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Laminage des Crues en Algérie

Ce document présente un mémoire de fin d'études portant sur l'étude comparative des méthodes de laminage des crues. Il contient une introduction générale, trois chapitres traitant du cycle de l'eau, de la propagation des crues et des méthodes de laminage, ainsi qu'une conclusion générale. Plusieurs barrages en Algérie sont présentés pour illustrer l'application des méthodes de laminage.

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Laminage des Crues en Algérie

Ce document présente un mémoire de fin d'études portant sur l'étude comparative des méthodes de laminage des crues. Il contient une introduction générale, trois chapitres traitant du cycle de l'eau, de la propagation des crues et des méthodes de laminage, ainsi qu'une conclusion générale. Plusieurs barrages en Algérie sont présentés pour illustrer l'application des méthodes de laminage.

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REPUBLIqUE ALGERIENNE DEMOCRATIqUE ET POPULAIRE

Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université Mohammed Seddik Ben Yahia - Jijel

Faculté des Sciences et de la Technologie


Département de Génie Civil et Hydraulique

Mémoire de fin d’étude


Présenté pour l’obtention du diplôme de

Master

Option : Hydraulique Urbaine.


Thème

Etude comparative des méthodes de


laminage des crues

Présenté par :
Amira MAROUF

Warda HIRECHE

Devant le jury composé de :

Khereddine BOUTEBBA M.C.B Université de Jijel Président


Ishak ABDI M.C.B Université de Jijel Encadrant
Faris BELAABED M.C.A Université de Jijel Examinateur

Promotion 2021/2022
Remerciement

Avant tout propos, nous remercions « Dieu » le tout puissant qui nous a donné

sagesse et courage pour faire correctement ce modeste travail.

Notre reconnaissance va plus particulièrement à notre encadrant Mr. Ishak

ABDI pour son soutien, ses orientations et son encouragement qui nous a aidé à

surmonter nos difficultés durant la période de travail.

Nos remerciements s’adressent également aux membres de jury pour avoir

accepté d’évaluer notre travail.

Enfin on tient à remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin, à la

réalisation de ce travail.
Je dédie ce mémoire….
À mes parents,
Qui m’ont mis sur cette voie, qui m’ont apporté soutien, amour et affection afin
que je puisse venir à l’aboutissement de mes études et sans qui, rien ne pourrait
être possible.

À mon petit frère,


Pour sa présence et son encouragement permanent.

À ma grand-mère Zhira,
Yamma,
Pour ses prières, son attention, et sa présence permanente à mes côtés.

À ma famille,
Mes tantes et oncles, cousins et cousines.

À tous mes Amis,

Qui m’ont toujours encouragé, et avec qui j’ai passé des bons moments.

A mes très chères copines Rayane et Amira pour leurs soutien moral durant ces
années d’étude.

A vous cher lecteur.

AMIRA
Dédicace

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont soutenu lors de la rédaction
de ce mémoire. J’adresse mes vifs remercîments a ma chère mère, battante et
courageuse qui a toujours su ma rassurer et m'aider à aller de l'avant.

À mon cher père, qui as toujours cru en moi et m'a soutenu.

Que Ce modeste travail soit l'un des reconnaissances qui je vous dois.

À mes chères sœurs Fatiha Khadidja et Mouna, À mes chères frère Mohammed
et Seddik, merci d'être toujours là pour moi.

À mes chères amies Malak Anfel Ikrem Anissa Dina, et a tout ceux que j'aime
et que je respecte.

Un grand merci pour notre encadrant de mémoire, Mr abdi Ishek, pour la


disponibilité, la solution et les bons conseils qui ont été capitale dans
l'accomplissement de ce travail.

Et aussi merci à mon binôme Amira.

Merci à vous tous,

WARDA
Sommaire
Introduction générale ___________________________________________________________ 1
Chapitre 1 ____________________________________________________________________ 3
1.1 Le cycle de l’eau __________________________________________________________ 4
1.1.1 Les phases principales __________________________________________________ 6
1.2 La description des crues ____________________________________________________ 9
1.2.1 Définition ____________________________________________________________ 9
1.2.2 Genèse des crues _____________________________________________________ 10
1.2.3 Type des crues _______________________________________________________ 12
1.2.4 Propagation des crues __________________________________________________ 13
1.2.5 La propagation d’une onde de crue dans un bief de cours d’eau _________________ 20
1.3 Evacuateur de crue _______________________________________________________ 29
1.3.1 Les principaux critères à prendre en considération pour le choix de l’évacuateur de
crues ___________________________________________________________________ 30
1.3.2 Différents types d’évacuateurs de crues __________________________________ 30
1.3.3 Constituants d’un évacuateur de crue ____________________________________ 31
Conclusion _________________________________________________________________ 32
Chapitre 2 ___________________________________________________________________ 33
2.1 Propagation d’une crue dans un réservoir ______________________________________ 34
2.1.1 Conception de base et formulation ________________________________________ 35
2.1.2 Modèle à réservoir linéaire (Hingray et al., 2009) ____________________________ 39
2.2 Laminage des crues _______________________________________________________ 41
2.2.1 Principe de laminage __________________________________________________ 41
2.2.2 Objectif de laminage __________________________________________________ 42
2.2.3 Présentation de quelques modèles de laminage de crue ________________________ 43
2.2.4 Les méthodes de calcul de laminage de crue ________________________________ 43
Conclusion _________________________________________________________________ 61
Chapitre 3 ___________________________________________________________________ 62
3.1 Présentation des barrages : _________________________________________________ 63
3.1.1 Barrage Sidi Naceur ___________________________________________________ 63
3.1.2 Barrage Zaouïa _______________________________________________________ 64
3.1.3 Barrage Beni Haroun __________________________________________________ 65
3.1.4 Barrage de Bouira _____________________________________________________ 67
3.1.5 Retenue du Chaabet Ketami _____________________________________________ 68
3.1.6 Barrage Boussiaba ____________________________________________________ 69
3.2 Construction des hydrogrammes laminés pour chaque barrage _____________________ 71
A. Barrage Sidi Naceur ____________________________________________________ 71
B. Barrage Zaouïa ________________________________________________________ 76
C. Barrage Beni Haroun ___________________________________________________ 80
D. Barrage Bouira ________________________________________________________ 85
E. Retenue Chaabet ketami _________________________________________________ 90
F. Barrage Boussiaba _______________________________________________________ 94
3.3 Analyse et discussion ___________________________________________________ 99
Conclusion ________________________________________________________________ 100
Conclusion générale __________________________________________________________ 101
Références bibliographiques ___________________________________________________ 103
Annexes ____________________________________________________________________ 104
Liste des figures
Chapitre 1
Figure 1. 1 : Cycle hydrologique de l’eau. ................................................................................. 5
Figure 1. 2 : Organigramme des phases de cycle de l’eau (Laborde, 2000). ............................. 6
Figure 1. 3 : Les écoulements. .................................................................................................... 8
Figure 1. 4 : Hydrogramme de crue. .......................................................................................... 9
Figure 1. 5 : Interprétation conceptuelle de temps de propagation de la crue (Anctil et al.,
2012)......................................................................................................................................... 14
Figure 1. 6 : Une section d’écoulement (Hingray et al., 2009). ............................................... 16
Figure 1. 7 : Les différents termes de l’équation de continuité (Hingray et al., 2009). ........... 17
Figure 1. 8 : Les différents termes de l’équation de conservation de l’énergie (Hingray et al.,
2009)......................................................................................................................................... 18
Figure 1. 9 : Evolution des variable V, Q et h en fonction du temps t au cours d’une crue. .... 20
Figure 1. 10 : Evolution des variables h et Q en une section donnée au cours d’une crue. ..... 20
Figure 1. 11 : Propagation hydrologique des ondes de crue (Hingray et al., 2009). ................ 22
Figure 1. 12 : Relation unique entre (S) et (QS) (Anctil et al., 2012). ...................................... 23
Figure 1. 13 : Relation non unique entre (S) et (QS) (Anctil et al., 2012)................................ 23
Figure 1. 14 : Principe du Modèle de Muskingum (Hingray et al., 2009). .............................. 25
Figure 1. 15 : influence schématique des paramètres x (figure a) et k (figure b) du modèle de
Muskingum sur la déformation de l’hydrogramme entrant (Hingray et al., 2009). ................. 27
Figure 1. 16 : Exemples d’évacuateurs de crues. ..................................................................... 30

Chapitre 2
Figure 2. 1 : Hydrogramme de propagation de crue dans un réservoir (Mekherbeche, 2011). 34
Figure 2. 2 : Courbe d’emmagasinement (Anctil et al., 2012). ................................................ 36
Figure 2. 3 : Types d'ouvrages hydrauliques de contrôle de débit. .......................................... 38
Figure 2. 4 : Courbe de laminage de crue dans une retenue (Bennis, 2007). ........................... 41
Figure 2. 5 : Les schémas de calcul par la méthode de kotcherine. ......................................... 45
Figure 2. 6 :Tableau de procédé de calcul de laminage par la méthode de Hildenblat
(Touaïbia, 2004) ....................................................................................................................... 50
Figure 2. 7 : laminage de crue pare la méthode de Blackmore, (Roche, 1964). ...................... 51
Figure 2. 8 : Construction graphique de l’épure de Blackmore (Roche, 1964). ...................... 52
Figure 2. 9 : Interface du logiciel (HEC-HMS). ...................................................................... 55
Figure 2. 10 : Représentation des constituants principaux dans le cas de laminage des crues. 57
Figure 2. 11 : les données de chaque constituant. .................................................................... 57
Figure 2. 12 : un exemple des modèles météorologiques. ....................................................... 58
Figure 2. 13 : Contrôle de la simulation. .................................................................................. 58
Figure 2. 14 : Les débits entrants dans le barrage. ................................................................... 59
Figure 2. 15 : Données de remplissage de barrage. .................................................................. 59
Figure 2. 16 : Gestionnaire de simulation. ............................................................................... 60
Figure 2. 17 : les résultats de chaque élément. ......................................................................... 60
Figure 2. 18 : Visualisation des résultats.................................................................................. 61

Chapitre 3
Figure 3. 1 : Bassin versant du barrage Sidi Naceur (Wilaya d’EL Bayadh).......................... 63
Figure 3. 2 : Courbe volume-hauteur déversé barrage Sidi Naceur. ....................................... 64
Figure 3. 3 : Barrage Zaouïa (Wilaya de Tizi Ouzou). .......................................................... 64
Figure 3. 4 : Courbe volume-hauteur déversé barrage zaouïa................................................. 65
Figure 3. 5 : Bassin versant du barrage de Beni Haroun (Wilaya de Mila). ........................... 66
Figure 3. 6 : Courbe volume-hauteur déversé barrage de beni haroun. ................................. 66
Figure 3. 7 : Bassin versant d’oued Chouiret (Wilaya de Bouira). ......................................... 67
Figure 3. 8 : Courbe volume-hauteur déversé barrage Bouira. ................................................ 68
Figure 3. 9 : Bassin versant de la retenue collinaire de Chaabet Ketami (Wilaya de Batna). . 68
Figure 3. 10 : Courbe volume-hauteur déversé la Retenue Chaabet Ketami. ......................... 69
Figure 3. 11 : Barrage Boussiaba (Wilaya de Jijel)................................................................. 70
Figure 3. 12 : Courbe volume-hauteur déversé barrage Boussiaba. ........................................ 70
Figure 3. 13 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage de Sidi
Naceur). .................................................................................................................................... 71
Figure 3. 14 : la courbe de débits pour le calcul de Puls de barrage Sidi Naceur. .................. 71
Figure 3. 15 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage SIDI
NACEUR). …………………………………………………………………………………..72
Figure 3. 16 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat…………………………………72
Figure 3. 17 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode step by step (Barrage sidi
Naceur)………………………………………………………………………………………..73
Figure 3. 18 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage Sidi Naceur).73
Figure 3. 19 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de HEC-HMS (Barrage de sidi
Naceur)……………………………………………………………………………………….74
Figure 3. 20 : comparaison des méthodes pour barrage sidi Naceur………………………...75
Figure 3. 21 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (barrage zaouïa)…......76
Figure 3. 22 : courbe de débit méthode de Puls de Barrage zaouïa…………………………76
Figure 3. 23 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat Barrage zaouïa..77
Figure 3. 24 : courbe de débit la méthode de Hildenblat (Barrage zaouïa)………………...77
Figure 3. 25 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (Barrage
zaouïa)……………………………………………………………………………………….78
Figure 3. 26 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage Zaouïa)……78
Figure 3. 27 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage zaouïa)…79
Figure 3. 28 : Comparaison barrage zaouïa. ............................................................................ 80
Figure 3. 29 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage Beni Haroun).80
Figure 3. 30 : courbe des débits pour la méthode de Puls. ...................................................... 81
Figure 3. 31 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage Beni
Haroun). .................................................................................................................................... 81
Figure 3. 32 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat.................................................... 82
Figure 3. 33 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode step by step (Barrage Beni
Haroun). .................................................................................................................................... 82
Figure 3. 34 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Runge kutta (Barrage Beni
Haroun). .................................................................................................................................... 83
Figure 3. 35 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage Beni
Haroun)……………………………………………………………………………………….83
Figure 3. 36 : Comparaison des hydrogrammes Barrage Beni Haroun................................... 84
Figure 3. 37 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage Bouira). ........ 85
Figure 3. 38 : courbe de débit de la méthode de Puls. ............................................................. 85
Figure 3. 39 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage Bouira).
.................................................................................................................................................. 86
Figure 3. 40 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat.................................................... 86
Figure 3. 41 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (Barrage Bouira).
.................................................................................................................................................. 87
Figure 3. 42 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage Bouira). ........ 87
Figure 3. 43 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage Bouira). .... 88
Figure 3. 44 : comparaison des hydrogrammes de barrage Bouira. ........................................ 89
Figure 3. 45 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Chaabet ketami). ........ 90
Figure 3. 46 : courbe de débit pour la méthode de Puls. ......................................................... 90
Figure 3. 47 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (la retenue de
Chaabet ketami)........................................................................................................................ 91
Figure 3. 48 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat.................................................... 91
Figure 3. 49 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (la retenue de
Chaabet ketami)........................................................................................................................ 92
Figure 3. 50 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (La retenue de Chaabet
ketami). ..................................................................................................................................... 92
Figure 3. 51 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel de HEC-HMS (la retenue de
Chaabet ketami)………………………………………………………………………………93
Figure 3. 52 : comparaison des hydrogrammes de la retenue de Chaabet ketami. ................. 94
Figure 3. 53 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage Boussiaba). ... 94
Figure 3. 54 : courbe de débit de la méthode de Puls.............................................................. 95
Figure 3. 55 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage
Boussiaba). ............................................................................................................................... 95
Figure 3. 56 : courbe des débits de la méthode de Hildenblat. ............................................... 96
Figure 3. 57 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (Barrage
Boussiaba). ............................................................................................................................... 96
Figure 3. 58 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage Boussiaba). .. 97
Figure 3. 59 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage Boussiaba).
.................................................................................................................................................. 97
Figure 3. 60 : Comparaison des hydrogrammes barrage de Boussiaba................................... 98
Figure 3. 61 : le taux de laminage des différentes méthodes. ................................................. 99
Figure 3. 62 : Les diagrammes en boite des erreurs relatives absolues des débits de pointe
laminés des différentes méthodes par rapport aux débits de pointe laminés par la méthode de
Runge Kutta d’ordre 4. ........................................................................................................... 100
Liste des tableaux

Chapitre 1

Tableau 1. 1 : Simplification des équations de Barré de saint venant (Hingray et al., 2009).19
Chapitre 2

Tableau 2. 1 : Ouvrage hydraulique de contrôle du débit et relation débit hauteur (Anctil et al.,
2012)……………………………………………………………………………………… 37

Chapitre 3

Tableau 3. 1 : Comparaison des hydrogrammes Barrage de Sidi Naceur…………………..75

Tableau 3. 2 : Comparaison des Hydrogramme Barrage zaouïa……………………………79

Tableau 3. 3 : comparaison des hydrogrammes Barrage de Beni Haroun…………………84

Tableau 3. 4 : Comparaison des hydrogrammes barrage Bouira……………………………88

Tableau 3. 5 : Comparaison des hydrogrammes retenue Chaabet ketami…………………..93

Tableau 3. 6 : Comparaison des hydrogrammes barrage Boussiaba………………………..98


Introduction générale

Introduction générale

Essentielle du développement de la vie, la présence de l’eau a toujours été une condition


fondamentale à l’implantation des communautés humaines. Les premières civilisations de
l’homme ont commencé près des rivières, Le Nil, le Tigre et l’Euphrate étaient des lieux où
l’homme a commencé à s’établir sur la terre.

Une bonne gestion de cette ressource est un défi permanent lié à l’évolution
démographique, à l’urbanisation et au développement économique de la société tout en
compte des changements climatiques et la pollution.
Au fil des années, plusieurs stratégies et études ont été réalisées par des chercheurs
hydrauliciens dans le but d’une bonne utilisation et disponibilité de l’eau, il s’est avéré que les
ouvrages hydrauliques étaient la meilleure solution.

Les ouvrages hydraulique se différent l’un de l’autre, et cela dépend de leurs natures,
caractéristiques et aussi la raison de leurs construction, parmi ces ouvrages on distingue les
barrages qui peuvent être considérés comme des ouvrages particuliers, Ils présentent par
ailleurs la caractéristique de pouvoir être affectés à différentes fonctions. Ils sont construit
pour accumulé le maximum des apports à fin de répondre aux besoins vitaux et économiques
des populations, d’autre part de protection contre les effets destructeurs de l’eau, ou de
recours pour le cas de pénurie en eau.
Le projet du barrage comporte deux éléments, la digue et les ouvrages annexes. Ces
derniers, sont nécessaires à la protection et l'exploitation du barrage, et se composent de la
dérivation provisoire, l'évacuateur de crue, l'ouvrage de prise d'eau et l'ouvrage de vidange de
fond.
Le dimensionnement hydraulique d’un barrage ou d’une retenue repose sur des études de
régularisation et de laminage sur des bases technico-économique. En effet, la largeur du
déversoir est inversement proportionnelle à la hauteur déversante, qui se calcul par le
processus de laminage de crues.

1
Introduction générale

Notre travail se justifie par la volonté d’effectuer une étude comparative des différentes
méthodes de laminage des crues. Cette étude nous permettrait d’apporter une contribution sur
le choix de la méthode la mieux adaptée aux diffèrent barrages algériens. Ce mémoire
s’organise en trois chapitres :

Chapitre 1 : est une introduction au phénomène de crue et leurs propagations dans les
rivières et réservoirs.
Chapitre 2 : s’intéresse au laminage de crues dans les barrages et ses différentes méthodes de
calcul.
Chapitre 3 : Présente, d’une part, les caractéristiques des six barrages étudiés. D’autre part, il
présente les résultats de laminage obtenus par les différentes méthodes, ainsi qu’une
comparaison de ces résultats.

2
Chapitre 1
Revue de la littérature sur les crues et leur
propagation

— Toute notre connaissance a son origine dans nos perceptions — Léonard de Vinci

U
ne crue est un phénomène exceptionnel qui peut survenir à tout moment,
qui désigne une période de fort débit d'un fleuve ou d’une rivière. Ce
chapitre présente des notions et concepts fondamentaux liés à ce
phénomène, ainsi que les différentes causes qui l’engendre, leurs critères
et leur typologie. A La fin de chapitre, on s’est intéressé à la définition
des modèles de calcul de la propagation des ondes de crues.

3
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

1.1 Le cycle de l’eau

L’eau présente sur Terre est la même depuis la création de la Terre il y a 4 milliards d’années. En
suivant un cycle naturel, l’eau se renouvelle perpétuellement tout en permettant aux êtres vivants
d’exister et de vivre.

Le cycle de l’eau est un modèle représentant les flux entre les grands réservoirs d’eau liquide,
solide ou gazeuse, sur Terre : les océans, l’atmosphère, les lacs, les cours d’eau, les nappes
souterraines, les glaciers.

Appelé aussi cycle hydrologique, le cycle de l’eau est l'ensemble des cheminements que peut
suivre une particule d'eau, Ces mouvements, accompagnés de changements d'état, peuvent
s'effectuer dans l'atmosphère, à la surface du sol et dans le sous-sol.

Chaque particule n'effectue qu'une partie de ce cycle et avec des durées très variables : une goutte
de pluie peut retourner à l'océan en quelques jours alors que sous forme de neige, en montagne,
elle pourra mettre des dizaines d'années (Laborde, 2000).

Le soleil est l’organe vital du cycle, C’est l’énergie solaire qui entraîne les changements d’état de
l’eau : la formation et la fonte des glaces ou encore l’évaporation, qui entraîne tous les échanges et
les étapes du cycle.

Sous l’effet du rayonnement solaire, les eaux des océans et des surface libre passent en phase
gazeuse, et s’évapore pour former des nuages, cette vapeur d’eau s’élève pour se condenser sous
forme de gouttelettes d’eau dans l’atmosphère, puis se retombe sur les océans et les continents
sous forme de précipitation liquide (pluie), ou solide (neige ou glace).

Une partie de cette précipitation est restitué sous forme de vapeur à l’atmosphère, soit s’évapore
directement, soit du fait de la transpiration des végétaux.

Les phénomènes d’évaporation de l’eau libre et de transpiration des végétaux constituent


ensemble l’évapotranspiration.

Par la suite, La partie de la pluie qui ni évapotranspirée ni évaporer, s'écoule en surface pour
rejoindre des fleuves, des lacs ou des océans (ruissellement de surface), ou encore s'infiltrer dans
le sol en profondeur permettant de recharge les aquifère et les réservoirs de la nappe souterraine,
Suivant les conditions données.

4
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 1 : Cycle hydrologique de l’eau.

La figure (1.1) représente le cycle hydrologique de l’eau avec ses processus de transformation.

La science de l’hydrologie est expliquée par le cycle de l’eau, plus particulièrement par
l’interaction entre l’atmosphère et le paysage qui, ensemble, mettent en place les conditions
initiales aux cheminements de l’eau à la surface du sol et dans le sous-sol. L’observation et la
compréhension des échanges verticaux entre la surface du paysage et l’atmosphère, comme les
précipitations et l’évaporation, sont donc les éléments sur lesquels l’hydrologie est construite
(Anctil et al., 2012).

La figure (1.2), représente un organigramme qui résume l’ensemble de transformation de l’eau qui
définit le cycle de l’eau.

Le schéma dans la figure peut être résumé dans cet organigramme.

5
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 2 : Organigramme des phases de cycle de l’eau (Laborde, 2000).

1.1.1 Les phases principales


Le cycle de l'eau est définit par l'ensemble de tous les processus de transformation de l'eau sur la
terre dont les phases principales sont :

1.1.1.1 l’évaporation et la transpiration


Le processus d'évaporation dépond de la température, du vent, des rapports énergétiques entre la
surface et l'atmosphère et de facteur physique caractérisant la nature et les propriétés de la surface.
L’évaporation se fait principalement au niveau des océans qui couvrent 70 % de la surface
terrestre et contiennent 97 % des eaux disponibles, Mais se fait aussi directement à partir de
l’atmosphère en temps de pluie, au niveau des plans d’eau, du sol humide et à travers la végétation
Dans ce cas on l’appelle la transpiration : le processus par lequel la vapeur d'eau s'échappe des
feuilles de la plante, L'évapotranspiration regroupe le flux de transpiration et le flux d'évaporation.

6
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

L’évaporation directe à partir d’un manteau nival, sans passer par l’état liquide, est appelée
sublimation.
Les nuages formés par l’évaporation peuvent être transportés par les vents et les courants. Ces
mouvements d'aire sont générés par le gradient de pression qui existe entre ces centres de haute et
basse pressions. L'existence de ces centres est directement reliée au gradient de température entre
des endroits exposés différemment au soleil (Bennis, 2009).

1.1.1.2 Précipitation
Sont toutes les eaux météoriques qui tombent sur la surface de la terre, sous forme liquide (bruine,
pluie, averse) et/ou sous forme solide (neige, grésil, grêle) ainsi que les précipitations déposées ou
occultes (rosée, gelée blanche, givre,...). Elles sont provoquées par un changement de température
ou de pression.
Sous l’impulsion des vents, les nuages se déplacent dans l’atmosphère. Lors d’un changement
climatique et par effet de gravité, les nuages s’alourdissent et retombent sur le sol sous forme
d’eaux pluviales, de grêle ou de neige 79% des précipitation tombent sur les océans, les 21 %
restants tombent sur la terre puis viennent alimenter les nappes phréatiques, soit par infiltration,
soit par ruissellement (Hingray et al., 2009).
On distingue trois types de précipitations:
 Les précipitations convectives : sont des précipitations de courte durée, très intenses, de type
orageux avec une faible extension spatiale. Ce type de précipitation dû à une ascension rapide
de masses d'air dans l'atmosphère;
 Les précipitations orographiques, se produisant au niveau des massifs montagneux. Il y a
rencontre entre la masse d'air chaud et humide et un relief topographique. L'intensité et la
fréquence des précipitations assez régulières dépendent de l'altitude, de la pente et de son
orientation;
 Les précipitations frontales (type cyclonique) se produisant quand il y a la rencontre entre
deux masses d'air de température et de vitesse différentes. Le glissement d'une masse d'air
chaud sur une masse d'air plus froid donne naissance à des précipitations peu intenses mais
longues et étendues (Schriver-Mazzuoli, 2012).

1.1.1.3 Interception
Une partie de l'eau des précipitations n'arrive pas au sol. Une fraction est interceptée verticalement
par le couvert végétal et peut s'évaporer dans l'atmosphère ou retourner au sol par égouttement de
la végétation ou par ruissellement le long des troncs dans le cas des forêts (Schriver-Mazzuoli,
2012).

7
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

1.1.1.4 Infiltration / Percolation


Cette partie du cycle hydrologique est nécessaire pour renouveler le stock d'eau du sol, alimenter
les eaux souterraines et reconstituer les réserves aquifères.

L’infiltration désigne le mouvement de l'eau pénétrant dans les couches superficielles du sol et
l'écoulement de cette eau dans le sol et le sous-sol, sous l'action de la gravité et des effets de
pression. La percolation d’autre part représente plutôt l'infiltration profonde dans le sol, en
direction de la nappe phréatique.

1.1.1.5 Les écoulements

L'excédent des précipitations qui ne s'est pas évaporé ou intercepté par la végétation, va s'écouler
selon les conditions du terrain. On distingue trois types d’écoulement : écoulement de surface la
partie de l’eau qui s’écoule à la surface, formant des ruisseaux et des rivières, écoulement
subsurface : le mouvement de l'eau dans les premiers horizons du sol, et la partie restante, par
infiltration, pénètre dans le sol en se déplaçant sous la terre, rechargeant les aquifères, c’est
l’écoulement souterrain.

Figure 1. 3 : Les écoulements.

8
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

1.2 La description des crues

1.2.1 Définition
La crue, un terme plutôt hydrologique, est un phénomène naturel périodique qui désigne une
augmentation plus au moins brutale du débit et par conséquent de la hauteur d’eau du cours d’eau,
il s’agit d’un dépassement d’un certain débit ou d’une certaine hauteur par le cours d’eau, on dit
une rivière est en crue lorsqu’elle déborde des limites de son lit mineur.
Ce phénomène est caractérisé a par sa fréquence, sa durée, sa genèse, son débit de pointe (débit
maximum) et son volume.

