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Intégrales et Équations Différentielles

Le document traite des intégrales généralisées, notamment leur définition et extension aux intervalles non bornés ou aux fonctions non bornées. Il présente des exemples d'intégrales convergentes ou divergentes.

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Intégrales et Équations Différentielles

Le document traite des intégrales généralisées, notamment leur définition et extension aux intervalles non bornés ou aux fonctions non bornées. Il présente des exemples d'intégrales convergentes ou divergentes.

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Contents

1 Calcul d’intégrales et de primitives 2

2 Équations différentielles 3

3 Intégrales généralisées 4
3.0.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.0.2 Extension d’intégrale définie aux intervalles non bornés . . . . . . . . 4
3.0.3 Extension d’intégrale définie aux fonctions non bornées . . . . . . . . 6
3.0.4 Propriétés d’intégrales généralisées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3.0.5 Intégrales de fonctions de signe constant . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.0.6 Intégrales de fonctions de signe quelconque . . . . . . . . . . . . . . 11
3.0.7 Intégrales de références[facultatif] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14

1
Chapter 1

Calcul d’intégrales et de primitives

2
Chapter 2

Équations différentielles

3
Chapter 3

Intégrales généralisées

3.0.1 Introduction
Dans le chapitre précédent, nous avons intégré les fonctions continues sur des segments [a, b].
Posons-nous les questions suivantes:
• Est ce qu’on peut intégrer une fonction continue sur un intervalle non borné du type [a, +∞[
ou ] − ∞, a]?
• Peut-on intégrer une fonction continue sur un intervalle borné du type [a, b[ mais qui est
non bornée au voisinage de b?

L’intégrale généralisée désigne une extension de l’intégrale usuelle définie par un passage
à la limite dans les intégrales. Elle partage avec l’intégrale usuelle un certain nombre de
propriétés élementaires.
Les Intégrales généralisées interviennent dans beaucoup de phénomènes physiques: op-
Z +∞ Z +∞
tique, thermodynamique. . . par exemple les intégrales sin(x2 ) dx cos(x2 ) dx dites
0 0
intégrales de Fresnel jouent un rôle important en optique ondulatoire.
On distingue en général trois cas d’intégrales généralisées:

1. Lorsqu’on intégre jusqu’à une borne infinie +∞ ou −∞.

2. Lorsqu’on intégre jusqu’à une borne finie où la fonction n’admet pas de limite finie.

3. lorsque l’intervalle d’intégration contient un point où la fonction n’est pas définie.

Par exemple peut-on donner, entre autres, un sens aux intégrales suivantes
Z 1 Z 1 Z +∞ Z 2 Z 1 Z +∞
1 1 2 1 1
2+5
dx, √ dx, ln (x) dx, 4
dx, dx, ln2 (x) dx, . . .
−∞ x 0 x 2 −1 x 0 ln x 0

3.0.2 Extension d’intégrale définie aux intervalles non bornés

4
Soit f une fonction continue sur [a, +∞[. Intégrer f de a à +∞ revient à mesurer l’aire
d’une zone illimitée. Bien que cette zone est non bornée elle peut avoir une aire finie ou une
aire infinie. . . . Pour préciser, on borne le domaine par une droite verticale qu’on déplace
ensuite à droite vers l’infini. Ainsi nous avons la définition suivante:

Z u Soit f une fonction continue sur [a, +∞[ et u ≥ a.


Définition 3.0.1.
Si l’intégrale f (x) dx admet une limite finie I quand u → +∞, on dit que l’intégrale
a
Z +∞
généralisée f (x) dx converge et on pose
a
Z +∞
I= f (x) dx
a
Z +∞
Dans le cas contraire ( limite infinie ou pas de limite) on dit que f (x) dx diverge.
a

De même, on peut définir une intégrale généralisée sur ] − ∞, a].


