et d’un historique qui lui sont propres.

L’histoire de l’entreprise est composée de ses expériences, ses réussites, et ses échecs qui apportent
un plus dans la constitution de sa culture, cette dernière étant son mode de raisonnement et d’action
coutumier et traditionnel, plus ou moins partagée par tous ses membres.

Le banquier est amené à avoir une idée historique de son client dans le but d’estimer son
évolution dans le temps « date de création, changement des statuts, les grandes décisions prises
par le passé, historique et portrait des hommes ».

2.2.2. La forme juridique de l’entreprise

Dans laquelle ses propriétaires évoluent définissent clairement le degré d’engagement et de


responsabilité de ses derniers. Pour cet effet, la connaissance de la forme juridique de l’entreprise
48
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

permet au banquier d’identifier le risque de non recouvrement des créances de l’entreprise en


question.

2.2.3. L’entreprise et son environnement

Loin de sa fonction principale et essentielle qui est la production de biens et des services,
l’entreprise doit être vue comme organisation complexe, créée et animée par des hommes, ouverte
sur son environnement et qui est en interaction perpétuelle avec lui.

Pour cet effet, le milieu dans lequel évolue cette entreprise a un impact certain sur son
activité et ses capacités futures de survie en milieu concurrentiel. Par conséquent, le banquier doit
analyser cette dernière dans toute sa diversité afin de mieux cerner le risque inhérent au crédit tout
en s’appuyant sur les points suivants :

 L’environnement économique et social.


 Le marché dans lequel l’entreprise évolue.
 Les partenaires de l’entreprise ainsi que ses concurrents.
 Les perspectives de développement de cette entreprise dans ce milieu.

2.3. La classification de la clientèle

1.3.1. L’historique de la relation

La date d’entrée en relation avec le client peut être retenue comme le premier critère de
classification qui permet au banquier de différencier entre les anciens clients ayant des comptes au
niveau de la banque pour y faire transiter toutes les opérations, et d’autres n’ouvrants de comptes
que pour en bénéficier des concours bancaires.

2.3.2. L’importance des mouvements d’affaires confies

Sur la base d’une comparaison entre les recettes enregistrées au compte courant et le chiffre
d’affaire déclaré par le client, le banquier établit un rapport dont la formule est la suivante :
Mouvement confié/Chiffre d’Affaire. Trois situations peuvent se présenter, à savoir :

 MC=CA, situation idéale, car il y a centralisation intégrale du chiffre d’affaire ;

49
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

 MC>CA : dans ce cas, il y a des opérations extra entreprise et des produits hors
exploitation.
 MC<CA : il s’agit d’une fausse déclaration du chiffre d’affaire soit d’une non
centralisation du chiffre d’affaire ou encore il y a financement des opérations non liées
à l’activité.

2.3.3. Le niveau d’utilisation des concours autorisés

Le banquier doit à l’occasion de chaque ouverture d’une ou de plusieurs lignes de crédit,


procéder à un contrôle et suivi des plus rigoureux du niveau d’utilisation des concours bancaires
accordés à la relation.

Le but de cette surveillance est de veiller à ce que l’objet du crédit ne soit pas tourné. Il peut
y avoir trois distincts :

 L’utilisation est égale à l’autorisation : le client est, dans ce cas, un grand débiteur qui
utilise au maximum les ressources octroyées.
 L’utilisation est inférieure à l’autorisation : il s’agit d’un client plutôt rationnel et cela
peut inspirer une certaine confiance au banquier.
 L’utilisation est supérieure à l’autorisation : il y a irrégularité, voire abuse dans
l’utilisation du concours bancaire. Dès la constations d’une telle situation, le banquier
doit en toute urgence remédier à cette situation.

2.3.4. Les incidents de paiement

Pour apprécier la moralité et le sérieux de son client, le banquier doit vérifier si celui-ci fait
l’objet d’un incident de paiement, qui concerne les émissions de chèques sans provisions, le non-
paiement d’une traite à échéance ou encore le non-paiement d’une dette privilégiée, généralement
sanctionné par un avis à tiers détenteur ou une saisie-arrêt.

Le banquier peut consulter les fichiers de la banque d’Algérie, des renseignements


commerciaux ainsi que ceux des services juridiques. Une fois accomplie, cette identification

50
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

permettra au banquier de mieux cerner l’entreprise cliente et d’être plus réceptif aux gênes qu’elle
rencontre et pour ainsi dire être mieux disposer à la servir.

Le banquier saura comment adapter son concours d’une façon idéale tout en ayant une pleine
connaissance de la véritable situation de l’entreprise, ce qui lui permettra de mieux prévoir son
évolution.

2.3.5. Les risque

Les risques encourus par la banque peuvent être classés en deux grandes catégories qui sont :

[Link]. Le risque de non-remboursement

En octroyant un crédit, le banquier prend le risque d’avoir à faire face au problème de non-
remboursement, risque qui résulte de l’insolvabilité du débiteur. Parmi cette catégorie de risque
figurent :

 Le risque lié à la moralité du client ou à son incompétence, qui peut se traduire par le non-
respect de ses engagements.
 Le risque lié à la forme juridique de l’entreprise.
 Le risque lié à la situation financière ou commerciale de l’entreprise.
 Le risque lié au secteur d’activité du client ; il sera tenu compte de la concurrence mais
aussi de la possibilité de crise généralisés qui peut subvenir dans cette branche.
 Le risque lié au créanciers privilégiés (administrations publiques, justice, employés ; etc.).

[Link]. Le risque d’immobilisation

En cas ou la banque n’est pas remboursé à bonne date ou si elle doit accepter un report
d’échéance, elle coure le risque d’immobilier son actif, se mettant ainsi dans l’impossibilité de
rembourser ses propres créanciers, En effet, sa liquidité s’en trouve affectée et ceci doit
impérativement être évité.

La banque s’efforce de limiter les risques, en procédant à une étude approfondie des affaires
qui sollicitent son aide financière, et en divisant ces risques sur un maximum de clients et de
secteurs d’activité.

51
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

2.3.6. Les garanties

Le banquier doit recueillir des garanties pour se couvrir du risque de non-remboursement.


Toutefois, la décision d’octroi d’un crédit ne repose, en aucun cas, sur la valeur de ces garanties
mais sur la capacité qu’a l’entreprise à rembourser ses dettes, en plus des éléments subjectifs que
doit apprécier le banquier (la réputation, la confiance…).

On distingue deux types de garanties :

 Les garanties réelles : c’est des biens meubles ou immeubles que détient l’entreprise
et qu’elle remet en gagne en faveur de la banque.
 Les garanties personnelles : c’est l’engagement d’une personne physique ou morale
de régler le créancier si le d éditeur s’avère défaillant. Cette garantie se matérialise
généralement sous forme d’une caution.

2.4. Analyse financière d’un dossier de crédit

Après avoir pu identifier et étudier l’environnement du demandeur de crédit, le banquier


dispose alors d’une image a priori de celui à qui il à faire. A cet effet, le banquier aura à traiter les
éléments du dossier afin de déceler toute anomalie sur la santé financière de l’[Link] utilisera
donc un outil in contournable : l’analyse financière. Celle-ci peut être définie comme
suit : « l’analyse financière est un ensemble de concepts, de méthodes et d’instruments qui
permettent de formuler une appréciation relative à la situation financière d’une entreprise, aux
risque qui l’affectent, au niveau et à la qualité de ses performances. ».

2.4.1. Analyse rétrospective des documents comptables

Afin de voir l’évolution des performances et la situation de l’entreprise, le banquier procède


à une analyse comparative des différents documents comptables présentés par le client, à savoir
les bilans exercices précédents et les tableaux des comptes de résultats.

[Link]. Les bilans comptables

Le bilan est une photographie de l’entreprise à un moment donné. Par conséquent, il tend à
ne présenter qu’un aspect statique des choses. Pour avoir un aperçu dynamique de l’entreprise, il

52
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

est nécessaire de procéder à l’analyse de plusieurs bilans qui succèdent dans le temps. Avant
l’analyse, le banquier doit traduire avec plus d’exactitude la liquidité ou l’exigibilité des postes du
bilan ; il va alors passer d’un bilan comptable à un bilan financier.

Les opérations permettant de constituer un bilan financier consistent en l’élimination des


actifs sans valeur (en les retranchant de l’actif et les diminuant des fonds propres), la réintégration
des éléments hors bilan (les effets escomptés non échus et les mobilisations en crédit-bail) et enfin,
le reclassement rationnel des rubriques du bilan en tenant compte du degré de liquidité pour l’actif
et du degré d’exigibilité pour le passif. ANNEXE N°1.

