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Nature et Humanité : Antagonisme et Équilibre

Le document analyse l'opposition entre la nature et le développement humain selon John Stuart Mill. Bien que la nature et l'homme puissent parfois s'accorder mutuellement, la liberté humaine peut caractériser une forme antagoniste vis-à-vis de la nature lorsqu'elle mène à un manque de modération et de surexploitation des ressources naturelles.

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Nature et Humanité : Antagonisme et Équilibre

Le document analyse l'opposition entre la nature et le développement humain selon John Stuart Mill. Bien que la nature et l'homme puissent parfois s'accorder mutuellement, la liberté humaine peut caractériser une forme antagoniste vis-à-vis de la nature lorsqu'elle mène à un manque de modération et de surexploitation des ressources naturelles.

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Anselme Baledent

Le monde actuel avec ses tendances politico-juridiques illustre un certain fossé entre la nature et le
développement de la vie humaine. En effet, il est souvent affirmé l’opposition entre ces deux acteurs de la
planète.

Ainsi John Stuart Mill, philosophe britannique du XIXème et auteur du présent document s’intitulant « La
rnature », éclaire sur l’opposition entre la nature et l’homme à travers une description des tendances
humaines artificielles.

Dès lors et en considération des propos de Mill, il convient de ses questionner sur la problématique : Dans
quelle mesure la nature ne renverrait-elle pas nécessairement à une forme d’antagonisme vis-à-vis du
développement de la vie humaine ?

Il convient d’aborder dans un premier temps la soumission de la nature par l’Homme comme
tendance inhérente à son essence.

Comme le souligne l’auteur, les travaux de l’homme se font souvent en opposition au choix de la
nature ; les exemples avancés par l’auteur sont donc tout à fait démonstratifs du lien artificiel de
subordination établi par l’Homme vis-à-vis de la nature. Néanmoins, il convient de préciser que cette
tendance est très ancienne et illustre d’ailleurs la communautarisation des hommes. En effet, l’intervention
de l’Homme sur la nature devient systématique dans les sociétés humaines à partir du Néolithique, période
durant laquelle les individus choisissent de dompter celle-ci en l’exploitant afin de créer des villages et de
provoquer certains cycles biologiques favorables à l’alimentation humaine (par exemple, l’agriculture).
Ainsi, cette nouvelle tendance, instaurant la sédentarisation des hommes, met fin aux traditions nomades,
davantage respectueuses de la nature en acceptant son état. Cependant, l’intervention de l’homme sur la
nature n’est pas nécessairement nuisible à cette dernière. On pourrait dès lors envisager des bénéfices pour
les deux parties. Par exemple, le fait de tondre les moutons ou encore d’entretenir les pieds de chevaux est
tout à fait bénéfique pour ces animaux. On pourrait également se questionner sur des aspects plus
techniques en se demandant si l’adoption par l’homme d’animaux d'origine sauvage est bénéfique, dès lors
que cela favorise la pacification de ces animaux, tout en altérant néanmoins leur instinct primitif. De plus,
la nature n’a jamais connu le niveau de fertilité que l’exploitation des terres par l’Homme instaurera. Par
ailleurs, le travail de l’homme conduisant à la propriété et, in fine, au contrat social, comme affirmé par
John Locke par exemple, a permis de pacifier les hommes en établissant un vivre ensemble, faisant ainsi
obstacle à l’état de nature parfois décrit comme un état de guerre permanente (Hobbes). Ainsi, le
développement humain n’est pas forcément l’ennemi de la nature. Les deux entretiennent simplement des
liens de subordination réciproque conduisant à l’acceptation de l’autre.

Désormais, il revient d’envisager l’emprise démesurée de l’Homme sur la nature comme un vice
lourd de conséquences.

Malgré le fait que le développement de l’Homme et de la nature puissent parfois s’accorder et se


servir mutuellement, la liberté de l’Homme, conduisant parfois à un manque de modération de celui-ci,
peut tout à fait caractériser une forme antagoniste vis-à-vis de la nature et pousser à considérer qu’il serait
préférable de suivre les prescriptions naturelles. Dès lors, cette idée pourrait s’exprimer de deux manières.
Premièrement, le droit naturel pourrait être bénéfique aux sociétés humaines en assurant le respect
d’exigences à la fois supérieures et extérieures à celles-ci. On citera dès lors la thèse d’Aristote concernant
l’essence des choses. Deuxièmement, la surexploitation de la nature par l’Homme constitue un vice de
celui-ci au détriment de la première. En effet, bien que l’exploitation de la nature ne constitue pas
1
systématiquement une menace pour elle, le manque de modération humaine provoque des instabilités et
des maux au sein de celle-ci. L’auteur constitue alors un excellent observateur de cette tendance naissante
en assistant aux débuts de la révolution industrielle.

En conclusion, la nature est favorable au développement de la vie humaine dès lors que les progrès
techniques et scientifiques en découlent. Néanmoins, la conciliation entre les deux protagonistes du
monde paraît, au fil du temps, moins envisageable dès lors qu’une seule des parties perçoit des bénéfices.

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