CODE
D’ÉTHIQUE
ET DE
CONDUITE
DES EMPLOYÉS
CODE D’ÉTHIQUE ET DE CONDUITE 2
DES EMPLOYÉS
INTRODUCTION ............................................................................................................ 3
APPLICATION ............................................................................................................ 3
ENTRÉE EN VIGUEUR ............................................................................................................ 3
MISSION ET VALEURS ............................................................................................................ 4
CHAPITRE 1 SAVOIR-ÊTRE 5
1.1 Respect...........................................................................5
1.2 Compétence....................................................................5
1.3 Loyauté, honnêteté et intégrité.........................................5
1.4 Utilisation des biens et des ressources
de la Société....................................................................5
1.5 Réserve et neutralité politique..........................................6
1.6 Autres activités professionnelles.......................................6
1.7 Tenue vestimentaire.........................................................6
CHAPITRE 2 CONFIDENTIALITÉ ET PROTECTION
DES RENSEIGNEMENTS1 7
2.1 Confidentialité des informations........................................7
2.2 Discrétion.........................................................................7
2.3 Renseignements personnels............................................7
CHAPITRE 3 CONFLITS D’INTÉRÊTS, COLLUSION
ET CORRUPTION 8
3.1 Conflits d’intérêts.............................................................8
3.2 Avantage ou marque de courtoisie...................................9
3.3 Relations familiales et relations amoureuses.....................9
3.4 Collusion et corruption.....................................................9
CHAPITRE 4 CESSATION D’EMPLOI (APRÈS-MANDAT) 10
CHAPITRE 5 CONSEILLER À L’ÉTHIQUE
ET COMITÉ D’ÉTHIQUE 11
CHAPITRE 6 SIGNALEMENT ET SANCTION 11
6.1 Signalement d’un manquement.....................................11
6.2 Sanction........................................................................11
CODE D’ÉTHIQUE ET DE CONDUITE 3
DES EMPLOYÉS
INTRODUCTION
À titre d’organisme gouvernemental, la Société québécoise des infrastructures (« Société »)
doit agir avec intégrité et impartialité pour maintenir et renforcer la confiance du public, tout
en rendant des services d’une grande qualité.
Le présent code permet de guider les employés sur les comportements attendus et la
conduite à adopter dans l’exercice de leurs fonctions.
APPLICATION
L’utilisation du terme « employé » inclut Le code s’applique à tous les employés de la Société. Chaque employé doit en prendre
les employés et les gestionnaires de la
Société, à l’exception de toute personne connaissance et s’y conformer.
nommée par le gouvernement (1).
Sauf en cas de contradiction, les règles prévues dans ce code s’ajoutent à toute autre règle
prévue par :
• la loi ou la réglementation, entre autres la Loi sur les infrastructures publiques
(RLRQ, c. I-8.3);
• toute norme, politique ou directive émise par la Société;
• toute convention collective ou contrat de travail individuel.
L’employé qui est membre d’un ordre professionnel doit aussi respecter les obligations
déontologiques qui lui sont applicables à ce titre.
ENTRÉE EN VIGUEUR
Le présent code entre en vigueur le 1er février 2015. Ce code remplace, à cette date, le
Code d’éthique des dirigeants et employés de la Société québécoise des infrastructures.
En tout temps, un employé peut consulter le conseiller à l’éthique pour toute question sur l’application ou
l’interprétation de ce code.
(1) Ces personnes sont notamment visées par le Code d’éthique et de déontologie des administrateurs et des
dirigeants de la Société québécoise des infrastructures.
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DES EMPLOYÉS
MISSION ET VALEURS
Planifier. Bâtir. Entretenir.
La Loi sur les infrastructures publiques prévoit que la Société a pour mission :
• de soutenir les organismes publics dans la gestion de leurs projets d’infrastructure
publique;
• de développer, de maintenir et de gérer un parc immobilier qui répond aux besoins
de ces organismes.
