Le Figuier: (Ficus Carica L)
Le Figuier: (Ficus Carica L)
Le figuier
(ficus carica L)
Le professeur :
Khachai salim
Préparé par :
Kaddour nour elhouda
Dédicace................................................................................................................................5
Introduction...........................................................................................................................6
CHAPITER 01 :
1. L’Historique.............................................................................................8
2. L’origine et culture...................................................................................8
3. Position Systématique…..........................................................................8
4. Caractères morphologiques du figuier......................................................9
- L’écorce..............................................................................................9
- Les bourgeons....................................................................................9
- La ramification...................................................................................9
- Les feuilles…...................................................................................10
- L’inflorescence et la fleur.................................................................10
- Le fruit.............................................................................................10
- Les racines........................................................................................11
5. L’importance de la culture du figuier....................................................11
- Dans le monde...................................................................................11
- En Algérie.........................................................................................11
CHAPITER 02 :
6. La pollinisation et pollinisateur............................................................14
7. La multiplication...................................................................................14
- Le bouturage…..............................................................................14
- Le marcottage….............................................................................15
a- Marcottage aérien.......................................................................15
b- Marcottage au sol…...................................................................15
- Le semis...........................................................................................16
- Le greffage........................................................................................16
Conseils pour réussir la greffe du figuier…...............................16
8. La taille..................................................................................................17
Importance de la taille.................................................................17
9. La caprification......................................................................................17
L’importance de la caprification.................................................17
10. Variétés et caractéristiques......................................................................18
11. les variétés algériennes de figuier..........................................................19
Les techniques d'identification variétale.....................................19
12. La plantation............................................................................................19
Densité de plantation...................................................................20
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13. Fertilisation (organique ; minérale)......................................................20
Période de fertilisation..............................................................21
14. La maturité et la récolte........................................................................21
CHAPITER 03 :
15. L’irrigation............................................................................................23
16. Dose d’irrigation.....................................................................................23
17. Type de sol.............................................................................................23
18. Les maladies...........................................................................................23
Mosaïque du figuier...................................................................23
- Comment réagir...............................................................................24
Pourriture racinaire....................................................................24
- Comment réagir...............................................................................25
- Comment réagir.............................................................................25
- Comment réagir................................................................................25
Scolyte du figuier......................................................................25
- Comment réagir..............................................................................26
- Méthode 1.......................................................................................27
- Méthode 2…...................................................................................27
Conclusion.....................................................................................................................28
3
Listes De Figures :
temps......................................................................................................................24
Listes De Tableau :
4
Remerciements :
Au nom d’Allah Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux Nous remercions tout
d'abord Dieu, le tout puissant qui nous a Donné la santé et la patience pour accomplir ce
travail.
5
Dédicace :
A mes parents, a mon directeur de thèse, a tous mes amis.
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Introduction :
La figue est un fruit délicieux et nutritif, doté de propriétés thérapeutiques. Elle est
riche en sucres, fibres, sels minéraux, composés phénoliques à propriétés antioxydants et
molécules volatiles responsables de son agréable arôme caractéristique (Slatnar et al. 2011).
Les figues sont consommées fraiches ou sèches et sont très appréciées dans le monde entier.
La production mondiale de figues est estimée à plus d’un million de tonnes en 2011. Selon les
plus récentes statistiques de la FAO, l’Algérie est considérée comme le troisième pays
producteur de figues après la Turquie et l’Egypte, et assure plus de 10% de la production
mondiale. Les figuiers se rencontrent en petites plantations un peu partout au nord de
l’Algérie, mais 80% des arbres producteurs sont concentrés dans les régions de Tizi-Ouzou et
de Bejaïa. La surface agricole qu’occupe le figuier, dans la wilaya de Bejaïa, s’étale sur plus
de 11000 hectares, soit le quart de celle de l’olivier, totalisant une production de 250000
quintaux (DSA, 2013).
7
Chapitre : 01
8
1. Historique :
Le figuier (ficus carica L) est l’une des espèces fruitières les plus anciennement
cultivées. Il a été cultivé des 5000ans avent jésus christ dans le moyen orient .les
Egyptiens pratiquaient la culture du figuier depuis 2000 ans l’ère Chrétienne. (Ferchichi et
Aljan, 2007).
