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Comptabilité Approfondie à ESAE Parakou

Ce document décrit un cours de comptabilité approfondie, y compris les objectifs, le programme, les méthodes d'enseignement et d'évaluation. Il fournit également des détails sur les travaux d'inventaire nécessaires à la clôture de l'exercice et à l'établissement des états financiers.

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Comptabilité Approfondie à ESAE Parakou

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ESAE PARAKOU

PROGRAMME MASTER

Technique comptable
approfondie

Enseignant : Mr Eric-Alain BIAOU


Tél : 97 42 00 46

© JANVIER 2024
I/ OBJECTIF GENERAL DE L’ECUE

Ce cours de Comptabilité approfondie vise à :

 Maîtriser le traitement comptable des opérations particulières relatives l’acquisition


et à la production des immobilisations ;
 Maitriser le traitement comptable des opérations spécifiques telles que définies par
le référentiel PCGO

II/ PROGRAMME DU COURS

CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’INVENTAIRE


CHAPITRE II : L’EVALUATION DES IMMOBILISATIONS
CHAPITRE III: LES OPÉRATIONS DE LOCATION : LE CRÉDIT BAIL
CHAPITRE IV: LES OPÉRATIONS EN MONNAIES ÉTRANGÈRES
CHAPITRE V : LES SUBVENTIONS ET AVANCES FAITES PAR L’ETAT
CHAPITRE VI : LA PLUS-VALUE SUR CESSION A REINVESTIR

III/ METHODES DE L’ENSEIGNEMENT


 Cours magistral modulaire
 Travaux Dirigés – Cas pratiques
IV/ METHODES D’EVALUATION
 Contrôle continue
 Evaluation sur table selon les normes de l’université
V/ BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE
 Acte Uniforme OHADA Révisé (2018)
 Guide d’application du SYSCOHADA Révisé (2018)
 Technique de Comptabilité Approfondie (Fiacre VISSIN)

2
CHAPITRE I : GENERALITES SUR LES TRAVAUX D’INVENTAIRE

L’inventaire désigne un ensemble de travaux réalisé en fin d’exercice préalablement à la


clôture des points et à l’établissement des documents de synthèse. Les travaux d’inventaire
encore appelés travaux de fin d’exercice ont pour objet la présentation d’un état exact de la
situation de l’entité à la fin de l’exercice comptable et la détermination correct des résultats
financiers et fiscaux.
Les états financiers dans le Système Comptable OHADA révisé sont:
 le bilan,
 le compte de résultat,
 le tableau des flux de trésorerie et
 les notes annexes.
Les entités peuvent préparer les états financiers pour leur propre usage de la manière la
plus adaptée à la gestion interne ; mais ceux destinés à des tiers tels que les actionnaires,
les créanciers, l’administration fiscale, les employés et le public en général doivent être
conformes aux modèles préconisés par le SYSCOHADA RÉVISÉ.
L’ensemble des travaux nécessaires à la détermination du résultat d’une entité pendant une
période donnée porte le nom d’inventaire. Selon l’OHADA, l’exercice comptable coïncide
avec l’année civile c’est-à-dire du 1er janvier au 31 décembre.

L’inventaire permet d’actualiser le patrimoine de l’entité, de déterminer le résultat et


d’établir les documents de synthèse. En outre, les différents impôts seront assis sur les
données comptables figurant dans les états financiers présenter en fin d’exercice.

1. LE LIVRE D’INVENTAIRE
C’est un registre sur lequel on recopie chaque année les résultats d’inventaire ; en général
le bilan et le compte de résultat. Le livre d’inventaire doit être visé, côté et paraphé. Il doit
être gardé pendant au moins dix (10) ans.

2. L’ORGANISATION DES TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE

Ces travaux se déroulent en plusieurs phases et respectent généralement les étapes ci-
dessous.
2.1. La balance avant inventaire
Avant de commencer les travaux de fin d’exercice proprement dit, il est nécessaire d’établir
une balance qui regroupe et synthétise toutes les opérations effectuées par l’entreprise
durant l’exercice. Juste après son établissement, cette balance doit faire l’objet d’un contrôle
arithmétique. Ce contrôle consiste à vérifier l’égalité entre le total des mouvements de la
balance et le total des mouvements du journal général. Après vérification de la stricte
concordance entre ces totaux, il y a lieu de procéder à un contrôle de vraisemblance et un
pointage des comptes afin de déceler les erreurs éventuelles. Parmi ces erreurs nous pouvons
citer :
 Les erreurs d’imputation
 Les erreurs d’oublis (il s’agit de la non comptabilisation d’une pièce justificative ou
d’une charge calculée).
 Les erreurs de saisies (il s’agit de l’enregistrement d’une pièce pour un chiffre
différent de celui qui y est porté).
Ces erreurs peuvent avoir plusieurs origines. Nous citons en particulier :
 L’inexistence d’un plan comptable détaillé ou d’un manuel comptable
 La mauvaise organisation de la comptabilité
 L’insuffisance dans le système de contrôle interne
 La qualification insuffisante du personnel
Les travaux de vérification et de pointage permettant de déceler les erreurs commises,
sont souvent d’une ampleur considérable. Pour les mener correctement, il est évident
que le préalable organisationnel soit assuré. D’une façon générale, la justification des
soldes des différents comptes du bilan ne pose pas de difficultés particulières notamment
lorsque les opérations ont été correctement comptabilisées tout au long de l’exercice.
Les soldes de ces comptes à la date d’arrêté des états financiers doivent correspondre
aux sommes portées sur les pièces justificatives.

2.2. L’inventaire extra-comptable

En règle générale, l’inventaire physique porte dans la plupart des cas sur les stocks, les
immobilisations, les titres, les dettes et les créances.
2.2.1. L’inventaire des stocks
L’inventaire physique des stocks est un recensement exhaustif et qualitatif de tous les biens
en stock existant à une date déterminée.

L’opération de l’inventaire physique est suivie de l’opération de valorisation permettant de


dégager la valeur des stocks qui seront portés dans les états financiers de fin d’exercice.

 Les instructions d’inventaire


L’opération d’inventaire ne peut être réussie que lorsque les modalités de réalisation
pratique ont été soigneusement mises au point à l’avance. Ces modalités sont consignées
dans un document appelé « Instructions d’inventaire ». Celles-ci doivent notamment
préciser :
 Le but de l’inventaire physique, son importance et sa date,
 La désignation des endroits où l’inventaire aura lieu,
 Les stocks à inventorier et ceux qui ne le seront pas. Parmi ces derniers figureront,
par exemple, les articles qui ont fait l’objet des comptages tournants, ou encore
les stocks de très faible valeur qui sont imputés directement en charges de
l’exercice,
 Les noms des personnes affectées à l’inventaire et leurs responsabilités
respectives,

4
 La nature des imprimés et leur utilisation,
 Les méthodes de comptage et d’enregistrement des quantités,
 Les vérifications à opérer pour détecter les omissions et déterminer que tous les
articles inventoriés ont bien été collationnées sur les listes d’inventaire,
 Les précautions à prendre pour maintenir, immédiatement avant et après
l’inventaire, les corrélations entre les entrées et les sorties de marchandises et la
comptabilisation des achats et des ventes,
 La nécessité d’indiquer sur les imprimés d’inventaire, les articles qui paraissent
usagés, anciens ou à rotation lente.

 Opération de comptage
L’opération de comptage peut être assurée selon différents procédés : Etiquetage, listing,
code à barre, etc….L’entité est appelée à utiliser le procédé qui lui parait le plus approprié
compte tenu de la nature des stocks, de leur importance et des aires de stockage.
L’essentiel est de prendre les mesures nécessaires pour s’assurer :

 que tous les articles sont couverts par l’opération de comptage


 qu’aucun article n’a été compté doublement
 que les références de l’article correspondent à celles qui ont été reproduites sur
les feuilles de comptage.
Il convient de préciser qu’il souhaitable de paralyser les mouvements de stocks aussi
longtemps de dure l’opération d’inventaire (réception, expéditions, mouvements
internes). Si de tels mouvements ne peuvent être évités, il importe d’en tenir un
enregistrement précis et détaillé afin d’apporter, par la suite, à l’inventaire de base les
corrections nécessaires.

