Le Rationnement de Crédit Bancaire
Le Rationnement de Crédit Bancaire
MEMOIRE
En vue de l'obtention du diplôme de
MASTER EN SCIENCES ECONOMIQUES
Option : économie monétaire et banque (EMB)
Thème
Le rationnement de crédit bancaire :
Le cas de la BNA (agence de Bejaia)
A l’issue du cycle de notre formation nous tenons à remercier dieu le tout puissant.
Monsieur [Link] notre encadreur pour ses conseils précieux et ses suivis
qu’il nous a prodigué durant tout notre travail.
Nous tenons à exprimer notre gratitude et nos vifs remerciements à tous ceux qui nous
ont aidé de près ou de loin dans l’élaboration de ce mémoire.
Je tiens c’est avec grand plaisir que je dédie ce modeste travail :
A celui qui a fait de moi une femme et le plus précieux offre du dieu, mon père
Mon unique frère qui sait comment procurer de la joie pour toute la famille : Lounes
Ma grand-mère, mes oncles et mes tantes que dieu leurs donne une longue et heureuse vie
Merci a tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin avec leurs encouragements et leurs amours.
Dédicaces
CYLIA.
AC : Actif circulant
A.I : Actifs immobilisé
ANGEM : Agence national de gestion du micro-crédit
ANSEJ : l’Agence Nationale de soutien à l’Emploi de Jeune
ASF : Allocation de soutien familial
B.F.R : Besoin en fonds de roulement
BNA : Banque nationale d’Algérie
PARTIE 2
Introduction Générale
Le rationnement du crédit est une des formes les plus courantes d’inefficience du marché.
Des entreprises proposant des projets d’investissement rentable se voient refuser des prêts
bancaires même à un taux d’intérêt élevé. En situation de crise financière et économique, la
restriction de l’accès au crédit bancaire s’en trouve renfoncée. En effet, le phénomène de
rationnement s’explique par des problèmes d’asymétrie d’information entre des préteurs et des
emprunteurs. Les banques décident de rationner la quantité de crédit qu’elles accordent car agir
sur les taux d’intérêt influence le risque de l’emprunteur. En effet, des taux élevés attirent des
emprunteurs plus risqués (sélection adverse) et incitent ceux-ci a augmenter le risque de leurs
projets (aléa moral).
1
Introduction Générale
rationnement existe lorsque le taux débiteur est inférieur strictement au taux d’équilibre qui
résulte de l’intersection de la demande et de l’offre du crédit provenant du client.
Nous focaliserons notre étude sur le rationnement de crédit dans les banques algériennes,
plus particulièrement nous intéresseront au cas de la BNA. Afin de mieux cerner ce
phénomène, il est impératif de répondre aux questions suivantes :
C’est quoi un rationnement du crédit.
Pour quoi doit-on rationner le crédit ? Et quel est son impact sur l’économie ?
Quelles sont les mécanismes mis en place pour réduire le rationnement de crédit ?
Comment les banques en générales et la BNA en particulier, acceptent et rejettent
les emprunteurs ?
Dans le cadre d’analyse nous essayerons de porter des réponses aux interrogations
évoquées ci-dessus. Notre recherche s’est principalement axée sur la consultation d’ouvrages
divers, mais également par l’accomplissement d’un stage à la BNA, direction régional de
Bejaia, agence 356, ainsi nous avons structuré le présent mémoire en deux parties, qui sont
organisées, comme suit :
2
Introduction Générale
rejeté. L’objectif de ce chapitre est de valoriser les éléments théoriques étudié dans les
deux premiers chapitres. L’idée principale que nous avons soutenue tout au long de
ce chapitre est de montré comment la banque BNA sélectionne les bons et mauvais
projets, et quels sont les critères et les mesures utilisées pour favoriser ou rejeter la
demande de crédit. Evidemment le rationnement de crédit est un élément central de
notre étude. En effet, la question primordiale de ce chapitre est : les banques
algériennes rationnent-elles les crédits, plus particulièrement la BNA Bejaia ?
3
PARTIE 1
CHAPITRE I
Rationnement du crédit :
aspects théoriques
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
Introduction
3
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
1.1. Définition
La notion de rationnement de crédit est très utilisée dans le langage économique et
financier et plusieurs auteurs ont donné leurs avis par apport à une définition formelle du terme.
Pour BESTER et HELMUT1, le rationnement de crédit se décrit par le fait que « lorsque
certains emprunteurs obtiennent des prêts tandis que d’autres n’en obtiennent pas, même s’ils
sont prêts à payer le taux d’intérêt que les prêteurs demandent, même plus élevés et /ou de
fournir plus de bien en garantie car la demande de crédit est inférieur à l’offre et l’ajustement
se fait par l’offre et non par les prix ».
En bref, le rationnement de crédit est pour une banque le fait de limiter ou contrôler
l’émission de prêt envers un emprunteur potentiel aux conditions demandée (quantités et prix
ou taux d’intérêt).
Nous allons montrer comment une banque peut rationner son crédit à travers les quatre
types suivants :
Premier type : Le rationnement de type 1 repose sur le fait que la banque accorde un prêt pour
un montant inférieur à celui qui a été demandé. Cette définition repose sur l'hypothèse qu'il
existe une relation positive entre montant emprunté et les difficultés de remboursement.
Deuxième type : dans une situation de type 2, les banques refusent de s’engager envers certains
emprunteurs alors qu’ils présentent les mêmes caractéristiques que ceux qui obtiennent le
crédit. De plus, ces emprunteurs sont prêts à payer un taux d'intérêt plus élevé et à apporter des
collatéraux (c’est-à-dire des garanties) plus importants. La plupart des modèles analytiques
s'attachent à expliquer ce phénomène. C’est notamment le cas des modèles de). Le rationnement
1
Bester and Hellwig, “Moral Hazard and Equilibrium Credit Rationing: An Overview of the Issues.”
2
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”
4
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
de type 2 est qualifié de pur rationnement. Dans ce cas, la demande est supérieure à l'offre et,
contrairement aux modèles néoclassiques, l'ajustement se fait par les quantités et non par les
prix car le taux d'intérêt influence la probabilité de défaut de l'emprunteur.
Quatrième type : Le quatrième type de rationnement est appelé dans le vocabulaire anglo-
saxon "red-lining". Dans ce cas, les emprunteurs écartés se distinguent de ceux qui ont obtenu
le crédit car ils ont été identifiés comme trop risqués par la banque : quel que soit le taux en
vigueur, ils sont exclus du marché du crédit. Dans ce cas, le rationnement ne s'explique pas en
termes d'apurement du marché et d'adéquation de l'offre et de la demande par les quantités, c'est
aussi un refus de prêter. Le "red-lining" correspond au rationnement le plus communément
observé dans la réalité.
Par ailleurs, dans un sens plus large, l’équilibre de rationnement fait appel à l’analyse du
rationnement du crédit lorsque le taux d’intérêt est à son niveau de long terme. L’analyse de
Stiglizt et Weiss montre qu’il n’y a pas de discrimination par les prix sur le marché du crédit à
cause de l’asymétrie de l’information ; l’argument est que le taux d’intérêt fait fuir les
emprunteurs les plus sûrs (biais de sélection adverse) ; ensuite, un taux d’intérêt élevé incite les
emprunteurs à entreprendre des projets plus risqués.
3
Jaffee and Modigliani, “A Theory and Test of Credit Rationing.”
5
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
crédits à des conditions moins avantageuses puisque les taux sont majorés d’une prime de
risque.
L, D
L1=D1
L1= D1 D2 L2
6
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
Cole4 teste l’impact des relations préexistantes entre une banque et un emprunteur
potentiel sur les informations privées facilitant l’octroi de crédit, c'est-à-dire permettant de ne
pas être rationné. Il applique pour cela un modèle économétrique de variables qualitatives pour
étudier l’évènement binaire crédit accordé et crédit refusé. Ces relations comprennent la gestion
des comptes courants, de comptes d’épargne, l’octroi de crédits par le passé ainsi que la vente
de services financiers (gestion de trésorerie notamment). Il conclut que ces relations banque-
emprunteur génèrent de l’information privée qui facilite l’obtention de crédit en réduisant
l’asymétrie d’information.
Berger et Udell5,ont appliqué une approche basée sur l’étude du prêt commercial, des taux et de
leur rigidité. Cette mesure considère plutôt un aspect de rationnement par les prix plus que par
les quantités. La mesure de rationnement suivant considère uniquement un rationnement par la
quantité, ce qui est plus adapté. En effet, les banques fixent bien souvent le taux d’intérêt leur
permettant un profit optimal. Le taux d’intérêt n’est ainsi plus une variable permettant d’ajuster
l’offre et la demande, plutôt que d’augmenter le coût de crédit. Les banque ne répondent pas à
la demande d’où un rationnement quantitatif du crédit.
Une mesure classique qui a été largement utilisée est celle développée par Petersen et
Rajan (1994)6. Elle se fonde sur la théorie du financement hiérarchique de Myers et Majluf
(1984)7. Les PME peuvent utiliser trois sources de financement lorsqu’elles ont un projet à
financer. Elles commencent par exploiter la source la moins couteuse, puis lorsqu’elle n’est
plus disponible, passent à celle un peu plus coûteuse à condition que le coût marginal reste
inférieur au taux interne de rendement de l’investissement marginal. En effet, les trois sources
que les auteurs considèrent sont les suivantes, de la moins couteuse à la plus coûteuse :
l’autofinancement ou financement interne, la dette bancaire, les crédits commerciaux.
