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TSAYO GAIUS | TRADUIT DU DR KAH ELVIS FANG : GEOGRPHE GEOMATICIEN –
MAITRE DE CONFERENCES UY1 (2019/2020)
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FRENCH VERSION
La télédétection est une science récente qui traite beaucoup plus des
données de géoréférence, c’est-à-dire les informations géographiques. Ainsi, il
est donc important que les apprenants soient introduits, pour mieux maitriser
la chose, aux procédés d’acquisition de données, leur traitement, leur analyse
pour en faire de vrais outils de décision. Ces données pourront servir plus
tard, pour traiter des questions de gestion (gestion des eaux, du territoire, des
ressources naturelles, etc.).
Une donnée représente ici une entité manipulable via un ordinateur. Leur
traitement conduit à l’obtention d’informations ; qui devront être interprétées
par des êtres humains.
Les champs d’application de la télédétection sont nombreux et variés, nous
avons entre autre :
L’agronomie ;
Gestion des ressources naturelles ;
Les sciences de la terre ;
L’urbanisme ;
La géologie et la mine.
La télédétection est un concept qui a évolué dans le temps. Des théories de la
télédétection ont été établies. Eu égard de ces différentes perceptions, elle se
définit de façon simple comme étant d’abord une science, ensuite l’art
d’obtenir des informations au sujet d’un objet, d’un lieu ou encore d’un
phénomène, par une bonne analyse des données au moyen d’instruments
adéquats. Ces instruments, il faut le rappeler ne sont nécessairement pas en
contact avec l’objet en question.
I. Importance de la télédétection
Il est vrai qu’il s’agit d’une science dont les contours restaient encore très
difficiles à cerner. Mais, avec l’évolution de la technologie et l’avènement
d’ordinateurs de plus en plus puissants, il est devenu plus aisé d’en percevoir
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les formes. Dans ses principes de base, la télédétection (Remote Sensing) use
des images satellitaires issues des captures provenant du système GPS (Global
Positionning System). Elle est aujourd’hui immuable et intervient à plusieurs
niveaux en nous permettant :
L’acquisition des données sous forme d’image : les données de
télédétection sont en relation directe avec les propriétés
électromagnétique de la terre. Elles peuvent être très proches de la
réalité sous certaines conditions. Pour calculer la température de la
surface terrestre par exemple, on se sert des longueurs d’onde du
domaine de l’infrarouge thermique. Bien évidemment, compte tenu de
l’instabilité de l’atmosphère, des corrections sont nécessaires afin de
réduire les effets atmosphériques sur les données obtenues.
La télédétection a besoin des données de surface : même si les
données de télédétection peuvent être interprétées sans besoin
d’informations de surface, il n’en demeure pas moins que les meilleurs
résultats sont obtenus en comparant les données issues de celle-ci à
celles obtenues en surface. Ces données doivent être couplées aux
observations sur le terrain.
Figure 1: Principe de la télédétection (Remote Sensing)
De disposer de données globales : en permettant de couvrir de larges
espaces, la télédétection permet d’obtenir et d’archiver les données
globales au sujet d’une région. Les meilleurs résultats au sujet du
modèle de la surface marine sont obtenus en se servant des cartes
associées. Ils sont obtenus par la méthode des interpolations.
L’obtention des informations à la surface : en général, elle fournit des
informations au sujet de la surface terrestre. Dans le domaine minier
par exemple, des techniques spécifiques permettent d’obtenir des
informations à des profondeurs considérables. Il est donc à noter qu’un
des problèmes de la télédétection est qu’elle fait beaucoup plus référence
aux données de surface, cela en constitue une limite.
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II. L’énergie électromagnétique
La principale source de l’énergie électromagnétique que reçoit la terre est le
soleil. Le soleil nous fournit de la lumière dans divers domaines avec des
longueurs d’ondes variables. La chaleur que nous ressentons provient du
domaine du visible. Il émet également des radiations ultraviolettes très nocives
pour notre santé. Il est donc important de préserver la couche d’ozone qui
nous protège contre de tels rayons.
Le terme sensor est associé aux capteurs. Un capteur a pour rôle de mesurer
la quantité d’énergie réfléchie par la surface de l’écorce terrestre. Ils sont
généralement de deux ordres : les capteurs passifs et les capteurs actifs.
Les capteurs passifs ne reçoivent que l’énergie réfléchie par la surface
terrestre. Ils sont donc géo-dépendants.
