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TD

« Ny fianarana no lova tsara indrindra »

Mr SAHAZANIRINA
Contact : 033 08 186 31 / 034 40 942 72
Novembre 2020
Table des matières :

ALGEBRE : Nombre complexe…………………………………..…………………………….……………………………………….…………3

GEOMETRIE………………………………..………..….....................................................................................................7

Applications affines…………….…………………….......................................................................................7

Géométrie plane : Isométrie affine………………………………………………………………….…………………………...10

Similitudes planes……………………….………………..……………….….…………………….……………………………………11

ANALYSE……………………………………............................................................……….…………………………………………..14

Fonctions numériques à variables réelles.............................................................………………………….14

Suites numériques……………………….……………………………………..…………………………………………………………25

PROBABILITE…………………………………………….….…………………………………………………………………………………………….27

STATISTIQUE…………………………………………….….…………………….…………………………………….….……………………………34

2
ALGEBRE : Nombre
complexe

Soit l’application f : R  R C
(x ; y) a + ib où i vérifie : i² = -1.
2
Cette application est bijective, donc R est en bijection avec C.

I. Forme algébrique d’un nombre complexe :


1. Définition :
Tout nombre complexe s’écrit sour la forme :
 {Z  a  ib / a  , b  }
a : partie réelle de Z notée Re(Z)
b : partie imaginaire de Z notée Im(Z)
Remarque : Z est réel si Im(Z) = 0.
Z est imaginaire pure si Re(Z) = 0.
i 4 k  1; i 4 k 1  i; i 4 k  2  1; i 4 k  3  i / k 

Exemple : Z = 2 + 3i.
Z = 2 (Z réel).
Z = -2i (Z imaginaire pure).

2. Propriété :
Re( Z1 )  Re( Z 2 ) Re( Z )  0
 Z1  Z 2 si   Z 0 si 
Im( Z1 )  Im( Z 2 ) Im(Z )  0

 Z  a  ib1
Soient  1 1 alors Z1  Z 2  (a1  a2 )  i (b1  b2 )
  Z 2  a2  ib2
et Z1  Z 2  (a1a2  b1b2 )  i (a1b2  a2b1 )

3. Représentation graphique :
Axe imaginaire
Le plan est rapporté à un plan orthonormé
(O; i; j ) . Tous nombres complexes M (a ; b)
Z = a + ib peut être représenté par un
b
point M (x ;y) ou un vecteur OM .
O a Axe réel

4. Conjugué d’un nombre complexe :


On appelle conjugué d’un nombre complexe Z  a  ib ; le nombre complexe noté Z  a  ib .
 Z Z  Z1  Z 2  Z1  Z 2  Z1  Z1
  
 Z2  Z2
 Z1  Z 2  Z1  Z 2  Z Z  a b
n 2 2
 Zn  Z

3
5. Utilisation :
1 Z
Pour avoir la forme algébrique de et de 1 ,on introduit le conjugué du dénominateur :
Z Z2
1 Z Z Z  Z2
 et 1  1
Z Z Z Z2 Z2  Z2

6. Module d’un nombre complexe :


On appelle module d’un nombre complexe Z = a + ib. Le nombre réel positif noté :

z  a 2  b2  z  z
Interprétation : le module d’un nombre complexe est la distance entre les deux points O et M.
 Z  Z  Z   Z  Z1  Z 2  Z1  Z 2  Z   Z

 Z  Z  ZZ  Z
n n 2
Z1 Z
  1
Z2 Z2

7. Ensemble des points :


 ()  M  ( P) / AM  a : () est le cercle de centre A et de rayon a.

 ( E )  M  ( P) / AM  BM  : ( E ) est la médiatrice du segment AB.

 
 ( )  M  ( P) / AM  BM : ( ) est le cercle de diamètre AB.

 ( )  M  ( P) /  AM ; BM   k ; k   : ( ) est la droite AB.

8. Racine carrée d’un nombre complexe :


 a 2  b 2  A2  B 2

Soit Z = A + iB ; alors z = a + ib est la racine carrée de Z tel que : a 2  b 2  A
2ab  Y

 On résout les deux premières équations pour trouver a et b.
 Le signe de a et b est déterminé par la troisième.

9. Equation 2nd degré dans C :


C’est l’équation de la forme aZ 2  bZ  c  0 où a, b, c sont des nombres complexes tels que a  0 .
 Trouver le discriminant :   b 2  4ac .
 Trouver une racine carré de  que l’on note  . Les solutions sont :
b   b  
Z' et Z '' 
2a 2a

10. Equation 3ème degré dans C :


C’est l’équation de la forme aZ  bZ  cZ  d  0 où a, b, c et d sont des nombres complexes tels que
3 2

a  0.
 Trouver une solution particulière que l’on note  . L’équation devient :
P( Z )  ( Z   )(a ' Z 2  b ' Z  c ') .

4
 On cherche les coefficients a’, b’ et c’ par :
 Identification des coefficients.
 La division euclidienne.
 Le tableau de Horner.
a b c d
   a'   b'   c'
a’ b’ c’ 0
nd
 On résout l’équation 2 degré ci-dessous.

II. Forme trigonométrique d’un nombre complexe :


1. Définition :
Soit Z = a + ib le nombre complexe.   Z : Son module. Alors :

Z   (cos   i sin  )    ;  est la forme trigonométrique de Z avec :

 a b
cos  et sin  
  
  arg Z (argument de Z)

2. Propriété des arguments :


 arg ( Z1  Z 2 )  arg Z1  arg Z 2  arg Z  n arg Z .
n
 Z1 
 arg    arg Z1  arg Z 2
 2
Z

3. Interprétation géométrique :
Axe imaginaire

M (a ; b)


O Axe réel

4. Formule de Moivre :

cos   i sin   cos(n )  i sin(n )


n

5. Conséquence :
 Les trois points A, B et C sont alignés si : AB  k  AC c’est-à-dire :
AB Z B  Z A
k   réel non nul.
AC ZC  Z A

 
mes AB; AC  arg  C 
 Z  ZA 

 ZB  Z A 


Si
ZC  Z A
ZB  Z A 
 ki (imaginaire pure) donc mes AB; AC  arg  ki   

2 
le triangle ABC est rectangle en A.

5
ZC  Z A
 Si  1: le triangle ABC est isocèle en A.
ZB  Z A
ZC  Z A   
 Si  1;  : le triangle ABC est rectangle isocèle en A.
Z B  Z A  2 
ZC  Z A   
 Si  1;  : le triangle ABC est équilatéral.
Z B  Z A  3 

III. Forme exponentielle d’un nombre complexe :


1. Définition :
Z  a  ib   (cos   i sin  )  .ei

2. Formule d’Euler :
ei  e  i ei  e  i
cos   et sin  
2 2i

6
GEOMETRIE
Chapitre 1 : APPLICATIONS AFFINES

I. Application affine :
1. Définition :
Une application f est affine si elle conserve l’alignement, la forme géométrique et la grandeur d’un objet.
Exemple : l’image d’un segment par une application affine est un segment.

2. Propriété :
( P1 ) : L’application affine conserve le parallélisme c’est-à-dire si (D) // (D’) alors f(D) // f(D’).
( P2 ) : L’application affine conserve l’alignement.
( P3 ) : L’application affine conserve le milieu. Si I est milieu de *AB+ alors f(I) est le milieu de *f(A)f(B)+.
( P4 ) : Le point A est invariant par f si f(A) = A.

