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Algèbre des Matrices: Analyse et Exercices

Ce document présente les résultats d'un travail pratique sur l'algèbre des matrices. Il contient la liste des étudiants avec leurs notes ainsi que deux exercices résolus portant sur les idéaux d'anneaux et les polynômes.

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Algèbre des Matrices: Analyse et Exercices

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1

Ministere desMinistry of Higher


Enseignements SupérieursEducation
Université de MarouaUniversity of Maroua
Faculté des SciencesFaculty of Sciences

TPE DE MAT213 : ALGÈBRE DES MATRICES

GROUPE 01
0 NOM ET PRENOM MATRICULE POURCENTAGE
1 IDRISSOU DAMNA 22A0193FS 60%
2 IBRAHIM BOUKAR 22A1264FS 50%
3 KATANGSLA JOEL // //
4 KOPELGA FAKSOU MATHURIN 22A1199FS 60%
5 KOUMDÉ ALAFI 22A0722FS 60%
6 LAMALAMOU SOULOUKNGA 22A0432FS 50%
7 LIKAMATA BASILE 22A0771FS 40%
8 MBAIGUEDOUM OLIVIER 22A0667FS 60%
9 MASSAGUER DAVID DAVID 21A0653FS 50%
Encadré par : M.ISKAMLÉ BRUNO

TPEMAT213 Algèbre des matrices


2

Exercice 1

1.Soit K un corps commutatif. Montrons que K[X] des polynômes à cœfficients dans K est principale.

Il s’agit de montrer que tout idéale de K[X] est principal.

Soit I un idéale de K[X] :


• Si I={0}, alors I=<0> est donc principale.
• Si I6= {0} ,alors soit A ∈ I tel que A soit de degré n le plus petit dans I et A6=0
- Soit P∈ I, en faisant la division euclidien de P par A,on obtient P=AQ+R avec Q,R ∈ K et degR<degA
On a R=P-AQ, par ailleurs A∈ I ,alors -AQ ∈I et comme P∈I,on déduit que R∈I Or
degR<degA et par hypothèse ,A est le degré le plus petit dans I et A6=0. Comme R∈I,
on déduit que R=0 c’est-à-dire P=AQ pour dire que P∈< A > On a montrer que ∀P ∈
I,P ∈< A >, c’est-à-dire I⊂< A > (1).
Par ailleur on sait que ∀ P ∈ <A> ,∃ Q∈K[X] tel que P=AQ comme A∈I, alors AQ ∈I car I est un idéal .
Donc P∈< I >, <A> ⊂ I (2)
A partir de (1) et (2), on déduit que I=<A>
Conclusion : Toute idéale de K[X] est principale .Donc K[X]est principale
2) Soit A un anneau unitaire .Notons A[X] l’algèbre des polynôme à cœfficients dans A et F( A,A) l’algèbre
des applications de A dans A.On considère l’application : A[X]−→F(A,A)

ϕ : P(X) −→ P=(X→P(X))
a)- Montrons que ϕ est un morphisme d’algèbres unitaires .
Il s’agit de vérifier l’existence des éléments neutres dans l’algèbre A[X] et F(A,A).
Pour montrer que ces algèbre sont unitaires ,puis de và c rrifier les conditions :
∀ P,Q ∈A[X] et λ ∈A;
ϕ(P+Q)=ϕ (P)+ϕ(Q) ϕ(λP)=λ ϕ (P); ϕ(P× Q)=ϕ(P)× ϕ(Q) et ϕ(1A)=ϕ(1F) avec 1A et 1F les éléments
neutres respectifs de Aet deF.
• Vérifions l’existence des éléments neutres.
On a :∀P ∈A[X] : P× 1=P=1× P , alors 1=1A est élément neutre de A[X], de même,∀ f ∈F(A,A) ,
f×1=f=1×f ,alors 1=1F est élément neutre de F. D’où les algèbres sont unitaires.
• Montrons que ϕ est un morphisme d’algèbre :
Soit P,Q ∈A[X] et λ ∈A On a :

∗ ϕ(P+Q)=P + Q=(X→(P+Q)(X))=X→P(X)+Q(X)=P+Q=ϕ(P)+ϕ(Q)
∗ ϕ(λP)=λP=(X→ (λ P)(X))=(X→ λ P(X))=λ P=λ ϕ(P)
∗ ϕ(P× Q)=P × Q=X→(P × Q)(X)=X→ P(X)Q(X)=P × Q=ϕ(P)× ϕ(Q).