exemple 1 On a
Z u
1
2
dx = [arctan x]u1 = arctan u − arctan 1.
1 1+x
Z +∞
π 1 π
Quand u → +∞, arctan u → . Par conséquent 2
dx converge et sa valeur est .
2 1 1+x 4
exemple 2 Pour t < −1 on a Z −1
1
dx = − ln |t|
t x
Z −1 Z −1
1 1
donc lim dx = lim − ln |t| = −∞ ⇒ dx diverge.
t→−∞ t x t→−∞ −∞ x
Z +∞
exemple 3 sin x dx diverge (voir TD).
0
Z +∞ Z +∞
1 1
Remarques 3.0.1. • 2
dx et dx ont la même nature (elles conver-
1 1+x 2 1 + x2
gent) et n’ont pas la même valeur. On dit que la nature d’une intégrale (convergence ou bien
divergence) d’une fonction continue sur [a, +∞[ est indépendante de la borne finie a.
Z +∞
• Soit f une fonction admettant une limite l en +∞. Si f (x) dx converge alors l = 0.
a Z +∞
Mais l = 0 n’est pas une condition suffisante pour la convergence de l’intégrale f (x) dx
Z +∞ a
1
comme le montre l’exemple suivant √ dx diverge et limx→+∞ = 0.
1 x
La proposition suivante nous donne la nature d’une intégrale généralisée de référence
appelée intégrale de Reimann,

Z +∞ (Intégrale de Reimann) Soit α ∈ R.


Proposition 3.0.1.
1 1
Si α > 1, alors α
dx converge de valeur égale à ,
1
Z +∞ x α − 1
1
si α ≤ 1, alors dx diverge.
1 xα

5
Proof. Soit α 6= 1. On a pour tout u > 1,
Z u
1  1 u 1 1
α
dx = α−1 1
= α−1

1 x (1 − α)x (1 − α)u (1 − α)

le résultat s’en suit en faisant tendre u vers +∞ selon que α > 1, ou α < 1:
Si α 6= 1, on a Z u
1  u
dx = ln u 1 = ln u →u→+∞ +∞.
1 x

Z +∞ Z +∞ Z +∞ √
Z +∞
1 1 1
Par exemple dx, √ dx convergent et 5
x dx, √ dx diver-
1 x2 10 x x 1 1
3
x
gent.

3.0.3 Extension d’intégrale définie aux fonctions non bornées

Soit f une fonction continue sur ]a, b] telle que f est non bornée au voisinage de a. de la
même manière que dans la partie précédente, on peut étendre la notion l’intégrale définie sur
]a, b]:

Définition 3.0.2. Soit f une fonction continue sur ]a, b] telle que f est non bornée au
voisinage de aZet soit a < u ≤ b.
b
Si l’intégrale f (x) dx admet une limite finie I quand u →> a, on dit que l’intégrale
Z bu
généralisée f (x) dx converge et on pose
a
Z b
I= f (x) dx
a
Z b
Dans le cas contraire ( limite infinie ou pas de limite) on dit que f (x) dx diverge.
a

D’une manière analogue, on peut définir une intégrale généralisée sur [a, b[ et sur ]a, b[.
exemple 1 On a pour −2 ≤ u < 0,
Z u
1
dx = [ln |x|]u−2 = ln |u| − ln 2.
−2 x

6
Z 0
− 1
Quand u → 0 , ln |u| − ln 2 → −∞. Par conséquent dx diverge.
−2 x
1
exemple 2 Pour 2
≤ t < 1, on a
Z t
1 1
√ dx = arcsin t − arcsin
1
2
1−x 2 2
Z t
1 1 π π π
donc lim− √ dx = lim− arcsin t − arcsin = − = . Ce qui implique que
t→1 1
2
1−x 2 t→1 2 2 6 3
Z 1
1 π
√ dx = .
1
2
1 − x2 3
sin x
exemple 3 La fonction x 7→ n’est pas définie en 0 mais elle est prolongeable par
x
continuité en 0 et par suite elle est bornée sur un voisinage Z de 0. Plus précisement on a
1
sin x sin x
lim = 1. Par conséquent la fausse intégrale généralisée dx peut être considérée
x→0+ x 0 x
comme
Z 1 l’intégrale définie de la fonction f˜ la prolongée par continuité de f sur [0, 1]. Ainsi
sin x
dx converge.
0 x
D’une manière générale, nous avons la proposition suivante
Proposition 3.0.2. Soit f une fonction continue sur ]a, b] (a, b ∈ R).
Z b
Si f est prolongeable par continuité en a alors f (x) dx converge.
a
Remarque 3.0.1. La nature d’une intégrale généralisée est indépendante Z 1de la borne où il
1
n’y a pas de problème de convergence. Par exemple l’intégrale suivante √ dx qui
1
2
1 − x2
Z 1
1
est généralisée (impropre) en 1 possède la même nature que celle de √ dx. D’après
0 1 − x2
π π
l’exemple précédent, elles convergent. De plus, la première vaut et la seconde vaut .
3 2
Z 2
1
N.B 3.0.1. L’intégrale suivante 3
dx est généralisée en 0, c’est pour cela que l’évaluation
−1 x
suivante: Z 2
1  −1 2 −1 1 3
3
dx = 2 −1
= + =
−1 x 2x 8 2 8
est incorrecte
La proposition suivante nous donne la nature d’une autre intégrale généralisée de référence
appelée aussi intégrale de Reimann,

