Anatomie et Physiologie Sensorielle
Anatomie et Physiologie Sensorielle
- Anatomie et physiologie :
- La fonction visuelle
- La fonction gustative
- La fonction olfactive
- La fonction tactile
INTRODUCTION GENERALE
Les organes sensoriels sont des extensions spécialisées du système nerveux qui
contiennent des neurones sensoriels adaptés à des stimuli spécifiques, qui conduisent les
influx nerveux jusqu'à l'encéphale. Les organes sensoriels sont spécifiques des stimuli
auxquels ils répondent. On distingue les sensations générales et les sensations spécifiques
perçues par le corps. Les sensations générales sont perçues par les récepteurs cutanés du
toucher situés au niveau de la peau (toucher, pression, chaud, froid et douleur). Les sensations
spécifiques sont captées par des organes récepteurs complexes et transitent par les voies
nerveuses associées à ces récepteurs. Les sens spécifiques sont : le gout, l'odorat, la vue,
l'ouïe et l'équilibre. Les organes sensoriels ont pour fonction de traduire des stimulus
physiques en impulsions nerveuses. Ils comprennent une ou plusieurs cellules sensorielles
associées le plus souvent à une structure spécialisée pour recevoir les stimuli. Pour plus de
compréhension nous allons procéder par une étude sommaire de l’anatomie et de la
physiologie des organes sensoriels (organes de sens).
CHAPITRE ZERO : PETIT RAPPEL SUR L’ANATOMIE ET LA
PHYSIOLOGIE DU SYSTEME NERVEUX
Des neurones sensitifs afférents qui transportent l’influx nerveux des récepteurs
sensoriels au SNC (Système Nerveux Central)
Des neurones moteurs efférents qui conduisent les réponses motrices aux muscles et
aux glandes.
Le SNP est subdivisé en système nerveux somatique (SNS) et système nerveux autonome
(SNA).
Le SNS est volontaire, car les réactions motrices sont consciemment maîtrisées.
Il est composé
De neurones sensitifs dont les cytones sont dans les ganglions spinaux,
De neurones moteurs somatiques dont les cytones sont dans le SNC et dont les axones
myélinisés s’étendent depuis le système nerveux central jusqu’aux effecteurs
musculaires où ils font synapse et libèrent de l’acétylcholine (Ach).
Le SNA est involontaire car les réactions motrices ne sont le plus souvent, pas
consciemment maîtrisées.
Il se subdivise en 3 :
Les neurones sensitifs transportent des signaux depuis des récepteurs situés dans les
viscères. Ce sont des intérocepteurs (chemorécepteurs par exemple) qui surveillent le taux de
CO2 du sang, ou des mécanocepteurs qui décèlent le degré d’étirement des organes ou des
vaisseaux sanguins.
Ces signaux ne sont pas reconnus de façon consciente. On peut toutefois noter que la
stimulation intense de ces récepteurs, comme par exemple des lésions viscérales, une vessie
trop pleine, ou une douleur angineuse due à une circulation insuffisante au niveau du cœur
provoque des sensations conscientes.
Les neurones moteurs régulent les activités des viscères en excitant ou en inhibant les
tissus effecteurs, c’est-à-dire le muscle cardiaque, les muscles lisses et les glandes.
- de neurones sensitifs dont les cytones sont dans les ganglions spinaux,
. Les ganglions parasympathiques ou intra muraux disposés dans la paroi d’un organe où à
proximité de celui-ci.
• Plexus myentérique (ou plexus d’Auerbach) : Ce plexus est situé entre les couches
musculaires longitudinale et circulaire. Il est surtout responsable du contrôle moteur.
• Plexus sous-muqueux (ou plexus de Meissner) : Celui-ci est situé entre la couche
musculaire circulaire et la muqueuse. Il contrôle surtout les sécrétions gastro-intestinales et le
débit sanguin local.
Ces 2 plexus sont formés de quelques 100 millions de neurones, soit presque autant que dans
la moelle épinière.
Le contrôle parasympathique passe par le nerf vague pour la partie haute du tractus digestif et
les nerfs pelviens pour le côlon distal et le rectum (augmentation de l’activité tant motrice que
sécrétoire).
Les fibres sympathiques contrôlant les plexus entériques sont issues des corps cellulaires
présents dans les ganglions prévertébraux (diminution des sécrétions, des contractions et du
tonus du tube digestif à l’exception des sphincters).