2.2.2. L’inventaire des immobilisations


L’inventaire des immobilisations est le recensement quantitatif des immobilisations
corporelles existantes dans l’entité. Deux préalables doivent être prévus pour faciliter
et permettre même cette opération. Il s’agit de: l’identification des immobilisations par
des plaques d’immatriculation et l’existence d’un fichier permanent des
immobilisations.
L’inventaire physique des immobilisations doit avoir comme objectif :

 L’établissement à partir des fichiers (ou des dossiers) des états par nature de bien.
 Avoir la certitude de l’existence effective de toutes les immobilisations et de
l’exactitude des dossiers.
 L’appréciation des éventuelles dépréciations en vue de leur comptabilisation.

2.2.3. L’inventaire des effets et de titres


L’inventaire physique des effets et des titres doit faire l’objet d’une récapitulation de
toutes ces valeurs dans un état mentionnant l’organisme émetteur, ou le tireur
(lorsqu’il s’agit d’effet), le nombre de titres ou d’effets, leur valeur nominale ainsi que
des rubriques pour l’évaluation à la clôture de l’exercice.
2.2.4. L’inventaire des créances et des dettes
Les créances et dettes doivent être ventilées dans un état détaillé et nominatif dont les
soldes doivent être validés par le biais de la circularisassion. Pour les créances,
l’établissement d’une balance par âge présente une grande utilité pour identifier les
créances anciennes présentant un risque latent de non recouvrement. Le relevé des dettes
permet entre autre de cerner les intérêts courus et non payés ainsi que les intérêts payés
mais non totalement courus.
2.2.5. L’inventaire de la caisse
Les espèces en caisse et le cas échéant les bons équivalents espèces, doivent être
comptés par une personne indépendante et en présence du caissier. Ce comptage doit
donner lieu à l’établissement d’un procès – verbal d’arrêté de caisse signé par les
personnes concernées et servant de justification du solde comptable de la caisse.

2.2.6. La régularisation des comptes de trésorerie


La régularisation des comptes de trésorerie se rapporte aux comptes bancaires et à la
caisse.
2.3. L’inventaire comptable
À ce stade, sont enregistrées les écritures de régularisation ou de redressement des
comptes en fonction des informations tirées de l’inventaire physique. Il s’agit :

 de la constatation des amortissements, dépréciations et provisions,


 de l’ajustement des charges et des produits,
 de la régularisation des comptes financiers.

2.4. La balance après inventaire


Elle tient compte des données avant inventaire et celles après l’inventaire. Elle est
présentée avec les valeurs réelles de tous les comptes.

2.5. La présentation des états financiers


Les états financiers sont établis à partir des données après inventaire. Ces derniers peuvent
être établis selon deux systèmes : le système normal et le système minimal de trésorerie. Sont
éligibles au SMT ; les entités dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à :
• 60.000.000 FCFA pour les entités de négoces
• 40.000.000 FCFA pour les entités artisanales
• 30.000.000 FCA pour les entités de service

6
CHAPITRE II : L’ÉVALUATION DES IMMOBILISATIONS

I- DÉFINITION D'UNE IMMOBILISATION


Eléments corporels et incorporels destinés à servir de façon durable à l'activité de l'entité. Ils
ne se consomment pas par le premier usage. A priori, leur durée est de plus d'un an. Certains
biens de peu de valeur ou dont la consommation est très rapide peuvent être considérés
comme entièrement consommés dans l'exercice de leur mise en service et, par conséquent,
ne peuvent pas être classés dans les immobilisations. Il est utile de distinguer les
immobilisations d'exploitation des immobilisations hors activités ordinaires.

II- LES DIFFÉRENTS TYPES D'IMMOBILISATIONS


On distingue trois types d’immobilisations à savoir :

 Les immobilisations corporelles


 Les immobilisations incorporelles
 Les immobilisations financières

1. Les immobilisations corporelles


Ce sont des biens détenus par une entité soit pour être utilisés dans la production de biens
et services soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives. Ces biens doivent
aussi être utilisés sur plusieurs exercices. Ils regroupent ceux acquis en pleine propriété, en
nue-propriété, en usufruit, location-vente et en crédit-bail.
Exemple : Terrain, bâtiment, matériel
2. Les immobilisations incorporelles
Actif non monétaire identifiable sans substance physique, contrôlé par l’entité qui a le
pouvoir d’obtenir des avantages économiques futurs. Un actif est identifiable s’il :

a) est séparable, c'est-à-dire qu'il peut être séparé de l'entité et être vendu, transféré,
concédé par licence, loué ou échangé, soit de façon individuelle, soit dans le cadre d'un
contrat, avec un actif ou un passif liés; ou
b) résulte de droits contractuels ou d'autres droits légaux, que ces droits soient ou non
cessibles ou séparables de l'entité ou d'autres droits et obligations.
Une entité contrôle ses avantages si ces connaissances sont protégées par des droits légaux.
Les avantages économiques futurs résultent des produits découlant de la vente de biens ou
services, des économies de coûts ou d’autres avantages résultant de l’utilisation de l’actif
par l’entité.
Exemple : Brevet, licence

3. Les immobilisations financières


Les immobilisations financières sont des actifs financiers d’utilisation durable. Elles ont pour
objet des participations et des créances de somme acquises durablement, par exemple en
raison d’un lien avec l’entité concernée. Les immobilisations financières comprennent les
titres de participations, les titres immobilisés, les titres immobilisés de l’activité de
portefeuille, les dépôts et cautionnements, les créances à long terme.
III- ACQUISITION ET PRODUCTION DES IMMOBILISATIONS

Selon la convention du coût historique, la valeur d’entrée est un élément intangible


exception fait aux créances et dettes en monnaie étrangère et sauf réévaluation.

Selon l’article 37 de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière,


l’immobilisation entre dans le patrimoine de l’entité de la façon suivante :
 au coût d’achat, s’il s’agit d’acquisition ou d’achat ;
 au coût réel de production, s’il s’agit d’une production par l’entité elle-même ;
 à la valeur d’apport, s’il s’agit d’apport en société
 à la valeur actuelle, en cas d’échange ou d’acquisition à titre gratuit.

1. Acquisition d’immobilisations

[Link] coût d’acquisition d’une immobilisation


Les éléments constitutifs du coût d’acquisition d’une immobilisation sont les suivants :

 le net financier (si la facture d’achat comporte des réductions à caractère commercial
et l’escompte de règlement) ;
 les frais de transport hors taxe (jusqu’au lieu de la première utilisation) ;
 les frais d’installation et de mise en route ;
 les frais d’assurance (relatifs à la livraison ou au transport) ;
 le droit de douane hors taxe ;
 les commissions et courtages hors taxe ;
 les honoraires d’architecte (sauf les honoraires de l’architecte conseil) ;
 tous les frais nécessaires à la mise en état d’utilisation ;
 les frais de démolition d’un ancien bâtiment à intégrer au coût du nouveau bâtiment
 les frais d’aménagement du terrain pour le coût de terrain ;
 le droit d’enregistrement ;
 les frais d’acte ;
 la TVA non déductible ;
 l’estimation initiale éventuelle des coûts relatifs au démantèlement, à l’enlèvement
de l’immobilisation et à la mise en état du site ;
 les frais engagés pour l’obtention de la plaque numérologique ;
 les travaux réalisés par les techniciens salariés de l’entité à caractère définitif ;
 le montant des charges financières effectivement rattachés à l’acquisition (tel que le
montant des intérêts relatifs aux emprunts à long terme ayant servi à financer des
acquisitions à échéance supérieure à 1 an) ;
 toutes autres charges engagées sans laquelle le bien ne saurait être utilisé.

1. [Link]
La comptabilisation se fait en deux étapes que sont:

8
• Lors d’un éventuel versement à l’avance.
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-------------------------date---------------------
25. Avance et acomptes versés sur immobilisations X
5. Trésorerie X
S/ Avance verse

• Lors de la réception de la facture d’achat.


