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Séries Semi-Convergentes et Ensembles Dénombrables

Ce document traite de la convergence des séries et des familles sommables. Il introduit notamment les notions de séries semi-convergentes, d'ensembles dénombrables et de familles sommables à termes positifs. De nombreux exercices sont proposés pour illustrer ces concepts.

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Séries Semi-Convergentes et Ensembles Dénombrables

Ce document traite de la convergence des séries et des familles sommables. Il introduit notamment les notions de séries semi-convergentes, d'ensembles dénombrables et de familles sommables à termes positifs. De nombreux exercices sont proposés pour illustrer ces concepts.

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Chapitre 30

Familles Sommables

30.1 Série semi-convergentes

Soit (un )n≥0 une Xsuite réelle ou complexe.


Dire que la série uk est semi-convergente signifie que la série converge mais ne converge
k≥0
pas absolument.
X (−1)k
On considère la série .
k
k>0
Test 742
1. Utiliser le théorème des séries alternées.
2. En déduire que la série est semi-convergente.

Problématique En échangeant les termes de la série du test précédent, on peut trouver des
limites différentes.
(−1)k
La série harmonique alternée, de terme général pour k entier stricte-
k
ment positif, converge vers − ln(2), tandis que celle obtenue en réordonnant
les termes de la suite de façon à sommer deux fois plus vite les termes pairs
que les impairs converge vers − ln(2)/2.
On souhaite introduire une définition de la convergence qui exclut ce genre
de situation, et qui assure que la sommation donne le même résultat quel
que soit l’ordre choisi.
Il est important de retenir que changer l’ordre des termes dans une série peut modifier la somme
(et même la nature) d’une série.
Le théorème de réarrangement de Riemann dit que si une série à termes réels est semi-convergente,
alors on peut réarranger ses termes pour qu’elle converge vers n’importe quel réel, ou bien tende
vers plus ou moins l’infini.
Z 1
1. Soit n ∈ N, calculer (−t)n dt.
0
2. En déduire que
N Z 1 Z 1
Test 743 X (−1)n 1 (−t)N +1
= dt −
n=0
n+1 0 1+t 0 1+t

3. En majorant la seconde intégrale en valeur absolue, en déduire que la série har-


monique alternée tend vers ln(2)

445
CHAPITRE 30. FAMILLES SOMMABLES

1 1
1. Pour n ∈ N∗ , simplifier − .
4n − 2 2n − 1
1 1 1 1 1
2. On pose vn = − et un = − + . En déduire une
2n 2n − 1 4n − 2 2n − 1 4n
Test 744 relation simple entre vn et un .
3. D’après le test précédent, on sait que la série de terme général vn converge vers
− ln(2). En déduire la convergence et la somme de la série de terme général un .
4. Observez que les deux séries de termes généraux un et vn comportent les même
termes mais dans un ordre différent.

30.2 Ensembles dénombrables


Soit E un ensemble.
E est dénombrable si et seulement si il existe une bijection de N sur E.

Remarques — Les éléments d’un ensemble dénombrable peuvent être comptés les
uns après les autres : le premier, le deuxième, le troisième ... Dit au-
trement, un ensemble dénombrable E peut être décrit comme l’en-
semble des valeurs d’une suite bijective :

E = {xn , n ∈ N} avec ∀x ∈ E∃!n ∈ N tel que x = xn

— S’il existe une bijection de E sur N alors sa bijection réciproque


induit que E est dénombrable.
Montrer que les entiers naturels pairs et l’ensemble des entiers naturels impairs sont deux
Test 745
ensemble dénombrables

Montrer que

2k si k ≥ 0


Test 746 ϕ : Z → N, k 7→

 2(−k) − 1 si k < 0
est bijective et en déduire que Z est dénombrable.

Montrer que N2 est dénombrable. On pourra se souvenir qu’en arithmétique, ∀n ∈


Test 747
N, ∃!(m, p) ∈ N2 tel que n = 2m (2p + 1)

Th. . Partie non bornée de N

Une partie de N est non bornée si et seulement si elle est dénombrable.

Th. . Propriétés des ensembles dénombrables


— Toute partie infinie en injection dans N est dénombrable.
— Le produit cartésien de deux ensembles dénombrables est dénombrable.
— La réunion de deux ensembles dénombrables est dénombrable.