Un hydrogramme de crue est une représentation simplifiée de l’évolution du débit en fonction du


temps par une courbe, Plus précisément, c'est la partie montante de cette hydrogramme qui est
appelé « crue », la partie descendante étant « la décrue ». De manière expérimentale, ce type de
courbe est obtenu après un enregistrement des débits par un appareil de mesure (limnigraphe).

Figure 1. 4 : Hydrogramme de crue.

Les paramètres fondamentaux qui définissent entièrement l’hydrogramme sont :

 La courbe de concentration : ou la courbe de montée de crue, la partie d’hydrogramme


correspondante à la croissance du débit vers le point maximum Qmax ;
 La pointe de crue Qmax : c’est la crête de l’hydrogramme de crue ;

9
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

 La courbe de décrue : représente la partie d’hydrogramme qui décrit la diminution du


débit ;
 La courbe de tarissement : représente la décroissance plus lente du débit.

Les temps caractéristiques du l’hydrogramme de crue sont :


 Le temps de monté Tm : correspond à la durée de la partie montante (courbe de crue) ou le
temps que prend le débit depuis le début du ruissellement de surface pour atteindre son
maximum.
 Le temps de réponse Tr : intervalle de temps entre le pic de pluie et le pic de crue ;
 Le temps de base Tb : correspond à la durée totale de la courbe de montée (Tm) et de la
partie descendante ou la courbe de décrue
 Le temps de concentration Tc : Temps que met la particule d'eau la plus éloignée
hydrauliquement du bassin versant pour arriver à son exutoire.

1.2.2 Genèse des crues


La notion de crue est liée à celle de temps de concentration des eaux pluviales sur un bassin.
Il est relativement aisé d'imaginer la genèse d'une crue à partir de la pluie.
Sur une surface réduite, la fraction de la pluie qui n'a pas été interceptée et ne s'est pas infiltrée,
ruisselle sur le terrain Cette eau de ruissellement chemine sur le sol par des voies diverses, une
partie s'infiltre éventuellement et le reste rejoint le réseau hydrographique. Une multitude de filets
d'eau courent ainsi sur le sol, chacun n'obéissant apparemment qu'à son propre caprice; ces filets
se rejoignent, se subdivisent, se mélangent et parviennent à un collecteur plus important. La
course erratique du filet d'eau est en réalité soumise à des lois physiques très strictes mais la
complexité de leur application dans la nature est telle, chaque brin d'herbe, chaque caillou ayant
une action personnelle sur l'écoulement, que seul le résultat final est accessible à une observation
quantitative utile. Les caprices du parcours ont battu les cartes et on se trouve devant un fait
statistique.
Au cours de ce brassage, chaque écoulement élémentaire, pris à un instant donné, dépend de la
nature physique du bassin à cet emplacement et des conditions de l'averse. Il est donc naturel que
l'influence des caractéristiques du terrain se manifeste également de façon statistique sur le
ruissellement (principalement: capacité apparente moyenne d'infiltration, pente, couverture
végétale) (Roche, 1963).

10
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Les crues donc se forment par la contribution de trois composantes de différentes importances
selon les conditions climatiques et géologiques, édaphiques et végétations :

- L'interception des précipitations par le réseau hydrographique constitue de bief ou de lacs ;


- L’écoulement de surface sur les versants ;
- Et l’écoulement souterrain provenant de zone saturé.
Différents processus et phénomène peuvent être à l’origine des crues, de façon quelquefois
combinée. Les facteurs les plus courants susceptibles de déclencher une crue sont :

1.2.2.1 Abondance de précipitation

Les précipitations exceptionnelles en intensité et/ou en durée, On peut distinguer plusieurs types :

 Les averses brutales de type orageux où les orages porteurs de précipitations ont des lames
d'eau de 200 à 300 mm en quelques heures. On peut citer comme exemples l’intensité
pluviométrique de10 mm/min en Espagne. Un des plus forts débits spécifiques de crues listés
en Europe et qui atteint par le Rio Segura (Province de Murcie, Espagne) le 14 octobre 1979.

 Les averses durables qui sont moins brutales, elles comportent des séries d’averses
successives entrecoupées de périodes de tranquillité, mais elles sont tout aussi dévastatrices.
L’exemple de la crue la plus représentative est celui de la Saintes en 1994 qui fut inondée
plusieurs semaines.
 Les pluies de type orographique et cyclonique : à titre d’exemple une pluie de 1136 mm en
24 heures au Philippines. Pluie enregistré par la station de « Baguio » en Juin 1911 aux
Philippines.

1.2.2.2 La fonte des neiges

La fonte importante de neige ou de glace due à des températures tout aussi importantes, ou
fonte normale du glace mais combiné avec d’autre évènement (précipitation).

1.2.2.3 Embâcles/débâcles de glace, ou de matériaux flottants

Les crues d’embâcle ou de débâcle de glace sont provoquées par le dégel printanier dans les
régions où les cours d’eau gèlent durant l’hiver comme le Serbie ou le canada, mais est
également possible dans les régions plus tempérées. Le dégel entraine la mise en mouvement de
blocs de glace qui peuvent s’accumuler en droit d’un obstacle.
La retenue ainsi formée peut entrainer d’une part une élévation du niveau de l’eau à l’amont et
des inondations par débordement.
11
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

D’autre part, il est possible que la retenue se rompe brusquement, impliquant une crue brutale.
Cette situation s’est notamment présentée sur le Rhin, à Cologne en février 1784 et a généré la
plus forte crue jamais enregistrée à cette station.
Il existe d’autres cause de génération des crues, par exemple la rupture naturel des barrages (ex :
lac de Silvota au Simplon en 1991, suisse) ou artificiel (ex : barrage de Malpasset à l’amont de
Fréjus en 1959, France) ; le déversement au niveau de couronnement d’un barrage dû à une sous-
capacité du déversoir de crue ; le remplissage brusque d’une retenue par des matériaux (ex : à
Vajon en 1954,Italie), du bois flottant (ex : barrage de Palagnedra en 1978,suisse) ou encore des
chutes de rochers (ex : lac des Quatre-cantons en 1991, suisse) provoquant à l’aval des crue
qualifiées de crues éclairs, la crevaison d’occlusions dans des masses de glace qui peut libérer
rapidement un volume important d’eau ( ex : Jökulhlaup du lac Summit en 1967,colombie-
britannique).
Parfois ces accidents sont eux –mêmes liés à d’autres phénomènes exceptionnels :
 glissement de terrain, lié à des précipitations importantes, volcanisme, séisme… ;
 Des laves torrentielles (transport des matériaux solides par l’eau) ;
 Phénomène d’érosion torrentielle (à l’intérieur du lit de la rivière et dans sa proximité)
(Hingray et al., 2009).

1.2.3 Type des crues

Il existe des différents critères tels que la fréquence de retour, l’ampleur du processus, la
géographie, la météorologie, pour élaborer la typologie d’une crue, on générale on distingue deux
types de crues : les crues torrentielles et les crues fluviales.

1.2.3.1 Crues torrentielles ou éclairs


Les crues torrentielles sont des crues brutales liées à des épisodes pluvieux violents, leurs
durés est faible mais une montée extrêmement rapide du débit, le niveau atteint est souvent
élevé, ce phénomène se produise majoritairement sur des zones montagneuses ou des petits
bassins versants à forte pente et forte capacité de ruissellement provoquant une concentration
rapide des eaux de pluies dans les cours d’eau.

1.2.3.2 Crues fluviales ou de grand bassin


Les crues fluviales sont des crues caractérisées par une augmentation lente du débit, et une
durée importante en raison de la taille du bassin. Il s’agit des crues de grandes ampleurs liées
souvent à des plusieurs phénomènes météorologiques successifs, ou à des crues simultanées
des sous bassin versant.

12
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

S’ajoutent aux types précédents, deux cas plus particuliers :

1.2.3.3 Crue de nappe


Il s’agit de crue d’un type particulier. L’eau est stockée par les nappes souterraines, chaque
pluie sature un peu plus le sous-sol jusqu’à ce que l’on atteigne un niveau de charge critique ;
la nappe s’écoule alors dans les rivières qui la drainent. L’effet peut durer plusieurs semaines
et continuer lorsque les pluies cessent.

1.2.3.4 Crue nivale


Dans ce cas, l’eau est stockée sous forme de neige et de glace et libérée rapidement lors du
dégel printanier. La durée de crue peut être relativement longue, la fonte du manteau neigeux
peut durer assez longtemps (trois semaines dans le cas de la Glomma en 1995).

1.2.4 Propagation des crues


L’évolution des débits de crues dans le cours d’eau en fonction du temps forme ce qu’on appelle
une onde de crue. Cette onde est caractérisée par une vitesse de propagation, une amplitude, une
longueur d’onde, une fréquence. La propagation de cette onde de crue est un procédé de calcul qui
tient compte des effets du stockage d’eau dans un bief de cours d’eau sur le déplacement d’un
hydrogramme de crue. La propagation de crue en cours d’eau est plus complexe que celui en
réservoir :
 En effet, dans un réservoir, le stockage et le débit de sortie sont des fonctions uniques de
l’élévation du plan d’eau, parce que nous supposons que ce plan d’eau demeure horizontal en
tout temps.

 Dans un bief de cours d’eau, la surface du plan d’eau ne demeure pas toujours parallèle au fond.
De fait, la pente moyenne du plan d’eau est plus élevée que celle du fond pendant la période
d’augmentation du débit, tandis qu’elle est plus faible pendant le passage de la récession de
l’hydrogramme.

Avant de procédé à l’analyse de ces deux cas, on étudie les définitions en relation avec le temps,
communément employé dans le domaine de la propagation d’onde de crue. Le temps de
propagation de la crue couvre le laps de temps qui sépare les centres de gravité des hydrogrammes
entrant et sortant. Ce laps de temps résulte de l’action combiné de deux phénomènes :

- Le délai de la propagation causé par la retenue temporaire de l’eau (temps de redistribution


de la crue) ;

13
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

- Le délai nécessaire au parcours de l’eau entre l’entré et la sortie du système (temps de


translation de la crue) La contribution de ces deux phénomènes dépend du système
hydrologique à l’étude (Anctil et al., 2012).

Figure 1. 5 : Interprétation conceptuelle de temps de propagation de la crue (Anctil et al., 2012).

Les premières équations décrivant ce phénomène été formulées par saint-venant. Elles sont une
forme intégrée (intégration selon la hauteur) des équations de Navier-Stokes. Elles permettent de
calculer les hauteurs d’eau et vitesses moyennes le long de la direction d’écoulement en fonction
du temps. Elles ne sont applicables qu’en régime graduellement varié.

Les principales hypothèses retenues lors de l’élaboration de ces équations, selon Hingray et al.
(2009), sont :
- la densité de l’eau est constante ;
- la répartition de la pression reste hydrostatique en chaque point du cours d’eau;
- Aucune circulation latérale et secondaire ne se produit;
- L’écoulement est essentiellement horizontal (la pente longitudinale est faible) ;
- Au sein d’une section transversale, chaque élément de fluide se déplace à la vitesse moyenne V
et la surface libre est horizontale ;
- Les pertes de charges peuvent être exprimées à l’aide des formes empirique pour les
écoulements permanents ;

14
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

- Tous les changements de géométrie du lit sont graduels et les limites du tronçon de rivière sont
fixes (c’est-à-dire les phénomènes d’érosion ou de dépôt sont négligés).
Les équations formulés sur la base des hypothèses de barré de saint venant (1871) expriment les
lois de conservation de la masse et de la quantité de mouvement et de l’énergie dans un volume de
contrôle fini dont les limites sont deux section en travers du cours d’eau séparées d’une distances
finie, la surface libre et le fond de la rivière. Lorsque les variables de l’écoulement et les
caractéristiques géométriques du lit sont continues et dérivables, les équations de conservation de
la quantité de mouvement et de l’énergie sont équivalentes. Les équations unidimensionnelles
dites de barrée saint venant sont les suivant : (Hingray et al., 2009)

- équation de conservation de la masse :

Q A
 q (1.1)
X t

- équation de conservation de quantité de mouvement :

h 1 V 1 V qV
S0  S f   V   (k  1) (1.2)
x g x g t g A

Avec :

Q : le débit en (m3/s) ; A : la surface mouillée en (m²) ; q : le débit latérale par unité de longueur
X : la distance le long de la rivière (m) ; t : le temps (s) ; V : la vitesse d’écoulement en (m) ; h:
la profondeur en (m) ; g : l’accélération de pesanteur en (m/s²) ; S0 : pente du tronçon ; Sf : la
pente de la ligne d’énergie (la perte de charge par unité de longueur) Elle peut être exprimée par
exemple par la formule Chezy ou Strickler. K : est un coefficient dépendant du sens du débit
latérale d’apport (k=0 si le débit latérale est entrant et, k=1 s’il est sortant).

L’équation de continuité exprime le fait que les variations de stock (en volume d’eau) au sein d’un
élément de cours d’eau de longueur dx sont égales à la somme des volumes entrants Ve moins la
somme des volumes sortants Vs

15
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 6 : Une section d’écoulement (Hingray et al., 2009).

Pour l’élément de cours d’eau décrit dans la figure ci-dessus on a :

Volume entrant: Ve  Q.dt  q.dx.dt (1.3)

 Q  (1.4)
Volume sortant: Vs   Q  .dx .dt
 x 

A (1.5)
variation du volume: V  .dx.dt
t

Avec A la section mouillée de l’écoulement et, q le débit latéral par unité de longueur (avec q  0
si le débit latérale sort de la section du canal et q  0 si le débit latéral y entre).

L’équation de continuité s’obtient en considérant que V  Ve  Vs et en simplifiant l'égalité


résultante, on obtient

Q A
 q (1.6)
X t

16
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 7 : Les différents termes de l’équation de continuité (Hingray et


al., 2009).

L’équation de l’énergie exprime la conservation de l’énergie dans la direction de l’écoulement.


L’énergie totale au sein d’une section d’écoulement, H en [m], couramment appelée la charge
hydraulique, a l’expression suivante :

V2
H hz (1.7)
2g

V2
Où est l’énergie cinétique due à la vitesse [m], h l’énergie de pression (égale à la hauteur
2g
d’eau) [m] et z l’énergie potentielle définie par une cote à un plan de référence arbitraire [m].

Selon le premier principe de la thermodynamique, l’énergie totale H doit décroitre d’amont en


aval du fait de la dissipation d’énergie par frottement. En régime permanent, cette perte d’énergie
par unité de longueur est la somme de la perte d’énergie des trois composantes énergétiques
mentionnées ci-dessus.

dh f dH d V 2  V dV dh dz
    h  z    (1.8)
dx dx dx  2.g  g dx dx dx

En régime transitoire, la perte de charge par frottement est en plus influencée par les variations de
vitesse le long du cours d’eau. Ces derniers enduisent une autre perte d’énergie d’expression
1 V
. .
g t

17
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Par ailleurs, les apports énergétiques induits par les éventuels apports latéraux conduisent à
l’expression suivante de l’équation de l’énergie :

h f H 1 V
 k  1. .
q V
  (1.9)
x x g t g A

Les définitions de la pente de frottement et de la pente du fond du lit, conduisent à l’expression


finale :

h 1 V 1 V
 k  1. .
q V
S0  S f   V  (1.10)
x g x g t g A
a  b c  d  e f 
Les différents termes de l’équation sont : (a) : terme lié aux forces de gravite, (b) : terme lié aux
forces de frottement, (c) : terme lié aux forces de pression, (d) : le terme d’accélération locale, (e) :
le terme d’accélération convective, (f) : le terme lié aux apports latéraux.

Figure 1. 8 : Les différents termes de l’équation de conservation de l’énergie (Hingray


et al., 2009).

Les équations de Saint-Venant sont des équations non linéaires aux dérivées partielles du type
hyperbolique. Les procédés d'intégration utilisés dans les modèles mathématiques sont:
- les méthodes des caractéristiques ;
- les méthodes aux différences finies du type explicite;
- les méthodes aux différences finies du type implicite.

18
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Tableau 1. 1 : Simplification des équations de Barré de saint venant (Hingray et al., 2009).

équation Modèle
h 1 V 1 V
S0  S f   V  Onde dynamique
x g x g t

h 1 V 1 V
0  V  onde de gravité
x g t g t

h 1 V
S0  S f   V onde dynamique quasi permanente
x g t

h
S0  S f  onde diffusante
x

S0  S f  0 onde cinématique

Généralement, le type d’onde cinématique apparaît où l'inclinaison du canal est plus grande,
dans les conditions de l’écoulement torrentiel. Au contraire, le mouvement de l’onde dynamique
prédomine sur les biefs de rivière qui ont une pente du lit plus faible.
Dans les deux cas, une onde (une variation dans le débit d’écoulement ou élévation de la surface
de l'eau) passe le long du bief avec une célérité d’onde. Cette célérité dépend du type d’onde et
peut être différente de la vitesse moyenne de l'eau V.
Le modèle de l’onde cinématique conduit à une propagation de crue sans atténuation de son débit
de pointe. Par ailleurs, la célérité de l’onde de crue étant une fonction croissance du débit
considéré, l’hydrogramme de crue a tendance à se raidir lorsqu’il se propage vers l’aval : le temps
de montée de l’hydrogramme se réduit au fur et à mesure que la crue se propage vers l’aval,
(Mekherbeche, 2011).

 Evolution des variables Q, V, et h en fonction du temps pendant une crue (Mekherbeche,


2011)
Au cours d’une crue, en une section donnée, les variations relatives des variables Q, V, et h en
fonction du temps t sont représentées dans les figures suivantes
Dans cette section, on observe successivement :
- La vitesse maximum Vmax ;
- Le débit maximum Qmax ;
- La hauteur maximum hmax.

19
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

La largeur de la boucle indique l’importance des termes d’inertie et de pression dans l’équation de
l’onde dynamique. Pour une hauteur h donnée, il existe deux débits Q1 et Q2 différents.

Figure 1. 9 : Evolution des variable V, Q et h en fonction du temps t au


cours d’une crue.

Figure 1. 10 : Evolution des variables h et Q en une section donnée au


cours d’une crue.

1.2.5 La propagation d’une onde de crue dans un bief de cours d’eau

La propagation d’ondes de crue implique l’emploi d’un modèle hydrodynamique pour simuler les
écoulements non permanents, afin de résoudre les équations de continuité et de conservation de la
masse pour un territoire donné.

Il y a 2 approches pour le calcul de la propagation de crue :

20
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

1) La propagation de crue hydraulique

La méthode hydraulique se base sur les équations fondamentales de l’hydraulique à surface libre. Il
permet d’estimer les débits mais aussi différentes autres variables de l’écoulement telles que les
vitesses et les hauteurs d’eau. Dans les cas des écoulements graduellement variés, ce modèle est
connu sous le nom de modèle de barré de saint venant. Le système d’équations associé n’a pas dans
le cas général de solution analytique et nécessite une résolution numérique (Hingray et al., 2009).

2) La propagation de crue hydrologique

Les méthodes hydrologiques de propagation d’ondes de crue représentent les modelés


hydrodynamiques dans lesquels on a simplifié l’équation de continuité pour faciliter les calculs et
réduire le nombre de donnés nécessaires. Leur objectif principal est de déterminer un hydrogramme
à un emplacement non jaugé d’un bassin versant. A partir d’un hydrogramme connu en un point
situé plus en amont. D’un point de vue pratique, on emploi souvent ces méthodes, qu’on appelle
aussi laminage de crue, dans la conception d’infrastructure hydraulique, notamment des
évacuateurs de crue servent à la vidange de réservoir (Anctil et al., 2012). Ce type, le plus simple,
tient compte du balancement entre les débits d’entrée et de sortie et le volume d’emmagasinement
à l’aide de l’équation de continuité de saint-venant.

Les méthodes hydrologique de propagation d’onde de crue repose sur la loi de conservation de la
masse selon laquelle la variation temporelle du volume d’emmagasinement (S) est fonction des
débits entrant (QE) et sortant (QS), soit :

S
 Q E  QS (1.11)
t
On peut traiter et simplifier l’équation de continuité de façon à définir le volume S :

 dQ d 2 QE dQS d 2 QS 
S  G QE , E , ,..., Q S , , ,... (1.12)
 dt dt 2 dt dt 2 

Où G est une fonction encore indéterminée. Dans l’équation (1.12), (Q E) est connu car il s’agit de
l’hydrogramme d’entré (en amont). Dans certains cas, on peut exprimer la variable (Q S) par une
relation simple, selon la géométrie de la sortie (en aval).

21
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 11 : Propagation hydrologique des ondes de crue (Hingray et al., 2009).

Pour déterminer le débit sortant à partir d’un débit entrant connu, on doit résoudre les équations
(1.11) et (1.12) simultanément. Par exemple, la méthode de différences finies discrétise le temps
en courts intervalles ∆t, afin de résoudre l’équation (1.11) de manière itérative, en calculant
l’évolution de l’emmagasinement en fonction du temps à l’aide de l’équation (1.12).Deux cas
apparaissent donc. Dans le premier cas une relation unique relie (S) et (QS) notamment lorsque la
surface du plan d’eau est maintenue horizontale, comme pour les lacs et les réservoirs larges et
profonds, dont l’écoulement est lent. Le débit (QS) est alors uniquement fonction de la hauteur
d’eau à l’exutoire et le volume emmagasiné atteint son sommet (moment où les hydrogrammes
d’entrant et sortant se croisent) lorsque le débit sortant maximum survient, L’emmagasinement est
alors une fonction non linéaire de (QS), soit :

S  G (QS ) (1.13)

22
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 12 : Relation unique entre (S) et (QS) (Anctil et al., 2012).

Dans le deuxième cas, celui des biefs et des lacs étroits, une fonction non unique relie (S) et (QS),
puisque la pente de l’eau en surface varie alors tout au long de passage de la crue. Le débit sortant
maximum est alors retardé par rapport au moment où le volume emmagasiné atteint son sommet et
l’emmagasinement prend la forme d’une fonction linéaire de (QS) et de (QE) :

S  G (QS , QE ) (1.14)

Figure 1. 13 : Relation non unique entre (S) et (QS) (Anctil et al., 2012).

23
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

1.2.5.1 Méthode de Muskingum


Parmi les modèles hydrologiques, le plus utilisé est le modèle de Muskingum. Elle est proposée
par McCarty, en 1938, pour la rivière Muskingum, aux Etats-Unis (rivière de l'Ohio aux États-
Unis d'Amérique) (Hingray et al., 2009).
Cette méthode s’inscrit dans les méthodes de calcul des crues, dites à coefficients. Elles sont
caractérisées par des procédés qui approchent par de simples relations, les fonctions complexes
qui lies entre le volume d’eau contenu dans une portion de canal et les facteurs hydrauliques tels
que le débit d’entrée et de sortie, la hauteur d’eau et la pente (Mekherbeche, 2011).

La méthode de Muskingum est basée sur une approximation simple de différences finies de
l’équation de continuité et une équation de volume stocké dans la rivière en utilisant des
constantes empiriques K et X qui sont déterminées expérimentalement lors des essais successifs
sur des observations préalables.

1.2.5.1.1Conception de base et formulation


L’équation de continuité peut être mise en forme sous l’expression suivant :
S (1.15)
I Q 
t
La relation de Muskingum

S  k x . I  (1  x) Q (1.16)

Où : K et x : sont les deux paramètres du modèle, x est le facteur de pondération, et k est la


constante de proportionnalité de l’équation de stockage.
En se basant sur l’équation de stockage du modèle, les volumes Sj et Sj+1 , stockés durant les
temps t = j*Δt et t = (j+1)* Δt, peuvent être exprimés comme suit :


S j  k x. I j  (1  x) Q j  (1.17)


S j 1  k x. I j 1  (1  x) Q j 1  (1.18)

La variation du stockage durant l’intervalle du temps [j*Δt, (j+1)*Δt] estimé à l’aide de l’équation
de stockage, et on obtient :

  
S j , j 1  k  x. I j 1  (1  x) Q j 1  x. I j  1  x Q j  (1.19)

24
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Sur un pas de temps Δt suffisamment court, l'équation de continuité a pour expression :

I j  I j 1 Q j  Q j 1
S j , j 1  . t  . t (1.20)
2 2

La combinaison des équations (1.15) et (1.16) donne l’expression suivante :

Q j 1  C1 . I j 1  C2 . I j  C3 . Q j (1.21)

Avec les coefficients C s’obtient comme suite

t / k  2 x (1.22)
C1 
2(1  x)  t / k
t / k  2 x (1.23)
C2 
2(1  x)  t / k
2(1  x)  t / k (1.24)
C3 
2(1  x)  t / k

Avec : C1  C2  C3  1 (1.25)

Figure 1. 14 : Principe du Modèle de Muskingum (Hingray et al., 2009).

25
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

1.2.5.1.2 Influence des paramètres sur la propagation d’une crue

Les deux paramètres k et x du modèle de Muskingum déterminent le déphasage et l’atténuation de


la crue propagée avec le modèle

Le paramètre k a la dimension d’un temps. La valeur de k est égale au décalage temporel entre le
centroїde de l’hydrogramme entrant et celui de l’hydrogramme sortant. En d’autres termes, c’est
le temps de résidence moyen des débits au sein du bief étudié.

Par suite, la célérité de l’onde de crue obtenue avec le modèle de Muskingum est :

C m  x / k (1.26)

Où x est la longueur du tronçon de rivière considéré. Lorsque k augmente, le décalage temporel


entre les pointes de crue augmente aussi.

Le paramètre x est adimensionnel. Il permet de régler l’influence des sections amont et aval sur le
stockage et ainsi la déformation de l’hydrogramme opérée par le bief.

Un calcul intégral simple permet de montrer que la différence entre les moments d’ordre 2 des
hydrogrammes sortant et entrant, qui renseigne sur les changements de forme de l’hydrogramme,
est égal au k 2 . (1  2 x) , la quantité (1  2 x) définit en fait le taux d’atténuation de l’hydrogramme
entre l’entrée et la sortie. Par suite :

- Les valeurs de x  0.5 sont physiquement impossible, puisqu’elles conduiraient à un


débit maximum sortant plus grand que le débit maximum entrant,
- Lorsque x  0.5 , la crue ne subit aucune déformation lors de son passage dans le bief
(simple translation),
- Lorsque x  0.5 , l’hydrogramme entrant est atténué par son passage dans le bief, et ceci
d’autant plus que x est proche de 0,
- Lorsque x  0 , l’atténuation est maximale ; le stockage est alors indépendant du débit
entrant ; ce comportement est assimilable à celui du réservoir linéaire contrôlé
uniquement par l’aval indépendamment de l’entré (Hingray et al., 2009).

26
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 15 : influence schématique des paramètres x (figure a) et k (figure b) du modèle de


Muskingum sur la déformation de l’hydrogramme entrant (Hingray et al., 2009).

1.2.5.1.3 Contrainte sur les paramètres de Muskingum

Les différentes contraintes que les paramètres du modèle de Muskingum doivent respecter pour
conduire à une propagation satisfaisante des débits sont les suivantes (Hingray et al., 2009) :

1) Pour que la crue soit atténuée lors de son passage dans le bief, il faut que x  0.5 .
2) Les coefficients C, C, C doivent être plus grands que zéro sinon le débit sortant peut prendre
des valeurs négatives. Ceci impose les deux conditions supplémentaires suivantes :

x c x c (1.27)
 et 
t 2 x t 21  x 

Où c la célérité de l’onde de crue à estimer sur la base d’un débit caractéristique de la crue
considérée.