Chaque employé doit contribuer à la réalisation de cette mission en se conformant
aux lois, aux règlements et aux règles applicables à la Société, tout en respectant les
valeurs suivantes :
Respect Savoir-faire Performance
et Intégrité et Rigueur et Innovation
Respect
Considération envers autrui, s’accompagnant de courtoisie, d’écoute et d’ouverture.
Intégrité
Souci constant d’agir avec droiture, dans l’intérêt public et le respect des lois et de
la réglementation.
Rigueur
Manière d’agir avec rectitude, de façon responsable, cohérente et réfléchie.
Savoir-faire
Maîtrise des connaissances d’un domaine d’activité et habilité à les utiliser de façon
optimale.
Performance
Atteinte des meilleurs résultats, conséquente à une volonté collective de réussite.
Innovation
Ouverture au changement, doublée d’une créativité visant l’amélioration.
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DES EMPLOYÉS
CHAPITRE 1
SAVOIR-ÊTRE
1.1 Respect
L’employé doit exercer ses fonctions avec respect et courtoisie envers :
• ses collègues;
• toute autre personne qu’il côtoie dans le cadre de son travail (p. ex. un client ou
un consultant);
• le public.
L’employé doit, de plus, respecter la vie privée et la réputation de toute personne avec qui
il interagit.
1.2 Compétence
L’employé doit exercer ses fonctions avec compétence et rigueur.
Il doit, dans le cadre de ses fonctions :
a) agir avec diligence et efficacité;
b) adopter une attitude positive;
c) favoriser la collaboration et l’esprit d’équipe.
L’employé doit, de plus, respecter et appliquer les politiques, les normes et les directives
de la Société.
1.3 Loyauté, honnêteté et intégrité
L’employé doit faire preuve de loyauté envers la Société. Il doit :
a) veiller aux intérêts de la Société;
b) agir de bonne foi.
L’employé doit, de plus, exercer ses fonctions avec intégrité et honnêteté.
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DES EMPLOYÉS
1.4 Utilisation des biens et des ressources de la Société
Sont des biens et des ressources de L’employé doit utiliser de façon adéquate et appropriée les biens et les ressources de
la Société, entre autres :
- les immeubles;
la Société mis à sa disposition.
- le matériel;
- le travail accompli par les employés de L’employé ne peut faire usage des biens et des ressources de la Société à des fins
la Société ou par toute autre personne
personnelles ou en permettre l’usage à des tiers, à moins d’y être autorisé.
pour son compte.
1.5 Réserve et neutralité politique
L’employé doit faire abstraction de ses opinions politiques dans l’exercice de ses fonctions.
L’employé doit faire preuve de réserve et de prudence lorsqu’il :
• effectue des déclarations publiques;
• participe à des manifestations publiques.
L’employé doit obtenir l’autorisation de son gestionnaire avant de publier un texte ou
d’accorder une entrevue sur des sujets liés aux activités de la Société ou encore, qui
pourraient en affecter la réputation ou les activités.
1.6 Autres activités professionnelles
L’occupation ou l’exercice d’un autre emploi, charge ou fonction par l’employé ne doit pas :
• mettre en conflit ou être susceptible de mettre en conflit son intérêt personnel et celui
de la Société;
• nuire à sa prestation de travail à la Société.
1.7 Tenue vestimentaire
L’employé doit avoir une tenue vestimentaire qui convient à la nature de ses fonctions et
de ses relations avec le public.
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DES EMPLOYÉS
CHAPITRE 2
CONFIDENTIALITÉ ET PROTECTION
DES RENSEIGNEMENTS
2.1 Confidentialité des informations
Est considérée confidentielle toute in- L’employé doit respecter la confidentialité des informations dont il a connaissance dans le
formation qui n’est pas connue du public.
cadre de ses fonctions.
L’employé ne doit pas :
a) prendre volontairement connaissance d’une information confidentielle qui n’est pas
nécessaire pour accomplir son travail;
b) utiliser des informations confidentielles à ses propres fins ou à d’autres fins que celles
de la Société;
c) communiquer des informations confidentielles à des tiers, sauf si cela est requis dans
le cadre de son travail ou encore, si la loi ou un tribunal l’exige.