Les capteurs actifs quant à eux analysent non seulement les données
provenant de la surface, mais ont la capacité de disposer de leur propre
source d’énergie.
II.1 Les caractéristiques de l’énergie électromagnétique
L’énergie électromagnétique possède deux modèles principaux : le modèle
ondulatoire et sous forme d’énergie interne des particules.
Dans le modèle ondulatoire, on considère que l’énergie circule dans
l’espace sous la forme d’ondes sinusoïdales. Ces ondes portent en
chacune d’elles un champ électrique. Ces champs sont perpendiculaires
entre eux et à la direction de propagation de l’onde. Leur vitesse de
propagation est assimilable à la vitesse de la lumière dans le vide qui
est de 𝑪 = 𝟑. 𝟏𝟎𝟖 𝒎/𝒔. Ce n’est qu’au travers des ondes
électromagnétiques que nous comprenons mieux les principes de base
de la télédétection. Elles sont caractérisées par leur longue d’onde (𝝀)
qui se mesure soit en mètre (m), en nanomètre (nm) ou mieux encore en
micromètre(𝝁𝒎). On définit la longueur d’onde comme étant la distance
séparant deux fronts d’onde. La fréquence quant à elle s’exprime en
Hertz (𝑯𝒛 ) et correspond à un cycle par seconde.
La fréquence varie avec la longueur d’onde. Plus celle-ci est petite, plus
la fréquence est importante et inversement. Toutefois ce modèle
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ondulatoire ne permet pas de comprendre certains phénomènes. Une
autre approche permet donc de mieux les appréhender.
la théorie des particules porteuses d’énergies stipule que l’énergie
électromagnétiques est emprisonnée dans de minuscules particules
appelées photons. Cette seconde approche permet notamment de
calculer la quantité d’énergie reçue par un capteur multi spectral. La
quantité d’énergie correspond à une longueur d’onde bien précise. On
𝑪
définit ainsi la relation :𝑸 = 𝒉 × 𝑽 = 𝒉 𝝀 avec :
𝑸 = 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒕é 𝒅′ é𝒏𝒆𝒓𝒈𝒊𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒆𝒏𝒖𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆 𝒑𝒉𝒐𝒕𝒐𝒏(𝑱)
{ 𝒉 = 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒍𝒂𝒏𝒌(𝒉 = 𝟔, 𝟔𝟐𝟔𝟐. 𝟏𝟎−𝟑𝟒 𝑱. 𝒔
𝑽 = 𝒍𝒂 𝒇𝒓é𝒒𝒖𝒆𝒏𝒄𝒆.
Cette relation permet de comprendre que, l’énergie elle aussi, varie avec
la longueur d’onde. Les rayons Gamma sont par exemple plus
énergétiques que les ondes radio.
En télédétection, il est très difficile de mesurer de l’énergie avec
des longueurs d’ondes importantes. On utilise plus les petites
valeurs de λ.
II.2 Les sources de l’énergie électromagnétique
Toute matière ayant une température au-dessus de 0°𝐶 rayonne. Ceci du fait
de l’agitation des molécules qui induisent le mouvement des particules. La
terre et le soleil émettent de l’énergie sous forme d’ondes. Un corps noir est
un corps présentant la capacité d’absorber et d’émettre la même quantité
d’énergie qu’il reçoit. La quantité d’énergie émise par un corps est grandement
fonction de sa température et de son émissivité ; ceux-ci étant étroitement liés
à la longueur d’onde. On distingue donc deux sources principales d’énergie :
celle provenant du soleil ;
celle due à la géodynamique interne.
Cependant, la principale source de l’énergie utilisée en télédétection est le
soleil ceci dû au fait de son degré de température(6000°𝐶) élevé et de
l’importante distance qui le sépare de la surface terrestre (environ
149000000km).
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Partant du fait que la majorité des éléments qui nous entourent aient un
facteur d’émission inférieur à 1, il est donc très difficile de trouver dans la
nature des corps noirs à proprement parler. En général, les corps qui
jalonnent notre entourage n’émettent que 80 à 90% de l’énergie qu’ils
reçoivent. Le principe de transmission de l’énergie est résumé dans le schéma
ci-dessous.