3) Le pas de temps ∆t doit être suffisamment petit pour permettre une description raisonnable
de la montée de crue de l’hydrogramme entrant. La règle empirique suivante est suggérée
par l’USACE (1994) où tp est le temps de montée de la crue :

t  tp / 5 (1.28)

4) Pour simuler le routage sur un tronçon de rivière entre deux stations distantes de la longueur
L, le modèle de Muskingum a été souvent appliqué de façon globale en considérant un
élément de stockage unique.

27
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Il est en fait généralement nécessaire de découper le tronçon étudié en sous tronçon de


sorte que le temps de parcours au sein de chacun d’entre eux soit approximativement égale
au pas de temps ∆t, le nombre de tronçon suggéré est :

L T L (1.29)
N  t avec Tt 
x t c

Où C est la célérité de l’onde de crue et Tt est le temps de transfert de cette onde de crue au sein
du tronçon de longueur L considéré (Hingray et al., 2009).

La méthode de Muskingum est la méthode hydrologique la plus populaire de laminage de crue en


rivière. Elle fournit des résultats satisfaisants dans les cas de crue à montée lente, peu importe la
pente de la rivière. Cependant, il n’est pas adéquat de l’utiliser dans le cas de crues à montée
rapide comme celle généré par un bris de barrage. Cette méthode est également inadéquate en
présence de refoulement causé par des contractions brusque, des ponts, des barrages ou des larges
apports venant de tributaires ou de la marée.

1.2.5.2 La méthode de Muskingum-cunge

La méthode de Muskingum-cunge est une variante de méthode de Muskingum développée par


cunge(1969).

Le modèle de Muskingum-Cunge s’applique aux systèmes distribués dans lesquels l’écoulement


se calcul en fonction du temps et de l’espace. Le model Muskingum-Cunge est conçu pour pallier
aux différentes difficultés que présente le model de Muskingum, tel que les paramètres qui n’ont
pas de signification physique et qui sont donc difficiles à évaluer. Il est basé sur l’équation de
continuité incluant un débit latéral et sur la forme diffusive de l’équation de quantité de
mouvement (Bennis, 2007).

1.2.5.2.1Conception de base

Lorsque les paramètres x et k sont des constants, cunge(1969) a montré que l’équation récurrente
de Muskingum est une approximation de l’onde cinématique.

Lorsque les paramètres x et k sont estimés à chaque pas de temps suivant les deux équations ci-
dessous, cunge démontre également que l’équation de Muskingum est une approximation de
l’équation d’une onde diffusante (Hingray et al., 2009).

x
k (1.30)
c

28
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

1 Q  (1.31)
X  1  
2 B. c. S 0 . x 

Avec ∆x la longueur de bief, Q le débit dans le bief, B la largeur au miroir du bief, S0 la pente du
bief et c la célérité de l’onde de crue correspondant à Q et B estimé sur la base de l’équation
suivante :

1 dQ (1.32)
c .
B dh

Ce modèle est non linaire puisque les variables Q, B et c et par suite les coefficients K, X, C1, C2
doivent être évalués pour chaque tronçon à chaque pas de temps.

1.2.5.2.2Contrainte sur les paramètres de Muskingum-cunge


Pour assurer la pertinence de la méthode de Muskingum-cunge, le pas de temps doit être la plus
petite valeur entre le temps de montée de l’hydrogramme divisé par 20 et le temps de transfert de
l’onde de crue dans le bief. Le pas d’espace estimé par x  c . ∆t doit par ailleurs vérifier la
condition suivante (Hingray et al., 2009) :

1 Q 
x   c  
B. S 0 . x 
(1.33)
2

1.3 Evacuateur de crue


L’évacuateur de crue a un rôle fondamental de sûreté du barrage, il doit être en mesure de débiter
la plus grande crue calculée, sans que le barrage soit submergé et sans créer d’érosion en aval
risquant d’endommager l’ouvrage.

Le choix du type d'évacuateur de crue et son dimensionnement intègrent également de nombreux


éléments dont un des premiers est la sensibilité de la structure choisie à un exhaussement de la
retenue mais interviennent également les caractéristiques hydrologiques du site, les possibilités
topographiques, les caractéristiques du bassin versant en termes de corps flottants ou de transports
de sédiment.

29
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Figure 1. 16 : Exemples d’évacuateurs de crues.

1.3.1 Les principaux critères à prendre en considération pour le choix de l’évacuateur de


crues
- La sûreté et la sécurité de fonctionnement ;
- Les difficultés de réalisation ;
- Les exigences topographiques du site ;
- Les exigences géologiques de la fondation ;
- La facilité d’entretien ;
- La facilité de modification ;
- Le coût de l’ouvrage.

1.3.2 Différents types d’évacuateurs de crues

Il existe une grande variété d’évacuateurs, que l’on peut néanmoins regrouper en deux catégories :
évacuateur de surface libre appelés déversoirs et évacuateur en charge.

a) Evacuateur de crue de surface

Les déversoirs à seuils libre se révèlent la meilleure option en termes de fiabilité,


simplicité, sécurité, coûts de construction et maintenance.

30
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Ils ne nécessitent aucune intervention humaine pour leur fonctionnement et ne sont donc pas
susceptible de tomber en panne en cas de crue, L’évacuateur de surface est le plus répandu en
raison de sa facilité d’implantation et ses avantages hydrauliques, on distingue :

- Evacuateur de crue latéral à entonnement frontal : L’Évacuateur de crue latéral à


entonnement frontal a un seuil disposé face à la rivière : l’écoulement ne change pas de
direction.
- Evacuateur de crue latérale à entonnement latéral : L’évacuateur est à entonnement
latéral lorsque le seuil est disposé parallèlement à la rivière : l’écoulement change de
direction à 90°. Lorsque le débit de crue est important, le seuil est en principe très long, ce
qui conduit en général à choisir ce type d’évacuateur.

b) Evacuateurs vannée de fond ou de demi-fond

Les évacuateurs de crues de demi-fond ou de fond comportent une partie verticale en forme de
puits qui se prolonge par une galerie ou une conduite qui passe sous l’ouvrage ou sous l’un de ses
appuis et rejoint la vallée au pied du barrage.

c) Evacuateur de crue en puits


Dans ce type d’ouvrage, le déversoir lui-même est circulaire ou semi-circulaire, il se prolonge par
un puits coudé suivi d’une galerie ou d’une conduite à écoulement à surface libre et un dissipateur
d’énergie aval. Ce type d’ouvrage équipe le plus souvent les grands barrages.

d) Evacuateur de crue en siphon


Ce type d’ouvrage est à écoulement en charge, poser sur le corps du barrage.

1.3.3 Constituants d’un évacuateur de crue


L’évacuateur de crue est constitué des éléments suivant :

- Un canal d’approche ;
- Un déversoir ;
- Un chenal ;
- Un convergent ;
- Un coursier ;
- Un bassin de dissipation ;
- Un canal de restitution ;
- Les murs bajoyers.

31
Chapitre 1. Revue de la littérature sur les crues et leur propagation

Conclusion
Ce chapitre consiste un revu bibliographique sur le phénomène de crues, ses caractéristiques et
types, Il existe différents types de crue comme les crues éclairs, les crues de grands bassins ou les
crues à réponse lente.

Nous avons abordés également La propagation hydraulique et hydrologique des ondes de crue, ces
modèles utilisent l’équation de continuité et des relations entre le stockage et les débits d’entrée et
de sortie du tronçon. Parmi les modèles de calculs existant, on a cité le modèle le plus connu le
modèle de Muskingum proposé par McCarthy, en 1938, et le modèle de Muskingum-Cunge
développée par cunge (1969). Lorsqu’une onde se propage dans un réservoir muni d’un système
de vidange, on utilise souvent les méthodes de propagation hydrologique, c’est le laminage des
crues.

En fin, Les évacuateurs de crue sont les éléments fondamentaux pour la protection des barrages
contre les ondes des crues, l’étude de laminage de crue permet de déterminer les dimensions
optimums de l’évacuateur de crue en fonction des hauteurs laminées sans affecter la sécurité
globale de l’aménagement.

32
Chapitre 2

Laminage des crues

— Au milieu de toute difficulté se trouve cachée une opportunité — Albert Einstein

L
e problème de laminage de crues se pose fréquemment à l'ingénieur
hydraulicien, que ce soit dans le domaine de la protection contre les
inondations dans le cas du dimensionnement de bassin de rétention ou
dans celui de la sécurité des ouvrages par le dimensionnement
d'évacuateurs de crues (Boillat and Essyad, 1996).
Dans le présent chapitre nous allons parler de la propagation des ondes
de crues dans les réservoirs comme une introduction au sujet de
laminage des crues dans les barrages et les retenues en citant ses
différentes méthodes de calcul.

33
Chapitre 2. Laminage des crues

2.1 Propagation d’une crue dans un réservoir


La présence d'un réservoir abaissera considérablement le débit de pointe comparativement
au débit entrant naturel. Le passage d'une crue à travers un réservoir présente quelques
différences avec celui d'une crue dans un chenal. Les calculs de la propagation de crue du
stockage sont invariablement basés sur l’équation différentielle de stockage de l'eau.
Lorsqu’une crue passe dans un réservoir, il se produit 3 phénomènes :
 une atténuation du débit de pointe de l’hydrogramme d’entrée;
 un allongement du temps de montée de l’hydrogramme de sortie;
 un allongement du temps de base de l’hydrogramme de sortie.
La différence entre le temps de pointe de l’hydrogramme d’entrée et de celui de sortie
s’appelle le temps de délai (lag time). L’atténuation et le temps de délai constituent deux
paramètres importants dans la propagation de crue en réservoir (Mekherbeche, 2011).

Figure 2. 1 : Hydrogramme de propagation de crue dans un réservoir (Mekherbeche,


2011).

La figure (2. 1) montre un hydrogramme d’entrée (inflow hydrograph) dans un réservoir et


l’hydrogramme de sortie (outflow hydrograph), tout en illustrant la nomenclature des
différents termes. La partie hachurée entre les points A et C représente le stockage dans le
réservoir.

34
Chapitre 2. Laminage des crues

2.1.1 Conception de base et formulation


Le laminage de crue dans un lacs ou un réservoir est relativement aisée du fait que le débit
sortant est soit régulé, soit fonction de la hauteur d’eau dans la retenue. La simulation
nécessite principalement l’utilisation de trois types d’équations à savoir : l’équation de
continuité, l’équation de stockage et autres de débit.

L’équation de continuité relie les variations du volume d’eau stocké dans le réservoir S(t)
en [m3] au temps t, aux différents apports I(t) et aux différents sorties ou prélèvements Q(t)
en [m3/s]

dS (t ) (2.1)
  I (t )   Q(t )
dt

Les apportes sont les débits d’écoulement provenant du ou des cours d’eau alimentant la
retenue, les débits de ruissellement provenant des versant directement connectés sur la
retenue, les précipitations directes ainsi que les éventuels débits en provenance de bassin
ou cours d’eau voisin acheminés par des collecteurs appropriés. Les sorties sont les débits
sortants par l’exutoire naturel de la retenue ou par les ouvrage de vidanges de cette
dernière (pertuis de fond, vanne de surface, orifice, déversoirs), les éventuels prélèvements
(pompage pour l’irrigation, ou alimentation en eau potable,..) et les pertes par infiltration
ou évaporation (Hingray et al., 2009).

L’équation de stockage relie le volume d’eau stocké S[m3] à la hauteur d’eau dans le
réservoir h[m]. Elle est en principe invariante :

S  S (h) (2.2)

Cette équation est liée à l’évolution de la surface du plan d’eau Ar(h) avec la cote du plan
d’eau par le biais de l’une ou de l’autre des équations suivante :

dS (h) (2.3)
Ar (h)  ou S (h)   Ar (h) . dh
dh

35
Chapitre 2. Laminage des crues

Cette relation, encore dénommé « courbe d’emmagasinement » décrit l’évolution de


l’emmagasinement du plan d’eau en fonction de la hauteur, elle est déterminé par la
topographie du site utilisé pour l’implantation de l’ouvrage ou par la géométrie de
l’ouvrage si les parois de l’ouvrage sont artificiels, celle-ci est connu pour tous les
réservoirs de taille importante. Par contre, dans le cas des lacs naturels, la bathymétrie est
parfois inconnue. Il est nécessaire alors de recourir à des approximations à partir des cartes
topographique ou photographies aériennes (Anctil et al., 2012).

Figure 2. 2 : Courbe d’emmagasinement (Anctil et al., 2012).

On doit aussi connaitre la relation du débit sortant en fonction de la hauteur d’eau stocké
dans le réservoir, cette relation est généralement empirique, et en principe invariante. Elle a
une expression du type :

Q  Q(h) (2.4)

Cette relation est en fonction du régime de l’écoulement et de la géométrie de la section de


contrôle des écoulements en sortie de la retenue. Dans le cas d’une retenue artificielle elle
est différente suivant la nature de l’organe de vidange (Hingray et al., 2009).

Le tableau (2.1) et la figure (2.3) décrivent des infrastructures hydrauliques de contrôle


typiques des réservoirs, ainsi que leur relation débit-hauteur.

36
Chapitre 2. Laminage des crues

Tableau 2. 1 : Ouvrage hydraulique de contrôle du débit et relation débit hauteur (Anctil et


al., 2012).

Type Equation du débit Valeur du Remarques


coefficient
d’ouvrage de sortie
Coc
on peut apporter des modifications
Déversoir ou
pour tenir compte des effets aux
évacuateur de QS  Coc 2.g Loc .(h  hr ) 3 / 2 0.41 extrémités et de la vitesse
crue (fig 2.3.a)
d’arrivée.

Pertuis (sortie
libre) QS  Coc 2.g Aoc .(h  hr )1 / 2 0.55 à 0.66
(fig 2.3.b)

Ponceau limité aux cas où (h  hr ) / D  2


2.g basée sur un ajustement linéaire
(admission QS  C oc Aoc .(h  hr ) 0.33 à 0.38
régularisée) Doc approximatif de la courbe de
régularisation d’admission pour
(fig 2.3.c) ponceau.

On définit les variables du tableau ci-dessus comme suit :

h : hauteur du niveau d’eau du réservoir (m) ;

hr : hauteur du niveau de référence (seuil de l’évacuateur de crue ou du déversoir limite


lfllflinferieur de l’ouverture du pertuis ou d’admission du ponceau) ;

g : accélération gravitationnelle (m3/s) ;

Loc : longueur du déversoir ou de l’évacuateur (m) ;

Aoc : superficie de la section transversal de pertuis ou du ponceau (m 2) ;

Doc : dimension verticale (m) du ponceau (diamètre pour une section circulaire ou hauteur
hghg pour une section rectangulaire) ;

Coc : coefficient sans dimension de l’ouvrage de contrôle du débit.

37
Chapitre 2. Laminage des crues

Figure 2. 3 : Types d'ouvrages hydrauliques de contrôle de débit.

a) Déversoir ; b) Pertuis ; c) Ponceau

En revanche, on ne connait pas souvent la relation débit-hauteur exacte des lacs naturel. Il
faut alors recourir à une approximation ou encore à l’équation associée aux déversoirs, ou
encore à un ouvrage qui possède des caractéristiques comparables à celle de l’exutoire
d’un lac (Anctil et al., 2012).

38
Chapitre 2. Laminage des crues

2.1.2 Modèle à réservoir linéaire (Hingray et al., 2009)


Le principe de la méthode des réservoirs linéaires consiste à considérer le bassin versant
comme un réservoir. L’entrée du système est l’hyétogramme des pluies nettes et la sortie
est l’hydrogramme du bassin versant, à l’aide de hyétogramme on détermine le débit de
sortie du bassin versant en chaque instant de la pluie. Nous pourrons alors déterminer le
volume à stocker en chaque instant et donc le volume maximal de stockage.

Ce modèle du réservoir linéaire est le plus utilisé pour modéliser la fonction du transfert, le
comportement du réservoir est régi par les deux équations : l’équation de continuité et
l’équation de vidange. La linéarité réside dans l’équation de vidange, le débit sortant étant
supposé une fonction linaire de la hauteur d’eau (ou du volume d’eau) stocké dans le
réservoir, la variation temporelle du stockage s’obtient par l’équation de continuité :

dS (t )
 i (t )  q(t ) (2.5)
dt
Le débit sortant est proportionnel au stockage, autrement dit, les caractéristiques du
réservoir doivent être linéaires:

q(t )  S (t ) / k (2.6)
Où :

S(t) est le volume stocké au temps t dans le réservoir, où i(t) et q(t) sont respectivement le
flux rentrant et sortant du réservoir, exprimé dans la même unité. K est la constante de
temps du modèle, le seul paramètre du modèle à estimer. Si le stock représente la hauteur
d’eau stockée sur le bassin (la lame d’eau), les unités de ces différents variable sont
souvent en [mm] pour S, en [mm/h] pour les flux i et q et en [h] pour k. les flux ont alors la
dimension d’une vitesse (l’intensité des précipitations pour i, le débit spécifique pour q).
Si le stock représente le volume d’eau stocké au sein du bassin, les unités sont souvent en
[m3] pour S, en [m3/s] pour les flux i et q et en [s] pour k.

La combinaison de ces deux équations donne une équation différentielle linéaire de


premier ordre, elle constitue l’équation d’un réservoir linéaire :

dq
k. q i (2.7)
dt

39
Chapitre 2. Laminage des crues

La solution analytique de cette équation, obtenue par intégration, est donnée par
l’expression suivante :

t 0 t t 
i( ) 
t
q(t )  q(t 0 ).e k
 e k
d (2.8)
t0 k

L’hydrogramme unitaire instantané du modèle se déduit directement de cette expression.


C’est l’exponentielle décroissante suivante :

t
1 k
u0  e (2.9)
k

Cette dernière s’obtient par les équations suivantes :

1    
 1
pour 0  t   u (t )  1  e k  
  

(2.10)

1 
t
 k 
pour   t u (t )  e k  e  1 (2.11)
  
 
K : « lag time » ou « temps de réponse » traduit le décalage dans le temps des centres de
gravité de la pluie (hyétogramme) et du débit (hydrogramme), c'est en quelque sorte le
temps de réponse.
Les méthodes de calcul du Lag Time sont également proches de celles du temps de
concentration, il s’agit de formules empiriques basées sur l’expérience et emploient des
paramètres similaires à celles de calcul de temps de concentration.
L’un des avantages majeurs de ce modèle est que le paramètre K peut être estimé sur des
bassins versants non jaugés (c'est à dire sur lesquels on ne dispose pas de mesures) en
fonction des caractéristiques du bassin versant (surface, pente, longueur du plus long
parcours de l’eau, coefficient d’imperméabilisation, etc). Sur les bassins urbanisés, les
différentes recherches ont permis d'établir une formulation du paramètre K en fonction
d'une part des caractéristiques du bassin versant et d'autre part de la pluie abattue.

40
Chapitre 2. Laminage des crues

2.2 Laminage des crues


On appelle laminage d’une crue la réduction du débit de pointe de son hydrogramme par
des moyens naturels ou artificiels.
Le laminage naturel a lieu le long de tronçon de rivière. Les forces de frottement du fond
du canal et des berges causent la réduction de la pointe de l’hydrogramme.
Le laminage artificiel se fait à travers un réservoir, lorsqu’une onde de crue entre dans un
réservoir muni d’un système de vidange, le débit sortant produit un hydrogramme ayant
une pointe décalée dans le temps et plus faible que celle de l’hydrogramme d’entrée
(Bennis, 2007).
Il s’agit donc d’un processus qui montre comment une onde de crue peut être réduite en
magnitude et atténuée dans le temps en utilisant la capacité d'emmagasinement (ou de
stockage) d'un tronçon de cours d'eau ou d'un réservoir.

Figure 2. 4 : Courbe de laminage de crue dans une retenue (Bennis, 2007).

2.2.1 Principe de laminage


L’effet de laminage de crue dépend de la forme d’hydrogramme entrant, de la capacité de
l’évacuateur de crue, et la forme de retenue, Le débit qui passe dans l’évacuateur est
toujours inférieur à celui de la pointe de la crue à l’entrée de la retenue.
En pratique, la différence entre les ordonnées des deux hydrogrammes (entrant et sortant)
correspond au taux d'emmagasinement de l'eau dans ce tronçon :
S (2.12)
 I Q
t

41
Chapitre 2. Laminage des crues

Où : ΔS/Δt étant la variation de l'emmagasinement pendant l'intervalle de temps Δt,


I et Q Sont respectivement, les débits moyens entrant et sortant pendant Δt :
I t  I t 1 Qt  Qt 1
I et Q (2.13)
2 2

L'équation (2.12) constitue la base du laminage hydrologique de crue dans laquelle


l'intervalle Δt est appelé "période de laminage".

 Le calcul tient compte des paramètres suivants :


a) La surface du plan d’eau de la retenue en fonction de la cote de l’eau ;
b) L’évolution au cours du temps de la cote d’eau dans la retenue ;
c) La longueur et le coefficient de débit du seuil de l’évacuateur de crues ;
d) La hauteur déversant sur le seuil de l’évacuateur calculée par la différence entre la
cote de l’eau dans la retenue et la cote du seuil déversant de l’évacuateur.
 Le problème le plus courant consiste à calculer l'hydrogramme de sortie 𝑄s (𝑡) en
fonction de:
 l'hydrogramme d'entrée 𝑄e (𝑡) ;
 la courbe hauteur-volume 𝑉(ℎ) du réservoir ;
 la courbe hauteur-débit de sortie 𝑄(ℎ).

2.2.2 Objectif de laminage


Les crues constituent un des risques principaux affectant la sécurité des barrages, Le
bulletin 99 de la Commission Internationale des Grands barrages (CIGB) montre que plus
d’un tiers des accidents graves ayant affecté les barrages sont causés par le passage des
crues, parmi ces accidents la submersion de la digue est le plus grave , le but de laminage
de crue est de prévenir ce type d’accident et d’assurer la sécurité de la retenue en réduisant
le débit de pointe d’une crue entrante en déversant un certain volume par l’évacuateur de
crue, son objectif principale donc est l’optimisation des dimensions de l’évacuateur des
crues notamment la largeur déversantes.
Il doit être déterminé avant de passer au procédé de laminage:
 Le débit de projet à évacuer pour la fréquence considérée ;
 La hauteur des eaux laminées pour ce débit ;
 La largeur optimale de déversement.

42
Chapitre 2. Laminage des crues

2.2.3 Présentation de quelques modèles de laminage de crue


Tous les procédés de calcul de laminage de crue peuvent être divisés en trois groupes :

1) Procédés détaillés : fondé sur l’équation du bilan hydrique, qui, pour n’importe quelle
forme d’hydrogramme de crue, type d’évacuation et son régime de fonctionnement,
permettent de déterminer toutes les coordonnées de l’hydrogramme des débits évacués
avec une grande précision, dont le degré dépend du rapport de l’intervalle de temps de
calcul.

2) Procédés approximatifs : qui permettent de déterminer uniquement le débit maximum


évacué par des formules approximatives, démontrées par rapport à une forme donnée de
l’hydrogramme de crue, à type d’évacuateur donné. Dans tel cas l’erreur des calculs pour
ces formules souvent peut atteindre 15 à 20%.

3) Procédés simples : pour la détermination du débit maximum lamine par des formulations
ou par des graphiques, qui tiennent compte des principaux facteurs de laminage de la crue
par lesquels garantit une précision suffisante pour l’exécution des calculs pratiques dans ce
cas l’erreur ne dépassant pas 3.5%.

2.2.4 Les méthodes de calcul de laminage de crue


Le calcul du laminage des crues permet de réduire les dimensions et le coût de l'ouvrage
d'évacuation sans affecter la sécurité globale de l'aménagement, ce type de calcul optimise
la capacité de stockage temporaire de la retenue et le débit progressif de déversement en
fonction de l'apport entrant de la crue, ils existent plusieurs méthodes de calcul, notamment
méthode de kotcherine, Blackmore, Puls, Puls modifiée, Runge Kutta, Muskingum.

1. Méthode de Kotcherine
La méthode de Kotcherine est un procédé grapho-analytique qui se base sur les principes
suivant :

a) L’hydrogramme de crue est considéré comme un triangle ou un trapèze ;


b) Les débits transitent par l’évacuateur de crue se déversent selon une fonction
linéaire ;
c) Le laminage commence avec le remplissage de la cuvette au niveau normale de la
retenue.

43
Chapitre 2. Laminage des crues

Le débit laminé est en fonction du débit de projet et des volumes (volume de la crue et
volume de transformation). L'expression qui caractérise cette variante généralisée de la
méthode de Kotcherine est la suivante:

 V  (2.14)
q max  K . Qmax 1  ch 
 Vcr 

Où :
qmax : débit laminé m3/s ;

Qmax : débit de la crue de projet ;

Vch : volume de charge sur le déversoir déduit par la courbe capacité hauteur en m3 ;

Vcr : volume de la crue correspondante au Qmax en m3 ;

K : coefficient de la forme de l’hydrogramme.

Dans des cas particulier :

- Dans le cas d’un hydrogramme de forme triangulaire, le débit laminé est :

 Vf  (2.15)
q max  Qmax 1  
 Vcr 
Cette relation montre une réduction du débit de pointe de la crue au fur et à mesure que le
niveau d’eau augmente dans la cuvette.

- Dans le cas d’un hydrogramme de forme trapézoïdale

Qmax P %  V f  (2.16)
q max P %  1  
  Vcr 
Avec :
T

T  t2

η : la durée relative ;
T : le temps de base ou duré de la crue.

44
Chapitre 2. Laminage des crues

a) Forme triangulaire b) Forme trapézoïdale

Figure 2. 5 : Les schémas de calcul par la méthode de kotcherine.

D’ensemble, avec la courbe de V(h) et la courbe de débit en fonction de la hauteur au-


dessus de déversoir, ces expressions permettent le calcul des débits et des volumes
transformés de manière graphique.
L’autre variante de calcul est la solution numérique de ces équations au moyen d'itérations
successives, laquelle est recommandée en transformant la formule.
La procédé de calcul consiste à : (Touaïbia, 2004)
- Se donner différents valeurs des lames d’eau hd ;
- Définir la cote PHE pour chaque lame NPHE  NNR  hd ;

- A l’aide de la courbe hauteur – capacité, déterminer le volume VPHE relatif à


chaque PHE ;
- Définir le volume en charge pour chaque lame tel que : VF  VPHE  VNNR ;

- Déterminer le volume de la crue pour l’hydrogramme ;


- Déterminer le débit de crues à évacuer correspondant à chaque lame hd ;
- Construire le graphe débit à évacuer en fonction de la lame d’eau déversantes
hd  f (qmax, p % )
;
- Définir les débits véhiculés à travers le déversoir pour chaque lame hd, on se donne
différentes largeurs de déversoir b à l’aide de la formule
qmax, p %  m.b. 2.g. hd
3/ 2
;

45
Chapitre 2. Laminage des crues

- Construire les courbes relations capacité d’évacuation du déversoir


qmax  qmax (b, hd )
;
- L’intersection de la courbe qmax  qmax (hd ) avec les courbes qmax  qmax (b, hd ) ,
donne les valeurs inconnues suivantes : qmax et hd relatives à chaque largeur de
déversoir b.