4
Cole, “The Importance of Relationships to the Availability of Credit.”
5
Berger and Udell, “Some Evidence on the Empirical Significance of Credit Rationing.”
6
Rajan, “Why Bank Credit Policies Fluctuate: A Theory and Some Evidence.”
7
Cheikh-Rouhou et al., “Black Cumin ( Nigella Sativa L .) and Aleppo Pine ( Pinus Halepensis Mill .) Seed Oils :
Stability During Thermal Oxidation at 60 ° C and 100 ° C.”
7
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
Les crédits commerciaux constituent une source de financement à court terme utilisé pour
financer le cycle d’exploitation de l’entreprise. Petersen et Rajan (1994)8 montrent que le
recours important aux crédits commerciaux est un indicateur du rationnement de crédit bancaire
subi par l’entreprise. Par ailleurs, cette source de financement a un coût extrêmement élevé et
n’est mobilisée que lorsque l’entreprise se trouve dans l’impossibilité de bénéficier du crédit
bancaire à hauteur de ses attentes. Cette étude ainsi que de nombreuses autres par la suite Biais
et Gollier, 1997 et Petersen et Rajan, 19979, ont mis à jour le recours massif aux crédits
commerciaux en tant que source de financement pour les PME, d’autant plus que ces dernières
sont rationnées.
Dans cette partie nous nous intéressons à la négociation entre une banque et une
entreprise, portant sur l’octroi d’un crédit et sur le taux auquel il est éventuellement accordé.
Chaque banque est supposée avoir un comportement actif et n’accorder de crédits qu’aux
entreprises susceptibles de rembourser, à un taux qu’elle fixe unilatéralement, tout en sachant
qu’il existe des limites à se taux d’intérêt et qu’elle ne peut dépasser sous peine de voir
l’entreprise cliente renoncer à sa demande de crédit. Par ailleurs la banque n’accorde des crédits
que si ces derniers lui rapportent plus qu’un placement alternatif (sur le marché monétaire ou
sur le marché financier) et surtout si le coût des fonds nécessaire à la banque pour financier ce
prêt et inférieur au rendement qu’elle espérait en obtenir.
Dans ce cas, chaque entreprise soumet son projet à une banque, en supposera que chaque
banque étudie tous les projets qui lui sont soumis. Le nombre de projets soumis à une banque
donnée dépend du taux de base bancaire affiché par cette banque, ces taux étant observables
sons coût par les entreprises. Il est ainsi supposé que le nombre d’entreprises déposants un
dossier varie en sens inverse du taux de base bancaire.
Après l’étude des projets, la banque connait leurs caractéristiques et tous ses clients
potentiels (ayant déposé un dossier a la banque considérée). La banque est donc en mesure de
8
Petersen and Rajan, “The Effect of Credit Market Competition on Lending Relationships.”
9
Biais and Gollier, “Trade Credit and Credit Rationing.”
8
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
discriminer entre ses différents clients, alors en fixant ces taux la banque doit prendre en
considération quatre éléments
- Les caractéristiques du projet, telles que de les anticiper conformément à une la loi de
probabilité qui suit le rendement aléatoire.
- La probabilité de défaut de l’entreprise en supposant qu’une entreprise est mise en faillite
lorsqu’elle ne peut rembourser l’intégralité du capital et les intérêts de l’emprunteur
contacté. Si l’entreprise fait faillite, la banque recouvrera quand même une certaine
fraction de sa créance.
- La possibilité que l’entreprise peut avoir à ce financé ailleurs, par émission d’action par
exemple, soit le taux auquel l’entreprise peut emprunter ailleurs qu’à sa banque. Si le taux
proposé par la banque est supérieur à ce taux, l’entreprise ne demandera finalement pas
de crédit à sa banque. Le fait que si le rendement net moyen du projet est inférieur au taux
proposé, l’entreprise ne demandera pas non plus de crédit, et retirera-t-on dossier.
- Le fait que si le rendement net moyen du projet est inférieur au taux proposé, l’entreprise
ne demandera pas non plus de crédit, et retirera son dossier.
La banque classe un ensemble des projets par rentabilité décroissante qui fait entendre le
taux de rendement espéré. La banque servira tous les projets jusqu’au moment où le revenu tiré
du projet est inférieur au coût de son financement.
Deux cas sont envisageables, le premier est celui où la banque sert tous les projets qui lui
sont adressés, ceux-ci à lieu :
Le deuxième cas est évidement la situation inverse les crédits ne sont pas accordés. Les
conclusions provisoires à tirer de ce modèle de distribution des crédits sont les suivantes :
9
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
- Il se peut que des projets rentables pour les entreprises ne soient pas financés, dans ce
cas il existe un rationnement quantitatif de crédit (ne s’exercent pas par les taux
d’intérêts débiteur).
- Une entreprise rationnée peut toujours proposer de payer un taux d’intérêts plus élevé,
elle ne se verra quand même pas attribuer de crédit, lorsque l’offre de crédit est donnée,
alors que, si cette offre était plus grande, elle en obtiendrait peut-être un (type2) du
rationnement à la Stiglitz et Weiss 198110.
- A la marge : il est possible qu’un projet soit financé par une banque, alors qu’un autre,
en tout point semblable, ne l’est pas (par la même banque), du fait du coût croissant de
l’endettement bancaire.
- Une entreprise peut obtenir d’une banque un crédit pour un projet, alors autre entreprise
ayant déposé exactement le même dossier auprès d’une notre banque se verra refuser ce
crédit (type 1).
En effet, selon le nombre et la qualité des projets déposés auprès d’une banque, et selon
la structure du bilan de la banque, un projet peut être, ou ne peut être servi. La notion de fonction
d’offre de crédit n’a plus de sens de ce modèle, l’offre de crédit dépend en effet de manière
essentielle de la demande de crédit. La banque n’offre du crédit qu’aux entreprises qui le
demandent. Il n’est donc pas possible de construire une fonction d’offre de crédit indépendant
de la fonction de la demande.
10
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”
10
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
Dans cette section, nous présenterons les différents modèles de rationnement du crédit
présenter sous forme de plusieurs modèles par plusieurs auteurs11,12,13.
Dans le modèle de Fried et Howit15 le contrat implicite porte sur le partage du risque de
taux. Selon les hypothèses du modèle, la banque est neutre au risque de variation des taux
d’intérêts, contrairement aux emprunteurs. Si les conditions de refinancement de la banque
varient suite à un choc non observable par l’emprunteur, la banque crée alors une rigidité des
taux en ne répercutant pas les variations sur les clients. D’une part, il est coûteux de changer
les termes des contrats en cours, et, d’autre part, la banque souhaite garder ses clients. En effet,
si elle leur imputait les variations des taux, ceux-ci changeraient d’institution. La banque devrait
alors faire face à des coûts administratifs (frais d’ouverture de dossier) sur les nouveaux clients.
En contrepartie de cette rigidité des taux débiteurs, la banque applique aux emprunteurs des
taux supérieurs à ceux du marché, et rationne les nouveaux clients. L’emprunteur, quant à lui,
s’engage à rembourser une certaine somme, quelque soient les chocs aléatoires qu’il subit. Les
critiques de la théorie de Fried et Howit portent sur le fait que les hypothèses sont proches des
conclusions. De plus, dans la pratique, il n’est pas évident que l’emprunteur soit plus adverse
au risque de variation des taux que le prêteur.
Dans la théorie des contrats implicites, contrairement aux contrats incitatifs, le respect du
contrat n’est plus lié à l’existence de pénalités, mais à la réputation. Celle-ci est un bien public
qui s’acquiert grâce à une relation de long terme. La réputation permet de diminuer l’incertitude.
Dans la théorie des contrats implicites, en raison de leur (bonne) réputation à protéger, le
comportement des emprunteurs est connu, et l’asymétrie d’information est uniquement liée aux
états de la nature.
11
Hodgman, “The Deposit Relationship and Commercial Bank Investment Behavior.”
12
Jaffee and Russell, “Imperfect Information, Uncertainty, and Credit Rationing.”
13
Fried and Howitt, “Credit Rationing and Implicit Contract Theory.”
11
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
14
Hodgman, “The Deposit Relationship and Commercial Bank Investment Behavior.”
15
Jaffee and Russell, “Imperfect Information, Uncertainty, and Credit Rationing.”
12
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
suffisants, ils remboursent la banque. S’il existe un contrat de prêt unique, les emprunteurs
honnêtes paient une prime pour compenser la défaillance des emprunteurs malhonnêtes. C’est
le même principe que celui d’Akerlof (1970)16 où les propriétaires de bonnes voitures vendent
à un prix moyen en raison de la présence de voiture de mauvaise qualité sur le marché (lemon).
Les emprunteurs honnêtes de Jaffee et Russel préfèrent un marché avec rationnement. En effet,
la prime versée au prêteur pour compenser la défaillance des emprunteurs malhonnêtes est
inférieure à celle versée sans rationnement sur la qualité qu’ils désirent emprunter
(rationnement de type 1) car le risque de défaillance est croissant avec le montant du crédit.
Dans ce modèle, le prêteur et emprunteur sont neutre par rapport au risque. Ils se situent
dans un cadre d’asymétrie d’information ex ante : les emprunteurs connaissent le rendement
espéré et le risque (c’est-à-dire la probabilité de réalisation de l’état défavorable de la nature)
de leur projet alors que les banques ne connaissent que le rendement moyen espérer du projet.