[Link]. Les tableaux des comptes de résultats


Le tableau des comptes de résultats (TCR) renseigne sur l’évolution des principaux éléments
constitutifs de l’activité de l’entreprise. Tandis que le bilan donne une vue statique de la situation
patrimoniale de l’entreprise, le TCR permet un examen dynamique puisqu’en plus du chiffre
d’affaires enregistré, le banquier prend connaissances des conditions de formation de bénéfices ou
des pertes de l’année à travers le calcul et l’appréciation des soldes intermédiaires de gestion (SIG).

Le TCR permet également de calculer les ratios de performance et de répartition de la valeur


ajoutée (AV/frais financiers). Annexe n°2

Après avoir effectué le reclassement des bilans et le calcul des soldes intermédiaires de
gestion, le banquier pourra analyser la structure financière de l’entreprise (approche globale) et
déterminer les principaux ratios nécessaires à son évaluation (approche relative).

[Link]. L’étude de la structure financière

Qu’il s’agisse d’une demande de crédit d’exploitation ou d’investissement, l’analyse de la


structure financière de l’entreprise est fondamental. Elle permet de répondre aux objectifs
suivants : équilibre de financier et solvabilité.

L’équilibre financier représente l’adéquation des ressources aux emplois : l’actif immobilisé
est financé par des ressources permanentes et les emplois cycliques par des ressources à court
terme. L’analyse d’un tel équilibre est menée à l’aide des instruments suivants :

Tableau N° 01 : Analyse d’équilibre financier

53
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Instruments Formules de calcul Commentaires

FR= Capitaux -C’est des capitaux permanents qui est affectée au


permanents- financement du cycle d’exploitation.
Fonds de immobilisations nettes
roulement -Il représente une marge de sécurité pour l’entreprise
----------------------------- en cas de pertes d’actifs, diminution dans la vitesse
F.R d’écoulement des stocks, problème de mévente ou
FR= Actif circulant- créances irrécouvrables.
DCT
-En principe, il doit être positif.

Besoin en BFR= Actif circulant -C’est la part des besoins liés à l’activité qui n’est pas
fonds de hors disponibilités- financée par des ressources nées de cette mémé
roulement Dettes à court terme non l’activité.
bancaires.
B.F.R -Il est positif ou négatif selon le type de l’activité.

-C’est l’excédent des liquidités de l’entreprise sur les


financements bancaires courants.
T= Disponibilité –
Trésorerie Avances bancaires -Elle est le plus souvent négative.

-----------------------------

T= FR- BFR.

La solvabilité de l’entreprise est appréciée par sa surface nette comptable qui représente une
marge de garantie pour ces créanciers notamment la banque.

2.4.2. Calcul et interprétation des ratios

« Un ratio est un rapport entre deux valeurs caractéristiques de l’activité et de la situation


économique de l’entreprise. ».

Il existe un très grand nombre de ratios, certains sont d’une utilité incontestable, d’autres le
sont moins, or, il a appartenu à l’analyse de choisir les ratios à utiliser dans la mesure où ce
dernier pourrait affiner l’analyse. Ainsi, les ratios les plus utilisés sont représentés dans le tableau
annexe n°1.

54
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

2.4.3. Analyse prévisionnelle

L’analyse prévisionnelle est faite dans le but d’apprécier la capacité de l’entreprise à


maitriser les développements et à prendre les bonnes décisions pour assurer une utilisation saine
du crédit afin de pouvoir le rembourser à échéance.

Cette analyse se fait à travers l’étude des bilans et TCR prévisionnels, du plan de trésorerie
et du budget d’exploitation.

2.4.4. Information des centrales de la banque d’Algérie

La banque d’Algérie a mis en place des centrales (informatisées) qui sont approvisionnées
et consultées par les banques pour aider les banquiers à mieux connaitre leurs clients.

 La centrale des risques : Elle a pour but de centraliser les informations concernant les
crédits consentis au-delà d’un certain seuil par les banques, permettant ainsi de connaitre
l’engagement total par catégories de crédits pour chaque entreprise.
 La centrale des impayés : Elle a pour mission la centralisation et la diffusion de tout le
renseignement concernant les incidents de paiement de chèques et d’effets de commerce.

2.5. Evaluation d’un projet d’investissement

Pour toute évaluation de projet, il est indispensable de suivre un nombre d’étapes retracées
dans l’ordre suivant :

2.5.1. Analyse de la viabilité


Si le projet est jugé viable, l’évaluateur passera à l’étape suivante ;

2.5.2. Analyse de la rentabilité


Celle-ci se fera avant et après financement. Durant son étude, l’évaluateur sera constamment
guidé par un document touchant le projet d’investissement sous tous ses aspects ; il s’agit de
l’étude techno-économique.

2.5.3. L’étude technico-économique


Cette étude peut être subdivisée en deux parties distinctes, à savoir l’étude technique
(faisabilité et moyens) et l’étude économique (viabilité et rentabilité).

55
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

L’étude technique portera principalement sur les moyens de production de l’entreprise et


le potentiel humain qui l’anime. Elle doit faire ressortir les éléments suivants :

2.5.4. Les capacités de production de l’entreprise


Le promoteur doit communiquer à la banque l’ensemble des avoirs meubles et immeubles
de l’entreprise qui permettront le déroulement du cycle de production.

Il lui sera, donc, demandé une description du terrain, les constructions, des équipements de
production et des matériels et outillages nécessaires.

Le facteur humain sera pris en compte vu que les performances de l’entreprise dépendent
dans une large mesure, de la motivation du promoteur, de sa compétence et de son sérieux ; ainsi
que la qualification de l’ensemble de l’effectif.

2.5.5. La description du programme de production


Le client devra également nous renseigner sur le programme de production qu’il a établi en
précisant la nature et les quantités de produits que l’entreprise compte commercialiser durant toute
la période du prêt.

2.5.6. Les besoins d’exploitation du projet


Après avoir étudié les facteurs de production tels que la main-d’œuvre et le procédé
technique, le banquier s’intéressera aux besoins d’exploitation de l’entreprise durant les premières
années de fonctionnement. Pour ce faire, il demande généralement à son client de lui fournir les
plans de financements prévisionnels.

2.5.7. L’étude économique

Elle évalue les forces et les faiblesses du projet dans sa branche d’activité, en tenant compte
de la conjoncture économique du secteur considéré. Elle doit porter sur le produit fabriqué ou le
service offert ainsi que l’évolution du marché. Elle permettra de savoir si le projet est viable et
rentable ou s’il est voué à l’échec.

2.5.7. Description détaillé du projet


Cette description doit comporter des éléments spécifiques qui ont une grande influence sur
la décision du banquier quant au financement du projet. En effet, le promoteur devra communiquer

56
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

à la banque les renseignements le concernant notamment pur une nouvelle relation, à savoir son
nom ou sa raison sociale, son siège social et une présentation de ses qualifications en tant que
gérant. Il devra également introduire les renseignements concernant ses éventuels associés et
collaborateurs.

En plus de l’étude technico-économique qui décrit parfaitement le projet, le promoteur est


tenu de mettre l’accent sur ses objectifs à long terme, tels que l’évolution des capacités de
production, les futures expansions et l’augmentation de sa clientèle potentielle.

2.5.8. Evaluation en dinars et en devises du projet


L’étude du projet doit comprendre le cout total de l’investissement. Pour les équipements
importés, l’évaluation doit être faite en monnaie nationale et en devise suivant le cours du jour de
réception de la demande de crédit. Il faut noter que cette évaluation en devise a causé de
nombreuses déconvenues au investisseurs qui ont eu à supporter les pertes de change dues aux
variations des cours entre les jour d’acquisition et le jour de remboursement. Sur la base du cout
du projet, il est établi une structure de financement qui déterminera la part de l’autofinancement
du promoteur et la part du financement bancaire sollicité.

2.5.9. Décision finale


A la conclusion de l’étude d’une demande de crédit vient la décision finale du banquier qui est
loin d’être facile à prendre.

Cette décision est prise au niveau de l’agence a concurrence des pouvoirs qui lui sont délégués,
sinon, le dossier est transmis à la DRE avec un avis motivé.

En cas de refus par la banque d’octroyer le crédit sollicité, il sera procédé à l’archivage pur
et simple du dossier et le client sera notifié par une lettre de rejet ou seront expliquées les causes
d’une telle décision.

En cas d’acceptation qui se matérialise par une autorisation de crédit, le client sera notifié
par une lettre d’acceptation. L’autorisation de crédit reprend les principales informations
concernant le crédit autorisé (type, montant, durée d’amortissement, limite d’utilisation, différé
éventuel, taux d’intérêt, commissions éventuelles, etc.). Elle indique également les garanties
bloquantes exigées et les garanties non bloquantes.

57
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Avant la mise en place du crédit, le banquier procède au recueil des garanties bloquantes.
Une fois recueillies, le banquier fera signer à son client des engagements de donner en garantie le
bien financé et de s’assurer en tous risques (cas d’un crédit d’investissement) en attendant la
réalisation du prêt.