LOBES CÉRÉBRAUX / AIRES CÉRÉBRALES
Aires sensitives : œil, oreille, nez, langue, peau, somesthésie (= somatosensoriel), sont
localisées dans le lobe pariétal, temporal, occipital
Aires motrices : motricité ; sont localisées dans le lobe frontal
Presque chaque aire motrice, sensitive a une aire primaire et associative. Les aires
associatives interprètent les informations des aires primaires. L’aire primaire est soit le point
de départ, soit d’arrivée d’une fonction. Il n’y a aucune fonction d’intégration.
Les aires sensitives : aires réceptrices qui ont des liaisons afférentes (l’information arrive au
cerveau)
Les aires motrices : aires effectrices qui donnent les liaisons efférentes (l’information part du
cerveau)
Les aires associatives : aires qui envoient des commandes motrices aux muscles ou aux glandes
Aire motrice (primaire) : exécution du mouvement, mais aussi des mouvements rythmiques,
coordonnés de la tête et de la gorge, comme ceux consistant à mâcher, lécher ou avaler.
Les aires associatives se distinguent des autres aires car elles reçoivent des afférences de plus
d’un système sensoriel (par exemple vision et audition…).
L’aire associative permet la formation de nos perceptions qui sont une interprétation de nos
sensations, une mise en relation de ces sensations avec notre vécu, nos attentes et nos
connaissances.
Exemple :
- l’aire visuelle associative : permet de comprendre ce qu’on a vu (je reconnais ce que je vois)
Une aire associative est toujours située à proximité de l'aire primaire qui lui correspond.
Ainsi, les aires d'association visuelle, auditive, somesthésique interprètent les sensations
reçues en fonction des apprentissages antérieurs (mémoire visuelle, auditive et somesthésique)
et leur donnent du sens.
Les aires associatives communiquent avec les aires sensitives primaires et les aires motrices
primaires.
Les aires d’association jouent un rôle dans l'intégration de fonctions complexes telles que la
mémoire, les émotions, la volonté, le jugement, l'intelligence ou la personnalité.
L’aire pré-frontale est la plus complexe des aires associatives et la dernière à se développer.
Il existe 4 lobes externes : lobe frontal, lobe temporal, lobe occipital, lobe pariétal.
2 lobes cachés dans les replis corticaux : lobe limbique et lobe insulaire.
TAF :
Les organes des sens sont des récepteurs sensoriels, formés de cellules capables de capter
l’information et de la transmettre aux centres nerveux sous forme d’influx nerveux. Une
sensation désigne un état de conscience d’un stimulus interne ou externe. Ce stimulus génère
dans des fibres nerveuses, des influx sensitifs qui sont conduits à la moelle épinière ou à
l’encéphale ; ils y sont convertis en une sensation. La nature de la sensation varie selon le
niveau du système nerveux central où elle prend naissance, de même que varie le type de
réaction qu’elle génère.
- Les influx sensitifs qui arrivent au niveau du tronc cérébral inférieur, provoquent des
réactions motrices inconscientes (changement de la fréquence cardiaque ou respiratoire, par
exemple).
- Les organes des sens nous permettent donc d'établir une relation privilégiée avec le
monde extérieur. Ils se situent à la périphérie du corps et les informations qu'ils recueillent
sont transformées par le cerveau en sensations tactiles, gustatives, olfactives, auditives et
visuelles.
L’énumération traditionnelle des cinq sens : vue, ouïe, toucher, goût, odorat, est bien
sûr incomplète. Nous sommes également sensibles par exemple aux mouvements de nos
membres, aux accélérations que subit notre corps, à la distension de notre vessie, à la piqûre
d’un moustique.
La classification des sensibilités aussi bien que celle des récepteurs chargés de recueillir les
stimuli n’est pas simple.
Sensibilité proprioceptive. Le stimulus qui est l’action du corps sur lui-même est
recueilli par des propriocepteurs.
- les mouvements et la position de la tête dans l’espace et par rapport au corps stimulent les
propriocepteurs du labyrinthe de l’oreille interne.
- la contraction et la relaxation musculaire, les attitudes entraînant des positions particulières
des membres les uns par rapport aux autres, stimulent des propriocepteurs spécifiques au
niveau du muscle strié squelettique et des articulations (fuseau neuro-musculaire et organe
musculo tendineux de Golgi).