3. Expression analytique d’une application affine :


 x '  ax  by  c
 où a, b, c, a ', b ', c ' 
y '  a' x  b' y  c'

4. Expression complexe d’une application affine :


Soit l’application : f:P P
M f(M) = M’
Le point M a pour affixe z = x + iy.
Le point M’ a pour affixe z’ = x’ + iy’. Alors l’expression complexe est :
z 
 z '  f ( z)

5. Exemple :
x '  x  1
Soit l’application affine qui a pour expression analytique :  .
y'  y  2
x '  x  1
Donc :   x ' iy '  x  iy  1  2i . L’expression complexe est z’ = z + 1 – 2i.
iy '  iy  2i

II. Etude de quelque application affine :


1. Translation :
a. Définition :
 Soit u un vecteur du plan. On appelle translation de vecteur u , l’application affine noté tu tel que :

tu ( M )  M ' où MM '  u .

 L’expression complexe de tu est : z '  z  zu avec zu est l’affixe de u .


 L’expression analytique de tu est obtenue par l’identification du parti réel et imaginaire de l’expression
complexe.
 Le point M est invariant par f si f(M) = M.

7
b. Propriété :
( P1 ) : Toutes translation est bijective, alors elle admet une réciproque t-1 tel que : t u1  tu

( P2 ) : Le composé de 2 translations est une translation : tu1 tu 2  tu1 u 2

( P3 ) : Pour tout point M et N d’image respective M’ et N’ par une translation, on a : MN  M ' N ' .
Alors MNN’M’ est un forme parallélogramme.
( P4 ) : Toute translation de vecteur non nul n’a pas de point invariant.
( P5 ) : L’image d’une droite par une translation est une droite.
L’image d’un cercle est un cercle de même rayon.
L’image d’un triangle est un triangle de même propriété.

2. Homothétie :
a. Définition :

Soit  un point et k  , l’homothétie de centre  et de rapport k notée : h ( , k ) est la transformation

qui à pour tout point M du plan associe le point M’ tel que : M '  k M .
Remarque : Si k = 1 : l’application est identique.
Si k = -1 : l’application est une symétrie centrale de centre  .

b. Propriété :
1
( P1 ) : Toute homothétie est bijective, elle admet une réciproque h 1 tel que : h1 (, k )  h (, ) .
k
( P2 ) : Le centre est le seul point invariant par une homothétie. Elle transforme une droite en une droite parallèle, un
cercle  (O, r ) en cercle  '( h(O ), k .r ) .

( P3 ) : Le composé de 2 homothétie h1 (, k1 ) et h2 (, k2 ) est : une translation si k1.k2  1 , une


homothétie si k1.k2  1 .
( P4 ) : h1 (, k1 ) h2 (, k2 )  h (, k1.k2 )

c. Expression analytique :
 x ' x   x  x   x '  kx  (1  k ) x
M '  k M 
  k  

 y ' y   y  y   y '  ky  (1  k ) y

d. Expression complexe :
 x '  x  (1  k ) x  x '  kx  (1  k ) x
 
  
 z '  kz  (1  k ) z 
 y '  y  (1  k ) y iy '  iky  (1  k )iy

3. Rotation :
a. Définition :
Soit  un point et   , la rotation de centre  et d’angle  notée R ( , ) est la transformation qui à pour
tout point M du plan associe le point M’ tel que :
 M '  M
R ( , )( M )  M '  
mes ( M ', M )  

8
b. Propriété :
( P1 ) : Une rotation est bijective, alors elle admet une réciproque tel que : R1 ( , )  R( ,  )
( P2 ) : Si   0 : le centre  est le seul point invariant par R( , )
( P3 ) : R ( ,0) est une application identique.
( P4 ) : Le composé de deux rotations de même centre (ou de centre différent) est :
 Une rotation si 1  2  0 : R1 ( 1,1 ) R2 ( 2 ,2 )  R( ,1  2 )

 Une translation si 1  2  0 .
 Une symétrie centrale de centre  si 1  2   .

c. Expression complexe :
z '  ei z  (1  ei ) z 

d. Expression analytique :
 Transformer la forme exponentielle en forme algébrique.
 Identifier le parti réel et le parti imaginaire.

9
Chapitre 2 : GEOMETRIE PLANE : ISOMETRIE AFFINE

On appelle isométrie, toute application affine f : P P est qui conserve la distance c’est-à-dire pour tout
point A et B du plan (P) : si f(A)=A’ et f(B)=B’, on a AB = A’B’.
La translation, la symétrie centrale et orthogonale, la rotation sont des isométries.
Le composé de 2 isométries est une isométrie, il y a 2 types d’isométries :
 Isométrie positive ou déplacement.
 Isométrie négative ou antidéplacement.

I. Isométrie positive :
1. Définition :
On appelle isométrie positive, toute isométrie qui conserve l’orientation des angles.
Exemple : Translation, rotation, symétrie centrale.

2. Expression analytique d’un déplacement :


 x '  ax  by  c
de la forme  où a 2  b2  1
 y '  bx  ay  d

3. Expression complexe d’un déplacement :


de la forme : z '  az  b où a  k .ei et b  (1  a) z
a 1 a  1 et a 
Nature Translation de vecteur Rotation
b
 Centre :  
Elément  Affixe du vecteur : zu  b 1 a
caractéristique  Angle :   arg a

4. Classification d’un déplacement selon l’ensemble des points invariants :


Soit (Δ) l’ensemble des points invariants par f.
 Si (Δ) = φ : f est une translation de vecteur non nul.
 Si (Δ) = ,  } : f est une rotation de centre  ou une symétrie centrale de centre  .

II. Isométrie négative :


1. Définition :
On appelle isométrie négative, toute isométrie qui transforme un angle en son opposé.
Exemple : Réflexion (symétrie orthogonale), symétrie glissée (composition d’une translation et une réflexion).

10
Chapitre 3 : SIMILITUDES PLANES

Une transformation (S) est une similitude plane si et seulement si il existe k > 0 tel que pour tout point M et N,
on a : M’N’ = k MN.
k s’appelle le rapport de la similitude (S). Toute similitude plane de rapport 1 est une isométrie et
réciproquement, toute isométrie est une similitude plane de rapport 1.

I. Similitude plane directe : SPD


1. Définition :
On appelle SPD, toute application de (P) dans (P) composé d’une homothétie et d’un déplacement
(particulièrement : homothétie et rotation), on note : S ( , k ,  )  R( ,  ) h( , k )

M '  k.M



S ( , k ,  )( M )  M '  

 
mes M ; M '   
2. Propriété :
( P1 ) : S  ,1,   R  ,  ( P2 ) : S  , k ,0   h  , k 

( P3 ) : S  , k ,    S  h  , k 
1
( P4 ) :  S  , k ,   S  ,1/ k ,  

( P5 ) : S  , k ,  S '  , k ', '  S  , k.k ',   '  ( P6 ) :  S  , k ,   S  , k n , n 


n

3. Expression analytique d’une SPD :


 x '  ax  by  c
De la forme :  où a2  b2  k 2
 y '  bx  ay  d

4. Expression complexe d’une SPD :


( S ) : z '  az  b avec a  et a  1

 Centre  : z 
b  Rapport : k  a
1 a  Angle :   arg a

5. SPD définie par 2 points différents et leur image :


Soient A, B, C et D. Il existe une unique SPD tel que :
 S ( A)  B

 S (C )  D
où k 
BD
AC
et   mes AC; BD  
6. Image de quelque figure :
 L’image d’une droite AB par une SPD est la droite (S(A)S(B)).
 L’image d’un cercle  ( I , r ) est un cercle  '(S ( I ), k .r ) .
 L’image d’un segment *AB+ de longueur a est un segment *A’B’+ de longueur ka .