Tous les investissements ont la même taille et les coûts de faillite ne sont pas pris en compte.
Les taux d’intérêt ne servent pas de variable d’ajustement car ils influencent la nature des
transactions par un effet d’anti-sélection et un effet anti-incitatif.
L’effet d’anti-sélection signifie que, si le taux d’intérêt augment pour ajuster l’offre et la
demande, seul les emprunteurs les plus risqués se présentent sur le marché. En raison de ce
phénomène s’il existe un nombre discret d’emprunteur potentiel le profit de la banque n’est pas
une fonction monotone du taux d’intérêt. En effet, au-delà d’un certain niveau, une légère
augmentation de ce taux entraine une modification de la composition des demandeurs car les
emprunteurs risqués se retirent.
Cette relation entre le taux d’intérêt et le profit de la banque s’explique par la différence
entre les objectifs de la banque et le l’emprunteur. La banque souhaite que l’emprunteur
respecte sa promesse de remboursement, alors que celui-ci cherche à maximiser le rendement
de son projet.
16
Akerlof, “Q J Econ.”
17
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”
13
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
∗ݎ
Taux d’intérêt
18
Williamson, “Costly Monitoring, Financial Intermediation, and Equilibrium Credit Rationing.”
19
Jaffee and Modigliani, “A Theory and Test of Credit Rationing.”
14
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
Ce modèle est fondé sur l’impossibilité de classer les clients en fonction de leur risque.
Son originalité est de prendre en compte non seulement la fonction d’offre de crédit, mais
également la fonction de demande. De ce fait, bien que les auteurs aient recours à des raisons
exogènes au comportement de maximisation du profit bancaire, ce modèle est important au sein
de la littérature sur le rationnement de crédit, et nous le présentons de manière détaillée. De
plus il propose une mesure de rationnement au niveau macro-économie. Avant d’étudier le
modèle de Jaffé et Modigliani, rappelons que, selon la théorie micro-économie, une entreprise
en situation de monopole produit jusqu’à ce que sa recette marginale égalise son coût marginal.
En s’appuyant sur cette théorie, Jaffé et Modigliani expliquent pourquoi une banque en
situation de monopole ne rationne pas le crédit. Leur raisonnement est le suivant : Pi est le profit
espérer d’un monopole discriminant pour le « iéme » client. C’est une fonction de montant du
prêt Li, du taux d’intérêt Ri et de la fonction de densité Fi, définie telle que : Fi [x]=0 pour xKi.
ki est le revenu minimum dégager par le projet, et Ki le revenu maximum. Ri Li est le montant
total que l’emprunteur promet de rembourser (avec Ri = 1+ri). La contribution de Li au profit
espérer de la banque se mesure par la différence entre le remboursement et le coût d’opportunité
du crédit :
ி
ܲ = ܲ(ܴܮ) = [ܴܮ] = ܴܮන ݂݅[ ݔ݀]ݔ+ න ݔ݀]ݔ[݂݅ݔ− ܮܫ
ோ
La courbe d’offre de crédit optimale ainsi définie est représentée sue le graphique
suivant :
15
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
ܦ = ܦ(ܴ)
݇ ܮ = ܮ(ܴ)
ܫ
I ܴഥప ܴ∗ I, ܴ
16
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
L’information occupe une place importante dans les échanges. Lorsque celle-ci est
répartie de façon uniforme entre les agents ; on parle de situation symétrique de l’information,
le cas contraire d’asymétrie de l’information. La théorie de l’asymétrie d’information dérive de
la discipline qui est connue sous le nom de « l’économie d’information », et a remis en cause
les conditions de transparences du marché en concurrence pure et parfaite. Nous allons limiter
cette section à exposer brièvement c’est quoi l’asymétrie d’information, les risques découlant
de cette dernière ainsi que ses sources.
La relation entre l’entreprise qui présente le dossier de crédit, et la banque qui veut
financer le projet d’investissement, est caractérisé par une asymétrie informationnelle à
différents niveaux. Cela provient du fait que l’entrepreneur dispose d’une information
considérée comme étant confidentielle et touchant la valeur du projet ainsi que son propre mode
de gestion ; et la banque, qui se trouve dans l’incapacité de choisir les bons projets. Donc, dans
le cadre de financement des PME ; la probabilité de remboursement du prêt, préoccupation du
bailleur de fonds ; dépend à la fois de la qualité du projet et du comportement de l’emprunteur
au cours du temps.
17
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
C’est la probabilité que les fournisseurs de capitaux prennent des décisions sous optimales
du fait que ce dernier est dans l’incapacité de sélectionner parfaitement les bons projets des
mauvais. C'est-à-dire, d’une part, octroient des crédits aux entreprises ayant une mauvaise
solvabilité et, d’autre part, refusent d’octroyer des crédits aux entreprises ayant une très bonne
solvabilité (sélection adverse ou auto sélection). Dans le contexte d’une sélection adverse, la
structure financière pourra servir d’un signal pour détecter le choix et la stratégie à appliquer
par les bailleurs de fonds. Dans un célèbre article, intitulé ; « the market for lemons : Quality
uncertainly and the market mechanisms», Akerlof.G (1970)20, il est introduit pour la première
fois la notion d’anti sélection (appelée, sélection adverse) en utilisant l’image du marché de
voitures d’occasions.
20
lJ Akerlof, “The Market For.”
18
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
et décourage les emprunteurs de qualité. Alors, les « bons emprunteurs » considèrent le coût de
crédit est trop cher et préfèrent changer d’attitude ou se retirer du marché du financement
bancaire, les emprunteurs, aux projets les moins viables et pour qui l’important étant l’obtention
du financement, resteront. Cette structure implique une augmentation des coûts de financement
pour la PME, ainsi une augmentation des risques de crédit.
Par ailleurs, les emprunteurs risqués ont une demande de crédit moins élastique aux taux
d’intérêts, la banque sélectionne involontairement les emprunteurs risqués et se voit dans
l’obligation d’augmenter ses taux. Il existe un seuil au-dessus duquel l’augmentation du risque
est plus forte que l’augmentation du taux. L’ajustement par le prix n’est donc pas une solution
efficace. Il en découle que non seulement les emprunteurs à faibles risques n’ont pas pu trouver
le moyen de financer leurs projets, mais tous les emprunteurs à haut risques n’ont pas réussi à
se faire financer car la banque était contrainte de procéder à un ajustement sur les quantités. Le
crédit est donc rationné21 . La sélection adverse témoigne par conséquent de la difficulté pour
les bailleurs de fonds à discerner les meilleurs projets22 et que les perdants sont toujours les
bons produits et les bons clients.
21
Stiglitz and Weiss, “Credit Rationing in Markets with Imperfect Information.”
22
Cherif, “Asymétrie d’information et Financement Des Pme Innovantes Par Le Capital-Risque.”
23
Arrow, “Th1e American.’.”
24
Williamson, “Costly Monitoring, Financial Intermediation, and Equilibrium Credit Rationing.”
19
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
Malgré l’envergure des risques que peuvent générer l’asymétrie de l’information, il existe
tout de même des solutions plus au moins applicable, il s’agit :
On sait que le marché du crédit bancaire est animé par deux groupes d'acteurs : les
prêteurs (les établissements de crédit) et les emprunteurs (les PME dans cette étude). Ces entités
ont des objectifs généralement divergents. La banque cherche à maximiser son profit moyen
espéré et l'emprunteur le rendement espéré de l'investissement. La relation qui s'établie entre
ces deux acteurs est qualifiée de relation d'agence. Elle est pour Jensen et Meckling (1976)26 :
«un contrat dans lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre personne
(l'agent) pour exécuter en son nom une tâche quelconque qui implique une délégation d'un
certain pouvoir de décision à l'agent».
En raison de l'absence de congruence des préférences, cette relation est source de conflits
d'intérêts inducteurs de coûts (coûts d'agence et de transaction) qui réduisent les gains potentiels
de la coopération. Ces conflits naissent soit de l'allocation des décisions régissant le processus
de création de valeur, soit de l'appropriation de la valeur créée. Ainsi, ils trouvent leurs origines
dans l'asymétrie d'information, l'opportunisme des acteurs, l'impossibilité de rédiger des
contrats complets en raison de la rationalité limitée et de l'incertitude
25
Bell, “Interactions between Institutional and Informal Credit Agencies in Rural India.”
26
Jensen and Meckling, “Theory of the Firm: Managerial Behavior, Agency Costs and Ownership Structure.”
20
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
La définition de ce concept est faite par comparaison au risque. Pour l'auteur, l'incertitude
est la caractéristique essentielle de situation où l'individu voit les conséquences des décisions
qu'il prend (ou doit prendre) dépendre des facteurs exogènes dont les états ne peuvent être
prédits.
Il correspond donc aux situations non mesurables. A l'opposé, le risque est probabilisable
et mesurable par une probabilité « objective ». Il intervient lorsque l'incertitude peut être
quantifiée.
27
Williamson, “Markets and Hierarchies: Analysis and Antitrust Implications: A Study in the Economics of
Internal Organization.”
28
Simon, “Rationality in Psychology and Economics.”
21
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
29
Cheikh-Rouhou et al., “Black Cumin ( Nigella Sativa L .) and Aleppo Pine ( Pinus Halepensis Mill .) Seed Oils :
Stability During Thermal Oxidation at 60 ° C and 100 ° C.”