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
2. ------------------------------date-----------------------
4451 Immobilisation *
Etat, TVA récupérable *
404 Fournisseur acquisition courante *
481. Fournisseurs d’investissement *
25. Avances et acomptes versés sur immob S/ *
facture n0…

• Lors du règlement.
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-------------------------date---------------------
404/481. Fournisseurs d’investissement *
5. Trésorerie *
S/ Règlement

Production d’immobilisation

Le SYSCOHADA Révisé définit comme suit le coût réel de production :


 le coût d’acquisition des matières premières et fournitures consommées ;
 les charges directes de production ;
 les charges indirectes à l’exclusion des charges d’administration générale ;
 la TVA non déductible ;
 le montant des charges financières effectivement rattachés à l’acquisition (tel que
le montant des intérêts relatifs aux emprunts à long terme ayant servi à financer des
acquisitions à échéance supérieure à 1an).
Attention : Les charges financières liées à la production d’immobilisation sont
assujetties à la TVA.
Sont exclus du coût d’acquisition d’une immobilisation les éléments suivants:

 les frais de formation du personnel ;


 les charges d’administration générale.
 les pertes et gaspillages à caractère accidentel ou a normal
 le coût de sous activité
 le coût de stockage et de détention des produits finis
Comptabilisation

• L’immobilisation produite a commencé au cours de l’exercice et est


achevée au cours de la même année.
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-------------------------date-------------------
2. Immobilisation CX°
4451 Etat, TVA récupérable *
72. Production immobilisée
*
443 *
Etat, TVA facturée
S/ production immobilisée

• L’immobilisation produite s’étend sur plusieurs exercices

Ici l’immobilisation est entamée au cours de l’exercice et non encore achevé au cours
du même exercice. Tant que l’immobilisation n’est pas achevée, elle est en cours.

 Premier exercice : Immobilisation non achevée


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
------------------date--------------
219/229/239/249 Production encours Coût
Coût
72. Production immobilisée *
787 Transfert de charges financières

S/ production en cours

 Deuxième exercice (non achevée) Même écriture

 Au cours de l’exercice d’achèvement (A la date d’achèvement)


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
---------------------date----------------
2. Immobilisation CX°
445. Etat, TVA récupérable *
219/229/239/249 Production en cours *
72. Production immobilisée *
787 Transfert de charges financières *
443. Etat, TVA facturée
*
S/ production immobilisée

10
3. Les acquisitions d’immobilisation d’approche par composant L’approche
par composant consiste pour une entité à ventiler la valeur d’une immobilisation
en ses différentes parties significatives dès lors que les conditions suivantes sont
établies :
 les éléments d’actifs sont dissociables ;
 ces éléments ont une utilisation différente ;
 la durée d’utilisation de chaque élément est différente ;
 le coût de chaque élément peut être évalué de façon fiable dès lors qu’il est
significatif par rapport au coût total de l’immobilisation.
Comptabilisation

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


------------------------------date----------------------- *
2. Immobilisation *
2. Immobilisation *
4451 Etat, TVA récupérable
404. Fournisseur acquisition courante
481. Fournisseurs d’investissement *
S/ facture n0… *

4. Les acquisitions à titre gratuit


Les acquittions à titre gratuit sont évaluées à leur valeur vénale à la date d’acquisition
«article 36 de l’acte uniforme de l’OHADA »

Comptabilisation

DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT


2. Immobilisation *
14. Subvention d’investissement
S/ immobilisation à titre gratuit *

NB :
 Lorsque le montant du bien acquis à titre gratuit par l’entité n’est pas
significatif le compte 841 « Produits HAO constatés » peut être utilisé.
 Lorsque l’acquisition à titre gratuit est considérée comme un don et libéralité
l’écriture à passer est la suivante :

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


----------------------date-------------------
2. Immobilisation *
845 Dons et libéralités obtenus *
S/ immobilisation à titre gratuit
IV – CAS PARTICULIERS DE LA COMPTABILISATION DES LOGICIELS

1-Définition

Un logiciel est un ensemble de séquences d’instructions interprétables par une machine et


d’un jeu de données nécessaires à ces opérations. Le logiciel détermine donc les taches qui
peuvent être faites par la machine, ordonne son fonctionnement et lui procure ainsi son
utilité fonctionnelle. Le programmes du logiciels sont ordinairement structures en fichiers.

2- Traitement comptable des logiciels


On distingue les logiciels à usage interne et les logiciels à usage commercial
[Link] logiciels à usage interne

Il peuvent être acquis à titre onéreux ou créés par l’entité elle-même.

2.1.1. Logiciels à usage interne acquis

Lorsque les logiciels sont achetés par l’entreprise, deux cas sont à observer:

 Les logiciels dissociés du matériel informatique :


C’est le cas dont le prix peut être distingué de celui du matériel informatique. Dans ce
cas ils sont enregistrés comme suit :
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
----------------------date------------------- *
2131 Logiciel
4811 F/sseur d’inv, immob incorp *
S/ Acquisition du logiciel

NB: Lorsque le logiciel acquis n’a pas un caractère durable (donc non activable), ils sont
considérés comme des charges au débit du compte 626.

 Les logiciels associés ou intégrés :


Ce sont des logiciels qui ne font pas l’objet d’une facturation spécifique. Leur coût est
donc incorporé au coût d’acquisition du matériel informatique auquel ils sont associés.
Ainsi, on a :
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
----------------------date-------------------
2442 Matériel informatique *
4812 F/sseur d’inv, immob incorp *
S/ Acquisition du matériel

12
2.1.2. Logiciels créés ou produits par l’entité elle-même

Dans ce cas il faut passer en revue non seulement les conditions relatives à l’organisation
comptable au sein de l’entité, mais aussi étudier les éléments d’incorporation au coût de
production.

 Les conditions suivantes doivent être réunies pour l’organisation comptable


• Individualisation du projet
• Sérieuses chances de réussite du projet
• Utilisation durable du logiciel produit dans le cadre de l’activité de l’entité
NB : Au cas ou l’une des conditions énumérées ci-dessus n’est pas respectée, les charges
engagées sont enregistrées au débit du compte 626 sans faire objet de livraison à soi-même.

 Cependant lors du respect de ces conditions, alors les éléments à prendre en


compte dans le calcul du coût de production du logiciel sont récapitulés à travers
les phases suivantes :
PHASES COÜT DE PRODUCTION
Exclus Inclus
Etude préalable ***
Analyse fonctionnelle (conception détaillée) ***
Analyse organique ***
Programmation ***
Tests et jeux d’essai ***
Elaboration de la documentation ***
Formation de l’utilisateur ***
Suivi du logiciel ***
La comptabilisation du logiciel produit est faite comme suit:
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
---------------------date---------------- CX°
2131 Logiciel TVA
445 Etat, TVA récupérable
72. Production immobilisée CX°
787 Transfert de charges financière CF
443. Etat, TVA facturée TVA
S/ Production de logiciel

[Link] logiciels à usage commercial


Ils peuvent être utilisés comme moyen propre de production comme destine à la vente.