- les frottements, les glissements, la tension stimulent les corpuscules de Vater Pacini logés
normalement dans le tissu sous cutané. Ils nous renseignent sur la pression profonde.
Pour ces trois catégories de sensibilités pourront exister des sous-groupes de récepteurs
fondés sur la nature du stimulus normalement efficace. On distinguera ainsi :
- des mécanorécepteurs excités par les stimuli mécaniques (pression, contact, vibration,
étirement).
Une place spécifique doit être réservée à la sensibilité nociceptive. Ce type de sensibilité
se réfère au comportement de l’animal qui se soustrait à une stimulation nocive. On pourrait
dire d’une manière plus générale, que la sensibilité nociceptive se réfère à notre expérience
vécue de la douleur. La stimulation nocive peut être mécanique, chimique, thermique, sonore,
visuelle, etc. On pourrait dire qu’une simple variation d’intensité pourrait rendre douloureuse
une stimulation quelconque, mais il semble aujourd’hui établi qu’il existe bien des
nocicepteurs spécialisés dans la transmission de la douleur. Il s’agit probablement de
terminaisons nerveuses libres comparables à celles que l’on observe dans l’épiderme. La
douleur que nous ressentons par exemple au cours d’un éblouissement n’est pas due à une
trop grande stimulation du nerf optique, mais à une stimulation intense des terminaisons
nociceptives de l’iris faisant suite à la contraction réflexe (myosis) déclenchée
automatiquement.
1. Les cellules sensorielles principales : ce sont des cellules nerveuses, pouvant être situées :
-soit profondément, dans un ganglion nerveux, elles ont alors tous les caractères
morphologiques d’un neurone.
2. Les cellules sensorielles accessoires : dites cellules pseudo sensorielles, ce sont des cellules
épithéliales différenciées superficielles, qui transmettent l’excitation à la cellule sensorielle principale
profonde.
3. Les cellules de soutien : ce sont des cellules épithéliales entourant les cellules sensorielles.
CHAPITRE 2 : LE SYSTEME OCCULAIRE
A- ANATOMIE DE L’OEIL
L'appareil visuel se compose d’un organe essentiel (le globe oculaire) et d’éléments
accessoires (paupières, muscles, glandes, graisse, etc.).
1 - Le globe oculaire
Comprend :
La choroïde est une fine membrane très vascularisée qui approvisionne l'œil en
nutriments et en oxygène, et qui absorbe la lumière et l'empêche d'être reflétée.
Le corps ciliaire est la partie antérieure épaissie de la tunique vasculaire. Il contient
des fibres musculaires lissent qui modifient la taille du cristallin.
L'iris est la partie la plus antérieure de la tunique vasculaire et est composé d'un
pigment (qui donne à l'œil sa couleur) et de muscles lisses organisés en rayons et en
cercles qui font varier le diamètre et la pupille, l'ouverture centrale de l'iris.
. L’iris, partie colorée du globe oculaire, est suspendu entre cristallin et cornée.
Rattaché au procès ciliaire par son extrémité externe, il est composé de léïomyocytes.
La pupille est une ouverture située au centre de l’iris susceptible de laisser passer plus
ou moins de lumière sous l’effet de la contraction ou de la dilatation des muscles
iriens.
o La tunique interne (retine) couvre les trois quarts postérieurs de l’œil et
constitue le début de la voie nerveuse. Elle est composée d’une partie non
visuelle, l’épithélium pigmentaire et d’une partie visuelle, la rétine visuelle
Les récepteurs de l'œil, photorécepteurs, sont de deux sortes. Les cônes (environ 7
milliards par œil) reçoivent la lumière de haute intensité et sont responsables de la vision
diurne et de l'acuité visuelle. Les bâtonnets (environ 100 milliards par œil) reçoivent la
lumière de faible intensité et sont responsables de la vision nocturne (vision en noir et blanc).
La rétine contient également des cellules bipolaires, qui font synapse avec les cônes et les
bâtonnets, et les cellules ganglionnaires qui font synapse avec les cellules bipolaires. Les
axones des cellules ganglionnaires parcourent la rétine jusqu'au disque du nerf optique, ou
ils forment le nerf
optique. La fovéa centralis est une petite dépression dans la région postérieure de la rétine, qui
contient uniquement des cônes. C'est la zone responsable de l'acuité visuelle. La macula lutea,
elle aussi riche en cônes, entoure la fovéa centralis.
