Pratiques commerciales et étiquetage produit
Pratiques commerciales et étiquetage produit
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Table des matières
MODULE 2. LES PRATIQUES COMMERCIALES ET LA PUBLICITE LIEES AU PRODUIT..................3
1. La langue utilisée (sur étiquette/emballage/mode d’emploi)..............................4
2. L’étiquetage des produits, la marque, la dénomination et la composition.......6
2.1. La marque..........................................................................................................6
2.2. La dénomination de vente...............................................................................7
2.3. L’étiquetage.......................................................................................................8
2.4. Les allégations nutritionnelles, les allégations de santé et la composition
des biens alimentaires...................................................................................................9
3. Le marquage CE....................................................................................................11
4. Les labels, logos et autres pictogrammes...........................................................12
4.1. Les labels officiels publics.............................................................................13
4.2. Les labels privés collectifs.............................................................................17
4.3. Les labels privés individuels..........................................................................17
4.4.
Quelques autres pictogrammes.......................................................................17
4.5. L’indication de l’origine du produit « made in »..........................................18
5. Interdiction des pratiques commerciales déloyales trompeuses.....................19
6. Le cas spécifique de la publicité comparative sur le produit (b to b et b to c)
19
Annexe 1. Comprendre les mentions sur l’étiquette....................................................20
Annexe 2. Exercices liés au produit...............................................................................21
2
MODULE 2. LES PRATIQUES COMMERCIALES ET LA PUBLICITE LIEES AU
PRODUIT
3
Une disposition pratiquement identique existe pour les services.4
Pour les produits de grande consommation, les textes contenus sur l’étiquette, sur
l’emballage, dans le mode d’emploi, etc. sont parfois rédigés en plusieurs langues.
En toute logique, en raison des échanges commerciaux internationaux, le producteur
ou le distributeur vise ainsi à être compris par le plus grand nombre de
consommateurs. Certains professionnels vont quant à eux utiliser sciemment une
autre langue que celle du pays de fabrication afin de « séduire » le consommateur
(exemple : le français pour des parfums, l’italien pour des tomates). D’autres encore
vont utiliser une seule langue par souci d’économie.
4
Art. VI.10 CDE.
5
Art. VI.8 CDE.
[Link]
legislat=54&dossierID=[Link].
4
L’utilisation du langage visuel lorsque le consommateur moyen peut le comprendre
facilement, c.à.d. à l’aide de pictogrammes ou de logos, est également autorisée
(voir plus loin).
5
2. L’ÉTIQUETAGE6 DES PRODUITS, LA MARQUE, LA DÉNOMINATION ET LA COMPOSITION7
Le consommateur doit pouvoir jongler avec toutes les informations disponibles sur
l’emballage du produit qu’il souhaite acquérir. Nous allons apprendre à identifier et à
distinguer la marque du produit, la dénomination de vente du produit, sa composition,
sa valeur nutritionnelle et les allégations éventuelles.
Ces différentes notions sont définies et imposées aux entreprises par plusieurs
directives et règlements européens. Les entreprises se retrouvent parfois à devoir
indiquer des informations sur leurs produits qui peuvent freiner l’achat de certains
consommateurs.
2.1. LA MARQUE
La marque est une notion qui relève de la propriété intellectuelle 8. C’est le signe
distinctif d’un produit, d’un service, d’une gamme, etc. qui est utilisé par une
entreprise. Ce signe distinctif peut être protégé par un dépôt légal, qui confère à celui
qui l’a déposé un droit d’usage exclusif sur un territoire donné.9
6
[Link]
7
Regardez « Lire une étiquette alimentaire : un parcours du combattant pour certains » dans « On n’est pas des
pigeons » du mardi 25 avril 2017, RTBF sur [Link]
alimentaire-pour-certains-un-parcours-du-combattant?id=9589653
8
[Link]
9
OBPI : [Link]
OHMI : [Link]
OMPI : [Link]
10
[Link]
marques
6
- de couleur,
- tridimensionnelle (le conditionnement du produit, par exemple),
- sonore,
- ou le tout à la fois (marque complexe).