 Les logiciels utilisés comme moyen propre à la production :


Dans ce cas, ces logiciels peuvent être acquis ou également crées par l’entreprise. Le
traitement comptable est le même que précédemment.
 Les logiciels sont destinés à la vente :
On distingue dans ce contexte trois cas que sont :
• Lorsqu’ils sont achetés par l’entité et destinés à la revente, ils sont
assimilés à une vente ordinaire (marchandises).
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

----------------------date-------------------
4111 Clients *
7011 Vente de marchandises *
S/ Vente de marchandises

• Lorsqu’ils sont conçus spécifiquement pour une commande d’un client, il


s’agit d’une prestation de service comptabilisée comme suit :
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
----------------------date-------------------
4111 Clients *
7061 Prestations de services *
S/ Vente de services

• Lorsqu’ils sont considérés comme des logiciels standard fabriqués à partir


d’un logiciel mère, ils sont assimilés à une vente de produits finis
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
----------------------date-------------------
4111 Clients *
7021 Vente de produits finis *
S/ Vente de produits finis

14
CHAPITRE III : LES OPÉRATIONS DE LOCATION : LE CRÉDIT BAIL

I – NOTION DE CREDIT BAIL

Le contrat de location est « retraité » comme une acquisition d’immobilisation financière


par emprunt en faisant l’hypothèse que l’option finale sera levée. Il est considéré ainsi :

 que le bien entre à l’actif comme s’il était acheté. S’il est amortissable, le bien doit faire
l’objet d’un plan d’amortissement conforme aux pratiques de l’entreprise pour des biens
similaires (durée d’utilisation, valeur résiduelle, mode d’amortissement, taux…)
 et corrélativement qu’un emprunt de même montant est inscrit dont les annuités
successives seront formées par les redevances ou (loyer) du crédit-bail et par le prix prévu
dans la levée d’option. Chaque redevance payée, considérée comme annuité de l’emprunt,
doit être scindée en charge d’intérêts et remboursements (amortissement financier).
Le mode de comptabilisation avec retraitement ne s’impose aux entreprises que pour les
immobilisations dont la valeur est égale ou excède 5% du total brut des immobilisations.
Les contrats de location portant sur les biens d’une valeur inférieure à ce seuil (cas des
biens de faible valeur) sont enregistrés chez le preneur sans retraitement, comme de
simple location, dès lors le bien ne figure pas à l’actif et corrélativement les loyers sont
enregistrés comme tels (compte 623). Les automobiles et le matériel informatique relevant
souvent de cette catégorie.

Le SYSCOHADA Révisé apporte cependant une limitation à cette simplification dans le cas
où une entité utiliserait de nombreux « petits matériels» pris en location, mais dont la
valeur globale représenterait plus de 20% des immobilisations brutes utilisées. Le total des
loyers correspondants est à ventiler entre intérêt et amortissement économique des biens
sans tenir compte d’un emprunt équivalent.

1. Principe
 entrée du bien au prix d’achat en compte d’immobilisation 2. ;
 constatation d’un emprunt en compte 17 : Dettes de location acquisition ;
 détermination du taux (i) de l’emprunt équivalent, encore appelé « taux apparent » ;
 le taux (i) est le taux qui établit l’équivalence entre le prix du bien et le total des loyers
majorés de la valeur résiduelle (valeur de rachat) ;
 établissement d’un tableau d’emprunt ;
 conséquence sur le résultat : les redevances (charges) sont éclatées en dotations aux
amortissements et en intérêts des emprunts ;

2- Démarche de la comptabilisation
 en cours d’année : enregistrement des redevances au compte 623
 en fin d’année : ventilation en charges d’intérêt et en remboursement de l’emprunt
 conséquence de la levée d’option : aucune incidence sur le plan d’amortissement de
l’immobilisation ni sur le tableau d’amortissement de l’emprunt. Mais il faut enregistrer le
paiement du prix P qui est la dernière annuité, l’emprunt équivalent est alors soldé
 conséquence de la non levée d’option : 3-sortie du bien ;
 annulation de la dette du prix P que l’on renonce à payer ;
 constatation de la perte : VNC au compte 81 ou 654 et le prix de cession (prix de rachat) au
compte de 82 ou 754 (tout se passe comme si le bien était cédé au prix P) ;

II- COMPTABILISATION DU CREDIT-BAIL CHEZ LE PRENEUR

Le contrat de location ou contrat leasing met en présence le bailleur (propriétaire du bien)


et le preneur (ou locataire). Le cadre comptable distingue la comptabilisation des biens de
faible valeur (bien acquis en location dont le montant ne représente pas au moins 5% de la
valeur des immobilisations détenues par l’entité) et celle des biens de forte valeur. Mais
nous parlerons ici de celle des biens de forte valeur

1. Terminologie
Désignons par :
 Vo = le coût d’achat de l’immobilisation pris en crédit-bail

 L = Le loyer annuel ou redevance annuelle


 i = Le taux de l’emprunt équivalent de crédit-bail
 n = La durée ou le nombre de loyers versés
 R = La valeur de rachat

 G : Le dépôt de garantie

2. Redevance ou loyers versés d’avance


Etape 1 : Calcul du taux équivalent ou apparent

Vo= L (1+i) + R (1+i)-n

Etape 2 : Tableau d’amortissement de l’emprunt équivalent de contrat location


Période Capital Intérêt Amortissement Redevance Capital fin ICNE
début Vo .i L= A+I KF
Vo – A1
Début contrat VO - A1 =L L KRD1 ICNE1

KRD1 I1 A2 L KRD2 ICNE2

KRD2 I2 A3 L KRD3 ICNE3

Fin du contrat KRD3 - KRD3 R - -


ICNE =Intérêt courus non échus (intérêt calculé sur la durée séparant l’échéance de
remboursement de chaque loyer et le 31/12 de chaque année)

ICNE =
Etape 3 : Comptabilisation

 A la signature du contrat décaissement du premier loyer

16
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
------------------------date------------------------------ g
275 Dépôt et cautionnements versés
5. Trésorerie g
S/ Versement du dépôt de garantie
-----------------------d°----------------------------------
2. Immobilisation concernée Vo
445 TVA récupérable/ frais d’installation TVA
17. Dette de location acquisition Dette
481. Fournisseur d’investissement Frais TTC
S/ Entrée de l’immobilisation
Frais TTC
----------------------date rgl frais----------------------
481.
Fournisseur d’investissement
521 Frais TTC
Banque
S/règlement
-----------------------------d°---------------------------- L HT
623.
Redevance de location acquisition TVA/L
445
401 Etat, TVA récupérable L TTC
Fournisseur
S/ engagement
-----------------------------d°---------------------------- LTTC
401
5. Fournisseur
Trésorerie
LTTC
S/ Règlement
--------------------------d°------------------------------- A1
17. Dette de location acquisition
623. Redevance de location acquisition A1
S/ Retraitement du premier loyer

 A l’inventaire

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

--------------------------31/12----------------------
672. Intérêt dans loyers de location acquisition
176. Intérêt sur dette location acquisition S/ ICNE ICNE1

---------------------------d°------------------------- ICNE1 a
681. Dotation aux amortissements
Amortissement
28. S/ Dotation
A
 Au 1er janvier de l’année suivante

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

--------------------------1/01----------------------
176. Intérêt sur dette location acquisition ICNE1
672. Intérêt dans loyers location acquisition S/ ICNE1
Extourne

 A l’échéance du versement de la 2ème redevance

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

623. ------------------------------date-------------------------
445 Redevance de location acquisition LHT
Etat, TVA récupérable TVA/L
401 Fournisseur L TTC
S/ engagement
401 ------------------------------d°-----------------------------
5. Fournisseur L TTC L TTC
Trésorerie
S/règlement

17. -------------------------------date----------------------- A2
672. Dette de location acquisition I2
Intérêt dans loyers de crédit-bail
623. Redevance de location acquisition L2
S/Retraitement
 A l’inventaire

------------------------31/12/----------------
672. Intérêt dans loyer location acquisition ICNE2
176. Intérêt sur dette location acquisition ICNE 2
S/ ICNE

------------------------d°---------------------
28. a
681 Dotation aux amortissements
Amortissement a
S/ dotation

 A la fin du contrat

On distingue le cas d’une levée d’option (le preneur garde le bien) ou celui de la non
levée d’option (le preneur retourne le bien au bailleur)

18
CAS 1 : L’option est levée
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

-----------------------1/01------------------------
176. Intérêt sur dette location acquisition ICNE 3
672. Intérêt dans loyers location acquisition S/ ICNE3
Extourne
------------date de la levée d’option------------
5. Trésorerie G
275 Dépôt de garantie G
S/récupération
---------------------------d°----------------------
623. Redevance de location acquisition R HT
445 Etat, TVA récupérable TVA/R
401 Fournisseur RTTC
S/Redevance (Valeur de rachat)
401 ---------------------------d°------------------------- R TTC
Fournisseur
5. Trésorerie RTTC
S/règlement
--------------------------d°------------------------ R
17. Dette de location acquisition Redevance R
623. de crédit-bail et contrat assimilées
S/Retraitement
----------------------------d°----------------------
68. Dotation aux amortissements A
28. Amortissement a
S/ Dotation