C'est au niveau de la rétine visuelle ou optique que se situent les cellules sensorielles. Elles
sont le point de départ de notre sensation visuelle.
1- La première étape de la vision est l’interaction de la lumière sur les pigments visuels
des cônes et des bâtonnets (rhodopsine, iodopsine), ce qui produit un potentiel
récepteur.
2- Les signaux passent ensuite des cellules photoréceptrices aux cellules bipolaires, puis
aux cellules ganglionnaires.
3- Les axones des cellules ganglionnaires forment le nerf optique, début des voies extra-
rétiniennes qui transmettent l'influx nerveux dans le cortex (lobe occipital).
Deux types de cellules jouent un rôle dans la modulation des signaux visuels :
- Les cellules horizontales établissant des relais synaptiques entre cellules sensorielles et
cellules bipolaires.
- Les cellules amacrines établissant des relais synaptiques avec des cellules multipolaires,
bipolaires, ou d'autres cellules amacrines
b- les organes accessoires
1-description de l’accommodation
L’œil est un système optique dans lequel on peut distinguer trois parties ; selon le
modèle de l’œil réduit : l’iris qui fait orifice de diaphragme ; n’intervient pas dans le
phénomène d’accommodation, le cristallin qui est une lentille de convergente et d’un
écran sphérique (la rétine). L’œil réduit constitue un model pour l’étude de la
formation de l’image à partir d’objets éloignés et pour la compréhension des
anomalies visuelles.
Pour avoir une vision nette d’un objet ; il est impératif que l’image donné de lui par le
cristallin se forme exactement sur la rétine ; sinon l’objet sera vu flou. D’autre part, une contrainte
physiologique importante est que la distance d entre le cristallin et la rétine est fixe. Elle vaut en
moyenne 15mm pour un œil humain normal.
Ainsi, pour réaliser la focalisation des rayons lumineux sur la rétine ; des muscles nommés
muscles ciliaires, vont agir sur le cristallin afin de le déformer. L’objectif est de lui donner une
vergence adaptée afin de permettre la focalisation souhaitée. C’est cette adaptation qui l’on appelle
accommodation. Dans les conditions normales ce phénomène est très rapide, de l’ordre d’une fraction
de seconde.
Cela correspond à la vision de loin. La distance focale de la lentille correspond à la distance entre le
cristallin et la rétine. Pour un œil amétrope, c’est une position de repos des muscles agissant sur le
cristallin.
On parle de vision de prêt ; on note ainsi que la distance focale du cristallin a diminué, ce qui signifie
l’accommodation du cristallin.
Pour le montrer, il suffit de prendre une page de texte, la tenir devant soi, en gardant un œil fermé.
Le texte apparaît normalement. On rapproche ensuite progressivement la feuille de soi. En dessous
d’une certaine distance, on ne pourra plus voir le texte de manière nette. Cette distance minimale est
appelée punctum proximum. Pour un œil emmétrope, elle est de l’ordre de 25 centimètres.
A l’inverse, on peut retenter l’expérience avec un objet que l’on mettra de plus en plus loin.
Même si on verra forcément de moins en moins les détails, l’objet paraîtra en principe toujours net
pour un œil normal. On appelle punctum remotum la distance maximale au-delà de laquelle la vision
sera floue. Pour un œil emmétrope, ce point est ainsi situé à l’infini.
On pourra constater que la première expérience est désagréable si elle dure longtemps. Cela
correspond dans une moindre mesure à la fatigue visuelle que peuvent connaître les personnes
travaillant souvent sur un écran. L’accommodation répétée ou prolongée fatigue temporairement les
muscles agissant sur le cristallin. Pour un œil emmétrope, la vision de loin ne fatigue pas ces muscles,
car, comme nous l’avons vu précédemment, ils sont peu sollicités dans cette configuration.
4- Défauts de vision
: a- La myopie.