Un outil de recherche parmi d’autres pour vérifier si une marque est protégée est
TMview11 .
La dénomination de vente d’un bien est une description du produit qui doit
permettre au consommateur d’identifier sans risque de confusion ce qu’il achète.
11
[Link]
12
[Link]
retrouver-dans.
7
NB : La dénomination de vente ne doit pas être confondue avec les notions de
dénomination sociale de l’entreprise, de marque et/ou de label.
2.3. L’ÉTIQUETAGE
Les dispositions légales précisant les mentions obligatoires sur l’étiquetage varient
en fonction du produit/service. Les règles seront généralement plus strictes pour des
produits/services pouvant mettre en cause la santé, la sécurité, l’environnement, etc.
Ainsi, grâce aux catégories de produits commercialisés, l’entreprise doit pouvoir
identifier les règles qui lui sont applicables. Ces règles sont distinctes pour les
denrées alimentaires, les cosmétiques, les produits chimiques, les aérosols, les
textiles, les chaussures, les articles de puériculture, les jouets, etc.
Lorsqu'il est obligatoire, l'étiquetage est apparent et lisible, utilisé sous la forme et
avec le contenu fixé par la réglementation applicable, et nettement distinct de la
publicité.
La bonne lisibilité de l’étiquette dépend d'une série de données factuelles : les
caractères utilisés et leur taille, la couleur, le contraste avec l'arrière-plan, l'épaisseur
des caractères et la distance entre eux, etc. Des règles précises existent pour
certains produits.
Par exemple, en matière de taille des caractères, pour l'information de denrées
alimentaires, un règlement européen fixe la taille minimale à 1,2 mm ou 0,9 mm pour
les emballages dont la taille de la face la plus grande est inférieure à 80 cm². Cette
législation ne fait toutefois pas état d'un espacement minimal requis entre les
caractères.
8
8. la quantité nette du produit (poids sans emballage),
9. le titre alcoométrique pour les boissons alcoolisées de plus d’1,2 % d’alcool.
10. l’indication d’allergènes reconnaissable et mise en évidence par rapport aux
autres composants;
11. la déclaration nutritionnelle (la valeur énergétique, les matières grasses, les
glucides, les protéines et le sel)
12. Les matières grasses végétales
Les allégations de santé invoquent les bienfaits d’un aliment donné ou d’un de ses
ingrédients pour une fonction du corps. Certaines de ces allégations font référence à
la réduction d’un facteur de risque de maladie. D’autres font référence au
développement et à la santé infantiles. Par exemples, « renforcer les défenses
naturelles de l’organisme », « le calcium peut contribuer à améliorer la densité
osseuse », « facilite le transit intestinal », etc.
9
Par ailleurs, Test-Achats et le Bureau Européen des Unions de Consommateurs ont
défendu l’utilisation de profils nutritionnels pour la bonne information et la santé du
consommateur. Ce sont des outils de mesure qui permettent d’évaluer si un produit
est bon dans sa globalité (teneur maximum en graisses, sucres, sel, etc.).
16
[Link]
17
[Link]
index_fr.htm
Vidéo éducative du SPF Santé publique et de la fédération de l'industrie alimentaire belge (Fevia) sur
[Link]
18
[Link]
[Link]
fromagers-demandent-une/2021-10-28/video/429495
10
3. LE MARQUAGE CE19
Par exemple, sont visés par des règles techniques européennes : les jouets, les
équipements électriques, les dispositifs médicaux, les ascenseurs, les équipements
de protection individuelle, les matériaux de construction, les instruments de mesure,
etc.
L’entreprise doit pouvoir démontrer à partir d’un dossier technique que son produit
respecte toutes les exigences de l'UE avant d’apposer le marquage CE de manière
visible, lisible et indélébile sur le produit. Une fois le marquage CE apposé sur le
produit, les distributeurs/importateurs peuvent demander au fabricant de fournir toute
la documentation justificative concernant le marquage.