2. Méthode de Puls
Cette méthode s'appuie sur l'hypothèse où le débit qui sort d'un tronçon de cours d'eau ne
dépend que du volume stocké dans ce tronçon. Elle s'applique surtout au transit des crues
dans un réservoir et beaucoup moins bien aux cours d'eau naturels.
La méthode de Puls donc convient bien, au laminage de crues en réservoir. Celle-ci repose
sur l’équation de conservation de la masse qui, une fois discrétisée dans le temps, donne
S t 1  S t I t  I t 1 QS ,t  QS ,t 1 (2.17)
 
t 2 2
Où ∆t indique un pas de temps.

Après quelques manipulations, l’équation prend la forme suivante :

 S t 1 Q S ,t 1   S t QS ,t   I t  I t 1  (2.18)
       QS ,t
 t 2   t 2   2 

et permet la résolution du problème puisqu’on connaît tous les termes à droite de l’égalité
au temps t+1. La relation suivante est souvent nommée courbe de laminage :

S Q 
h  G  S  (2.19)
 t 2 

Où h est la hauteur. Elle se résout à l’aide des relations emmagasinement-hauteur et débit-


hauteur.
Cette méthode de laminage consiste à insérer les valeurs connues au début de la période de
laminage et la valeur correspondante de (QS2) peut être estimée à partir de la courbe de
laminage. Ainsi le calcul est répété sur tous les autres intervalles de laminage Δt.

46
Chapitre 2. Laminage des crues

La méthode de Puls consiste alors à : (Mekherbeche, 2011)


- Déterminer l’hydrogramme des débits d’entrée, par des mesures de débits ;
- Etablir la courbe de laminage (S/Δt + Qs/2) en fonction de (Qs) à partir des
relations emmagasinement-hauteur et débit-hauteur ;
- Définir les conditions amont (QE1 et QE2 sont pris directement de l’hydrogramme
des débits d’entrée, alors que S1 et QS1 sont établis à partir de la hauteur de départ
dans le réservoir). Calculer le terme (St+1/Δt + QS,t+1 /2 ) afin de déterminer la
hauteur au temps (t+1)dans le réservoir ;
- Déterminer les valeurs de St+1 et de QS, t+1 à partir de la hauteur au temps (t+1) et
des relations emmagasinement-hauteur et débit-hauteur ;
Répéter les étapes 4 et 5 jusqu’à ce que toutes les données de l’hydrogramme des débits
d’entrée soient utilisées.

3. Méthode de Runge-Kutta (Anctil et al., 2012)

La méthode de Runge-kutta, qui fait également usage de relation de la superficie du plan


d’eau en fonction de la hauteur, sert à résoudre des équations différentielles selon
différents ordre de précision (premier, deuxième, troisième et quatrième ordre).
La variation d’emmagasinement du plan d’eau s’écrit :

S  AL (h) . h (2.20)

Où AL(h) est la superficie du plan d’eau en fonction de la hauteur h et ∆h est la variation de


la hauteur. Si l’on intègre l’équation (2.20) à l’équation de continuité, on obtient :

h I (t )  QS (h)
 (2.21)
t AL (h)

Les variables de l’équation (2.21) sont exprimées soit en fonction du temps t, soit en
fonction de la hauteur h.
La technique de Runge-kutta du premier ordre stipule qu’à l’étape k, on représente
l’équation (2.21) ainsi :
h
 f (hk , t k ) (2.22)
t

47
Chapitre 2. Laminage des crues

Ce qui implique que :


h  f (hk , t k ) t (2.23)
On évalue ensuite la hauteur h à l’étape k+1 de la façon suivante :
hk 1  hk  h (2.24)
Pour appliquer cette méthode du deuxième au quatrième ordre, on emploie la fonction f (hk
,tk) et l’équation (2.24) avec les valeurs de ∆h suivante :
 Au deuxième ordre

h 
1
h1  h2  (2.25)
2
Où :
h1  f (hk , t ) t
(2.26)
h2  f (hk  h1 , t k  t ) t

 Au troisième ordre

h 
1
h1  4h2  h3  (2.27)
6
Où :

h1  f (hk , t ) t
h1 t (2.28)
h2  f (hk  , t k  ) t
2 2
h3  f (hk  h1  2. h2 , t k  t ) t

 Au quatrième ordre

1
h  (h1  2.h2  2.h3  h4 ) (2.29)
6
Où :

h1  f (hk , t k ) t
h1 t (2.30)
h2  f (hk  , t k  ) t
2 2
h t
h3  f (hk  2 , t k  ) t
2 2
h4  f (hk  h3 , t k  t ) t

Plus l’ordre est élevé, plus le résultat est précis.

48
Chapitre 2. Laminage des crues

4. Méthode de Hildenblat
On utilise toujours l’équation du bilan hydrique :
I .dt  Q.dt  S.dh (2.31)
Soit :
I . t  Q.t  V (2.32)
avec V  S . H

Avec :
I1  I 2 
I 
2

Q1  Q2  I  I2 Q  Q2 (2.33)
Q  1 .t  1  (V2  V1 )
2  2 2

V  V2  V1 


Soit :
1 1
I . t  . Q1 . t  . Q2 . t  (V2  V1 ) (2.34)
2 2
On a :
1 1
 (V2  . Q2 . t )   I .t  Q1 . t  V1
2 2
(2.35)
1 1
V2  . Q2 . t  I . t  V1  Q1 . t
2 2
On pose :
1 1
. Q1 . t  Q1 .t  Q1 . t (2.36)
2 2
On remplace dans l’équation précédente, on obtient :
1 1
V2  . Q2 . t  I . t  V1  Q1 . t  Q1 . t
2 2
(2.37)
1 1
V2  Q2 .t  ( I  Q1 ).t  V1  Q1 . t
2 2
Les inconnues sont : V2 et Q2 qu’il faudrait déterminer.
La méthode de Hildenblat consiste à :

Pour faire le laminage des crue, il faut disposer de :


- Hydrogramme de crus fréquentiel Q = f(t) ;
- Courbe des volumes d’eau dans la retenue V = f(H) ;
- Courbe des variations d’eau dans la retenue au-dessus du NNR.

49
Chapitre 2. Laminage des crues

Le procédé de calcul est le suivant :


1. Tracer la courbe :
1
q  f (V  . q. t )
2
2. On procède au laminage proprement dit tout en disposant : Q = f(t), V = f(H) et
1
q  f (V  . q. t )
2

Figure 2. 6 :Tableau de procédé de calcul de laminage par la méthode de Hildenblat


(Touaïbia, 2004)

50
Chapitre 2. Laminage des crues

5. Méthode de Blackmore
La méthode de Blackmore est basée sur la résolution graphique d’une équation On devrait
dire en réalité« semi-graphique »car, ainsi que nous le verrons, elle ne dispense pas de
calculs numériques intermédiaires (Roche, 1964).

Pendant un intervalle de temps ∆t, la variation du volume d’eau stockée ∆V se traduit par
l’expression :

V  ( I  Q). t (2.38)

I . t  Q. t  V (2.39)

Pour des instants entre les temps t1et t2, avec : ∆t = t2-t1

 Q  Q2  (2.40)
I . t   1 . t  (V2  V1 )
 2 
1 1 (2.41)
I . t  V1  . Q1 . t  V2  . Q2 . t
2 2
ou encore :

Figure 2. 7 : laminage de crue pare la méthode de Blackmore, (Roche, 1964).

51
Chapitre 2. Laminage des crues

Partant d’un instant t1auquel on connaît l’état de la retenue (V1), la seule inconnue connue
dans l’équation (2.40) et (2.41) est l’état de la retenue à un instant t 2(V2).
L’une ou l’autre de ces équations est donc suffisante pour représenter le problème de
laminage.
La méthode de Blackmore est basée sur la résolution graphique de l’équation (2.41)
Principe de construction du graphique de Blackmore
On trace les courbes suivantes:
Courbe 1 : Partie gauche : Volume en m3 emmagasiné en fonction de la hauteur h du plan
d’eau au-dessus du déversoir.
Courbe 2: Partie droite : Q (m3/s) en fonction du volume emmagasiné, c’est à dire
indirectement en fonction de h.
Courbe 3: Partie droite: I (m3/s) en fonction du temps à partir d’une deuxième échelle des
ordonnées Les graduées en ∆t Les courbes de Blackmore

Figure 2. 8 : Construction graphique de l’épure de Blackmore (Roche, 1964).

En reposant sur la (Figure 2.6) pendant l’intervalle du temps ∆t compris entre t 3 et t4


on a :
V  V4  V3  ( I moy  Qmoy ). t (2.42)

Q4  Q3
Qmoy  (2.43)
2

52
Chapitre 2. Laminage des crues

En construisant à partir du point 3 d’abscisse Q une demi droite de pente ∆t/2, jusqu’au
point d’abscisse Imoy, puis de ce point une autre demi-droite de pente -∆t/2, celle–ci
recoupe la courbe des Q en Q4 tel que :

t
V4  V3  Qmoy  Q3   t Q4  Qmoy  (2.44)
2 2
 Q  Q4 
 V3  t . I moy  t .  3 
 2 
 V3  t.( I moy  Qmoy )

En poursuivant la construction, on passe par un maximum (point 11) dont l’ordonnée


correspondant au volume maximal stocké dans la retenue pendant la crue. On lit sur la
courbe (1) la hauteur maximale du plan d’eau correspondante. L’abscisse du point (11) est
le débit maximal de l’évacuateur pendant la crue.

6. Méthode step by step

6.1 Données de base :


Le principe de calcule du laminage des crues par cette méthode est basé sur la
connaissance de :
- le niveau normal de retenue.
- L’hydrogramme des crues (entrant).
- La courbe des volumes d’eau dans la retenue (courbe-hauteur-capacité).

6.2 Principe de la méthode :


Le temps de base est divisé en une série de pas de temps ∆t à chaque instant (t), on
détermine les paramètres suivant :
- débit de crue à partir de l’hydrogramme de crue
- Volume d’eau entrant pendant le temps t :

I1  I 2
Vent  . t (2.45)
2

Avec :
I1 : Débit initial en m3/s ; I2 : Débit après l’intervalle de temps (t) en m3/s ; ∆t : Intervalle
de temps.

53
Chapitre 2. Laminage des crues

- La cote du plan d’eau.


- La charge sur le déversoir : la différence entre les côtes du plan d’eau à l’instant (t)
et le niveau normale de la retenue (NNR).
- Le débit sortant qui est donné par la formule suivant :

Q  m. b. 2.g . h 3 / 2 (2.46)

Avec :
m : Coefficient de débit.
b : Largeur de déversoir en m.
h : Hauteur d’eau sur le déversoir en m.

- Le volume sortant :

Vsort  q0.1% . t (2.47)

Avec :
: Débit à évacuer en m3/s
𝑡 : le pas de temps en heurs.

- Le volume dans la retenue :

(VRe tenue ) i  (Vretenue ) i 1  (Vent ) i  (Vsort ) i t (2.48)

7. Méthode d’impulsion modifié (logiciel HEC-HMS)

7.1 Présentation de logiciel HEC-HMS


Le modèle HEC-HMS (Hydrologic Engeneering Center - Hydrologic Modeling System),
est un modèle hydrologique libre conçu par ; Hydrologic Engeneering center de l’US corp
engineers.
Le principe de ce modèle est la présentation physique des différents processus du cycle
hydrologique à l’intérieur du bassin versant par les différentes formules connues dans la
littérature et laisse à l’utilisateur le choix de celles qui conviennent le mieux avec le bassin
de l’étude (Chachoua, 2010).

54
Chapitre 2. Laminage des crues

Figure 2. 9 : Interface du logiciel (HEC-HMS).

7.2 Caractéristique du Logiciel HEC-HMS


HEC-HMS fonctionne sous Windows, et bénéficie donc des fonctionnalités de cet
environnement (interface graphique, manipulation à la souris, copier-coller, etc.).
HEC-HMS peut tenir compte de l'influence de la variation du niveau aval sur la capacité
des organes de sortie. L'introduction d'organes au comportement variable en fonction du
temps, du niveau ou de consignes particulières est actuellement en cours de
développement.
La fonction de la galerie (pertuis) est directement calculée à partir des caractéristiques
géométriques et hydrauliques des organes de sortie.
HEC-HMS gère divers type d'organes (déversoirs, orifices, ponceaux, vannes, turbines)
ainsi que des ouvrages dont la relation hauteur-débit est définie point par point.

7.3 Fonctionnement
HEC-HMS comporte 3 fenêtres principales :

55
Chapitre 2. Laminage des crues

7.3.1 Fenêtre Barrage


Cette fenêtre permet de définir la courbe volume-hauteur V(h) de la retenue en utilisant
l'une des méthodes suivantes:
- Saisie d'une courbe point par point ;
- Expression analytique de la forme ;
- Description de la géométrie simplifiée du bassin (surface, forme, talus).
Une barre d'outils permet de placer les organes de sortie (évacuateur de crue et la galerie).
Ceux-ci apparaissent sous forme d'icônes dans le graphique. Le comportement hydraulique
précis de ces organes peut être défini à l'aide de nombreuses options, disponibles dans les
boites de dialogue correspondantes.
Le bief aval peut être décrit soit par ses caractéristiques hydrauliques (section, pente,
rugosité), soit par une courbe hauteur-débit définie point par point.

7.3.2 Fenêtre Hydrogramme


Cette fenêtre permet d'éditer la crue entrante en utilisant:
- Une expression analytique où l'hydrogramme est caractérisé par son débit de
pointe, son débit de base, son temps de montée et un facteur de forme;
- Une série de couples « débit-temps ». Cette description permet d'importer des
données externes en utilisant la procédure standard de copier-coller.
- Il est également possible de choisir les unités d'affichage (temps, débit, volume).

7.3.3 Fenêtre Résultat


Cette fenêtre permet d'effectuer le calcul de laminage, d'en visualiser le résultat et de
modifier les options de calcul (pas de temps, conditions initiales, conservation des
données). Il est possible de basculer entre l'affichage sous forme de tableau des débits ou
du niveau. Ces résultats peuvent être exportés via la procédure standard de copier-coller.

Le logiciel HEC-HMS nous permet, à partir de relevé de données topographiques relevées


sur le terrain tel que les côtes, d'optimiser certains paramètres caractérisant les éléments du
bassin versant. Il a donc été possible en entrant la courbe du débit à l'exutoire lors de
l'événement pluvieux de caler certains paramètres sur la crue centennale.

Le logiciel HEC-HMS peut optimiser le débit évacué :

1- A travers l’évacuateur de crue ;


2- A travers la galerie.

56
Chapitre 2. Laminage des crues

7.4 Les données nécessaires pour la simulation du logiciel HEC-HMS

a) Description physique
Le HEC-HMS offre la possibilité de modéliser physiquement le bassin versant, dont on
peut schématiser les éléments principaux constituants le bassin versant.
Dans le cas de laminage les principaux constituants sont illustrés dans la figure ci-dessous :

Figure 2. 10 : Représentation des constituants principaux dans le cas de


laminage des crues.

Après la modélisation physique de bassin versant on insère les données nécessaires pour
chaque élément

Figure 2. 11 : les données de chaque constituant.

57
Chapitre 2. Laminage des crues

b) Modèles météorologiques
Le model météorologique concerne un jeu de données de précipitations et
d’évapotranspiration, Sept méthodes sont utilisées pour les précipitations et trois pour
l’évapotranspiration. Dans le cas de laminage on sélection ‘’None’’, car on est dans un
barrage avec des grands volumes d’eau dont l’évaporation et l’évapotranspiration sont
négligeables, pour les inflows (les débits entrants) on les introduit manuellement.

Figure 2. 12 : un exemple des modèles


météorologiques.

c) Spécification de contrôle
Le modèle HEC-HMS donne à l’utilisateur la possibilité de définir la période dans laquelle
il veut contracter la simulation et le pas de temps voulu, le choix doit être compatible avec
la série de données fournie.

Figure 2. 13 : Contrôle de la simulation.

58
Chapitre 2. Laminage des crues

d) Série de données
Les données météorologiques nécessaires à la simulation doivent être saisie manuellement
ou par le biais de l’importation sous forme DSS (la forme standard d’échange de données
générées par les différents applications HEC). Au même temps les données saisies peuvent
se visualiser graphiquement sur la même fenêtre.

Figure 2. 14 : Les débits entrants dans le barrage.

e) Fenêtre de saisie des données des courbes de remplissage du barrage

Figure 2. 15 : Données de remplissage de barrage.

59
Chapitre 2. Laminage des crues

7.5 La simulation
La simulation dans HEC-HMS peut être lancée en plusieurs scénarios. Dans chaque
scénario on a la possibilité de combiner différents jeux de données et sauvegarder chaque
combinaison sous un nom spécifique, l’outil qui permet de réaliser la simulation est
(Create Simulation Run)

Figure 2. 16 : Gestionnaire de simulation.

7.6 Visualisation des résultats


Après la simulation on aura des résultats sous forme des graphes et des tableaux, Le modèle
offre la possibilité de visualiser les résultats globaux ou par élément du bassin (source, réservoir,..)

Figure 2. 17 : les résultats de chaque élément.

60
Chapitre 2. Laminage des crues

Figure 2. 18 : Visualisation des résultats.

 Le premier graphe représente l’élévation et le stockage dans le barrage pendant le


laminage, le deuxième représente le débit entrant (donné) et le débit sortant (calculé avec
la méthode de PULS modifiée).
 Le tableau regroupe tous les informations illustré dans les graphes précédents (temps
(Time), débit entrant (Inflow), stockage (Storage), élévation (Elevation) et débit sortant
(Outflow)).

Conclusion
Le phénomène de laminage des crues est la transformation de l’onde de crue entre
l'entrée du réservoir du barrage et son évacuateur de crues, ou entre un point amont et un
point aval d’un cours d’eaux dans le cas d’un laminage naturel. Nous avons cité dans ce
chapitre quelques méthodes de laminage, Il existe de différentes méthodes et chacune de
ces méthodes est différente par rapport à l’autre par son procédé de calcul.

61
Chapitre 3
Analyse et discussion

— Tous ce que je sais, c’est que je ne sais rien — Socrate

L
étude de laminage de crue peut se faire en fonction de
plusieurs méthodes, dans le présent chapitre on va appliquer
cinq méthodes de laminage sur six barrage algériens, pour
faire une comparaison entre ces méthodes dans l’objectif de
proposer et valider la méthode la plus adéquate pour chaque
type de ces barrages.

62
Chapitre 3. Analyse et discussion

3.1 Présentation des barrages :


Dans ce chapitre on va appliquer cinq méthodes de laminage sur le plus grand barrage en Algérie
Beni Haroun, le barrage de Sidi Naceur, la retenue collinaire de Chaabet Ketami, Barrage Chouiret
Barrage de Boussiaba et barrage zaouïa.

3.1.1 Barrage Sidi Naceur


Zone d’étude du barrage de sidi Naceur se situe dans la wilaya d’EL Bayadh, le barrage est en
enrochement avec un noyau central en Argile avec un évacuateur curviligne latéral situé au niveau
de la rive gauche.
Caractéristiques du barrage :

- La surface du bassin versant est de 1050Km² ;


- Niveau normal de la retenue (NNR) : 1174,7 NGA ;
- La cote des plus hautes eaux (PHE) : 1178,8 NGA;
- Déversoir : SEUIL LIBRE de L = 90 m et m=0.49.

Figure 3. 1 : Bassin versant du barrage Sidi Naceur (Wilaya d’EL


Bayadh).

63
Chapitre 3. Analyse et discussion

3.5

2.5

2
Hd (m)

1.5

0.5

0
0 5 10 15 20
Vd (mM3)

Figure 3. 2 : Courbe volume-hauteur déversé barrage Sidi Naceur.

3.1.2 Barrage Zaouïa


Le site du barrage Zaouïa est situé sur l’oued Stita dans la commune de Makouda (Wilaya de Tizi-
Ouzou), à environ 1 km en amont de sa confluence avec l’oued Sebaou et 10 Km au NNE de la
ville de Tizi-Ouzou.

Figure 3. 3 : Barrage Zaouïa (Wilaya de Tizi Ouzou).

64
Chapitre 3. Analyse et discussion

Caractéristiques du barrage :
- surface du bassin versant : 69.72 Km²
- Niveau normal de la retenue (NNR) :87.964 NGA ;
- La cote des plus hautes eaux (PHE) : 90.164 NGA ;
- le barrage est muni d’un évacuateur de crue type chute à déversement latéral
Déversoir : SEUIL LIBRE de L = 35 m et m=0.49.
3.5

2.5

2
Hd (m)

1.5

0.5

0
0 2 4 6 8 10
Vd (mM3)

Figure 3. 4 : Courbe volume-hauteur déversé barrage zaouïa.

3.1.3 Barrage Beni Haroun


Le barrage de Béni Haroun constitue actuellement le plus importants aménagement
hydraulique réalisé en Algérie, il est situé à l’aval de la confluence d’oued Rhumel et oued Endja
au nord-ouest de la région Grarem, wilaya de Mila, et à une quarantaine de Km au nord de
Constantine, localisé à l’exutoire d’un bassin versant d’une superficie de 6595 Km², avec une
capacité de 960 millions m3. L’oued principal possède une longueur de 190 Km qui alimente la
retenue par un rapport moyen annuel de 435 millions de m 3.
Le barrage de Béni Haroun est le plus important et le plus grand barrage en Algérie. Le barrage
proprement dit est constitué d’une digue renforcée de 1,5 million de mètres cubes de béton
compacté au rouleau. Le barrage est composé d’un évacuateur de crue frontal intégré dans le corps
de la digue.
- Année de construction : 1996
- Année de mise en Eau : 2003

65
Chapitre 3. Analyse et discussion

Caractéristiques du barrage :
- La surface du bassin versant est de : 1057 725 km²
- Niveau normal de la retenue (NNR) : 200,0 NGA ;
- La cote des plus hautes eaux (PHE) : 214,74 NGA ;
- Déversoir : SEUIL LIBRE de L = 110 m et m=0.49.

Figure 3. 5 : Bassin versant du barrage de Beni Haroun (Wilaya de Mila).

16

14

12

10
Hd (m)

0
0 100 200 300 400 500 600 700 800
Vd (mM3)

Figure 3. 6 : Courbe volume-hauteur déversé barrage de Beni Haroun.

66
Chapitre 3. Analyse et discussion

3.1.4 Barrage de Oued Chouiret


Le bassin versant de l'oued Chouiret au site envisagé est localisé dans la Daïra Sou EI Ghozlame
willaya de Bouira, commune de Okhriss a environ de 10,0 km à l'est du village de Bordj Okhriss,
et à 6.0 km environ à 1'ouest du village de Bendaoud et le village de Mesdour qui est à environ 4.0
m au nord-est. Le réseau hydrographique est constitué de petits cours d'eau secs qui se jettent tous
dans l'oued Chouiret.
Le barrage d’oued Chouiret est un barrage en terre avec noyau avec une hauteur de 15 m, et une
capacité de 38633.55 m3 sur une longueur de 113.65 m.

Caractéristiques du barrage :
- surface du bassin versant : 11,0705 Km²
- Niveau normal de la retenue (NNR) : 916,6 NGA ;
- La cote des plus hautes eaux (PHE) : 917,8 NGA ;
- Déversoir : SEUIL LIBRE de L = 14 m et m=0.49.

Figure 3. 7 : Bassin versant d’oued Chouiret (Wilaya de Bouira).

67
Chapitre 3. Analyse et discussion

5
4.5
4
3.5
Hd (m) 3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
0 100 200 300 400 500
Vd (mM3)

Figure 3. 8 : Courbe volume-hauteur déversé barrage oued Chouiret.

3.1.5 Retenue du Chaabet Ketami


La retenue collinaire sur Oued Ketami se trouve au sud de la commune de Seriana à 1.5 km à vol
d’oiseau, et à 1Km environ de la route CW N°40 et au Nord de la ville de Batna à une distance de
10 Km environ à vol d’oiseau.
Par L’utilisation du logiciel AutoCAD sur la carte d’état-major de Corneille à l’échelle 1/50000, la
surface du bassin est 21.41Km²

Figure 3. 9 : Bassin versant de la retenue collinaire de Chaabet Ketami (Wilaya de Batna).

68
Chapitre 3. Analyse et discussion

4
Hd (m)

0
0 0.05 0.1 0.15 0.2 0.25 0.3 0.35

Vd (mM3)

Figure 3. 10 : Courbe volume-hauteur déversé la Retenue Chaabet Ketami.

La retenue est caractérisé par :


- La surface du bassin versant 21.41 Km²
- le niveau normal (NNR) : 915,80 NGA ;
- Côte Plus Hautes Eaux (P.H.E) : 917,48 NGA ;
- L’évacuateur de crue de la retenue est de type latéral (rive gauche) à profil normal
(Greager) avec une largeur de déversoir de 12 m et m=0.45.

3.1.6 Barrage Boussiaba


Le barrage de Boussiaba est situé sur l’oued de même nom construit dans la Wilaya de Jijel, dans
le nord-est de l’Algérie, à une distance à vol d’oiseau d’environ 7 km au Nord-Est de la ville d’El
Milia, à 51 mètres de hauteur, 295 mètres de longueur et une retenue de 121 hm 3. L’oued
Boussiaba est un affluent rive droite de l’oued El Kebir. Le site de l’ouvrage se trouve environ 3
km en amont de la confluence entre l’oued Boussiaba et son affluent rive droite, l’oued M’Chat
(parfois dénommé sur carte oued Demena di Kouider).

Caractéristiques du barrage :
- surface du bassin versant : 7.6 K
- Niveau normal de la retenue (NNR) : 74.4 NGA ;
- La cote des plus hautes eaux (PHE) : 78.62 NGA ;
- Déversoir : seuil libre de type Greager de 100 m de largeur et m=0.49.

69
Chapitre 3. Analyse et discussion

Figure 3. 11 : Barrage Boussiaba (Wilaya de Jijel).

5
Hd (m)

0
0 10 20 30 40 50 60
Vd (mM3)

Figure 3. 12 : Courbe volume-hauteur déversé barrage Boussiaba.

70
Chapitre 3. Analyse et discussion

3.2 Construction des hydrogrammes laminés pour chaque barrage

A. Barrage Sidi Naceur

A.1 Méthode de Puls

1400

1200
Inflow
1000
PULS
Q [m3/s]

800

600

400

200

0
0 10 20 30 40 50 60 70
Temps [h]

Figure 3. 13 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage de


Sidi Naceur).
2000
1800
y = 7E-11x3 + 9E-06x2 + 0.1181x
1600
R² = 0.9998
1400
1200
Qs

1000
800
600
400
200
0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000 7000
2S/∆t +Qs

Figure 3. 14 : la courbe de débits pour le calcul de Puls de barrage Sidi Naceur.

71
Chapitre 3. Analyse et discussion

Figure (3.13) illustre les hydrogrammes observés et laminé pour le barrage sidi Naceur par la
méthode des Puls. Selon la figure, le débit max laminé est de 1004,547 m3/s, qui a apparu à 14 h.
Figure (3. 14) a été utilisée pour le calcul du laminage avec la méthode de Puls. En effet, une
courbe de tendance a été générée afin d’automatiser le processus de calcul.