22
Chapitre I Rationnement du crédit : aspects théoriques
Conclusion
En effet, le degré de rationnement du crédit par les banques peut être supposé inversement
lié à la « qualité » des relations de clientèle. Le choix d’investissement de l’entrepreneur est
souvent conditionné par le fait que le financement sera renouvelé. Ces relations de clientèle
tendent, par conséquent, à rendre l’information entre prêteurs et emprunteurs symétrique.
23
CHAPITRE II
Les différentes études sur le
rationnement du crédit
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Introduction
Ce chapitre a pour objet, sur la base de la présentation du modèle de rationnement du crédit
bancaire en macroéconomie financière, de montrer comment le relâchement progressif du corps
d’hypothèses de départ permet de faire apparaître différentes configurations de rationnement du crédit.
A cette fin, nous pratiquons une revue de littérature restreinte aux documents fondateurs.
Il apparaît que le cadre actuel de la formalisation permet de prendre en compte, dans le contexte
de mécanismes d’intermédiation complexe, une large gamme d’asymétries d’informations relatives aux
emprunteurs, y compris sur les marchés interbancaires. Par ailleurs, l’asymétrie d’information relative
aux différents paramètres économiques, où les externalités résultant de la structure complexe des
réseaux de banques.
Afin de mettre en lumière les différentes études sur le rationnement de crédit. Nous aborderons
dans la première section généralités sur le crédit ensuite dans La deuxième section traitera sur les
déterminants du rationnement. Puis La troisième section analysera l’impact du rationnement du crédit
que ça soit sur l’économie et sur les ménages Et la dernière section portera sur les mécanismes mise en
place dans l’application du rationnement du crédit.
24
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Les besoins de financement incitent la clientèle à solliciter le crédit bancaire diffèrent en nature
en durée. Les concours bancaires doivent, de ce fait, être aussi diversifiés que ces besoins afin de
pouvoir y répondre et s’y accommoder. C’est ainsi qu’une gamme variée de crédit est mise en place par
le banquier e faveur de son client qui désir obtenir un crédit. Cette gamme est e extension permanente
suivant l’évolution des besoins de la clientèle. Ainsi et d’une manière générale le financement bancaire
peut être présenté par le diagramme suivant :
25
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Pour réduire, les entreprises ont besoin de matières premières, de main d’œuvre, mais aussi de
divers équipements. Elles doivent de ce fait immobiliser d’importantes sommes d’argents dont elles ne
disposent pas toujours. Alors pour créer une nouvelle gamme de produits, pour éventuelle extension ou
pour dispose d’une technologie d’appoint, les entreprises qui ne disposent pas de fonds peuvent
solliciter leurs banques pour bénéficier de crédits d’investissements. Ces crédits servent donc à financer
la partie haute du bilan. Ces crédits peuvent se matérialiser par :
Le financement à moyen terme M.T. s’étend sur une période de deux à sept ans. L’entreprise ya
généralement recourt pour financer une opération d’investissement. Autrement dit, les projets ou
programmes d’investissement relatifs à sa création, à son extension ou, au renouvèlement de ses
équipements légers tels que les machines, véhicules de transport ou autres…
26
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
C’est une technique américaine de financement des immobilisations qui s’est bien développé en
Europe, et qui commence à susciter de l’intérêt en Algérie.
« Le leasing est un contrat de location avec option d’achat. ». Il est pratiqué par des sociétés
spécialisées, qui font l’acquisition des biens et les mettent à la disposition du client ayant fait la
demande moyennant un loyer.
Ces crédits sont sollicités dans le cadre du commerce extérieur et généralement sous forme de
cautions, on y retrouve notamment :
C’est une caution délivrée par la banque pour garantir le remboursement des crédits obtenus par sa
clientèle auprès des banques étrangères.
Dans le cadre de la lutte contre le fléau du chômage, les pouvoirs publics en collaboration avec le
secteur bancaire ont mis en place le système des crédits à l’emploi de jeunes. Ses crédits sont accordés
à des jeunes promoteurs pour lesquels l’Agence Nationale de soutien à l’Emploi de Jeune (ANSEJ) a
délivré une attestation d’éligibilité à l’aide du Fond National de Soutien à l’Emploi de Jeune (FNES).
L’ANSEJ propose aux jeunes promoteurs un financement dit financement triangulaire avec :
27
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
L’acquisition de biens immobiliers est devenue la principale préoccupation des particuliers, qui de ce
fait diminuent peu à peu leurs dépenses courantes pour investir dans l’immobilier. Cette préoccupation
devenue impérativement et provoquant ainsi une forte demande ce qui à pousser les banques à innover
dans ce domaine. En Algérie, la seule forme de crédit immobilier pratiquée par les banques est le crédit
hypothécaire classique.
28
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Parmi les variables les plus citées dans la littérature comme déterminantes du rationnement du
crédit, on retrouve les caractéristiques de l’emprunteur. Qui présentent des spécificités argument
principale de limitation de leur accès au marché de crédit. Il s’agit essentiellement des :
La taille de l’entreprise est prise en considération dans le traitement de dossier du crédit, elle est
liée négativement à la probabilité du refus d’octroi de prêt. La capacité du client est un indicateur clé de
sa survie, de la qualité de son management, de l'amélioration de son image positive et sa réputation, Le
secteur d’activité à travers ses performances intégrales et ses évolutions constitue un indicateur pesant
dans l’évaluation de la situation de toute entreprise appartenant à ce secteur1,.
Le degré de concentration de gestion traduit par le contrôle de l’entreprise qui est totalement
assuré par les propriétaires dirigeants ou l’actionnaire majoritaire chose qui constitue un facteur
considérable d’accroissement des coûts et de probabilité de faillite. Le niveau de formalisation des
systèmes d’information du client est un élément fondamental pour la réduction des asymétries
d’information.
1
Abor, “Industry Classification and the Capital Structure of Ghanaian SMEs.”
29
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Il s’agit tout d’abord de la valeur des garanties offertes par le client qui influence le
comportement de rationnement du crédit pratiqué par la banque et qui informe sur ce que détient le
client. Ensuite le degré de profitabilité du projet, qui informe les banques sur la capacité du client à
dégager des bénéfices suffisants pour rembourser les emprunts contractés, Le profil du dirigeant du
projet a une forte incidence sur l’accès au financement bancaire. Cavalluzzo2 a analysé l’influence des
caractéristiques de l’entrepreneur sur les contraintes financières et il les a associés à la probabilité de
refus du prêt.
La probabilité du rationnement du crédit peut être aussi associée aux spécificités de la banque
elle-même. Tout d’abord, la structure organisationnelle de la banque qui joue un rôle important dans
l’accès des clients au crédit. C’est le résultat qui se dégage d’ailleurs de l’étude menée par Vitols4, en
Allemagne, en raison de l'importance de la décentralisation du marché du crédit de l'action
considérable, au niveau local, des Caisses d'Épargne et des Banques Coopératives.
De même, la taille des fonds propres de la banque affecte ses mécanismes d’octroi du crédit. En
effet, le niveau des fonds propres déterminé et exigé par le comité de Bâle impose aux banques deux
situations : diminuer leur total bilan ou augmenter leur capital.
2
Cavalluzzo and Wolken, “Small Business Loan Turndowns, Personal Wealth, and Discrimination.”
3
Krasniqi, “Are Small Firms Really Credit Constrained? Empirical Evidence from Kosova.”
4
Vitols, “German Banks and the Modernization of the Small Firm Sector: Long-Term Finance in Comparative
Perspective.”
30
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Dans le cas où la banque est obligée de procéder à un désendettement, le rationnement des offres
de crédit est utilisé fortement. En effet, Sapienza5 a stipulé que plus la banque est large, plus elle réduit
l’offre du crédit aux clients. En effet, les clients ont plus de chance d’accéder aux emprunts offerts par
les banques proches d’eux.
Ainsi les banques exigent des conditions de prêt rigides davantage pour les emprunteurs loin
d’eux. La distance du projet du centre de prise de décision de la banque est également cruciale dans le
processus de prêt.
La force de la relation entre la banque et le client induit la génération de l’information privée qui
réduit l’asymétrie d’information, et par conséquent, favorise la décision d’octroi du crédit en faveur du
client. Cette relation est caractérisée par plusieurs facteurs qui interviennent dans le processus
d’évaluation et dans le comportement du rationnement du crédit de la banque.
Dans ce cadre, la durée de la relation entre la banque et le client a été reconnue dans les modèles
théoriques traitant de la question du choix de financement. Elle abaisse les coûts de l'emprunt et la
probabilité d'exigence des garanties par la banque. Elle permet également de réduire l'asymétrie
d'information entre la banque et le client et ainsi la probabilité du rationnement du crédit. Par contre,
Cole et al. 6 Constatent que la durée de la relation n’est pas aussi importante que la relation « intense »
elle-même, puisque celle-ci augmente la probabilité d’obtenir un crédit supplémentaire et avoir une
réponse favorable pour la demande du prêt de la part de la banque.
En outre, les relations bancaires multiples d’une entreprise affectent son accès au crédit. D’un
côté, cette multibancarité diminue le risque de pénurie des liquidités de la banque et évite d’abandonner
les projets d’investissement par les entreprises. D’un autre côté, le recours des clients à une seule
banque réduit leur pouvoir de négociation et augmente celui de la banque, la décision de la banque sur
l’octroi du crédit à un client est influencée par le nombre des relations bancaires nouées par le client.