Test 748 Montrer que Q est en bijection avec un sous-ensemble de Z2 et en déduire que Q est
dénombrable.

Le cas de R
R n’est pas dénombrable : on le démontre avec le principe de la diagonale
de Cantor

Le cas de N

P(N) n’est pas dénombrable

Lycée Châtelet Douai Page 446


30.3. FAMILLES SOMMABLES À TERMES POSITIFS

30.3 Familles sommables à termes positifs


Soient
— I un ensemble dénombrable ;
— (ui )i∈I une famille de nombres réels positifs ou nuls, indexée par I.
Dire que la famille (ui )i∈I est sommable signifie que
( )
X
sup ui tel que J partie finie de I < +∞
i∈J

La famille (ui )i∈I est non sommable dans le cas contraire.

Permutation
La définition implique l’invariance de la sommabilité par permutation des
termes : ceci est induit par le fait qu’on considère un ensemble d’indices et
non une liste d’indices.
Si la famille (ui )i∈I est sommable, la somme est donnée par cette borne supérieure :
( )
X X
S(u) = ui = sup ui tel que J partie finie de I
i∈I i∈J
X
Si la famille (ui )i∈I n’est pas sommable, on pose ui = +∞.
i∈I

Th. . Lien avec les séries


Soit (un )n∈N une suite de réels positifs. Elle est sommable si et seulement si la série de
terme général un converge et dans ce cas les sommes coı̈ncident :

X +∞
X
ui = un
i∈N n=0

Une suite exhaustive de parties d’un ensemble dénombrable I est une suite (In )n∈N de parties
de I telle que
— pour tout n ∈ N, l’ensemble In est fini ;
— la suite (In )n∈N est croissante pour l’inclusion, i.e. pour tout n ∈ N, In ⊂ In+1 ;
— ∪n∈N In = I

Test 749 Construire une suite exhaustive de parties de N

Test 750 Construire une suite exhaustive de parties de N2

Soit I un ensemble dénombrable quelconque. Démontrer qu’il existe une suite exhaustive
Test 751
de parties de I

Th. . Etude de la sommabilité et calcul pratique de la somme dans R+


Soient
• I un ensemble dénombrable ;
• (In )n∈N une suite exhaustive de parties de I ;
• (ui )i∈I une famille
! de réels positifs ou nuls indexée par I.
X
Si la suite des ui est majorée alors la famille (ui )i∈I est sommable et
i∈In n∈N
X X
ui = lim ui
n→+∞
i∈I i∈In

Page 447 Alain Couteèle et Mélissa Bailloeuil


CHAPITRE 30. FAMILLES SOMMABLES

 
1
Test 752 Démontrer que la famille est sommable et calculer sa somme.
2n 3m (n,m)∈N2

Proposition (Linéarité)
Soit I un ensemble dénombrable d’indices.
Soient (ui )i∈I et (vi )i∈I deux familles de réels positifs indexées par I.

Si les familles (ui )i∈I et (vi )i∈I sont sommables, alors pour tous réels positifs λ et µ, la famille
(λui + µvi )i∈I est sommable et
X X X
(λui + µvi ) = λ ui + µ vi
i∈I i∈I i∈I

Th. . Théorème de sommation par paquets


Soit I un ensemble dénombrable d’indices.
Soit (ui )i∈I une famille sommable de réels positifs indexée par I.
Soient J une partie non vide de N puis (In )n∈J une partition de I indexée par J. Alors,
• pour chaque n ∈ J, la famille (ui )i∈In est sommable ;
!
X
• la famille ui est sommable
i∈In n∈J !
X X X
ui = ui
n∈J i∈In i∈I

Que pourrait être une partition verticale, horizontale, diagonale de N2 . On pourra s’ins-
Test 753
pirer d’un schéma

 
1
Test 754 Démontrer que la famille n’est pas sommable
n2 + m2 (n,m)∈N∗ ×N∗

 
1
Test 755 Soit q un réel strictement positif. La famille est-elle sommable ?
qn n∈Z

Th. . Théorème de Fubini positif


Soit (um,n )(n,m)∈N2 une suite ”à double entrée” de réels positifs.
La famille (um,n )(n,m)∈N2 est sommable si et seulement si pour chaque n ∈ N, la série
+∞
!
X X X
um,n converge et la série um,n converge.
m∈N n∈N m=0
De plus, en cas de sommabilité, on a égalité des sommes.
 