TPEMAT213 Algèbre des matrices


3

∗ ϕ(1A)=ϕ (1)=X→1=ϕ(1F) D’où ϕ est un morphisme d’algèbre unitaire. b)-

Montrons que ϕ est injective si A est un anneau intègre infini.

Supposons que A est un anneau intègre infini.


Vérrifions que ker ϕ=0A On a :
kerϕ={P∈A[X] tel que ϕ(P)=0F}.

ϕ(P)=0F ⇔ P=0(X) ⇔ X→ P(X)=0(X) ⇔ P(X)=0(X) ⇔,P=0A.


D’où ker ϕ={0A }. Donc ϕ
est injective.
c)- Montrons que ϕ n’est pas injective si A est un corps fini.

Supposons que A soit un corps fini.

Soit a∈A[X] avec a6=1 et P ∈A[X] tel que ϕ(P)6=0.


On a aP∈A[X] : ϕ(ap)=aϕ(p).
Supposons ϕ(ap)=ϕ(p), alors aϕ(p)=ϕ(p) c’est-à-dire (a-1)ϕ(p)=0.
comme A n’est pas intègre,on ne peut pas affirmer que a-1=0 c’est-à-dire a=1.
On a donc ϕ(ap)=ϕ(p) ap6=p car a6=1.
Donc ϕ n’est pas injective.
d)- En utilisant l’anneau de Boole ( P(E),∆,∩) les parties d’un ensemble infini E, montrons que si A est
infini sans être intègre,il n’y a aucune raison pour que ϕ soit injectif.
Soit A∈ P(E) tel que (A,∆,∩) soit un anneau unitaire.

Supposons que A soit infini sans être intègre.

Soit a∈A avec a6=1 et p∈A[X] tel que ϕ(p)6=0. On a : a∩p∈A[X] et


ϕ(a∩p)=a∩ ϕ(p).

Supposons ϕ(acapp)=ϕ(p), alors a∩ϕ(p)=ϕ(p).


C’est-à-dire ϕ(a∩p)=E∩ϕ(p) car l’élément neutre de ∩ est E. a∩ϕ(p)-E∩ϕ(p)=0, c’est-
à-dire (a-E)∩ϕ(p)=0.
Comme A n’est pas intègre , rien ne nous dit que a-E=0 c’est-à-dire que a=E.
Donc on a bien ϕ(a∩p)=ϕ(p) mais a∩p6=p.
Donc ϕ n’est pas injective.

Exercice 2

1)- Soit p ∈Z[x] de degré n et N le PGCD des nombres p(0),p(1),.....,p(n) Montrons que N

divise p(x) ∀x ∈Z.

Procà c dons par récurrence sur n ∈N.

TPEMAT213 Algèbre des matrices


4

Soit Pn ∈Z[x] de degré n et N le PGCD de p(0),p(1),.....,p(n).

La proposition est "N divise Pn Pn=E(x).N ∀x∈Z.