Au retour des garanties validées, il est établi une convention de prêt qui doit être signé par
le client. Cette dernière détermine les obligations de chaque partie et reprend les conditions
générales du prêt : le montant, l’objet, le taux d’intérêt, les modalités d’utilisation et de
remboursement, les commissions et taxes, les pénalités de retard et la date d’échéance de la ligne
de crédit accordée.

Pour les crédits à long et moyen terme, il est édité un tableau d’amortissement du prêt
(échéances de remboursement) dont une copie sera remise au client. La banque fait signer aussi
son client une chaine de billet à ordre qui constitue une reconnaissance de dettes. Enfin, le
déblocage de fonds se fait sur présentation des justificatifs, par un virement ou un chèque certifié
en faveur du fournisseur.

Conclusion

Les banques entretiennent des rapports de coopérations avec les entreprises. Principalement
fondée sur l’allocation de capitaux, ces rapports sont loin d’être exemptés d’aspects passionnels
car l’entreprise souhaite choisir la position qui lui plait alors que la banque est tentée de marquer
la mesure avec son propre métronome. Dès lors, le délicat problème de l’équilibre entre le risque
et les profits a trouvé au fil des ans des réponses plurales, qui se sont concrétisées à travers
l’évolution des techniques bancaires et des instruments d’analyse financière et d’évaluation de
projets. Toutefois, le mérite du banquier demeure le métier du risque par excellence et l’art, tout
l’art du banquier consiste d’abord à évaluer les risques et ensuite à les gérer, le seul souci du
banquier est de minimiser le risque financier et en même temps de maximiser son profit et le seul
moyen lui permettant d’atteindre ses objectifs serait d’améliorer d’avantages ses méthodes
d’analyse et d’évaluation des demandes de crédits. En outre, la prise de garanties ne doit pas
constituer une finalité de la banque car ces garanties ne sont censées intervenir qu’en cas
d’incidents.

58
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

En somme, on peut conclure que l’incompétence des agents de la banque en matière


d’évaluation du risque se répercute automatiquement sur la santé financière de la banque.

59
CHAPITRE IV
Etude de cas de crédit
d’investissement de la BNA
(Agence 356 Bejaia)
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Introduction
Notre travail porte sur le rationnement de crédit bancaire, pour cela nous allons mener une
analyse plus pertinente sur un cas pratique au niveau de la banque nationale d’Algérie(BNA)
agence 356 pour mieux cerner cette technique et mettre en valeur les éléments développés dans
les chapitres précédents, et afin de prendre une décision finale face à un crédit demandé.

Le rationnement de crédit est un phénomène très compliqué pour la banque car il est en relations
avec plusieurs facteurs qui influencent directement et indirectement la rentabilité et la
solvabilité du projet et du client.

Dans ce chapitre notre travail est divisé en deux sections, la première section traite un cas d’un
dossier d’un crédit d’investissement accepter et dans la deuxième section on va étudier un cas
d’un dossier de crédit d’investissement rejetée, cette analyse nous donne une propre décision
concernant l’accord de crédit et la comparer à celle du rejet.

59
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Section 1 : Etude d’un cas pratique accepté au sein de la BNA-Banque


1.1. Historique de l’évolution de l’activité de l’entreprise

Cette entreprise a été créée par Mr (X) en date 22/10/1997. Et dont l’activité principale
est les travaux bâtiments et la réalisation de plusieurs promotions immobilières.

1.2. Moyens financiers et volonté des dirigeants de doter l’entreprise des moyens
nécessaires à son développement

Mr (X) sollicite pour un crédit à moyen terme (CMT) de 3.270.000,00DA représentant


un financement à hauteur de 48/ de son programme d’investissement, estimé à 6.858.680,00DA.
La part d’autofinancement du projet apportée par le client est de 3588680 ,00 DA soit (52/ de
l’investissement à acquérir).

 Besoin de l’entreprise, ou moyens nécessaires exercer son activité :


 Immobilisations (corporelle et incorporelle) :
 Immobilisations incorporelles : /KDA ;
 Immobilisations corporelles : 49.006 KDA.
 Immobilisations financière : /
 Actifs circulants : 18.317 KDA.
 Créances sur Clients : 8.250 KDA.
 Autres Créances : 4.114 KDA.
 Disponibilité : 2.031 KDA.
 Ressources de l’entreprise :
 Capitaux propres : 5.332 KDA.
 Quasi fonds propres : 24.428 KDA.
 Ressources propres : 29.760 KDA.
 Provisions pour risques et charges : /
 Endettement structurel : 6.250 KDA.
 Crédit-bail: /
 Effet de levier financier : /
 Objet et justification de l’investissement : Cet investissement va contribuer à la
réalisation des contrats dans les délais et dans de bonnes conditions d’exploitation.

60
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

1.3. Descriptif du projet d’investissement

 Nature : Camion châssis nu : 5.450.000,00 DA


 Benne : 1.408.680,00 DA
 Cout du projet : 6.858.680,00 DA
 Provenance de l’équipement / fournisseurs : TOYOTA ALGERIE.
 Processus de production / amélioration envisagées : Amélioration les conditions
d’exploitation de son affaire.
Tableau 02 : Planning de réalisation et de mise en exploitation de l’investissement

Date de début de Date de fin de


Date de mise
réalisation réalisation
Item Désignations en exploitation Observations
(passation (réception et
(mise en route)
commande) installation)
Camion + Décembre
Novembre 2014 2015
benne 2014

1.3.1. Présentation chiffrée du projet d’investissement

Tableau N°03 : Tableau chiffré de la partie immobilière de l’investissement

Désignations Valeur Observations


-Acquisition terrain
-Construction bâtiments
-Agencements,
aménagements

Total

61
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Tableau N°04 : Tableau chiffré des équipements

Qté Liste Valeur Valeur CV/DA Valeur Observations


détaillée Dinar devises globale
- 5571 521,00 / / /
Equipement
à acquérir
localement.
Matériel à
01 - acquérir
Equipement localement
à acquérir à
l’étranger.
-Droits de 947 159 ,00 / / /
douane 340.000,00
/ / /
-TVA
-Taxe
Total 6.858.680,00 / 6.858.680,00 / /

Tableau N°05 : Calcul de l’augmentation des BFR liée au développement du CA après


investissement

BFR de n BFR prévisionnel de l'exercice n+1

CA prévisionnel HT* Durée de stockage (En


Stocks 45 750,00 67 792,00
jours)/360

CA prévisionnel TTC* Durée des créances


Clients - -
clients (En jours)/360

CA Prév TTC * Durée des crédits Frs (En


Frs 1 500,00 -
jours) /360 * Achats TTC/CA de n TTC

Divers 3 852,00 Divers * (1+ Croissance du CA HT) 2 937,83

BFR de
40 398,00 BFR Prévisionnel en fin d'exercice N+1 64 854,17
N

62
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Tableau N°06 : Evaluation du coût global de l’investissement

Désignation Valeur Valeur Valeur Observations


Dinar Devises CV/DA globale
-Terrain

-Bâtiments

-Aménagements

-Equipements 6.858.680,00 6.858.680,00

Augmentation 64.854,17 64.854,17


du BFR
Total 6.923.534,17 6.923.534,17

1.4. Le financement, les projections financières et la rentabilité économique

Tableau N°07 : Schéma de financement envisagé

Nature du financement Montant DA Pourcentage

1- Autofinancement

-par CAF

-par apports en nature

-par apports en K

-par apports en compte 3.588.689,00 52%


courant

Total Autofinancement 3.588.689,00 52%

2- Emprunts sollicités 3.270.000,00 48%

Total 1+2 6.858.680,00 100%

63
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

1.4.1. Eléments constitutifs du Plan de financement


Le plan de financement est constitué des éléments cites dans annexes n°2

Tableau N°08 : Tableau d’amortissements des investissements comptabilisés au bilan

Années Valeur début Amortissement Valeur en fin


année d’année

2014 5 777 504,00 2 616 968,00 3 160 536,00

2015 3 160 536,00 2 616 968,00 543 568,00

2016 543 568,00 543 568,00 -

Total 5.777.504,00

Tableau N°09 : Tableau d’amortissements des investissements à acquérir

Années Valeur début Amortissement Valeur en fin


année d’année

2015 6 858 680,00 1 371 736,00 5 486 944,00

2016 5 486 944,00 1 371 736,00 4 115 208,00

2017 4 115 208,00 1 371 736,00 2 743 472,00

2018 2 743 472,00 1 371 736,00 1 371 736,00

2019 1 371 736,00 1 371 736,00 -

Total 6.858.680,00

Tableau N°10 : Tableau d’amortissements consolidé

Années Valeur début année Amortissement Valeur en fin d’année

2014 5 777 504,00 2 616 968,00 3 160 536,00


2015 10 019 216,00 3 988 704,00 6 030 512,00
2016 6 030 512,00 1 915 304,00 4 115 208,00
2017 4 115 208,00 1 371 736,00 2 743 472,00
2018 2 743 472,00 1 371 736,00 1 371 736,00
2019 1 371 736,00 1 371 736,00 -

64
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Total 12 36 184,00

1.4.2. Analyse des flux de trésorerie du plan de financement

Les emplois sont constitués du montant de l’investissement à acquérir, des


échéances relatives au CMT à mettre en place, les frais de personnel, les achats de
matières et fournitures et les impôts et taxes. Quant aux ressources, elles sont composées
du montant de la CAF, de l’apport personnel du promoteur et du montant du CMT à
mettre en place. Durant les cinq années à venir, l’entreprise dégagera des flux de trésorerie
positifs ; 6.320 KDA la 1ère année, 11.964 KDA la 2ème année, 15.670 KDA la 3ème année,
21.134 KDA la 4ème année et 26.399 KDA au bout de la 5ème année.

