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La Plaie

Le narrateur vit dans un isolement total jusqu'à ce qu'un chat famélique se présente à sa porte. Ils se comprennent car ils sont tous les deux sales et malades, sans maître. Le narrateur ramène le chat et ils deviennent amis, ce qui permet au narrateur d'échapper quelque peu à sa solitude.

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Gondo Serges Diomande
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Le narrateur vit dans un isolement total jusqu'à ce qu'un chat famélique se présente à sa porte. Ils se comprennent car ils sont tous les deux sales et malades, sans maître. Le narrateur ramène le chat et ils deviennent amis, ce qui permet au narrateur d'échapper quelque peu à sa solitude.

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TEXTE SUPPORT N O2.

Le solitaire
Mon isolément était total ; seules mes initiatives tapageuses m’ouvraient de
temps en temps, l’univers des hommes. J’en étais venu à me contenter de peu ;
à mes heures d’effondrement, je quêtais une insulte, une claque, un coup de
pied. N’importe quoi. Quand personne ne daignait m’adresser la parole, je
retournais à mon gîte, seul, cruellement déçu, jusqu’au matin où se présenta à
ma porte un chat famélique et las comme moi. Nos yeux se croisèrent. Je
détournai les miens. Comme moi, ce chat puait la saleté et la maladie ; il n’avait
probablement pas de maître : dans mon pays les chats n’en ont point. Je ramenai
mon regard dans la direction de l’animal. Celui-ci avait disparu. Je courus le
rattraper. Je le pris par la peau du cou. Il pédalait mollement. Je lui proposai une
branche tiède. De sa patte avant droite il la fit danser puis l’écarta. Je n’avais
rien d’autre à lui offrir de nouveau ; nos regards se rencontrèrent. Le chat se
blottit alors contre moi. J’avais un ami.
Malick FALL, La plaie, Albin Michel 1967
Ecrivain sénégalais (1920-1978)
Vous ferez de ce texte un commentaire composé. Vous montrerez comment à
travers son style, l’auteur évoque la condition pathétique du narrateur et son
désir d’y échapper.
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TEXTE SUPPORT N O2.
Le solitaire
Mon isolément était total ; seules mes initiatives tapageuses m’ouvraient de
temps en temps, l’univers des hommes. J’en étais venu à me contenter de peu ;
à mes heures d’effondrement, je quêtais une insulte, une claque, un coup de
pied. N’importe quoi. Quand personne ne daignait m’adresser la parole, je
retournais à mon gîte, seul, cruellement déçu, jusqu’au matin où se présenta à
ma porte un chat famélique et las comme moi. Nos yeux se croisèrent. Je
détournai les miens. Comme moi, ce chat puait la saleté et la maladie ; il n’avait
probablement pas de maître : dans mon pays les chats n’en ont point. Je ramenai
mon regard dans la direction de l’animal. Celui-ci avait disparu. Je courus le
rattraper. Je le pris par la peau du cou. Il pédalait mollement. Je lui proposai une
branche tiède. De sa patte avant droite il la fit danser puis l’écarta. Je n’avais
rien d’autre à lui offrir de nouveau ; nos regards se rencontrèrent. Le chat se
blottit alors contre moi. J’avais un ami.
Malick FALL, La plaie, Albin Michel 1967
Ecrivain sénégalais (1920-1978)
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travers son style, l’auteur évoque la condition pathétique du narrateur et son
désir d’y échapper.

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