La figue est le fruit du figuier commun nommé le (ficus carica ) . son nom français est
empreinte à l’occitan « figa » dialecte du sud français ( jeddi , 2009) .
Le ficus carica a un qualificatif générique qui signifie « le lait du figuier pour soigner la
verrue » pour ficus et carica fait allusion à une région en Turquie (oukabli ,2003).
2. Origine et culture:
Gouter aux délices de la grosse sultane, de la ronde de bordeaux, rêver aux promesses de
dauphine, de Célestine ou de la marseillaise, songer à la douceur de la poulette, de la franque
paillarde ou de la Napolitaine, tout en se retenant de pouffer à l’évocation de la Couille du
pape. .il n’y pas à dire, le figuier est porteur de rêves. Mais pas que ça ! Le figuier est
mystérieux : qu’on m’amène celui qui a vu fleurir un figuier. (Serge schall ,2011).
L’origine du figuier reste un peu confuse .il serait originaire d’Asie occidentale,
d’Afrique du nord ou des Canaries. (bachi ,2011).
3. Position systématique :
Tableau1 : la position systématique du figuier (ficus carica L.)
Règne Végétale
Embranchement Phanérogames
Classe Dicotylédones
Sous classe Apétales
Ordre Urticales
Famille Moracées
Genre Ficus
Espèce Ficus carica L.
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4. Caractères Morphologiques Du Figuier :
- L’écorce :
Au fur à mesure de sa croissance, la plante revêt une texture spécifique, une écorce gris
clair conservent longtemps les trace d’insertion des feuilles et la cicatrice annulaire
caractéristique laissée par les stipules. Cette écorce se manifeste sur les parties âgées de deux
à trois ans, les parties plus jeunes passant d’un épiderme vert tendre à un brun vernissé
ornementé nombreuses lenticelles de grande taille. Il est à noter que l’écorce de certains
figuier tropicaux est utilisé comme textile appelé tapas (vidaud , 1997).
- Les bourgeons :
L’extrémité de toutes tiges présentées un bourgeon terminal qui contient tous les éléments
de la future tige, ainsi que le méristème terminal qui assure la fabrication des nouvelles parties
de la plante. À l’aisselle de chaque feuille, ou de la cicatrice qu’elle laisse après sa chute, il
existe un bourgeon qualifié de latéral ou axillaire. Un examen plus minutieux montre
l’existence fait de deux bourgeons. L’un est pointu et à densité végétative (œil à bois), l’autre
est arrondi et à devenir florale. Parfois, deux bourgeons arrondis sont présents de part et
d’autre du bourgeon végétatif. L’analyse précise de cet ensemble de bourgeons nous révèle en
fait qu’il s’agit d’un rameau végétatif très court portant latéralement, à l’aisselle de ses deux
premières feuilles (pré feuilles), des boutons à figues ( vidaud, 1997).
- La ramification :
La tige se ramifie latéralement à partie de bourgeons dormants qui ont été mis en place
l’année précédente : les rameaux (figure 1) ont alors un développement qualifié de différé.
Ces rameaux se situent généralement vers le haut de la portion de tige mis en place chaque
année (encore appelée unité de croissance), et ils présentent aussi un gradient de
développement acrofuge.
Ainsi, au cours du temps, la croissance du figuier se traduit par la construction d’un tronc
portant chaque année des branches à port dressé. ces branches elles-mêmes portent des
rameaux en petit nombre qui sont généralement peu ou pas ramifiés (vidaud, 1997).
10
Figure1. Organisation d’un pouce (unité de croissance) (vidaud, 1997)
- Les feuilles
Les feuilles présentent une grande diversité de forme, et sur un même arbre, on peut
retrouver un polymorphisme important, les feuilles plus jeunes étant souvent plus découpées.
la grandeur de la feuille n’est généralement pas représentative de la variété mais du milieu
dans lequel pousse la plante .Plus les conditions ne sont difficiles. Plus les feuilles sont
petites (baud, 2008).