CAS 2: L’option n’est pas levée

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

-----------------------31/12---------------------
176. Intérêt sur dette location acquisition ICNE 3
672. Intérêt dans loyers location acquisition S/ ICNE3
Extourne
---------date de la non levée d’option------ -
5. Trésorerie G
275 g
Dépôt de garantie
S/récupération R
-------------------------d°--------------------- Dette
17. de location acquisition R
82 Produit de cession d’immobilisation
S/Retraitement (Valeur de rachat) Vo
81 -------------------------d°-----------------------
Valeur nette comptable
2. Immobilisation concernée a’ Vo
S/Sortie
-------------------------d°--------------------- a’
68. Dotation aux amortissements
28. Amortissement
S/ Dotation complémentaire A
-------------------------d°---------------------
28. Amortissement
Valeur nette comptable A
81
S/ Réintégration

3. Redevance ou loyers versés à termes échus

Etape 1 : Calcul du taux équivalent ou apparent

Vo= L + R (1+i)-n
Etape 2 : Tableau d’amortissement de l’emprunt équivalent de crédit-bail
Période Capital début Intérêt Vo Amortisseme Redevan Capital fin ICNE
.i L= A+I
Vo –A1
Début contrat VO - - - VO ICNE1

V0 I1 A1 L KRD1 ICNE2
KRD1 I2 A2 L KRD2 ICNE3

Fin du KRD2 - KRD2 R - -


contrat

Etape 3: Comptabilisation
 A la signature du contrat
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

--------------date de signature-------------
275 Dépôt de garantie G
5. Trésorerie G
S/ Versement du dépôt de garantie

20
2. ----------------------d°---------------------- Vo
445 Immobilisation concernée TVA/frais
TVA récupérable sur frais
17. Dette de location acquisition Dette
481. Fournisseur d’investissement Frais TTC
S/ Entrée de l’immobilisation
481. ------date du règlement des frais---------- Frais TTC
5. Fournisseur d’investissement
Banque Frais TTC
S/ règlement

 A l’inventaire

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

-------------------31/12-------------------
672. Intérêt dans loyers location acquisition ICNE1
176. Intérêt sur dette location acquisition S/ ICNE1
ICNE
----------------------d°---------------------
68. Dotation aux amortissements a
28. Amortissement a
S/ Dotation

 Au 1er janvier de l’année suivante

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDI


T
-----------------------1/01------------------------
176. Intérêt couru sur dette location ICNE1
672.
Intérêt dans loyers location acquisition S/ ICNE1
Extourne
----------------date de signature---------------- L HT
623. Redevance de location acquisition TVA/L
445 Etat, TVA récupérable L
401
Fournisseur TTC
S/ engagement
L TTC
-------------------------d°-------------------------
401
Fournisseur
5. Trésorerie
L TTC
S/règlement
-------------------------d°-----------------------
17. Dette de location acquisition A1
672. Intérêt dans loyers de crédit-bail Redevance I1
623. de crédit-bail et contrat assimilées L
S/Retraitement

 A l’inventaire
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

---------------------31/12---------------------
672. Intérêt dans loyers location acquisition ICNE2
176. Intérêt sur dette location acquisition S/ ICNE 2
ICNE
-----------------------d°-----------------------
681 28. Dotation aux amortissements a
Amortissement a
S/ dotation

 A la fin du contrat

CAS 1: L’option est levée


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

-----------------------1/01----------------------
176. Intérêt sur dette location acquisition ICNE 3
672. Intérêt dans loyers location acquisition S/ ICNE3
Extourne
---------date de la levée d’option------------
5. G
Trésorerie
275 Dépôt de garantie G
S/récupération
------------------------d°----------------------- LN +R
623. Redevance de location acquisition TVA/LN+R
445 Etat, TVA récupérable fournisseur
401 S/Redevance (Valeur de rachat) (LN+R) TTC
--------------------------d°----------------------
Fournisseur (LN+R) TTC
401 Trésorerie S/règlement
5. (LN+R) TTC

22
-----------------------d°--------------------- Dette
17. de location acquisition AN + R
672. Intérêt dans loyers location acquisition IN de loyer
623. Redevance de location acquisition LN +R
assimilées S/Retraitement

------------------------d°----------------------
68. Dotation aux amortissements a
28. Amortissement a
S/ Dotation

CAS 2: L’option n’est pas levée

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

---------------------------1/01------------------------
176. Intérêt sur dette location acquisition ICNE 3
672. Intérêt dans loyers de crédit-bail ICNE3
S/ Extourne
----------date de la non levée d’option----------- -
5. Trésorerie G
275 Dépôt de garantie G
S/récupération
---------------------------d°--------------------------
623. Redevance de location acquisition LN HT
401
445 Etat, TVA récupérable fournisseur TVA
S/ LN TTC
engagement
---------------------------d°---------------------------- LNTTC
5.
401 Fournisseur
Trésorerie
LNTTC
S/règlement
-----------------------------d°-------------------------
17. Dette de location acquisition AN/LIN/L
672. 623. Intérêt dans loyers location acquisition LN
82 Redevance de location acquisition Produit R
de cession d’immobilisation
S/Retraitement
81 ----------------------------d°------------------------- Vo
Valeur nette comptable
2. Immobilisation concernée Vo
S/Sortie a’
---------------------------d°--------------------------
681 Dotation aux amortissements
Amortissement à’
28. S/ Dotation complémentaire ’
------------------------------d°------------------------- A
28. Amortissement
81 Valeur nette comptable A
S/ Réintégration

III – COMPTABILISATION DU CREDIT-BAIL CHEZ LE BAILLEUR

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

---------------------------1/01------------------------
5. Banque intérêt
672. Intérêt dans loyers de crédit-bail Intérêt
S/ Encaissement
---------------date de levé d’option-----------------
2714 Créance de location financement/location-vente PV
702 Vente de produits finis PV
S/vente
---------------------------d°--------------------------
736. Variations des stocks de produits finis CX°PFV
361 Stock de produits finis
S/sortie CX°PFV

-----------------------------d°-------------------------
6322 Commission et courtage sur vente frais
445 TVA récupérable sur frais TVA
401 Fournisseur Frais TTC
S/ engagement
----------------------------d°-------------------------
401 Fournisseur Frais TTC
521 Banque locale Frais TTC
S/règlement
---------------------------d°---------------------------
521 Banque locale Loyer
2714 Créances de location-financement Créance
775 Intérêt dan loyers de location-financement intérêt
S/ encaissement du premier loyer ’

24
CHAPITRE IV : LES OPÉRATIONS EN MONNAIES ETRANGERES

Le développement des activités d’une entité peut l’amener à établir des relations avec les
tiers qui opèrent dans des zones économiques n’utilisant pas la même monnaie que celle
de l’entité. Actuellement, c’est le Dollar Américain qui joue le rôle de conversion de toutes
les devises nationales. Mais l’Euro est en train de le concurrencer.
1 $ = 545 F CFA
1 € = 1,37 $ US
1 € = 655,957 F CFA
Quand les entreprises importent et exportent des marchandises en monnaies
étrangères, les écarts de conversion apparaissent. En comptabilité pour enregistrer les écarts
de conversion, on utilise les comptes suivants:
- 478 Ecarts de conversion - Actif (s’il s’agit d’une perte probable);

- 479 Ecarts de conversion - Passif (s’il s’agit d’un gain probable).

Lorsque la créance est douteuse ou litigieuse, l’écart de conversion est limité à la partie
jugée recouvrable de la créance. Les comptes 478 et 479 sont des comptes d’ordre qui sont
soldés au début de l’exercice suivant, par contre-passation pour faire apparaître la valeur
d’origine de la créance ou de la dette.

Les différences de change apparaissant lors du règlement d’une échéance sont à porter au
compte 676 pertes de change ou au compte 776 grains de change selon le cas.