Initialisation :
• Pour n=0, P0 est une constante où P0=a avec a∈Z c’est-à-dire p(x)=a c’est-à-dire P(0)=a.
Or N divise P(0) donc N divise a c’est-à-dire N divise P(x)
• Pour n=1;P1 est de degré 1 c’est-]‘a-dire p(x)=ax+b avec a,b∈Z
On a : p(0)=b comme N divise p(0), N divise b, de plus p(1)=a+b c’est-à-dire a=p(1)-b et comme N divise
p(1) et N divise b, alors N divise a donc N divise ax ∀ x∈ Z c’est-à-dire N divise ax+b c’est-à-dire N divise
p(x)
Hérédité : Supposons la proposition pour n fixé.
Montrons qu’elle l’est aussi pour n + 1.
Supposons que la proposition pour n + 1 est :"N divise Pn+1 c’est-à-dire Pn+1=k’(x)N ∀ x∈Z".

L’hypothèse dit que : " N divise Pn c’est-à-dire Pn=k(x)N ∀ x∈Z".


On a : (x) avec λ ∈Z.

D’après l’hypothèse de récurrence,Pn(x)=k(x)N avec k Z[x] c’est-à-dire :Pn+1(x)= λn+1xn+1+k(x)N
(1).
On a Pn+1(1)= λn+1+k(1)N qui est un multiple de N, car N est le PGCD(pn+1(0),pn(1)...) c’est-àdire λn+1=k(1)N-
Pn+1(1).
Comme N divise k(1)N et N divise Pn+1(1), alors N divise λn+1 c’est-à-dire N divise λn+1xn+1 car xn+1 ∈Z c’est-à-
dire λn+1xn+1=q(x)N avec q ∈Z[x].

Alors (1) devient Pn+1(x)=q(x)N+k(x)N c’est-à-dire Pn+1(x)=N(q(x)+k(x)) c’est-à-dire Pn+1(x)=k’N avec k’=q+k
∈Z car q,p∈Z c’est-à-dire N divise Pn+1 D’où la proposition est vrai pour n + 1.
En conclusion : La proposition est vrai pour tout n.
2. Soit A un anneau commutatif. Pour x∈A, on note (x) l’idéal engendré par x. Soit (a,b)∈A2.
a)- Montrons que si (a)+(b) est un idéal principal, il en est de même de (a)cap(b).
Supposons que (a)+(b) est un idéal principal , posons (a)+(b)=(d) ,d ∈A.
Rappel :

Dans un anneau A commutatif, pour a,b∈A et k∈A, on a :a=kb⇔ b divise a ⇔ (a)⊂(b) Comme (a)+
(b)=(d),alors tout élément de (d) s’écrit comme somme de deux élm´ents l’un dans (a) et l’autre dans (b).
On sait que les éléments de (a),(b),(d) sont de la forme a’a,b’b et d’d avec (a’,b’ d’) ∈A3. Ainsi, a’a+b’b
=d’d, prenons (a’,b’,d’)=(1A,0A,k) on obtient donc a=k(a)⊂(d)(1) de même ,prenons (a’,b’ d’ )=(0A,1A,k0) , k0
∈A.

On a :b=k’d c’est-à-dire d divise b qui d’après la propriété (b)⊂(d)(2)

TPEMAT213 Algèbre des matrices


5

De (1) et (2), on obtient (a)∩(b)⊂(d) et d’après la proposition :(a)∩(b) est un idéal principal engendrà c
par un diviseur de d.
D’où la dà c monstration.
b)l’anneau Z[x] est-il principal? L’anneauZ[x]

n’est pas principal :

justification : Il suffit de prendre un idà c al dans Z[x] qui n’est pas principal

Prénons : l’idéal I=(2)+(X) avec X∈Z. Montrons que I n’est pas pricipale.
On a :
I={2P+XQ,P,Q ∈Z[X]}.
I=2Z[x]+XZ[x].
Procedons par contradiction :
Supposons que I est principal, alors I=AZ[x] avec A∈Z[x] c’est-à-dire I=(A) on a donc (2)⊂(A) et

(X)⊂(A) ainsi A divise 2 et A divise X c’est-à-dire ∃P,Q∈Z(des constantes) tel que 2=AP et X=AQ

A ±
l’égalité 2=APcar P est constant et l’égalité A=AQ ∀X∈ Z ⇒1=AQ(1)⇒
 = 2, 1

.
Donc A=1 alors I=Z=2P+XQ alors 1=2P+XQ car 1∈Z=I.