5
Sapienza, “The Effects of Banking Mergers on Loan Contracts.”
6
Cole, “The Importance of Relationships to the Availability of Credit.”
31
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Par ailleurs, les spécificités du projet d’investissement présenté par le client peuvent également
influencer la décision d’octroi du crédit. En effet, la banque évalue le projet sur la base des critères
financiers, à savoir, la valeur actuelle nette, le taux de rendement interne et l’indice de profitabilité qui
permettent d’analyser la rentabilité et le coût-utilité du projet. Elle distingue aussi entre les différents
projets mis en avant par leur nature (création, exploitation…), par leur secteur d’activité et par leur
degré d’innovation. Ce dernier point a été le sujet des études récentes sur le rationnement du crédit, qui
ont montré que la probabilité du refus de financement est plus intense pour les projets innovants7.
De même, les caractéristiques du prêt influencent la décision de la banque. En fait, les banques en
concurrence fixent un taux d’intérêt, sur la base du taux directeur précisé par la banque centrale,
comme étant un dispositif de « screening » pour distinguer les « bons » emprunteurs des « mauvais »
emprunteurs et permettant de gérer le volume des crédits à octroyer par la banque. Une augmentation
du taux d’intérêt par la banque peut effectivement conduire à une baisse du bénéfice attendu de celle-ci
en raison de l'effet de sélection adverse et l’aléa moral.
Dans ce sens, le montant du crédit est considéré comme étant un des déterminants du
rationnement du crédit, où deux visions se confrontent, l’une postule que la taille du crédit est liée
positivement avec son rationnement8, l’autre réclame la relation négative entre le montant du prêt et le
coût de l’emprunt.
7
Piga and Atzeni, “R&D Investment, Credit Rationing and Sample Selection.”
8
Evans and Jovanovic, “An Estimated Model of Entrepreneurial Choice under Liquidity Constraints.”
32
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
recouvrement est plus élevé, d'où la probabilité du rationnement du crédit. Par contre, le prêt à court
terme est moins rationné car il réduit le problème de l’asymétrie d’information.
33
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Le crédit bancaire est l’unité de base de création la masse monétaire. Si les institutions auprès
desquelles il est possible d’en avoir accès deviennent restrictives et se donnent aux opérations qui
limitent leur émission de crédit, ou alors se mettent dans une situation dans laquelle le risque de prêt est
plus grave, cela aura bien des effets au sein de l’économie (l’environnement de la banque).
En ce qui concerne les ménages, dans une économie d’endettement, étant donné que le crédit joue
un rôle indispensable, dans ce sens qu’il permet l’investissement, la portée d’une répression des
émissions de crédit peut avoir un effet sur l’épargne car en effet, ce sont les gains qui y sont générés
qui constituent l’épargne des ménages et des entreprises qui à son tour forme les ressources des
banques ; ce qui revient à dire que l’épargne aussi crée l’investissement. Par ailleurs, l’augmentation du
taux d’intérêt d’une part décourage l’investissement et réduit la croissance.
34
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Le rationnement du crédit était pour la banque une stratégie pour se protéger contre les risques et
les aléas liés aux opérations de prêt. Lorsqu’une banque limite ses crédits, elle limite en même temps
ses possibilités de gains, d’autre part lorsqu’elle accorde un crédit à un client moins sûr qui accepte de
payer un taux élevé parce qu’elle a anticipé un bénéfice élevé, elle peut se retrouver, en cas d’asymétrie
d’information post-ante, dans une situation déplorable pouvant même aller jusqu’au risque d’illiquidité
voire même le risque de faillite.
35
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Les documents comptables ont été cités comme le premier élément qui compte dans un dossier de
crédit. D’abord les fondamentaux de l’analyse financière tels : le fonds de roulement, le besoin de
fonds de roulement, la trésorerie nette…etc.
L’analyse financière des documents comptables fournis à la banque par le client est la technique
d’appréciation des risques la plus répandue. Mais, également la confiance n’est attribuée qu’au bilan
fiscal qui est le plus correct. L’étude de la structure financière en est un exemple. Le rôle de signal joué
par la structure financière de l’entreprise dans la décision d’octroi de crédit.
L’usage de garanties est systématique l’exigence de garanties pour l’octroi de crédits : les
prêteurs doivent savoir qu’ils ont une double casquette, ils sont à la fois déposants et prêteurs ; les
garanties constituent pour les banques, la seule manière de les satisfaire en tant que prêteurs et de
sécuriser leurs dépôts en tant que déposants.
autres « elle reflète la garantie potentielle sur laquelle la banque peut compter, le patrimoine personnel
du client est l’élément le plus important auquel les banques accordent de l’importance.
Les contrats de financement sont assortis de clauses restrictives qui constituent un des moyens
essentiels d’accroître la probabilité de remboursement du crédit.
Les banques incluent toujours des clauses restrictives dans les contrats de crédits. Les banques
font appel à des clauses très diversifiés. Ces dernières portent sur l’obligation pour le client de fournir
des informations sur sa politique financière. Ainsi l’exigence d’un engagement à maintenir stables les
principaux ratios de l’orthodoxie financière.
Le blocage du compte courant du client arrive en deuxième position. D’autres clauses cités
portent sur l’engagement de ne pas distribuer de dividendes, l’augmentation de capital ou encore le
changement des caractéristiques de crédits. À retenir aussi de ne pas dépasser un taux d’endettement
maximum qu’il a été fixé au préalable qui est présenté comme suit : 2/3 du financement permanent, 50
% et 25% du chiffre d’affaires. Même si la prise de garanties est quasi systématique cela dépend de la
nature et du montant du crédit et enfin de la qualité de la structure financière.
Il arrive souvent qu’une combinaison des garanties soit envisagée en fonction des cas. Le risque
d’aléa moral n’est apparemment combattu de cette manière par les banquiers car ils risquent de subir de
coûts d’agence en faisant confiance au contrôleur fiscal à s’assurer de l’exactitude des chiffres déclarés
par les dirigeants.
Lorsque les banquiers octroient des crédits ils procèdent systématiquement au contrôle de la
destination des fonds par différents moyens les banques débloquent le compte sur présentation de
factures du bien acheté. Le contrôle des banquiers s’effectue encore sous d’autres formes :
Contrôle des mouvements sur le compte
37
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
En dehors du suivi des mouvements de compte et l’étude des états financiers, les banquiers
organisent des rencontres régulières avec le client qui peuvent arrivés jusqu’à 10 fois par an, le client
précise toutefois que les rencontres dépendent de la nature de l’engagement. Quand il s’agit par
exemple d’un projet immobilier, la fréquence des rencontres passent de 1 à 2 fois par mois. Ces
rencontres périodiques permettent de se constituer une base d’informations privées sur le client (projet).
Ce monitoring des banquiers caractérise ainsi une gestion au jour le jour du portefeuille clients et,
à ce titre, peut être appréhendé comme un Monitoring ONG oing. Ce monitoring permet de réaliser une
revue annuelle de toutes les clientes avec une étude complète sur tous les aspects du marché, l’analyse
financière pour mieux répondre aux demandes de renouvellement de crédit. Les contrôles apparaissent
ainsi comme le moyen incontournable pour les banquiers de détecter les signes précoces de défaillance
du client.
Comme nous l’avons vu plus haut, dès la signature du contrat de financement, un suivi régulier
du client est mis en place par la banque. Outre le contrôle de la destination des fonds, la collecte des
informations grâce à des éléments de suivi interne liés, par exemple, au fonctionnement du compte du
client ou grâce à un suivi externe par la collecte d’information privées sur le client auprès d’autres
institutions.
38
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
En cas de difficulté, la banque peut refuser un crédit, tout en l’incitant à voir avec une autre
banque, cela permet de partager les risques…ou encore, lui conseiller de procéder à une augmentation
de capital » la multibancarité est courante, les entreprises commencent d’abord avec une première
banque, la relation dure 2 à 3 ans, à cause peut être d’un incident d’affaire, le client change de banque,
ainsi un deuxième partenaire...et ainsi de suite... ». A ce stade, le statut de banque principale n’est pas
systématiquement associé à une meilleure disponibilité.
39
Les différentes études sur le rationnement du crédit
Chapitre II
Conclusion
A la fin de ce chapitre nous avons pu voir les différents types de crédits existants et aussi certains
déterminants du rationnement de crédit tels que ceux qui concerne l’emprunteur / préteur leur relation
le projet lui-même…l’impact du rationnement sur les ménages ainsi que sur l’économie.
40
CHAPITRE III
Présentation de la BNA et les
étapes d’étude d’un dossier de
crédit
I
Chapitre III Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un dossier de crédit
Introduction
Un crédit est une mise à disposition d’argent sous forme de prêt, consentie par
un créancier prêteur à un débiteur emprunteur. Pour le créancier, l'opération donne naissance à
une créance sur l'emprunteur, en vertu de laquelle il pourra obtenir remboursement des fonds et
paiement d'une rémunération intérêt selon un échéancier prévu. Pour l'emprunteur, qu'il s'agisse
d'une entreprise ou d'un particulier, le crédit consacre l'existence d'une dette et ouvre la mise à
disposition d'une ressource financière à caractère temporaire.
Pour cela, nous allons essayer de présenter à travers de ce chapitre l’organisme d’accueil de cette
banque et l’illustration de son organisme générale et nous présenterons les étapes d’étude d’un
dossier d’un crédit d’investissement.
