Exercices corrigés
Influence du temps et de la température sur prop. méca - Chapitre 3
I. Fluage d’un acier
Les données suivantes ont été obtenues lors d’essais de fluage d’un acier sous une contrainte
de traction de 11 hbar.
Température T1 = 482°C T2 = 538°C T3 = 593°C T4 = 649°C
Vitesse de v1 = 2,6. 10-5 v2 = 1,27. 10-3 v3 = 4,1.10-2 v4 = 8,5.10-1
fluage v cm.cm-1.h-1 cm.cm-1.h-1 cm.cm-1.h-1 cm.cm-1.h-1
1. Donner l’allure de la courbe de fluage à 482°C et de celle obtenue à 649°C.
𝜀DE7
649°C
482°C
t (s)
2. Les vitesses de fluage ci-dessus sont des vitesses constantes obtenues sur un intervalle
de temps donné.
Dans quelle partie de la courbe de fluage, ces mesures de vitesse ont elles été
réalisées? Pour répondre à cette question, faire apparaître cette partie de la courbe dans
une couleur particulière, sur les deux courbes tracées à la question 1.
è Parties des courbes en trait plein
3. Calculer Q l’énergie d’activation du fluage (en KJ/mol) de cet acier.
On rappelle la loi de Norton :
v = K. (σn)n. exp (-Q/RT) avec R= 8,3 J/mol.K
è v1 = K. (σn)n. exp (-Q/RT1)
v2 = K. (σn)n. exp (-Q/RT2)
𝑣" 𝑄 𝑄
= exp(− + )
𝑣# 𝑅. 𝑇" 𝑅. 𝑇#
𝑣" 𝑄 𝑄
𝑙𝑛 = − +
𝑣# 𝑅. 𝑇" 𝑅. 𝑇#
𝑣"
𝑅. 𝑙𝑛
𝑣#
𝑄=
1 1
𝑇 − 𝑇
# "
avec T1 et T2 exprimées en K
9,:;.9<=>
4,6.78
:,?.9<=@
AN : 𝑄 = 9 9 = 347 kJ/mol
A
;@@ B99
II. Fluage d’une liaison structurale
Une liaison structurale dans une usine chimique a été conçue pour résister à une
contrainte de sn1 = 23 MPa à T1 = 620°C. Des essais de fluage montrent que la vitesse
de fluage stationnaire dans ces conditions s’établit à v1 = 3,1.10-10 s-1.
Or, en service, il s’avère que par moment, la contrainte atteint sn2 = 30 MPa et la
température T2 = 650°C. Déterminer la vitesse de fluage v2 dans ces conditions
(exprimée en s-1). Donner l’expression littérale avant la valeur numérique.
Le fluage secondaire de ce métal obéit à la loi de Norton:
v = K. (σn)5. exp (-Q/RT)
avec R = 8,3 J/mol.K et Q = 160 kJ/mol.
A est une constante caractéristique du matériau.
è v1 = K. (σn1)5. exp (-Q/RT1)
v2 = K. (σ n2)5. exp (-Q/RT2)
𝑣" (σ8" )G 𝑄 𝑄
= . exp(− + )
𝑣# (σ8# )G 𝑅. 𝑇" 𝑅. 𝑇#
σ8" G 𝑄 1 1
𝑣" = 𝑣# . H I . 𝑒𝑥𝑝 ( − )
σ8# 𝑅 𝑇# 𝑇"
AN : T1= 620°C = 893K ; T1= 650°C = 923K
6O G #QO.#O> # #
𝑣" = 3,1.10-10 . N"6P . 𝑒𝑥𝑝 4,6
( 4R6 − R"6)
𝑣" = 𝟐, 𝟑. 𝟏𝟎A𝟗 𝒔A𝟏
III. Fluage d’un acier inoxydable
Cet exercice est un mixte des deux précédents
Voici des données relatives au fluage secondaire d’un acier inoxydable lorsque la contrainte
est égale à σn A= 70 MPa.
Vitesse de fluage secondaire v (s-1) Température (K)
v 1 = 10-5 T 1= 977
v 2= 2,5.10-3 T 2= 1089
La loi de Norton de cet acier est la suivante :
v = K. (σn)7. exp (-Q/RT)
avec R= 8,314J/mol.K
Calculer la vitesse de fluage secondaire v3 (en h-1) à T3 = 1250K si la contrainte est égale à
σn B =50 MPa.