2.2 Discrétion
Sont des lieux publics tout endroit L’employé doit faire preuve de discrétion lorsqu’il discute des affaires de la Société,
accessible au public tels, un ascenseur,
un moyen de transport public ou un
par exemple dans des lieux publics.
restaurant.
2.3 Renseignements personnels
Sont des renseignements personnels L’employé ne doit pas divulguer à un tiers les renseignements personnels dont il a
toute information qui permet d’identifier
une personne (adresse, âge, etc). connaissance dans le cadre de ses fonctions, sauf si cela est requis dans le cadre de son
travail ou encore, si la loi ou un tribunal l’exige.
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DES EMPLOYÉS
CHAPITRE 3
CONFLITS D’INTÉRÊTS, COLLUSION
ET CORRUPTION
Les conflits d’intérêts peuvent être,
3.1 Conflits d’intérêts
entre autres, à caractère financier,
moral, professionnel et psychologique. L’employé doit faire preuve de jugement pour éviter, en tout temps, de se placer dans une
situation qui met en doute sa capacité d’agir avec indépendance, objectivité et impartialité.
Un conflit d’intérêts est réel lorsqu’il est Un conflit d’intérêts peut être réel, potentiel ou apparent.
survenu ou est en cours de réalisation.
Un conflit d’intérêts est potentiel lors- Un conflit d’intérêts survient lorsque l’intérêt d’une personne :
qu’il est prévisible qu’il se concrétise. Un
conflit d’intérêts est apparent lorsqu’une
influence pourrait être perçue, qu’elle • l’influence dans l’exercice de ses fonctions;
existe ou non.
• affecte l’objectivité et l’impartialité de ses opinions ou de ses décisions.
L’employé ne peut :
• accorder de traitement de faveur à quiconque;
• influencer ou tenter d’influencer une décision de façon à favoriser ses intérêts ou ceux
d’une autre personne;
Constitue un intérêt direct dans une • détenir un intérêt direct ou indirect dans une entreprise mettant en conflit ou suscep-
entreprise le fait de détenir une partici-
pation dans celle-ci, par exemple, à titre tible de mettre en conflit son intérêt personnel, celui de la Société et ses fonctions.
d’actionnaire. Est considéré un intérêt
indirect, entre autres, la détention d’une Lorsqu’un employé se trouve dans une situation de conflit d’intérêts, il doit se retirer de
participation dans une entreprise par le
conjoint d’un employé. toute discussion et de la prise de décision sur le sujet. Dans le cas contraire, la situation
doit être signalée au conseiller à l’éthique.
Divulgation d’intérêt
L’employé doit divulguer par écrit au conseiller à l’éthique, toute situation de conflit d’inté-
rêts réel, potentiel ou apparent dès son embauche ou dès qu’il en a connaissance. Il doit
aussi en informer son gestionnaire. Il en est de même pour tout employé visé par le Règle-
ment sur la signature de certains documents de la Société québécoise des infrastructures.
À la suite de l’analyse de la situation, le conseiller à l’éthique informera l’employé des
mesures à prendre dans les circonstances, si la situation le justifie.
Toute situation soulevant un doute doit faire l’objet, dans les meilleurs délais, d’une discussion entre
l’employé et le conseiller à l’éthique.
CODE D’ÉTHIQUE ET DE CONDUITE 9
DES EMPLOYÉS
3.2 Avantage ou marque de courtoisie
Est considéré un avantage, entre autres,
un don, une compensation, un service,
une commission, une somme d’argent, L’employé ne peut demander, accepter ou recevoir, de la part de tiers, autre chose que
une entrée gratuite ou à prix réduit pour ce que la Société lui verse.
des événements sportifs ou culturels ou
un voyage.
Exception
Est une marque de courtoise acceptable L’employé peut toutefois accepter une marque de courtoisie lorsqu’il représente la Société
un objet de modeste valeur reçu pour avoir
donné une formation ou une conférence. lors d’une activité ou d’un événement, à la condition que :
• cet avantage ne soit pas une somme d’argent; et
• son acceptation soit conforme aux règles de courtoisie, du protocole ou d’hospitalité.