La banque national d’Algérie « BNA » est créée le 13juin 1966, par l’ordonnance n°66-178,
elle fut la première banque en Algérie à être créée après l’indépendance. La BNA exerçait toutes
les activités d’une banque de dépôt aux termes des statuts originaux.
Elle traite toute opération de banque, de change de crédit dans le cadre de la législation et du
règlement de banque et peut notamment :
38
I
Chapitre III Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un dossier de crédit
Consentir sous toutes formes de crédit prêts ou avances avec ou sans garanties tout par elle-
même qu’en participation
Souscrire escompter prendre en pension ou acheter tout effets de commerce, tout effet,
bons annuités et valeurs émise par le trésor public ou par les collectivités locales publique
ou semi-publique et en générale tout engagement a échéances fixes transmissibles à ordre
public négocié, mentir, mettre en pension ou réescompter ses valeurs.
Financer par tout mode opération de commerce extérieur.
Recevoir en dépôt, tout titre e valeur.
Recevoir ou effectuer tout paiement et tout recouvrement des lettres de change, billet à
ordre chèque warrant, coupons d’intérêts ou des dividendes, titres remboursables ou
amortis, facture ou autre document commerciaux ou financier.
Servir d’intermédiaire, pour l’achat, pour la souscription ou la vente de tout effets de
public, action, obligation, plus généralement de tout valeur mobilière ainsi que les létaux
précieux.
Traiter toute opération de charge au comptant ou à terme, contracter tout emprunt, prêt,
nantissements, reports des devises étrangères, le tout en conformité de la réglementation
en la matière.
Elle pourra agir directement ou indirectement, pour son compte ou le compte des tiers et soit
seule, sont en association, participation, ou société, avec toutes autres sociétés ou personnes et
réaliser directement, ou indirectement en Algérie ou a l’étranger, sous quelque ce soit, les
opérations, rentrant dans son objet.
La BNA est administrée par un conseil d’administration (CA) composé de sept membres qui
sont nommés par l’assemblé générale ordinaire et parmi lesquels président directeur général sont
choisi. Les 22 directeurs centraux et les 05 divisions soutiennent et supervisent 17 directions
régionales d’exploitation qui a leur tour contrôlent l’activité des 178 agences commerciales
implantées sur le territoire national. Il est à noter que les organes de gestion et d’aide aux comités
sons cité :
39
I
Chapitre III Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un dossier de crédit
Le comité exécutif et le comité exécutif élargi : ont pour rôle le traitement des questions
importantes du fonctionnement de la banque ;
Le comité de pilotage : un organe qui supervise la relation du plan stratégique ;
Le comité de trésorerie : est chargé de l’application de la stratégie de la banque en matière
de liquidité ;
Le comité de crédit : une instance de décision en matière de sanction des dossiers de
crédit.
40
Figure N° 05 : Organigramme de la direction centrale de la Banque Nationale d’Algérie (BNA)
41
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
42
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
43
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
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Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Tout crédit qu’il soit d’investissement ou d’exploitation doit faire l’objet d’une demande préalable,
établie et signée par le demandeur ou son représentant habilité. Ce dossier permet au banquier de
procéder à l’étude des situations comptable et financière et de dégager ainsi le degré de solvabilité
de son demandeur ainsi que le risque encourus par la banque suite à son engagement éventuel. Ces
facteurs vont permettre au banquier de prendre la décision adéquate. Selon que le crédit sollicité
est d’investissement ou d’exploitation, le dossier à constituer est le suivant :
Demande de crédit
Documents juridiques et administratifs.
Documents comptables et financiers.
Documents techniques.
Documents fiscaux.
Une demande écrite signée par le client incluant la nature des concours sollicités, leurs
montants, leurs durées, leurs objectifs et les modalités de leur remboursement.
Statuts juridiques pour les personnes morales.
45
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Expertise et documents justificatifs des travaux déjà réalisées des travaux restants à
réaliser.
Plan de financement.
Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilière, les documents
spécifiques à réclamer sont :
Pour les dossiers de financement des opérations de promotion immobilières les documents
spécifiques à réclamer sont :
L’organisation, les compétences et les moyens matériels que compte mettre en œuvre
le promoteur pour la réalisation de son projet immobilier.
Les références professionnelles du bureau architecte chargé de la réalisation des plans
architectures du projet immobilier.
47
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
L’entreprise est bâtie sur la base d’une culture et d’un historique qui lui sont propres.
L’histoire de l’entreprise est composée de ses expériences, ses réussites, et ses échecs qui apportent
un plus dans la constitution de sa culture, cette dernière étant son mode de raisonnement et d’action
coutumier et traditionnel, plus ou moins partagée par tous ses membres.
Le banquier est amené à avoir une idée historique de son client dans le but d’estimer son
évolution dans le temps « date de création, changement des statuts, les grandes décisions prises
par le passé, historique et portrait des hommes ».
Loin de sa fonction principale et essentielle qui est la production de biens et des services,
l’entreprise doit être vue comme organisation complexe, créée et animée par des hommes, ouverte
sur son environnement et qui est en interaction perpétuelle avec lui.
Pour cet effet, le milieu dans lequel évolue cette entreprise a un impact certain sur son
activité et ses capacités futures de survie en milieu concurrentiel. Par conséquent, le banquier doit
analyser cette dernière dans toute sa diversité afin de mieux cerner le risque inhérent au crédit tout
en s’appuyant sur les points suivants :
La date d’entrée en relation avec le client peut être retenue comme le premier critère de
classification qui permet au banquier de différencier entre les anciens clients ayant des comptes au
niveau de la banque pour y faire transiter toutes les opérations, et d’autres n’ouvrants de comptes
que pour en bénéficier des concours bancaires.
Sur la base d’une comparaison entre les recettes enregistrées au compte courant et le chiffre
d’affaire déclaré par le client, le banquier établit un rapport dont la formule est la suivante :
Mouvement confié/Chiffre d’Affaire. Trois situations peuvent se présenter, à savoir :
49
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
MC>CA : dans ce cas, il y a des opérations extra entreprise et des produits hors
exploitation.
MC<CA : il s’agit d’une fausse déclaration du chiffre d’affaire soit d’une non
centralisation du chiffre d’affaire ou encore il y a financement des opérations non liées
à l’activité.
Le but de cette surveillance est de veiller à ce que l’objet du crédit ne soit pas tourné. Il peut
y avoir trois distincts :
L’utilisation est égale à l’autorisation : le client est, dans ce cas, un grand débiteur qui
utilise au maximum les ressources octroyées.
L’utilisation est inférieure à l’autorisation : il s’agit d’un client plutôt rationnel et cela
peut inspirer une certaine confiance au banquier.
L’utilisation est supérieure à l’autorisation : il y a irrégularité, voire abuse dans
l’utilisation du concours bancaire. Dès la constations d’une telle situation, le banquier
doit en toute urgence remédier à cette situation.
Pour apprécier la moralité et le sérieux de son client, le banquier doit vérifier si celui-ci fait
l’objet d’un incident de paiement, qui concerne les émissions de chèques sans provisions, le non-
paiement d’une traite à échéance ou encore le non-paiement d’une dette privilégiée, généralement
sanctionné par un avis à tiers détenteur ou une saisie-arrêt.
50
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
permettra au banquier de mieux cerner l’entreprise cliente et d’être plus réceptif aux gênes qu’elle
rencontre et pour ainsi dire être mieux disposer à la servir.
Le banquier saura comment adapter son concours d’une façon idéale tout en ayant une pleine
connaissance de la véritable situation de l’entreprise, ce qui lui permettra de mieux prévoir son
évolution.
Les risques encourus par la banque peuvent être classés en deux grandes catégories qui sont :
En octroyant un crédit, le banquier prend le risque d’avoir à faire face au problème de non-
remboursement, risque qui résulte de l’insolvabilité du débiteur. Parmi cette catégorie de risque
figurent :
Le risque lié à la moralité du client ou à son incompétence, qui peut se traduire par le non-
respect de ses engagements.
Le risque lié à la forme juridique de l’entreprise.
Le risque lié à la situation financière ou commerciale de l’entreprise.
Le risque lié au secteur d’activité du client ; il sera tenu compte de la concurrence mais
aussi de la possibilité de crise généralisés qui peut subvenir dans cette branche.
Le risque lié au créanciers privilégiés (administrations publiques, justice, employés ; etc.).
En cas ou la banque n’est pas remboursé à bonne date ou si elle doit accepter un report
d’échéance, elle coure le risque d’immobilier son actif, se mettant ainsi dans l’impossibilité de
rembourser ses propres créanciers, En effet, sa liquidité s’en trouve affectée et ceci doit
impérativement être évité.
La banque s’efforce de limiter les risques, en procédant à une étude approfondie des affaires
qui sollicitent son aide financière, et en divisant ces risques sur un maximum de clients et de
secteurs d’activité.
51
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Les garanties réelles : c’est des biens meubles ou immeubles que détient l’entreprise
et qu’elle remet en gagne en faveur de la banque.
Les garanties personnelles : c’est l’engagement d’une personne physique ou morale
de régler le créancier si le d éditeur s’avère défaillant. Cette garantie se matérialise
généralement sous forme d’une caution.
Le bilan est une photographie de l’entreprise à un moment donné. Par conséquent, il tend à
ne présenter qu’un aspect statique des choses. Pour avoir un aperçu dynamique de l’entreprise, il
52
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
est nécessaire de procéder à l’analyse de plusieurs bilans qui succèdent dans le temps. Avant
l’analyse, le banquier doit traduire avec plus d’exactitude la liquidité ou l’exigibilité des postes du
bilan ; il va alors passer d’un bilan comptable à un bilan financier.