Déterminons Q :
è v1 = K. (σnA)n. exp (-Q/RT1)
v2 = K. (σnA)n. exp (-Q/RT2)
𝑣" 𝑄 𝑄
= exp(− + )
𝑣# 𝑅. 𝑇" 𝑅. 𝑇#
𝑣" 𝑄 𝑄
𝑙𝑛 = − +
𝑣# 𝑅. 𝑇" 𝑅. 𝑇#
𝑣"
𝑅. 𝑙𝑛
𝑣#
𝑄=
1 1
𝑇 −𝑇
# "
avec T1 et T2 exprimées en K
:,@.9<=>
4,6#Y .78
9<=@
AN : 𝑄 = 9 9 = 436.103 J/mol = 436 KJ/mol
A
Z;; 9<BZ
è v1 = K. (σnA)7. exp (-Q/RT1)
v3 = K. (σnB)7. exp (-Q/RT3)
𝑣6 σ8^ a 𝑄 𝑄
=] ` . exp(− + )
𝑣# σ8_ 𝑅. 𝑇6 𝑅. 𝑇#
σ8^ a 𝑄 𝑄
𝑣6 = 𝑣# . ] ` . exp(− + )
σ8_ 𝑅. 𝑇6 𝑅. 𝑇#
GO a Y6Q.#O> # #
𝑣6 = 10AG . c d . 𝑒𝑥𝑝 ( − ) = 0,118 h-1
aO 4,6#Y Raa #"GO
IV. Fluage d’un alliage de Nickel
On considère une tige cylindrique faite d’un alliage de nickel dont la courbe de vitesse de
fluage est jointe ci dessous.
Son diamètre initial est d0 = 10 mm et sa longueur initiale est l0 = 50 cm.
Cette tige doit être soumise à une contrainte de traction constante à 427°C. A cette
température, la tige flue.
Quelle contrainte de traction maximum σ max (exprimée en MPa) peut-on lui appliquer pour
que son allongement de fluage secondaire ne dépasse pas Δlvpl II 10 000h max = 2,4 mm après
10 000h de fluage secondaire ?
è Après 10 000h de fluage secondaire, l’allongement du au fluage secondaire ne doit pas
dépasser Δl vpl II 10 000h max = 2,4mm donc la déformation due au fluage secondaire ne
doit pas dépasser
ε vpl II 10 000h max = Δl vpl II 10 000h max/l0 = 2,4. 10-3 / 500.10-3 = 4,8. 10-3 soit 0,48%
On sait qu’en fluage secondaire, la vitesse de déformation est constante => evpl II et le
temps varient proportionnellement.
Donc si, en 10 000h de fluage secondaire, la tige ne doit pas s’allonger de plus de
0,48%
alors en 1000h (soit 10 000h /10) de fluage secondaire, elle ne doit pas s’allonger de
plus 0,48%/10 soit 4,8.10-2 %
Sa vitesse de fluage secondaire ne doit pas dépasser 4,8.10-2 %/1000h.
Donc d’après la courbe jointe, σmax = 70 MPa
70
4,8.10-2
Contrainte en fonction de la vitesse de fluage stationnaire d’un alliage de Nickel
V. Fluage d’un alliage de Nickel – 800°C
On considère une éprouvette d’un alliage de nickel. Sa longueur initiale est l0 =15 cm. A
800°C, on soumet cette éprouvette à une contrainte de σn= 450 MPa. Elle se déforme alors par
fluage. Il n’y a pas de visco élasticité.
On appelle ε vpl la déformation de fluage (primaire + secondaire).
Après tA =1000h de fluage (primaire + secondaire), ε vpl A = 0,5%
Après tB = 5011h de fluage (primaire + secondaire), ε vpl B = 1,25%
Le module d’Young E de l’alliage est égale à 180GPa.