1
Test 756 Démontrer que la famille est sommable
2n 3m (n,m)∈N2

30.4 Familles sommables à termes réels


Proposition
X (Changement de l’ordre dans une série à termes positifs)
Soit un une série à termes positifs et σ une permutation de N.
X X
Alors uσ(n) est de même nature que un et en cas de convergence les sommes sont égales.

Lycée Châtelet Douai Page 448


30.5. FAMILLES SOMMABLES À TERMES COMPLEXES

Observons maintenant le changement d’ordre dans une série absolument convergente.

Th. . Théorème de commutativité


Soit
X Σun une série réelle absolument convergente, et σ une permutation de N. Alors
uσ(n) est absolument convergente, et

+∞
X +∞
X
uσ(n) = un
n=0 n=0

Commutativité • Ce résultat entre en défaut dès lors que l’hypothèse de convergence


absolue n’est plus vérifiée, nous l’avons vu dans le premier para-
graphe.

• Ce théorème de commutativité permet de définir des sommes prises


sur un ensemble dénombrable quelconque, sans s’être fixé d’ordre
de sommation préalable autrement dit travailler sur un ensemble
d’indices et non une liste d’indices.
Soient
— I un ensemble dénombrable ;
— (ui )i∈I une famille de nombres réels, indexée par I.  
Dire que la famille (ui )i∈I est sommable signifie que la famille ui est sommable.
i∈I

Le théorème de commutativité nous assure alors que :

Proposition (Somme d’une famille sommable)


Soit I un ensemble dénombrable, et σ : N → I une bijection.
Soit (ui )i∈I une famille de réels sommable. On définit la somme de cette famille par :

X +∞
X
ui = uσ(n)
i∈I n=0

Cette égalité définit bien un réel, indépendant du choix de la bijection σ.


X X
Remarque : On a la majoration ui ≤ ui
i∈I i∈I

Espérance Lorsqu’on défini une variable aléatoire sur un espace probabilisé à va-
leurs dans un ensemble dénombrable (et non fini), le calcul de l’espérance
nécessite de calculer une somme indicée sur un ensemble et non une liste.
On imposera donc la convergence absolue dans la définition de l’espérance
d’une telle variable aléatoire.
Th. . Théorème de comparaison

Soit (ui )i∈I et (vi )i∈I deux familles telles que ∀i ∈ I, ui ≤ vi . Alors, si (vi ) est
sommable, il en est de même de (ui ).

30.5 Familles sommables à termes complexes


Soient
— I un ensemble dénombrable ;
— (ui )i∈I une famille de nombres complexes, indexée par I.
Dire que la famille (ui )i∈I est sommable signifie que les familles des parties réelles et ima-
ginaires sont des familles réelles sommables.

Page 449 Alain Couteèle et Mélissa Bailloeuil


CHAPITRE 30. FAMILLES SOMMABLES

Th. . Sommabilité complexe


 
Une famille de complexes (ui )i∈I est sommable si et seulement si la famille ui
i∈I
est sommable.
Soient
— I un ensemble dénombrable ;
— (ui )i∈I une famille sommable de nombres complexes, indexée par I.
La somme de la famille (ui )i∈I est le complexe
X X X
S(u) = uk = Re (uk ) + i Im (uk )
k∈I k∈I k∈I

Dans le cas particulier des suites complexes, on a immédiatement un lien entre famille sommable
et série :
Th. . Lien avec les séries
Soit (un )n∈N une suite de complexes. Elle est sommable si et seulement si la série de
terme général un est absolument convergente et dans ce cas les sommes coı̈ncident :

X +∞
X
ui = un
i∈N n=0

 
1
Test 757 Déterminer l’ensemble des nombres complexes s tel que que la famille est sommable
ns

Proposition
Soit (ui )i∈I une famille sommable de réels ou complexes. Alors, pour tout I 0 ⊂ I infini, la famille
(ui )i∈I 0 est aussi sommable.
 
