Intégrales et Équations Différentielles
Intégrales et Équations Différentielles
2 Équations différentielles 3
3 Intégrales généralisées 4
3.0.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.0.2 Extension d’intégrale définie aux intervalles non bornés . . . . . . . . 4
3.0.3 Extension d’intégrale définie aux fonctions non bornées . . . . . . . . 6
3.0.4 Propriétés d’intégrales généralisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.0.5 Intégrales de fonctions de signe constant . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.0.6 Intégrales de fonctions de signe quelconque . . . . . . . . . . . . . . 11
3.0.7 Intégrales de références[facultatif] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
1
Chapter 1
2
Chapter 2
Équations différentielles
3
Chapter 3
Intégrales généralisées
3.0.1 Introduction
Dans le chapitre précédent, nous avons intégré les fonctions continues sur des segments [a, b].
Posons-nous les questions suivantes:
• Est ce qu’on peut intégrer une fonction continue sur un intervalle non borné du type [a, +∞[
ou ] − ∞, a]?
• Peut-on intégrer une fonction continue sur un intervalle borné du type [a, b[ mais qui est
non bornée au voisinage de b?
L’intégrale généralisée désigne une extension de l’intégrale usuelle définie par un passage
à la limite dans les intégrales. Elle partage avec l’intégrale usuelle un certain nombre de
propriétés élementaires.
Les Intégrales généralisées interviennent dans beaucoup de phénomènes physiques: op-
Z +∞ Z +∞
tique, thermodynamique. . . par exemple les intégrales sin(x2 ) dx cos(x2 ) dx dites
0 0
intégrales de Fresnel jouent un rôle important en optique ondulatoire.
On distingue en général trois cas d’intégrales généralisées:
2. Lorsqu’on intégre jusqu’à une borne finie où la fonction n’admet pas de limite finie.
Par exemple peut-on donner, entre autres, un sens aux intégrales suivantes
Z 1 Z 1 Z +∞ Z 2 Z 1 Z +∞
1 1 2 1 1
2+5
dx, √ dx, ln (x) dx, 4
dx, dx, ln2 (x) dx, . . .
−∞ x 0 x 2 −1 x 0 ln x 0
4
Soit f une fonction continue sur [a, +∞[. Intégrer f de a à +∞ revient à mesurer l’aire
d’une zone illimitée. Bien que cette zone est non bornée elle peut avoir une aire finie ou une
aire infinie. . . . Pour préciser, on borne le domaine par une droite verticale qu’on déplace
ensuite à droite vers l’infini. Ainsi nous avons la définition suivante:
5
Proof. Soit α 6= 1. On a pour tout u > 1,
Z u
1 1 u 1 1
α
dx = α−1 1
= α−1
−
1 x (1 − α)x (1 − α)u (1 − α)
le résultat s’en suit en faisant tendre u vers +∞ selon que α > 1, ou α < 1:
Si α 6= 1, on a Z u
1 u
dx = ln u 1 = ln u →u→+∞ +∞.
1 x
Z +∞ Z +∞ Z +∞ √
Z +∞
1 1 1
Par exemple dx, √ dx convergent et 5
x dx, √ dx diver-
1 x2 10 x x 1 1
3
x
gent.
Soit f une fonction continue sur ]a, b] telle que f est non bornée au voisinage de a. de la
même manière que dans la partie précédente, on peut étendre la notion l’intégrale définie sur
]a, b]:
Définition 3.0.2. Soit f une fonction continue sur ]a, b] telle que f est non bornée au
voisinage de aZet soit a < u ≤ b.
b
Si l’intégrale f (x) dx admet une limite finie I quand u →> a, on dit que l’intégrale
Z bu
généralisée f (x) dx converge et on pose
a
Z b
I= f (x) dx
a
Z b
Dans le cas contraire ( limite infinie ou pas de limite) on dit que f (x) dx diverge.
a
D’une manière analogue, on peut définir une intégrale généralisée sur [a, b[ et sur ]a, b[.
exemple 1 On a pour −2 ≤ u < 0,
Z u
1
dx = [ln |x|]u−2 = ln |u| − ln 2.