1.4.3. Analyse de la rentabilité du projet


L’évolution des chiffres d’affaires prévisionnels ainsi que les résultats bénéficiaires
respectifs, dénotent parfaitement de la rentabilité du projet.

Tableau N°11 : Taux d’actualisation et Valeur Actuelle Nette : VAN.

Taux d'actualisation de 5,25%

Années Flux de trésorerie Flux de trésorerie


d'exploitation Coefficient d'actualisation d'exploitation actualisés

N - 6859 1 - 6859

n+1 6320,3 0,950118765 6005,035629

n+2 11964,4 0,902725667 10800,57097

n+3 15670,45 0,857696596 13440,49162

n+4 21134,4 0,81491363 17222,71063

n+5 26399,15 0,774264732 20439,9308

Valeur actuelle nette au taux d'actualisation de 5,25 % 61049,73966

1.4.4. Délai de récupération du capital investi (DR)


Le calcul du DR en prenant en considération le facteur temps – actualisation – s’effectue
ainsi :

65
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Tableau N°12 : calcul de DR

n n+1 n+2 n+3 n+4 n+5

Flux de trésorerie -6859 6320,3 11964,4 15670,45 21134,4 26399,15

Coefficient
actualisation 1 0,9501188 0,902726 0,857696596 0,814914 0,774265

Flux trésorerie
actualisés -6859 6005,0356 10800,57 13440,49162 17222,71 20439,93

Flux trésorerie
actualisés cumulés -6859 -853,9644 9946,607 23387,09823 40609,81 61049,74

De par ce tableau, nous constatons que la récupération de cet investissement se


fera au bout de la première année d’exploitation.

1.5. Garanties recueillies et proposées

1.5.1. Les garanties recueillies


- Hypothèque sur immeuble à actualiser ;
1.5.2. Les garanties proposées :
- Gage du camion et de la benne à acquérir ;
- DPATR + avenant de subrogation ;
- Garantie CGCI ;
- CCI.
1.6. Conclusion appréciation globale
1.6.1. La fiabilité :
Il s’agit d’acquisition d’un camion et d’une benne, destinés à la réalisation des contrats.

L’investissement est réalisable et ne nécessite pas d’études conceptuelles pour sa mise en marche.
L’investissement est fiable.

1.6.2. La viabilité :
Le secteur des travaux bâtiments est un créneau porteur.

Cet investissement est viable et permettra à l’entreprise de diminuer ses charges d’exploitation.

1.6.3. La rentabilité :
L’analyse de la rentabilité de cette affaire se fait à travers les éléments ci-dessous :

66
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

L’entreprise opère sur un marché porteur et en pleine croissance ;

L’activité dégagera des VA et EBE positifs.

Les résultats positifs à dégager durant les cinq années à venir sont bénéficiaires.

1.7. « Bancabilité » du projet :


1.7.1. Les critères humains :
L’animateur de la société disposent d’une expérience appréciable dans le domaine.

Sens de responsabilité pour M(x).

1.7.2. Les critères économiques :


Cette entreprise exerce dans un secteur d’activité qui connaît un grand développement depuis
quelques années et devient de plus en plus exigeant.

L’acquisition de ce camion contribuera à la réalisation des contrats, dans les délais et dans
de bonnes conditions d’exploitation.

1.7.3. Les règles de structure financière et les critères de rentabilité :


Ce point traite de la solvabilité de l’entreprise dont l’approche s’articulera autour de l’analyse
de la structure financière, des ratios de structure et d’endettement.

1.8. Evolution de la structure financière :


L’analyse de la structure financière sera faite sur la base de deux paramètres : FR/BFR :

Tableau N°13 : L’analyse de la structure financière

Désignations N+1 N+2 N+3 N+4 N+5

Fonds de roulement net global 85 450 90 067 95 137 101 635 112 970

Besoin en fonds de roulement 69 004 71 872 66 766 79 440 79 599

Trésorerie en fin de période 16 446 18 195 28 371 22 195 33 371

La structure financière de l’entreprise sera équilibrée durant toute la durée de


remboursement du CMT selon que les FR à dégager seront positifs et permettront de
couvrir les BFR de la même période, d’où des trésoreries positives.

1.8.1. Ratios de structure et d’endettement :

67
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Tableau N°14 : Analyse des ratios

Désignations N+1 N+2 N+3 N+4 N+5

Ratio de l’indépendance financière 100% 99% 99% 99% 99%

Capitaux Permanents/Total du Bilan 98% 98% 97% 96% 94%

Ratio de solvabilité 98% 97% 96% 95% 94%

De par le tableau ci-dessus, nous constatons que les ratios de solvabilité et d’endettement sont
favorables.

La CAF sera positive et permettra aisément le remboursement de l’emprunt bancaire, sachant


que le rapport CAF/ DLMT sera largement supérieur dès la première année.

L’avis de la banque

De ce qui précède et compte tenu de la rentabilité du projet, nous sommes d’avis pour la mise
en place d’un CMT de 3.270.000,00 DA, soit 48% du montant du projet, remboursable sur une
durée de 5 ans dont 03 années de différé avec un taux bonifié de 3,25%.

68
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Section 2 : Etude d’un cas pratique rejeté au sein de la BNA-Banque


2.1. Nature de la demande du client

Tableau N°15 : Nature de la demande du client

Première demande /
Renouvèlement de concours /
Extension de concours /
Besoin exceptionnel /

2.2. Coordonnée du demandeur


Tableau N°16 : coordonnée du demandeur

Nom/prénom ou raison sociale : EURL « Y »

Forme juridique : Entreprise unipersonnelle à responsabilité


limitée.
Date de création : 31/01/2017

Groupe d’affaire /

Adresse du siège sociale : Bejaia

Activités : Transport de marchandise

Tableau N°17 : Principaux dirigeants

Nom/prénom Qualité

«Y » Gérant propriétaire

Capital social 1.000.000,00


Date d’entrée en relation 19/08/2010
Date de la 1ere demande de crédit 13/11/2018
Clé banque d’Algérie 31012017ALLTR00
Numéro d’identifiant fiscal /

69
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

2.3. Réponse à la demande de consultation de la centrale des risques : (pour


les nouveaux risques)

Sous dossier oui non


2.4. Classement actuel de la créance courante

Tableau N°18 : Indicateurs d’activité U KDA

EXERCICE EXERCICE EXERCICE N EXERCICE N


EXERCICE N-3 N-2 N-1 A CE JOUR
2017 2018 2019 2020
INDICATEURS

CHIFFRE 30709 28999 18945 14935


DAFFAIRES CA
1Mouvements 35710 36570 34035 19669
confies
[Link]
2-Mouvements / / / /
confies tpm

Tableau N°19 : Renseignements commerciaux

6.1fournisseurs principaux fournisseurs et délais de paiement accordes


Naftal spa
2. Délais fournisseurs:/
6.2 clients (principaux clients et délais de règlement accordés)
Locaux : NAFTAL « branche carburant » / stations de services
3. Délais clients : 66 jours
6.3delai de rotation des stocks:/

2.5. Incidents de paiement enregistres


Historique des incidents de paiement enregistrés durant l’année 2021(nature des incidents,
nombre, montant : NEANT

70
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Tableau N°20 : la nature des incidents (nombre, montant)


NATURE DE LINCIDENT Nombre montant Observation
IAR Cheque Neant neant Neant
Effet de
commerce
Impayés sur CLT
Impayés sur Aval
EPS OC Douane
OC
documentaires
Autres( impayés)

2.5.1 Incidents de paiement en cours


(Nature des incidents, montants et prévision de régularisation)

Tableau N°21 : nature des incidents (montants et prévisions de régularisation)