A.2 Méthode de Hildenblat :


1400

1200

1000 Inflow
Hildenblat
Q [m3/s]

800

600

400

200

0
0 10 20 30 40 50 60 70
Temps [h]

Figure 3. 15 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage SIDI


NACEUR).
1200
y = 2E-21x3 + 7E-13x2 + 3E-05x
R² = 0.9998
1000

800
Qs

600

400

200

0
0 5000000 10000000 15000000 20000000 25000000
Vd+(1/2).∆t.Qs

Figure 3. 16 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat

Pour la méthode de Hildenblat, la courbe Qs=f(Vd+(1/2).Qs.∆t) a été utilisé afin d’automatiser le


processus de laminage de crue (Figure 3.16). Les résultats de laminage sont illustrés dans la figure
(3.15) où le débit maximum laminé a été de 989.0365 m3/s, et qui a apparu à 14h.

72
Chapitre 3. Analyse et discussion

A.3 Méthode de Step by step

1400

1200

1000 Inflow
Step by step
Q [m3/s]

800

600

400

200

0
0 10 20 30 40 50 60 70
Temps [h]

Figure 3. 17 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode step by step


(Barrage sidi Naceur).

Pour la méthode de step by step, les résultats de laminage sont illustrés dans la figure (3. 17) où le
débit maximum laminé a été de 1133.915 m 3/s et a apparu à 14h.

A.4 Méthode de Runge Kutta

1400

1200

1000
Q [m3/s]

800

600 Inflow
RK4
400

200

0
0 10 20 30 40 50 60
Temps [h]

Figure 3. 18 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage Sidi Naceur).

73
Chapitre 3. Analyse et discussion

La méthode de Runge Kutta d’ordre 4 consiste en la résolution numérique de l’équation (2.21).


Toutefois, la stabilité numérique de la méthode doit être garantie. Ainsi, nous avons utilisé un pas
de temps de simulation de 5min.

Les résultats de la méthode RK4 sont illustrés dans la figure (3.18), de la figure le débit maximal
atteint par la méthode et de 991.087 m3/s dans un temps de 14.25h.

A.5 Méthode de Puls modifié (logiciel de HEC-HMS)

Reserv oir "Reserv oir-1" Results f or Run "Run 1"


18 ÿ00 3,00
16 ÿ00 2,67
14 ÿ00 2,33
Storage (1000 m3)

12 ÿ00 2,00

Elev (M)
10 ÿ00 1,67
8 000 1,33
6 000 1,00
4 000 0,67
2 000 0,33
0 0,00
1 400

1 200

1 000
Flow (cms)

800

600

400

200

00:00 12:00 00:00 12:00 00:00 12:00


01Jan2000 02Jan2000 03Jan2000
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Storage
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Pool Elevation
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Outflow
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Combined Flow

Figure 3. 19 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de HEC-HMS (Barrage de sidi


Naceur).

La Figure (3.19) illustre les résultats de laminage pour le barrage de Sidi Naceur avec le logiciel
HEC-HMS qui repose sur la méthode de Puls modifiées. Le logiciel a donné un maximal de 998.8
m3/s dans un temps de14h.

74
Chapitre 3. Analyse et discussion

Cependant, nous constatons une fluctuation des débits laminés en décrue qui consiste en une
instabilité numérique de la méthode. Cette instabilité est principalement due aux données de
départ qui sont q=f(V) et V=f(h) et qui ont été utilisés pour l’interpolation.

Tableau 3. 1 : Comparaison des hydrogrammes Barrage de Sidi Naceur

Qmax degré de
I max (m3/s) les méthodes (m3/s) t(h) Hd (m) PHE (m) laminage(%)
1300.01825 Puls 1004.55 14 2.98 1177.68 23
NNR (m) HEC-HMS 998.8 14 2.97 1177.67 23
1174.7 Hildenblat 989.0365 14 2.95 1177.65 24
L (m) RK4 991.087 14.25 2.95 1177.65 24
90 step by step 1133.915 14 3.23 1177.93 13

1200

1000
Inflow
800
HEC-HMS
Q [m3/s]

600 Hildenblat

400 Puls

RK4
200
Step-by-step
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Temps [h]

Figure 3. 20 : comparaison des méthodes pour barrage sidi Naceur.

Dans ce cas, comme l’indique la figure (3.20), la méthode de Hildenblat donne le résultat le plus
faible, avec un débit de 989.037 m3/s, une hauteur déversant de 2.95 m et un degré de laminage de
24%.

La méthode de step by step a donné le plus grand débit avec une valeur de 1133.915 m3/s, et une
hauteur déversant de 3.23m et un degré de laminage de 13%

La méthode de PULS, le HEC-HMS et Runge Kutta ont donné des résultats proches avec des
débits de 1004.55 m3/s, 998.8 m3/s et 991.087 m3/s, des hauteurs déversant de 2.98 m et 2.97 m,
et 2.95 m et un degré de laminage de 23%, 24% pour RK4.

75
Chapitre 3. Analyse et discussion

B. Barrage Zaouïa

B.1 Méthode de PULS


450
400
350 Inflow
300 PULS
Q [m3/s]

250
200
150
100
50
0
0 20 40 60 80
Temps [h]

Figure 3. 21 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (barrage zaouïa).

450
y = 2E-13x4 - 3E-09x3 + 2E-05x2 + 0.0194x
400 R² = 1
350
300
250
Qs

200
150
100
50
0
0 1000 2000 3000 4000 5000 6000
2S/∆t +Qs

Figure 3. 22 : courbe de débit méthode de Puls de Barrage zaouïa.

La figure (3. 22) présente les hydrogrammes observés et laminé pour le barrage zaouïa par la
méthode des Puls. Le débit max laminé est de 169,5613 m3/s qui a apparu à 9h. La Figure (3. 21) a
été utilisée pour automatiser le calcul du laminage avec la méthode de Puls.

76
Chapitre 3. Analyse et discussion

B.2 Méthode de Hildenblat

450
400
350 Inflow
300 Hildenblat
Q [m3/s]

250
200
150
100
50
0
0 20 40 60 80
Temps [h]

Figure 3. 23 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat Barrage zaouïa.

450
y = 2E-26x4 - 6E-19x3 + 7E-12x2 + 1E-05x
400 R² = 1
350
300
250
Qs

200
150
100
50
0
0 2000000 4000000 6000000 8000000 10000000
2S/∆t +Qs

Figure 3. 24 : courbe de débit la méthode de Hildenblat (Barrage zaouïa).

Les résultats de laminage de la méthode de Hildenblat sont illustrés dans la figure (3. 23) où le
débit maximum laminé a été de 173,802871 m 3/s a apparu à 9h. La courbe dans la figure (3.24) a
été utilisé afin d’automatiser le processus de laminage de crue.

77
Chapitre 3. Analyse et discussion

B.3 Méthode de Step by step

450

400

350
Inflow
300
step by step
Q [m3 /s]

250

200

150

100

50

0
0 20 40 60 80 100
Temps [h]

Figure 3. 25 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (Barrage


zaouïa).

La méthode de step by step a donné l’hydrogramme présenté dans la figure (3.25) pour le barrage
zaouïa. Le débit max laminé est de 183,838672 m3/s et a apparu à 9h.

B.4 Méthode de Runge kutta

450
400
350
300
Inflow
Q [m3/s]

250
RK4
200
150
100
50
0
0 10 20 30 40 50 60
Temps [h]

Figure 3. 26 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage Zaouïa).

Les résultats de la méthode RK4 pour le barrage de zaouïa sont illustrés dans la figure (3.26). Le
débit maximal obtenu est de 175.751 m3/s, l’hydrogramme a atteint son maximum dans 8.66h.

78
Chapitre 3. Analyse et discussion

B.5 Méthode de Puls modifié


Reserv oir "Reserv oir-1" Results f or Run "Run 1"
5 000 1,80
4 500 1,62
4 000 1,44
Storage (1000 m3)

3 500 1,26

Elev (M)
3 000 1,08
2 500 0,90
2 000 0,72
1 500 0,54
1 000 0,36
500 0,18
0 0,00
400

350

300

250
Flow (cms)

200

150

100

50

0
00:00 12:00 00:00 12:00 00:00 12:00 00:00 12:00
01Jan2000 02Jan2000 03Jan2000 04Jan2000
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Storage
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Pool Elevation
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Outflow
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Combined Flow

Figure 3. 27 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage


zaouïa).

Pour la méthode de Puls modifiées, les résultats de laminage pour le barrage zaouïa avec le
logiciel HEC-HMS, Selon le figure (3.27) le débit max laminé est de 174,7 m3/s, a apparu à 9 h.
De la figure aussi on remarque que les hydrogrammes de Stockage et Pool Elevation presque
identique.

Tableau 3. 2 : Comparaison des Hydrogramme Barrage zaouïa

degré de
I max (m3/s) les méthodes Qmax (m3/s) t(h) Hd (m) PHE (m) laminage(%)

392.988 Puls 169.56 9 1.71 89.67 57


NNR (m) HEC-HMS 174.7 9 1.74 89.71 56
87.964 Hildenblat 173.8 9 1.74 89.70 56
L (m) RK4 175.751 8.66 1.75 89.71 55
35 step by step 183.84 9 1.80 89.77 53

79
Chapitre 3. Analyse et discussion

15000

Inflow
10000
HEC-HMS
Q [m3/s]

Hildenblat

5000 Puls

RK4

Step-by-step
0
0 50 100 150 200
Temps [h]

Figure 3. 28 : Comparaison barrage zaouïa.

La Figure (3.28) indique les hydrogrammes laminés de différentes méthodes Pour le barrage de
Zaouïa. Les méthodes de HEC-HMS, Hildenblat et Runge Kutta ont donnés de résultats proche
de, 174.7 m3/s, 173.8 m3/s et 175.751 m3/s respectivement, dans le même temps de monté de 9h
avec presque une même hauteur déversante de 1.74m pour HEC-HMS et Hildenblat, 1.75m pour
RK4 et un degré de laminage de 56% pour HEC-HMS et Hildenblat et 55% pour RK4. La
méthode de step by step a donné la plus grande valeur de 183.84 m3/s avec une hauteur déversante
de 1.80m et un degré de laminage de 53% , contrairement à Puls qui a donné la plus faible pointe
de 169.56 m3/s, une hauteur déversante de 1.71m et un degré de laminage de 57%.

C. Barrage Beni Haroun

C.1 Méthode des Puls :


16000

14000

12000

10000 Inflow
Q [m3/s]

8000 PULS

6000

4000

2000

0
0 50 100 150 200 250
Temps [h]

Figure 3. 29 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage Beni Haroun).

80
Chapitre 3. Analyse et discussion

800
y = 0.4764x2 + 38.274x
700 R² = 1
600

500

400

300

200

100

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16

Figure 3. 30 : courbe des débits pour la méthode de Puls.

La figure (3.29) présente l’hydrogramme laminé par la méthode de Puls pour le barrage de Beni
Haroun, le débit max laminé est de 9082,782 m3/s, et a apparu dans un temps de à 28h.

La courbe dans la Figure (3. 30) a été utilisée pour le calcul du laminage avec la méthode de Puls.
En effet, une courbe de tendance a été générée afin d’automatiser le processus de calcul.

C.2 Méthode de Hildenblat :

16000

14000

12000

10000 Inflow
Q [m3/s]

8000 Hildenblat

6000

4000

2000

0
0 50 100 150 200 250
Temps [h]

Figure 3. 31 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage Beni Haroun).

81
Chapitre 3. Analyse et discussion

16000
y = -1E-23x3 + 3E-14x2 + 8E-06x
14000 R² = 1

12000

10000

8000

6000

4000

2000

0
0 200000000 400000000 600000000 800000000

Figure 3. 32 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat.

Pour la méthode de Hildenblat, la courbe présentée dans la figure (3.32) a été utilisé afin de
simplifier le processus de laminage de crue. Les résultats de laminage sont illustrés dans la figure
(3.31) où le débit maximum laminé a été de 10520,2404 m 3/s a apparu à 26h.

C.3 Méthode Step by step:

16000

14000

12000

10000 Inflow
Q [m3/s]

8000 Step by step

6000

4000

2000

0
0 50 100 150 200 250
Temps [h]

Figure 3. 33 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode step by step (Barrage Beni Haroun).

82
Chapitre 3. Analyse et discussion

La Figure (3.33) illustre les hydrogrammes observés et laminé pour le barrage Beni Haroun par la
méthode de step by step. Selon la figure, le débit max laminé est de 10050,86 m3/s, et a apparu
dans un temps de 26 h.

C.4 Méthode de Runge-Kutta :

16000
14000
12000
10000
Q [m3/s]

Inflow
8000 RK4
6000
4000
2000
0
0 50 100 150
Temps [h]

Figure 3. 34 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Runge kutta (Barrage Beni
Haroun).

La Figure (3.34) illustre l’hydrogramme lamine de barrage Beni Haroun par La méthode de Runge
Kutta d’ordre 4. Toutefois, nous avons utilisé un pas de temps de simulation de 5h pour garantir la
stabilité numérique de la méthode. De la figure, le débit maximal atteint par la méthode est de
9600.6 m3/s, a apparu dans un temps de 27.33h.

C.5 Méthode de Puls modifié

Reserv oir "Reserv oir-1" Results f or Run "Run 1"


600 000 12,00

500 000 10,00


Storage (1000 m3)

400 000 8,00


Elev (M)

300 000 6,00

200 000 4,00

100 000 2,00

0 0,00
16 ÿ00

14 ÿ00

12 ÿ00

10 ÿ00
Flow (cms)

8 000

6 000

4 000

2 000

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9
Jan2000
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Storage
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Pool Elevation
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Outflow
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Combined Flow

Figure 3. 35 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage Beni Haroun).
83
Chapitre 3. Analyse et discussion

La Figure (3.35) illustre les résultats de laminage pour le barrage Beni Haroun avec le logiciel
HEC-HMS, cette méthode repose sur la méthode de Puls modifiées. Le logiciel nous a donné un
hydrogramme d’une pointe de de 9555,3 m3/s dans un temps de 28 h.

Tableau 3. 3 : comparaison des hydrogrammes Barrage de Beni Haroun


degré de
I max (m3/s) les méthodes Qmax (m3/s) T(h) Hd (m) PHE (m) laminage(%)
15005.9524 Puls 9082.7819 28 11.31 211.31 39
NNR (m) HEC-HMS 9555.3 28 11.70 211.70 36
200 Hildenblat 10520.2404 26 12.48 212.48 30
L (m) RK4 9600.6 27.33 11.74 211.74 36
110 step by step 10050.8574 26 12.10 212.10 33

15000

Inflow
10000
HEC-HMS
Q [m3/s]

Hildenblat

5000 Puls

RK4

Step-by-step
0
0 50 100 150 200
Temps [h]

Figure 3. 36 : Comparaison des hydrogrammes Barrage Beni Haroun.

De la figure (3.36), on remarque que les résultats obtenus par les méthodes de Hildenblat et de
step by step sont plus élevés avec des valeurs de de 10520.24 m3/s, 10050.86 m3/s ils ont
atteignent leurs pointes avant que les autres méthodes atteignent leurs maximums avec un temps
de monté de 26 h, juste dessous, on a l’hydrogramme de logiciel HEC-HMS avec un débit de
pointe de 9555.3 m3/s et un temps de monté de 28 h, la méthode de Puls a donné le plus faible
résultat avec un maximum de 9082.78 m3/s et un temps de monté de 28 h, la méthode de Runge
Kutta calculée par logiciel MATLAB a donné un débit de pointe de 9600.6 m3/s dans un temps de
27.33 h.

84
Chapitre 3. Analyse et discussion

D. Barrage d’oued Chouiret

D.1 Méthode de Puls


500

400

Inflow
300
Puls
Q [m3/s]

200

100

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Temps [h]

Figure 3. 37 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage d’oued Chouiret).

80

70 y = 0.0008x2 + 0.3282x
R² = 0.999
60

50
Qs

40

30

20

10

0
0 50 100 150 200
2S/∆t+Qs

Figure 3. 38 : courbe de débit de la méthode de Puls.

La Figure (3.37) présente les hydrogrammes observés et laminé pour le barrage d’oued Chouiret
par la méthode des Puls. De la figure, l’hydrogramme a atteint son maximum dans un temps de 6h,
avec une pointe de 448.78 m3/s.

Pour le calcul de laminage par la méthode de Puls on a utilisé la deuxième courbe de


Qs=f(2S/∆t+Qs) indiquée dans la figure (3.38), en ajoutant une courbe de tendance pour
automatiser le processus de calcul.

85
Chapitre 3. Analyse et discussion

D.2 Méthode de Hildenblat


500

400

Inflow
300
Hildenblat
Q [m3/s]

200

100

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Temps [h]

Figure 3. 39 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage d’oued


Chouiret).

80
y = 2E-10x2 + 0.0002x
70 R² = 0.999
60
Qs

50
40
30
20
10
0
0 50000 100000 150000 200000 250000 300000 350000
Vd+1/2.Qs.∆t

Figure 3. 40 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat.

Pour la méthode de Hildenblat, selon la figure (3.39), le débit maximum a apparu dans intervalle
du temps de 6h, avec une valeur de 441.2m3/s

La courbe Qs=f(Vd+(1/2).∆t.Qs) dans la figure (3.40) a été utilisé afin d’automatiser le processus
de laminage de cure.

86
Chapitre 3. Analyse et discussion

D.3 Méthode de Step by step


500

400

Inflow
300
Step-by-step
Q [m3/s]

200

100

0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Temps [h]

Figure 3. 41 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (d’oued Chouiret).

La figure (3.41) représente l’hydrogramme laminé par la méthode step by step pour le barrage de
oued Chouiret, D’après la figure, les résultats de la méthode de step by step ont donné un débit
maximum de 464.5118 m3/s, avec un temps de monté de 5h.

D.4 Méthode de Runge Kutta


600

500

400 Inflow
Q [m3/s]

RK4
300

200

100

0
0 10 20 30 40 50
Temps [h]

Figure 3. 42 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage d’oued Chouiret).

Pour la méthode de Runge kutta Nous avons utilisé un pas de temps de simulation de 5min.

Les résultats de laminage de RK4 illustrés dans la figure (3.42), montrent que l’hydrogramme a
atteint un débit de pointe de 472.044 m3/s, dans un intervalle du temps de 5h.

87
Chapitre 3. Analyse et discussion

D.5 Méthode de Puls modifié

Reserv oir "Reserv oir-1" Results f or Run "Run 2"


600 7,0

500 5,8
Storage (1000 m3)

400 4,7

Elev (M)
300 3,5

200 2,3

100 1,2

0 0,0
500
450
400
350
300
Flow (cms)

250
200
150
100
50
0
00:00 06:00 12:00 18:00 00:00 06:00 12:00
01Jan2000 02Jan2000
Run:Run 2 Element:RESERVOIR-1 Result:Storage
Run:Run 2 Element:RESERVOIR-1 Result:Pool Elevation
Run:Run 2 Element:RESERVOIR-1 Result:Outflow
Run:RUN 2 Element:RESERVOIR-1 Result:Combined Flow

Figure 3. 43 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage d’oued Chouiret).

La Figure (3.43) illustre les résultats de laminage pour le barrage d’oued Chouiret obtenus par le
logiciel HEC-HMS et qui repose sur la méthode de Puls modifiées. Pour le cas de barrage oued
Chouiret le logiciel HEC-HMS a donné un débit maximal sortant plus grand que le maximum
entrant avec une valeur de 482.7m3/s, et un temps de monté de 5h.

Tableau 3. 4 : Comparaison des hydrogrammes barrage oued Chouiret

degré de
I max (m3/s) les méthodes Qmax (m3/s) t(h) Hd (m) PHE (m) laminage(%)
481.007 Puls 448.78 6 6.02 923.82 7
NNR (m) HEC-HMS 482.7 5 6.32 924.12 0
917.8 Hildenblat 441.2 6 5.95 923.75 8
L (m) RK4 472.044 5 6.23 924.03 2
14 step by step 464.5118 5 6.16 923.96 3

88
Chapitre 3. Analyse et discussion

500

400

Inflow
300
HEC-HMS
Q [m3/s]

Hildenblat
200
Puls
100 RK4

Step-by-step
0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Temps [h]

Figure 3. 44 : comparaison des hydrogrammes de barrage oued Chouiret.

Des courbes illustrées dans la figure (3.44) et du tableau (3.4), nous constatons que la méthode
Step-by-step a donné la valeur du débit de pointe laminé la plus élevé avec un maximum de
464.511 m3/s, un degré de laminage de 3% et une hauteur déversantes de 6.16m.

Le logiciel de HEC HMS a donné une valeur maximale laminé plus grande que le maximal
entrant avec une valeur de 482.7 m3/s, une hauteur déversantes de 6.32m, et donc un degré de
laminage 0%.

Toutefois, Les débits de pointes des méthodes de Puls et Hildenblat varient dans le même
intervalle, avec des débits de 448.773 m3/s, 441.196 m3/s respectivement, des degrés de laminages
de 7% et 8% et des hauteurs déversantes de 6.02m, 5.95m.

La méthode de Runge Kutta a donné une valeur maximale de 472.044 m3/s, avec un degré de
laminage de 2% et une hauteur déversante de 6.23m.

89
Chapitre 3. Analyse et discussion

E. Retenue Chaabet ketami

E.1 Méthode de Puls


60

50

Inflow
40
Puls
Q [m3/s]

30

20

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [h]

Figure 3. 45 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Chaabet ketami).

300
y = -1E-07x3 + 0.0002x2 + 0.2071x
R² = 0.9999
250

200
Qs

150

100

50

0
0 200 400 600 800 1000 1200
2S/∆t +Qs

Figure 3. 46 : courbe de débit pour la méthode de Puls.

La figure (3.45) représente la méthode de Puls pour la retenue de Chaabet ketami, l’hydrogramme
illustré dans la figure montre un débit maximal de 56.73 m3/s qui a apparu dans 2.75h. La
deuxième courbe affichée dans la figure (3.46) a été utilisé pour simplifier le processus de calcul.

90
Chapitre 3. Analyse et discussion

E.2 Méthode de Hildenblat


60

50

Inflow
40
Hildenblat
Q [m3/s]

30

20

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [h]

Figure 3. 47 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (la retenue de Chaabet
ketami).

300

250 y = -1E-15x3 + 1E-09x2 + 0.0005x


R² = 0.9999
200
Qs

150

100

50

0
0 100000 200000 300000 400000 500000
Vd+(1/2).Qs.∆t

Figure 3. 48 : courbe de débit de la méthode de Hildenblat.

La Figure (3.47) illustre les hydrogrammes laminés pour le barrage de Chaabet ketami par la
méthode de Hildenblat. De le figure, le débit maximal laminé est de 57.32 m3/s a apparu à 2.75h.

Ainsi, une courbe de Qs= f(Vd+(1/2).Qs.∆t) présenter dans la figure (3.48) a été nécessaire pour
effectuer le calcul de la méthode.

91
Chapitre 3. Analyse et discussion

E.3 Méthode de Step by step


60

50

Inflow
40
Step-by-step
Q [m3/s]

30

20

10

0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [h]

Figure 3. 49 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (la retenue de Chaabet
ketami).

La figure (3.49) représente l’hydrogramme laminé par la méthode step by step pour la retenue de
Chaabet ketami, selon la figure, les résultats de la méthode de step by step ont donné un débit
maximum de 58.83m3/s, dans un temps de monté de 2.5h.

E.4 Méthode de RK4


70

60

50
Inflow
40
Q[m3/s]

RK4
30

20

10

0
0 5 10 15
Temps [h]

Figure 3. 50 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (La retenue de Chaabet
ketami).

La figure (3.50) représente L’hydrogramme lamine de la méthode de Runge Kutta pour le la


retenue de Chaabet ketami. La courbe montre un maximum de 57.0915 m3/s, qui a apparu dans
2.75h.

92
Chapitre 3. Analyse et discussion

E.5 Méthode de Puls modifié

Reserv oir "Reserv oir-1" Results f or Run "Run 1"


80 1,80
70 1,58
Storage (1000 m3)

60 1,35
50 1,12

Elev (M)
40 0,90
30 0,68
20 0,45
10 0,22
0 0,00
60

50

40
Flow (cms)

30

20

10

0
00:00 02:00 04:00 06:00 08:00 10:00 12:00
01Jan2000
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Storage
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Pool Elevation
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Outflow
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Combined Flow

Figure 3. 51 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel de HEC-HMS (la retenue de Chaabet
ketami).

Les résultats de logiciel HEC-HMS sont illustre dans la figure (3.51), l’hydrogramme lamine
montre un maximum de 57.1 m3/s, avec un temps de monté de 2.75h.

Tableau 3. 5 : Comparaison des hydrogrammes retenue Chaabet ketami

degré de
I max (m3/s) les méthodes Qmax (m3/s) t(h) Hd (m) PHE (m)
laminage(%)
Puls
59.315 56.73 2.75 1.68 917.48 4
HEC-HMS
NNR (m) 57.1 2.75 1.69 917.49 4
Hildenblat
918.8 57.32 2.75 1.69 917.49 3
RK4
L (m) 57.0915 2.75 1.69 917.49 4
step by step
12 58.834 2.5 1.72 917.52 1

93
Chapitre 3. Analyse et discussion

60

50

Inflow
40
HEC-HMS
Q [m3/s]
30
Hildenblat
20 Puls

10 RK4

Step-by-step
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Temps [h]

Figure 3. 52 : comparaison des hydrogrammes de la retenue de Chaabet ketami.

La figure (3.52) représente l’hydrogramme de crue de la retenue Chaabet ketami avec un pas de
temps de 0.25h, et l’hydrogramme laminé de chaque méthode en fonction du temps.

- L’hydrogramme de step by step et Hildenblat ont atteint des pointes plus élevé que les autre
méthodes avec des débits de 58.834 m3/s, une hauteur déversant de 1.72 m et un degré de
laminage de 1% pour step by step et un débit de 57.32 m3/s , une hauteur déversantes de 1.69 m
avec un degré de laminage de 3% , cependant la méthode de Puls a donné le résultat le plus
faible, un débit de 56.73 m3/s , une hauteur déversant de 1.68 m et un degré de laminage de 4%.
- Le logiciel HEC-HMS a donné un résultat entre les méthodes précédentes, plus proche à celle de
RK4, avec un débit de 57.1 m3/s pour le HEC-HMS et 57.0915 m3/s pour Runge Kutta, une
hauteur déversant de 1.69 m, et un degré de laminage de 4% (Tableau 3.5).

F. Barrage Boussiaba

F.1 Méthodes de Puls


2500

2000

Inflow
1500
Puls
Q [m3/s]

1000

500

0
0 10 20 30 40 50 60
Temps [h]

Figure 3. 53 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Puls (Barrage Boussiaba).

94
Chapitre 3. Analyse et discussion

4000
3500 y = -4E-11x3 + 3E-06x2 + 0.0454x
3000 R² = 0.9998

2500

Qs
2000
1500
1000
500
0
0 10000 20000 30000 40000
2S/∆t + Qs

Figure 3. 54 : courbe de débit de la méthode de Puls.