−2 x
6
Z 0
− 1
Quand u → 0 , ln |u| − ln 2 → −∞. Par conséquent dx diverge.
−2 x
1
exemple 2 Pour 2
≤ t < 1, on a
Z t
1 1
√ dx = arcsin t − arcsin
1
2
1−x 2 2
Z t
1 1 π π π
donc lim− √ dx = lim− arcsin t − arcsin = − = . Ce qui implique que
t→1 1
2
1−x 2 t→1 2 2 6 3
Z 1
1 π
√ dx = .
1
2
1 − x2 3
sin x
exemple 3 La fonction x 7→ n’est pas définie en 0 mais elle est prolongeable par
x
continuité en 0 et par suite elle est bornée sur un voisinage Z de 0. Plus précisement on a
1
sin x sin x
lim = 1. Par conséquent la fausse intégrale généralisée dx peut être considérée
x→0+ x 0 x
comme
Z 1 l’intégrale définie de la fonction f˜ la prolongée par continuité de f sur [0, 1]. Ainsi
sin x
dx converge.
0 x
D’une manière générale, nous avons la proposition suivante
Proposition 3.0.2. Soit f une fonction continue sur ]a, b] (a, b ∈ R).
Z b
Si f est prolongeable par continuité en a alors f (x) dx converge.
a
Remarque 3.0.1. La nature d’une intégrale généralisée est indépendante Z 1de la borne où il
1
n’y a pas de problème de convergence. Par exemple l’intégrale suivante √ dx qui
1
2
1 − x2
Z 1
1
est généralisée (impropre) en 1 possède la même nature que celle de √ dx. D’après
0 1 − x2
π π
l’exemple précédent, elles convergent. De plus, la première vaut et la seconde vaut .
3 2
Z 2
1
N.B 3.0.1. L’intégrale suivante 3
dx est généralisée en 0, c’est pour cela que l’évaluation
−1 x
suivante: Z 2
1 −1 2 −1 1 3
3
dx = 2 −1
= + =
−1 x 2x 8 2 8
est incorrecte
La proposition suivante nous donne la nature d’une autre intégrale généralisée de référence
appelée aussi intégrale de Reimann,
7
3.0.4 Propriétés d’intégrales généralisées
Le résultat suivant est une conséquence immédiate de la linéarité des intégrales définies après
un passage à la limite
Proposition 3.0.4 (Linéarité). Soient f et g deux fonctions continues sur [a, +∞[ et λ et
µ deus nombres réels.
Z +∞ Z +∞ Z +∞
Si les intégrales f (x) dx et g(x) dx convergent, alors l’intégrale λf (x) +
a a a
µg(x) dx converge et
Z +∞ Z +∞ Z +∞
λf (x) + µg(x) dx = λ f (x) dx + µ g(x) dx.
a a a
Outre la linéarité et la positivité, les intégrales généralisées possèdent les propriétés suiv-
antes:
Z a Z +∞
Proposition 3.0.6. Si les intégrales f (x) dx et f (x) dx sont convergentes alors la
−∞ a
somme Z a Z +∞
J= f (x) dx + f (x) dx
−∞ a
Z +∞
a une valeur indépendante de a et J = f (x) dx.
−∞
Proposition 3.0.7. Soit f une fonction continue sur ]a, b[ et c ∈]a, b[.
