PLAN DE TRAVAIL :
1. Indiquez les coordonnées du texte.
2. Synthèse du texte à l’étude.
3. Relevez trois (3) problématiques présentes dans le texte et liées au
système éducatif gabonais.
4. Discutez chacune des problématiques et proposez des pistes de solutions.
5. Relevez 10 concepts dont cinq (5) relatifs aux objectifs de l’organisation
et cinq (5) au développement des ressources humaines.
Introduction
Le texte soumis à notre étude porte sur les « POLITIQUES PUBLIQUES ET
PROCESSUS DE GOUVERNE » avec comme auteur, LEMIEUX Vincent. Ce fragment de
texte est tiré d’un ouvrage intitulé, “Les politiques publiques et les processus de gouverne“,
dans l’étude des politiques publiques, les acteurs et leur pouvoir, publié en 1995 par Les
Presses de l’Université Laval, Ste Foy, pp 15-29. ISBN-2-7637-7389-9 (184 pages). Ici,
l’auteur expose sur la définition des politiques publiques en présentant différentes approches
pour les expliquer. Il définit le concept « politique publique » comme des « tentatives
généralement récurrentes de régularisation des affaires publiques par des acteurs qui
cherchent à contrôler des décisions à l’occasion des processus d’émergence, de formulation
ou de mise en œuvre, de façon à valoriser leurs ressources de pouvoir et celles de leurs alliés
et à dévaloriser celles de leurs rivaux ». En d’autre termes, nous pouvons dire qu’ils intègrent
un ensemble d’action coordonnées, et réalisées par des acteurs ou dirigeant publique, dans
l’optique d’obtenir une modification ou une évolution d’une situation donnée. Il importe de
connaitre leurs impacts et utilité dans la gouvernance d’une société.
De ce fait, quels sont les trois problèmes liés au système éducatif en contexte gabonais
dans le texte ? Quelles pistes de solutions peut-on émettre pour pallier à ces problèmes ?
Quels sont les dix concepts relatifs à l’organisation et au développement humain compris
dans ce texte?
Ainsi, c’est à ces préoccupations que nous essayerons d’apporter des éléments de
réponses. Mais avant, il sied important pour nous de faire la synthèse de ce texte.
Synthèse
Les politiques publiques font aujourd’hui pleinement partie de notre vie quotidienne ;
la plupart de nos comportements individuels sont influencés ou déterminés, par les politiques
publiques. Vincent LEMIEUX aborde dans ce texte trois grandes parties subdivisées en sous
parties.
Dans la première partie, il est question de la Gouverne ou Régulation des Affaires
Publiques.
D’abord, l’auteur définit l’expression « gouverne » qui selon GUILBAUD, 1957 est
l’art de conduire les hommes en société. Ainsi, le processus de Gouverne est un enchainement
de système visant à opérer la régulation des affaires publiques. L’auteur propose dans cette
première partie de voir les politiques comme des tentatives de régulations des affaires
publiques. S’en suit l’interprétation des politiques publiques par l’évaluation des écarts entre
les situations et les normes. Le texte suggère que toutes les actions visant à combler les écarts
entre les situations et les normes peuvent être nommé régulation. La régulation peut être
négative quand la cybernétique bloque sa tendance à l’augmentation et, positive quand elle
vise à renforcer la diminution des écarts. Aussi, le déroulement des politiques devrait prendre
en compte des éléments de complexité afin d’éviter une gouverne mécanique. Alors
LEMIEUX, avance trois éléments à savoir :
1-) les normes des acteurs diffèrent en fonction du système et de l’environnement
organisationnel ;
2-) la différence de perceptions des acteurs qui varie en fonction des informations qu’ils ont
ou non ;
3-) la différence des acteurs des politiques ne se limitent pas seulement à leur finalité ou à
leurs formations mais aussi par d’autres influences environnementales à savoir ; le prestige,
les moyens d’exécution influence etc.
En outre, l’auteur adopte un regard « gouvernétique » c'est-à-dire qu'il voit les
politiques publiques comme moyen de régulation, là où la distribution des ressources est
perçue comme comportant des écarts par rapport à certaines normes. C'est en évoquant ainsi
les normes que LEMIEUX évite le piège du fonctionnalisme où les politiques publiques sont
vues seulement comme système autorégulateur, sans critères externes d'évaluation.
Aussi, la gouvernétique s’applique aux affaires publiques. Elles ont pour objet les problèmes
publics à l’intérieur ou à l’extérieur du système politique, ainsi s’appuie –t-il sur le schéma de
Easton (1965) puis repris par LAPIERRE (1975). Ce graphique démontre que les politiques
publiques sont inspirées de l’environnement externe et interne du système politique (ex. Les
administrés). Ensuite elles sont élaborées au sein du système politique (Les élus ou
représentants des administrés) et enfin appliquées dans l’environnent interne ou externe (La
société).