Nature de l’incident Montant Prévisions de


régularisation
IAR Cheque
Effet de commerce
Impayés sur CLT
Aval
OC douane
OC documentaires
AUTRES (impayés sur ASF)

2.6. Situation actuelle du dossier : représente un ensemble de détails sur le crédit


demandé :
2.6.1 Engagements au 26/12/2021 (U : KDA)
C/C 0300.000.070 créditeur de 7.771.503,54 DA
Tableaux N°22 : les engagements
Nature des crédits Engagements Autorisations Echéance

CMT 7.470.000,01 34.759.000 ,00 30/09/2024

2.6.2 Garanties recueillies


Un ensemble des éléments cités en annexe n°5

71
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

2.6.3 faits saillants du dossier


Par sa lettre du 23/12/2021 MR(Y) demande le réexamen par le comité de crédit régional
portant sur le refus d’accorder une rallonge sur CMT déjà octroyé de 14 935 320.00DA (60%)
pour l’acquisition (03) tracteurs routiers, avec une hausse du prix de plus de 24 892 200.00DA
suivant les nouvelles factures pro-forma.
A cette occasion notre relation nous propose d’hypothéquer 03 locaux commerciaux
situés à Bejaia (02 appartement à son frère (Z), (01 appartement à Mr (Y) d’une valeur totale
suivant les rapports d’expertises de 11 710 000.00.
En plus des garanties proposées notre relation est disposée à augmenter sa cote part de
financement.
Pour lui permettre d’utiliser le reste de son CMT (acquisition de 03citernes sans les
tracteurs), Mr (Y) sollicite le report de l’échéance prévue au 31/12/2021 de 6 mois ainsi que
l’échéance finale du crédit avec prorogation de la DLU fixée au 30/09/2021.
La nouvelle structure de financement se présente comme suit :
Apport personnel 40% 36 279 600.00 DA
Concours bancaire 60% 49 694 400 .00 DA
Cout Total TTC 85 974 000.00 DA
2.6.4. Dernière décision de crédit
Le comité de crédit par sa créance du 21/12/2021 a examiné la demande de rallonge sur
le CMT de 14 935 320.00 c’est déclaré défavorable pour les motifs suivants :
4. Situation financière déficitaires sur les 03 dernières années ;
5. Sur endettement de votre entreprise ;
6. Refus de la CGCI d’accorder sa garantie ;
7. Les garanties réelles ne couvrent pas le montant du crédit ;
2.6.5. Application de la décision

- Décision notifier à notre relation en date 22/12/2021.

2.7. Appréciation globale de la relation par le directeur de l’agence : cette


appréciation est expliquée par les éléments suivants :

2.7.1. Positionnement de l’affaire sur son marché et son plan de charge ou carnet de
commande :

72
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Depuis quelques années, SPA NAFTAL sous-traite ses activités de transport des
hydrocarbures. Les entreprises qui y opèrent, auront beaucoup a bénéficier de cette situation.

2.7.2. Qualité de la relation avec la banque

La banque développe de très bonnes relations avec le gérant propriétaire.

2.7.3. Qualité de la relation avec les tiers et réputation sur la place

Elle développe de bonnes relations avec les administrations publiques et d’autres organismes.

Quant à sa réputation, elle est très appréciable sur la place.

2.7.4. Respect des engagements et réactivité face aux incidents

Notre agence n’a pas enregistré d’incidents de paiement.

2.7.5. Toute informations pouvant impacter positivent ou négativement le risque de crédit

Les mouvements confis sont de 34 035 KDA en 2019 et 19 669 KDA en 2020 et 31 609
KDA au 26/12/2021. La valeur des locaux commerciaux déjà garantie est de 17 563 200.00 DA
suivant l’évaluation établie par l’expert (A) de la société Algérienne d’Expertise en date
07/10/2020. En plus notre relation propose en hypothèque 03 locaux commerciaux sise a Bejaia
pour une valeur totale de 11 710 000.000DA, la superficie des locaux et de 23m et 43m et 23m
(rapport d’évaluation joint en annexe établi par l’expert (A). Pour notre part nous sommes
favorables au report de l’échéance CMT prévue au 31/12/2021 de 06 mois et la prorogation de
la [Link] concernant la demande de rallonge sollicitée nous sommes d’avis favorable.

2.7.6. Décision finale du CRC concernant la demande de la relation citée en marge

Le comité CRC à l’unanimité décline la demande du client pour son recours à


l’augmentation de la quotité de financement pour un montant additif de 14.935.320,00DA.
 Le CRC mis en exergue la situation déficitaire de cette entreprise sur les 03 dernières
années, le surendettement de cette entreprise, le refus de la CGCI d’accorder sa
garantie, les garanties réelles présentées ne couvrent pas le montant du crédit.
 Le CRC décline la demande de cette relation.

73
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)

Conclusion
Dans notre étude, nous avons essayé de découvrir les facteurs qui pousse les banques à
rationner le crédit au niveau de l’agence N°356 direction régionale Bejaia. Notre traitement des
deux dossiers de crédit d’investissement nous a permet de conclure et de constater que les
banques en générale plus particulièrement les banques Nationale d’Algérie (BNA) de la
direction régionale Bejaia, donne leurs décisions à partir d’une large étude d’où elles cherchent
des information approfondie sur l’emprunteur et son projet ensuite analysé ces informations
puis distingué la capacité de ce client face au remboursement de l’emprunt bancaire pour donner
à la fin un avis favorable ou défavorable à la demande de crédit.

A partir des deux dossiers qu’on a traités au niveau de cette banque nous constatons que le
dossier de crédit du client, porte des informations insuffisantes ce qui conduit la banque a
cherché plus d’information sur le projet sous forme des enquêtes sur le terrain, des entretiens
avec ses clients, ce qui rend la banque capable de discerner les bons telle que les mauvais
dossiers.

Selon notre étude sur les deux dossiers de demande de crédit nous constatons que dans le projet
« A » les ratios de solvabilité et d’endettement sont favorables, la CAF sera positive et permettra
aisément le remboursement de l’emprunt bancaire, sachant que le rapport CAF/ DLMT sera
largement supérieur dès la première année. Et pour le projet « B » la situation est déficitaire de
cette entreprise sur les trois dernières années, le surendettement de cette entreprise, le refus de la
CGCI d’accorder sa garantie, les garanties réelles présentées ne couvrent pas le montant de crédit.

74
Conclusion générale

Tout au long de ce travaille, nous avant essayé d’apporter quelques éléments de réponse sur
la notion de rationnement de crédit, ainsi nous avons clarifié cette notion à travers des
définitions diverses. En effet, le rationnement du crédit pouvait avoir un impact négatif sur
l’économie car il semblerait qu’il n’existe pas un substitut efficace pour les entreprises
rationnées.
La problématique de ce travail est d’étudié et analyser le problème de rationnement du
crédit, en se basant sur les conditions que les banques proposent a ces emprunteurs pour
l’octroi du crédit.
Le comportement de la banque s’explique par des raisons bien spécifiques qui sont :
- Premièrement, la gestion du risque rigoureuse de crédit imposé par les réglementations
prudentielles, et les objectifs de rentabilité conduit les banques à adopter la meilleure
forme de rationnement de crédit.
L’imperfection de l’information et des comportements des agents associés à la relation
prêteurs / emprunteurs deviennent des déterminants essentiels du phénomène de rationnement
de crédit. Malgré les solutions proposées, il n’existe pas de solution optimale au premier rang,
sauf à faire disparaître le problème (asymétrie de l’information). Cependant, étant crée
comme une stratégie de protection contre les risques et une mesure de répression liés à
l’émission des prêts, l’on se rend compte bien qu’étant nécessaire, le rationnement de crédit a
plutôt déstabilisé l’économie en générale et l’activité de la banque elle-même.
- Deuxièmement, de multiples problèmes se révèlent citons :
- Insuffisance des fonds propres ;
- Manque de garanties valables ;
- La non maitrise des délais des projets ;
- Un projet de mauvaise qualité à savoir : produit non porteur (n’est pas trop demandé
sur le marché) ; la mauvaise implantation de l’entreprise (zone non industrielle),…etc.
A partir de notre étude sur le rationnement de crédit au niveau de la BNA agence 356 nous
a permet de conclure : que cette dernière a adopter le rationnement de type 03 sur le projet B
ou elle a refusé le financement du projet, car ce type de rationnement correspond à un refus
de prêter au taux d’intérêt désiré par l’emprunteur parce que ce rationnement provient de
l’appréciation différente que la banque et l’emprunteur portent sur la probabilité de réussite du
projet et le taux d’endettement est trop élevé par rapport à l’norme.
Par conséquent, pour répondre à l'augmentation de la demande de crédit et pour réduire les
défauts de paiement, il est devenu nécessaire pour chaque prêteur de travailler sur la base des
données réelles sur la façon dont les emprunteurs remboursent leurs prêts, et de mettre en
place des garanties efficace qui permet au banquier de s’assurer de la couverture réelle du
risque de crédit en cas de défaillance du débiteur. Ainsi, de transférer les informations aux
autres prêteurs afin de les aider à prendre la bonne décision sur l’accord du crédit. Car,
l'information a toujours joué un rôle central dans la décision des prêts, ce qui permet aux
marchés de fonctionner plus parfaitement.