Z 1 (Intégrale de Reimann) Soit α ∈ R.


Proposition 3.0.3.
1 1
Si α < 1, alors α
dx converge de valeur égale à ,
Z 01 x α−1
1
si α ≥ 1, alors α
dx diverge.
0 x
Proof. Par primitivation sur [u, 1] où u ∈]0, 1] et faire tendre u vers 0+ . . .
Z 1 Z 4 Z 1 Z 1,5
1 1 √ 1
Par exemple 2
dx, √ dx divergent et 5
x dx, √ dx convergent.
0 x 0 x x x
3
0 0

7
3.0.4 Propriétés d’intégrales généralisées
Le résultat suivant est une conséquence immédiate de la linéarité des intégrales définies après
un passage à la limite

Proposition 3.0.4 (Linéarité). Soient f et g deux fonctions continues sur [a, +∞[ et λ et
µ deus nombres réels.
Z +∞ Z +∞ Z +∞
Si les intégrales f (x) dx et g(x) dx convergent, alors l’intégrale λf (x) +
a a a
µg(x) dx converge et
Z +∞ Z +∞ Z +∞
λf (x) + µg(x) dx = λ f (x) dx + µ g(x) dx.
a a a

Proposition 3.0.5 (Croissance et positivité). Soient f et g deux fonctions continues sur


[a, +∞[ tellesZque
+∞ Z +∞
les intégrales f (x) dx et g(x) dx sont convergentes.
a a
Z +∞ Z +∞
Si f ≤ g sur [a, +∞[ alors f (x) dx ≤ g(x) dx.
a a
Z +∞
En particulier si f ≥ 0 sur [a, +∞[ alors f (x) dx ≥ 0.
a

Outre la linéarité et la positivité, les intégrales généralisées possèdent les propriétés suiv-
antes:
Z a Z +∞
Proposition 3.0.6. Si les intégrales f (x) dx et f (x) dx sont convergentes alors la
−∞ a
somme Z a Z +∞
J= f (x) dx + f (x) dx
−∞ a
Z +∞
a une valeur indépendante de a et J = f (x) dx.
−∞

Proposition 3.0.7. Soit f une fonction continue sur ]a, b[ et c ∈]a, b[.
Z c Z b
Si les integrales f (x) dx et f (x) dx sont convergentes alors la somme
a c
Z c Z b
J= f (x) dx + f (x) dx
a c
Z b
a une valeur indépendante de c et J = f (x) dx.
a
Z +∞
N.B 3.0.2. La convergence de l’intégrale J = f (x) dx implique que
−∞
Z u
J = lim f (x) dx
u→+∞ −u

8
la réciproque
Z u est fausse comme leZmontre l’exemple suivant:
u Z 0
On a x dx = 0 donc lim x dx = 0. Cependant les deux intégrales x dx et
u→+∞ −u
Z +∞ −u Z +∞ −∞

x dx divergent de sorte que x dx ne converge pas.1


0 −∞

Les propriétés d’intégration par parties et du changement de variable s’étendent aux inté-
grales généralisées après justification avec des passages à la limite. Ces propriétés permetent
non seulement de calculer ces intégrales mais aussi de déterminer leur nature:
Proposition 3.0.8 (Intégration par parties). Soit u et v des fonctions de classe C 1 sur
[a, +∞[, alors dans la formule d’intégration par parties
Z +∞ Z +∞
0
t
u0 (x)v(x) dx

u(x)v (x) dx = lim u(x)v(x) a −
a t→+∞ a

L’existence de deux des trois termes entraîne l’existence du troisième et la validité de la