Ensuite, il est démontrée la récurrence des processus de gouverne dû au caractère
dynamique de l’environnement fortement influencée par la variation de nombreux facteurs.
(Ex: l’augmentation de la population scolaire qui modifie les besoins infrastructurels et en
investissement). Les politiques publiques sont périodiquement récurrentes avec des outils tels
que la réformation par rétro vision ou anticipation.
Dans la deuxième partie, aborde les Processus de Réalisation des Politiques Publiques.
Celle-ci ressort trois grands processus, celui de l’émergence, de la formation et de la
mise en œuvre. Et à chacun de ces étapes, des acteurs agissent et interviennent, même si les
objectifs d’une politique peuvent être atteints difficilement.
De prime, le processus d’émergence consiste à prendre en compte les problèmes
publics préalablement définis par le système public, en vue de les assujettir à certaines règles
qui permettront leurs résolutions. En second, le processus de formulation des différentes
mesures qui pourront être appliquées aux problèmes publics à réglementer aux seins de la
société sont émissent à l’intérieur du système politique. En troisième, le processus de mise en
œuvre qui consiste quant à lui à l’application de ces mesures aux situations qui font
problème, de façon qu’elles répondent aux normes gouvernementales.
Dans les processus et procédures officielles, ce qu’il faut retenir de cette partie c’est
qu’il y’a une distinction entre ces deux concepts, les processus renvoient à un cheminement
d’étapes qui concours à définir un problème et d’en proposer des mesures d’atténuations.
Tandis que, les procédures officielles sont là pour la mise en application de ces mesures dans
un agenda précis, avec un comité d’adoption et d’exécution. Cependant, bien que ces
procédures soient là, il arrive qu’une politique soit exécutée avant même son adoption ou sa
mise en agenda. Aussi, lors d’une situation de crise il peut arriver que le conseil des ministres
mette en application des mesures pour la résolution des problèmes urgents. Ainsi, il y a
inadéquation entre exécution et procédures officielles.
Dans la troisième partie, le Contrôle des Décisions par les Acteurs Politiques.
Il présente dans cet extrait de texte la participation des acteurs politiques à la prise de
décisions, on peut voir que les acteurs politiques influencent sur toutes les décisions
favorables à leurs positions. Etant donné que ce sont les acteurs qui détiennent les ressources
nécessaires pour la mise en place et l’application des décisions autrement dit les ressources
sont un atout du contrôle.
Nous pouvons parler du pouvoir en tant que contrôle de décisions et nous pouvons
distinguer les catégories de décisions suivantes : Les décisions réflexive qu’un acteur prend à
propos de ses ressources, puis nous avons les décisions collectives qui sont des décisions
interactives auxquelles participent tous les acteurs politiques, enfin il y a parmi les décisions
collectives des décisions conjointes.
Il évoque également les trois courants de problèmes, de priorités et de solutions. Il
aborde les institutions selon trois points de vue : l'approche traditionnelle des régimes
politiques; le néo-institutionnalisme, mettant l'accent sur les institutions dans un sens plus
large; et le public choisi. Lemieux discute des forces et des faiblesses de ces diverses
approches et en présente une synthèse qui articule leur pertinence autour des trois niveaux
classiques d'une organisation : la technique, la gestion et l'institutionnalisation.
La synthèse préalablement fait nous a permis de ressortir trois problématiques liées au
système éducatif en contexte gabonais présentés comme il suit.
Les trois problématiques liées au système éducatif en contexte
gabonais.
Les politiques publiques sont en générale des initiatives mises en place par les
gouvernants en vue de la régulation des affaires publiques. Elles tournent autour de plusieurs
problématiques, permis lesquels nous ne présenterons que trois pour le cas du Gabon. Il s’agit
de, la décentralisation, l’élaboration des politiques publiques sans études préalables, et
l’application des textes en vigueur.
Discussion des problématiques
Tout d’abord, la décentralisation. Ce qu’il faut savoir c’est que la décentralisation
est la redistribution des pouvoirs, d’un gouvernement supérieur à celui de gouvernements
inférieurs.
Comme autre problématique liée au contexte gabonais nous avons la mise en place
des politiques publiques. En République gabonaise, il n'est pas rare de constater de
nombreux politiques publics visant à gérer à organiser à planifier les affaires publiques.
Cependant, nous constatons que la majorité de ces politiques ne prennent pas en compte les
nombreux facteurs de l'environnement interne et externe du système politique.
Il ressort un défaut de ré information par rétrovision ou par anticipation.