1. Calculer la vitesse v1 (en %.h-1) de fluage secondaire de l’alliage.
Soit A le point de la courbe de fluage à 800°C de cet alliage d’abscisse tA et
d’ordonnée εvpl A et B le point de la courbe de fluage à 800°C de cet alliage
d’abscisse tB et d’ordonnée εvpl B.
efghi A efghj
V1 =
ki Akj
(#,"G A O,G).#O=:
AN : V1 = = 1,8.10-6 h-1
GO##A#OOO
2. Calculer la déformation élastique instantanée ε él inst (en %).
La déformation plastique instantanée est nulle.
è D’après la loi de Hooke, σn = E. eél inst
=> eél inst = σn /E = (450 .106)/(180.109) = 2,5.10-3 soit 0,25%
3. Calculer la longueur lC (en cm) de l’éprouvette après 8000h de fluage (primaire +
secondaire). On pose tC =8000h.
Pour cela, on calculera tout d’abord la déformation viscoplastique de l’éprouvette εvpl
C(en %) après 8000h de fluage. On calculera ensuite la déformation totale ε T C (en %)
de l’éprouvette après 8000h de fluage. Enfin on déterminera lC.
è Calcul de εvpl C
Soit C le point de la courbe de fluage à 800°C de cet alliage d’abscisse tC et
d’ordonnée εvpl C.
efghl A efghj
V1 =
kl Akj
𝜀DE7m = 𝑣#. (𝑡m − 𝑡_ ) + 𝜀DE7_
𝐴𝑁: 𝜀DE7m = 1,8. 10AQ . (8000 − 1000) + 0,5. 10A" = 1,76. 10A"
Calcul de εT
eT C = eél inst + evplC
AN : eT C = 0,25% + 1,76 % = 2,01 %
Calcul de lC
uv wl 7x Av<
eT C = 7<
= 7<
ð lC = l0. eT C + l0
AN : lC = 15. 2,01. 10-2+ 15 = 15,3 cm
VI. Fluage d’un alliage de Nickel – 538°C
On considère une pièce cylindrique de longueur lo= 100 mm en alliage de nickel. Lorsque
cette pièce est soumise à une contrainte constante de 60 MPa à haute température, elle
flue.
On néglige la déformation élastique instantanée. L’allongement de fluage primaire Dl vpl I
est égal à 0,9 mm.
La courbe jointe donne la vitesse de fluage secondaire (ou fluage en régime stationnaire)
de cet alliage de nickel.
On appelle evpl I= déformation de fluage primaire
evpl II= déformation de fluage secondaire
La pièce peut être en service tant que son allongement total Dl T (allongement élastique
négligeable + allongement de fluage primaire et secondaire) est inférieur ou égal à 2,9
mm. Calculer le temps de service T de cette pièce (exprimé en heures) à 538°C sachant
que le temps de fluage primaire est négligeable.
è Dl T max = 2,9 mm
Or Dl T =Dl él inst +Dl vpl I + Dl vpl II avec Dl vpl I = 0,9 mm et Dl él inst négligeable.
=> Dl vpl II max = Dl T max - Dl vpl I = 2,9- 0,9 = 2 mm
D’après la courbe, vitesse de fluage secondaire à 538°C pour 60MPa = 1% /
1000h.
En 1000h , e vpl II = 10-2 => Dl vpl II = l0 . e vpl II = 102. 10-2 = 1 mm.
En 1000h de fluage secondaire, la pièce s’allonge de 1mm.
Il faudra donc 2. 1000h pour que Dl vpl II atteigne 2 mm
T = 2. 1000h = 2000h
VII. Fatigue d’un alliage d’aluminium - Aéronautique
On considère l’alliage d’Aluminium dont la courbe de Wöhler est jointe ci après.
On note que cette courbe n’est pas asymptotique quand N tend vers l’infini.
Une pièce d’avion fabriquée avec cet alliage d’Aluminium est soumise à une contrainte
sinusoïdale dont la valeur maximale est σmax = 325 MPa et la valeur minimale est – σmax.
1. Quelle est la durée de vie en fatigue? Justifiez votre réponse en calculant l’amplitude
de la contrainte σA.
y }|y |
è L’amplitude de la contrainte est σa = z{| " z•€ = σ •‚ƒ = 325𝑀𝑃𝑎
D’après la courbe d’endurance ci dessous, la durée de vie est égale à 105 cycles.