Z c Z b
Si les integrales f (x) dx et f (x) dx sont convergentes alors la somme
a c
Z c Z b
J= f (x) dx + f (x) dx
a c
Z b
a une valeur indépendante de c et J = f (x) dx.
a
Z +∞
N.B 3.0.2. La convergence de l’intégrale J = f (x) dx implique que
−∞
Z u
J = lim f (x) dx
u→+∞ −u
8
la réciproque
Z u est fausse comme leZmontre l’exemple suivant:
u Z 0
On a x dx = 0 donc lim x dx = 0. Cependant les deux intégrales x dx et
u→+∞ −u
Z +∞ −u Z +∞ −∞
Les propriétés d’intégration par parties et du changement de variable s’étendent aux inté-
grales généralisées après justification avec des passages à la limite. Ces propriétés permetent
non seulement de calculer ces intégrales mais aussi de déterminer leur nature:
Proposition 3.0.8 (Intégration par parties). Soit u et v des fonctions de classe C 1 sur
[a, +∞[, alors dans la formule d’intégration par parties
Z +∞ Z +∞
0
t
u0 (x)v(x) dx
u(x)v (x) dx = lim u(x)v(x) a −
a t→+∞ a
Remarque Des propriétés analoguesZsont vraies pour les autres cas ]a, b[, [a, +∞[. . .
+∞
Exemple Considérons l’intégrale F = sin(x2 ) dx. On a x 7→ sin(x2 ) est continue sur
√ 0
]0, +∞[ et soit ϕ(t) = t qui est de classe C 1 sur ]0, +∞[ et ϕ(]0, +∞[) =]0, +∞[. Donc
Z +∞
sin t
F = √ dt
0 2 t
Z +∞
0
L’intégrale F ainsi que F = cos(x2 ) dx s’appellent intégrales de Fresnel. Elles jouent
0
un rôle important en optique ondulatoire.
Z +∞ Z v
1
On peut écrire f (x) dx = lim lim f (x) dx
−∞ u→−∞ v→+∞ u
9
3.0.5 Intégrales de fonctions de signe constant
Nous allons présenter des critères de base pour les intégrales généralisées de fonctions posi-
tives. le cas de fonctions négatives se ramène, par linéarité, au cas des fonctions positives.
critère de comparaison
Théorème 3.0.1. Soient f, g des fonctions continues et positives sur [a, b[ (b ∈ R ou b =
+∞). S’il existe une constante k indépendante de x telle que f (x) ≤ kg(x) sur [a, b[, alors
Z b Z b
g(x) dx converge ⇒ f (x) dx converge,
a a
Z b Z b
f (x) dx diverge ⇒ g(x) dx diverge.
a a
Z +∞
−x2
Exemple 1 On a pour tout x ∈ [1, +∞[, e ≤ e et comme −x
e−x dx converge
Z +∞ 1
2
(utiliser la définition) e−x dx converge.
1 Z
+∞
ln x
Exemple 2 L’intégrale dx est-elle convergente ?
1 1 + x3
ln x 1
L’intégrale est généralisée en +∞. Les fonctions x 7→ 3
et x 7→ 2 sont positives au
1+x x
ln x 1
voisinage de +∞ et vérifient ≤ 2 pour tout x ≥ 1. Puisque l’intégrale de Reimann
Z +∞ 1 + x3 x Z +∞
1 ln x
2
dx converge (voir la proposition 3.0.1) dx converge.
1 x 1 1 + x3
critère d’équivalence
Théorème 3.0.2. Soient f, g des fonctions continues et strictement positives sur [a, b[ .
f (x)
S’il existe une constante L > 0 telle que lim− = L (en particulier si f ∼b g), alors
x→b g(x)
Z b Z b
f (x) dx et g(x) dx sont de même nature.
a a
Z π
2 1
Exemple 1 Quelle est la nature de l’intégrale dx qui est généralisée en π2 ?
0 cos x
1
La fonction x 7→ est strictement positive sur [0, π2 [ et l’approximation affine de cos au
cos x
voisinage de π2 s’écrit
π π
cos(x) = − x + o(x − )
2 2
1 1 1
ce qui implique ∼ π2 π . Comme x 7→ π est strictement positive sur [0, π2 [
cos x 2
−x 2
−x
Z π
2 1
et π dx diverge (sa primitive est usuelle) le théorème nous permet de conclure que
0 2
−x
Z π
2 1
dx diverge.