- L’inflorescence et la fleur
Les fleurs de la figue sont donc à l’intérieur du fruit. La paroi est couverte de petites fibres
qui constituent, selon le sexe, des étamines ou des pistils. Chaque fleur se situe au bout d’une
petite tige et elle est donc male ou femelle. Les fleurs males sont constituées de trois petites
étamines et d’un pistil incomplet entouré de trois feuilles lancéolées droites, qui forment les
sépales. Les fleurs femelles contiennent cinq sépales pointus entourent un carpelle ovoïde,
surmonté d’un pistil courbé avec deux ouvertures orientées vers l’extérieur et dans lequel se
trouve l’ovule rond et plat (Bauwens, 2008).
- Le fruit :
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- Les racines :
L’activité racinaire est un des points forts dans l’écologie du figuier. Quatre son grand
développement (qui n’est pas sans rappeler sa parenté avec les figuiers tropicaux qui ont des
racines aériennes et parfois étrangleuse, la densité extraordinaire du chevelu racinaire lui
permet une exploitation optimale de l’eau disponible dans le sol, c’est cela qui explique sa
persistante dans des situations apparemment très sèche (vidaud, 1997).
- Dans le monde
Le figuier est très anciennement cultivé dans le monde. Le pourtour du bassin méditerranéen
fournit l’essentiel de la production mondiale estimée 1.117.452 de tonnes en 2013 (tableau 2).
- En Algérie :
Le figuier compte parmi les trois productions fruitières de l’Algérie : olivier, figuier et
agrumes. la grande majorité des plantations se trouve en kabylie (chouaki, et al. ,2006). Le
figuier cultivé occupe d’après une superficie de 44,608 Ha (FAOSTAT, 2015).
Le figuier est un arbre très répandu en Algérie planté un peu partout, sauf au-dessus de
1200m d'altitude et sa culture s'étend d'une extrémité à l'autre du pays, dans les régions
froides et humides comme dans les régions chaudes et sèches, mais malheureusement on
remarque une diminution de production en qualité et en quantité. A titre d'exemple cette
production a nettement baissé de I million de tonnes par an dans les années clinquant
(REBOUR. H, 1952) à quelques 60000 tonnes en 2002 (tableau 2) et de 8 millions d'arbres à
un peu plus de la moitié aujourd'hui (70 000ha en 1952 contre 40 000ha en 2007) au dépend
de développement d'autres cultures comme l'olivier et la vigne (FAO, 2005). La majorité des
figueraies est concentrée dans les régions kabyles (Wilaya de Tizi-ouzou et Béjaia)
(Ministère de l'agriculture).
12
Source: Ministère de l'agriculture, 2007
13
Chapitre : 02
6. La pollinisation et pollinisateur :
Le figuier, est un réceptacle ferme, une urne. Les fleurs ne sont pas visibles, pour les voire il
faut ouvrir la figue. De part cette forme, l’inflorescence représente une barrière mécanique
pour la dispersion du pollen ; cette barrière est levée grâce à l’intervention de l’insecte
pollinisateur .le blastophage.
La description du cycle biologique commence en hiver, quand la figue et l’insecte sont au
repos. Le cycle ne reprend qu’au mois d’Avril avec la mise en place d’une nouvelle pousse du
figuier et la reprise du développement des larves du blastophage, dont la femelle adultes
émergent en Mai sans être chargée de pollen car les fleurs mâles du caprifiguier n’ont pas de
pollen.
La nouvelle génération de blastophage arrive à maturité mi-juillet avec la sortie d’insectes
femelles chargée de pollen. L’insecte est attiré par une figue réceptive présente sur le même
arbre ou bien sur un arbre différent (figuier domestique). L’insecte dépose du pollen
permettant la fécondation de l’ovule et son développement en grain. Ces figues sont les futurs
fruits comestibles d’automne (KJELLBERG et al. 1988).
7. La multiplication :
Tous les modes de multiplication préconisés pour la propagation des arbres fruitiers (semis,
greffage, marcottage, bouturage) sont théoriquement utilisables pour multiplier les diverses
variété du figuier, cependant pour différentes raisons le figuier se multiplie principalement par
bouturage.