2. On souhaite augmenter la durée de vie de cet alliage et la porter à une valeur
supérieure à 107 cycles.
Cela est-il possible ? Si oui, comment doit-on modifier la contrainte (réponse intégrant
un résultat numérique)?
è Pour augmenter la durée de vie de cet alliage jusqu’à 107 cycles au minimum, il
faut diminuer l’amplitude de la contrainte et la limiter à 200 MPa.
3. On souhaite que la pièce ne se rompe pas en fatigue et cela quel que soit le nombre de
cycles à laquelle elle est soumise.
Cela est-il possible ? Si oui, comment doit-on modifier la contrainte (réponse intégrant
un résultat numérique)?
è Cela n’est pas possible car la courbe ne présente pas de limites d’endurance.
VIII. Fatigue acier et aluminium
1. Considérons les courbes d’endurance en fatigue ci dessous.
16
1PSI (Pound per Square Inch) =10-3 KSI (Kilopound per Square Inch)= 6894 Pa
La limite d’endurance de l’acier est égale à 30 ksi, soit 207 MPa.
Déterminer la limite de fatigue de l’Al à 108 cycles.
a. 207 MPa
b. 110MPa
c. 186MPa
d. autre réponse
è 16 KSI = 16*6894/10-3= 110.106 Pa
2. Considérons une pièce soumise à une contrainte cyclique pendant à 108 cycles. Si l’on
cherche à maximiser l’amplitude de la contrainte, aura t on intérêt à travailler avec
l’acier ou l’aluminium ?
a. L’acier car sa limite d’endurance est supérieure à celle de l’Al.
b. L’aluminium car sa limite de fatigue à 108 cycles est supérieure à celle de l’acier
pour le même nombre de cycles
c. L’acier car sa limite d’endurance est supérieure à la limite de fatigue de l’Al à
108 cycles
3. Si l’on souhaite éviter la rupture de fatigue, quelque soit le nombre de cycles, choisira t
on l’acier ou l’aluminium ?
a. L’aluminium car sa limite de fatigue à un nombre de cycles supérieur à 108
cycles est élevée
b. L’acier car il possède une limite d’endurance alors que l’Al n’en a pas
c. L’acier car sa limite d’endurance est supérieure à la limite de fatigue de l’Al à un
nombre de cycles supérieur à 108
4. Quelle devra être alors l’amplitude de contrainte maximale ?
a. 207 MPa
b. 110MPa
c. 186MPa
è L’amplitude de contrainte maximale est égale à la limite d’endurance de l’acier.
Si l’amplitude de la contrainte est inférieure à la limite d’endurance de l’acier,
alors il n’y aura pas de rupture de fatigue, quelque soit le nombre de cycles de
sollicitation.
IX. Fatigue d’une tige de laiton rouge
On effectue cet exercice à l’aide du graphe présentant les courbes d’endurance ci
dessous.
1. Une tige cylindrique fabriquée avec du laiton rouge et ayant un diamètre de d1 = 8mm
est soumise, le long de son axe, à un cycle de contraintes de tension et de compression
répétées présenté ci dessous.
σ1max
σ1min
Les charges de tension et de compression maximales sont respectivement F1 max =
7500N et F 1 min = -7500N.
On appelle S la surface de la section droite de cette tige.
Déterminer la durée de vie en fatigue de la tige. Justifier votre réponse.
y9 z{| }|y9z•€ |
è L’amplitude de la contrainte est σa = "
= σ# •‚ƒ = ˆ9 z{|
‰
Y.ˆ
= 9 z{|
2
𝜋.𝑑1
Y.aGOO
AN : σa = 2
6
= 150. 10 Pa = 150 MPa
𝜋.(8.10−3 )
D’après la courbe d’endurance ci-dessous, la durée de vie est égale à 105 cycles.
2. L’acier 1045, l’alliage d’Aluminium 2014-T6 et le laiton rouge présentent-ils une
limite d’endurance ? Si oui, indiquer leur valeur.
è Seul l’acier a une limite d’endurance. Elle est égale à σd = 310 MPa.
3. Un barreau d’acier 1045 cylindrique est soumis à un cycle de contraintes de tension et
de compression répétées le long de son axe, similaire à celui de la question 1.