I- DÉFINITION ET PRINCIPES

1. Définition
On appelle monnaie étrangère ou devise, toute monnaie différente de celle admise dans
une communauté économique encore appelée monnaie nationale.
2. Principes
La conversion d’une devise en une autre peut entrainer des variations de cours entre les différents
délais de règlement. Cette conversion s’effectue à un taux de change qui fluctue compte tenu de
l’évolution des cours sur le marché monétaire. Ces différences de cours entrainent pour l’entité
des pertes ou gains de change. De même à l’inventaire, les cours du jour de l’opération comparés
au cours à l’inventaire permettent de faire les régularisations nécessaires notamment les écarts
de conversion passif et les écarts de conversion actif. Ce dernier fait alors l’objet de dotation aux
provisions pour risques et charges financières. Les différentes opérations entrant dans ce cadre
sont relatives :

 aux disponibilités ;
 aux biens (immobilisations, stocks…)
 aux autres créances et dettes.
II- LES DIFFERENTES OPERATIONS ENTRANT DANS LE CADRE DES DEVISES
1. Les disponibilités
Comptabilisation
 Cas d’un gain
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-----------------------date----------------------
57 Caisse montant
411 client montant
S/ encaissement
---------------------------31/12------------------
57 Caisse gain
776 Gain de change gain
S/ gain

 Cas d’une perte


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-----------------------date-----------------------
57 Caisse montant
411 client montant
S/ encaissement
---------------------------31/12------------------
perte
676 Perte de change
57 Caisse perte
S/ perte

2. Acquisition de devises
Comptabilisation  Cas d’un gain
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-----------------------date----------------------
5215 Banques en devise montant
521 Banque locale montant
S/ achat
---------------------------31/12------------------
gain
5215 Banque en devise
776 Gain de change gain
S/ gain

 Cas d’une perte


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

26
-----------------------date-----------------------
5215 Banques en devise montant
521 Banque locale montant
S/ encaissement
---------------------------31/12------------------
perte
676 Perte de change
5215 Banque en devise perte
S/ perte

3. Cas des biens


Les biens entrent dans l’entité sur la base du cours du jour d’acquisition. Toute différence
entre le prix facturé converti en FCFA et le prix effectivement payé du fait d’une variation
du cours de la devise est comme une charge financière ou un produit financier (676, 776)

 Acquisition qui entraine un gain


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
----------------date d’avance-----------------
25. Avance et acompte versés sur immob montant
521 Banque locale Montant
S/avance
-----------------------date-----------------------
2. Immobilisation NAP
25. Avance et acompte versés sur immob Avance
481/472/ NAP-Av
S/ acquisition
---------------------------date------------------
481/472 Tiers NAP
5. trésorerie MC1
756 Gain de change sur créance commercial Gain
S/ Règlement

 Acquisition qui entraine une perte


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
--------------date d’avance------------------
25. Avance et acompte versés sur immob montant
521 Banque locale Montant
S/avance
-----------------------date----------------------
NAP
2. Immobilisation
25. Avance et acompte versés sur immob Avance
481/472/ NAP-Av
S/ acquisition
---------------------------date-------------------
481/472 Tiers
656 Perte de change sur créance commerciale NAP
5. trésorerie Perte MC1
S/ Règlement
(1) MC =Montant du chèque

4. Cas des stocks détenus à l’étranger


En fin d’exercice, la valeur en devise des stocks détenus est convertie en FCFA à un cours
égal à la moyenne pondéré des cours pratiqués à la date d’achat. Il y a lieu de faire les
provisions en cas de baisse de cours.
III- DETTES ET CREANCES LIBELLEES EN MONNAIES ETRANGERES
1. A l’entrée dans le patrimoine
Les créances et les dettes en monnaies étrangères sont converties et comptabilisées dans
l’unité monétaire légale du pays sur la base du cours de change à la date de formalisation
de l’accord des parties sur l’opération quand il s’agit de transactions commerciales ou à la
date de mise à disposition des devises quand il s’agit d’opérations financières.

2. A l’inventaire
Lorsque l’application du taux de conversion à la date de l’inventaire a pour effet de modifier
les montants précédemment comptabilisés, les différences de conversion sont inscrites à
des comptes transitoires en attente de régularisation ultérieure :
• A l’actif du bilan, lorsque la différence correspond à une perte latente : (compte 478
Ecart de conversion actif)
• Au passif du bilan, lorsque la différence correspond à un gain latent : (compte 479
Ecart de conversion passif).

Schéma comptable des opérations libellées en devises (court terme)

 Créances à court terme (client)


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-------------date de naissance----------------
4111 Client créance
70. Vente Créance
S/ vente
---------------------31/12---------------------
ECA
4782 Ecart de conversion actif client
4111 S/ ECA ECA
-------------------------d°---------------------
ECA
6591 Charges provisionnées sur risque à CT
Provision pour risque à CT sur OE S/ ECA
4991 provision

28
-----------------------1/01-----------------------
4111 client ECA
478 Ecart de conversion actif ECA
S/ extourne
--------------date de règlement--------------
5. Trésorerie X
411 Client NAP
756 Gain de change sur créance Gain
S/ Règlement
4991 Provision pour risque à CT sur OE Reprise ECA
7591 de charge de provisions sur risq s/ ECA
Reprise

 Dette à court terme (Fournisseur)


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
------------------date de naissance----------------
60. Achat fournisseur S/ achat NAP
4011 NAP

--------------------------31/12------------------------ Ecart
4781 de conversion actif ECA
4011 Fournisseur ECA
S/ECA
----------------------------d°--------------------------
6591 Charges pour provisions sur risque à CT ECA
4991 Provision pour risque à CT sur O E S/ provision ECA

----------------------------1/01------------------------
4011 Fournisseur ECA
4781 Ecart de conversion actif ECA
S/ extourne
---------------------date de règlement----------------
4011 Fournisseur NAP
5211 756 Banque locale X gain
Gain de change sur créance
S/règlement
--------------------------31/12-------------------------
4991 Provision pour risque à CT sur O E ECA
7591 Reprise de charge de provisions sur risq S/ ECA
reprise

 Dette à long terme (emprunt)


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
--------------------------date-----------------------
5211 Banque locale montant
162 Emprunt auprès des établissements de crédit Montant
S/ encaissement
------------------------31/12------------------------
6712 Intérêt des emprunts auprès des établissements ICNE
Intérêt couru sur emprunt
1662 S/ICNE ICNE

--------------------------d°------------------------- Ecart de
4784 conversion actif ECA
162 Emprunt auprès des établissements S/ECA ECA

--------------------------d°-------------------------
6971 Dotation aux provisions pour risques et charg Provision
194 Provision pour perte de change s/dotation Provision

--------------------------1/01------------------------
1662 Intérêt couru sur emprunt ICNE
6712 Intérêt des emprunts auprès des Ets ICNE
S/extourne
162 -----------------------------d°-------------------------- ECA ECA
4784 Emprunt auprès des établissements
Ecart de conversion actif
S/extourne
----------------date de règlement------------------- A
162 Emprunt auprès des établissements Intérêt
6712 Intérêt des emprunts auprès des Ets a
5211 Banque gain
776 Gain de changes financiers
S/ règlement

 Créance à long terme (prêt)


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT

--------------------------date----------------------- Prêts
271. et créances non commerciales montant
5211 Banque locale Montant
S/ encaissement
------------------------31/12------------------------
276. Intérêt courus sur prêts et non commerciales ICNE
77. Intérêt sur prêt ICNE
S/ICNE

30
--------------------------d°------------------------- Ecart de
4784 conversion actif ECA
271. Prêts et créances non commerciales S/ECA ECA

--------------------------d°-------------------------
6971 Dotation aux provisions pour risques et charg Provision
194 Provision pour perte de change s/dotation Provision

--------------------------1/01------------------------
77. Intérêt sur prêt ICNE
276. Intérêt courus sur prêts et non commerciales ICNE
S/extourne
271. -----------------------------d°-------------------------- ECA
Prêts et créances non commerciales
4784 Ecart de conversion actif ECA
S/extourne
----------------date de règlement-------------------
521 Banque locale a
271. Prêts et créances non commerciales A
77. Intérêt sur prêt Intérêt
776 Gain de changes financiers gain
S/ règlement
CHAPITRE V : LES SUBVENTIONS ET AVANCES FAITES PAR L'ETAT