- Le bouturage :
Cette méthode de multiplication peut également être envisagée pour un dès la
fin des gelées, même si l'été reste la période la plus adéquate. Une des méthodes
reconnues pour le bouturage du figuier consiste à faire « bouture à l'étouffée».
La bouture prélevée doit mesurer entre 15 et 25 cm. Elle est préalablement coupée en
biseau et trempée dans une hormone bouturage (ou de l'eau de saule) pour favoriser la
repousse des racines. Puis elle est placée dans un grand sac plastique translucide et à l'ombre,
dans une terre riche en humus, en laissant dépasser quelques yeux. Cette branche provenant
de l'arbre-mère a de grandes feuilles dont il est conseillé de couper un peu les extrémités pour
favoriser la reprise. On perce ensuite des trous dans le sac dès que des feuilles poussent pour
une plantation en pot ou en terre le plus tôt possible.
- Le marcottage :
Sur un figuier, deux méthodes de marcottage peuvent se pratiquer et dans tous les cas sont à
réaliser dès le mois de juin et avant la fin de l'été.
a. Marcottage aérien :
La première technique de marcottage chez le figuier est le marcottage aérien, où
l'enracinement est provoqué en installant un manchon sur une tige, préalablement débarrassée
de quelques-unes de ses feuilles à l'emplacement du marcottage. Entaillée en biseau avec un
cutter ou même dépecée d'un peu de son écorce tout autour, la branche formera ensuite des
racines au bout de quelques semaines. Le manchon (film plastique imperméable) est ensuite
attaché à la branche et rempli d'un mélange à base de terreau humide et léger avec une
hormone de bouturage appliquée préalablement sur la partie à vif... Le tout est
hermétiquement fermé aux deux extrémités à 5 cm en dessous de la plaie. Certains jardiniers
protègent ce manchon de la lumière, ce qui est préconisé pour un enracinement plus rapide,
mais pas indispensable. Lorsque des racines se sont enfin formées, on peut couper la branche
de son pied mère en dessous de ces nouvelles racines et replanter ce bébé fruitier dans un pot.
- Le semis :
Le figuier peut se multiplier par semis, mais les résultats sont aléatoires. Il se
multiplie mieux par bouturage ou par marcottage.
- Le greffage :
La greffe en couronne et celle en flûte sont les anciennes méthodes. La greffe en
couronne nécessite un tuteurage de la branche greffée. Celle en flûte nécessite
l'utilisation du mastic obtenu à partir de sciure de bois, ou du goudron. De plus, il
s'avère que ces méthodes risquent de ne pas résister au vent, et de se décoller au contact
de l'air. Donc, le porte greffe doit être de préférence un arbre adulte.
Conseils pour réussir la greffe du figuier :
Veillez toujours à ce qu'un bourgeon soit gardé au-dessus de la greffe quand l'œil
greffé n'est pas encore parti en végétation. C'est un facteur important pour que la sève
circule bien, sinon, les feuilles et les bourgeons se fanent rapidement. De plus, cette
sève servira d'alimentation au chip pour lui donner plus de vigueur quand elle
commence à pousser, et on doit carrément ôter les feuilles et les bourgeons qui sont
au-dessus. Lors de la pose du ruban, il faut s'assurer qu'il est sec, car l'eau risque de
pourrir la branche. Le greffage d'une branche herbacée sur une autre branche
herbacée reste la meilleure méthode. Effectivement, le greffon ligneux greffé sur une
branche ligneuse ne produit pas trop, et la branche herbacée greffée sur Une branche
ligneuse produit mieux, mais pas assez.
Figure5 : opération de marcottage
8. La taille
Pour la taille de formation, l’objectif est de garder pour l’arbre une forme basse sur tronc
unique. Pour la fructification, une taille légère est nécessaire lorsqu’on envisage le séchage
des fruits ou la production des figues fleurs (Bakor), l’objectif est d’obtenir une production
hâtive et précoce et aussi groupée que possible afin de profiter de la chaleur de l’été pour faire
le séchage.