formule.
Remarque Des propriétés analogues sont vraies pour Zles autres cas ]−∞, b], [a, b[, ]a, b[. . .
+∞
sin x
Exemple Considérons l’intégrale de sinus cardinal I = dx. La proposition per-
1 x
met d’écrire Z +∞
 − cos x +∞ cos x
I= 1
− dx
x 1 x2
− cos x
On a lim = 0 en appliquant du théorème de comparaison des limites ( ou des
x→+∞ x
gendarmes), donc
− cos x +∞
[ 1
= cos 1
x
Z +∞
cos x
La convergence de l’intégrale dx sera établie dans le dernier paragraphe. Ainsi I
1 x2
converge.
Proposition 3.0.9 (Changement de variable). Soient les fonctions f continue sur [a, b[, ϕ
de classe C 1 sur [α, β[ avec ϕ(α) = a, lim− ϕ(t) = b− et ϕ([α, β[) ⊂ [a, b[. Les intégrales
t→β
suivantes sont simultanément convergentes (ou divergentes) et sont alors égales
Z b Z β
f (x) dx = f (ϕ(t))ϕ0 (t) dt.
a α

Remarque Des propriétés analoguesZsont vraies pour les autres cas ]a, b[, [a, +∞[. . .
+∞
Exemple Considérons l’intégrale F = sin(x2 ) dx. On a x 7→ sin(x2 ) est continue sur
√ 0
]0, +∞[ et soit ϕ(t) = t qui est de classe C 1 sur ]0, +∞[ et ϕ(]0, +∞[) =]0, +∞[. Donc
Z +∞
sin t
F = √ dt
0 2 t
Z +∞
0
L’intégrale F ainsi que F = cos(x2 ) dx s’appellent intégrales de Fresnel. Elles jouent
0
un rôle important en optique ondulatoire.
Z +∞  Z v 
1
On peut écrire f (x) dx = lim lim f (x) dx
−∞ u→−∞ v→+∞ u

9
3.0.5 Intégrales de fonctions de signe constant
Nous allons présenter des critères de base pour les intégrales généralisées de fonctions posi-
tives. le cas de fonctions négatives se ramène, par linéarité, au cas des fonctions positives.

critère de comparaison
Théorème 3.0.1. Soient f, g des fonctions continues et positives sur [a, b[ (b ∈ R ou b =
+∞). S’il existe une constante k indépendante de x telle que f (x) ≤ kg(x) sur [a, b[, alors
Z b Z b
g(x) dx converge ⇒ f (x) dx converge,
a a
Z b Z b
f (x) dx diverge ⇒ g(x) dx diverge.
a a
Z +∞
−x2
Exemple 1 On a pour tout x ∈ [1, +∞[, e ≤ e et comme −x
e−x dx converge
Z +∞ 1
2
(utiliser la définition) e−x dx converge.
1 Z
+∞
ln x
Exemple 2 L’intégrale dx est-elle convergente ?
1 1 + x3
ln x 1
L’intégrale est généralisée en +∞. Les fonctions x 7→ 3
et x 7→ 2 sont positives au
1+x x
ln x 1
voisinage de +∞ et vérifient ≤ 2 pour tout x ≥ 1. Puisque l’intégrale de Reimann
Z +∞ 1 + x3 x Z +∞
1 ln x
2
dx converge (voir la proposition 3.0.1) dx converge.
1 x 1 1 + x3

critère d’équivalence
Théorème 3.0.2. Soient f, g des fonctions continues et strictement positives sur [a, b[ .
f (x)
S’il existe une constante L > 0 telle que lim− = L (en particulier si f ∼b g), alors
x→b g(x)
Z b Z b
f (x) dx et g(x) dx sont de même nature.
a a
Z π
2 1
Exemple 1 Quelle est la nature de l’intégrale dx qui est généralisée en π2 ?
0 cos x
1
La fonction x 7→ est strictement positive sur [0, π2 [ et l’approximation affine de cos au
cos x
voisinage de π2 s’écrit
π π
cos(x) = − x + o(x − )
2 2
1 1 1
ce qui implique ∼ π2 π . Comme x 7→ π est strictement positive sur [0, π2 [
cos x 2
−x 2
−x
Z π
2 1
et π dx diverge (sa primitive est usuelle) le théorème nous permet de conclure que
0 2
−x
Z π
2 1
dx diverge.
0 cos x