II. Similitude plane indirecte : SPI


1. Définition :
On appelle SPI, toute application de (P) dans (P) composé d’une homothétie et d’un anti-déplacement
(particulièrement : homothétie et reflexion), on note :

11
S ( , k ,  )  h( , k ) S(  )  S( ) h( , k )

III. TABLEAU RECAPITULATIF DES TRANSFORMATIONS DU PLAN

Déplacement : z '  az  b

a a

a 1 a 1 a 1 a 1
TRANSLATION HOMOTHETIE ROTATION SIMILITUDE PLANE
Element Element Element DIRECT
caractéristique : caractéristique : caractéristique : Element
 Vecteur u d’affixe : b b caractéristique :
 Centre : z   Centre : z 
zu  b 1 a 1 a  Centre : z 
b
 Rapport : k  a  Angle :   arg a 1 a
 Rapport : k  a
 Angle :   arg a

IV. Application : BACC D 2020


Soit le polynôme P à variable complexe z définie par : P( z )  z  (9  4i ) z  (23  22i) z  15  30i
3 2

1. a) Calculer P(3) :
P(3)  33  (9  4i )32  (23  22i)3  15  30i
 27  81  36i  69  66i  15  30i
0

b) Résoudre dans l’équation : P(z) = 0


P( z )  z  (9  4i) z 2  (23  22i) z  15  30i  0
3

  z  3  az 2  bz  c   0
On cherche le coefficient a ; b et c par le tableau de Horner
1 9  4i 23  22i 15  30i
3 3 18  12i 15  30i
1 6  4i 5  10i 0
Donc : a  1 ; b  6  4i ; c  5  10i
P( z )   z  3  z 2  (6  4i ) z  5  10i 

  b 2  4ac   6  4i   4  1   5  10i   36  48i  16  20  40i  8i


2

   2 2 
  8i  8.e 2
   8e 4
 2 2   i   2  2i
 2 2 

12
6  4i  2  2i 6  4i  2  2i
z1   4  3i et z2   2i
2 2
S  3 ; 4  3i ; 2  i

2.  
Dans le plan complexe (P) muni d’un repère orthonormé direct 0; u; v , on considère les points A, B et C

d’affixes respectives z A  2  i ; z B  3 ; zC  4  3i .
zC  z A
a) On pose Z  . Ecrire Z sous forme trigonométrique, en déduire la nature du triangle ABC.
zB  z A
zC  z A 4  3i  2  i (2  2i)(1  i) 4i   
Z     2i  2  cos  i sin 
zB  z A 3 2i (1  i)(1  i) 2  2 2


arg Z  mes AB ; AC   
2
 ABC est un triangle rectangle en A.

z  4  3i
b) M’ étant le point du plan d’affixe z’. On pose z '  avec z  3 . Déterminer et construire
z 3
l’ensemble (E) des points M d’affixe z pour que z’ soit imaginaire pur.

z' 
z  4  3i z  zC
z 3

z  zB
 imaginaire pur  arg z '  mes BM ; CM  

2  
BM  CM :  E  est un cercle de diamètre [BC] privée de B.

3. Soit S la similitude plane directe de centre A telle que S(B) = C.


a) Donner l’expression complexe de S et préciser ses éléments caractéristiques.
( S ) : z '  az  b
 S ( A)  A  z  az A  b z  zA
   A  a C  2i et b  z A  az A  4  3i
 S ( B)  C  zC  az B  b zB  z A
donc ( S ) : z '  2iz  4  3i
Elements caractéristiques :
 Centre  :   A.

 Angle  :   arg a  arg 2i  .
2
 Rapport k : k  a  2.

b) Soit S’ la similitude plane directe de centre A, de rapport 3/2 et d’angle π/2. Déterminer la nature et les
éléments caractéristiques de la composition : f  S S ' .
   3 
f  S  A ; 2 ;  S '  A ; ;   f  A ; 3 ;    h  A ;  3
 2  2 2
donc f est une homothétie de centre A et de rapport -3

13
ANALYSE
Chapitre 1 : FONCTIONS NUMERIQUES A
VARIABLES REELLES

1. Ensemble de définition :
C’est l’ensemble où une fonction admet une image (c’est-à-dire on peut calculer f(x)).
Notation :
Df  {x  R /...(condition d ' existence dela fonction)...}

Pour A( x) : un polynôme *c’est-à-dire A( x)  a0  a1 x  a2 x 2  ...  an x n ]


D f ]  ; [ R
A( x)
Pour où A( x) et B ( x) sont des polynômes.
B( x)
Df  {x  R / B( x)  0} [le dénominateur doit être différent de 0]
Pour A( x) où A( x) est un polynôme.
D f  {x  R / A( x)  0} [ la racine carrée doit être supérieur ou égale à 0]
Pour une fonction exponentielle : e A ( x )
D f ]  ; [ R
Pour une fonction logarithme : ln( A( x ))
Df  {x  R / A( x)  0}
Remarque : Pour une fonction composée (c’est-à-dire il y a des dénominateurs et/ou racine carrée et/ou
exponentielle et/ou logarithme… sns) ; on doit vérifier tous les conditions d’existence.
1
Exemple : Soit f ( x)  ln( x  1)   e x alors :
x2
D f  {x  R / x  1  0 et x  2  0}
x  1  0 et x2  0
x  1 et x  2  donc il faut que x  2 pour que x  2  0
 -1 2 
D’où D f ]  1;1[ ]1; [

2. Limite :
On fait les limites d’une fonction aux bornes ouvertes de son ensemble de définition.
a) Les limites usuelles :
lim e x  0 lim e x   ex
x  x  lim  
x  ln x

lim ln x   lim ln x   ln x
x 0 x  lim x  0
x  e

lim x ln x  0 lim xe x  0 x
x 0 x  lim x
 0 ;   R 
x  e

14
ex  1 ln x
1 x
lim 1 lim lim   ;   R 
x0 x x 1 x 1 x  ln x

ln( x  1) ex ln x
lim 1 lim   ;   R  lim   0 ;   R 
x 0 x x  x x  x

Remarque : Soit a  R alors :  a 


+
a- a
 
Exemple : a = 4 alors : 4  4, 0000000000...1 et 4  3,999999999...

b) Les formes indéterminées :


0 
Ce sont : ; ; 0 ;    ;   
0 

c) Les calculs usuels :


 ()  ( )   ; ()  ( )   ; ()  ( )  
a a
 Soit a  0 avec a  R : 
  ;   
0 0
 
  ;   ;   a   ;   a   (C’est-à-dire que les nombres réelles sont
a a
négligeables par rapport à l’infinie).

d) Quelques méthodes pour trouver une limite :
 Utilisations des limites usuelles (identification d’une fonction ou partie d’une fonction par les
limites usuelles).
Exemple : lim f ( x)  lim 1  ( x  2x  3)e   1  (    2)  0  F .I
2 x
x  x 

 x2 x 3 
Alors lim f ( x )  lim 1  ( x
 2 x  x )  1
x  x 
 e e e 
 Par changements des variables (dans ce cas, l’objectif est de transformer une limite fonction par
expression qui aboutit à une limite usuelle ou calculs usuelles, le changement de variable n’est
pas unique alors).
(ln x) 2 
Exemple : lim f ( x)  lim   F. I
x  x  x 
Posons alors x  X 2 , d’où si x   alors X  
2
 ln X 2 
2
(ln X 2 ) 2  2 ln X 
lim f ( x)  lim  lim    lim    02  0
 X  X   X 
x  X  2 X 
X
 Par la règle de l’Hospitale :
A( x)
Enoncé : Soit f ( x)  avec A( x) et B ( x) sont deux fonctions.
B( x)
A( x)  0
Si lim  ou avec a  R (finie) ; alors :
x a B( x)  0
A( x) A '( x)  A '( x) est la dérivée de A( x)
Conclusion : lim  lim où 
x a B( x ) xa B '( x )
 B '( x) est la dérivée de B( x)

15
ex 1 0
Exemple : lim   F .I alors, d’apres la règle de l’Hospitale , on a :
x 0 x 0
ex 1 ex
lim  lim  1
x 0 x x 0 1

e) Interprétation d’une limite d’une fonction :


Soit a0 , b0  R et a , b deux nombres réels.
lim f ( x)   : x  a0 est une asymptote verticale.
x  a0

lim f ( x)  b0 : y  b0 est une asymptote horizontale au voisinage de  .


x 

 ou
lim f ( x)   : y  ax  b est un asymptote oblique au voisinage de  . AVEC :
x 


f ( x)
 a  lim  Si a  0 : la courbe admet une branche parabolique de
x  x
direction asymptotique parallèles à l’axe des abscisses.
 ou
 Si a   : la courbe admet une branche

parabolique de direction asymptotique parallèle à l’axe des ordonnées.
 Si a  0 et a   : On calcule b.

 b  lim f ( x)  ax
x 

 Si b  0 : y  ax est un asymptote oblique au voisinage de  .


 ou
 Si b   : y  ax est une direction asymptotique au voisinage de  .

