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DS3 1

Ce document présente un problème de mathématiques sur les suites complètement monotones et la transformation d'Euler. Le problème contient huit questions sur les propriétés des suites complètement monotones, la convergence des séries associées, et la relation entre une série et sa transformée d'Euler.

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Lycée Clemenceau MP*

MATHÉMATIQUES

DEVOIR SURVEILLÉ 3
23 Octobre 2012 – Durée 4h

Les calculatrices sont interdites.


Sujet 1 : X 2011 (composition B)
Sujet 2 : Mines-Ponts 2009 (deuxième composition)
Vous pouvez au choix traiter l’un ou l’autre des deux sujets, mais pas les deux !

Merci d’indiquer votre nom sur chacune des copies (de préférence doubles).

Correction et barème tiennent compte de la qualité de la rédaction et du soin apporté à la


copie.

UNE COPIE NON RÉDIGÉE NE SERA PAS CORRIGÉE.


Composition de mathématiques - B
École polytechnique– MP
Transformation d’Euler et accélération de la convergence

Dans ce problème, R désigne l’ensemble des réels, R+ est l’ensemble des réels positifs et R+ ∗

l’ensemble des réels strictement positifs. La notation N désigne l’ensemble des entiers naturels et
N∗ l’ensemble des entiers naturels non nuls.
On note E l’espace vectoriel des suites réelles. On note u = (un )n∈N une suite réelle de terme
général un . On considère l’endomorphisme ∆ de E qui à toute suite u = (un )n∈N associe la suite
de terme général (∆u)n = un+1 −!un , n ∈ N. !
n n! n
On pose, pour k et n dans N, = si n ≥ k. On convient 0! = 1 et = 0 si k > n.
k k!(n − k)! k
Les candidat(e)s vérifieront la convergence des séries rencontrées, même si cela n’est pas explicite-
ment demandé.

PARTIE I - Suites complètement monotones

Pour tout p ∈ N∗ , on note ∆p le p-ième itéré de ∆ défini par ∆p = ∆ ◦ ∆p−1 , et par convention,
∆0 est l’identité de E.
On dit qu’une suite (un )n∈N est complètement monotone si pour tous entiers naturels p et n on a

(−1)p (∆p u)n > 0 .

1) Soit f une fonction sur R+ à valeurs réelles et indéfiniment dérivable. On considère la suite
de terme général un = f (n).
a) Montrer que pour tout entier p ≥ 1 et tout entier n, il existe un réel x dans l’intervalle
]n, n + p[ tel que (∆p u)n = f (p) (x).
On pourra raisonner par récurrence en considérant la fonction g(x) = f (x + 1) − f (x) et
la suite de terme général vn = g(n).
1
b) On considère la suite de terme général an = . Montrer que (an )n∈N est complète-
n+1
ment monotone.
2) a) Démontrer que pour tout entier p, on a
p !
p
X
p−k p
(∆ u)n = (−1) un+k .
k=0
k

b) Soit b ∈]0, 1[. On considère la suite de terme général bn = bn . Calculer (∆p b)n pour tous
les entiers naturels n et p et en déduire que (bn )n∈N est complètement monotone.
3) Soit ω une fonction continue et positive sur [0, 1], non identiquement nulle. Jusqu’à la fin de
Z 1
la première partie, on considère la suite de terme général un = tn ω(t) dt.
0
a) Montrer que la série de terme général (−1)k uk converge et que
+∞ Z 1
X
k ω(t)
(−1) uk = dt .
k=0 0 1+t

1
b) Montrer que la suite (un )n∈N est complètement monotone.
c) Démontrer
+∞
1 +∞ 1−t p
X X Z 1 
k
(−1) uk = ω(t) dt .
k=0
2 p=0 0 2
n
1−t k
Z 1
1X

4) On pose En = ω(t) dt.
2 k=0 0 2
n
X (−1)p
a) Montrer En = (∆p u)0 et en déduire que l’on a
p=0
2p+1