Figure 2: Principe de transmission de l'énergie en télédétection
II.3 Le spectre électromagnétique
Il s’agit de la totalité des plages de longueurs d’ondes allant des rayons
Gamma aux ondes radio. La télédétection utilise plusieurs régions de ce
spectre. Les phénomènes de réfraction et de réflexion de la lumière s’observent
dans sa partie dédiée à l’optique. Ce domaine dédiée à l’optique s’étend des
rayons X (0,2𝜇m) ; en passant par le domaine du visible jusqu’à l’infrarouge
lointain (1000𝜇m). La télédétection en termes de pratique utilise des courtes
longueurs d’onde qui sont contenues dans le domaine de l’ultraviolet du
spectre.
Le domaine du visible du spectre est communément appelé lumière. Il occupe
une partie relativement restreinte. C’est la seule portion que nous pouvons
associer au concept de couleur ; les couleurs de base étant le rouge, le vert et
le bleu (RGB=Red Green Blue).
Figure 3: Spectre électromagnétique
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Les longueurs d’onde utilisées pour la télédétection se situent dans
l’infrarouge thermique et micro-ondes. Les informations au sujet de la surface
sont obtenues par l’IR thermique. Les micro-ondes quant à eux fournissent
des données qui renseignent à suffisance sur les propriétés physiques de la
surface comme sa teneur en eau ainsi que la rugosité.
III. Les perturbations atmosphériques
L’énergie qui provint du soleil, avant qu’elle n’entre en contact avec la surface
terrestre subit un certain nombre de modifications ; ceci dû au fait
d’interactions avec l’atmosphère qui sont généralement de trois ordres : la
diffusion, l’absorption et la transmission. L’énergie transmise est réfléchie
puis absorbée par la surface.
III.1 Absorption
L’atmosphère est constituée en majorité de gaz tels que l’ozone, la vapeur
d’eau et le dioxyde de carbone qui absorbent au travers de leurs molécules
constitutives les radiations provenant du soleil. L’absorption est fortement liée
à la longueur d’onde et aux propriétés des molécules. Il faudrait noter ici que
l’absorption est plus importante au niveau des zones maritimes que dans l’air
ou encore à la surface terrestre où le rayonnement absorbé correspond au
bleu. Elle augmente quand on évolue du rouge à l’infrarouge et il devient
presqu’impossible d’obtenir une information dans un plan d’eau claire de plus
de 30m de profondeur tandis que dans les particules en suspension plus ou
moins chargées en eau, il se produit un phénomène de transmission.
III.2 La transmission
Elle correspond à l’action des particules est des molécules constituant
l’atmosphère (gouttelettes d’eau, poussières, fumées). Ces particules sont de
dimensions variables allant des molécules aux aérosols.
III.3 La diffusion
Elle a lieu lorsque les particules et molécules de gaz présents dans
l’atmosphère induisent le rayonnement des ondes électromagnétiques depuis
leur origine. Elle est influencée par les facteurs suivants :
la longueur d’onde du rayonnement ;
la quantité de particules gazeuses ;
la distance parcourue par le rayonnement dans l’atmosphère ;
Elle existe sous trois formes principales :
la diffusion de Rayleigh ;
la diffusion de Mie ;
la diffusion non sélective ;
III.3.1 La diffusion de Rayleigh
Elle est prédominante lorsque les particules interagissent avec le rayonnement
électromagnétique ; ces particules étant de taille inférieure à la longueur
d’onde du rayonnement incident. Ce sont des particules comme le
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nitrogène(𝑁𝑂2 ) , l’oxygène, les molécules, les minuscules graines de poussière.
Son effet est inversement proportionnel à la puissance quatrième de la
longueur d’onde. Elle est plus importante pour les courtes que pour les
grandes longueurs d’onde. C’est d’ailleurs la principale cause de la couleur
bleue du ciel, en son absence, le ciel demeurerait noir. Elle joue également un
rôle très important dans la télédétection par satellite, elle réduit
considérablement le contraste des images induisant ainsi une difficulté accrue
au niveau de l’interprétation des données.
III.3.2 La diffusion de Mie
Elle se produit lorsque la longueur d’onde du rayonnement incident possède
les mêmes dimensions que les particules qui constituent l’atmosphère. Elle
est surtout causée par les aérosols (mélange de gaz, de vapeur d’eau et de
poussières). On la rencontre en basse altitude dans l’atmosphère, région dans
laquelle les grosses particules sont les plus nombreuses ; domine aussi
lorsque le ciel est couvert. Ceci a un effet sur l’ensemble du spectre
électromagnétique allant du proche ultraviolet au proche infrarouge. Elle a
aussi plus d’effet sur les grandes longueurs d’onde que la diffusion de
Rayleigh.