 Si b  0 et b   : y  ax  b est un asymptote oblique au voisinage de  .

Soit y  ax  b une droite.


Si lim[ f ( x)  y]  0 : alors y  ax  b est un asymptote oblique au voisinage de  .
x 

f) Théorème de comparaison :
 Si f est définie au voisinage de x0 et f ( x0 )  0 , pour tout x  D f ,alors : lim f ( x )  0 .
x  x0

 Si f et g sont définie en x0 et f ( x)  g ( x) , pour tout x  D f , alors : lim f ( x)  lim g ( x) .


x  x0 x  x0

 Si f ( x )  g ( x )  h( x ) , pour tout x  D f , alors : lim f ( x)  lim g ( x)  lim h( x) .


x  x0 x  x0 x  x0

3. Continuité en un point :
 f est continue en x0 si : lim f ( x)  lim f ( x)  f ( x0 ) .
x  x0 x  x0

 f est continue à gauche si : lim f ( x)  f ( x0 ) .


x  x0

 f est continue à droite si : lim f ( x)  f ( x0 )


x  x0

16
a. Continuité sur un intervalle :
 Une fonction f est continue sur un intervalle si elle est continue en tout point de cette intervalle.
 f est continue sur [a ; b] si elle est continue sur ]a ; b[ et continue à droite de a et à gauche de b.

b. Théorème :
 Toute fonction définie est continue sur son domaine de définition.
 Toute fonction polynôme est continue sur .
 Toute fonction rationnelle est continue dans son domaine.
 Toute fonction trigonométrie (cosinus, sinus) sont continuent sur .

c. Prolongement par continuité :


Soit f une fonction non définie en x0 et lim f ( x )  l (unique et finie). Alors la fonction g définie par :
x  x0

 f ( x) si x  x0
g ( x)   est le prolongement par continuité de f en 2.
 f ( x0 )  l

4. Propriété logarithmique et exponentielle :


 ln1  0  e 1
0

 a  b donc ln a  ln b
 uv donc eu  ev
 ln(a  b)  ln a  ln b
ea
a  ea b 
 ln    ln a  ln b eb
b  e
a .b
 (e a )b
 ln a  n ln a
n
 ln x  y donc x  e y

5. Continuité :
Une fonction f est continue en un point ( x0 ; y0 ) si et seulement si :
lim f ( x)  lim f ( x)  f ( x0 )
x  x0 x  x0

Remarque : f est continue sur un intervalle I ]a; b[ s’il est continue en tout point de I .
 Prolongement par continuité : Soit f une fonction non définie en x0 et lim f ( x)  l (unique et finie),
x  x0

alors la fonction g définie par :


 f ( x) si x  x0
g ( x)   est le prolongement par continuité de f en x0 .
 f ( x0 )  l

6. Théorème de bijection :
a) Définition :
Si f est définie, continue, strictement monotone sur un intervalle a; b alors f est une bijection
(bijective) sur :
 a; b vers  f (a); f (b) si f est croissante.

 a; b vers  f (b); f (a) si f est décroissante.

17
b) Fonction réciproque :
1
Si f est une fonction bijective de I vers J. Elle admet une fonction réciproque f telle que :
1
f : I 
J f : J 
I
alors
x 
 y  f ( x)  x  f 1 ( y )
y 

1
c) Représentation graphique de f et f :
La représentation graphique de f et de f-1 sont symétriques par rapport à la 1ère bissectrice (y=x).

7. Parité :
 f est paire si et seulement si f ( x )  f (  x ) : dans ce cas, la courbe est symétrique par rapport à
l’axe des ordonnées (Oy).
 f est impaire si et seulement si f ( x)   f ( x) : dans ce cas, la courbe est symétrique par rapport à
l’origine.

8. Dérivabilité :
Une fonction f est dérivable en un point ( x0 ; y0 ) si et seulement si :
f ( x)  f ( x0 ) f ( x)  f ( x0 )
lim  lim  finie et unique.
x  x0 x  x0 x  x0 x  x0

C’est-à-dire : f 'g ( x0 )  f ' d ( x0 )

Remarque : f est dérivable sur un intervalle I ]a; b[ s’il est dérivable en tout point de I .

INTERPRETATION :
f 'g ( x0 )  f ' d ( x0 )  a : f est dérivable en ( x0 ; y0 ) et admet une tangente de pente a .
f 'g ( x0 )  a et f ' d ( x0 )  b : f n’est pas dérivable en ( x0 ; y0 ) . Elle admet un point angleux
(démi-tangente de pente a à droite de ( x0 ; y0 ) et démi-tangente de pente b à gauche de
( x0 ; y0 ) ).
Remarque : y0  f ( x0 ) .

9. Dérivée :
Soient U (respectivement V) deux fonctions et U’ (respectivement V’) leurs dérivées.
Fonction Dérivée
x 1
 R 0
Un nU. '.U n 1
ln x 1
x
ex ex
lnU U'
U
eU U '.eU
U U '.V  V '.U
V V2

18
U .V U '.V  V '.U
U U'
2 U
x 1
2 x
1
( f 1 )'( x0 ) 
f '[ f 1 ( x0 )]

10. Sens de variation :


a- Méthodes :
 Trouver la dérivée f '( x ) .
 Chercher la racine de f '( x ) (c’est-à-dire f '( x)  0 ).
 Etudier le signe de f '( x ) .
Si f '( x)  0 : alors f est croissante
f '( x )  0 : alors f est décroissante

Exemple : f ( x)  e  x  1 , donc :
x

 D f ]  ; [

 f '( x)  e  1
x

 f '( x)  0  e  1  0  e  1  x  ln1  0
x x

X  0 
f’  0 
 Donc si x ]  ; 0[ : f est croissante.
Si x ]0; [ : f est décroissante.

11. Tableau de variation :

x (domaine de définition, nombre particuliers…)


f' (signe de f’(x) et le zéro de f’)

f  Valeur f(x) correspondant à la valeur de x.


 Reliez ces valeurs par des flèches.

12. Point particulier :


On note par (C ) la courbe représentative de la fonction f.
a- (C ) (Ox ) : (point d’intersection entre la courbe et l’axe des abscisses).
C’est le point (a ;0) qui vérifie f ( a )  0 .
b- (C ) (Oy ) : (point d’intersection entre la courbe et l’axe des ordonnées).
C’est le point (0 ; b) qui vérifie f (0)  b .

19
13. Equation de la tangente en point ( x0 ; y0 ) :

(T ) : y  f '( x0 )( x  x0 )  f ( x0 )

14. Point d’inflexion :


Condition : f ''( x ) s’annule en x0 (c’est-à-dire f ''( x0 )  0 ) et change du signe à travers x0
C’est-à-dire : x x0 ou x x0
f ''  0  f ''  0 
Conclusion : le point ( x0 ; y0 ) est un point d’inflexion de f .