10
1
e−x
Z
Exemple 2 Pour déterminer la nature de l’intégrale K = √ dx, on peut remarquer
0 x
qu’il s’agit d’une fonction positive sur ]0, 1] ( ou sur un voisinage de 0) et que
e−x 1
√ ∼0 √ (la limite du rapport des deux fonctions en 0 vaut 1)
x x
Z 1 Z 1
1 1
et comme l’intégrale de Reimann √ dx =
dx converge, K converge. 1
0 Z 1 x 0 x2
sin x
Exemple 3 Déterminons la nature de l’intégrale H = dx. on remarque d’abord
0 x2
qu’il s’agit d’une fonction positive sur ]0, 1] et que
sin x sin x 1 1
= ∼0
x2 x x x
sin x
car lim = 1 et l’équivalence des fonctions au voisinage d’un point est compatible avec
0 x
le produit. Z 1
1
Comme l’intégrale de Reimann dx diverge, H diverge.
0 x

critère de negligeabilité
Théorème 3.0.3. Soient f, g des fonctions continues sur [a, b[ (b ∈ R ou b = +∞) de signe
constant au voisinage de b telles que f = ob (g). Alors
Z b Z b
g(x) dx converge ⇒ f (x) dx converge,
a a
Z b Z b
f (x) dx diverge ⇒ g(x) dx diverge.
a a

Remarques Z b Z b
• Si on sait seulement que f (x) dx converge ou que g(x) dx diverge, on ne peut rien
a a
conclure.
1
• Il es utile d’utiliser ce critère avec g(x) = α et se ramener dans l’étude aux intégrales de
x
Reimann.
Exemple Les intégrales de reimann offrent une échelle pratique de comparaison comme le
ln x
ln x 1 2
montre l’exemple suivant: On a 2 = o+∞ ( 3 ) car lim x = 0 et les deux fonctions
x x2 x→+∞ 1
3
Z +∞
x2 Z +∞
1 ln x
sont positives au voisinage de +∞. Puisque 3 dx converge, dx converge
1
2
x 2 1
2
x2
aussi.

3.0.6 Intégrales de fonctions de signe quelconque


Le théorème suivant permet de se ramener pour la convergence d’une intégrale généralisée
d’une fonction de signe quelconque au cas d’une intégrale d’une fonction de signe constant
(positive).

11
Théorème 3.0.4. Soit f une fonction continue sur [a, b[ (b ∈ R ou b = +∞). Alors
Z b Z b
si |f (x)| dx converge, il en est de même de f (x) dx.
a a
Z b Z b
Définition 3.0.3. ◦ On dit que f (x) dx est absolument convergente si |f (x)| dx con-
a a
verge.
Z b
◦ On dit que f (x) dx est semi-convergente si elle est convergente et non absoluement
a
convergente.
cos(x) π
Exemple La fonction x 7→ change de signe sur [1, +∞[ aux points 2
+ kπ
Z +∞ x2
cos(x)
(k ∈ N) et dx est absolument convergente, en effet, sur [1, +∞[, on a
1 x2
cos(x) 1
0≤ 2
≤ 2
x x
+∞Z
1
et comme l’intégrale de Reimann dx converge on obtient en utilisant le critère de
Z +∞ 1 x2 Z +∞
cos(x) cos(x)
comparaison que 2
dx converge et par le théorème précédent que dx
1 x 1 x2
converge aussi.
Remarque D’après le théorème précédent on conclut que:
La convergence absolue ⇒ la convergence.
La
Z +∞réciproque est fausse comme le montre l’exemple suivant:
sin(x)
dx est semi-convergente. En effet elle converge (en utilisant une intégration par
1 x Z +∞
sin(x)
parties, voir TD pour l’étude du cas général dx (α > 0) ou en vertue de la règle
1 xα
d’Abel..) mais elle n’est pas absolument convergente en remarquant que pour tout x ≥ 1 on
a
sin(x) sin2 (x) 1 − 2 cos(2x)
≥ = .
x x 2x
1
Par une intégration par partie sur les intégrales définies( avec f 0 (x) = cos 2x et g(x) = ) on
x
obtient pour tout u > 1:
Z u
1 − 2 cos(2x) u 1  sin(2x) u 1 u sin(2x)
Z
1
dx = ln x 1 − 1
− dx
1 2x 2 4 x 4 1 x2
En faisant tendre u vers +∞, le premier terme du membre à droite tend vers +∞, le
sin 1 sin(2u)
deuxième terme converge vers en utilisant le fait que lim = 0 ( par la règle
4 u→+∞
Z +∞u
sin(2x)
des gendarmes ) et pour le troisième terme, nous remarquons que dx converge
1 x2
absolument. Ainsi Z +∞
1 − 2 cos(2x)
dx diverge.
1 2x