Par contre, pour la production des fruits destinés à la consommation en frais, la taille doit
être plus sévère pour échelonner la récolte (CHERFOUH et GHOMRAS, 1991).
La taille de rajeunissement est effectuée quand l’arbre manifeste une sénescence avancée ou
après une quarantaine d’années, elle vise à supprimer les charpentières vieillissantes en
favorisant leur remplacement par la conservation des gourmands placés autour du collet de
l’arbre (BRETAUDEAU, 1964).
- Importance de la taille :
En taillant votre figuier, vous allez accélérer sa croissance et améliorer la productivité de
figues.
• Privilégiez une taille au début du printemps lors de la montée de sève.
• Les figues se développent sur les pousses d’un an et sur celles de l’année.
• En avril, il est donc recommandé de pincer les jeunes rameaux, c’est à dire de sectionner
l’extrémité avec ses ongles.
• Pour les figuiers déjà bien formés, utilisez un sécateur et coupez au-dessus du 2ème œil les
pousses de l’année.
• De septembre à décembre, vous pouvez couper les pousses qui ont fructifié
afin d’améliorer la prochaine fructification et la récolte à venir.
• L’apport d’un engrais pour figuier rendra la production de figues abondante
9. La caprification :
La caprification consiste à suspendre dans les branches de figuiers femelles, des figues
mâles pollinisatrices libérant des blastophages, elle n’a d’utilité que pour la récolte des figues
d’automne (Vidaud, 1997).
- L’importance de la caprification :
Seules les figues polonisées se prêtent au séchage d’où l’intérêt de la caprification. En effet,
la pollinisation permet d’obtenir des figues sucrées et plus propices au séchage. La
fécondation des figues d’automne est favorisée, en suspendant dans les figuiers cultivés «
femelle », des chapelets de profichis de trois à cinq dokkars ayant atteint la maturité et dont
les blastophages sont prêts à sortir. Cette opération débute en Juin, au moment où les figues
les plus avancées (les figuiers femelles) ont atteint la dimension d’une noisette, et se
renouvelle tous les 8 à 10 jours, jusqu’au début Juillet. La caprification peut être accomplie
naturellement, et la bonne méthode consiste à organiser une plantation de dokkars distante de
Celle des fig.
12. La plantation :
Le Sol : le figuier a une image d’arbre rustique, voire sauvage, qui pousse dans des sols
pauvres et pierreux : c’est vrai, mais surtout pour les caprifiguiers .le figuier cultivé a besoin
d’une sol profond, fertile, frais et de nature calcaire.
L’eau : pour la même raison, le figuier reste dans l’imaginaire populaire un arbre qui «sait
toujours trouver l’eau ».toutefois, au jardin il a besoin d’un apport d’eau annuel de 600 à
700 mm, principalement réparti au printemps et en début d’été. À l’inverse, un excès d’eau
au
moment de la maturation des figues est préjudiciable à la qualité des fruits et provoque leur
éclatement.
Le figuier est un bel arbre. On peut en fonction de la variété, choisir une taille finale
adaptée à son jardin. Certaines qualités ont des développements de 8 à 10 mètres de diamètre
à l’âge adulte, comme La noire de Caromb, la noire de Barbentane, la bourjassotte, la grise de
St Jean. D’autres ont des tailles plus modestes et certains, comme la Goutte d’Or peuvent
même être cultivés en pots. (Djamel Belaid.2017).
- Densité de plantation :
Outre son grand développement qui n'est pas sans rappeler sa parenté avec les figuiers
tropicaux qui ont des racines aériennes «et parfois étrangleuses », la densité extraordinaire du
chevelu racinaire permet une exploitation optimale de l'eau disponible dans le sol, c'est cela
qui explique sa persistance dans des situations apparemment très sèches (Bretaudeau jean
2006).
Les distances de plantation sont variables selon la fertilité du sol et les possibilités
d’irrigation Dans les sols irrigués et fertiles, les distances sont de 8mX 8m, par contre dans
les sols secs et, érodés, ces espacements peuvent atteindre 14m X 14m. Rares sont les
plantations intensives sous irrigation.