III.3.3 La diffusion non sélective
Elle se produit lorsque la taille des particules est plus grande que la longueur
d’onde du rayonnement. Elle s’intéresse en majorité aux gouttelettes d’eau et
aux grosses particules de poussière et ne dépend en général pas de la longueur
d’onde puisqu’ici, toutes les longueurs d’onde, de toutes les plages sont
dispersées de façon similaire. Ceci explique le caractère blanc des nuages.
IV. Interaction énergie-surface de la terre
En ce qui concerne la télédétection, la surface possède des propriétés variables
d’un endroit à un autre. La réflexion se produit quand le rayonnement,
parvenu à la surface de la cible est réfléchi (modification totale de sa
trajectoire). Lorsque le rayonnement est absorbé par la cible, on parle
d’absorption. Lorsqu’il passe à travers la cible, on parle de transmission. On
distingue plusieurs types de réflexion à la surface de la terre : spéculaire et
diffuse quoique dans la nature, on a beaucoup plus à faire à une combinaison
des deux.
La réflexion spéculaire ou mineure se produit lorsque la surface est lisse et
la plupart du temps si l’énergie est dévié de la surface de la terre dans une
seule direction. Se produit également par temps chaud et les points d’un objet
en lesquels elle se produit sont appelés points chauds.
La réflexion diffuse se produit en général lorsque la surface est rugueuse ;
l’énergie réfléchie étant répartie de façon uniforme dans toutes les directions.
Qu’une cible particulière induise une réflexion spéculaire ou diffuse, cela
dépend du rapport entre la rugosité de ladite surface et la longueur d’onde du
rayonnement incident.
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V. CAPTEURS ET VECTEURS
Les photographies aériennes sont obtenues par des avions ; les images
satellitaires par des satellites. Aujourd’hui, plus de 30 satellites gravitent
autour de la terre. L’énergie émise par le soleil en direction de la terre et celle
provenant de la terre est mesurée par les capteurs. Les données qui en
résultent peuvent être utilisées pour obtenir des informations au sujet de la
terre. Les capteurs sont en général embarqués à bord de vecteurs.
V.1 Les capteurs
Un capteur est un dispositif qui mesure l’énergie électromagnétique. Ils sont
en général de deux ordres :
les capteurs passifs : ils dépendent de la source externe d’énergie. Le
soleil et la terre elle-même. L’un des plus anciens et le plus commun
des capteurs passifs est le scanner multi spectral. Les capteurs passifs
courants n’utilisent que des longueurs d’onde inférieures à 1pm (rayons
𝛾) du spectre électromagnétique et supérieurs à 1m (micro-ondes). Ils
sont constitués de : spectromètre de rayons 𝛾 ; une caméra pour les
prises de vues aériennes, une vidéo-caméra ; un scanner multi spectral.
Les capteurs actifs : ils possèdent leur propre source d’énergie. Les
mesures ici sont plus précises car indépendantes de l’éclairage. Ils
comprennent les RADAR, LIDAR, SONAR. Tous ces éléments sont
utilisés pour des prises de vues. Les satellites sont envoyés dans
l’espace au moyen de fusées (rockets). Les satellites en orbite autour de
la terre sont situés à une altitude comprise dans l’intervalle
[150 − 36000]𝑘𝑚. Le choix d’une orbite dépendant des objectifs de la
mission.
V.2 Les vecteurs
Un vecteur est un véhicule (satellite par exemple) capable de porter un
capteur, accessoires y compris et dédié aux prises de vues aériennes ou
satellitaires. Les captures peuvent s’effectuer obliquement ou verticalement.
Tout comme les capteurs, on distingue deux types de vecteurs : les vecteurs
aériens et les vecteurs spatiaux.
Les vecteurs aériens sont ceux utilisés en photogrammétrie. Leur
altitude varie de 100m à 40km. L’une des principales contraintes ici
reste les conditions climatiques qui influent négativement sur les
résultats des prises de vues. L’une des dernières évolutions dans ce
domaine est la naissance des drones (véhicules sans conducteur) qui
évoluent en supplément de précision et dont les applications s’étendent
du domaine minier au domaine militaire. La vitesse des véhicules
utilisés ici varie entre 150km/h et 760km/h et doit être convenablement
choisi en tenant compte des caractéristiques du capteur. L’altitude de
vol et même l’orientation de l’avion influe grandement sur les résultats
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attendus et modifie largement les données induisant des erreurs
importantes. Leur choix est donc capital. Le pilote a donc un grand rôle
à jouer. Les données issues des photographies aériennes sont des films.