19
[Link]
20
Espace Economique Européen (les pays de l’Union Européenne + Islande, Liechtenstein et Norvège).
21
[Link]
11
4. LES LABELS, LOGOS22 ET AUTRES PICTOGRAMMES23
De nombreuses informations graphiques sont apposées par les entreprises sur les
produits ou dans leur publicité pour attirer le consommateur qui… s’y perd car, bien
souvent, il ne connait pas leur signification ni leur portée, il ignore leur fiabilité voire il
interprète de manière erronée leur signification.
En effet, le consommateur soucieux d’acheter un produit de qualité sera attiré par les
formules telles que : produit bio, produit du terroir, produit fermier, appellation
d’origine, produit issu du commerce équitable, produit wallon, élu produit de l’année,
bleu blanc cœur, … Il pensera que, revêtu de ces labels, le bien/service répond à
certains critères contrôlés et présente une qualité supérieure qui facilite sa décision
pour un achat éclairé.
Quant à l’entreprise, elle utilise le label non seulement comme la preuve de valeurs
défendues et véhiculées (responsabilité sociétale, durabilité, respect des travailleurs,
etc.) mais également comme un argument de vente pour se différencier de la
concurrence.
Ces formules utilisées par les entreprises ne sont pas toutes réglementées.
Nous allons tenter de faire un tri afin de pouvoir établir quels labels sont fiables car
répondant à des critères objectifs et soumis à des contrôles indépendants. Les
exemples de label ci-dessous sont choisis pour illustrer les différents types de label.
Il est impossible d’en faire une liste exhaustive.
22
Un logo est une représentation graphique d’une marque, d’une entreprise, d’une organisation ou d’un
produit. Il est la propriété d’une entreprise publique ou privée.
Un label informe le consommateur qu’un produit répond à certains critères établis dans un cahier des charges.
Selon les labels, les critères portent sur la qualité, la sécurité, l’origine et le mode de production ou des critères
environnementaux ou sociaux, par exemple.
Un pictogramme est un terme générique pour désigner un signe ou un dessin symbolique standardisé destiné à
transmettre une information sans avoir recours au texte. Les pictogrammes sont aussi utilisés dans de
nombreux domaines dont celui de la santé et de la sécurité. Il s’agit, par exemple, des pictogrammes de danger
figurant sur les emballages de produits chimiques.
23
[Link]
12
4.1. LES LABELS OFFICIELS PUBLICS
Les labels officiels sont mis en place par les autorités publiques (Union Européenne,
Etat, Région, …). Un cahier des charges est établi ou est approuvé par l’autorité
publique compétente. Un contrôle par un organisme externe et indépendant est
réalisé sur cette base pour vérifier la qualité du produit/service. Bien souvent, cet
organisme doit être agréé pour valider sa compétence et son indépendance durant le
processus de contrôle.
Le CDE accorde aux dénominations enregistrées une protection accrue. Ainsi, il est
interdit non seulement d’utiliser une dénomination enregistrée pour un produit non
couvert par l’enregistrement, mais également d’imiter ou même d’évoquer une telle
dénomination.
13
b) usurpation, imitation ou évocation, même si l'origine véritable du produit est in-
diquée ou si la dénomination protégée est traduite ou accompagnée d'une ex-
pression telle que "genre", "type", "méthode", "façon", "imitation" ou d'une ex-
pression similaire ;
c) autre indication fausse ou fallacieuse quant à la provenance, l'origine, la na-
ture ou les qualités substantielles du produit figurant sur le conditionnement
ou l'emballage, sur la publicité ou sur des documents afférents au produit
concerné, ainsi que contre l'utilisation pour le conditionnement d'un récipient
de nature à créer une impression erronée sur l’origine ;
d) autre pratique susceptible d'induire le consommateur en erreur quant à la véri-
table origine du produit.
Les dénominations enregistrées ne peuvent pas devenir génériques.