Les charges de tension et de compression maximales sont cependant différentes, elles
sont respectivement égales à F2 max = 22000N et
F 2 min = -22000N.
Calculer le diamètre minimal d 2 min (en mm) que doit avoir le barreau pour ne pas être
exposé à une rupture par fatigue (pas de rupture, quelque soit le nombre de cycles de
sollicitation).
è Pour éviter la rupture de fatigue, quelque soit le nombre de cycles de sollicitation,
il faut que l’amplitude de la contrainte σa’ soit inférieure à σd de l’acier..
σa’< σd
2 < σd
ð Y . ˆ: z{|
𝜋. 𝑑2
Y . F2 𝑚𝑎𝑥
ð 𝑑" > • •.σ‘
Y . F2 𝑚𝑎𝑥
ð 𝑑" •’8 = • •.σ‘
Y .22.103
ð 𝑑" •’8 = ••.6#O.#O? = 9,51.10-3m = 9,51mm
310
X. Fatigue d’un axe de rotation
Un axe de rotation est chargé à son extrémité libre. Il est soumis à des efforts simples de
flexion rotative. Cet axe est alors soumis à une contrainte variant sinusoïdalement dans le
temps et dont la valeur maximale est smax = 250 MPa et la valeur minimale est -smax.
Pendant son utilisation, il se crée une fissure de fatigue (caractérisée par un facteur
géométrique 𝛼 = 1,1) qui, après propagation lente, conduit à une rupture brutale de l’axe
lorsque la fissure atteint sa longueur critique ac*.
L’axe est fabriqué en acier doux (Fer -0,15% de Carbone) ou en alliage d’aluminium
2024-T6 (Al-Cu-Mg-Mn) dont les courbes d’endurance sont données ci après.
1. Considérons l’axe en Al.
Quelle est la longueur critique a*c (en mm) de la fissure entraînant la rupture
brutale de la pièce (rupture fragile) sachant que la ténacité Kc de l’aluminium est
égale à 30 MPa.m1/2
# š "
è Kc = 𝛼. s”•– . —𝜋. 𝑎˜∗ Þ 𝑎˜∗ = p . c›.s x d
z{|
A.N: ac* = 3,7 mm
2. Après combien de cycles, la fissure se propage-t-elle brutalement ?
è L’amplitude de la contrainte est σa= 250MPa.
D’après la courbe d’endurance de l’Al ci dessous, la durée de vie est égale à
environ 105 cycles.
3. Pour que la durée de vie de l’axe soit la plus longue possible, faut il choisir de
fabriquer l’axe en Al ou en Acier ?
è Il faut choisir l’acier car d’après la courbe d’endurance de l’acier, la durée de vie
de l’axe en acier est égale à 1,5.105 cycles supérieure à celle de l’Al.
4. L’acier doux et l’aluminium ont-ils une limite d’endurance respectivement sD Acier
et sD Al ?
Si oui, donner leur valeur (exprimée en MPa).
è sD Acier = 240 MPa
Pas de limite d’endurance pour l’Aluminium.
5. Si l’on voulait que l’axe ne se rompe pas en fatigue, et cela quelque soit le
nombre de cycles de la sollicitation, faudrait-il le fabriquer en Al ou en Acier?
Pourquoi ?
On appelle M le métal choisi.
è M = Acier car l’acier a une limite d’endurance.
6. Quelle serait alors la valeur maximale de sa (exprimée en MPa) pour que la
rupture de fatigue de l’axe fabriqué en métal M ne se produise jamais ?
è σa< σd
sa max = 240MPa
7. Pour minimiser la masse de l’axe, on choisit de le fabriquer en Al. La durée de vie
de 105 cycles précédemment calculée n’est pas suffisante. On souhaite augmenter
la durée de vie à 107cycles au minimum. Comment doit t on modifier l’amplitude
de la contrainte ?
è D’après la courbe, la limite de fatigue de l’Al à 107cycles est égale à
150 MPa.
sF Al = 150 MPa
σa < sF Al
L’amplitude de la contrainte ne devra pas dépasser 150MPa.
240
Courbes de Wohler de
différents matériaux
1,5.106