Prenons en exemple le cas le système éducatif gabonais. Avec les données démographiques
dont dispose les décideurs politiques, il devrait être aisé de prévoir les besoins en termes
d'infrastructures et en termes d'investissement pour ce qui concerne l'école gabonaise. La
réalité des faits est toute autre car malgré les informations, les projections, et les nombreuses
planifications, chaque année scolaire débute avec problèmes exposant les écarts entre les
situations et les normes de l'école gabonaise. Ceci bien qu'étant un problème aisément ré-
solvable, les effectifs pléthoriques et le manque d'infrastructures scolaires sont l'un des plus
grands problèmes de l'éducation au Gabon.
Application des textes en vigueur, ce qu’il faut effectivement savoir des politiques
publiques et particulièrement celles éducatives c’est qu’elles sont rarement débattues par les
parlementaires et le gouvernement. Fort est de constater que ces derniers agissent à minima,
la preuve, malgré la promulgation d’une nouvelle orientation de d’éducation en République
gabonaise à travers la loi n°21/2011 du 14 février 2012, les décrets d’application se font
toujours attendre. Ce qui rend difficile l’effectivité de ladite loi sur le terrain. Cela traduit la
désinvolture des politiques (gouvernants et élus), qui se perdent sur des questions de la
politique générale négligeant parfois des préoccupations qui engagent l’avenir et le devenir
de toute la société.
A la vue de tous ces problèmes, il sied important d’amorcer quelles pistes de solutions.
Les pistes de solution qui peuvent remédier à ces problèmes sont
multiples et définies comme suite.
Du point de vue de la décentralisation, il est nécessaire pour les autorités
gouvernementales de décentraliser les pouvoir et donner l’autonomie aux collectivités locales
à disposer de leurs ressources. Ainsi, il importe de négocier avec l’Etat le transfert des
ressources financières et humaines prévues dans le cadre du transfert des compétences. Ces
derniers peuvent grâce à leurs ressources réalisées toutes actions en rapport avec le
développement de leur localité. Mais pour cella l’Etat doit rehausser son investissement
économique en matière de développement de son système éducatif.
Dans l’élaboration des politiques publiques, les acteurs gouvernementaux devraient
prendre en compte toutes les études et recommandations formulées lors des multiples
diagnostics sur le système éducatif par des chercheurs ou professeurs spécialistes dans les
questions éducatives. Une véritable collaboration entre ces deux acteurs participera au
développement du système éducatif gabonais. Il faudra ainsi que tous ensembles prennent en
compte de la croissance démographique en ce qui concerne les investissements en termes
d'infrastructures scolaire ; la prise en compte du sous-système psychosocial dans les
processus de gouverne ; mettre à jour des banques de données en termes des besoins de la
population.
Concernant l’application des textes en vigueur. Le gouvernement devrait mettre en
application la loi n°21/2011 du 14 février 2012, et approuvé l’adoption de son décret
d’application pour la rentre opérationnelle. Et que celle-ci ne soit plus qu’un simple
document théorique mais, quelles rentre en effectivité sur le terrain.
Les dix (10) concepts relatifs à l’organisation et au développement
humain.
Le texte qui fait l’objet de notre étude compte divers concepts dont nous n’en
reteindrons que dix (10), il s’agit des concepts relatifs à l’organisation (5) et les concepts
relatifs au développement humain (5) :
Les cinq (5) concepts relatifs à l’organisation sont:
Complémentarité,
Politique de centralisation,
Ressources,
Système politique,
Gouvernétique.
Les cinq concepts (5) relatifs au développement humain sont:
Environnement interne et externe,
Rétrovision,
Anticipation,
Evolution,
Activités.
Conclusion
En somme, retenons que les politiques publiques se définissent dans une optique
gouvernétique en trois éléments. Il s’agit de la gouverne, les processus et le pouvoir. En
gouverne, les politiques publiques sont des initiatives de gouverne, c’est-à-dire de régulation
des affaires publiques, en effet, celle-ci consistant en des situations où la distribution des
ressources est perçue comme comportant des écarts par rapport à certaines normes. Les
affaires publiques se situent dans l’environnement interne ou dans l’environnement externe
d’un système politique. Les processus sont le déroulement de la régulation des affaires
publiques fait en trois étapes, l’émergence, la formation et la mise en œuvre, tous ces
processus sont contraints par des procédures officielles, car celles-ci peuvent diverger en
situation de crise. Et le pouvoir, il fait référence au contrôle par les acteurs politiques qui
cherchent à diriger et prendre des décisions concernant les ressources normatives (les
normes), les postes, les liens, les commandes, matérielles et les effectifs de façon à valoriser
leurs ressources et celles de leurs alliés, et à dévaloriser celles de leurs rivaux.