0 cos x
10
1
e−x
Z
Exemple 2 Pour déterminer la nature de l’intégrale K = √ dx, on peut remarquer
0 x
qu’il s’agit d’une fonction positive sur ]0, 1] ( ou sur un voisinage de 0) et que
e−x 1
√ ∼0 √ (la limite du rapport des deux fonctions en 0 vaut 1)
x x
Z 1 Z 1
1 1
et comme l’intégrale de Reimann √ dx =
dx converge, K converge. 1
0 Z 1 x 0 x2
sin x
Exemple 3 Déterminons la nature de l’intégrale H = dx. on remarque d’abord
0 x2
qu’il s’agit d’une fonction positive sur ]0, 1] et que
sin x sin x 1 1
= ∼0
x2 x x x
sin x
car lim = 1 et l’équivalence des fonctions au voisinage d’un point est compatible avec
0 x
le produit. Z 1
1
Comme l’intégrale de Reimann dx diverge, H diverge.
0 x
critère de negligeabilité
Théorème 3.0.3. Soient f, g des fonctions continues sur [a, b[ (b ∈ R ou b = +∞) de signe
constant au voisinage de b telles que f = ob (g). Alors
Z b Z b
g(x) dx converge ⇒ f (x) dx converge,
a a
Z b Z b
f (x) dx diverge ⇒ g(x) dx diverge.
a a
Remarques Z b Z b
• Si on sait seulement que f (x) dx converge ou que g(x) dx diverge, on ne peut rien
a a
conclure.
1
• Il es utile d’utiliser ce critère avec g(x) = α et se ramener dans l’étude aux intégrales de
x
Reimann.
Exemple Les intégrales de reimann offrent une échelle pratique de comparaison comme le
ln x
ln x 1 2
montre l’exemple suivant: On a 2 = o+∞ ( 3 ) car lim x = 0 et les deux fonctions
x x2 x→+∞ 1
3
Z +∞
x2 Z +∞
1 ln x
sont positives au voisinage de +∞. Puisque 3 dx converge, dx converge
1
2
x 2 1
2
x2
aussi.
11
Théorème 3.0.4. Soit f une fonction continue sur [a, b[ (b ∈ R ou b = +∞). Alors
Z b Z b
si |f (x)| dx converge, il en est de même de f (x) dx.
a a
Z b Z b
Définition 3.0.3. ◦ On dit que f (x) dx est absolument convergente si |f (x)| dx con-
a a
verge.
Z b
◦ On dit que f (x) dx est semi-convergente si elle est convergente et non absoluement
a
convergente.
cos(x) π
Exemple La fonction x 7→ change de signe sur [1, +∞[ aux points 2
+ kπ
Z +∞ x2
cos(x)
(k ∈ N) et dx est absolument convergente, en effet, sur [1, +∞[, on a
1 x2
cos(x) 1
0≤ 2
≤ 2
x x
+∞Z
1
et comme l’intégrale de Reimann dx converge on obtient en utilisant le critère de
Z +∞ 1 x2 Z +∞
cos(x) cos(x)
comparaison que 2
dx converge et par le théorème précédent que dx
1 x 1 x2
converge aussi.
Remarque D’après le théorème précédent on conclut que:
La convergence absolue ⇒ la convergence.
La
Z +∞réciproque est fausse comme le montre l’exemple suivant:
sin(x)
dx est semi-convergente. En effet elle converge (en utilisant une intégration par
1 x Z +∞
sin(x)
parties, voir TD pour l’étude du cas général dx (α > 0) ou en vertue de la règle
1 xα
d’Abel..) mais elle n’est pas absolument convergente en remarquant que pour tout x ≥ 1 on
a
sin(x) sin2 (x) 1 − 2 cos(2x)
≥ = .
x x 2x
1
Par une intégration par partie sur les intégrales définies( avec f 0 (x) = cos 2x et g(x) = ) on
x
obtient pour tout u > 1:
Z u
1 − 2 cos(2x) u 1 sin(2x) u 1 u sin(2x)
Z
1
dx = ln x 1 − 1
− dx
1 2x 2 4 x 4 1 x2
En faisant tendre u vers +∞, le premier terme du membre à droite tend vers +∞, le
sin 1 sin(2u)
deuxième terme converge vers en utilisant le fait que lim = 0 ( par la règle
4 u→+∞
Z +∞u
sin(2x)
des gendarmes ) et pour le troisième terme, nous remarquons que dx converge
1 x2
absolument. Ainsi Z +∞
1 − 2 cos(2x)
dx diverge.