Après avoir effectué le reclassement des bilans et le calcul des soldes intermédiaires de
gestion, le banquier pourra analyser la structure financière de l’entreprise (approche globale) et
déterminer les principaux ratios nécessaires à son évaluation (approche relative).
L’équilibre financier représente l’adéquation des ressources aux emplois : l’actif immobilisé
est financé par des ressources permanentes et les emplois cycliques par des ressources à court
terme. L’analyse d’un tel équilibre est menée à l’aide des instruments suivants :
53
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Besoin en BFR= Actif circulant -C’est la part des besoins liés à l’activité qui n’est pas
fonds de hors disponibilités- financée par des ressources nées de cette mémé
roulement Dettes à court terme non l’activité.
bancaires.
B.F.R -Il est positif ou négatif selon le type de l’activité.
-----------------------------
T= FR- BFR.
La solvabilité de l’entreprise est appréciée par sa surface nette comptable qui représente une
marge de garantie pour ces créanciers notamment la banque.
Il existe un très grand nombre de ratios, certains sont d’une utilité incontestable, d’autres le
sont moins, or, il a appartenu à l’analyse de choisir les ratios à utiliser dans la mesure où ce
dernier pourrait affiner l’analyse. Ainsi, les ratios les plus utilisés sont représentés dans le tableau
annexe n°1.
54
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Cette analyse se fait à travers l’étude des bilans et TCR prévisionnels, du plan de trésorerie
et du budget d’exploitation.
La banque d’Algérie a mis en place des centrales (informatisées) qui sont approvisionnées
et consultées par les banques pour aider les banquiers à mieux connaitre leurs clients.
La centrale des risques : Elle a pour but de centraliser les informations concernant les
crédits consentis au-delà d’un certain seuil par les banques, permettant ainsi de connaitre
l’engagement total par catégories de crédits pour chaque entreprise.
La centrale des impayés : Elle a pour mission la centralisation et la diffusion de tout le
renseignement concernant les incidents de paiement de chèques et d’effets de commerce.
Pour toute évaluation de projet, il est indispensable de suivre un nombre d’étapes retracées
dans l’ordre suivant :
55
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Il lui sera, donc, demandé une description du terrain, les constructions, des équipements de
production et des matériels et outillages nécessaires.
Le facteur humain sera pris en compte vu que les performances de l’entreprise dépendent
dans une large mesure, de la motivation du promoteur, de sa compétence et de son sérieux ; ainsi
que la qualification de l’ensemble de l’effectif.
Elle évalue les forces et les faiblesses du projet dans sa branche d’activité, en tenant compte
de la conjoncture économique du secteur considéré. Elle doit porter sur le produit fabriqué ou le
service offert ainsi que l’évolution du marché. Elle permettra de savoir si le projet est viable et
rentable ou s’il est voué à l’échec.
56
Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
à la banque les renseignements le concernant notamment pur une nouvelle relation, à savoir son
nom ou sa raison sociale, son siège social et une présentation de ses qualifications en tant que
gérant. Il devra également introduire les renseignements concernant ses éventuels associés et
collaborateurs.
Cette décision est prise au niveau de l’agence a concurrence des pouvoirs qui lui sont délégués,
sinon, le dossier est transmis à la DRE avec un avis motivé.
En cas de refus par la banque d’octroyer le crédit sollicité, il sera procédé à l’archivage pur
et simple du dossier et le client sera notifié par une lettre de rejet ou seront expliquées les causes
d’une telle décision.
En cas d’acceptation qui se matérialise par une autorisation de crédit, le client sera notifié
par une lettre d’acceptation. L’autorisation de crédit reprend les principales informations
concernant le crédit autorisé (type, montant, durée d’amortissement, limite d’utilisation, différé
éventuel, taux d’intérêt, commissions éventuelles, etc.). Elle indique également les garanties
bloquantes exigées et les garanties non bloquantes.
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Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Avant la mise en place du crédit, le banquier procède au recueil des garanties bloquantes.
Une fois recueillies, le banquier fera signer à son client des engagements de donner en garantie le
bien financé et de s’assurer en tous risques (cas d’un crédit d’investissement) en attendant la
réalisation du prêt.
Au retour des garanties validées, il est établi une convention de prêt qui doit être signé par
le client. Cette dernière détermine les obligations de chaque partie et reprend les conditions
générales du prêt : le montant, l’objet, le taux d’intérêt, les modalités d’utilisation et de
remboursement, les commissions et taxes, les pénalités de retard et la date d’échéance de la ligne
de crédit accordée.
Pour les crédits à long et moyen terme, il est édité un tableau d’amortissement du prêt
(échéances de remboursement) dont une copie sera remise au client. La banque fait signer aussi
son client une chaine de billet à ordre qui constitue une reconnaissance de dettes. Enfin, le
déblocage de fonds se fait sur présentation des justificatifs, par un virement ou un chèque certifié
en faveur du fournisseur.
Conclusion
Les banques entretiennent des rapports de coopérations avec les entreprises. Principalement
fondée sur l’allocation de capitaux, ces rapports sont loin d’être exemptés d’aspects passionnels
car l’entreprise souhaite choisir la position qui lui plait alors que la banque est tentée de marquer
la mesure avec son propre métronome. Dès lors, le délicat problème de l’équilibre entre le risque
et les profits a trouvé au fil des ans des réponses plurales, qui se sont concrétisées à travers
l’évolution des techniques bancaires et des instruments d’analyse financière et d’évaluation de
projets. Toutefois, le mérite du banquier demeure le métier du risque par excellence et l’art, tout
l’art du banquier consiste d’abord à évaluer les risques et ensuite à les gérer, le seul souci du
banquier est de minimiser le risque financier et en même temps de maximiser son profit et le seul
moyen lui permettant d’atteindre ses objectifs serait d’améliorer d’avantages ses méthodes
d’analyse et d’évaluation des demandes de crédits. En outre, la prise de garanties ne doit pas
constituer une finalité de la banque car ces garanties ne sont censées intervenir qu’en cas
d’incidents.
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Chapitre III Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
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CHAPITRE IV
Etude de cas de crédit
d’investissement de la BNA
(Agence 356 Bejaia)
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Introduction
Notre travail porte sur le rationnement de crédit bancaire, pour cela nous allons mener une
analyse plus pertinente sur un cas pratique au niveau de la banque nationale d’Algérie(BNA)
agence 356 pour mieux cerner cette technique et mettre en valeur les éléments développés dans
les chapitres précédents, et afin de prendre une décision finale face à un crédit demandé.
Le rationnement de crédit est un phénomène très compliqué pour la banque car il est en relations
avec plusieurs facteurs qui influencent directement et indirectement la rentabilité et la
solvabilité du projet et du client.
Dans ce chapitre notre travail est divisé en deux sections, la première section traite un cas d’un
dossier d’un crédit d’investissement accepter et dans la deuxième section on va étudier un cas
d’un dossier de crédit d’investissement rejetée, cette analyse nous donne une propre décision
concernant l’accord de crédit et la comparer à celle du rejet.
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Cette entreprise a été créée par Mr (X) en date 22/10/1997. Et dont l’activité principale
est les travaux bâtiments et la réalisation de plusieurs promotions immobilières.
1.2. Moyens financiers et volonté des dirigeants de doter l’entreprise des moyens
nécessaires à son développement
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Total
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
BFR de
40 398,00 BFR Prévisionnel en fin d'exercice N+1 64 854,17
N
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
-Bâtiments
-Aménagements
1- Autofinancement
-par CAF
-par apports en K
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Total 5.777.504,00
Total 6.858.680,00
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Total 12 36 184,00
N - 6859 1 - 6859
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Coefficient
actualisation 1 0,9501188 0,902726 0,857696596 0,814914 0,774265
Flux trésorerie
actualisés -6859 6005,0356 10800,57 13440,49162 17222,71 20439,93
Flux trésorerie
actualisés cumulés -6859 -853,9644 9946,607 23387,09823 40609,81 61049,74
L’investissement est réalisable et ne nécessite pas d’études conceptuelles pour sa mise en marche.
L’investissement est fiable.
1.6.2. La viabilité :
Le secteur des travaux bâtiments est un créneau porteur.
Cet investissement est viable et permettra à l’entreprise de diminuer ses charges d’exploitation.
1.6.3. La rentabilité :
L’analyse de la rentabilité de cette affaire se fait à travers les éléments ci-dessous :
66
Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Les résultats positifs à dégager durant les cinq années à venir sont bénéficiaires.
L’acquisition de ce camion contribuera à la réalisation des contrats, dans les délais et dans
de bonnes conditions d’exploitation.
Fonds de roulement net global 85 450 90 067 95 137 101 635 112 970
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
De par le tableau ci-dessus, nous constatons que les ratios de solvabilité et d’endettement sont
favorables.
L’avis de la banque
De ce qui précède et compte tenu de la rentabilité du projet, nous sommes d’avis pour la mise
en place d’un CMT de 3.270.000,00 DA, soit 48% du montant du projet, remboursable sur une
durée de 5 ans dont 03 années de différé avec un taux bonifié de 3,25%.