C’est un défaut de la vision caractérisé par le fait que le cristallin est trop convergent. Cela se
traduit par une bonne vision de près, puisque les muscles ciliaires n’ont que peu de corrections à
appliquer. Le punctum proximum est plus proche que pour un œil emmétrope. A l’opposé, un myope
non corrigé aura des difficultés à voir loin, les muscles ne permettant plus de donner la bonne
vergence au cristallin. Pour une myopie moyenne, on aura ainsi un punctum remotum de l’ordre de
quelques mètres. Au-delà, le myope sans correction verra flou.
b- L’hypermétropie.
C’est le contraire de la myopie. Le cristallin n’est pas assez convergent, ce qui fait que les images
auraient tendance à se former derrière la rétine. Un hypermétrope verra bien des objets lointains, sans
trop solliciter les muscles agissant sur le cristallin. Par contre, l’accommodation sera limitée pour
de basses distances. Ainsi, le punctum proximum d’un œil hypermétrope sera plus éloigné que pour
un œil normal.
Le punctum proximum d’un œil hypermétrope serait situé derrière l’œil. On parle de punctum
remotum virtuel.
c- La presbytie.
L’essentiel
est le phénomène qui permet d’y voir net. Il s’agit d’un processus
d’autorégulation qui déforme le par l’action des afin que
l’image d’un objet observé se forme toujours sur . Cette accommodation est
inactive pour les objets situés à plus de six mètres et l’œil est alors au .
Elle est maximale pour un objet situé à une vingtaine de centimètres : c’est le
qui est le point le plus proche pouvant être vu net. L’œil se fatigue
alors rapidement.
a) Pour u objet prêt, la vergence de l’œil est plus élevée que pour un objet éloigné
c) La distance focale de l’œil est d’autant plus grande que l’objet regardé est près
Pour chacune des situations, indiquer où se trouve l’image par rapport à la rétine. (L’image
est sur la rétine. L’image est derrière la rétine. L’image est devant la rétine. L’image est derrière la
rétine. L’image est sur la rétine)
La rétine d’un œil emmétrope se trouve à une distance d = 1,6 cm de son centre optique. L’œil
est au repos.
1. À quelle distance se trouve la rétine du centre optique de cet œil regardant au loin ?
3. Comment varie la distance focale de cet œil s’il regarde un objet proche ?
1. De quel défaut souffre une jeune personne qui porte des lunettes uniquement pour
la lecture ? Justifier.
2. De quel défaut souffre une personne qui porte des lunettes pour la conduite ? Justifier.
1. Le punctum proximum d’un œil myope est plus près que celui d’un œil emmétrope.
Un œil myope au repos regarde au loin. L’image se forme à 14 mm du centre optique tandis
que la rétine se situe à 16 mm du centre optique.
2. Quelle est la distance focale de cet œil myope au repos ? En déduire sa vergence.
3. Quelle devrait être la distance focale de cet œil au repos ? En déduire la
vergence souhaitée
4. Quelle est la nature des verres correcteurs et la valeur de leur vergence permettant
de corriger la vue de cet œil ?
Autrement dit, pourquoi un œil myope subit plus tardivement la presbytie qu’un œil
hypermétrope ?
CHAPITRE 3 : LE SYSTEME GUSTATIVE
A- RAPPEL D'ANATOMIE
B- Physiologie
A) L’organe de
l’audition RAPPEL
ANATOMIQUE
1) L’oreille externe
a) Le pavillon
Il est fait d’un cartilage recouvert de peau sur ses deux faces. Le bourrelet périphérique
s’appelle l’HELIX. Il se termine en bas par le lobule dépourvu de cartilage. Il circonscrit une
autre saillie : l’ANTHELIX. Au centre du pavillon la coque où s’ouvre le conduit auditif
externe dont l’orifice est surplombé par le TRAGUS en avant et l’ANTI-TRAGUS en arrière.
Le rôle du pavillon est de capter les ondes sonores et de les acheminer au conduit auditif
externe.
C’est un canal d’environ 3cm. Il est cartilagineux à sa partie externe et osseuse à la partie
interne.
Le conduit auditif externe présente une double légère courbure en S. pour le redresser, il
faut tirer le pavillon vers le haut et en arrière chez l’adulte et vers le bas et l’arrière chez
l’enfant. En dehors, il s’ouvre à la coque ; à l’intérieur il est fermé par la membrane du
tympan. Sa paroi est recouverte d’une peau contenant de nombreux follicules pileux, glandes
sudoripares et sébacées. Ces glandes sécrètent une substance jaune graisseuse appelée
CERUMEN.