15. Centre de symétrie et axe de symétrie :


 Le point I ( a; b ) est un centre de symétrie si et seulement si :
f (2a  x)  f ( x)  2b
 La droite y  a est un axe de symétrie si et seulement si :
f (2a  x)  f ( x)

16. Courbe :
Les étapes à suivre dans la traçage de la courbe.
Placer le repère orthonormé avec les unités indiqué.
Placer les branches infinies (tracer les asymptotes).
Placer les points particuliers si existe ( (C ) (Ox ) ; (C ) (Oy ) ; points d’inflexion ; point de
continuité et de dérivabilité ; tangente ; demi-tangente ;…)
Tracer la courbe en respectant le tableau de variation de f.

17. Théorème des valeurs intermédiaires (TVI) :


Soit f une fonction et I  R un intervalle.
CONDITION :
f est définie ; continue sur I ]a ; b[ .
f est strictement monotone (croissante ou décroissante) sur I ]a ; b[ .
f (a )  f (b)  0 (c’est-à-dire f ( a ) et f (b) ont des signes contraires).
CONCLUSION : il existe   I ]a; b[ tel que f ( )  0 .

18. Primitive :
Soit f une fonction. Soit F un autre fonction ; alors F(x) est une primitive de f(x) si F’(x) = f(x).
Soit U une fonction, alors :
Fonction Primitive
xn ; n  N x n 1
+ constante
n 1
U ' U n U n 1
+ constante
n 1
U ' eU eU + constante

20
U' lnU + constante
U
U' 2 U + constante
U
U' 1
 + constante
Un (n  1).U n 1
U '.V  V '.U U .V + constante
U '.V  V '.U U
+ constante
V2 V
U 'cosU sinU + constante
1 tanU + constante
cos 2 U
1 cotanU + constante
sin 2 U

19. Valeur moyenne d’une fonction :


Soit f une fonction définie, continue sur [a ;b], on appelle valeur moyenne de f sur [a ; b] ,le nombre réel :
1 b
b  a a
A f ( x)dx

20. Intégrale :
Soit f ( x ) une fonction et F ( x ) son primitive, a  b  R , alors :

f ( x)dx   F ( x) a  F (b)  F (a )
b

b
a

Pour calculer le surface, on multiplie l’intégrale par l’unité d’aire (u.a) du repère.

PROPRIETE :
b c c
 Additivité : 
a
f ( x)dx   f ( x)dx   f ( x)dx
b a
b a
 Symetrie : 
a
f ( x)dx    f ( x )dx
b

INTEGRATION PAR PARTI : Il faut poser la fonction f en produit de deux facteurs dont l’un est U’ et l’autre
est V. Alors :

 U '.V dx  U .V    U .V ' dx
b b b

a a a

21. Application : BACC D 2020


Soit f la fonction numérique définie sur  0 ;   par :
 f (0)  1

 1
 f ( x)  x 2  3  2ln x   1
 2
On note par (C) la courbe représentative de f dans un repère orthonormé (O; i; j ) d’unité 2 cm.

21
I. b) Calculer lim f ( x) . Que peut-on en déduire pour la fonction f ?
x 0

1  1 
lim f ( x)  lim  x 2  3  2ln x   1  lim  x  3x  2 x ln x   1  1
x 0 x 0  2  x  0 2 
Conclusion : f est continue en x 0  0

c) Etudier la dérivabilité de f à droite de x0  0 .


1 2 
f ( x)  f (0)  2 x  3  2ln x   1  1  1  1 
lim  lim    lim  x  3  2ln x    lim   3 x  2 x ln x    0
x 0 x0 x 0
 x 
x 0  2  x 0  2 
 
Conclusion : f est dérivable en x 0  0

II. b) Déterminer la limite de f en  .


1 
lim f ( x)  lim  x 2  3  2ln x   1  
x  x 0  2 

d) Montrer que pour tout x  0 : f '( x )  2 x (1  ln x ) où f’ est la fonction dérivée de f.


1 2
f ( x)  x  3  2ln x   1
2
1  2   1
f '( x)   2 x(3  2ln x)    x 2    6 x  4 x ln x  2 x   2 x 1  ln x 
2  x   2

e) Dresser le tableau de variation de f sur  0 ;   .


f '( x)  0  2 x 1  ln x   0
20 x0 1  ln x  0
ln x  1
xe
x 0 e 
f '( x )  0 
1 2
e 1
2
f ( x)

1 

III. Montrer que l’équation f ( x )  0 admet une solution unique    e ;   et vérifier que 4,6    4,8 .
 f est définie, continue, strictement décroissante sur  e;   .
1
 f  e   e 2  1  0 et lim f ( x)    0
2 x 

Conclusion : il existe    e;   tel que f( )=0.

22
IV. a) Montrer que la courbe (C) admet un point d’inflexion I que l’on déterminera les coordonnées.
f '( x)  2 x(1  ln x)
 1
f ''( x)  2(1  ln x)     2 x  2  2ln x  2  2ln x
 x
f ''( x)  0   2ln x  0  x  1
x 0 1 
f ''( x)  0 
f '' s'anulle en x=1 et change de signe, donc le point I 1; 2,5 est un point d'inflexion.

c) Donner une équation de la tangente (T) à la courbe (C) au point d’abscisse x1  1 .


 f '(1)  2
(T ) : y  f '(1)  x  1  f (1) 
 f (1)  2,5
y  2( x  1)  2,5
(T ) : y  2 x  0,5 en x1  1

V. a) Etudier la branche infinie de (C) en  .


1 2 
f ( x)  2 x  3  2ln x   1  1 1
lim  lim    lim  x  3  2ln x     
x  x x 
 x  
x  2 x
 
Conclusion : la courbe admet une branche parabollique de direction
asymptotique parallèle à l'axe des ordonnées au voisinage de  

b) Construire (T) et (C) en précisant la demi-tangente au point d’abscisse x0  0 .


(Prendre   4,7 ; e  2,7 ; e  7, 4 pour la construction).
2

23
e
VI. a) A l’aide d’une intégration par parties, calculer I  1
x 2 ln x dx .
e
I   x 2 ln x dx posons : U '  x 2 et V  ln x.
1
e e
 x3  ex
2
 x3 x3  e3 e3 1
I   ln x    dx   ln x     
3 1 1 3 3 9 1 3 9 9
2 e3  1
donc : I
9

d) En déduire, en cm2, l’aire A du domaine plan limité par la courbe (C), l’axe (x’Ox) et les droites
d’équations respectives x = 1 et x = e.
A   f ( x) dx   u.a
e

1
avec u.a  2cm  2cm  4cm 2
e 1 
   x 2  3  2ln x   1 dx  4cm 2

1 2

 e 3  e 
    x 2  1 dx   x 2 ln x dx   4cm 2
 12  1

  x3  2 e3  1 
e

   x    4cm 2
  2 1 9 

e 3
3 2e  1
3
  e    4cm
2

2 2 9 
A  26,74 cm 2

24
Chapitre 2 : SUITES NUMERIQUES

I. Généralité d’une suite :


1. Définition d’une suite :
Une suite numérique est une application de vers , on note U.
U: 

n 
 U ( n)  U n
 U n s’appelle le terme général de la suite, n s’appelle l’indice du terme.
 Si n  : n = 0, 1, 2, … dans ce cas, le 1er terme est U 0 .

 Si n  : n = 1, 2, 3, … dans ce cas, le 1er terme est U 1 .