Les vecteurs spatiaux sont en relation avec les satellites et le segment
spatial du système GPS. Les entreprises spatiales comme LANDSAT,
SPOT, EOSAT etc. ont investi de colossales sommes d’argent pour le
développement de la télédétection. Ceci ne génère de profit que si les
produits sont soigneusement et parfaitement utilisés.
Une orbite est une trajectoire circulaire définie par un satellite pendant
sa révolution autour de la terre. En télédétection, les caractéristiques
orbitales suivantes sont pertinentes : altitude, angle d’inclinaison,
période.
Les types d’orbite généralement rencontrés sont : héliosynchrone,
géostationnaire et polaire.
VI. Note d’histoire
En 1960, les américains lancèrent dans l’espace le satellite TIROS avec une
orbite polaire héliosynchrone. Quelques années plus tard, vers 1966, une série
de satellites furent lancés avec pour orbite géostationnaire et filmaient la terre
toutes les 30 minutes.
VII. Image satellitaire
Une image satellitaire est définie comme un ensemble de données
numériques renvoyant à une zone quelconque et possédant une géométrie
connue. C’est aussi un fichier numérique composé de pixels représentant les
valeurs locales de réflexion mesurées et correspondant à une région précise
du spectre électromagnétique. Le mode de stockage correspond à un système
de lignes-colonnes comprenant un nombre indéfini de bandes ou de canaux.
Une fois que les valeurs de réflectance aient été traduites en variables
thématiques, l’image devient un RASTER (trame). Une image est un ensemble
de pixels tandis qu’un RASTER on parle de chaque cellule.
Les images utilisées en télédétection ne sont pas uniquement des images en
réalité. Elles correspondent à des mesures de l’énergie électromagnétique. Les
données sont disposées dans une grille régulière (lignes et colonnes). Un pixel
est un élément d’image et pour chaque pixel, les valeurs sont enregistrées sous
forme de valeurs numériques mais pour chaque plage de longueur d’onde, une
donnée spécifique est enregistrée et est appelée bande ou canal.
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Figure 4: Exemple de fichier d'image
La quantité de fichiers image dépend en majorité des caractéristiques des
capteurs. Les caractéristiques des images correspondent en général à :
Caractéristiques spatiales qui renvoient à la surface mesurée ;
Les caractéristiques spectrales qui renvoient à la longueur d’onde
spectrale à laquelle est sensible le capteur.
Les caractéristiques radiométriques : qui renvoient aux niveaux
d’énergie mesurés par le capteur.
Caractéristiques temporelles : renvoyant au temps mis pour effectuer la
capture.
La taille d’un pixel correspond à la surface occupée par un pixel sur le terrain.
Pour les LANDSAT par exemple, la taille d’un pixel est de 30𝑚 × 30𝑚 = 900𝑚².
Pour SPOT, elle est de 15𝑚 × 15𝑚 = 225𝑚². Pour IKONOS et QUICKBIRD 1m².
Les images SRTM ont une taille de pixel valant 8100m². Cependant, les images
SRTM sont de faible résolution. IKONOS, ASTER etc. Ont des images hautes
résolution. Toutefois, qu’elle soit de haute ou basse résolution, toute image
est importante.
Les images basse résolutions permettent de mieux apprécier l’évolution
sur de larges superficies (en exploration minière par exemple) ; ce qui
devient très complexe avec des images haute résolution qui servent
quant à elles à repérer des détails importants et pertinents. Loin des
basses, les images hautes résolution permettent de relever des détails
qui seraient impossibles à percevoir en basse résolution (par exemple,
l’identification d’un édifice public).
En ce qui concerne la taille d’une image, elle a trait à la couverture spatiale et
à la résolution spatiale. Elle est exprimée par le nombre de colonnes et de
lignes dans une scène. Une scène d’image contient des milliers de lignes et de
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colonnes. La taille de l’image en octets peut être calculée à partir du nombre
de lignes et de colonnes, du nombre de bandes et du nombre de bits par pixel.
Les autres propriétés d’une image sont :
La taille d’un pixel,
Le nombre de bandes,
La quantification.
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