Pour X=0 on a 1=2P(0) avec P(0)∈Z ce qui est impossible car P(0)∈Z(absurde).Donc il n’est pas principal,

d’où Z[X] n’est pas principal.

3)Soit P∈ Q[X] et λ ∈C une racine de P de multiplicité m. On suppose que m .Montrons que λ ∈Q.
Comme λ ∈C est une racine de P∈Q[X] alors P(X)= .
Par ailleurs, .
Alors P(x)= .
Comme P(X) ∈Q alors ∀i∈ {0,......,m}, .
Donc (−λ)m−i ∈Q c’est-à-dire (-λ) ∈Q c’est-à-dire λ ∈Q d’où λ ∈Q.

2)Soit ϕ :Mn(C) −→ C non constante telle que ∀X,Y;ϕ(X) ϕ(Y)=$(XY ). a)Montrons que X est inversible si et
seulement si ϕ(X)6=0.
⇒ Supposons que X inversible : Alors ∃ Y ∈ Mn(C tel que XY=YX=In.On veut montrer que ϕ(X)6=0.
Procédons par contraposé :
On suppose ϕ(X)=0 Soit Z∈ Mn (C).

TPEMAT213 Algèbre des matrices


6

On aϕ(z)=ϕ(Z.In)=ϕ(ZYX)=ϕ((ZY)X)=ϕ(ZY)ϕ(X) or ϕ(X)=0 alors ∀Z∈ Mn(C) :ϕ(Z)=0 ce qui implique que ϕ


est une constante : contradiction :Puisque par définition de ϕ,ϕ est non constante.
Donc ϕ(X)6=0.
⇐ Supposons maintenant que ϕ(X)6=0 et montrons que X est inversible.
On sait que toute eĺément non nul de C est inversible.

On a ϕ(X) ∈C est inversible puisque ϕ(X)6=0 c’est-à-dire ∃ δ ∈C tel que ϕ(X).δ=1.


Posonsy=ϕ−1(δ) alors ϕ(X).ϕ(Y)=1=ϕ(In) c’est-à-dire ϕ(XY)=ϕ(In) c’est-à-dire XY=In de même
YX=In.
D’où X est inversible d’inverse Y.
b)On suppose de plus que ϕ(X) s’exprime comme polynôme homogène de degré 2 de cœfficient de X.
Montrons que n=2 et ϕ(X)=detX

Exercice 3
 
1 2 −2
 
Déterminons le polynôme minimal de chacune des matrices suivantes M1= 2 1 −2  et

 
2 2 −3

 
3 08
M2= 3 −1 6 .
 
−2 0 −5
Déterminons d’abord le polynôme caractéristique de M1 on a :

.
Donc le polynôme caractéristique est χM1λ = (1 − λ)(λ + 1) . 2

M1 admet donc deux valeurs propres 1 et -1.


On cherche les espaces propre associés aux valeurs propres.
x Donc on a : pour λ1=1
  
Soit X y  ∈R3/M1XX=X.
z

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7

1 2 −2 x x x + 2y − 2z = x ∈


Soit X(x,y,z) R3 tel que

 M1X=-X Alors on a :

2 1 −2 y=y 2x + y − 2z = y   


 1 2 −2 x −x
    
2 2 −3 z z
 2 1 −2 y=−y
 2x + 2y − 3z = z
  

2 2 −3 z −z
y = z x = z
 
z = z x + 2y − 2z = −x
2y − 2z = 0
 x z 1
Donc y=z=z1. 2x + y − 2z = −y
 z z 1 2z = 0
  
1  2x + 2y − 3z = −z 2x
+ 2y − 2z = 0 
E1=De~1 1E.
 2y − 2z = 0
1
2x − 2z = 0
Pour λ2=-1