Il est préférable de ne pas apporter de fertilisation plutôt qu’un trop abondant, qui entraine
le développement végétatif de l’arbre au détriment de la fructification. Le plus sage est
d’épandre un engrais organique (compost, fumier bien décomposé) à l’automne, il pénétrera à
la faveur des pluies hivernales.
L’engrais est à déposer au pied du jeune arbre, mais à l’aplomb de la couronne chez les
vieux sujets, là ou se trouvent les racines fonctionnelles qui absorbent les éléments nutritifs.
Bien que le figuier soit très peu exigeant vis-à-vis de la nature du sol, il croîtra beaucoup
plus rapidement s’il s’établit dans un sol riche en matières organiques. Si ce n’est pas le cas, il
sera préférable d’enrichir votre sol avant la plantation, en enfouissant à une profondeur de 30
à 40 cm du fumier bien décomposé, des composts urbains, du marc de raisin. Cette pratique
doit être préférée à l’apport de matière organique dans le trou de plantation qui ne ferait que
légèrement retarder la carence future. (Djamel Belaid.2017).
- Période de fertilisation :
Certains figuiers produisent deux récoltes par an (bières) : la première a lieu
généralement début juillet, pour une durée de trois semaines à un mois, l'autre débute mi-
août. Les figuiers unifies donnent une seule récolte qui débute en août pour se terminer en
octobre voire en novembre pour certaines qualités.
La maturité des fruits est échelonnée, elle s'étale sur plusieurs mois et nécessite un passage
tous les 2 jours, d'où un besoin de main d'œuvre important correspondant aux 40 à 60 récoltes
successives dans l'année (pour les variétés remontantes), le rendement horaire moyen d'un
cueilleur étant de 7à1Okg au maximum (VIDAUD ,1997). Pour la récolte des figues deux
stades de maturité sont à considérer:
1. Les fruits destinés à la consommation en frais devraient être cueillis le matin avant le levé
de soleil, et bien mûre. A ce stade, les fruits cèdent sous simple pression des doigts,
l'épiderme est généralement fendille et l'ostiole est entrouvert. La résistance du fruit frais au
transport est fonction de l'épaisseur de la peau et du celui du réceptacle. Si l'on destin sa
production à la confiserie ou à la conserverie à l'état de maturité convenable est légèrement
moins avancée que pour les fruits de table.
2. Pour le séchage, les figues sont cueillies à maturité complète, même avec excès, quand
elles sont ridées, demi-sèches. Récoltées par temps sec, après la disparition de la rosée
matinale chaque variété est cueillie séparément et suivant ses aptitudes au séchage (MAURI,
1952).
Chapitre : 03
15. L’irrigation :
L’irrigation vient en complément lorsque les précipitations sont insuffisantes (inférieures
à 600 mm). Pendant les premières années de plantation, l’irrigation est obligatoire. Les
apports doivent être répartis sur deux périodes : la première au printemps avant la
caprification (Avril, Mai) pour favoriser l’assimilation des engrais et hâter le développement
des fruits, la deuxième après la caprification (début juillet), cette dernière doit être réduite,
voire supprimée si l’on vise la production de fruits de séchage.
La teneur en chlorure de l’eau d’irrigation ne doit pas dépasser 1.5% (MAURI.N ,1939 cité
par CHERFOUH et GHOMRAS, 1991).
Dans le cas des terrains à forte pente, l’irrigation par raie selon les courbes de
niveau est la plus recommandée, l’irrigation localisée est plus facile à installer mais
plus couteuse (VIDAUD, 1997).
Son système racinaire très développé l’aide à supporter des conditions très sèches. Ses
besoins annuels sont de l’ordre de 600 à 700 mm, surtout au printemps et au début de l’été. Il
se plaît cependant beaucoup en conditions plus humides. Les arrosages doivent être espacés et
copieux. Attention aux figuiers plantés sur des gazons ! Les gazons sont arrosés sur moins de
20 cm de profondeur alors que les racines du figuier ont besoin d'eau en profondeur. (Djamel
BELAID, 2017).