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Première demande /
Renouvèlement de concours /
Extension de concours /
Besoin exceptionnel /
Groupe d’affaire /
Nom/prénom Qualité
«Y » Gérant propriétaire
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
2.7.1. Positionnement de l’affaire sur son marché et son plan de charge ou carnet de
commande :
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Depuis quelques années, SPA NAFTAL sous-traite ses activités de transport des
hydrocarbures. Les entreprises qui y opèrent, auront beaucoup a bénéficier de cette situation.
Elle développe de bonnes relations avec les administrations publiques et d’autres organismes.
Les mouvements confis sont de 34 035 KDA en 2019 et 19 669 KDA en 2020 et 31 609
KDA au 26/12/2021. La valeur des locaux commerciaux déjà garantie est de 17 563 200.00 DA
suivant l’évaluation établie par l’expert (A) de la société Algérienne d’Expertise en date
07/10/2020. En plus notre relation propose en hypothèque 03 locaux commerciaux sise a Bejaia
pour une valeur totale de 11 710 000.000DA, la superficie des locaux et de 23m et 43m et 23m
(rapport d’évaluation joint en annexe établi par l’expert (A). Pour notre part nous sommes
favorables au report de l’échéance CMT prévue au 31/12/2021 de 06 mois et la prorogation de
la [Link] concernant la demande de rallonge sollicitée nous sommes d’avis favorable.
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Chapitre IV Etude de cas de la BNA (agence 356 Bejaia)
Conclusion
Dans notre étude, nous avons essayé de découvrir les facteurs qui pousse les banques à
rationner le crédit au niveau de l’agence N°356 direction régionale Bejaia. Notre traitement des
deux dossiers de crédit d’investissement nous a permet de conclure et de constater que les
banques en générale plus particulièrement les banques Nationale d’Algérie (BNA) de la
direction régionale Bejaia, donne leurs décisions à partir d’une large étude d’où elles cherchent
des information approfondie sur l’emprunteur et son projet ensuite analysé ces informations
puis distingué la capacité de ce client face au remboursement de l’emprunt bancaire pour donner
à la fin un avis favorable ou défavorable à la demande de crédit.
A partir des deux dossiers qu’on a traités au niveau de cette banque nous constatons que le
dossier de crédit du client, porte des informations insuffisantes ce qui conduit la banque a
cherché plus d’information sur le projet sous forme des enquêtes sur le terrain, des entretiens
avec ses clients, ce qui rend la banque capable de discerner les bons telle que les mauvais
dossiers.
Selon notre étude sur les deux dossiers de demande de crédit nous constatons que dans le projet
« A » les ratios de solvabilité et d’endettement sont favorables, la CAF sera positive et permettra
aisément le remboursement de l’emprunt bancaire, sachant que le rapport CAF/ DLMT sera
largement supérieur dès la première année. Et pour le projet « B » la situation est déficitaire de
cette entreprise sur les trois dernières années, le surendettement de cette entreprise, le refus de la
CGCI d’accorder sa garantie, les garanties réelles présentées ne couvrent pas le montant de crédit.
74
Conclusion générale
Tout au long de ce travaille, nous avant essayé d’apporter quelques éléments de réponse sur
la notion de rationnement de crédit, ainsi nous avons clarifié cette notion à travers des
définitions diverses. En effet, le rationnement du crédit pouvait avoir un impact négatif sur
l’économie car il semblerait qu’il n’existe pas un substitut efficace pour les entreprises
rationnées.
La problématique de ce travail est d’étudié et analyser le problème de rationnement du
crédit, en se basant sur les conditions que les banques proposent a ces emprunteurs pour
l’octroi du crédit.
Le comportement de la banque s’explique par des raisons bien spécifiques qui sont :
- Premièrement, la gestion du risque rigoureuse de crédit imposé par les réglementations
prudentielles, et les objectifs de rentabilité conduit les banques à adopter la meilleure
forme de rationnement de crédit.
L’imperfection de l’information et des comportements des agents associés à la relation
prêteurs / emprunteurs deviennent des déterminants essentiels du phénomène de rationnement
de crédit. Malgré les solutions proposées, il n’existe pas de solution optimale au premier rang,
sauf à faire disparaître le problème (asymétrie de l’information). Cependant, étant crée
comme une stratégie de protection contre les risques et une mesure de répression liés à
l’émission des prêts, l’on se rend compte bien qu’étant nécessaire, le rationnement de crédit a
plutôt déstabilisé l’économie en générale et l’activité de la banque elle-même.
- Deuxièmement, de multiples problèmes se révèlent citons :
- Insuffisance des fonds propres ;
- Manque de garanties valables ;
- La non maitrise des délais des projets ;
- Un projet de mauvaise qualité à savoir : produit non porteur (n’est pas trop demandé
sur le marché) ; la mauvaise implantation de l’entreprise (zone non industrielle),…etc.
A partir de notre étude sur le rationnement de crédit au niveau de la BNA agence 356 nous
a permet de conclure : que cette dernière a adopter le rationnement de type 03 sur le projet B
ou elle a refusé le financement du projet, car ce type de rationnement correspond à un refus
de prêter au taux d’intérêt désiré par l’emprunteur parce que ce rationnement provient de
l’appréciation différente que la banque et l’emprunteur portent sur la probabilité de réussite du
projet et le taux d’endettement est trop élevé par rapport à l’norme.
Par conséquent, pour répondre à l'augmentation de la demande de crédit et pour réduire les
défauts de paiement, il est devenu nécessaire pour chaque prêteur de travailler sur la base des
données réelles sur la façon dont les emprunteurs remboursent leurs prêts, et de mettre en
place des garanties efficace qui permet au banquier de s’assurer de la couverture réelle du
risque de crédit en cas de défaillance du débiteur. Ainsi, de transférer les informations aux
autres prêteurs afin de les aider à prendre la bonne décision sur l’accord du crédit. Car,
l'information a toujours joué un rôle central dans la décision des prêts, ce qui permet aux
marchés de fonctionner plus parfaitement.
Finalement, nous pouvons dire que nous avons traité un sujet qui suscite une profonde
attirance, qui nous a permet d’améliorer nos connaissances. En outre, nous n’avons pas cité
tous les détails concernant le thème traité qui est le rationnement du crédit, nous souhaitons
qu’il soit à la hauteur, et d’une grande utilité pour tous ceux qui auront à le consulter.
BIBLIOGRAPHIE
Articles
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[Link]/Economieetfinance
[Link]/2008/06/la-valeur-actuelle-nette-la [Link]
ACTIF PASSIF
V.I.N
(avances bancaires)
ANNEXE N°2: Les tableaux des comptes de résultats
= Production de l’exercice
NIVEAU DE L’ACTIVITE
Marge brute +production de Valeur ajoutée + produits divers + transfert de
l’exercice +transfert de charge de charges d’exploitation - frais personnel - impôts et
production. taxes - frais financier - frais divers- dotations aux
amortissements et provisions
IBS
Ratio Interprétation
Activité
2015 Différé
2016 3 270 000,00 204 375,00 42 918,75 7 296,19 3 065 625,00 254 589,94
3 065 625,00 204 375,00 40 236,33 6 840,18 2 861 250,00 251 451,50
2 861 250,00 204 375,00 37 553,91 6 384,16 2 656 875,00 248 313,07
2 656 875,00 204 375,00 34 871,48 5 928,15 2 452 500,00 245 174,64
2017 2 452 500,00 204 375,00 32 189,06 5 472,14 2 248 125,00 242 036,20
2 248 125,00 204 375,00 29 506,64 5 016,13 2 043 750,00 238 897,77
2 043 750,00 204 375,00 26 824,22 4 560,12 1 839 375,00 235 759,34
1 839 375,00 204 375,00 24 141,80 4 104,11 1 635 000,00 232 620,90
2018 1 635 000,00 204 375,00 21 459,38 3 648,09 1 430 625,00 229 482,47
1 430 625,00 204 375,00 18 776,95 3 192,08 1 226 250,00 226 344,04
1 226 250,00 204 375,00 16 094,53 2 736,07 1 021 875,00 223 205,60
1 021 875,00 204 375,00 13 412,11 2 280,06 817 500,00 220 067,17
2019 817 500,00 204 375,00 10 729,69 1 824,05 613 125,00 216 928,73
613 125,00 204 375,00 8 047,27 1 368,04 408 750,00 213 790,30
408 750,00 204 375,00 5 364,84 912,02 204 375,00 210 651,87
SCI du Mr Y ETABLIE le
DUN 06/12/2020
MONTANT DE
34.759.000 ,00
enregistrée le
10/12/2020 N
18270095
Avenant a La 11/0²4/2021
CCI Enregistré
le 25/04/2021
DPATR A recueillir
GAGE sur 03
tracteur a
financer
Remerciements
Dédicaces
Liste des abréviations
Sommaire
INTRODUCTION GENERALE ..................................................................1
PARTIE 1
PARTIE 2
CHAPITRE III : Présentation de la BNA et les étapes d’étude d’un
dossier de crédit.............................................................................................39
Abstract
The main objective of this work is to study and explain the phenomenon of credit rationing in
Algerian banks.
To conduct and develop subject, we realized a practical internship at the National Bank of
Algeria BNA, where we handled several investment credit files. We have selected two exemplary
cases, the first case is on granted credit and the second is about the rejected credit. We have tried to
understand and show the conditions and properties required by the bank in the rationing procedure
and the selection of files.
During this work, we found that credit rationing is as complicated for the bank as well as for
the customer; the both have an important responsibility. Several factors contribute to credit rationing
as a means of management such as the consideration of profitability, reliability, performance and
efficiency.