Finalement, nous pouvons dire que nous avons traité un sujet qui suscite une profonde
attirance, qui nous a permet d’améliorer nos connaissances. En outre, nous n’avons pas cité
tous les détails concernant le thème traité qui est le rationnement du crédit, nous souhaitons
qu’il soit à la hauteur, et d’une grande utilité pour tous ceux qui auront à le consulter.
BIBLIOGRAPHIE
Articles
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[Link]/2008/06/la-valeur-actuelle-nette-la [Link]

Listes des tableaux


Tableau N° 01 : Analyse d’équilibre financier ………………………………....53
Tableau 02 : Planning de réalisation et de mise en exploitation de
l’investissement…………………………………………………………………..61
Tableau N°03 : Tableau chiffré de la partie immobilière de l’investissement……61
Tableau N°04 : Tableau chiffré des équipements…………………………………62
Tableau N°05 : Calcul de l’augmentation des BFR liée au développement du
CA après investissement…………………………………………………………..62
Tableau N°06 : Evaluation du coût global de l’investissement…………………...63
Tableau N°07 : Schéma de financement envisagé………………………………...63
Tableau N°08 : Tableau d’amortissements des investissements comptabilisés au
Bilan……………………………………………………………………………….64
Tableau N°09 : Tableau d’amortissements des investissements à acquérir……….64
Tableau N°10 : Tableau d’amortissements consolidé……………………………..64
Tableau N°11 : Taux d’actualisation et Valeur Actuelle Nette : VAN……………65
Tableau N°12 : calcul de DR………………………………………………………66
Tableau N°13 : L’analyse de la structure financière……………………………….67
Tableau N°14 : Analyse des ratios…………………………………………………68
Tableau N°15 : Nature de la demande du client……………………………………..69
Tableau N°16 : coordonnée du demandeur…………………………………………..69
Tableau N°17 : Principaux dirigeants………………………………………………...69
Tableau N°18 : Indicateurs d’activité U KDA……………………………………….70
Tableau N°19 : Renseignements commerciaux……………………………………....70
Tableau N°20 : la nature des incidents (nombre, montant)…………………………..71
Tableau N°21 : nature des incidents (montants et prévisions de régularisation)…….71
Tableaux N°22 : les engagements……………………………………………………71

Listes des figures


 Figure Nº 1 : Mesure du rationnement, Jaffee et Modigliani ……………….……..6
 Figure N° 2 : Profit espérer de la banque en fonction du taux d’intérêt Stiglitz et
Weiss……………………………………………………………………………….14
 Figure N°3 : Offre et demande de crédit, Jaffé et Modigliani……………………...16.
 Figure N° 4 : Typologie des crédits………………………………………………...24
 Figure N° 05 : Organigramme de la direction centrale de la Banque Nationale
d’Algérie (BNA)……………………………………………………………………41
ANNEXE 1: Structure du bilan reclassé

Liquidité croissante Exigibilité croissante

ACTIF PASSIF

Actifs -16- Fonds propres Capitaux


immobilisé permanents
Valeurs immobilisées nettes- (diminués des non-valeurs)

V.I.N

Valeurs temporairement Dettes à long et moyens terme


immobilisées V.T.I DLMT

Actifs Valeurs d’exploitation Dettes a court terme cycliques Dettes à


circulant (non bancaires) court terme
Valeurs réalisables

Valeurs disponibles Concours de trésorerie

(avances bancaires)
ANNEXE N°2: Les tableaux des comptes de résultats

Ventes de marchandises Production + production stockée +


production de l’entreprise pour elle même
= Marge brute

= Production de l’exercice

Chiffre d’affaire(CA) = vente de marchandises + production vendue+ prestation fournies

NIVEAU DE L’ACTIVITE
Marge brute +production de Valeur ajoutée + produits divers + transfert de
l’exercice +transfert de charge de charges d’exploitation - frais personnel - impôts et
production. taxes - frais financier - frais divers- dotations aux
amortissements et provisions

=Valeur ajoutée (VA) = Résultats d’exploitation

Produits hors exploitation Résultat d’exploitation Résultat brut

IBS

=Résultat H/ exploitation. =Résultat brut. =Résultat net de


l’exercice.
ANNEXE n°3: Calcul et interprétation des ratios

Ratio Interprétation

Appelé ratio du risque liquidatif, il


mesure le degré d’implication des
௖௔௣௜௧௔௨௫ ௣௥௢௣௥௘௦
R1= ௧௢௧௔௟௣௢௦௜௧௜௙ associés dans leur entreprise ; c’est-à-
dire, leur degré de confiance. Plus le
ratio est élevé, plus le risque de
liquidation encouru par l’entreprise est
fiable.

Structure Ce ratio mesure la couverture de


l’actif immobilisé par les ressources
Financière ஼௔௣௜௧௔௨௫ ௣௘௥௠ ௔௡௘௡௧௦
R2= ஺௖௧௜௙ ௜௠ ௠ ௢௕௜௟௜௦é stables de l’entreprise. Lorsqu’il est
supérieur à 100 %, il exprime un fonds
de roulement positif.

Lorsque ce ratio est supérieur à 100%,


l’existence d’un B.F.R positif.
௏.ாା௏.ோ
R3= ஽.஼.்

Ce ratio mesure le taux de couverture


du B.F.R par le F.R supérieur à 100%,
ிோ
R4= ஻ிோ
il exprime une trésorerie positive.

Ce ratio doit être inférieur à 50% pour


que l’entreprise ait une capacité
Au- ஽.௅.ெ .்
R5= ௖௔௣௜௧௔௨௫ ௣௥௢௣௥௘௦
d’endettement.

Appelé ratio de capacité de


remboursement, ce ratio mesure en
஽.௅.ெ .்
R6= ஼.஺.ி combien de temps l’entreprise serait
capable de rembourser ses D.L.M.T.
Appelé ratio de contrôle du niveau
d’amortissement, ce ratio permet
஽௢௧஺௠ ௢௥௧ d’avoir une vue sur la politique
R7=
்௢௧ூ௡௩௘௦௧஺௠ ௢௥௧஻ d’amortissement de l’entreprise.

Ce ratio est appelé ratio de liquidité


générale. Lorsqu’il est supérieur a
஺௖௧௜௙ ௖௜௥௖௨௟௔௡௧
R8= 100%, cela veut dire qu’une partie des
஽.஼.்
actifs circulant est financée par les
capitaux permanents, d’où l’existence
d’un fonds de roulement positif.

Ce ratio est appelé ratio de liquidité


restreinte, il répond a la question
௏.஽ା௏.ோ
R9= suivante.
஽.஼.்

Ce ratio est appelé ratio de liquidité


immédiate, il permet de mesurer le
௏௔௟௘௨௥௦ௗ௜௦௣௢௡௜௕௟௘௦
R10= degré de couverture des D.C.T par les
஽.஼.்
disponibilités. Il est généralement
faible.

Ce ratio mesure en nombre de jours du


chiffre d’affaire, la marge de sécurité
ி.ோ
R11= ஼.஺.ு .் ∗ 360
financière offerte par le fonds de
roulement.
Ce ratio mesure l’importance du B.F.R
en nombre de jours du chiffre d’affaire.
஻.ி.ோ
Gestion R12= ஼.஺.ு .் ∗ 360

Ce ratio exprime la durée d’écoulement


des stocks en nombre de jours.
்௢௧௔௟௦௧௢௖௞௦
R13= *360
஼.஺.ு .்

Ratio de rentabilité financière : il


détermine l’aptitude des associés à
ோé௦௨௟௧௔௧ௗ௘ ௟ᇲ௘௫௘௥௖௜௖௘
R14= rentabiliser les capitaux qu’ils ont
஼௔௣௜௧௔௨௫ ௣௥௢௣௥௘௦

engagés dans leur entreprise.

Rentabilité ோé௦௨௟௧௔௧ௗᇲ௘௫௣௟௢௜௧ Ratio de rentabilité économique : il


R15= ்௢௧௔௟௕௜௟௔௡
mesure la capacité de l’entreprise a
rentabiliser les capitaux engagés.