L’ hydrogramme laminé de barrage de Boussiaba par la méthode des Puls est illustré dans la
figure (3.53).Selon le figure, le débit max laminé est de 1768.312 m3/s, qui a apparu à 14h. La
figure (3.54) a été utilisée pour le calcul du laminage avec la méthode de Puls.

F.2 Méthode de Hildenblat


2500

2000

Inflow
1500
Hildenblat
Q [m3/s]

1000

500

0
0 10 20 30 40 50 60
Temps [h]

Figure 3. 55 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de Hildenblat (Barrage Boussiaba).

95
Chapitre 3. Analyse et discussion

4000
y = -6E-21x3 + 9E-13x2 + 3E-05x
3500 R² = 0.9998

3000

2500
Qs

2000

1500

1000

500

0
0 20000000 40000000 60000000 80000000
Vd+(1/2).Qs.∆t

Figure 3. 56 : courbe des débits de la méthode de Hildenblat.

Pour la méthode de Hildenblat, la courbe Qs=f(Vd+(1/2).Qs.∆t) a été utilisé afin d’automatiser le


processus de laminage de cure (Figure 3.56). Les résultats de laminage sont illustrés dans la figure
(3.55) où le débit maximum laminé a été de 1824 m 3/s, et qui a apparu à 14 h.

F.3 Méthode de Step by step


2500

2000

Inflow
1500
Step-by-step
Q [m3/s]

1000

500

0
0 10 20 30 40 50 60
Temps [h]

Figure 3. 57 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de step by step (Barrage Boussiaba).

La figure (3.57) représente le débit laminé par la méthode de step by step pour le barrage de
Boussiaba, l’hydrogramme illustré dans la figure montre un débit maximal de 2289.48 m3/s qui a
apparu dans 12h.
96
Chapitre 3. Analyse et discussion

F.4 Méthode de RK4


3000

2500

2000 Inflow
RK4
Q[m3/s]

1500

1000

500

0
0 10 20 30 40 50 60
Temps [h]

Figure 3. 58 : Hydrogramme entrant sortant par la méthode de RK4 (Barrage Boussiaba).

La figure (3.58) montre l’hydrogramme laminé par la méthode de Runge Kutta d’ordre 4,
l’hydrogramme a atteint un maximum de 1784 m 3/s, avec un temps de monté de 14.08h.

F.5 Méthode de Puls modifié


Reserv oir "Reserv oir-1" Results f or Run "Run 1"
35 ÿ00 4,50

30 ÿ00 3,86
Storage (1000 m3)

25 ÿ00 3,21
Elev (M)

20 ÿ00 2,57

15 ÿ00 1,93

10 ÿ00 1,29

5 000 0,64

0 0,00

2 500

2 000

1 500
Flow (cms)

1 000

500

00:00 12:00 00:00 12:00 00:00


01Jan2000 02Jan2000 03Jan2000
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Storage
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Pool Elevation
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Outflow
Run:RUN 1 Element:RESERVOIR-1 Result:Combined Flow

Figure 3. 59 : Hydrogramme entrant sortant par le logiciel HEC-HMS (Barrage Boussiaba).


97
Chapitre 3. Analyse et discussion

La Figure (3.59) illustre les résultats de laminage pour le barrage Boussiaba avec le logiciel HEC-
HMS qui repose sur la méthode de Puls modifiées. Pour le cas de barrage Boussiaba le logiciel
HEC-HMS a donné un débit maximal sortant d’une valeur de 1781 m3/s, et un temps de monté de
14h.

Tableau 3. 6 : Comparaison des hydrogrammes barrage Boussiaba

degré de
I max (m3/s) les méthodes Qmax (m3/s) t(h) Hd (m) PHE (m) laminage(%)
2415 Puls 1768.312 14 4.05 78.45 27
NNR (m) HEC-HMS 1781.8 14 4.07 78.47 26
74.4 Hildenblat 1824 14 4.13 78.53 24
L (m) RK4 1784.3 14.08 4.07 78.47 26
100 step by step 2289.48 12 4.81 79.21 5
2500

2000

Inflow
1500
HEC-HMS
Q [m3/s]

Hildenblat
1000
Puls
500 Rk4

Step-by-step
0
0 10 20 30 40 50 60
Temps [h]

Figure 3. 60 : Comparaison des hydrogrammes barrage de Boussiaba.

Barrage Boussiaba avec un débit entrant maximal de 2415 m3/s, la figure (3.60) nous permet de
voir que l’hydrogramme de step by step et de Hildenblat ont la pointe la plus élevé avec
respectivement des maximum de 2289.84 m3/s, 1824 m3/s, des hauteurs déversantes 4.81m,
4.13m de et des degrés de laminage de 5% et 24%. Les méthodes de Puls, le logiciel HEC-HMS
et Runge Kutta ont données des courbes relativement proches avec des pointes de 1768.312 m3/s,
1781.8 m3/s, 1784.3 m3/s, avec des hauteurs déversantes 4.05m et 4.07m pour HEC-HMS et RK4
et des degrés de laminage de 27% et 26% pour HEC-HMS et RK4. Toutes les méthodes ont
arrivé à leurs maximum avec un même temps de monté de 14h, sauf pour la méthode de step by
step qui a atteint son maximum avant les autre méthodes avec un temps de monté de 12h.

98
Chapitre 3. Analyse et discussion

3.3 Analyse et discussion

50
Taux de laminage [%]

40
HEC-HMS

30 Hildenblat

20 Puls

RK4
10
Step-by-step
0
HEC-HMS Hildenblat Puls RK4 Step-by-step

Figure 3. 61 : le taux de laminage des différentes méthodes.

La figure (3.61) illustre les diagrammes en boite (box plots) du taux de laminages des 6 barrages
avec les différentes méthodes de laminage. En fait, un diagramme en boite synthétise la
distribution des valeurs d‘un modèle en indiquant les quantiles 2.5%, 10%, 50%, 90% et 97.5% et
la moyenne des résultats.

Selon la figure, la méthode Step-by-step est la méthode qui donne le taux moyen de laminage le
plus bas parmi les méthodes utilisées. Cependant, les autres méthodes ont des taux moyen de
laminage relativement proches. Autrement dit, la méthode step by step est celle qui donne le débit
de pointe laminé le plus élevé.

D’autre part, les intervalles interquartiles sont quasiment similaires à l’exception de la méthode de
Hildenblat qui a un intervalle interquartile plus court.

Parmi les méthode utilisées, la méthode de Runge Kutta d’ordre 4 est celle qui représente
convenablement la dynamique du sytsème étudié. En effet, la méthode consiste en la résolution
numérique de l’équation différentielle régissant le phénomène de laminage. Cependant, les
méthodes de résolution numérique ont des conditions de stabilité qu’il faudra garantir pour éviter
des résultats aberrants. En conséquence, un pas de temps de 5 minutes a été utilisé dans les
simulations pour éviter tout éventuelle instabilité numérique.

99
Chapitre 3. Analyse et discussion

D’autre part, la méthode de Runge Kutta d’ordre 4 n’est pas facile à mettre en œuvre et nécessite
un hydrogramme entrant en forme de fonction mathématique continue et dérivable, ainsi qu’une
fonction mathématique continue et dérivable liant la hauteur déversante au volume déversant.

Figure 3. 62 : Les diagrammes en boite des erreurs relatives absolues des débits de pointe
laminés des différentes méthodes par rapport aux débits de pointe laminés par la méthode de RK4.

D’après la Figure (3.62), la méthode Step-by-step surévalue le débit de pointe laminé par rapport
à la méthode RK4 avec des erreurs relatives atteignant les 25% et une erreur relative médiane
d’environ 5%. La méthode de Hildenblat a un intervalle interquartile assez long ce qui indique des
erreurs relatives assez élevés.

D’autre part, l’intervalle interquartile des erreurs du modèle HEC-HMS est le plus réduit avec une
erreur moyenne inférieur à 1%. Ainsi, nous pouvons juger que les modèles HEC-HMS et RK4
sont des modèles comparables et offre des résultats quasi-similaire.

Conclusion
La modélisation du laminage avec toutes les méthodes citées dans ce travail pour chaque barrage
consiste à établir une relation entre les caractéristiques de l'hydrogramme de la crue à la sortie du
barrage et celles de la crue à l'entrée du barrage. Chaque méthode a son propre relation entre le
débit sortant et le débit entrant, la diversité de ces relations fait la différence entre les résultats de
calcul.
D’après le calcul qu’on a appliqué dans ce chapitre on constate que la méthode de Runge Kutta est
la plus fiable par rapport à son procédé de calcul, ainsi que la méthode de HEC –HMS.

100
Conclusion générale

Conclusion générale

La probabilité de la rupture d’un barrage peut être considérée comme relativement faible,
mais ce risque ne peut pas être négligé au regard des conséquences potentielles d’un tel
évènement. Un barrage doit être capable de s’adapter de manière sécurisée aux phénomènes
de crues, ce qu’il nécessite l’installation d’un organe d’évacuation et de contrôle, appelé
évacuateur de crue, qui permet d’évacuer progressivement une partie des eaux de la crue
durant sa période et de protéger les barrages, en assurant aussi les conditions favorables de
sécurité à l’aval. Le but de laminage de crues consiste à déterminer le niveau de plus hautes
eaux durant la période de la crue, et de déterminer les dimensions optimales de l’évacuateur.

L’étude que nous avons menée dans ce master consiste à établir une analyse comparative
entre les différentes méthodes de laminage de crue afin de trouver la méthode adéquate qui
donne les meilleurs résultats.

Dans ce cadre, nous avons présenté des généralités sur le laminage des crues : principes et
objectifs, et quelques méthodes de calcul de laminage à savoir : Kotcherine, Hildenblat, Puls,
impulsion modifiée (HEC-HMS), Blackmore. Nous traitons dans ce travail les méthodes de
Puls, Hildenblat, Runge Kutta, step by step et impulsion modifié (avec le logiciel HEC-HMS).

D’ après les résultats obtenus, on a remarqué que des débits de pointes laminés différents ont
été obtenus par les différentes méthodes de calculs. Parmi les méthodes appliquées, la
méthode qui a le fondement mathématique le plus saint est la méthode de Runge Kutta
d’ordre 4, qui consiste en la résolution numérique d’une équation différentielle ordinaire.
Toutefois, la méthode très contraignante à utiliser dans certaines conditions et nécessite des
données précises, ainsi qu’un outil informatique dans certaines conditions. Néanmoins, les
résultats obtenus par le logiciel HEC-HMS ont été quasi-identiques à ceux de la méthode de
Runge Kutta d’ordre 4. De plus, le logiciel HEC-HMS nécessite des données discrètes à
l’inverse de la méthode de Runge Kutta d’ordre 4, qui quant à elle, nécessite des données sous
forme de fonctions mathématiques continues et dérivables.

Par rapport à la méthode de Hildenblat une courbe de Qs=f(Vd+1/2.Qs.∆t) a été nécessaire


pour réaliser le calcul. Ainsi pour la méthode de Puls une courbe de Qs=f(2S/∆t+Qs) a été
utiliser pour automatiser le processus de calcul. Après avoir appliqué ces deux méthodes on a

101
Conclusion générale

remarqué que les résultats obtenus n’étaient pas toujours exact en comparant avec les résultats
de la méthode de Runge kutta, donc on peut pat vraiment compter sur les résultats de ces
méthode.

Au final, nous recommandons vivement, l’utilisation de la méthode Runge Kutta et/ou du


logiciel HEC-HMS pour le calcul du laminage afin de garantir une meilleure optimisation du
dimensionnement du barrage et de l’évacuateur de crue.

102
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Touaïbia, B., 2004. Manuel pratique d’hydrologie. Edition Madani, Blida, Algérie.

103
Annexes

Annexes

Annexe 1 : Barrage Sidi Naceur


Tableau 1 : données pour le barrage Sidi Naceur

∆t (h) m L (m) g (m/s2)

2 0.49 90 9.81

Tableau 2 : Volumes et débit déversant pour Barrage Sidi Naceur

côte (NGA) H (m) V(h) Mm3 VD Mm3 A(h) Km² Qs (m3/s)


1174.7 0 34 0 4.3 0
1174.9 0.2 34.6 0.6 4.4 17.472
1175.1 0.4 34.9 0.9 4.6 49.418
1175.3 0.6 36.2 2.2 4.7 90.786
1175.5 0.8 37.4 3.4 4.8 139.774
1175.7 1 38.7 4.7 5 195.34
1175.9 1.2 40 6 5.1 256.781
1176.1 1.4 41.3 7.3 5.2 323.581
1176.3 1.6 42.6 8.6 5.4 395.340
1176.7 2 45.2 11.2 5.6 552.505
1177.1 2.4 47.8 13.8 5.843 726.287
1177.5 2.8 50.4 16.4 6.108 915.226
1177.9 3.2 52.9 18.9 6.373 1118.191

104
Annexes

Tableau 3 : les résultats obtenus par les 4 méthodes pour le barrage de Sidi Naceur

T(h) I (m3/s) Puls HEC-HMS Hildenblat step by step


0 0 0 0 0 0
2 7.967 0.942 0.8 0.861 0.1293406
4 160.591 20.900 16.6 19.157 12.9255397
6 584.661 110.690 114.5 102.345 125.559025
8 1056.317 319.721 315.4 300.256 395.054362
10 1300.018 623.704 622.5 596.847 751.72771
12 1254.992 894.035 887 869.978 1104.28661
14 1024.597 1004.547 998.8 989.037 1133.9615
16 739.938 948.947 946.1 941.180 941.595541
18 486.577 802.545 805.5 800.268 741.507561
20 297.177 635.725 639.9 637.390 569.813593
22 170.967 485.432 488 489.988 426.995981
24 93.620 363.628 363.4 370.209 309.445504
26 49.184 270.036 269.9 277.884 216.689434
28 24.943 200.034 201.3 208.513 148.32516
30 12.270 148.325 152.1 156.934 100.999802
32 5.878 110.288 114.9 118.662 69.4585244
34 2.751 82.297 87.4 90.187 48.6999094
36 1.261 61.636 69.9 68.892 34.9640569
38 0 46.252 55.6 52.803 25.4922087
40 0 34.768 35.4 40.592 19.128431
42 0 26.238 16.9 31.345 14.7104141
44 0 19.859 13.7 24.286 11.5534635
46 0 15.063 11.1 18.867 9.23999205
48 0 11.445 9 14.686 7.50681713
50 0 8.707 7.3 11.450 6.18300022
52 0 6.630 5.9 8.938 5.15445267

105
Annexes

Tableau 4 : Résultats de 3.25 1.29098635 7 193.112188


RK4 par MATLAB avec 3.33333333 1.57985902 7.08333333 203.692176
un pas de temps de 5 3.41666667 1.92050737 7.16666667 214.534146
min
3.5 2.31978235 7.25 225.628595
T (RK4) h RK4 3.58333333 2.78506448 7.33333333 236.965498
0 0 3.66666667 3.32425674 7.41666667 248.534355
0.08333333 4.632E-16 3.75 3.94577106 7.5 260.324229
0.16666667 4.5012E-13 3.83333333 4.65850843 7.58333333 272.323791
0.25 2.8452E-11 3.91666667 5.47183247 7.66666667 284.521359
0.33333333 5.3517E-10 4 6.39553641 7.75 296.904938
0.41666667 5.1492E-09 4.08333333 7.43980367 7.83333333 309.462261
0.5 3.2393E-08 4.16666667 8.61516235 7.91666667 322.180831
0.58333333 1.5196E-07 4.25 9.93243383 8 335.047951
0.66666667 5.7507E-07 4.33333333 11.402676 8.08333333 348.050769
0.75 1.8469E-06 4.41666667 13.0371221 8.16666667 361.176308
0.83333333 5.2115E-06 4.5 14.8471145 8.25 374.411503
0.91666667 1.3244E-05 4.58333333 16.8440363 8.33333333 387.743233
1 3.0867E-05 4.66666667 19.0392397 8.41666667 401.15835
1.08333333 6.6904E-05 4.75 21.4439724 8.5 414.643713
1.16666667 0.00013632 4.83333333 24.0693037 8.58333333 428.186213
1.25 0.00026335 4.91666667 26.9260504 8.66666667 441.772804
1.33333333 0.00048566 5 30.0247034 8.75 455.390521
1.41666667 0.00085988 5.08333333 33.3753565 8.83333333 469.026514
1.5 0.00146843 5.16666667 36.9876373 8.91666667 482.668061
1.58333333 0.00242819 5.25 40.8706419 9 496.302595
1.66666667 0.00390083 5.33333333 45.0328731 9.08333333 509.917724
1.75 0.00610521 5.41666667 49.4821839 9.16666667 523.501244
1.83333333 0.00933181 5.5 54.2257256 9.25 537.041163
1.91666667 0.01395933 5.58333333 59.2699014 9.33333333 550.52571
2 0.02047345 5.66666667 64.6203266 9.41666667 563.943355
2.08333333 0.02948775 5.75 70.2817943 9.5 577.282821
2.16666667 0.04176676 5.83333333 76.2582473 9.58333333 590.533091
2.25 0.0582509 5.91666667 82.5527571 9.66666667 603.683429
2.33333333 0.08008319 6 89.1675082 9.75 616.723378
2.41666667 0.1086375 6.08333333 96.1037891 9.83333333 629.642779
2.5 0.14554799 6.16666667 103.361989 9.91666667 642.431775
2.58333333 0.19273931 6.25 110.941601 10 655.080813
2.66666667 0.25245726 6.33333333 118.841229 10.0833333 667.580661
2.75 0.32729941 6.41666667 127.0586 10.1666667 679.922402
2.83333333 0.42024502 6.5 135.590586 10.25 692.097444
2.91666667 0.5346839 6.58333333 144.433218 10.3333333 704.097524
3 0.67444356 6.66666667 153.581719 10.4166667 715.914708
3.08333333 0.84381391 6.75 163.03053 10.5 727.541394
3.16666667 1.04756922 6.83333333 172.773342 10.5833333 738.970315
6.91666667 182.803129 10.6666667 750.194536

106
Annexes

10.75 761.207459 14.5 989.959261 18.25 793.356453


10.8333333 772.002818 14.5833333 989.129386 18.3333333 786.716907
10.9166667 782.57468 14.6666667 988.078883 18.4166667 780.038393
11 792.917445 14.75 986.811607 18.5 773.324149
11.0833333 803.02584 14.8333333 985.331481 18.5833333 766.577348
11.1666667 812.894921 14.9166667 983.64249 18.6666667 759.801107
11.25 822.520067 15 981.748674 18.75 752.998477
11.3333333 831.896977 15.0833333 979.654128 18.8333333 746.172449
11.4166667 841.021669 15.1666667 977.362991 18.9166667 739.325951
11.5 849.890473 15.25 974.879446 19 732.461848
11.5833333 858.500027 15.3333333 972.207712 19.0833333 725.58294
11.6666667 866.847276 15.4166667 969.352041 19.1666667 718.691968
11.75 874.929462 15.5 966.316712 19.25 711.791606
11.8333333 882.744123 15.5833333 963.106027 19.3333333 704.884465
11.9166667 890.289085 15.6666667 959.724309 19.4166667 697.973095
12 897.562457 15.75 956.175894 19.5 691.059981
12.0833333 904.562627 15.8333333 952.46513 19.5833333 684.147544
12.1666667 911.288255 15.9166667 948.596371 19.6666667 677.238143
12.25 917.738266 16 944.573975 19.75 670.334074
12.3333333 923.911846 16.0833333 940.402298 19.8333333 663.43757
12.4166667 929.808432 16.1666667 936.085692 19.9166667 656.550803
12.5 935.42771 16.25 931.628503 20 649.675883
12.5833333 940.769606 16.3333333 927.035064 20.0833333 642.814856
12.6666667 945.834279 16.4166667 922.309695 20.1666667 635.969709
12.75 950.622117 16.5 917.456697 20.25 629.142369
12.8333333 955.133727 16.5833333 912.480352 20.3333333 622.334701
12.9166667 959.369931 16.6666667 907.384919 20.4166667 615.548511
13 963.331755 16.75 902.174629 20.5 608.785547
13.0833333 967.02043 16.8333333 896.853686 20.5833333 602.047498
13.1666667 970.437376 16.9166667 891.426263 20.6666667 595.335995
13.25 973.584203 17 885.896498 20.75 588.652612
13.3333333 976.462698 17.0833333 880.268494 20.8333333 581.998865
13.4166667 979.074824 17.1666667 874.546316 20.9166667 575.376217
13.5 981.422709 17.25 868.733988 21 568.786075
13.5833333 983.508638 17.3333333 862.835492 21.0833333 562.22979
13.6666667 985.335055 17.4166667 856.854768 21.1666667 555.708661
13.75 986.904544 17.5 850.795705 21.25 549.223935
13.8333333 988.219834 17.5833333 844.662151 21.3333333 542.776806
13.9166667 989.283783 17.6666667 838.457899 21.4166667 536.368416
14 990.099381 17.75 832.186694 21.5 529.999859
14.0833333 990.669734 17.8333333 825.85223 21.5833333 523.672177
14.1666667 990.998064 17.9166667 819.458145 21.6666667 517.386365
14.25 991.087702 18 813.008024 21.75 511.14337
14.3333333 990.94208 18.0833333 806.505397 21.8333333 504.944092
14.4166667 990.564727 18.1666667 799.953735 21.9166667 498.789385

107
Annexes

Annexe 2 : Barrage Zaouïa

Tableau 5 : donné pour barrage Zaouïa

∆t (h) m L (m) g (m/s2)

1 0.49 35 9.81

Tableau 6 : volume et débits déversant

Cote (NGA) Hd (m) V (Hm3) Vd (Hm3) A(h) Km² Qs (m3/s)


87.964 0 26.862 0.000 2.339487894 0
88.164 0.2 27.403 0.541 3.073845439 6.79383192
88.364 0.4 27.951 1.089 7.812821227 19.2158585
88.564 0.6 28.505 1.643 8.613845439 35.3017862
88.764 0.8 29.064 2.202 13.40615456 54.3506554
88.964 1 29.630 2.768 14.27384544 75.95735
89.164 1.2 30.203 3.341 19.13282123 99.8485296
89.364 1.4 30.781 3.919 20.05384544 125.823528
89.564 1.6 31.365 4.503 24.97948789 153.726868
89.764 1.8 31.956 5.094 25.96051211 183.433462
89.964 2 32.553 5.691 30.95282123 214.839829
90.164 2.2 33.156 6.294 31.98717877 247.858505
90.364 2.4 33.765 6.903 37.04615456 282.41429
90.564 2.6 34.381 7.519 38.14051211 318.441621
90.764 2.8 35.003 8.141 43.26615456 355.882679
90.964 3 35.631 8.769 44.42051211 394.685968

108
Annexes

Tableau 7: Résultats obtenus pour barrage zaouïa

T (h) I (m3/s) PULS HILDENBLAT HEC-HMS step by step


0 0 0 0 0 0
1 7.8336759 0.1531992 0.14239628 0.2 0.02857519
2 82.8949604 2.09642211 1.98474758 2.2 1.27147547
3 223.889537 10.8019587 10.6479601 10.4 10.4367822
4 345.724082 34.0136979 34.7087176 35.4 37.4103958
5 392.987959 72.5096038 75.1630705 76.2 81.4557509
6 368.02242 114.799768 119.266227 120.1 128.784651
7 301.505348 147.85987 153.037713 153.7 164.705224
8 223.97992 165.852806 170.795836 171.8 182.620261
9 154.403769 169.561252 173.802871 174.7 183.838672
10 100.345447 162.870669 166.228836 166.8 173.440983
11 62.1754117 150.094174 152.509304 152.7 156.823512
12 37.0366484 134.689838 136.183606 136.4 138.08727
13 21.3441453 118.952666 119.617949 119.7 119.759477
14 11.9589045 104.17522 104.152362 104.3 103.112346
15 6.53972129 90.9445796 90.3899443 90.7 88.605467
16 3.50142183 79.4174701 78.4784661 78.8 76.2489934
17 1.84018347 69.5218623 68.3235464 68.8 65.8438057
18 0.95133225 61.0847464 59.7259773 60.1 57.1192675
19 0.48465291 53.9040761 52.4592153 52.7 49.8028142
20 0.243675 47.7845983 46.3075243 46.6 43.6498557
21 0.12106843 42.5528162 41.0813517 41.2 38.4529076
22 0 38.0579537 36.6177472 36.5 34.0376536
23 0 34.1792594 32.7871762 32.7 30.267641
24 0 30.8193357 29.4859495 29.4 27.0348885
25 0 27.8936172 26.624909 26.5 24.2471569
26 0 25.3334132 24.1321685 23.9 21.8305161
27 0 23.0826062 21.9494137 21.5 19.7252594
28 0 21.0950889 20.0290529 19.4 17.8828224
29 0 19.3327676 18.3320141 17.8 16.263438
30 0 17.7639983 16.8260333 16.4 14.8343371
31 0 16.3623567 15.4843188 15.1 13.568356
32 0 15.1056655 14.2845023 13.9 12.4428513
33 0 13.9752205 13.2078113 12.9 11.4388473
34 0 12.9551732 12.2384128 11.8 10.5403624
35 0 12.0320343 11.3628884 10.9 9.73387221
36 0 11.1942727 10.5698146 10.1 9.00788076
37 0 10.431991 9.84942355 9.3 8.35257421
38 0 9.73665992 9.19332784 8.5 7.75954075

109
Annexes

Tableau 8 : Résultats de 3.25 13.9487207 7 155.195432


RK4par MATLAB avec 3.33333333 15.7580256 7.08333333 157.295248
un pas de temps de 5 3.41666667 17.7071068 7.16666667 159.277158
min 3.5 19.7964229 7.25 161.140862
T (RK4) h RK4 3.58333333 22.0255249 7.33333333 162.886381
0 0 3.66666667 24.3930581 7.41666667 164.514032
0.08333333 1.23E-11 3.75 26.8967757 7.5 166.024416
0.16666667 3.87E-09 3.83333333 29.5335616 7.58333333 167.418398
0.25 1.15E-07 3.91666667 32.2994629 7.66666667 168.697089
0.33333333 1.24E-06 4 35.1897304 7.75 169.861829
0.41666667 7.70E-06 4.08333333 38.1988665 7.83333333 170.914171
0.5 3.36E-05 4.16666667 41.3206792 7.91666667 171.85586
0.58333333 0.00011505 4.25 44.5483408 8 172.688823
0.66666667 0.00032976 4.33333333 47.8744515 8.08333333 173.415144
0.75 0.0008253 4.41666667 51.291105 8.16666667 174.037055
0.83333333 0.00185599 4.5 54.7899571 8.25 174.556918
0.91666667 0.00382794 4.58333333 58.3622939 8.33333333 174.977211
1 0.00735082 4.66666667 61.9991021 8.41666667 175.30051
1.08333333 0.01329428 4.75 65.6911367 8.5 175.529482
1.16666667 0.0228465 4.83333333 69.4289885 8.58333333 175.666867
1.25 0.03757215 4.91666667 73.2031496 8.66666667 175.715464
1.33333333 0.0594668 5 77.0040754 8.75 175.678126
1.41666667 0.09100507 5.08333333 80.822245 8.83333333 175.557743
1.5 0.13517992 5.16666667 84.6482163 8.91666667 175.357233
1.58333333 0.19553092 5.25 88.4726794 9 175.079533
1.66666667 0.27615973 5.33333333 92.2865046 9.08333333 174.727588
1.75 0.38173157 5.41666667 96.0807866 9.16666667 174.304345
1.83333333 0.51746189 5.5 99.846885 9.25 173.812742
1.91666667 0.68908812 5.58333333 103.57646 9.33333333 173.255704
2 0.90282678 5.66666667 107.261502 9.41666667 172.636132
2.08333333 1.1653168 5.75 110.894365 9.5 171.9569
2.16666667 1.48355019 5.83333333 114.46778 9.58333333 171.220848
2.25 1.86479173 5.91666667 117.974885 9.66666667 170.430777
2.33333333 2.31648945 6 121.409231 9.75 169.589444
2.41666667 2.84617808 6.08333333 124.764802 9.83333333 168.69956
2.5 3.46137759 6.16666667 128.036015 9.91666667 167.76378
2.58333333 4.16948916 6.25 131.217733 10 166.784707
2.66666667 4.97769078 6.33333333 134.305262 10.0833333 165.764886
2.75 5.89283473 6.41666667 137.294353 10.1666667 164.706801
2.83333333 6.92134894 6.5 140.181195 10.25 163.612873
2.91666667 8.06914416 6.58333333 142.962415 10.3333333 162.485458
3 9.34152849 6.66666667 145.635066 10.4166667 161.326846
3.08333333 10.7431308 6.75 148.196619 10.5 160.139263
3.16666667 12.2778344 6.83333333 150.644953 10.5833333 158.924862
6.91666667 152.978339 10.6666667 157.685732