2. Mode de définition d’une suite :


a) Suites définies par Un = f(n) :
Ce sont des suites définies par la donnée explicite du terme général Un en fonction de n.
n
5
Exemple : (Vn ) n est la suite définie par Vn  3   . Les 4 premiers termes sont :
8
0 1 2 3
5  5  15 5 75  5  375
V0  3    3; V1  3   ; V2  3   ; V3  3  
8 8 8 8 64  8  512

b) Suites récurrentes :
Ce sont des suites définies par la donnée de son 1er terme et d’une relation de récurrence Un+1 = f(Un) liant
deux termes consécutifs de la suite (f est une fonction).
U 0  2

Exemple : Soit la suite (U n ) définie par :  1 . Les 4 premiers termes sont :
U n 1  U  3

n
2
1 1 1 11
U 0  2; U1  U 0  3  4; U 2  U1  3  5; U 3  U 2  3 
2 2 2 2

3. Sens de variation d’une suite :


a) Définition :
 On dit que la suite (Un) est croissante sur si pour tout entier naturel n, on a :
Un
U n 1  U n  0 ou U n 1  U n (on a aussi  1 si U n 1  0 )
U n 1
 On dit que la suite (Un) est décroissante sur si pour tout entier naturel n, on a :
Un
U n 1  U n  0 ou U n 1  U n (on a aussi  1 si U n 1  0 )
U n 1
 On dit que la suite (Un) est constante sur si pour tout entier naturel n, on a :
Un
U n 1  U n  0 ou U n 1  U n (on a aussi  1 si U n 1  0 )
U n 1
 On dit que la suite (Un) est monotone sur si (Un) est croissante ou décroissante sur .
1
Exemple : Etudier le sens de variation de la suite : U n  n  5
3
1 1 1  1  2
U n 1  U n  n 1  5  n  5  n   1  n 1  0 donc c’est une suite décroissante.
3 3 3 3  3

b) Théorème :
Soit (Un) une suite définie par Un = f(n), avec f définie sur [0;  [ :
 Si f est croissante alors (Un) est croissante.
 Si f est décroissante alors (Un) est décroissante.
25
4. Suites bornées :
 On dit que (Un) est majorée s’il existe un réel M tel que :  n  : U n  M .
M est un majorant de la suite (Un).
 On dit que (Un) est minorée s’il existe un réel m tel que :  n  : m  U n .
m est un minorant de la suite (Un).
 On dit que (Un) est bornée si elle est à la fois majorée et minorée.
n 1
Exemple : La suite U n  est majorée par 2 et minorée par 1, donc elle est bornée.
n

II. Suites convergentes – Suites divergentes :

(U n ) converge  lim U n  l (l unique et finie)


n 

(U n ) diverge : l   ou   ou n ' existe pas.

III. Propriétés des limites :


P1 ) Théorème des admis : Si (Un) et (Vn) sont deux suites convergentes respectivement vers l et l’, Alors on a :
lim U n  Vn   l  l '
n 

P2 ) Théorème des gendarmes : Si (Un), (Vn) et (Wn) sont trois suites telles que (Un) et (Vn) convergent vers l et
U n  Wn  Vn .
Alors la suite (Wn) converge vers l.
U n  Wn  Vn  lim U n  lim Wn  lim Vn
n  n  n 

P3 ) Théorème des admis : Toute suite croissante majorée est convergente.


Toute suite décroissante minorée est convergente.

IV. Progressions Arithmétiques et Géométriques :


Soit la progression de trois termes a ; b ; c.
 a ; b ; c sont en progression arithmétique si et seulement si a + c = 2b.
 a ; b ; c sont en progression géométrique si et seulement si a.c = b2.

26
PROBABILITE

I. Rappel : DENOMBREMENT
1. Combinaison :
Disposition non ordonnée de p objets parmi n objets. Il est utilisé pour un tirage simultané d’objet. Il n’y a pas
d’ordre pour la combinaison.
n!

p
Le dénombrement utilisé est : C n
p !(n  p)!
Exemple : a, b, c (n =3). On a : {(a,b) ; (a,c) ; (b,c)} pour p = 2.

2. Arrangement avec répétition :


Disposition ordonnée de p objets parmi n objets. Un objet peut être pris autant de fois que l’on veut. Il est
utilisé pour un tirage successif avec remise d’objet. Il faut tenir compte l’ordre.
p
Le dénombrement utilisé est : n
Exemple : a, b, c (n =3). On a : {(a,b) ; (a,c) ; (b,c) ; (b,a) ; (c,a) ; (c,b) ; (a,a) ; (b,b) ; (c,c)} pour p = 2.

3. Arrangement sans répétition :


Disposition ordonnée de p objets parmi n objets. Un objet ne peut être pris qu’une seule fois au plus. Il est
utilisé pour un tirage successif sans remise. Il faut tenir compte l’ordre.
n!

p
Le dénombrement utilisé est : A n
(n  p)!
Exemple : a, b, c (n =3). On a : {(a,b) ; (a,c) ; (b,c) ; (b,a) ; (c,a) ; (c,b)} pour p = 2.

4. Permutation :
C’est un arrangement en totalité de n objet.
Le nombre de permutation de n objets est : n!  n  (n  1)  (n  2)  ...  3  2  1
Exemple : Pour a, b, c. On a : abc, acb, bac, bca, cab, cba.

5. Application : BACC A 2020


Un sac à main contient 12 billets de banque dont 6 billets de 5 000Ar, 4 billets de 10 000Ar et 2 billets de
20 000Ar. On suppose que tous les billets ont la même probabilité d’être tirés.
On tire au hasard simultanément 4 billets du sac à main.
a) Calculer le nombre de cas possibles :
Card   C 12  495 cas possibles.
4

b) Déterminer la probabilité de chacun des évènements suivants :


A : « Avoir exactement deux billets de 10 000Ar ».
Card A C 2  C 8 1  28 28
2 2

P( A)    
Card  495 495 495

B : « Avoir quatre billets de même valeurs ».


Card B C 6  C 4 15  1 16
4 4

P( B)    
Card  495 495 495

On remet le sac à main dans sa condition initiale. On tire au hasard successivement et sans remise 3 billets du
sac. Calculer la probabilité de chacun des évènements suivants :

27
C : « Obtenir un billet de 20 000Ar au premier tirage et 2 billets de 5 000Ar aux deux derniers tirages ».

A A
1 2
Card C 2  30 1
P(C )   2 6
 
Card  A
3
12
1320 22

D : « obtenir un montant total de 45 000Ar ».


 3!  2
 A6
1
 
Card D  2!1!  A2
3 2  6 3
P( D)    
Card  1320 1320 110

II. VOCABULAIRE :
1. Epreuve aléatoire :
Une opération (un une expérience) dont la réalisation d’un résultat est imprévisible mais l’ensemble des
résultats possibles est déjà déterminé est appelée expérience ou épreuve aléatoire.
Exemple : Un sac contient 3 jetons numérotées 1, 2, 3. L’opération : « tirer au hasard et simultanément 2
jetons dans le sac » est une épreuve aléatoire.

2. Univers d’une épreuve :


L’univers d’une épreuve aléatoire est l’ensemble  des résultats possibles de cette épreuve aléatoire.
Exemple : Pour l’exemple précedent, l’univers est   1,2  ; 1,3 ;  2,3

3. Eventualité : (cas possible)


Un élément de l’univers est appelé éventualité.
Exemple : Pour l’exemple précedent, ,1,2- est une éventualité.

4. Evènement :
Un sous ensemble E d’un univers  est appelé évènement.
Exemple : Pour l’exemple précedent, E  1,2  ;  2,3 est l’évènement : « avoir exactement 1 jeton de
numéro pair ».
Si ω est une éventualité dans l’évènement E c’est-à-dire ω ϵ E, on dit que l’éventualité ω réalise l’évènement
E.