 2x + 2y − 2z = 0
Nous remarquons que toutes les 3 équations sont identique donc on a :

x −y + z −1 1
Donc y= y =y 1 +z0.
    z z
0 1 Donc

.
Donc la matrice M1 est diagonalisable de spectre 1 et -1 par conséquentson son polynôme minimal est
P(λ)=(λ − 1)(λ + 1)
 
3 8
M2= 3 0 6 
 −1 
−2 0 −5
Detérminons le polynôme caractéristique XM2(λ)=det(M2-λI3)

TPEMAT213 Algèbre des matrices


8

Donc XM2(λ)=(λ + 1)3


La seule valeur propre de M2 est -I3,M2 n’est pas diagonalisable et son polynôme minimal ne peut être que
(λ + 1)3 ou (λ + 1)2
Vérifions dans les deux cas suivantes
     
3 0 8 1 0 4 8 4 8 00
  0 0.

Posons P(λ)=M2+I3  3 −1 6 + 0 0= 3 0 6   3 0 6 =0 0

  1  0  0  0 0
−2 0 −5 00 1 −2 0 −4 −20 −4 00
Donc le polynôme minimal de M2 est (λ + 1)2
2)Soit M une matrice r’eelle de taille n vérifiant M2-4In=3M
Montrons que M est de déterminant strictement positif

On a :M3-4In=3M
⇒ M3-3M-4In=0

Donc detM=4>0
3) Soit n≥1 (n∈N et A∈ Mn(R)
a) Montrons que si A2+A+In=0,alors n est pair
Soit P(X)=X2+X+1.

∆ <0 ⇒ ∆=(i 3)2

Donc
Ainsi les valeurs propres de A sur C,qui sont parmi les racines de tout polynome annulateur sont X1 et
X2.Donc A n’admet pas de valeur propres rà c elles dans R.Son polynome caractà c ristique qui est de
degré n n’admet pas de racines sur R. Ceci n’est possible que si n est pair (Tout polynome de degré impair
s’annule au moins une fois d’apres le thà c orème des valeurs intermà c diaire et l’etude des limites en
±∞).
b)On suppose que A3+A2+A=0.Montrons que le rang de A est pair
Posons ou
P(X)=X3+X2+X=0

TPEMAT213 Algèbre des matrices


9

.
X(X-j)(X-j2).
Ce polynôme annule la matrice A. Ce polynome etant scindà c à racine simple dans C, donc la matrice A
est diagonalisable dans Mn(C.De plus les valeurs propres de A⊆ {0,j,j2 }.

Or A est une matrice réelle ,les Sp... j et j2 ont même multiplicité p∈N.La diagonalisation complexe de A
comporte alors P nombre j et p nombre j2 sur la diagonale.Les éventuel autres cœfficients diagonaux
étant nul.
La matrice A est alors de même rang pour cette matrice diagonale c’est-à-dire 2p.
4)Soient ε un espace vectoriel réel et f une application de ε. Montrons qu’il existe toujours un polynôme
annulateur de f (autre que le polynôme nul).Puis justifions notre reponse.
On sait qu’on a un polynôme annulateur non nul lorsque ε est de dimension fini.Si ε est de dimension
fini,ce n’est plus nécessairement le cas.Considérons par exemple ε=R[X] et f une application de ε défini
par f(A)=XA.Alors f n’admet pas de polynôme annulateur autre que le polynôme nul.En effet,soit
P(X)=akXk+....+a0 un polynôme, alors pf(1)=akfk(1)+.......a1f(1)+a0Id(1)=akXk+a1+a0
qui est différent de 0 si P6=0.
D’où P(f)6=0 si P6=0

On considère Exercice 4
   0   
−9 −10 −20 1 1 −1 −2 −1 2
A= 4 5 8  B= 0 2   11
0  C= −15 
   −6 11
2 2 5 −1  
1 −14 −6
1) Diagonalisons A.
Cherchons le polynôme caractéristique de A
On a

λI3= 4 5 − λ 8 
 
2 2 5

En posant χA(λ)=0,les valeurs propres sont λ1 = 1 et λ2=-1.