2) L’oreille moyenne
Elle est située au niveau de la caisse du tympan qui est une petite cavité osseuse remplie
d’air. Cette cavité est logée dans un rocher au niveau de l’os temporal. Elle est recouverte
d’un épithélium et s’étend de la membrane du tympan jusqu’au mur osseux interne ou l’on
retrouve deux orifices : la fenêtre ronde et ovale. Ces deux fenêtres servent de liaison avec
l’oreille interne.
Son rôle est d’assurer un équilibre entre la pression d’air atmosphérique et celle régnant
dans l’oreille moyenne (air de la caisse du tympan). Cet équilibre s’obtient par l’ouverture
automatique de la trompe d’eustache lors de chaque mouvement de déglutition et de
bâillement.
Les infections des cavités nasales peuvent s’étendre à la cavité du tympan en passant par la
trompe d’eustache et causer une otite moyenne aigue. Aussi en cas de catarrhe (écoulement)
exple : rhume sévère, l’ouverture de la trompe peut être gênée et l’on ressent une surdité. La
caisse du tympan comprend 03 osselets : le marteau, l’enclume et l’étrier.
Le manche du marteau est solidement à la membrane du tympan. Son apophyse la plus courte
est reliée à l’enclume qui est lui-même relié à l’étrier.
L’étrier est fixé à la fenêtre ovale par sa platine. Les osselets ont pour fonction de
transformer les vibrations de l’air qui arrivent au niveau du tympan en vibrations des osselets
et amortissent les oscillations trop fortes du tympan afin que l’oreille interne ne soit pas lésée
par les vibrations des bruits externes.
3) L’oreille interne
Elle contient des récepteurs sensoriels de l’audition et de l’équilibre, elle est située dans un
réseau compliqué de cavités, le labyrinthe osseux du rocher. Celui-ci est composé du
vestibule, des canaux semi circulaire et du Limaçon et contient un liquide appelé le
PERILYMPHE.
Les récepteurs sensoriels de l’organe de l’équilibre sont situés sur le vestibule et les
canaux semi circulaires. Les récepteurs sensoriels de l’audition se trouvent au niveau du
limaçon.
Le limaçon osseux est une cavité enroulée en spinal qui est remplie par la périlymphe :
liquide semblable au LCR. La fenêtre ovale obstruée par l’étrier se trouve dans la cavité
vestibulaire. La fenêtre ronde fermée par le tissu fibreux se trouve dans la cavité sous
vestibulaire.
Le limaçon membraneux est entouré par le limaçon osseux. C’est un tuyau membraneux
rempli de lymphe (endolymphe).
La membrane basilaire avec les cellules sensorielles est située à ce niveau (limaçon
membraneux). Les cellules sensorielles de l’audition portent le nom de cellules auditives
ciliées car elles sont munies des poils très fins qui baignent dans l’endolymphe. A leur base,
les cellules auditives ciliées sont entourées par des fibres du nerf auditif (8ième paire de nerf
crânien).
i) Physiologie de l’audition
1. Les sons qui arrivent au niveau de l'oreille externe sont canalisés vers le conduit
auditif externe.
4. La base du stapes fait bouger d'avant en arrière la fenêtre vestibulaire qui génère des
ondes de pression dans la périlymphe de la cochlée.
6. La stimulation des cellules liées de l'organisme spiral de la cochlée génère des influx
nerveux qui se propagent le long du nerf vestibulo-cochléaire et atteignent l'encéphale, au
niveau du pont
LE MAINTIEN DE LEQUILIBRE
Canaux -
circulair
Vestibu
Ner
vestibulocochlé
→ tronc
1 Le maintien de l’équilibre
• Notre équilibre repose sur des influx nerveux venant de l’appareil vestibulaire
– de soutien
– ciliées
• Plaque réceptrice = crête ampullaire sur laquelle se trouve récepteurs = cellules ciliées
recouvertes capuchon gélatineux = cupule
I) ANATOMIE
1) Muqueuse pituitaire
Elle tapisse les fosses nasales mais seulement une petite partie de celle-ci a un rôle
olfactif : c’est la muqueuse olfactive. Le reste n’est que muqueuse respiratoire.