5. Evènement particulier :
Evènement élémentaire : C’est un évènement qui n’est Evènement certain : L’univers  est un évènement
réalisé que par une seule éventualité (singleton). certain c’est-à-dire toutes les éventualités réalisent
l’évènement. (E =  )

Evènement impossible : L’ensemble vide est Evènement incompatible : Deux évènements E et F sont
l’évènement impossible c’est-à-dire aucune éventualité dits incompatibles lorsqu’ils ne peuvent être réalisés
ne réalise l’évènement. simultanément c’est-à-dire E∩F =φ ; on dit que E et F
sont deux évènements disjoints.

Evènement E ∩ F: Si E et F sont 2 évènements d’un Evènement E U F: Si E et F sont deux évènements d’un


univers, l’évènement E∩F est l’évènement qui est réalisé univers, l’évènement EUF est l’évènement qui est réalisé
lorsque les 2 évènements E et F sont simultanément par l’un au moins des évènements E,F.
réalisés.

Evènement contraire : l’évènement contraire d’un évènement E est l’évènement noté E qui est réalisé par les
éventualités qui ne réalisent pas l’évènement E.

28
  

E F E F E E
E∩F EUF

III. NOTION DE PROBABILITE :


Soit ω = ,ω1, ω2, …, ωn- l’univers d’une épreuve aléatoire donnée.
Déf1 ) A chaque évènement élémentaire ,ωi} est associé un nombre réel Pi ϵ [0 ; 1] appelé probabilité de cet
évènement élémentaire et aussi vérifie P1 + P2 + … + Pn = 1 et on note Pi = P(,ωi}).

Déf 2 ) La probabilité de tout évènement E est la somme des probabilités des évènements élémentaire qui le
composent c’est-à-dire si l’évènement E = ,ωα1, ωα2, …, ωαn} alors : P(E) = P({ωα1} + P({ωα2} + … + P({ωαn}.

Déf 3 ) La probabilité de l’évènement impossible est nulle c’est-à-dire : P (φ) = 0.

Déf 4 ) Si P1 = P2 = … Pn, on dit que la probabilité P est uniforme.


1 1
 P1  P2  ...  Pn  
n card 
card E
 E  P(); P( E ) 
card 

Exemple : Les 6 faces d’un dé cubique sont numérotées 1, 2, 3, 4, 5, 6. On note P k la probabilité de


l’évènement élémentaire : « Obtenir la face numérotée k ».

1. On calcul P1, P2, …, P6 sachant que P2=P1 ; P3=3P2 ; P4=2P1 ; P5=P4 et P6=2P3.
P1  P2  P3  P4  P5  P6  P1  P1  3P1  2 P1  2 P1  6 P1  1
1 1 1 2 2
15P1  1 donc : P1  ; P2  ; P3  ; P4  P5  ; P6  ;
15 15 5 15 5

2. On calcule la probabilité de l’évènement E : « Obtenir un nombre pair ».


3 3
E  2,4,6; P( E )  P2  P4  P6  P( E ) 
5 5

IV. PROPRIETE D’UNE PROBABILITE :


Soit P une probabilité définie sur un univers  :
P1 ) P ()  1 . P2 ) E  P(); 0  P( E )  1 .

P3 ) Si E , F  P () et E  F alors P ( E )  P ( F ) . P4 )  E  P() ; P( E)  P( E)  1

 E, F  P() alors P( E  F )  P( E )  P( F )  P( E  F )
P5 )
De plus, si E, F sont 2 évènements incompatibles alors : P( E  F )  P( E )  P( F )

V. EPREUVES INDEPENDANTES :
On dit que les épreuves aléatoires e1 ; e2 ; … ; en sont indépendantes si pour toute les résultats possibles (E1 ;
E2 ; … ; En) où Ei est un évènement de l’épreuve ei :
P( E1, E2 ,..., En )  P( E1 )  P( E2 )  ...  P( En )

29
Exemple :
1. Si on jette un dé 10 fois de suite, les 10 jets sont des épreuves aléatoires indépendantes : le résultat d’un jet
ne dépend pas des résultats antérieurs et postérieurs.
2. Si on procède à 15 prélèvements d’une boule avec remise dans l’urne contenant des boules de différentes
couleurs, les prélèvements sont indépendants car la composition de l’urne ne varie pas aucours de chaque
prélèvement. En revanche, si les prélèvements ont lieu sans remise, ils ne sont pas indépendants.

VI. SCHEMA DE BERNOULLI :


1. Epreuve de Bernoulli :
Une épreuve de Bernoulli est une épreuve aléatoire dont les résultats possibles peuvent être réduite à 2
évènements : l’un S appelé succès et l’autre E appelé échec c’est-à-dire   {S , E} .
Exemple :
 L’épreuve aléatoire : « lancer d’une pièce de monnaie » est une épreuve de Bernoulli :   { pile, face} .
 L’épreuve aléatoire : « test de diagnostic du COVID-19 » est une épreuve de Bernoulli :   {, } .

2. Processus de Bernoulli :

Un processus de Bernoulli de paramètre n, p (n  et p  [0,1]) st une épreuve aléatoire qui consiste à
répéter n fois successivement et de façon indépendants une épreuve de Bernoulli tel que p = probabilité d’avoir un
succès.
Soit X une variable aléatoire qui compte le nombre de succès aucours de n épreuves, on dit que X suit la loi
binomiale de paramètre n,p. son univers image est X ()  {0,1,..., n} . La probabilité d’obtenir exactement k
succès est :
P( X  k )  C n  P k  1  p 
k nk

VII. ESPERANCE MATHEMATIQUE, VARIANCE, ECART TYPE :


1. Espérance mathématique :
Soit une variable aléatoire X prenant des valeurs x1 ; x2 ; … ; xn avec les probabilités p1 ; p2 ; … ; pn. On appelle
espérance mathématique de X, le nombre :
n
E ( X )   xi . pi x1. p1  x2 . p2  ...  xn . pn
i 1

Dans la pratique, la loi de probabilité étant donnée par un tableau :


X x1 x2 … xn
p (X = x) p1 p2 … pn

2. Variance :
Soit une variable aléatoire X prenant des valeurs x1 ; x2 ; … ; xn avec les probabilités p1 ; p2 ; … ; pn. On appelle
variance de X le nombre réel positif noté V(X) et définie par :
V ( X )  E( X 2 )  [ E( X )]2  x12 . p1  x22 . p2  ...  xn 2 . pn  [ E( X )]2

3. Ecart-type :
Pour toute variable aléatoire X. On appelle écart-type de X le nombre réel  ( X ) définie par :
 (X )  V (X )

Exemple :
Une urne contient 5 boules blanches et 3 boules noires indiscernables au toucher. On tire simultanément de
l’urne 3 boules et l’on considère la variable aléatoire X définie par « le nombre de boules noires parmi les boules
tirées ».

30
a. Les valeurs prises par X sont :
X = {0 ; 1 ; 2 ; 3}
b. On détermine la loi de probabilité de X :
   
3 0 2 1 1 2 0 3

P( X  0)  C C 5
3
3
; P( X  1)  C C
5
3
3
; P( X  2)  C C
5
3
3
; P( X  3)  C C
5
3
3

C 8 C 8 C 8 C 8

X 0 1 2 3 Total
P( X  xi ) 10 30 15 1 1
56 56 56 56

c. On calcul l’espérance mathématique, la variance et l’écart type de X :


10 30 15 1 9
E( X )  0   1  2  3  .
56 56 56 56 8
2
10 30 15 1 9
V ( X )  0   12   22   32      0,5 .
2

56 56 56 56  8 
 ( X )  0,5  0,2 .