TPEMAT213 Algèbre des matrices


10

Sp(A)={-1,1}
Déterminons les sous espaces propres associés.


Eλ2=X(x,y,z) ∈R3 tel que AX=-X

−5x − 10y − 20z = −x 

On a AX=-X ⇒ 4x + 5y + 8z = −y . AX=-X⇒ 2x + 3y + 4z = 0 y-2z=0, y=2z

 
 2x + 2y + 5z = −z  x + y + 3z = 0
4x+10z+10z=0 ⇒ x=-5z.
Alors Eλ2=X(x,y,z) ∈R3/y-2z=0 et x=-5z.
    x −5z
−5
Soit Vy ∈ Eλ2,alors V 2z  ⇒V=y 2 
    
 
−5
→−
 
Eλ2 est engendré par e3  2  Eλ2=
 
1
z z 1

λ
On a :et de plus le polynôme caractéristique est sindé, donc la matrice

A est diagonalisable ou encore χA(λ) est sindé et de plus


dim Eλ1+dimEλ2=3=dimE ,Alors A est diagonalisable.
 
−1 −1 −5
 
Puisque la matrice A est diagonalisable ,le matrice de passage P est P=  1 0 2  et est in-
 
−9x − 10y −
−9 −10 −10 x x
20z
Eλ1= X(x,y,z)t ∈R3/ AX=λ1 X On a :AX=X ⇒  4 5 8  y=y.⇒
4x + 5y + 8z = y
 
2 2 5 z z 
 2x + 2y + 5z = z
 

TPEMAT213 Algèbre des matrices


11

0 1 1
versible.
On a :
   
−2 −1 1 −2 −3 −4
   
P −1=detP1 com(P)t or (com(P))t= −3 −1 1  cof(P)t= −1 −1 −3  et det(P)=-1(-2)-2(-1)+(-
   
−4 −3 2 1 1 2
5)=2+2-5=-1

Alors

 
2 3 4
P −1= 1 1 3 
 
−1 −1 −2

 
La matrice diagonale est D= 0 1 0 =P −1AP
 
0 0 −1
    
−9 −10 −20 −1 −2 −5 1 0 0 2 3 4
Et A=PDP −1 est ainsi on aura :  4 5 8 = 1 0 2 0 1 0  1 1 3 
    2 2 5 0 1 1 0
0 −1 −1 −1 −2 Résolvons dans M3(R) l’équation X =B
2

Diagonalisons au préalable B
On a :
0
λI3= 0 1 − λ 0 
 

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12

Les valeurs propres sont :


λ = 0
λ=1 Sp2(B)={0,1,2}.

λ = 2

∗ Sous-espaces propres
 x x
 
Eλ1= X y ∈R3/ BX=λ1X = X y  ∈R3/ BX=0
 z z
On a :
 
1 0 −1 x 0

BX=0 ⇒  0 1 0  y=0.
      −1 2 1
z 0

x − z = 0 x = z y = 0 ⇒


 −x + 2y + z = 0 y = 0
  x z 1
Soit U y ∈ Eλ1,alors U=0 =z0
  z z 1

1
E
D 
Ainsi Eλ1= e~1 0 .

1
x
n o
 
Par suite Eλ2 = X y  ∈R3/ BX=λ2X .
z
x
Eλ2=X y ∈R3/ BX=X .
z
 
x − z = x z = 0

TPEMAT213 Algèbre des matrices


13

On a : BX=X ⇒ y = y ⇒y=y

 
 −x + 2y + z = z  x = 2y
     x 2y
2
Soit V y ∈ ,alors U= y  =y1.
   z 0
0

2
E
D 
Ainsi Eλ2= ~e2 1 .

0
x
 
Puis Eλ3= X y  ∈R3/ BX=λ3X .
z
x
Eλ3= X y ∈R3/ BX=2X .
z
On a :
 
x − z = 2x 

BX=2X ⇒  y = 2y  ⇒ x = −z
 
y = 0
−x + 2y + z = 2z
  x −1
Soit wy ∈ Eλ3,alors w= 0 
  z 1

Ainsi .