110
Annexes

10.75 156.423889 14.5 96.926613 18.25 57.9117839


10.8333333 155.141283 14.5833333 95.7965898 18.3333333 57.283698
10.9166667 153.839792 14.6666667 94.6793844 18.4166667 56.6640856
11 152.521229 14.75 93.5750157 18.5 56.0528259
11.0833333 151.187334 14.8333333 92.4834908 18.5833333 55.4497993
11.1666667 149.839783 14.9166667 91.404805 18.6666667 54.8548874
11.25 148.480184 15 90.3389432 18.75 54.2679726
11.3333333 147.110077 15.0833333 89.2858802 18.8333333 53.688939
11.4166667 145.730938 15.1666667 88.2455812 18.9166667 53.1176716
11.5 144.344181 15.25 87.2180031 19 52.5540566
11.5833333 142.951153 15.3333333 86.2030941 19.0833333 51.9979818
11.6666667 141.553143 15.4166667 85.2007953 19.1666667 51.449336
11.75 140.151378 15.5 84.2110405 19.25 50.9080094
11.8333333 138.747026 15.5833333 83.2337569 19.3333333 50.3738937
11.9166667 137.341198 15.6666667 82.2688658 19.4166667 49.8468817
12 135.93495 15.75 81.3162828 19.5 49.3268676
12.0833333 134.529281 15.8333333 80.3759183 19.5833333 48.8137471
12.1666667 133.125139 15.9166667 79.4476781 19.6666667 48.3074172
12.25 131.723422 16 78.5314637 19.75 47.8077761
12.3333333 130.324975 16.0833333 77.6271724 19.8333333 47.3147238
12.4166667 128.930597 16.1666667 76.7346981 19.9166667 46.8281612
12.5 127.54104 16.25 75.8539314 20 46.3479908
12.5833333 126.157012 16.3333333 74.98476 20.0833333 45.8741166
12.6666667 124.779176 16.4166667 74.1270688 20.1666667 45.4064437
12.75 123.408155 16.5 73.2807405 20.25 44.9448787
12.8333333 122.04453 16.5833333 72.4456556 20.3333333 44.4893296
12.9166667 120.688844 16.6666667 71.621693 20.4166667 44.0397057
13 119.341603 16.75 70.8087298 20.5 43.5959176
13.0833333 118.003278 16.8333333 70.0066417 20.5833333 43.1578773
13.1666667 116.674304 16.9166667 69.2153034 20.6666667 42.7254981
13.25 115.355085 17 68.4345886 20.75 42.2986946
13.3333333 114.045992 17.0833333 67.6643702 20.8333333 41.8773828
13.4166667 112.747368 17.1666667 66.9045206 20.9166667 41.4614798
13.5 111.459526 17.25 66.1549118 21 41.0509041
13.5833333 110.182751 17.3333333 65.4154152 21.0833333 40.6455756
13.6666667 108.917303 17.4166667 64.6859026 21.1666667 40.2454151
13.75 107.663416 17.5 63.9662454 21.25 39.850345
13.8333333 106.421303 17.5833333 63.2563153 21.3333333 39.4602887
13.9166667 105.191151 17.6666667 62.5559843 21.4166667 39.0751709
14 103.973127 17.75 61.8651247 21.5 38.6949175
14.0833333 102.767379 17.8333333 61.1836092 21.5833333 38.3194555
14.1666667 101.574033 17.9166667 60.5113111 21.6666667 37.9487133
14.25 100.3932 18 59.8481045 21.75 37.5826201
14.3333333 99.2249711 18.0833333 59.1938639 21.8333333 37.2211065
14.4166667 98.069422 18.1666667 58.5484649 21.9166667 36.864104

111
Annexes

Annexe 3 : Barrage Beni Haroun


Tableau 1 : données pour le barrage de Beni Haroun

∆t (h) m L (m) g (m/s2)

2 0.49 110 9.81

Tableau 2 : volumes et débit déversants

côte (NGA) Hd (m) Volume (Hm3) Vd (Hm3) A(h) Km² Qs (m3/s)

200 0 880.139445 0.000 38.456 0.000

205 5 1083.887725 203.748 42.939 2669.306

210 10 1310.04801 429.909 47.613 7549.938

214.8 14.8 1551.118067 670.979 52.861 13593.646

Tableau 3 : Résultats obtenus pour le barrage de Beni Haroun

T(h) I (m3/s) Puls HEC -HMS Hildenblat step by step


0 0 0 0 0 0
2 68.4206048 1.8692867 3.1 1.97233339 0.09850225
4 765.190955 24.7649871 40.3 26.178173 4.71364141
6 2586.40899 119.910966 187.7 127.698353 48.120492
8 5356.32308 366.285165 528.5 396.411373 231.383363
10 8481.19285 859.399406 1104.1 952.365872 707.273951
12 11332.0415 1677.99968 1897 1910.53373 1598.92161
14 13467.0604 2823.71028 2947.5 3300.02019 2915.28808
16 14688.9833 4188.30713 4552.2 5002.12205 4527.28956
18 15005.9524 5591.00848 6036.6 6776.36667 6214.35551
20 14557.806 6854.83604 7297.5 8358.22062 7744.15829
22 13544.8385 7861.6866 8378.2 9552.24735 8939.957
24 12174.7812 8562.5929 9120.2 10270.4357 9711.46504
26 10630.6695 8959.59519 9498.1 10520.2404 10050.8574
28 9056.07132 9082.7819 9555.3 10370.6724 10009.0113
30 7552.30244 8974.26599 9348.1 9918.44389 9667.39361
32 6182.62322 8679.95368 8937.4 9263.2326 9114.98794
34 4979.62114 8245.79834 8381.7 8493.08861 8433.43027
36 3953.28957 7715.5781 7733.5 7677.9295 7689.67684
38 3098.39771 7128.92276 7103.1 6868.46439 6934.03669
40 2400.51823 6519.57804 6475.4 6098.20354 6201.34563

112
Annexes

42 1840.56566 5914.30418 5847.6 5386.81102 5513.58644


44 1397.96703 5332.64304 5237.9 4743.679 4882.87591
46 1052.70467 4787.47779 4659.4 4171.11731 4314.23486
48 786.499188 4286.10869 4120.2 3666.91416 3807.89051
50 583.379619 3831.53251 3624.9 3226.24149 3361.05577
52 429.844869 3423.68288 3175.3 2842.98632 2969.22888
54 314.773484 3060.49135 2771.2 2510.62721 2627.09646
56 229.194918 2738.7169 2507.8 2222.77435 2329.13002
58 165.999329 2454.54895 2299.7 1973.47435 2069.95714
60 119.635079 2204.01763 2105.4 1757.35794 1844.57395
62 85.822779 1983.25394 1925 1569.68836 1648.45015
64 61.3007751 1788.64085 1758.3 1406.35023 1477.56448
66 43.6078304 1616.889 1604.6 1263.80598 1328.39734
68 30.9032037 1465.06334 1463.4 1139.03682 1197.89912
70 21.8212319 1330.57936 1334 1029.47911 1083.44616
72 0 1210.49254 1214.8 932.240136 982.078502
74 0 1103.16032 1105.4 845.820865 892.217068
76 0 1007.74687 1005.8 769.560515 813.108152
78 0 922.627201 915.2 701.963082 743.1774
80 0 846.436561 832.8 641.797295 681.120964
82 0 778.023421 757.7 588.042478 625.8525
84 0 716.411758 689.5 539.846861 576.461769
86 0 660.770672 627.4 496.495172 532.182039
88 0 610.38979 570.9 457.383243 492.364241
90 0 564.659295 519.4 421.997944 456.456323
92 0 523.053616 472.6 389.90121 423.98667
94 0 485.118065 430.1 360.717239 394.550687
96 0 450.457841 391.3 334.122163 367.799901
98 0 418.728929 356.1 309.83566 343.433041
100 0 389.630557 324 287.614098 321.188711
102 0 362.898904 294.8 267.244917 300.839342
104 0 338.30184 268.3 248.541974 282.186172
106 0 315.634503 244.1 231.341695 265.055059
108 0 294.715578 222.1 215.499855 249.292985
110 0 275.384143 202.1 200.888891 234.765112
112 0 257.496996 183.9 187.395632 221.352303
114 0 240.926378 167.3 174.919389 208.94902
116 0 225.558027 152.3 163.370333 197.461541
118 0 211.289508 138.5 152.668113 186.806438
120 0 198.028784 126.1 142.740677 176.909281
122 0 185.692974 114.7 133.52326 167.703515
124 0 174.207291 104.4 124.957516 159.129509
126 0 163.50411 95 116.990766 151.133722
128 0 153.522165 86.4 109.57535 143.667988
130 0 144.205846 78.6 102.668061 136.688895

113
Annexes

132 0 135.504591 71.6 96.2296591 130.157248


134 0 127.372338 65.1 90.2244372 124.037591
136 0 119.767067 59.2 84.6198506 118.297801
138 0 112.650373 53.9 79.3861862 112.908725
140 0 105.987108 49 74.4962735 107.843863
142 0 99.7450547 44.6 69.9252299 103.079091
144 0 93.8946418 40.6 65.6502349 98.5924162
146 0 88.4086876 37 61.6503305 94.3637565
148 0 83.2621758 33.6 57.906244 90.3747524
150 0 78.4320538 30.6 54.4002305 86.6085949
152 0 73.8970531 27.8 51.1159317 83.0498751
154 0 69.6375285 25.3 48.0382511 79.6844489
156 0 65.6353142 23 45.1532413 76.4993181
158 0 61.873595 21 42.4480029 73.4825224
160 0 58.3367895 19.1 39.9105947 70.6230444
162 0 55.0104462 17.4 37.5299517 67.9107233
164 0 51.8811487 15.8 35.2958116 65.3361782
166 0 48.9364309 14.4 33.198649 62.890739
168 0 46.1646994 13.1 31.2296149 60.566384
170 0 43.5551643 11.9 29.3804827 58.355684
172 0 41.0977753 10.8 27.6435986 56.251752
174 0 38.783164 9.9 26.0118369 54.2481969
176 0 36.6025919 9 24.4785593 52.3390827
178 0 34.5479024 8.2 23.0375776 50.518891
180 0 32.6114769 7.4 21.6831199 48.7824867
182 0 30.7861955 6.8 20.4097994 47.1250877
184 0 29.0653998 6.1 19.2125861 45.5422364
186 0 27.4428603 5.6 18.0867809 44.0297746
188 0 25.9127449 5.1 17.0279917 42.5838201
190 0 24.4695914 4.6 16.0321113 41.2007454
192 0 23.1082814 4.2 15.0952975 39.8771585
194 0 21.8240164 3.8 14.2139544 38.6098853
196 0 20.6122958 3.5 13.3847156 37.3959531
198 0 19.4688969 3.2 12.6044279 36.2325763
200 0 18.389856 2.9 11.8701373 35.1171423
202 0 17.3714513 2.6 11.179075 34.0471992
204 0 16.4101866 2.4 10.5286455 33.0204446
206 0 15.5027768 2.2 9.91641484 32.0347148

114
Annexes

Tableau 4 : Résultats de 3.25 0.99445521 7 124.630814


RK4par MATLAB avec 3.33333333 1.1806246 7.08333333 133.20828
un pas du temps de 5 3.41666667 1.39487477 7.16666667 142.220293
min
3.5 1.64042518 7.25 151.679601
T(RK4) h RK4 3.58333333 1.92074334 7.33333333 161.598895
0 0 3.66666667 2.23955293 7.41666667 171.990792
0.08333333 1.3154E-12 3.75 2.60084154 7.5 182.867813
0.16666667 2.5568E-10 3.83333333 3.00886783 7.58333333 194.242368
0.25 5.7307E-09 3.91666667 3.46816816 7.66666667 206.126737
0.33333333 5.1784E-08 4 3.98356269 7.75 218.53305
0.41666667 2.841E-07 4.08333333 4.56016077 7.83333333 231.473275
0.5 1.1366E-06 4.16666667 5.20336576 7.91666667 244.95919
0.58333333 3.6565E-06 4.25 5.9188791 8 259.002378
0.66666667 1.0029E-05 4.33333333 6.71270374 8.08333333 273.614201
0.75 2.4349E-05 4.41666667 7.5911468 8.16666667 288.805785
0.83333333 5.3702E-05 4.5 8.56082144 8.25 304.588006
0.91666667 0.00010958 4.58333333 9.62864805 8.33333333 320.971474
1 0.00020968 4.66666667 10.8018546 8.41666667 337.966514
1.08333333 0.00038017 4.75 12.087976 8.5 355.583153
1.16666667 0.00065835 4.83333333 13.4948532 8.58333333 373.831107
1.25 0.00109584 4.91666667 15.0306307 8.66666667 392.719763
1.33333333 0.00176227 5 16.7037539 8.75 412.258168
1.41666667 0.00274944 5.08333333 18.5229652 8.83333333 432.455018
1.5 0.0041761 5.16666667 20.4972996 8.91666667 453.31864
1.58333333 0.00619313 5.25 22.6360789 9 474.856983
1.66666667 0.00898938 5.33333333 24.948906 9.08333333 497.077608
1.75 0.01279789 5.41666667 27.4456576 9.16666667 519.987677
1.83333333 0.01790274 5.5 30.1364761 9.25 543.59394
1.91666667 0.02464629 5.58333333 33.0317616 9.33333333 567.902728
2 0.0334369 5.66666667 36.1421619 9.41666667 592.919945
2.08333333 0.04475712 5.75 39.4785629 9.5 618.651058
2.16666667 0.05917224 5.83333333 43.0520773 9.58333333 645.101092
2.25 0.0773392 5.91666667 46.8740331 9.66666667 672.27462
2.33333333 0.10001587 6 50.9559618 9.75 700.175759
2.41666667 0.12807059 6.08333333 55.3095849 9.83333333 728.808167
2.5 0.16249193 6.16666667 59.9468008 9.91666667 758.175032
2.58333333 0.2043987 6.25 64.8796705 10 788.279076
2.66666667 0.25505012 6.33333333 70.1204029 10.0833333 819.122544
2.75 0.31585599 6.41666667 75.6813401 10.1666667 850.707206
2.83333333 0.38838707 6.5 81.5749409 10.25 883.034357
2.91666667 0.47438533 6.58333333 87.8137655 10.3333333 916.104808
3 0.57577427 6.66666667 94.4104586 10.4166667 949.918893
3.08333333 0.69466905 6.75 101.377732 10.5 984.476467
3.16666667 0.83338656 6.83333333 108.72835 10.5833333 1019.7769
6.91666667 116.475107 10.6666667 1055.8191

115
Annexes

10.75 1092.60147 14.5 3406.55283 18.25 6251.9252


10.8333333 1130.12197 14.5833333 3468.77103 18.3333333 6311.466
10.9166667 1168.37806 14.6666667 3531.24689 18.4166667 6370.65571
11 1207.36677 14.75 3593.9653 18.5 6429.48424
11.0833333 1247.08462 14.8333333 3656.9111 18.5833333 6487.9417
11.1666667 1287.52772 14.9166667 3720.06912 18.6666667 6546.01842
11.25 1328.69168 15 3783.42416 18.75 6603.7049
11.3333333 1370.57171 15.0833333 3846.96103 18.8333333 6660.99186
11.4166667 1413.16252 15.1666667 3910.66453 18.9166667 6717.8702
11.5 1456.45845 15.25 3974.51949 19 6774.33106
11.5833333 1500.45335 15.3333333 4038.51075 19.0833333 6830.36573
11.6666667 1545.1407 15.4166667 4102.62318 19.1666667 6885.96575
11.75 1590.51353 15.5 4166.84169 19.25 6941.12283
11.8333333 1636.56448 15.5833333 4231.15123 19.3333333 6995.8289
11.9166667 1683.28578 15.6666667 4295.53681 19.4166667 7050.07608
12 1730.6693 15.75 4359.9835 19.5 7103.85672
12.0833333 1778.70651 15.8333333 4424.47642 19.5833333 7157.16332
12.1666667 1827.3885 15.9166667 4489.00079 19.6666667 7209.98864
12.25 1876.70601 16 4553.54189 19.75 7262.32561
12.3333333 1926.64944 16.0833333 4618.08511 19.8333333 7314.16736
12.4166667 1977.20883 16.1666667 4682.61591 19.9166667 7365.50724
12.5 2028.3739 16.25 4747.11986 20 7416.33877
12.5833333 2080.13405 16.3333333 4811.58265 20.0833333 7466.6557
12.6666667 2132.47837 16.4166667 4875.99006 20.1666667 7516.45196
12.75 2185.39563 16.5 4940.32801 20.25 7565.72168
12.8333333 2238.87435 16.5833333 5004.58252 20.3333333 7614.4592
12.9166667 2292.90273 16.6666667 5068.73975 20.4166667 7662.65903
13 2347.46874 16.75 5132.786 20.5 7710.31589
13.0833333 2402.56007 16.8333333 5196.7077 20.5833333 7757.4247
13.1666667 2458.16417 16.9166667 5260.49142 20.6666667 7803.98056
13.25 2514.26828 17 5324.12388 20.75 7849.97877
13.3333333 2570.85937 17.0833333 5387.59197 20.8333333 7895.4148
13.4166667 2627.92424 17.1666667 5450.88269 20.9166667 7940.28433
13.5 2685.44947 17.25 5513.98326 21 7984.58321
13.5833333 2743.42146 17.3333333 5576.881 21.0833333 8028.3075
13.6666667 2801.82644 17.4166667 5639.56345 21.1666667 8071.4534
13.75 2860.65044 17.5 5702.01828 21.25 8114.01733
13.8333333 2919.87937 17.5833333 5764.23337 21.3333333 8155.99588
13.9166667 2979.49898 17.6666667 5826.19673 21.4166667 8197.38581
14 3039.49488 17.75 5887.89659 21.5 8238.18407
14.0833333 3099.85258 17.8333333 5949.32134 21.5833333 8278.38775
14.1666667 3160.55744 17.9166667 6010.45955 21.6666667 8317.99417
14.25 3221.59474 18 6071.3 21.75 8357.00077
14.3333333 3282.94969 18.0833333 6131.83163 21.8333333 8395.40519
14.4166667 3344.60737 18.1666667 6192.04359 21.9166667 8433.20521

116
Annexes

22 8470.39881 25.75 9511.51226 29.5 9444.47683


22.0833333 8506.9841 25.8333333 9521.01375 29.5833333 9432.96277
22.1666667 8542.95937 25.9166667 9529.96005 29.6666667 9421.08321
22.25 8578.32307 26 9538.35454 29.75 9408.84273
22.3333333 8613.07378 26.0833333 9546.20066 29.8333333 9396.24593
22.4166667 8647.21028 26.1666667 9553.50191 29.9166667 9383.29739
22.5 8680.73147 26.25 9560.26186 30 9370.00171
22.5833333 8713.63641 26.3333333 9566.48411 30.0833333 9356.36347
22.6666667 8745.92431 26.4166667 9572.17233 30.1666667 9342.38722
22.75 8777.59451 26.5 9577.33025 30.25 9328.07755
22.8333333 8808.64653 26.5833333 9581.96165 30.3333333 9313.43901
22.9166667 8839.08001 26.6666667 9586.07034 30.4166667 9298.47615
23 8868.89472 26.75 9589.66019 30.5 9283.19352
23.0833333 8898.09058 26.8333333 9592.73511 30.5833333 9267.59563
23.1666667 8926.66765 26.9166667 9595.29908 30.6666667 9251.68702
23.25 8954.62611 27 9597.35609 30.75 9235.4722
23.3333333 8981.9663 27.0833333 9598.91017 30.8333333 9218.95565
23.4166667 9008.68865 27.1666667 9599.96543 30.9166667 9202.14186
23.5 9034.79374 27.25 9600.52596 31 9185.0353
23.5833333 9060.28226 27.3333333 9600.59593 31.0833333 9167.64042
23.6666667 9085.15506 27.4166667 9600.17953 31.1666667 9149.96166
23.75 9109.41306 27.5 9599.28097 31.25 9132.00345
23.8333333 9133.05732 27.5833333 9597.90451 31.3333333 9113.7702
23.9166667 9156.08903 27.6666667 9596.05444 31.4166667 9095.26628
24 9178.50946 27.75 9593.73506 31.5 9076.49608
24.0833333 9200.32004 27.8333333 9590.95071 31.5833333 9057.46394
24.1666667 9221.52226 27.9166667 9587.70575 31.6666667 9038.17421
24.25 9242.11774 28 9584.00457 31.75 9018.63119
24.3333333 9262.1082 28.0833333 9579.85158 31.8333333 8998.83918
24.4166667 9281.49548 28.1666667 9575.2512 31.9166667 8978.80246
24.5 9300.28149 28.25 9570.20789 32 8958.52527
24.5833333 9318.46826 28.3333333 9564.72612 32.0833333 8938.01185
24.6666667 9336.05791 28.4166667 9558.81036 32.1666667 8917.26641
24.75 9353.05265 28.5 9552.46512 32.25 8896.29314
24.8333333 9369.4548 28.5833333 9545.69492 32.3333333 8875.09619
24.9166667 9385.26674 28.6666667 9538.50427 32.4166667 8853.67972
25 9400.49096 28.75 9530.89773 32.5 8832.04783
25.0833333 9415.13004 28.8333333 9522.87984 32.5833333 8810.20462
25.1666667 9429.18662 28.9166667 9514.45516 32.6666667 8788.15416
25.25 9442.66343 29 9505.62826 32.75 8765.90048
25.3333333 9455.5633 29.0833333 9496.40372 32.8333333 8743.44761
25.4166667 9467.88912 29.1666667 9486.78611 32.9166667 8720.79953
25.5 9479.64384 29.25 9476.78002 33 8697.96022
25.5833333 9490.83052 29.3333333 9466.39006 33.0833333 8674.9336
25.6666667 9501.45227 29.4166667 9455.62079 33.1666667 8651.7236

117
Annexes

Annexe 4 : Barrage oued Chouiret

Tableau 5 : donne pour barrage d’oued Chouiret

∆t (h) m L (m) g (m/s2)

1 0.49 14 9.81

Tableau 6 : volumes et débits déversants

côte (NGA) Hd (m) V (Hm3) Vd (Hm3) A(h) Km² Qs (m3/s)


917.8 0.0 0.31530966 0 0.03941371 0.0000
917.9 0.1 0.32313499 0.00782533 0.11709289 0.9608
918.0 0.2 0.3310915 0.01578184 0.19854393 2.7175
918.1 0.3 0.33918012 0.02387047 0.27886538 4.9924
918.2 0.4 0.34740189 0.03209223 0.36297926 7.6863
918.3 0.5 0.35575793 0.04044827 0.44598608 10.7420
918.4 0.6 0.36424945 0.04893979 0.53280976 14.1207
918.5 0.7 0.37287779 0.05756813 0.61855276 17.7941
918.6 0.8 0.38164434 0.06633468 0.70814092 21.7403
918.7 0.9 0.39055064 0.07524098 0.79667863 25.9414
918.8 1.0 0.39959828 0.08428862 0.88909369 30.3829
918.9 1.1 0.40878896 0.0934793 0.98049238 35.0525
919.0 1.2 0.4181245 0.10281484 1.07580444 39.9394
919.1 1.3 0.42760679 0.11229713 1.1701381 45.0344
919.2 1.4 0.43723782 0.12192816 1.26842502 50.3294
919.3 1.5 0.44701968 0.13171002 1.36577536 55.8170
919.4 1.6 0.45695456 0.1416449 1.46712272 61.4907
919.5 1.7 0.46704475 0.15173509 1.56757918 67.3447
919.6 1.8 0.47729263 0.16198297 1.67208026 73.3734
919.7 1.9 0.48067046 0.1653608 1.63513574 79.5720
919.8 2.0 0.48937366 0.174064 1.84614426 85.9359

118
Annexes

Tableau 7 : Résultats obtenus pour barrage d’oued Chouiret

T(h) I (m3/s) PULS Hildenblat HEC-HMS step by step


0 0 0 0 0 0
1 9.9727 4.23740023 3.590172 2.3 2.85566097
2 95.4447 45.4283108 38.9555122 46.7 52.7087
3 287.2453 169.428313 148.675943 219.4 191.345
4 448.0166 337.860914 306.323548 418.6 367.63095
5 481.007 445.488837 420.219089 482.7 464.5118
6 417.6996 448.772858 441.195721 436 449.3533
7 321.5324 381.50536 389.658322 344.6 369.616
8 231.1222 292.125045 308.059986 253.3 276.3273
9 159.7938 209.97739 226.986556 178.8 195.458
10 108.063 145.350958 159.984684 123.5 133.9284
11 72.1671 98.4114834 109.678547 84.4 90.11505
12 47.8522 65.7776054 73.9169413 56.9 60.00965
13 31.6013 43.6395885 49.3000036 39.8 39.72675
14 20.8212 28.8289864 32.676101 26.8 26.21125
15 13.7006 18.9984266 21.5771563 18.1 17.2609
16 9.0085 12.5026603 14.2168798 12.3 11.35455
17 5.9208 8.22135914 9.35527433 8.4 7.46465
18 3.8905 5.40366951 6.15154481 5.8 4.78636556
19 2.556 3.55074901 4.04317255 4 3.22325
20 1.6792 2.33285898 2.65676031 2.7 2.1176
21 1.1031 1.53259469 1.74552089 2 1.39115
22 0.7246 1.00678545 1.14671785 1.4 0.91385
23 0.476 0.66135411 0.753297 0.9 0.6003
24 0.3127 0.43445402 0.49485516 0.7 0.39435
25 0.2054 0.28539568 0.32507544 0.6 0.25905
26 0.1349 0.1874599 0.21352912 0.4 0.17015
27 0.0886 0.12312163 0.14024815 0.3 0.11175
28 0.0582 0.08086819 0.09211748 0.2 0.0734
29 0.0382 0.05310676 0.0604969 0.2 0.0482
30 0.0251 0.03487281 0.03972713 0.1 0.03165
31 0.0165 0.02291374 0.0260996 0.1 0.0208
32 0.0108 0.01504141 0.01713589 0.1 0.01365
33 0.0071 0.00986493 0.01124205 0 0.00895
34 0.0047 0.00649553 0.00739577 0 0.0059
35 0.0031 0.00428985 0.00487882 0 0.0039
36 0 0.00196153 0.00248207 0 0.00155