Le figuier possède une grande capacité d’adaptation à différentes conditions du sol, ce qui
lui confère une grande élasticité et permet de le cultiver sans recours à des porte-greffes. Il
peut survivre et se développer dans des sols pauvres ou très pauvres, mais se développe
rapidement et produit abondamment dans des sols riches, souples, calcaires, voire même à
tendance asphyxiante.
Mosaïque du figuier :
A l’image du haricot, le figuier est parfois atteint d’un virus inoculé par les piqûres répétées
d’un minuscule acarien : Aceria ficus. Mais la porte d’entrée du virus peut tout aussi bien
résulter de l’utilisation d’outils de taille ou de greffage contaminés et non désinfectés d’un
arbre à l’autre. La mosaïque peut affecter l’ensemble du figuier ou se résumer à quelques
branches. Les feuilles touchées apparaissent criblées de petites boursouflures consécutives
aux piqûres de l’insecte. Elles comportent aussi de vastes taches claires, presque jaunes,
alternant avec des zones plus vertes. Certaines feuilles peuvent même paraitre atrophiées, de
23
couleur vert pâle. Dans les cas d’infection les plus sévères, la croissance du figuier est freinée
et la production fruitière réduite à sa plus simple expression.
Comment réagir ?
Pourriture racinaire :
Au printemps, tout semble se dérouler pour le mieux. Les bourgeons terminaux ont laissé
place à de jeunes feuilles qui se déploient peu à peu. Néanmoins, dès les premières journées
chaudes, une partie ou la totalité des feuilles jaunissent (en fonction de l’étendue de la
pourriture) et paraissent prostrées sans raison apparente. Dans les formes les plus graves, les
feuilles et les fruits en formation brunissent puis sèchent, avant de tomber. En réalité, le
figuier meurt à petits feux puisque ses racines, complètement asphyxiées par le
développement du champignon responsable de la pourriture racinaire, sont dans l’incapacité
d’alimenter les parties aériennes.
24
Comment réagir ?
Comment réagir ?
Installez des pièges à glue pour détecter les premiers vols des mouches. Des pièges à
phéromones permettent ensuite de capturez les mâles adultes, empêchant de fait
l’accouplement et, par voie de conséquence, les pontes. En prévention, vous pouvez
également pulvériser une décoction de tanaisie ou d’absinthe. (30 g de feuilles de tanaisie
pour 1L d’eau portée à ébullition, macération de 24h).
Comment réagir ?
Les moyens de lutte visant à limiter les dégâts sont similaires aux attaques de la mouche
noire, à savoir le piégeage à l’aide de phéromones.
Scolyte du figuier :
Il s’agit d’un petit coléoptère noir d’environ 1 mm de long (Hipoborus ficus). L’espèce est
spécifique au figuier. Les attaques se concentrent plus fréquemment sur les arbres malades,
chétifs ou faibles. Le scolyte du figuier ronge l’écorce, les dégâts pouvant être observés au
printemps. Si rien n’est fait, les branches creusées sèchent progressivement avant de mourir.
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Comment réagir ?
Dès l’apparition des premiers dégâts, coupez et éliminez les rameaux les plus atteints en les
brûlant dans un incinérateur. Nourrissez les arbres affaiblis pour les aider à se défendre par
leurs propres moyens.
Pour l’extraction des composés phénoliques, une aliquote de 0,14 g de lyophilisat sont
introduits dans un tube à essai, puis 11 ml d’acétone 60% sont ajoutées. Les tubes sont
incubés sous agitation dans un bain-marie à température 45°C pendant 100 min. Les extraits
sont récupérés après centrifugation à 5000 tpm/10min.
Les figues sont utilisées pour la fabrication de beaucoup de produits alimentaires tels
que la confiture, les fruits confits, les boissons alcoolisées, etc. Les figues grillées ont été
aussi transformées en café (café viennois) (Vaughan et Geissler, 2009). Les confiseries pour
diabétiques dépourvues de sucre sont fabriquées à base de figues sèches (Raj et Joseph, 2011).
Pour résister au froid de l’hiver, les habitants des régions montagneuses consomment les
figues sèches trempées dans l’huile d’olive.