dimλ1 = mul(λ1) = 1

Comme le polynôme caractéristique de B est scindé et que de plus dimλ2 = mul(λ2) = 1 .


 dimλ3 = mul(λ3) = 1
Alors B est diagonalisable.
 
1 2 −1

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 
P= 0 1 0  est inversible d’inverse :
 

 
avec com(P)= −2 2 2 .
 
1 0 1
Le déterminant de P est donc :

Cherchons la matrice diagonale D on a B=PDP −1


⇒ Cherchons la matrice diagonale D

On a :B=PD

D= .
D=0 1 0.
 
0 0 2
Ainsi B peut s’écrire PDP −1.
Résolvons l’équation X2=B.
Posons N=P −1XP avec la matrice de passage.
Alors X=PNP −1 ⇒ X2=PN2 P −1.
On a :
X2=B ⇒ PN2 P −1 =PDP −1.
En multipliant à gauche par P −1 et à droite par P, on obtient :
N2=D et de plus on a DN=ND.
Donc une solution commute avec B.
N2=D,alors la matrice N est nécessairement diagonale.

x 0 0 x2 0 0

Soit N=0 y 0 alors N2= 0 y2 0 


   

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Ainsi les 04 solutions de N2=D sont donc : .

.

XX12 == PNPN12PP −−11

Et les quatres solutions de l’équation N2=B dans M3(R) sont : .

XX34 == PNPN34PP −−11

2)- Montrons que C est R-trigonalisable puis trigonalisable.


∗ Polynôme caractéristique de C On

a:

On a χC(λ)=-(λ − 1)3 est scindé sur R, alors la matrice C est R-trigonalisable.


La valeur propre de χC(λ) est 1.

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La matrice C n’est donc pas diagonalisable car on a une seule valeur propre et sa diagonalisation n’est pas
semblable aux autres cas.
Posons une matrice annexe B=C-λI3 c’est-à-dire B=C-I3.
D’après Cayley-Hamilton, χC(C)=0 ce qui donne (C − I3)3=0 ⇒ B3=0.
 
−3 −1 2
 
B=C-I3= −15 −7 11 .
 
−14 −6 10
Vérifions que B2 ne s’annule pas.
On a :
  
−3 −1 2 −3 −1 2
B2 −15 −7 11 −15 −7 11.
  
−14 −6 10 −14 −6 10
 
−4 −2 6
B2= 5 −2 3.
 
−8 −4 6
Donc B 6=0. 2

Posons A=mat(f) et B=mat(g), f et g étant des endomorphismes.


Comme B2 6=0 ,∃ U3 /g2(U3) 6=0.

1 
U U
Prenons U3=0 et Posonsavec U2 = g(U3) 6=0

0
et U1 = g(U2) 6=0.
Montrons que U1,U2 et U3 sont libres .
Soit (α,β,δ) ∈R3/αU1+βU2+δU3=0.On a :
αg2(U1)+βg2(U2)+δg2(U3)=0 (en composant par g2).

U1 = g2(U3) = g4(U3) = 0

Or .

g2(U2) = g3(U3) = 0 D’où

il ne reste que δg2(U3)=0.

Or par hypothèse g2(U3) 6=0.

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On a à présent. αg(U1)+βg(U2)=0
car a=0.

Or .
Il ne reste que βg(U2)=0 ⇒ β=0.
Il nous reste que αU1=0 et comme U1 6=0,alors α=0.

α = 0

Comme αU1+βU2+δU3=0 ⇒ β = 0 .