VIII. FONCTION DE REPARTITION :


Soit une variable aléatoire X définie sur un univers  muni d’une probabilité p. On appelle fonction de
répartition de X la fonction F de vers [0 ; 1] définie de la façon suivante :
X x1 x2 X3 x4
p (X = x) P1 P2 P3 P4

 x  ; x1 : F ( x)  0
 x   x1; x2  : F ( x)  P1
 x   x2 ; x3  : F ( x)  P1  P2
 x   x3 ; x4  : F ( x)  P1  P2  P3
 x   x4 ;  : F ( x)  P1  P2  P3  P4  1

Exemple :
En prenant l’exemple précedent, on a :
Intervalles des valeurs de X Valeurs de X vérifiant X  x F(X) c’est-à-dire p ( X  x ) vaut :
;0 Aucune 0
0;1 0 10
56
1;2 0 et 1 10 30 40
 
56 56 56
 2;3 0, 1 et 2 10 30 15 55
  
56 56 56 56
3; 0, 1, 2 et 3 10 30 15 1
   1
56 56 56 56

31
Représentation graphique de F :
F (x)
1
55/56

40/56
Cette représentation graphique s’appelle
courbe cumulative.

10/56

0
1 2 3 x

IX. Application : BACC D 2020


Un sac contient dix jetons indiscernables au toucher dont 2 verts, 3 bleus et 5 jaunes.
3. On tire au hasard successivement et sans remise trois jetons du sac. Calculer la probabilité de chacun des
évènements suivants :
A : « Obtenir exactement deux jetons jaunes ».
3! 2
 A5
1
card A 2!1! A5 300 5
P( A)    
card  3
A10 720 12

B : « Obtenir au moins deux jetons de même couleurs ».


3! 2 3! 2 3! 2
      A A
1 1 1 3 3
card B 2!1! A2 A8 2!1! A3 A7 2!1! A5 A5 3 5 540 3
P( B)    
card  3
A10 720 4

4. On remet le sac dans sa condition initiale. L’épreuve (E) consiste à tirer au hasard et simultanément
quatre jetons du sac. On effectue une fois l’épreuve (E) et on considère les évènements suivants :
C : « Avoir trois jetons de même couleur ».
D : « Avoir au plus un jeton bleu ».
a) Calculer la probabilité de l’évènement C.
card C C 3  C 7  C 5  C 5 57 19
3 1 3 1

P(C )    
card  C 10
4
210 70

2
b) Montrer que P ( D )  où P ( D ) est la probabilité de l’évènement D.
3
card D C 3  C 7  C 7 140 2
1 3 4

P (D )    
card  4
C 10 210 3

5. On répète trois fois de suite et d’une manière indépendante l’épreuve (E). A chaque épreuve, on gagne 1
point si l’événement D est réalisé, sinon on gagne 0 point. Soit X la variable aléatoire égale au total des
points gagnés de trois épreuves.
a) Déterminer l’univers-image de X.
X ( )  0 ; 1; 2 ; 3 

32
b) Calculer l’espérance mathématique et la variance de X.
2
C'est une loi binomiale de Bernouilli de paramètre n = 3 et P = . La loi de probabilité est:
3
k 3 k
2
nk
P( X  k )  C P P  C  
1
 
k k k

3  3
n 3

k 0 1 2 3 Total
1 6 12 8
P( X  k ) 27 27 27 27 1

1 6 12 8
E( X )  0   1  2  3 2
27 27 27 27
1 6 12 8 2
E ( X )  02   12   22   32   22 
27 27 27 27 3

c) Calculer P ( X  2) .
12 8 20
P ( X  2)   
27 27 27

33
STATISTIQUE

On observe que dans certains cas, il semble exister un lien entre 2 caractères d’une population (par exemple :
entre le poids et la taille, entre le niveau de vie et le nombre d’une famille, entre l’âge et le niveau intellectuel d’une
personne, …). On définit alors une série statistique à 2 variables x et y, prenant des valeurs x1 ; x2 ; … ; xn et y1 ; y2 ; … ;
yn.
On représente les différentes valeurs de x et y dans un tableau à deux entrées.
x x1 x2 ... xn
y y1 y2 … yn

1. Nuages des points :


Le plan P étant muni d’un repère orthogonal, on peut associer au couple  xi ; yi  de la série statistique
double, le point M i de coordonnées xi et yi . L’ensemble des points M i obtenus constitue le nuage des points
représentant la série statistique.

2. Point moyen :
On appelle point moyen d’un nuage de n points M i de coordonnées  xi ; yi  , le point G de coordonnées :

1 n 1 n
xG  x   xi
n i 1
et yG  y   yi
n i 1

3. Variance, covariance, Ecart type :


La variance est une mesure de dispersion qu’on utilise dans toutes observations :
1 in 1 i n 1 in 1 in
Var ( X )  
n i 1
( xi x ) 2   xi 2  x 2
n i 1
Var (Y )  
n i 1
( yi  y ) 2   yi 2  y 2
n i 1
La covariance d’une série statistique est le nombre :
 1 in 
Cov( X , Y )    xi  yi   x  y
 n i 1 
L’écart type est la racine carrée de la variance :
 X  Var ( X ) et  Y  Var (Y )

4. Coefficient de corrélation linéaire :


Pour s’assurer de façon objective et non purement visuelle qu’un ajustement est valide, on calcule le
coefficient de corrélation linéaire :
Cov( X , Y )
r : 1  r  1
 X Y
Interprétation :
 r  0,8 : il y a une relation faible entre x et y.
 r  0,8 : il y a une relation forte entre x et y.

5. Droite de régression par la méthode des moindres carrées :


34
a) Droite de régression de y en x :
Soit (D) : y = ax + b une droite d’ajustement. Alors :
Cov( X , Y )
a et b  y  a  x
Var 2 ( X )

b) Droite de régression de x en y :
Soit (D) : x = a’y + b’ une droite d’ajustement. Alors :
Cov( X , Y )
a'  et b '  x  a ' y
Var2 (Y )

6. Ajustement linéaire par la Méthode de Mayer :


On partage le nuage des points en deux nuages de points de nombres équivalents. On calcule alors le point
moyen de chaque nuage qu’on appelle G1 et G2 . La droite (G1G2 ) est la droite de Mayer. Elle passe de plus par le
point G. C’est une bonne approximation si le nuage de points est allongé.
Soit (D): y = ax+b
G1  ( D)  y  ax1  b y2  y1
   1  a et b  y1  ax1
G2  ( D)  2
y  ax2  b x2  x1

7. Relation entre a, a’ et r :
r2  a  a '

8. Application : BACC D 2008


Lors d’un test, les notes obtenues par 4 candidats, aux épreuves de chant et de musique, sont indiquées dans
le tableau suivant :
Musique (xi) α 3 6 9
Chant (yi) 2 4 5 β

a) On sait que le point moyen associé à cette série statistique a pour coordonnées x  5 et y  4,5 ;
déterminer les notes α et β respectivement par deux candidat différents en musique et en chant.
1
x5   3  6  9     4  5  3  6  9  2
4
1
y  4,5   2  4  5       4,5  5  2  4  5  7
4

b) Déterminer le coefficient de corrélation linéaire de cette série, Interpréter le résultat obtenu.


1
Cov( X , Y )   2  2  3  4  6  5  9  7   5  4,5  4,75
4
Var ( X )   22  32  62  92   52  7,5 et Var (Y )   2 2  4 2  52  7 2   4,52  3, 25
1 1
4 4
 X  Var ( X )  7,5  2,74 et  Y  Var (Y )  3, 25  1,80
Cov( X , Y ) 4,75
r   0,96  r  0,96
 X Y 2,74  1,80
Interprétation : il y a une relation forte entre le note de la musique et le note de chant.

c) Déterminer l’équation de la droite de régression de y en x.

35
Soit (D): y = ax+b
Cov( X , Y ) 4,75
a   0,084 et b  y  ax  4,5  0,084  5  4,08
Var 2 ( X ) 7,52
(D): y  0,084 x  4,08

36

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