12
Et enfin, par le théorème de comparaison des fonctions à signe constant, on déduit que
Z +∞
sin(x)
dx diverge.
1 x
Pour montrer qu’une intégrale est semi-convergente c’est à dire qu’elle converge sans qu’elle
soit absolument convergente, on dispose du théorème suivant:
Théorème 3.0.5 (Règle d’Abel pour les intégrales). Soient f, g des fonctions continues sur
[a, +∞[ telles que
(i) f de classe C 1 sur [a, +∞[,
(ii) f décroît et tend vers 0 quand x → +∞,
Z u
(iii) il existe un réel C ≥ 0 tel que g(x) dx ≤ C ∀u ∈ [a, +∞[ (g de primitive bornée).
a
Alors
Z b
l’intégrale f (x)g(x) dx est convergente.
a
Z +∞
sin(x) sin(x)
Exemple L’intégrale A = 2
dx converge. En effet, en peut écrire =
1 x x2
1 1 1
sin(x) 2 . la fonction x 7→ 2 est de classe C 1 sur [1, +∞[, elle décroît et limx→+∞ 2 = 0 de
x x x
plus, on a pour tout u ≥ 0
Z u
 u
sin x dx = − cos x 1 = | − cos u + cos 1| ≤ | − cos u| + | cos 1| ≤ 2.
1
D’après la règle d’Abel, A converge.
Remarque Nous pouvons montrer la convergence absolue de A ( et donc la convergence de
A) en remarquant que pour tout x ∈ [1, +∞[ on a
sin(x) 1
2
≤ 2
x x
Z +∞
1
et que dx converge puisque c’est une intégrale de Reimann qui correspond à α = 2
1 x2
dans la proposition 3.0.1.
Exemple Plus généralement que dans l’exemple précédent, considérons pour α ∈ R, les
intégrales suivantes
Z +∞ Z +∞
sin(x) cos(x)
Iα = dx et Jα = dx
1 xα 1 xα
grâce aux résultats précédents (propriétés, critères de comparaison, d’Abel...) il découle que
Iα et Jα sont
• convergentes si α > 0, plus précisement elles sont absolument convergentes pour α > 1
et semi-convergentes pour 0 < α ≤ 1
• divergentes pour α ≤ 0.
Z +∞ Z 1
sin x sin x
Ainsi l’intégrale de Dirichlet dx = dx + I1 converge.
0 x 0 x
Les intégrales de Fresnel (voir les intégrales de réference dans le paragraphe suivant) conver-
gent puisque en effectuant un changement de variable, elles s’expriment en I 1 et J 1 .
2 2

13
3.0.7 Intégrales de références [ Facultatif ]
Z 1 Z +∞
1 1
Outre les intégrales de Reimann α
dx et dx presentées dans les propositions
0 x 1 xα
3.0.1 et 3.0.3 on a d’autres intégrales de références:

Intégrales de Bertrand :

Soient α, β ∈ZR et a > 0


+∞
1
i) Si a > 1, α β
dx converge si α > 1, β est quelconque ou bien si α = 1 et β > 1.
a Z x ln x
a
1
ii) Si 0 < a < 1, α β
dx converge si α > 1, β est quelconque ou bien si α = 1 et β > 1.
0 x | ln x|

Intégrales de Gauss:
Z +∞ √
−x2 π
e dx converge ( voir critère de comparaison) et vaut .
0 2
Intégrales de Dirichlet:
Z +∞
sin x π
dx converge et vaut .
0 x 2
Intégrales de Fresnel:
Z +∞ Z +∞
2
sin (x ) dx et cos (x2 ) dx convergent ( voir l’exemple dans la partie changement
0 0 √
π
de variables ) et leurs valeur est √ .
2 2
Fonction Eulérienne: fonction Gamma
Z +∞
Γ(α) = e−t tα−1 dt (α ∈ R).
0
Γ(α) converge ssi α > 0 ( en exercice ) et sa valeur est égale pour n ∈ N∗ à

Γ(n) = (n − 1)!

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