En cas de doute, un employé peut consulter le conseiller à l’éthique pour obtenir son avis.
3.3 Relations familiales et relations amoureuses
Lorsqu’il en résulte un conflit d’intérêts en raison des fonctions qu’il occupe, l’employé doit
divulguer au conseiller à l’éthique :
• une relation amoureuse avec un autre employé de la Société;
Seuls les liens de parenté suffisants
• un lien de parenté avec un autre employé de la Société.
doivent être divulgués, c’est à dire les liens
avec la famille immédiate (grands-parents, Le conseiller effectuera alors une évaluation de la situation pour s’assurer que les mesures
père, mère, conjoint, enfant, frère, sœur,
oncle, tante, cousin, cousine, neveu et appropriées soient prises, si le cas l’exige.
nièce).
3.4 Collusion et corruption
On entend par collusion une entente Toute forme de collusion, truquage, trafic d’influence, intimidation ou de corruption
entre des personnes pour tenter de trom-
per ou de causer un préjudice (p. ex. tenter impliquant un employé ne doit pas être tolérée et doit être signalée au conseiller à l’éthique.
de nuire ou d’éliminer la concurrence).
On entend par corruption le fait, pour
une personne qui exerce une fonction,
d’agir contre son devoir afin d’en tirer un
avantage pour elle-même ou pour un tiers
(p. ex. pot-de-vin).
CODE D’ÉTHIQUE ET DE CONDUITE 10
DES EMPLOYÉS
CHAPITRE 4
CESSATION D’EMPLOI (APRÈS-MANDAT)
On entend par cessation d’emploi le
départ d’un employé, entre autres, à la En tout temps après avoir cessé son emploi à la Société, l’ancien employé doit respecter
suite d’une démission, d’un congédie-
ment ou d’un départ à la retraite. les informations confidentielles dont il a eu connaissance dans le cadre de ses fonctions.
L’ancien employé ne peut :
Constitue un avantage indu le fait • tenter de tirer des avantages indus en raison des fonctions antérieures occupées à
d’utiliser des informations privilégiées
pour obtenir un avantage monétaire chez
la Société;
son nouvel employeur.
• intervenir dans le cadre d’une procédure, négociation ou autre transaction pour
laquelle il a agi lorsqu’il était à l’emploi de la Société, sauf s’il quitte pour occuper un
emploi au sein de l’Administration publique ou si la loi ou un tribunal l’exige.
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DES EMPLOYÉS
CHAPITRE 5
CONSEILLER À L’ÉTHIQUE ET COMITÉ D’ÉTHIQUE
Conseiller à l’éthique
Le conseiller à l’éthique conseille les employés de la Société sur l’interprétation, l’applica-
tion et le respect des règles prévues au présent code.
Comité d’éthique
Le comité d’éthique est composé du conseiller à l’éthique, du directeur des ressources
humaines de la Société et de toute autre personne désignée par le président-directeur
général.
Le comité d’éthique conseille le président-directeur général en matière d’éthique. Le comité
recueille l’information lorsqu’un manquement au code est reproché à un employé et recom-
mande au président-directeur général, si le cas le justifie, des mesures et des sanctions.
CHAPITRE 6
SIGNALEMENT ET SANCTION
6.1 Signalement d’un manquement
Toute information concernant un manquement au présent code doit être signalée au
conseiller à l’éthique. Tout signalement peut être fait par écrit.
Tout signalement effectué ou information communiquée sera traité de façon confidentielle,
objective et impartiale. Des mesures visant à protéger l’employé qui fait un signalement ou
est l’objet de représailles en raison d’un signalement seront prises.
6.2 Sanction
Tout manquement à une règle prévue à ce code peut entraîner une sanction qui sera
déterminée en fonction de la nature et de la gravité du manquement, dans le respect de
toute convention collective ou de tout contrat de travail individuel.