I-NOTION DE SUBVENTION ET AVANCE OBTENUE DE L’ETAT


La subvention est une aide gratuitement offerte par l’Etat, par les collectivités publiques
et les organismes internationaux à une entité pour un but déterminé. Le référentiel
SYSCOHADA Révisé distingue trios (03) types de subventions:
 Subvention d’investissement (14) : Ce sont celles accordées aux entités en vue de
financer l’acquisition ou la réalisation des immobilisations amortissables ou non. Elles
font partie des capitaux propres.
 Subvention d’exploitation (71) : Ce sont celles accordées aux entités en vue de
compenser l’insuffisance des recettes d’exploitation.
 Subvention d’équilibre (88) : Ce sont celles accordées aux entités en vue de combler
tout ou partie d’un déficit éventuel de l’entité.
La subvention d’exploitation est considérée comme un produit d’exploitation et la
subvention d’équilibre est considérée comme un produit H.A.O.
Les prêts ou avances reçus sont des avances que l’Etat met à la disposition des entités pour
la réalisation d’un projet à deux issues possibles : échec ; succès.
II – COMPTABILISATION DES SUBVENTIONS
1. Subvention d’investissement
La comptabilisation se fait en deux phases :

- la phase de promesse ou de notification ;


- la phase de réalisation (libération des fonds par l’Etat, les collectivités publiques ou
les organismes internationaux).
 Lorsque la subvention concerne un bien en nature (le taux de subvention est de
100%). Le traitement comptable des subventions d’investissement
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
----------------date de notification------------
4494/458. Etat, subvention/ Organisme internationaux
subvention à recevoir VOHT
141. Subvention d’investissement VOHT
S/ Promesse
-----------date d’acquisition du bien--------
2. Immobilisation V0HT
Etat, subvention/ Organisme
4494/458. internationaux subvention à recevoir VO HT
S/acquisition
-----------------------31/12-----------------------
Dotation aux amortissements A
681.
28. Amortissement A
S/dotation

32
------------------------d°-------------------------- R
141. Subvention d’investissement
799 Reprise de subvention d’investissement S/ R
reprise

 Lorsque la subvention concerne le numéraire


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
---------------------date de notification--------------------
4494/458. Etat/Organisme internationaux subvention
à recevoir X
141. Subvention d’investissement X
S/Promesse
---------------------date de libération----------------------
5211 Banque X
4494/458. Etat/Organisme internationaux subvention à X
recevoir S/réalisation
----------------date d’acquisition du bien-----------------
Immobilisation
2. Etat TVA récupérable V0HT
445. Fournisseur d’investissement TVA
481. VoTTC
S/acquisition
-------------------------------31/12----------------------------
681. Dotation aux amortissements a
28. Amortissement a
S/ dotation
----------------------------------d°-----------------------------
141. Subvention d’investissement R
799 Reprise de subvention d’investissement R
S/ reprise de subvention
NB :
Lorsque la subvention finance l’acquisition ou la réalisation d’une immobilisation
amortissable, à l’inventaire, elle fait l’objet d’une reprise au rythme de la dotation
pratiquée au cours de l’exercice.

Reprise de subvention (R) = dotation de l’exercice x subvention totale/ coût d’acquisition


Ou
Reprise de subvention (R) = dotation de l’exercice x taux de subvention

Attention !
 Lorsque la subvention finance un bien non amortissable, la reprise est étalée sur la
période d’inaliénabilité fixée dans le contrat ou à défaut étalée sur 10 ans. La
première reprise sera faite à compter de l’année qui suit celle d’octroi de la
subvention il n’y a donc pas de prorata dans ce cas.
 Lorsque la subvention concerne le numéraire, il peut arriver que le montant de la
subvention effectivement reçu soit supérieur ou non à celui promis. Ainsi on a :

1er cas : Montant de la subvention reçue est supérieur au montant promis

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


---------------------date de libération-------------------
4494/458. Etat/ Organisme internationaux subvention à X
recevoir
141. Subvention d’investissement X
S/Promesse
-----------------date d’acquisition du bien------------
5211 Montant reçu X+A
4494/458. Etat/ Organisme internationaux subvention à X
recevoir A
141. Subvention d’investissement
S/réalisation

2ème cas : Montant de la subvention reçue est inférieur au montant promis

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


---------------date de libération---------------------- Etat/
4494/458. Organisme internationaux subvention à recevoir X
Subvention d’investissement
141. S/Promesse X

------------date d’acquisition du bien--------------


5211 141. Montant reçu X-A
Subvention d’investissement A
4494/458. Etat/ Organisme internationaux subvention X
à recevoir S/réalisation

 Lorsque un bien subventionné (amortissable ou non) est cédé, le reste de la


subvention doit être repris ou rapporté au résultat.

34
Reste de subvention à reprendre sur un bien cédé =VNCimmob cédée x taux de subvention

Le schéma d’écriture est le suivant :

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


-------------------------date------------------------- X
141. Subvention d’investissement
799 Reprise de subvention d’investissement S/ X
reprise

2. Traitement comptable des subventions d’exploitation

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


--------------date de notification ------------
4495/458. Etat/Organisme subvention d’exploitation à X
recevoir X
71. Subvention d’exploitation
S/ notification ou Promesse
-------------date de libération---------------- Banque
5211 Etat/Organisme subvention d’exploitation à X
4495/458. recevoir S/ réalisation X

NB : Lorsque la subvention d’exploitation est destinée à compenser le prix de vente d’un


produit taxable le schéma d’écriture est le suivant :

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


--------------date de notification------------
4495/458. Etat/Organisme subvention d’exploitation à C=A+B
recevoir
71. Subvention d’exploitation A
443 Etat TVA facturée B
S/ notification
-----------------date de libération------------ Banque
5211 Etat/Organisme subvention d’exploitation à C
4495/458 recevoir S/ réalisation C

3. Traitement comptable des subventions d’équilibre


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
--------------date de notification ------------
4496/458. Etat/Organisme subvention d’équilibre à C
88 recevoir A
443. Subvention d’exploitation B
TVA Facturée
S/ notification ou Promesse
------- ------date de libération----------------
52. Banque C
4496/458. Etat/Organisme subvention d’équilibre à C
recevoir S/ réalisation

III - COMPTABILISATION DES PRETS OU AVANCES REÇUS DE L’ETAT


Les avances sont des fonds destinés à financer des études, des recherches ou des
investissements assimilés. Elles sont assorties d’intérêts, donc en principe remboursables.
Mais en cas d’échec des recherches, les avances sont transformées en subvention
d’exploitation. 
Lors de la réception de l’avance
DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-----------------------------date--------------------------
5. Trésorerie X
163 Avances reçues de l’Etat X
S/versement

 Cas d’un succès du projet


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
------------------------31/12-----------------------
163 Avances reçues de l’Etat X
6748 Intérêts Sur dettes diverses X
5. Trésorerie X
S/ remboursement

 Cas d’un échec du projet


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
-----------------------------date-------------------------- X
163 71 Avances reçues de l’Etat
Subvention d’exploitation X
S/échec

36
CHAPITRE IV : LA PLUS VALUE SUR CESSION À RÉINVESTIR

La plus-value sur cession, est le résultat issu de la vente d’un élément d’actif en faisant la
différence entre le prix de cession et la valeur comptable de cession tout en tenant
compte des frais sur cession et de la TVA à reverser.

En vue d’encourager les entités à remplacer d’anciennes immobilisations par de


nouvelles, certaines législations fiscales exonèrent d’impôt cette plus-value. Tel est le cas
au Bénin à travers l’administration fiscale qui a énoncé cette exonération en son article
du code général des impôts (CGI) en spécifiant les conditions à remplir.

I - CONDITIONS A REMPLIR POUR LE REINVESTISSEMENT DE LA PLUSVALUE

Pour bénéficier de cet avantage, l’entité doit respecter deux conditions selon le CGI à
savoir :  l’entité prend l’engagement écrit de réinvestir la plus-value sur cession
dans un délai de trois (03) ans ;

 le montant minimum à réinvestir (MMAR) est égal à la valeur d’entrée du bien cédé
augmenté du montant de la plus-value sur cession à réinvestir.