119
Annexes

Tableau 8 : Résultats de 3.25 303.973951 7 349.606158


RK4par MATLAB avec 3.33333333 319.136608 7.08333333 341.723911
un pas du temps de 5 3.41666667 333.745866 7.16666667 333.809073
min
3.5 347.75156 7.25 325.877715
T(RK4) RK4 3.58333333 361.109907 7.33333333 317.94498
0 0 3.66666667 373.783217 7.41666667 310.0251
0.08333333 4.2491E-09 3.75 385.739626 7.5 302.131409
0.16666667 1.1195E-06 3.83333333 396.952819 7.58333333 294.276358
0.25 2.96E-05 3.91666667 407.401767 7.66666667 286.471541
0.33333333 0.00029428 4 417.070458 7.75 278.727715
0.41666667 0.0017079 4.08333333 425.94762 7.83333333 271.054821
0.5 0.00704537 4.16666667 434.026452 7.91666667 263.462013
0.58333333 0.0229444 4.25 441.304342 8 255.957685
0.66666667 0.0627952 4.33333333 447.782586 8.08333333 248.549495
0.75 0.15034794 4.41666667 453.466105 8.16666667 241.244396
0.83333333 0.32362846 4.5 458.363164 8.25 234.048663
0.91666667 0.63854246 4.58333333 462.48509 8.33333333 226.967923
1 1.17142024 4.66666667 465.845994 8.41666667 220.007185
1.08333333 2.01975683 4.75 468.4625 8.5 213.170866
1.16666667 3.30056588 4.83333333 470.353476 8.58333333 206.462824
1.25 5.14608514 4.91666667 471.539779 8.66666667 199.886384
1.33333333 7.69699759 5 472.044003 8.75 193.444367
1.41666667 11.0937803 5.08333333 471.890238 8.83333333 187.139118
1.5 15.4671586 5.16666667 471.103847 8.91666667 180.972536
1.58333333 20.9288335 5.25 469.711241 9 174.946096
1.66666667 27.5636225 5.33333333 467.739681 9.08333333 169.060879
1.75 35.4239047 5.41666667 465.217076 9.16666667 163.317596
1.83333333 44.5268726 5.5 462.171811 9.25 157.716614
1.91666667 54.8546447 5.58333333 458.632571 9.33333333 152.257977
2 66.3568935 5.66666667 454.628191 9.41666667 146.941434
2.08333333 78.9553681 5.75 450.187505 9.5 141.766454
2.16666667 92.5495572 5.83333333 445.339224 9.58333333 136.732257
2.25 107.02276 5.91666667 440.111804 9.66666667 131.837825
2.33333333 122.247951 6 434.53335 9.75 127.081928
2.41666667 138.092995 6.08333333 428.631508 9.83333333 122.46314
2.5 154.424984 6.16666667 422.433384 9.91666667 117.979858
2.58333333 171.113593 6.25 415.965466 10 113.630318
2.66666667 188.033507 6.33333333 409.253556 10.0833333 109.412612
2.75 205.066049 6.41666667 402.322712 10.1666667 105.324704
2.83333333 222.100141 6.5 395.1972 10.25 101.364442
2.91666667 239.032791 6.58333333 387.900451 10.3333333 97.5295748
3 255.769221 6.66666667 380.455028 10.4166667 93.8177625
3.08333333 272.222783 6.75 372.882599 10.5 90.2265902
3.16666667 288.314735 6.83333333 365.203918 10.5833333 86.7535787
6.91666667 357.438809 10.6666667 83.396195

120
Annexes

10.75 80.1518631 14.5 11.7480705


10.8333333 77.0179723 14.5833333 11.2423391
10.9166667 73.9918868 14.6666667 10.7584731
11 71.070953 14.75 10.295564
11.0833333 68.2525075 14.8333333 9.85273761
11.1666667 65.5338837 14.9166667 9.42915294
11.25 62.9124182 15 9.02400105
11.3333333 60.3854568 15.0833333 8.63650419
11.4166667 57.9503596 15.1666667 8.26591475
11.5 55.6045059 15.25 7.91151434
11.5833333 53.3452988 15.3333333 7.57261286
11.6666667 51.1701692 15.4166667 7.24854749
11.75 49.076579 15.5 6.93868187
11.8333333 47.0620249 15.5833333 6.64240513
11.9166667 45.1240411 15.6666667 6.35913106
12 43.2602016 15.75 6.08829722
12.0833333 41.4681227 15.8333333 5.82936413
12.1666667 39.7454651 15.9166667 5.58181442
12.25 38.089935 16 5.34515206
12.3333333 36.4992863 16.0833333 5.11890157
12.4166667 34.9713211 16.1666667 4.90260725
12.5 33.5038912 16.25 4.69583246
12.5833333 32.0948984 16.3333333 4.49815891
12.6666667 30.7422955 16.4166667 4.30918595
12.75 29.4440864 16.5 4.12852989
12.8333333 28.1983266 16.5833333 3.95582336
12.9166667 27.0031231
13 25.8566344
13.0833333 24.7570704
13.1666667 23.7026919
13.25 22.6918108
13.3333333 21.7227888
13.4166667 20.7940377
13.5 19.904018
13.5833333 19.0512389
13.6666667 18.2342569
13.75 17.4516755
13.8333333 16.7021442
13.9166667 15.9843575
14 15.2970541
14.0833333 14.6390159
14.1666667 14.009067
14.25 13.4060728
14.3333333 12.828939
14.4166667 12.2766105

121
Annexes

Annexe 5 : la retenue de Chaabet Ketami

Tableau 17 : données pour la retenue de Chaabet ketami

∆t (h) m L (m) g (m/s2)

0.25 0.45 12 9.81

Tableau 18 : volumes et débits déversant de la retenue Chaabet Ketami

côte (NGA) Hd (m) V (Mm3) Vdéversé (Mm3) A(h) (km²) Qs (m3/s)

915.8 0 0.137 0 0.037631 0.000


916 0.2 0.144 0.0071 0.0390611 2.139
917 1.2 0.187 0.0498 0.0463176 31.442
918 2.2 0.237 0.1 0.05418513 78.051
919 3.2 0.295 0.1585 0.062665 136.920
920 4.2 0.363 0.2256 0.0715979 205.881
921 5.2 0.438 0.3014 0.07997902 283.627

Tableau 19 : Résultats obtenus par les 4 méthodes pour la retenue de Chaabet ketami

T(h) I (m3/s) Puls HEC-HMS Hidenblat step by step


0 0 0 0 0 0.000
0.25 0.062 0.013 0 0.014 0.001
0.5 1.191 0.267 0.2 0.290 0.050
0.75 5.392 1.530 0.9 1.651 0.711
1 13.546 4.914 3.7 5.265 4.078
1.25 24.643 11.199 11 11.900 12.739
1.5 36.551 20.275 20.2 21.363 25.823
1.75 47.088 30.964 30.4 32.365 39.145
2 54.718 41.387 42.2 42.921 49.587
2.25 58.768 49.737 50.8 51.154 56.142
2.5 59.315 54.925 55.7 55.991 58.834
2.75 56.932 56.730 57.1 57.316 58.173
3 52.422 55.570 55.7 55.677 54.936
3.25 46.617 52.178 52 51.898 49.980
3.5 40.241 47.345 46.9 46.800 44.097

122
Annexes

3.75 33.860 41.769 41.1 41.075 37.929


4 27.864 35.997 35.1 35.243 31.940
4.25 22.484 30.415 29.7 29.659 26.426
4.5 17.832 25.264 25.2 24.540 21.546
4.75 13.925 20.673 20.8 20.001 17.356
5 10.724 16.691 16.8 16.080 13.843
5.25 8.156 13.313 13.3 12.765 10.954
5.5 6.133 10.500 10.4 10.015 8.615
5.75 4.565 8.193 8 7.771 6.745
6 3.365 6.330 6.1 5.967 5.265
6.25 2.459 4.844 4.6 4.536 4.103
6.5 1.783 3.673 3.5 3.415 3.196
6.75 1.283 2.761 2.6 2.548 2.492
7 0.917 2.058 2 1.885 1.947
7.25 0.651 1.522 1.7 1.383 1.526
7.5 0.460 1.117 1.4 1.007 1.200
7.75 0.323 0.814 1.2 0.728 0.949
8 0.225 0.589 1 0.523 0.755
8.25 0.157 0.423 0.8 0.373 0.604
8.5 0.108 0.302 0.6 0.265 0.486
8.75 0.075 0.215 0.5 0.187 0.395
9 0.051 0.152 0.4 0.131 0.322
9.25 0.000 0.099 0.3 0.083 0.262

123
Annexes

Tableau 20 : Résultats 3.25 51.9814416 7 2.37423254


de RK4 par MATLAB 3.33333333 50.421793 7.08333333 2.19099011
avec un pas du temps de 3.41666667 48.7350221 7.16666667 2.02258263
5 min
3.5 46.9470317 7.25 1.86782617
T (RK4) h RK4 3.58333333 45.0820795 7.33333333 1.72562338
0 0 3.66666667 43.1626016 7.41666667 1.59495859
0.08333333 1.0222E-08 3.75 41.2090989 7.5 1.47489292
0.16666667 3.6303E-06 3.83333333 39.2400786 7.58333333 1.36455954
0.25 0.00011123 3.91666667 37.2720428 7.66666667 1.26315899
0.33333333 0.00118551 4 35.3195162 7.75 1.16995474
0.41666667 0.00705358 4.08333333 33.3951055 7.83333333 1.0842688
0.5 0.028943 4.16666667 31.5095853 7.91666667 1.00547766
0.58333333 0.09162651 4.25 29.6720016 8 0.93300829
0.66666667 0.23916283 4.33333333 27.8897903 8.08333333 0.86633446
0.75 0.53710559 4.41666667 26.1689038 8.16666667 0.80497323
0.83333333 1.06849254 4.5 24.5139433 8.25 0.74848159
0.91666667 1.9230714 4.58333333 22.9282913
1 3.18218559 4.66666667 21.414244
1.08333333 4.90383022 4.75 19.9731389
1.16666667 7.11229914 4.83333333 18.6054773
1.25 9.79475255 4.91666667 17.31104
1.33333333 12.9043596 5 16.088995
1.41666667 16.3678449 5.08333333 14.9379973
1.5 20.0948075 5.16666667 13.8562795
1.58333333 23.9867234 5.25 12.8417338
1.66666667 27.9444413 5.33333333 11.8919861
1.75 31.8737658 5.41666667 11.0044608
1.83333333 35.689216 5.5 10.1764381
1.91666667 39.3162718 5.58333333 9.40510438
2 42.6924703 5.66666667 8.68759469
2.08333333 45.7676774 5.75 8.02102954
2.16666667 48.5037891 5.83333333 7.40254561
2.25 50.8740557 5.91666667 6.82932134
2.33333333 52.8621641 6 6.29859768
2.41666667 54.4611753 6.08333333 5.80769476
2.5 55.6723884 6.16666667 5.35402492
2.58333333 56.5041788 6.25 4.93510241
2.66666667 56.9708501 6.33333333 4.5485504
2.75 57.0915266 6.41666667 4.19210565
2.83333333 56.8891063 6.5 3.86362103
2.91666667 56.3892913 6.58333333 3.56106648
3 55.6197045 6.66666667 3.28252847
3.08333333 54.6090995 6.75 3.02620834
3.16666667 53.3866678 6.83333333 2.79041972
6.91666667 2.57358523

124
Annexes

Annexe 6 : Barrage Boussiaba

Tableau 21 : donnés pour barrage Boussiaba

∆t (h) m L (m) g (m/s2)

1 0.49 100 9.81

Tableau 22 : volumes et débit déversant par le barrage Boussiaba

Cote (NGA) Hd (m) V (Hm3) Vd (Hm3) A(h) Km² Qs (m3/s)


74.4 0 120.081 0 7.623 0
74.73 0.33 122.401 2.319 7.721 41.141
75.06 0.66 124.773 4.691 7.821 116.364
75.39 0.99 127.197 7.116 7.924 213.774
75.72 1.32 129.674 9.592 8.028 329.126
76.05 1.65 132.203 12.122 8.134 459.968
76.38 1.98 134.785 14.703 8.242 604.644
76.71 2.31 137.419 17.337 8.353 761.938
77.04 2.64 140.106 20.024 8.465 930.910
77.37 2.97 142.845 22.763 8.580 1110.801
77.7 3.3 145.636 25.555 8.697 1300.986
78.03 3.63 148.480 28.399 8.815 1500.934
78.36 3.96 151.377 31.295 8.936 1710.191
78.69 4.29 154.326 34.244 9.059 1928.358
79.02 4.62 157.327 37.246 9.184 2155.087
79.35 4.95 160.381 40.300 9.311 2390.064
79.68 5.28 163.488 43.406 9.440 2633.011
80.01 5.61 166.646 46.565 9.571 2883.673
80.34 5.94 169.858 49.776 9.704 3141.821
80.67 6.27 173.122 53.040 9.839 3407.243
81 6.6 176.438 56.356 9.977 3679.744

125
Annexes

Tableau 23 : Résultats obtenus pour barrage Boussiaba

T(h) I (m3/s) PULS HEC-HMS Hildenblat step by step


0 0 0 0 0 0
1 0.07904556 0.00358869 0 0.00426848 5.4337E-05
2 5.52904952 0.25796711 0.2 0.30673862 0.0331569
3 50.281558 2.77939315 1.9 3.29808801 1.17613056
4 198.341717 14.0795714 9.5 16.6233238 13.1343585
5 495.052309 46.7870912 30.3 54.6779466 73.2979195
6 925.045089 119.557232 95.7 137.449489 251.644445
7 1415.50993 254.240748 238.7 286.381429 598.573131
8 1871.36642 465.463984 469.5 513.691378 1074.96965
9 2212.59703 744.890622 767 807.845509 1566.22856
10 2395.44632 1055.69151 1085.5 1129.42988 1962.67475
11 2415 1346.74146 1375 1425.6563 2206.74792
12 2295.56102 1574.61713 1597.5 1652.14158 2289.48031
13 2076.81668 1716.17694 1733.5 1785.70768 2231.90817
14 1801.48001 1768.31243 1781.8 1824.50203 2069.7523
15 1506.97845 1741.60518 1751.8 1781.46297 1842.6608
16 1221.42259 1653.74958 1661.8 1676.9606 1586.70313
17 962.876687 1524.60339 1530.7 1533.00022 1329.9532
18 740.627833 1372.80338 1377.4 1369.39229 1091.10539
19 557.32562 1213.7022 1216.2 1201.73009 880.370872
20 411.22048 1058.49397 1058 1040.8363 701.507773
21 298.078892 914.302718 910.1 893.204245 554.024815
22 212.616035 784.869831 777 761.932517 435.031124
23 149.44828 671.466085 660.6 647.758104 340.56836
24 103.647376 573.761009 559.6 549.957024 266.462044
25 71.0025769 490.517789 473 467.024737 208.802815
26 48.0903813 420.084541 401.7 397.137589 164.174218
27 32.2316828 360.707557 340.1 338.436589 129.722697
28 21.3934139 310.710844 290.6 289.183559 103.138825
29 14.0716924 268.585053 248.4 247.833533 82.5954449
30 9.17800467 233.020061 212 213.056458 66.6705345
31 5.93917703 202.90537 184.4 183.730827 54.2703686
32 3.81502835 177.314106 160.2 158.923625 44.5605831
33 2.43366134 155.48017 139 137.865169 36.9080145
34 1.54238602 136.773973 120.5 119.923574 30.8335548
35 0 120.622591 106.8 104.519034 25.8974712
36 0 106.634649 95.2 91.2615667 21.8771155
37 0 94.5353955 84.9 79.8823375 18.6585116
38 0 84.020143 75.8 70.0734689 16.0495195
39 0 74.842459 67.6 61.5862042 13.9110854

126
Annexes

Tableau 9 : Résultats de 3.25 0.6242063 7 236.368541


RK4par MATLAB avec 3.33333333 0.78882327 7.08333333 252.571245
un pas du temps de 5 3.41666667 0.98928775 7.16666667 269.411242
min
3.5 1.23172499 7.25 286.88236
T (RK4) RK4 3.58333333 1.52299584 7.33333333 304.976595
0 0 3.66666667 1.87073797 7.41666667 323.684137
0.08333333 8.08E-19 3.75 2.28340347 7.5 342.993408
0.16666667 2.19E-15 3.83333333 2.77029185 7.58333333 362.891106
0.25 2.68E-13 3.91666667 3.34157777 7.66666667 383.362255
0.33333333 8.11E-12 4 4.00833266 7.75 404.39027
0.41666667 1.13E-10 4.08333333 4.78253952 7.83333333 425.957014
0.5 9.57E-10 4.16666667 5.67710023 7.91666667 448.04288
0.58333333 5.77E-09 4.25 6.7058348 8 470.626861
0.66666667 2.71E-08 4.33333333 7.88347196 8.08333333 493.686637
0.75 1.05E-07 4.41666667 9.22563069 8.16666667 517.198656
0.83333333 3.51E-07 4.5 10.7487924 8.25 541.138229
0.91666667 1.04E-06 4.58333333 12.4702633 8.33333333 565.479615
1 2.77E-06 4.66666667 14.4081274 8.41666667 590.196122
1.08333333 6.79E-06 4.75 16.5811896 8.5 615.260197
1.16666667 1.55E-05 4.83333333 19.0089089 8.58333333 640.643522
1.25 3.33E-05 4.91666667 21.7113233 8.66666667 666.317114
1.33333333 6.77E-05 5 24.7089644 8.75 692.251415
1.41666667 0.00013128 5.08333333 28.0227651 8.83333333 718.416393
1.5 0.00024411 5.16666667 31.6739586 8.91666667 744.78163
1.58333333 0.0004372 5.25 35.6839709 9 771.316418
1.66666667 0.00075713 5.33333333 40.0743075 9.08333333 797.989847
1.75 0.00127199 5.41666667 44.8664341 9.16666667 824.770896
1.83333333 0.00207895 5.5 50.0816544 9.25 851.628512
1.91666667 0.00331373 5.58333333 55.740984 9.33333333 878.531697
2 0.00516213 5.66666667 61.8650228 9.41666667 905.449588
2.08333333 0.00787397 5.75 68.4738273 9.5 932.351527
2.16666667 0.01177954 5.83333333 75.5867821 9.58333333 959.20714
2.25 0.01730891 5.91666667 83.2224749 9.66666667 985.986402
2.33333333 0.02501406 6 91.3985725 9.75 1012.6597
2.41666667 0.03559411 6.08333333 100.131702 9.83333333 1039.19791
2.5 0.04992368 6.16666667 109.437338 9.91666667 1065.57241
2.58333333 0.0690843 6.25 119.329693 10 1091.75521
2.66666667 0.09439894 6.33333333 129.821617 10.0833333 1117.71893
2.75 0.12746947 6.41666667 140.924503 10.1666667 1143.43687
2.83333333 0.17021677 6.5 152.648208 10.25 1168.88307
2.91666667 0.22492345 6.58333333 165.000971 10.3333333 1194.03232
3 0.29427858 6.66666667 177.989349 10.4166667 1218.86023
3.08333333 0.38142419 6.75 191.618165 10.5 1243.34323
3.16666667 0.4900029 6.83333333 205.890459 10.5833333 1267.4586
6.91666667 220.807457 10.6666667 1291.18451

127
Annexes

10.75 1314.50004 14.5 1777.04677 18.25 1334.43013


10.8333333 1337.38519 14.5833333 1774.09368 18.3333333 1320.97779
10.9166667 1359.82089 14.6666667 1770.66757 18.4166667 1307.50518
11 1381.78903 14.75 1766.77934 18.5 1294.01884
11.0833333 1403.27244 14.8333333 1762.44007 18.5833333 1280.52513
11.1666667 1424.25494 14.9166667 1757.66093 18.6666667 1267.03022
11.25 1444.7213 15 1752.45324 18.75 1253.54006
11.3333333 1464.65726 15.0833333 1746.8284 18.8333333 1240.06043
11.4166667 1484.04954 15.1666667 1740.79786 18.9166667 1226.59692
11.5 1502.8858 15.25 1734.37318 19 1213.15492
11.5833333 1521.1547 15.3333333 1727.56593 19.0833333 1199.73964
11.6666667 1538.84581 15.4166667 1720.38771 19.1666667 1186.3561
11.75 1555.94966 15.5 1712.85016 19.25 1173.00913
11.8333333 1572.45773 15.5833333 1704.96488 19.3333333 1159.7034
11.9166667 1588.36239 15.6666667 1696.7435 19.4166667 1146.44338
12 1603.65692 15.75 1688.19759 19.5 1133.23338
12.0833333 1618.33552 15.8333333 1679.3387 19.5833333 1120.07753
12.1666667 1632.39322 15.9166667 1670.1783 19.6666667 1106.97979
12.25 1645.82593 16 1660.72783 19.75 1093.94396
12.3333333 1658.63039 16.0833333 1650.99864 19.8333333 1080.97365
12.4166667 1670.80417 16.1666667 1641.00199 19.9166667 1068.07233
12.5 1682.34561 16.25 1630.74905 20 1055.24332
12.5833333 1693.25384 16.3333333 1620.25089 20.0833333 1042.48976
12.6666667 1703.52875 16.4166667 1609.51845 20.1666667 1029.81466
12.75 1713.17094 16.5 1598.56259 20.25 1017.22085
12.8333333 1722.18173 16.5833333 1587.39398 20.3333333 1004.71105
12.9166667 1730.56312 16.6666667 1576.0232 20.4166667 992.287812
13 1738.31775 16.75 1564.46067 20.5 979.95356
13.0833333 1745.44893 16.8333333 1552.71667 20.5833333 967.710575
13.1666667 1751.96055 16.9166667 1540.80129 20.6666667 955.561009
13.25 1757.85709 17 1528.72451 20.75 943.506882
13.3333333 1763.14359 17.0833333 1516.4961 20.8333333 931.550088
13.4166667 1767.82564 17.1666667 1504.12569 20.9166667 919.692397
13.5 1771.90932 17.25 1491.6227 21 907.93546
13.5833333 1775.40121 17.3333333 1478.99641 21.0833333 896.28081
13.6666667 1778.30834 17.4166667 1466.2559 21.1666667 884.729868
13.75 1780.63818 17.5 1453.41005 21.25 873.283943
13.8333333 1782.39862 17.5833333 1440.46757 21.3333333 861.944237
13.9166667 1783.59792 17.6666667 1427.43698 21.4166667 850.71185
14 1784.24473 17.75 1414.3266 21.5 839.58778
14.0833333 1784.34801 17.8333333 1401.14456 21.5833333 828.572926
14.1666667 1783.91706 17.9166667 1387.89878 21.6666667 817.668095
14.25 1782.96148 18 1374.59701 21.75 806.874002
14.3333333 1781.49112 18.0833333 1361.24678
14.4166667 1779.51611 18.1666667 1347.85544

128
Résumé
Dans ce travail une comparaison des méthodes de calcul de laminage des crues été effectuée,
en appliquant cinq méthodes à savoir, la méthode de Puls, la méthode de Hildenblat, la
méthode de Runge Kutta d’ordre 4, la méthode Step-by-step et le logiciel HEC-HMS sur six
barrages algériens. La méthode de Runge Kutta d’ordre 4 est la méthode de référence car elle
repose sur la résolution numérique de l’équation différentielle ordinaire de la variation de
volume, et par conséquent, elle représente convenablement la dynamique du système de
réservoir. La méthode HEC-HMS et la méthode de Runge Kutta d’ordre 4 ont donné à
chaque fois des résultats quasi-identiques et plus fiables par rapport à les autres méthodes.
D’autre part, La méthode Step-by-step a surévalué le débit de pointe laminé pour la plupart
des barrages. Ainsi, nous recommandons l’utilisation des méthodes Runge kutta ou de HEC-
HMS pour le calcul du procédé de laminage des crues afin que l’étude technico-économiques
lors du dimensionnement soit plus représentative.

Les mots clé : laminage des crues, débit, équation différentielle, réservoir.

‫الملخص‬
Puls ‫ ورلك بخطبُك خوس طشق و الخٍ حخوثل فٍ طشَمت‬،‫فٍ هزا العول حن إجشاء هماسًت لطشق حساب حذفك الفُضاًاث‬
‫ علً سخت‬,HEC-HMS ‫ و بشًاهج‬step by step ‫ طشَمت‬، 4 ‫ هي الشحبت‬Runge Kutta ‫ طشَمت‬، Hildenblat ‫طشَمت‬,
‫ هٍ الطشَمت الوشجعُت ألًها حسخٌذ إلً الحل العذدٌ للوعادلت الخفاضلُت‬4 ‫ هي الشحبت‬Runge Kutta ‫ طشَمت‬.‫سذود جزائشَت‬
‫ و‬HEC-HMS ٍ‫ أعطج كل هي طشَمخ‬.‫ وبالخالٍ فهٍ حوثل دٌَاهُكُاث ًظام الخزاى بشكل كاف‬، ‫العادَت لخغُش الحجن‬
، ‫ هي ًاحُت أخشي‬.‫ فٍ كل هشة ًخائج هخطابمت حمشَبًا وأكثش هىثىلُت هماسًت بالطشق األخشي‬4 ‫ هي الشحبت‬Runge Kutta
Runge kutta ‫ ًىصٍ باسخخذام طشق‬، ٍ‫ و بالخال‬.‫ بالغج فٍ حمذَش حجن الخذفك لوعظن السذود‬step by step ‫فإى طشَمت‬
.‫ لحساب حجن الخذفك الفُضاى بحُث حكىى الذساست الفٌُت االلخصادَت أثٌاء ححذَذ األبعاد أكثش دلت‬HEC-HMS ‫أو‬

.‫ حصشَف الفُضاًاث‬, ‫الخذفك‬, ‫الوعادالث الخفاضلُت‬, ‫الخزاى‬: ‫الكلواث الوفخاحُت‬

Abstract
In this work, a comparison of calculation’s methods of reservoir routing was carried out,
applying five methods: the Puls method, the Hildenblat method, the Runge Kutta method of
order 4, the Step-by-step method and the HEC-HMS on six Algerian dams. The Runge Kutta
method of the order 4 is the reference method because it is based on the numerical resolution
of the ordinary differential equation of volume variation, and therefore adequately represents
the dynamics of the tank system. The HEC-HMS method and the Runge Kutta of order 4
method gave almost identical and more reliable results each time compared to other methods.
In contrast, the Step-by-step method overestimated the stratified peak flow for most
dams. Thus, we recommend the use of Runge kutta of ordre 4 or HEC-HMS methods for the
calculation of reservoir routing so that the technical-economic study during the design is more
representative.

Key words : reservoir routing, flow, water tank, diferential equation.

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