La muqueuse olfactive est située à la partie haute des fosses nasales et cette zone est appelée
Fossette Olfactive ; elle compose deux parties :
4) Physiologie de l’olfaction
Les excitants du corps odorants
Seuls les corps volatiles sont odorants. L’air transporte les particules matérielles qui
accompagnent une odeur. Il y’a une gamme étendue d’odeurs qui existent sur terre et l’on
distingue :
L’odorat est également diminué par l’inflammation ou par l’excès de sécrétion de mucus
nasale qui survient dans le rhume. La perte de l’odorat est appelée l’anosmie.
Physiologie
Les récepteurs de l'odorat dont situés dans la muqueuse du cornet nasal supérieur.
Comme les récepteurs du gout, les récepteurs de l'odorat sont des chémorécepteurs c'est-à-
dire des neurones spécialisés qui répondent à des stimuli chimiques. Leur fonctionnement
nécessite un certain degré d'hydratation et, pour stimuler les chémorécepteurs, les composés
chimiques de l'air sont hydratés dans le mucus qui tapisse la partie supéro-latérale de la
cavité nasale. Le nerf olfactif conduit la plupart des influx sensoriels de l'odorat. Les
sensations olfactives sont conduites par les fibres du nerf olfactif jusqu'aux régions
olfactives du cortex cérébral ou ces sensations sont perçues.
CHAPITRE 6 : SYSTEME TACTIL
I) Anatomie de la peau
La peau ou tégument est la couche externe du corps. Ses principales fonctions sont :
L’épiderme
Le derme
Le tissu sous cutané ou l’hypoderme
1) L’épiderme
C’est la couche superficielle de la peau. Elle ne possède pas de vaisseaux.
Cependant, la lymphe circule entre les cellules des couches profondes. Elle est formée
d’un épithélium plat cornée principalement composée des kératinocytes qui sont
responsables de la fabrication de la kératine. La kératine est hydrofuge (donc repousse
l’eau) et apporte protection et fermeté à la peau.
Les kératinocytes sont superposés en 04 couches mais les paumes de mains et les
plantes des pieds peuvent en avoir 05.
De l’intérieur vers l’extérieur, on distingue :
a) La couche basale
C’est une couche cellulaire simple ou les cellules se dirigent en permanence et d’où les
cellules nouvellement formées migrent en direction de la surface de la peau.
Arrivées à ce niveau, les cellules perdent leurs noyaux, se desquament et sont remplacées par
des cellules plus jeunes. (Ce processus est perpétuel)
c) La couche granuleuse
d) La couche cellulaire
Elle est composée de plusieurs couches de cellules plates transparentes. Elle sert à la
protection de la peau contre les forces de pression. Cette couche se trouve uniquement au
niveau des paumes de mains et plantes des pieds.
e) La couche cornée
En cas d’exposition excessive au soleil, les mélanocytes peuvent être lésés et se transformer
en cellules malines (cellules cancéreuses) mélanome ou cancer de la peau.
La kératinisation de l’épiderme
Elle provient du fait que, les cellules nouvellement formées au niveau de la couche basale
sont poussées vers la surface de la peau. Pendant cette migration, le cytoplasme, le noyau et
les organites cellulaires disparaissent et sont remplacés par la kératine qui donne à la peau sa
propriété hydrofuge.
La couleur de la peau
La protection de ces pigments dans la peau est différente en fonction des origines
ethniques et des couleurs de peau (européens et africains)
2) Le derme
C’est un tissu conjonctif situé sous l’épiderme. Il donne à la peau la résistance aux
déchirements et une élasticité à l’étirement. Le derme a 02 couches :
Elle est formée de tissus conjonctifs denses. Cette couche contient des vaisseaux sanguins,
des tissus adipeux, des nerfs, des follicules pileux, des glandes sébacées et sudoripares. La
combinaison des fibres de collagènes et élastiques donne sa souplesse à la peau tout en lui
conférant une bonne stabilité.
Selon la zone du corps et la morphologie, on trouve dans le derme une plus ou moins
grande quantité de cellules adipeuses. Ce tissu adipeux sous cutané sert d’amortisseurs, de
protection contre le froid et réserve d’énergie.
Le tissu S/C est aussi le lieu d’injection de quelques médicaments. Les zones d’injections
pour les S/C sont : la paroi abdominale, la face antérieure de la cuisse car ces régions sont
épaisses.