26
23. Technique de transformation :
Méthode 1 : Au laboratoire, les figues fraiches sont immédiatement triées pour éliminer les
pièces endommagées, et les unités destinées aux analyses à l’état frais sont pesées et leur
humidité déterminée. Puis, elles sont broyées à l’aide d’un mixeur, congelées et lyophilisées.
Les lyophilisats sont réduites en fine poudre à l’aide d’un broyeur électrique, tamisés et
conservés à – 18 °C, dans des boites opaques. Les figues récoltées très mûres sont séchées sur
des claies sous le soleil. Les fruits sont retournés chaque jour durant une période suffisante
pour obtenir la texture voulue (élastique au toucher). Une fois séchées, les figues sont pesées
et traitées de la même manière que les figues fraiches.
Méthode2 : L’extraction des sucres solubles a été faite selon la méthode de Kader et al.
(1993). Une quantité de 0,1 g de lyophilisat est mélangé avec 15ml d’éthanol 80%. La
solution est incubée à 95°C durant 15 min. Le mélange est filtré et centrifugé à 5000 tpm/10
min. Le surnageant est récupéré pour le dosage selon la méthode de Dubois et al. (1956). Une
aliquote de 0,3ml du surnageant dilué est mélangée avec le même volume de phénol 5% (p/v)
et 1,5 ml d’acide sulfurique concentré. Après une incubation de 5min à 105°C, suivi d’un
refroidissement à l’obscurité de 30 min, l’absorbance est mesurée à 490 nm. La concentration
en sucres solubles est calculée à partir d’une courbe d’étalonnage obtenue avec une solution
de glucose (annexe 3, figure 5). Les résultats sont exprimés en g équivalent glucose par 100 g.
La diminution de l’activité inhibitrice des variétés noires peut être expliquée par la
diminution des flavonoïdes sensibles à l’élévation de la température et la lumière, et surtout la
dégradation des anthocyanines responsables de la coloration des peaux. Une bonne corrélation
a été enregistré entre l’activité inhibitrice de NO° et la teneur en anthocyanines (Gorinstein et
al. 2004). L’augmentation de l’activité inhibitrice après séchage des variétés Tamriwthe et
Tahyounte peut être expliquée par la teneur en composés phénoliques totaux plus élevée à
l’état sec, comme elle peut être la conséquence de formation de nouvelle molécules actives
induites par le séchage. Il est important de rappeler que la variété Tahyounte a montré aussi
une augmentation significative de l’activité anti-radicalaire après séchage .
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Conclusion :
La présente d'étude est une recherche d'expérimentation sur le figuier ficus carica L.
cette espèce qui semble en état critique, or une baisse progressive de la production ont
fait naitre des inquiétudes sérieuses dans tous les milieux intéressés, agricoles,
commerciaux et industriels. (Bakhai Abdelaziz, 2016).
Le figuier est une culture de zone semi- aride à multi-usages destinée à devenir plus
importante avec l’augmentation du réchauffement climatique et de la désertification. Elle
offre un grand potentiel pour les pays en développement dans les régions arides. Cependant,
au même temps, ces pays font face à l’emballement des problèmes. L’utilisation innovante de
ces cactus, peut être un moyen de réduction partielle de la menace. Une option plus réalisable
est d’éviter, en premier lieu, l’introduction et l’installation de nouveaux envahisseurs. La
recherche est nécessaire pour trouver des méthodes innovantes et intégrées pour gérer ces
invasions. Cette espèce a une importance économique majeure dans plusieurs régions
(McFadyen, 1979 ; McFadyen et Tomley, 1981).
Les feuilles du figuier peuvent être également utilisées comme aliment de bétail. Le latex
séché et poudré, est utilisé pour la coagulation du lait .il sert aussi pour l’isolation d’une
enzyme digestive de protéines. Les cultures cellulaires de figues sont également évaluées
comme une source de protéases. Plusieurs autres utilisations médicinales des produits de la
figue sont rapportées.
La figue est très énergétique, riche en vitamine et en éléments minéraux. (Dr Ahmed
oukabli ,2003).
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Références bibliographiques
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