Ce ratio exprime la part du résultat net


secrétée par le chiffre d’affaire.
ோé௦௨௟௧௔௧௡௘௧
R16= ஼.஺.ு .்

Ce ratio nous permet de connaitre


l’importance de la V.A par rapport au
௏௔௟௘௨௥ ௔௝௢௨௧é௘
R17= ஼.஺.ு .் chiffre d’affaire
Ce ratio exprime la part de la
rémunération interne de l’entreprise par
஼.஺.ி
R18= ஼.஺.ு .்
rapport du chiffre d’affaire.

Activité

Ce ratio permet de mesurer l’efficacité


des moyens humains engagés.
஼.஺
R19= ே ௢௠ ௕௥௘ ௗ௘ ௦௔௟௔௥௜é௦

Ce ratio note la répartition de la valeur


ajoutée.
ி௥௔௜௦ௗ௘ ௣௘௥௦௢௡௡௘௟
R20= ௏.஺
ANNEXE N°4 : Tableau d’amortissements du CMT sollicité

Années Capital en Amortisseme Intérêts TVA Capital Semestrialité


début année nt Principal restant dû fin
année

2015 Différé

3 270 000,00 42 918,75 7 296,19 3 270 000,00 50 214,94

3 270 000,00 Différé 42 918,75 7 296,19 3 270 000,00 50 214,94

3 270 000,00 Différé 42 918,75 7 296,19 3 270 000,00 50 214,94

3 270 000,00 Différé 42 918,75 7 296,19 3 270 000,00 50 214,94

2016 3 270 000,00 204 375,00 42 918,75 7 296,19 3 065 625,00 254 589,94

3 065 625,00 204 375,00 40 236,33 6 840,18 2 861 250,00 251 451,50

2 861 250,00 204 375,00 37 553,91 6 384,16 2 656 875,00 248 313,07

2 656 875,00 204 375,00 34 871,48 5 928,15 2 452 500,00 245 174,64

2017 2 452 500,00 204 375,00 32 189,06 5 472,14 2 248 125,00 242 036,20

2 248 125,00 204 375,00 29 506,64 5 016,13 2 043 750,00 238 897,77

2 043 750,00 204 375,00 26 824,22 4 560,12 1 839 375,00 235 759,34

1 839 375,00 204 375,00 24 141,80 4 104,11 1 635 000,00 232 620,90

2018 1 635 000,00 204 375,00 21 459,38 3 648,09 1 430 625,00 229 482,47

1 430 625,00 204 375,00 18 776,95 3 192,08 1 226 250,00 226 344,04

1 226 250,00 204 375,00 16 094,53 2 736,07 1 021 875,00 223 205,60

1 021 875,00 204 375,00 13 412,11 2 280,06 817 500,00 220 067,17

2019 817 500,00 204 375,00 10 729,69 1 824,05 613 125,00 216 928,73

613 125,00 204 375,00 8 047,27 1 368,04 408 750,00 213 790,30

408 750,00 204 375,00 5 364,84 912,02 204 375,00 210 651,87

204 375,00 204 375,00 2 682,42 456,01 - 207 513,43

Total 3.270.000,00 536.484,38 91.202,34 3.897.686,72

Montant de l’emprunt : 3.270.000,00 DA durée : 5 ans dont 01 an différé ; taux d’intérêt :


5,25% ; modalités de remboursement : trimestrialités

ANNEXE n°5: garanties recueillies


Nature de la Date recueil échéance expertise Validation
garantie

Hypothèque sur 2860


local de 2200 m²

Hypothèque sur 1ET 03/12/2020 2743 29/12/2020


local de 22.32
N 524/2020 DRE

Hypothèque sur 1 et 03/12/2020 2.990


local de 23.00 M

HEPOTHQUE 1et 03/12/2020 4030


SUR LOCAL
DE 31.00 M

Hypothèque sur 1 et 03/12/2020 4940


local de 38.00M N 524

SCI du Mr Y ETABLIE le
DUN 06/12/2020
MONTANT DE
34.759.000 ,00
enregistrée le
10/12/2020 N
18270095

Lcac DU 23/03/21 30/09/2024


20/04/20210 N
107695

POLICE 29/11/2020 28/11/2021


DASSURANCE
CAT
NAT+Avenant
de subrogation

CCI établie le 07/012020 30/06/2023.. Val


07/01/2020 acte
n 101141v04
enregistre 03/05/2021
08/01/2020

Avenant a La 11/0²4/2021
CCI Enregistré
le 25/04/2021

DPATR A recueillir
GAGE sur 03
tracteur a
financer

Gage sur 03 07/12/2021


citernes
Table de matières

Remerciements
Dédicaces
Liste des abréviations
Sommaire
INTRODUCTION GENERALE ..................................................................1
PARTIE 1

CHAPITRE I : Rationnement du crédit : aspects théoriques


Introduction chapitre 1…………. ..................................................................3
Section 1 : Définitions et importance du rationnement de crédit…………..4
1.1.Définition…………. ...............................................................................4
1.2. Approche théorique de rationnement de crédit ………….....................5
1.2.1. Mesure proposé par Jaffé et Modigliani …………. .....................5
1.2.2. Mesure proposé par Cole ..............................................................6
1.2.3. Mesure proposée par Berger et Udell ...........................................6
1.2.4. Mesure proposée par Petersen et Rajan …………. ......................6
1.3. Les mécanismes du rationnement du crédit ...........................................9
1.3.1. La négociation du taux d’intérêt ....................................................
1.3.2. La détermination des crédits accordés .........................................9
Section 2 : Les différents modèles explicatifs de rationnement du
crédit………………………………………………………………………....11
2.1. Le modèle de Fried et Howit...............................................................12
2.2. Modèle de Hodgman ...........................................................................13
2.3. Modèle de Jaffee et Russel…………..................................................13
2.4. Le modèle de Stiglitz et Weiss............................................................14
2.5. Modèle de Williamson …………. ......................................................14
2.6. Modèle de Jaffé et Modigliani …………. ..........................................14
Section 3 : Le rationnement du crédit et l’asymétrie d’information ...........17
3.1. Définition de l’asymétrie de l’information .........................................17
3.2. Les différents risques découlant de l’asymétrie d’information ..........17
3.2.1. Le risque ex ante « l’anti sélection » …………. .....................17
3.2.2. Le risque ex post « aléa moral » ..............................................19
3.3. Les sources d’asymétrie d’information…………...............................20
3.3.1. L'incertitude hypothèse environnementale…………. ..............20
3.3.2. L'opportunisme : hypothèse comportementale .........................21
3.3.3. La rationalité : hypothèse comportementale .............................21
Conclusion....................................................................................................23

CHAPITRE II : Les différentes études sur rationnement du crédit


Introduction…………. .................................................................................24
Section 1 : Généralités sur le crédit…………. ............................................25
1.1. Définition du crédit ............................................................................25
1.2. Typologie des crédits ..........................................................................25
1.3. Financement de l’investissement ........................................................26
1.3.1. Les crédits directs ………….....................................................26
[Link]. Les crédits à moyen terme…………. ................................26
[Link]. Les crédits à long terme .....................................................27
[Link]. Le crédit-bail (le leasing) ...................................................27
1.3.2. Les crédits indirects...................................................................27
[Link]. La caution liée au crédit acheteur …………. ....................27
[Link]. Les crédits spéciaux ...........................................................27
1.3.3. Le crédit immobilier..................................................................28
Section 2 : Les déterminants de rationnement du crédit …………. ...........29
2.1. Les caractéristiques de l’emprunteur ..................................................29
2.1.1. Caractéristiques démographiques …………. ...........................29
2.1.2. Caractéristiques du système de gestion.....................................29
2.1.3. Caractéristiques patrimoniales et de rentabilité …………. ......29
2.2. Les caractéristiques du préteur............................................................29
2.3. Les caractéristiques de la relation emprunteur-préteur.......................31
2.4. Les caractéristiques du projet financé.................................................32
2.5. Les caractéristiques du prêt.................................................................32
Section 3 : L’impact de rationnement du crédit ..........................................34
3.1. L’impact sur les ménages....................................................................34
3.1.1. L’investissement crée l’épargne…………. ...............................34
3.1.2. Dépôts non rémunérés................................................................34
3.2. L’impact sur l’économie…………. ....................................................34
3.2.1. Le rationnement de crédit conduit l’économie au
ralentissement…………. ....................................................................34
3.2.2. Le rationnement de crédit, un risque pour la banque elle-
même ...................................................................................................35
Section 4 : Les mécanismes mis en place pour réduire le rationnement du
crédit................................................................................................................36
4.1. L’information comptable et financière et le rationnement du crédit .36
4.2. La demande de garanties et le rationnement du crédit.......................36
4.3. La concentration du capital et le rationnement du crédit...................36
4.4. Les clauses contractuelles et le rationnement du crédit .....................37
4.5. Les relations de clientèle et le rationnement du crédit.......................38
Conclusion.................................................................................................38