1
Test 758 La famille est-elle sommable ?
n2 + m2 (n,m)∈Z2 \{(0,0)}

Th. . Etude de la sommabilité et calcul pratique de la somme dans C


Soient
• I un ensemble dénombrable ;
• (In )n∈N une suite exhaustive de parties de I ;

• (ui )i∈I une famille sommable de complexes indexée par I.


alors X X
ui = lim ui
n→+∞
i∈I i∈In

Proposition (Espace `1 )
Soit I un ensemble dénombrable. On pose :

`1 (I, C) = (ui )i∈I ∈ CI tel que la famille (ui )i∈I est sommable


Alors `1 (I, C) est un sous-espace vectoriel de CI .

Proposition (Linéarité de la somme pour une famille sommables de complexes)


Soit I un ensemble dénombrable. L’application :

`1 (I, C) → C
φ: X
(ui )i∈I 7→ ui
i∈I

est une forme linéaire.

Lycée Châtelet Douai Page 450


30.6. PRODUIT DE CAUCHY DE DEUX SÉRIES

Soit I un ensemble dénombrable. On pose


n o
`2 (I, R) = (ui )i∈I ∈ RI tel que la famille (u2i )i∈I est sommable
Test 759
1. Soient (ui )i∈I ∈ `2 (I, R) et (vi )i∈I ∈ `2 (I, R). Démontrer que (ui vi )i∈I appartient
à `1 (I, R).
2. Démontrer que `2 (I, R) est un sous-espace vectoriel de RI .

Soit
`2 (I, R) × `2 (I, R) → R
Test 760 ϕ: X
(ui )i∈I , (vi )i∈I 7→ ui vi
i∈I

Démontrer que φ est un produit scalaire sur `2 (I, R).

Dans un contexte plus général que celui dans lequel on s’est placé, il convient de définir la som-
mabilité autrement : une famille sera sommable de somme S si pour tout  > 0, il existe un sous-
ensemble fini tel que la somme prise sur tout sous-ensemble plus gros est une -approximation
de S.

Th. . -approximation

Soit (ui )i∈I une famille sommable de réels ou complexes. Alors, la famille ( ui )i∈I est
aussi sommable.
En particulier, pour tout  > 0, il existe J ⊂ I fini tel que
X X
ui − uj ≤ 
i∈I j∈J

Th. . Théorème de sommation par paquets


Soit I un ensemble dénombrable d’indices.
Soit (ui )i∈I une famille sommable de complexes indexée par I.
Soient J une partie non vide de N puis (In )n∈J une partition de I indexée par J. Alors,
• pour chaque n ∈ J, la famille (ui )i∈In est sommable ;
!
X
• la famille ui est sommable
i∈In n∈J !
X X X
ui = ui
n∈J i∈In i∈I

Th. . Théorème de Fubini


Soit (um,n )(n,m)∈N2 une suite ”à double entrée” de complexes.
La famille (um,n )(n,m)∈N2 est sommable si et seulement si pour chaque n ∈ N, la série
+∞
!
X X X
um,n converge et la série um,n converge.
m∈N n∈N m=0
De plus, en cas de sommabilité, on a égalité des sommes :
+∞ +∞
!
X X X
un,m = um,n
(n,m)∈N2 n=0 m=0

30.6 Produit de Cauchy de deux séries

Page 451 Alain Couteèle et Mélissa Bailloeuil


CHAPITRE 30. FAMILLES SOMMABLES

X X X
Soient un et vn des séries de complexes. La série wn de terme général défini par :

n
X
∀n ∈ N, wn = uk vn−k
k=0
X X
est appelé produit de Cauchy des séries un et vn .
Th. . Produit de séries absolument convergentes
Le produit des sommes de deux séries absolument convergentes est la somme de leur
produitX de Cauchy.
X
Soient un et vn des séries de complexes absolument convergentes. Alors :
X
1. leur produit de Cauchy wn est une série absolument convergente,
+∞
! +∞
! +∞
X X X
2. un vn = wn
n=0 n=0 n=0

Relation fonctionnelle de l’exponentielle.