1 2x
12
Et enfin, par le théorème de comparaison des fonctions à signe constant, on déduit que
Z +∞
sin(x)
dx diverge.
1 x
Pour montrer qu’une intégrale est semi-convergente c’est à dire qu’elle converge sans qu’elle
soit absolument convergente, on dispose du théorème suivant:
Théorème 3.0.5 (Règle d’Abel pour les intégrales). Soient f, g des fonctions continues sur
[a, +∞[ telles que
(i) f de classe C 1 sur [a, +∞[,
(ii) f décroît et tend vers 0 quand x → +∞,
Z u
(iii) il existe un réel C ≥ 0 tel que g(x) dx ≤ C ∀u ∈ [a, +∞[ (g de primitive bornée).
a
Alors
Z b
l’intégrale f (x)g(x) dx est convergente.
a
Z +∞
sin(x) sin(x)
Exemple L’intégrale A = 2
dx converge. En effet, en peut écrire =
1 x x2
1 1 1
sin(x) 2 . la fonction x 7→ 2 est de classe C 1 sur [1, +∞[, elle décroît et limx→+∞ 2 = 0 de
x x x
plus, on a pour tout u ≥ 0
Z u
u
sin x dx = − cos x 1 = | − cos u + cos 1| ≤ | − cos u| + | cos 1| ≤ 2.
1
D’après la règle d’Abel, A converge.
Remarque Nous pouvons montrer la convergence absolue de A ( et donc la convergence de
A) en remarquant que pour tout x ∈ [1, +∞[ on a
sin(x) 1
2
≤ 2
x x
Z +∞
1
et que dx converge puisque c’est une intégrale de Reimann qui correspond à α = 2
1 x2
dans la proposition 3.0.1.
Exemple Plus généralement que dans l’exemple précédent, considérons pour α ∈ R, les
intégrales suivantes
Z +∞ Z +∞
sin(x) cos(x)
Iα = dx et Jα = dx
1 xα 1 xα
grâce aux résultats précédents (propriétés, critères de comparaison, d’Abel...) il découle que
Iα et Jα sont
• convergentes si α > 0, plus précisement elles sont absolument convergentes pour α > 1
et semi-convergentes pour 0 < α ≤ 1
• divergentes pour α ≤ 0.
Z +∞ Z 1
sin x sin x
Ainsi l’intégrale de Dirichlet dx = dx + I1 converge.
0 x 0 x
Les intégrales de Fresnel (voir les intégrales de réference dans le paragraphe suivant) conver-
gent puisque en effectuant un changement de variable, elles s’expriment en I 1 et J 1 .
2 2
13
3.0.7 Intégrales de références [ Facultatif ]
Z 1 Z +∞
1 1
Outre les intégrales de Reimann α
dx et dx presentées dans les propositions
0 x 1 xα
3.0.1 et 3.0.3 on a d’autres intégrales de références:
Intégrales de Bertrand :
Intégrales de Gauss:
Z +∞ √
−x2 π
e dx converge ( voir critère de comparaison) et vaut .
0 2
Intégrales de Dirichlet:
Z +∞
sin x π
dx converge et vaut .
0 x 2
Intégrales de Fresnel:
Z +∞ Z +∞
2
sin (x ) dx et cos (x2 ) dx convergent ( voir l’exemple dans la partie changement
0 0 √
π
de variables ) et leurs valeur est √ .
2 2
Fonction Eulérienne: fonction Gamma
Z +∞
Γ(α) = e−t tα−1 dt (α ∈ R).
0
Γ(α) converge ssi α > 0 ( en exercice ) et sa valeur est égale pour n ∈ N∗ à
Γ(n) = (n − 1)!
14