MMAR = VO du bien cédé + Plus-value sur cession à réinvestir

II- COMPTABILISATION DE LA PLUS-VALUE A REINVESTIR

1- Réinvestissement total de la plus-value sur cession

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


--------------------------31/12----------------------
851 Dotation HAO aux provisions réglementées X
152 Plus-value de cession à réinvestir X
S/engagement
---------------------date d’entrée-----------------
2. Immobilisation V0 nvelle
445. TVA récupérable TVA
481. Fournisseur d’investissement V0velle TTC
S/ entrée du nouveau matériel
-----------31/12/ de l’Année d’entrée--------------
681. Dotation aux amortissements a
28. Amortissement a
S/dotation
---------------------------d°-------------------------
152 Plusvalue de cession à réinvestir R
861 Dotation HAO aux provisions réglementées R
S/reprise
Reprise de plus-value (R) = dotation de l’exercice x plus -value totale/ valeur
d’entrée Ou
Reprise de plus-value (R) = dotation de l’exercice x taux de plus-value

A- Comptabilisation partielle de la plus-value sur cession à réinvestir

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


--------------------------31/12----------------------
851 Dotation HAO aux provisions réglementées PVAR
152 Plus-value de cession à réinvestir PVAR
S/engagement
---------------------date d’entrée-----------------
2. Immobilisation V0 nouvelle
445. TVA récupérable TVA
481. Fournisseur d’investissement S/ entrée V0velle TTC

-----------31/12/ Année d’entrée----------------


A
681. Dotation aux amortissements
28. Amortissement A
S/dotation
---------------------------d°-------------------------
R
152 Plus-value de cession à réinvestir
851 Dotation HAO aux provisions réglementées R
S/reprise

PVP= plus-value partielle à réinvestir

Reprise de PVP = dotation de l’exercice x PVP/ valeur d’entrée Ou


Reprise de PVP = dotation de l’exercice x taux de PVP

B- Comptabilisation de la partie de la plus-value non réinvestie

DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT


----------------------31/12/N+3----------------------
152 Plus-value de cession à réinvestir PVNR
861 Dotation HAO aux provisions réglementées PVNR
S/reprise
PVNR= Plus-value totale – plus-value partielle
Attention ! Lorsque l’engagement de réinvestissement de la plus-value n’est pas réinvesti
au bout des trois (03) ans l’entité passe l’écriture de reprise de la totalité de la plus-value
totale.

38
RAPPEL DES ÉCRITURES DE CESSION

 Cas des cessions courantes


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
------------------------date de cession-------------------Créances PC
414. des cessions courantes d’immobilisations PC
754. Produits de cessions courantes d’immobilisations
S/cession
-----------------------------------d°--------------------------------
5. Trésorerie PC
414. Créances des cessions courantes d’immobilisation PC
S/encaissement
----------------------------------d°--------------------------------
681. Dotation aux amortissements a
28. Amortissements a
S/dotation complémentaire
---------------------------------d°---------------------------------- Vo
654. Valeurs comptables de cession courantes d’immo Vo
2. Immobilisation
S/sortie
---------------------------------d°----------------------------------
28. Amortissement A A
654. Valeurs comptables de cession courantes d’immo
S/réintégration
--------------------------------d°-----------------------------------
654. Valeurs comptables de cession courantes d’immo TVA
445. Etat TVA récupérable TVA
S/ TVA à reverser

 Cas des cessions non courantes


DEBIT CREDIT LIBELLES DEBIT CREDIT
485. --------------------------date de cession------------------------
Créances des cessions non courantes d’immobilisations PC
82. Produits de cessions non courantes d’immobilisations PC
S/cession
------------------------------------d°-------------------------------
5. Trésorerie
Créances des cessions non courantes d’immobilisations
485. S/encaissement PC PC
681. ------------------------------------d°--------------------------------
Dotation aux amortissements
Amortissements
28. S/dotation complémentaire a a
---------------------------------d°---------------------------------- Vo
81. Valeurs comptables de cession non courantes d’immo
2. Immobilisation Vo
S/sortie
---------------------------------d°----------------------------------
28. Amortissement A A
81. Valeurs comptables de cession non courantes d’immo
S/réintégration
---------------------------------d°-----------------------------------
81. Valeurs comptables de cession non courantes d’immo TVA
445. Etat TVA récupérable TVA
S/ TVA à reverser

R/C= (PC – Frais sur cession) – VNC- TVA à REVERSER)

TVA à reverser = avec n et n’’ en années entières

40
CHAPITRE VI : LES EVENEMENTS POSTERIEURS A LA CLOTURE DE L’EXERCICE

L’ensemble des opérations effectuées par une entité doit faire objet d’une évaluation afin
d’analyser les résultats obtenus pour la prise de décision idoines en cas de
dysfonctionnements observes. En vertu du postulat de la spécialisation des exercices, les
produits et les charges constatés au cours d’un exercice comptable doivent lui être
rattachés et uniquement ceux-là.

I – DÉFINITION
En matière comptable, il existe différentes dates à considérer :

 La date d’ouverture des comptes : Elle représente la date effective de démarrage


des activités au sein de l’entité. Elle correspond à la date de début d’exercice qui est
souvent le 1er Janvier
 La date de clôture des comptes : c’est la date à laquelle les comptes de l’entité sont
fermés. Dans l’espace OHADA, elle est fixée au 31 Décembre de chaque année.
Autrement dit, l’exercice comptable coïncide avec l’année civile. Toutefois
lorsqu’une nouvelle entité fait l’ouverture de ses comptes au second semestre d’une
année quelconque, elle peut clôturer ses comptes le 31.12 de cette même année ;
ou le 31.12 de l’année suivante celle de l’ouverture des comptes.
 La date d’arrêté des comptes : c’est la date butoir pour l’établissement des états
financiers. Seuls les organes de direction de l’entité sont habiletés à fixer cette date
dans leur entité. Cependant, cette date ne peut excéder quatre (04) mois après la
clôture des comptes soit le 30 avril de l’année suivante.
 La date d’approbation des états financiers : c’est la date d’adoption en assemblée
générale ordinaire (AGO) des actionnaires les états financiers. Elle est fixée au 30
juin soit six (06) mois après la clôture des comptes.
 La date de publication des états financiers : Elle est fixée après le 30 juin pour
publier les états financiers.

Selon le PCGO, un évènement est donc qualifié de postérieur à la clôture des comptes, si
et seulement s’il intervient au cours d’un exercice comptable et connu entre la date de
clôture de l’exercice comptable et la date d’arrêté. Autrement dit, ces évènements
donnent le plus souvent loue à des écritures de régularisations conformément au postulat
de la séparation des exercices.

II – TRAITEMENT COMPTABLE DES OPERATIONS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE


DE L’EXERCICE
Il convient de distinguer deux situations différentes selon que l’évènement ait lieu un lien
direct ou non avec l’exercice.
1er Cas: Evènement a un lien direct et prépondérant avec l’exercice clos
Il s’agit d’un évènement ayant pris naissance avant la clôture de l’exercice mais dont le
dénouement ou l’évènement se produit avant la date d’arrêté des comptes. Il convient
avant de se prononcer vérifier si l’incidence financière est mesurable.

 Si l’incidence financière est mesurable, il est rattaché à l’exercice clos et doit


d’aire objet d’un ajustement au bilan et au compte de résultat.
 Si l’incidence financière n’est pas mesurable, il doit faire mention dans les notes
annexes

2ème Cas: Evènement n’a pas un lien direct et prépondérant avec l’exercice clos

Il s’agit d’un évènement qui n’a pas pris naissance avant la clôture des comptes c’est à
dire qui servent entre la date de clôture et la date d’arrêté. La question ici est de vérifier
si cet évènement remet en cause la continuité de l’exploitation (hypothèse de base à la
présentation des états financiers).

 Si l’évènement entrave la continuité de l’exploitation, alors il sera mentionné


dans les notes annexes.
 Si l’évènement ne remet pas en cause la continuité de l’exploitation, alors il
faudra vérifier à présent si son incidence financière est significative. Dans le cas
d’une réponse favorable, il sera mentionné dans les notes annexes.
 Au cas contraire, il fera simplement mention dans le rapport de gestion.

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