24
A. TALLON, les appellations d’origine, Larcier, 2016,
25
[Link]
14
Nul ne peut utiliser ce type d’appellation pour un produit qui n’a pas cette origine
ou qui ne respecte pas les conditions de qualités imposées et ce, même s’il fait
précéder l’AOP des termes rectificatifs tels que « genre », « façon » ou « similaire
».
A côté des AOP, il y a aussi d’autres labels officiels européens comme l’Indication
géographique protégée (IGP) ou la Spécialité traditionnelle garantie (STG).
Tous les producteurs peuvent bénéficier des labels géographiques définis ci-dessus,
à condition que leurs produits respectent les critères définis dans le cahier des
charges. Le contrôle relève de chaque pays UE sur son territoire.
26
[Link]
15
a) Le label écologique européen27
Le système d'attribution du label écologique européen est ouvert à tout produit ou
service, à l'exception des denrées alimentaires, des boissons, des
produits pharmaceutiques et des appareils médicaux. Les produits qui
peuvent porter ce label vont des services d'hébergement touristiques,
appareils ménagers, produits de nettoyage et matelas aux fournitures
de bureau et aux articles de jardinage et de bricolage.
En Belgique l’agriculture est une compétence appartenant aux trois régions. Ainsi les
produits belges issus de l’agro-alimentaire peuvent bénéficier, s’ils respectent le
cahier des charges, des labels créés par la région où ils sont produits.
En région wallonne, il existe, par exemple, le label « prix juste producteur » qui
garantit une rémunération correcte du travail des producteurs agricoles.
Dans chaque pays, des règlementations spécifiques peuvent créer des labels qui
sont présents sur les emballages commercialisés dans notre pays. Il n’est pas rare
qu’un consommateur établi en Belgique soit plus familiarisé avec des logos français,
allemands ou néerlandais.
27
Règlements (CE) 834/2007, (CE) 889/2008 et (CE) 1235/2008.
28
[Link]
16
indépendant. Ce label est souvent protégé par un dépôt en droit des
marques. Par exemple, Biogarantie29.
Le "point vert" atteste que l’entreprise qui met un produit sur le marché
contribue au financement d'un système de collecte sélective et de tri des
déchets d'emballage. En Belgique le "point vert" est géré par la société
privée, FOST Plus. Le point vert ne donne aucune information sur la
qualité écologique du matériau et ne résulte d'aucun écobilan. Ce n'est pas un
écolabel. Il ne garantit pas que l'emballage sera recyclé, ni même collecté
séparément.
29
[Link]
30
[Link]
31
Le point 4.4. est repris intégralement de [Link]
[Link]
17
Ce marquage signifie que l'emballage est à jeter dans une
poubelle ordinaire après consommation dans l’optique d’un
comportement civique.
Pour vous y retrouver, le site Home | Labelinfo recense 106 logos et explique chacun
d’eux.
Origine, provenance, qualité sont des notions souvent confuses pour le consommateur
moyen.
Le commerce international et l'origine des marchandises | SPF Economie ([Link])
Carrefour de l'Economie 2018 16 | SPF Economie ([Link])
18
5. INTERDICTION DES PRATIQUES COMMERCIALES DÉLOYALES TROMPEUSES
Comme déjà étudié dans le module 1, notre CDE interdit plusieurs pratiques jugées
trompeuse.
19
ANNEXE 3. DÉTAILS SUR LES ÉTIQUETTES
ANNEXE 1. COMPRENDRE LES MENTIONS SUR L’ÉTIQUETTE
20
ANNEXE 2. EXERCICES LIÉS AU PRODUIT
a) Le label AOP
b) le label IGP
c) le label STG
21
3. Identifiez deux labels français fréquemment utilisés dans les rayons alimentaires
de nos grandes surfaces et précisez le type de label.
4. Recherchez sur le web, des informations sur le label « élu produit de l’année »,
identifiez ce type de label et commentez.
5. Un vélo est présenté comme « made in Belgium » alors que plusieurs éléments
sont fabriqués en Asie. Est-ce trompeur ? 32
32
[Link]
preferentielle/marquage-de-lorigine
[Link]
[Link]
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