X zn
1. Soit z ∈ C. Justifier que la série est absolument convergente. La somme
Test 761 n!
n≥0
de cette série est, par définition, ez .
2. Démontrer que pour tout z1 , z2 ∈ C : ez1 × ez2 = ez1 +z2 .

X
Soit un une série absolument convergente de complexes. Démontrer que la série
n
! +∞
!
Test 762 X 1 X k
X
2 uk converge et a pour somme 2 un .
2n n=0
n≥0 k=0

De l’hypothèse d’absolue convergence dans le théorème sur le produit de Cauchy.


X (−1)n
Test 763 Justifier que la série √ converge et étudier la convergence son produit de Cauchy
n≥1
n
avec elle-même.

30.7 Méthodologie
Démontrer qu’un ensemble est dénombrable :
• réunion finie d’ensembles dénombrables
• réunion dénombrable d’ensembles finis ou dénombrables

• construire une application bijective vers un ensemble dénombrable


• construire une application bijective d’un ensemble dénombrable vers cet ensemble.

Démontrer qu’un ensemble n’est pas dénombrable :


• construire une application injective d’un ensemble non dénombrable (R) vers cet ensemble
• raisonner par l’absurde en supposant qu’il existe une application bijective de N vers cet
ensemble.

Démontrer qu’une famille est sommable :


• démontrer que la série associée est absolument convergente si I = N.

• utiliser une famille exhaustive, par exemple ([[−n; n]])ninN pour une sommation sur Z
• par le théorème de Fubini pour une série à doubles indices
• par linéarité, par comparaison

Lycée Châtelet Douai Page 452


30.7. MÉTHODOLOGIE

Démontrer qu’une famille n’est pas sommable :


• Démontrer qu’il existe une infinité de termes dans la famille dont la valeur absolue est
supérieure à une constante strictement positive
• Démontrer que la série associée n’est pas absolument convergente si I = N.

• Trouver une sommation par paquets qui diverge.


• Extraire une sous-famille non sommable
• Extraire une série divergente.

Permuter des sommes


• si la famille est sommable

Page 453 Alain Couteèle et Mélissa Bailloeuil


CHAPITRE 30. FAMILLES SOMMABLES

30.8 Exercices

Exercice 1
Les ensembles suivants sont-ils dénombrables ?
1. {2n; n ≥ 0}
2. N × R n
√ √ o
3. Q[ 2] = a + b 2; a, b ∈ Q
4. l’ensemble des nombres premiers ;
5. l’ensemble des fonctions de R dans R.

Exercice 2
Démontrer que pour |q| < 1, la famille (q |n| )n∈Z est sommable, et déterminer sa somme.

Exercice 3
X
Soit (ap )p≥1 une suite de nombres complexes telle que la série ap soit absolument convergente.
p
On pose I = N∗ × N∗ et pour (n, p) ∈ I, on pose
p
un,p = ap si p ≤ n, un,p = 0 sinon
n(n + 1)
Démontrer que la famille (un,p )(n,p)∈I est sommable et calculer sa somme.

Exercice 4
Démontrer l’existence et calculer
X 1
(p + q 2 )(p + q 2 + 1)
(p,q)∈N×N∗

Exercice 5
Calculer
+∞ X+∞
X 1
n=0
k!
k=n

Exercice 6
Démontrer que les familles suivantes ne sont pas sommables :
 
1
1.
x2 x∈Q∩[1;+∞[
1
2. (an,p )(n,p)∈N2 , an,p = 2 si n 6= p et an,n = 0
n − p2

Exercice 7
Soient (a, b) ∈ C2 tels que a < 1 et b < 1. Prouver que
 +∞ n+1
 1 X a − bn+1
= si a 6= b


 (1 − a)(1 − b)

a−b
n=0
+∞
 1 X
= (n + 1)an si a = b


(1 − a)2


n=0

Lycée Châtelet Douai Page 454


30.8. EXERCICES

Exercice 8
n
X 4k
Pour n ≥ 0, on pose wn = 2−n
k!
k=0
1. Montrer que la série de terme général wn converge.
2. Calculer sa somme en utilisant le produit d’une série géométrique et d’une série exponen-
tielle.

Page 455 Alain Couteèle et Mélissa Bailloeuil


CHAPITRE 30. FAMILLES SOMMABLES

Lycée Châtelet Douai Page 456

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