Comptabilité ULC 2021-2022
Comptabilité ULC 2021-2022
ICAM)
Facultés des Sciences et Technologies
COMPTABILITE GENERALE
PLAN DU COURS
Introduction générale
Chapitre 1 : Le Bilan
INTRODUCTION
Objectif du cours
C’est un cours qui permet d’acquérir facilement des connaissances théoriques et
pratiques de la comptabilité grâce à la clarté de l’association des mécanismes
théoriques de base à la pratique comptable souvent liée à des contraintes juridiques
et fiscales. Il permet la mise en évidence des notions importantes concrétisées par
de nombreux exemples.
Au terme de ce cours, l’étudiant sera capable de :
- Maîtriser le vocabulaire de la comptabilité et respecter les principes
comptables
- Utiliser efficacement les connaissances acquises à travers l’illustration de
nombreux exemples concrets permettant de faciliter la compréhension des
mécanismes
- Analyser l’ensemble des opérations annuelles de l’entreprise (ouverture des
comptes, opérations comptables courantes et clôture des comptes…)
- Etablir, analyser et interpréter les documents de synthèse : balance, résultat,
bilan
Ainsi, cette formation comptable générale assurera à l’étudiant une base rationnelle
concernant les professions futures en matière de comptabilité.
Notion d’entreprise
C’est une entreprise créée par une seule personne et qui apporte la totalité du capital. Cette
personne est appelée l’exploitant.
Entreprise Sociétaire
Appelée société, c’est une entreprise qui appartient à deux (2) ou plusieurs personnes
appelées ASSOCIES qui mettent en commun leurs apports.
Les sociétés peuvent être divisées :
LES SOCIETES DE PERSONNES : Ce sont des sociétés dont les associés sont solidairement et
indéfiniment responsables des dettes de la société. La société type est la SOCIETE EN NOM
COLLECTIF (S.N.C)
LES SOCIETES DE CAPITAUX
Ce sont des sociétés dont les associés ne sont responsables que par rapport à leurs apports
.La société type est la S.A (Société Anonyme)
LES SOCIETES A REPONSABILITE LIMITEE (S.A.R.L)
Ce sont des sociétés hybrides entre la S.A et la S.N.C
Trois agents économiques peuvent être retenus : LES CLIENTS, BANQUES, FOURNISSEURS.
Nous pouvons représenter les relations de l’entreprise avec ces agents économiques par le
schéma suivant :
richesse et donc en compter au moins certains types (le gain, le bétail) en utilisant des
techniques de comptage et des supports servant à archiver ces comptages.
On peut considérer trois étapes historiques dans l’évolution de la comptabilité de l’humanité :
dans l’Antiquité, la comptabilité essentiellement concrète et descriptive, avait un seul but et
donc une seule capacité : compter, au sens le plus banal, du terme ;
Au moyen âge, la comptabilité rattache les faits isolés les uns aux autres autrement que par
simple addition et s’érige en système. Le simple but de compter s’infléchit : on veut analyser,
Enfin dans une période plus moderne, le système trop descriptif, trop concret, à tendance à
devenir modèle et la comptabilité devenue ambitieuse s’essaie à donner une image globale
d’elle-même : on veut communiquer.
Dans l’Antiquité, le premier auteur notable est le souverain Hammourabi, sixième roi de la
dynastie amorite et fondateur du premier empire de Babylone vers 1730 avant J.C. De son
règne subsistent de nombreuses tablettes Cunéiformes qui renferment des textes précieux sur
la tenue légale des comptes.
Au moyen âge, la comptabilité type est concrétisée par la rédaction d’un registre unique,
chronologique, qui décrit surtout, mais pas exclusivement, les opérations avec les clients, les
fournisseurs et les banquiers en débit crédit.
1 Extrait de J.-G Degos, La Comptabilité, Dominos Flammarion, 1998, pp. 13 à 26
On trouve assez souvent des enregistrements en forme d’articles, mais « article » est à
considérer dans le sens journalistique du terme : il s’agit plus d’une description des opérations
que d’une analyse.
A partir de la fin du moyen âge, un grand auteur domine tous les autres : Luca Pacioli. Né
vers 1445 et mort en 1517. Il est resté dans l’histoire grâce à son traité « Summa de
arithmetica, geometricia, proportiom et proportionalita » publié en italien en 1494 et en latin
en 1523 et dont il existe encore des exemplaires dans plusieurs grandes bibliothèques
européennes ou américaines.
Ce traité est la première encyclopédie de gestion, mais aussi un remarquable traité de
mathématiques ; il expose pour la première fois de façon cohérente les principes de la partie
double, qu’il n’a pas inventé mais dont il a assuré l’essor dans l’Europe chrétienne.
A la lecture de l’ouvrage de Pacioli, on peut mesurer la qualité de sa réflexion. Il préconise
d’utiliser trois registres comptables : le mémorial, le journal et le grand livre.
Après avoir recommandé de faire l’inventaire de tous les biens personnels et d’exploitation du
commerçant, il détaille la tenue des différents registres : le mémorial permet d’abord
l’enregistrement des opérations sans analyse dans la monnaie ou sont effectuées les
transactions ; le journal, ensuite, qui fonctionne en débit et en crédit et qui est rédigé sous
forme d’articles, a le double but de reclasser les opérations chronologiquement et de les
exprimer en une même unité de compte, le grand-livre, enfin, où les débits et crédits sont
nettement différenciés, compte par compte.