II) Les structures annexes de la peau
1) Les poils
Ils existent sur la presque totalité de la surface cutanée. Leur rôle essentiel est de
protéger contre le froid et les forces de pressions mécaniques. Les cheveux préservent le
crane d’une exposition trop forte au soleil. Les sous cils et les cils protègent les yeux
contre les corps étrangers. Les poils des narines empêchent l’inhalation des insectes et
des particules de poussière.
Le poil est comme un fils formé de cellules cornées agglomérées. Il est composé
d’un corps et d’une racine. Celle dernière s’enfonce jusqu’à dans le derme et atteint
parfois le tissu sous cutané.
Chaque poil est associé avec une glande sébacée dont le canal excréteur s’abouche sur le
corps du poil à proximité de la surface cutanée. La racine du poil se termine par le follicule
pileux. Ce dernier est entouré par de nombreuses fibres nerveuses très sensibles qui
enregistrent jusqu’au plus petit mouvement des poils. Le bulbe est une structure en forme
d’oignon située à la terminaison de chaque poil.
Les vaisseaux sanguins qui fournissent des nutriments pour la croissance du poil se trouvent
dans la papille pileuse. Le bulbe contient aussi la matrice à partir de laquelle de nouvelles
cellules sont formées.
Le long du follicule pileux, chemine un faisceau de cellule musculaire lisse qui fait relever
le poil en situation de froid ou de stress. La couleur du poil se détermine par le contenu de
mélanine dans les cellules cornées.
2) Les glandes annexes
- Les glandes sébacées : polis
- Les glandes sudoripares encrines : la sueur
- Les glandes sudoripares apocrines : au niveau des aisselles, pubis
La peau contient plusieurs récepteurs sensoriels qui permettent la connaissance des objets
extérieurs ainsi que l’expérience de sa propre surface corporelle à partir des contacts avec
l’environnement (consistance, forme de l’objet couché). Il existe différents récepteurs cutanés.
Les disques de Meckel qui sont des cellules S/C que l’on retrouve autour des
régions corporelles qui n’ont pas de poils.
Les corpuscules de Meissner qui sont retrouvés au niveau des extrémités des
doigts, de la paume de main et plantes des pieds ainsi qu’au niveau des paupières,
des lèvres et organes génitaux externes.
Les corpuscules lamellaires de Vater Pacini situés dans les couches S/C des
organes internes, des muscles et des articulations.
Les plexus nerveux qui entourent les racines des poils.
Les terminaisons nerveuses libres qui sont les dendrites sans gaines de myélines.
- Les récepteurs thermiques :
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On en distingue 02 à savoir les récepteurs au froid et à la chaleur
Les récepteurs à la douleur sont retrouvés partout au niveau de la peau et des nombreuses
régions du corps. Lorsque leurs stimulations agissent comme une torture, l’alarme est donnée
par une lésion corporelle.
Caractéristiques de la douleur
- La douleur somatique qui provient de la peau, l’appareil locomoteur ou des
tissus conjonctifs. Elle se divise en deux catégories : lorsque le stimulus est
situé au niveau de la peau on parle de douleur de surface exemple : piqure
d’aiguille ; et si la douleur provient des muscles, des articulations ou des tissus
conjonctifs on parle de douleur profonde exemple : les céphalées.
- La douleur viscérale qui est semblable à la douleur profonde par son caractère
sourd. Elle survient par exemple lors de l’extension, ou des spasmes des
muscles lisses, à l’occasion d’une irrigation sanguine déficiente et lors d’un
processus inflammatoire. Exemple : douleur gastrique, contraction utérine ou
coliques.
- La douleur neurogène qui provient d’un stimulus des fibres et des voix
nerveuses lorsque celles-ci sont lésées ou interrompues. Exemple : douleur
après amputation.
- La douleur psychogène qui est à l’origine d’une perturbation psychosomatique.
Exemple : membre fantôme.
Les types de douleurs :
- La douleur aigue : elle a une durée limitée et disparait rapidement. Elle peut
être souvent tolérée sans médicament même en cas d’intensité importante.
Exemple : douleur lors des soins dentaire
- La douleur chronique : elle se présente soit sous la forme d’une douleur
continue (dorsale, cancéreuse) soit sous la forme d’une douleur revenant
fréquemment. Exemple : céphalées migraineuses, angine de poitrine.
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