+∞ +∞
X X (−1)p p
(−1)k uk = (∆ u)0 .
k=0 p=0
2p+1

+∞
X S
b) On pose S = (−1)k uk . Montrer |S − En | ≤ .
k=0
2n+1
5) Déduire des questions précédentes
+∞
X (−1)n +∞
X 1
ln(2) = =
n=0
n+1 p=0
(p + 1)2p+1

et
n n
!
X 1 X (−1)k
ln(2) − = o ln(2) − .
p=0
(p + 1)2p+1 k=0
k+1

PARTIE II - Transformée d’Euler

Dans cette partie, on se donne une suite (un )n∈N telle que la série de terme général (−1)n un
soit convergente, et l’on note S sa somme. On ne suppose aucune autre propriété
particulière de cette suite (un )n∈N . Le but est de démontrer
+∞ +∞
X X (−1)p p
S= (−1)k uk = (∆ u)0 .
k=0 p=0
2p+1

X (−1)p X
On dit que la série (∆p u)0 est la transformée d’Euler de la série (−1)k uk .
2p+1
6) a) Montrer que pour tout p ∈ N, on a limn→∞ (∆p u)n = 0.
p !
1 X p
b) Montrer que pour toute suite (rn )n∈N de limite nulle, on a lim p rk = 0.
p→∞ 2
k=0
k
7) a) Montrer que pour tout n ∈ N, on a
+∞
!
X (−1)p p (−1)p+1  p+1 
un = (∆ u)n − ∆ u .
p=0
2p 2p+1 n

2
b) Montrer que pour tout p ∈ N, on a
+∞
!
(−1)p p
X (−1)p (−1)p+1  p+1 
p+1
(∆ u)0 = (−1)n (∆p
u) n − ∆ u .
2 n=0
2p 2p+1 n

n
X (−1)p
8) a) On pose En = (∆p u)0 . Montrer
p=0
2p+1

n+1
! 
1 X n + 1 X
En − S = − (−1)k uk  .
2n+1 p=0
p k≥p

b) Conclure.
PARTIE III - Une amélioration de la méthode
Dans cette partie, comme dans la question 3, on se donne une fonction ω continue et positive
Z 1
sur [0, 1], non identiquement nulle. On considère la suite de terme général un = tn ω(t) dt
0
+∞
X
et on pose S = (−1)k uk .
k=0
On se donne aussi une suite de polynômes à coefficients réels (Pn )n∈N telle que pour tout n,
Pn (−1) 6= 0. Pour tout n ∈ N, on pose
Z 1
1 Pn (−1) − Pn (t)
Tn = dt .
Pn (−1) 0 1+t
Z 1
Pn (t)
9) a) Montrer S − Tn = ω(t) dt.
0 Pn (−1)(1 + t)
SMn
b) En déduire |S − Tn | ≤ où Mn = sup |Pn (t)|.
|Pn (−1)| t∈[0,1]
10) Dans cette question, on choisit comme suite de polynômes Pn = (1 − X)n . Donner une
majoration explicite de |S − Tn |, en fonction de S et n.
11) Dans cette question, on choisit comme suite de polynômes Pn = (1 − 2X)n . Donner une
majoration explicite de |S − Tn |, en fonction de S et n.
12) a) Démontrer l’existence et l’unicité d’une suite de polynômes (Pn )n∈N vérifiant les condi-
tions suivantes : pour tout n ∈ N, pour tout t ∈ R, deg Pn = n et Pn (sin2 (t)) = cos(2nt).
b) Calculer Pn (−1) pour tout n ∈ N.
c) Donner une majoration explicite de |S − Tn |.
PARTIE IV - Comparaison des méthodes sur un exemple
+∞ n n
1 X X X 1
Dans cette partie, un = ,S= (−1)k uk , Sn = (−1)k uk , En = et
n+1 k=0 k=0 k=0
(k + 1)2k+1
Z 1
1 Pn (−1) − Pn (t)
Tn = dt, où les Pn sont les polynômes de la question 12.
Pn (−1) 0 1+t
13) Donner un équivalent de S − Sn et de S − En . Comparez la vitesse de convergence de Tn avec
celle de Sn et En . Donner un équivalent de S − Tn .

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