PARTIE 2
CHAPITRE III : Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un
dossier de crédit.............................................................................................39

Introduction chapitre 3………………………………………………….…40


Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil BNA …………. ...........40
1.1. Mission de la BNA............................................................................40
1.2. Organisation de la BNA …………...................................................41
1.3. Structures rattachées à la Direction Général.....................................43
1.3.1. Secrétariat Général………….................................................43
1.3.2. D Conformité : Direction de la Conformité...........................43
1.3.3. Inspection Générale................................................................43
1.3.4. DAI : Direction de l’Audit Interne …………. ......................43
1.3.5. [Link]: Direction de la Communication..............................43
1.3.2. La détermination des crédits accordés ...................................43
1.4. Structures rattachées à la Division Internationale…………. ...........43
1.5. Structures rattachées à la Division Engagements …………. ...........43
1.6. Structures rattachées à la Division Exploitation et Action
Commerciale ...........................................................................................43
1.7. Structures rattachées à la Division Recouvrement, Etudes Juridiques
et Contentieux…………. ........................................................................44
1.8. Structures rattachées à la Division Digitalisation, Marketing et des
Paiements …………. ..............................................................................44
1.9. Structures rattachées à la Division Systèmes d’Information ............44
1.10. Structures rattachées à la Division Financière…………................44
1.11. Structures rattachées à la Division Risques et Contrôle Permanent
.................................................................................................................44
1.12.. Structures rattachées à la Division Gestion des Moyens Matériels et
des Ressources Humaines ..........................................................................43
1.13. Structures rattachées à la Division Finance Islamique ………….45
1.14. Structures rattachées à la Division Stratégie et Développement…45

Section 2 : Les étapes d’étude d’un dossier de crédit d’investissement........46


2.1. Le montage d’un dossier de crédit ...................................................46
2.1.1. Demande de crédit …………. .................................................46
2.1.2. Les documents administratifs et juridiques .............................46
2.1.3. Documents comptables et financiers .......................................47
2.1.4. Documents techniques …………. ..........................................48
2.1.5. Document fiscaux ....................................................................49
2. 2. Identification du demandeur de crédit et son environnement …….49
2.2.1. L’historique de l’entreprise …………......................................49
2.2.2. La forme juridique de l’entreprise ............................................50
2.2.3. L’entreprise et son environnement...........................................50
2.3. La classification de la clientèle…………. .......................................50
2.3.1. L’historique de la relation ………….......................................50
2.3.2. L’importance des mouvements d’affaires confies ....................51
2.3.3. Le niveau d’utilisation des concours autorisés .........................51
2.3.4. Les incidents de paiement………….………….......................51
2.3.5. Les risques…………................................................................52
[Link]. Le risque de non-remboursement …………. .................52
[Link]. Le risque d’immobilisation .............................................52
2.3.6. Les garanties..............................................................................53
2.4. Analyse financière d’un dossier de crédit..........................................53
2.4.1. Analyse rétrospective des documents comptables ..................54
[Link]. Les bilans comptables…………. ....................................54
[Link]. Les tableaux des comptes de résultats …………. ..........55
[Link]. L’étude de la structure financière ..................................56
2.4.2. Calcul et interprétation des ratios ............................................57
2.4.3. Analyse prévisionnelle ………….............................................57
2.4.4. Information des centrales de la banque d’Algérie …………. .57
2.3. Evaluation d’un projet d’investissement…………...........................58
2.5.1. Analyse de la viabilité..............................................................58
2.5.2. Analyse de la rentabilité…………...........................................56
2.5.3. L’étude technico-économique…………..................................58
2.5.4. Les capacités de production de l’entreprise .............................58
2.5.5. La description du programme de production...........................59
2.5.6. Les besoins d’exploitation du projet ........................................59
2.5.7. L’étude économique …………................................................59
2.5.8. Description détaillé du projet...................................................59
2.5.9. Evaluation en dinars et en devises du projet............................56
2.5.10. Décision finale .......................................................................56
Conclusion..................................................................................................57

CHAPITRE IV : Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia) ................58

Introduction chapitre 4…………………………………………………….59


Section 1 : Etude d’un cas pratique accepté au sein de la BNA-Banque ....60
1.1. Historique de l’évolution de l’activité de l’entreprise ......................60
1.2. Moyens financiers et volonté des dirigeants de doter l’entreprise des
moyens nécessaires à son développement …………. .................................60
1.3. Descriptif du projet d’investissement ...............................................61
1.3.1. Présentation chiffrée du projet d’investissement …………..61
1.4. Le financement, les projections financières et la rentabilité
économique …………. ................................................................................63
1.4.1. Eléments constitutifs du Plan de financement………......64
1.4.2. Analyse des flux de trésorerie du plan de financement ..65
1.4.3. Analyse de la rentabilité du projet ……………………..65
1.4.4. Délai de récupération du capital investi (DR)…………..65
1.5. Garanties recueillies et proposées …………....................................66
1.5.1. Les garanties recueillies……………………………………………66
1.5.2. Les garanties proposées …………………………………………66
1.6. Conclusion appréciation globale .............................………………..66
1.6.1 La fiabilité …………........................................................................66
1.6.2. La viabilité………………………………………………………. 66
1.6.3. La rentabilité …………...............................................................66
1.7. « Bancabilité » du projet ..............................................................67
1.7.1. Les critères humains....................................................................67
1.7.2. Les critères économiques …………. ...............................................67
1.7.3. Les règles de structure financière et les critères de rentabilité .............67
1.8. Evolution de la structure financière ..................................................67
1.8.1. Ratios de structure et d’endettement ………………………….68
Section 2 Etude d’un cas pratique rejeté au sein de la BNA-Banque ...69
2.1. Nature de la demande du client...........................................................69
2.2. Coordonnée du demandeur .................................................................69
2.3. Réponse à la demande de consultation de la centrale risques des
risques .........................................................................................................69
2.4. Classement actuel de la créance courante ...........................................69
2.5. Incidents de paiement enregistres …………. .....................................70
2.5.1. Incidents de paiement en cours…………. .......................................71
2.6. Situation actuelle du dossier................................................................71
2.6.1. Engagements …………. ..........................................................71
2.6.2. GARANTIES recueillies .........................................................71
2.6.3. faits saillants du dossier …………. .........................................71
2.6.4. Dernière décision de crédit .......................................................72
2.6.5. Application de la décision.........................................................72
2.7. Appréciation globale de la relation par le directeur de l’agence ........72
2.7.1. Positionnement de l’affaire sur son marché et son plan de
charge ou carnet de commande : …………....................................................72
2.7.2. Qualité de la relation avec la banque ........................................72
2.7.3. Qualité de la relation avec les tiers et réputation sur la place...73
2.7.4. Respect des engagements et réactivité face aux
incidents…………. .................................................................................73
2.7.5 . Toute informations pouvant impacter positivent ou
négativement le risque de crédit..............................................................73
2.7.6. Décision finale du CRC concernant la demande de la relation
citée en marge .........................................................................................73
Conclusion....................................................................................................74

CONCLUSION GENERALE ......................................................................75


BIBLIOGRAPHIE
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
TABLE DE MATIÈRES
Résumé
Notre travail a pour objectif principal d’étudier et d’expliquer le phénomène de rationnement
de crédit dans les banques Algériennes.
Pour mieux développer et détailler notre thème nous avons effectué un stage pratique au sein
de la banque national d’Algérie BNA, où on a traité plusieurs dossiers de crédit d’investissement.
Nous avons sélectionné deux cas exemplaire, un cas de crédit accordé et un autre cas d’un crédit
rejeté. Nous avons essayé de comprendre et de montrer les conditions et les propriétés exigées pars
la banque dans la procédure du rationnement et le choix des dossiers.
Au cours de ce travail, nous avons constaté que le rationnement de crédit est aussi compliqué
pour la banque ainsi que le client car c’est une grande responsabilité pour les deux parties. Plusieurs
facteurs contribuent au rationnement de crédit comme moyen de gestion tel que la prise en
considération de la rentabilité la fiabilité le rendement et l’efficience.
Mots clés : rationnement de crédit ; rendement des projets ; banque clients

Abstract
The main objective of this work is to study and explain the phenomenon of credit rationing in
Algerian banks.

To conduct and develop subject, we realized a practical internship at the National Bank of
Algeria BNA, where we handled several investment credit files. We have selected two exemplary
cases, the first case is on granted credit and the second is about the rejected credit. We have tried to
understand and show the conditions and properties required by the bank in the rationing procedure
and the selection of files.

During this work, we found that credit rationing is as complicated for the bank as well as for
the customer; the both have an important responsibility. Several factors contribute to credit rationing
as a means of management such as the consideration of profitability, reliability, performance and
efficiency.

Keywords: credit rationing; project performance; bank customers

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