δ = 0

Alors la famille (U1,U2,U3) est libre ,alors (U1,U2,U3) forme une base dans R3.
On a la matrice de B dans la base (U1,U2,U3)) suivante :

B= .

Or B=C-
C=0 0 1 + 0 1 0 .
  
 0  0 
0
0 0 1
 
1 0
C=0 1 
1 =T.
 1 
0
0 1
Ainsi C=PTP −1 avec T une matrice triangulaire supérieure et P la matrice de passage dans la base
canonique à la base (U1,U2,U3).
3)C vérifie Cayley-Hamilton.
Déduisons d’une façon plus simple le calcul de Cp,p∈N
D’après la question précédente,C est trigonalisable et peut s’écrire.
C=PTP −1, alors Cp=(PTP −1)p.

.
Donc C =PT P .
p p −1

4)Soit E un R-ev .Décrivons l’endomorphisme.


Soit U ∈ ςR(E) vérifiant 3U-U2=2IdE.
On a :3U-U2=2IdE ⇒ 3U-U2=2IdE =0.
En terme de polynôme,on a :

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3X-X2-2=0 ⇒-X2+3X-2=0.

.
Ainsi U est l’endomorphisme dont le polynôme caractéristique est -X2+3X-2=0 et dont les valeurs propres
sont 1 et 2 ,On a SpR(U)={1,2}.

Exercice5

1. Déterminons la solution
Pour t=0 on aura : x(0)=x0 et y(0)=y0.
 

D’où le résultat S={y0,x0} c’est-à-dire ou encore S= .


2)Caculons A3+2A-3A2.

     
4 −6 −4 1 0 −1 2 −2 −2

A3= 0 0 0  ; A= 0 1 0  et A2= 0 1 0 .

     
−4 8 4 −1 2 1 −2 4 2

   
2 0 −2 −6 6 6
2A= 0 2 0  ; -3A2= 0 −3 0 .
   
−2 4 2 6 −12 −6

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   
4 −6 −4 2 0 −2 −6 6 6

A3+2A-3A2= 0 0 0  + 0 2 0  + 0 −3 0 

   
−4 8 4 −2 4 2 6 −12 −6

  
4+2−6 −6 + 0 + 6 −4 − 2 + 6 0 0 0
   
A3+2A-3A2=  0+0+0 1+2−3 0 + 0 + 0 =  0 0 0 =0.

  
−4 − 2 + 6 8 + 4 − 12 4+2−0 0 0 0
D’où A3+2A-3A2=0.
• Déterminons la solution générale de l’équation de récurrence Un+2-3Un+1-2Un r2-3r+2=0 en factorisant on
obtient (r-1)(r-2)=0 ⇒r=1 ou r=2 ∃ λ ∈R/n∈N Un=λ (1)n+(2)n ⇒ Un=λ+(2)n Un+1=λ+(2)n
Un+1-Un=2nλ.
b)Démontrons qu’il existe deux suite (a) et (b)/∀n≥1 An=anA+2A-3A2=0.
Vérifions que pour A=1 ⇒1+2-3=0
Donc 1 est racine évidente de l’équation A3+2A-3A2=0 pour P(A)=A3+2A-3A2.
P(A)=(A-1)(A2-2A) P(A)=0 et A-
1=0.
Donc A2=2 ou A2=2.
An=anA+bnA2 donc n=n+1 An+1=an+1A+bn+1A. Pour

Pour A2=2, An2=an+1+bn+1A2 (2)n=an+1+bn+1(2). .



an+1 + bn+1 = 1(1
⇒ avec an+1=-2bn et bn+1=an+3bn Donc
an+1 + bn+1 = 2n(2) 

 −2bn + an + 3bn = 1
an + bn = 1(1)
⇒ ⇒
.
2an + 4bn = 2n(2) 
 −2bn + 2(an + 3bn) = 2n
c)Calculons an et bn.
D’après la question précédente on a :

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