Pacioli ouvre le chemin à ses successeurs, mais leur laisse de nombreux perfectionnements à
réaliser puisqu’il n’indique pas quoi ni comment débiter ou créditer et qu’il ignore la notion
de durée comptable. Cependant, sa façon de traiter les opérations est très moderne et n’a pas
changé jusqu’à ce jour.
1. Définition de la comptabilité
La comptabilité est un ensemble de techniques qui permet à l’entreprise de suivre tous les
flux économiques qui résultent de ses diverses opérations.
La comptabilité peut être définie comme un système d’organisation de l’information
financière permettant de :
i.
5
1.1 Définition
1.2 Classification
1.3 Flux économiques
2. Nécessité de la comptabilité
2.1 Définition de la comptabilité
2.2 Objectif de la comptabilité
2.3 Utilisation de la comptabilité
1. DEFINITION
La comptabilité permet :
1) de constater et de suivre dans ses variations la valeur des biens dont dispose
l’entreprise ;
2) de déterminer et de suivre la situation des tiers avec lesquels l’entreprise est en
relation.
Considérée comme une entité juridique distincte, l’entreprise est en relation avec
ses propriétaires (actionnaires) ses fournisseurs, ses créanciers, ses clients, ses débiteurs, les
Pouvoirs Publics, etc.
3) Tout en limitant notre étude dans le cadre de l’entreprise, il faut signaler que le champ
d’action de la comptabilité est très large et que celui-ci n’est pas lié seulement à la
notion de profit. C’est ce que relève A. Cibert1 lorsqu’il affirme que « la comptabilité
doit informer sur l’efficacité dans l’utilisation des facteurs rares : l’impératif est
d’ordre général, et il est aussi indépendant de l’objectif propre à l’organisation
observée que du système économique dans lequel elle fonctionne ».
2. L’UTILISATION DE LA COMPTABILITE
1
A. Cibert, Comptabilité Générale, Dunod, Paris, 1971, p 4
7
2) Pour les tiers qui ont placé ou peuvent placer leur épargne dans l’entreprise ainsi
que pour tous ceux qui entretiennent des relations d’affaires avec elle.
2
Comment utiliser la comptabilité, Dunod Entreprise, Paris, 1975
8
CHAPITRE 1 : LE BILAN
9
1. DEFINITION
Sous un aspect statique, le bilan peut être considéré comme un cliché, une
photocopie de l’entreprise à un moment donné.
2. VIE DE L’ENTREPRISE
- A sa naissance
- A sa liquidation
Il ne reste alors que des fonds liquides ; correspondant à sa situation nette, qui sont
versés au propriétaire ou aux associés qui sont des propriétaires de l’entreprise.
3. PRESENTATION DU BILAN
- Celle du côté gauche est appelée ACTIF. Dans cette colonne, on relève par poste
tout ce que possède l’entreprise en bien physique, en créances sur les tiers, en
espèces et en droits divers.
-
BILAN
ACTIF Egale toujours PASSIF
Tout ce que l’entreprise
Possède Elle le doit - à son propriétaire
- à ses créanciers.
EMPLOIS RESSOURCES
11
Les ressources ont été utilisées à l’acquisition des biens qui permettent à
l’entreprise d’exercer son activité. Au flux monétaire (sortie d’argent liquide) correspond un
flux réel (acquisition de biens physiques).
- Des biens dont dispose l’entreprise pour exercer son activité (biens d’équipement,
marchandises, fonds liquides). Il s’agit de l’ACTIF DANS L’ENTREPRISE.
- Des créances (des fonds à recevoir) sur des tiers qui ont des dettes vis-à-vis de
l’entreprise. Il s’agit de l’ACTIF CHEZ LES TIERS.
- Des ressources apportées par le(s) propriétaire(s) ou dettes de l’entreprise envers elle-
même1 ou capital ;
- Des dettes de l’entreprise vis-à-vis des tiers (celles-ci seront payées à des échéances
fixées).
Le bilan est présenté en équilibre par construction. Dans le bilan, le total de l’actif
doit toujours être égal au total du passif.
1
L’expression « dettes de l’entreprise envers elle-même » constitue une allusion analogique pour mieux faire
comprendre. En réalité, juridiquement parlant, nul ne peut avoir de dette envers lui-même, celle-ci s’annulant
par confusion.
12
Exemple d’application :
Solution :
par le principe de l’égalité des deux colonnes du bilan, la différence entre l’ACTIF et les
DETTES qui est de …. FC 218.000 représente le CAPITAL.
a) Première interprétation
- L’ACTIF indique comment ont été utilisées ces ressources, quel emploi en a été fait.
Ces ressources se retrouvent à l’actif en :
* Biens d’équipement FC 100.000
* Marchandises FC 200.000
* Banque FC 3.000
* Caisse FC 5.000
* Créances sur clients FC 40.000
b) Deuxième interprétation
Le CAPITAL peut aussi être considéré comme une dette de l’entreprise en tant
qu’entité autonome envers ses propriétaires ; mais c’est une dette qui ne s’éteindra qu’à sa
liquidation. Il s’agit d’un PASSIF NON EXIGIBLE en cours d’activité.
Le PASSIF indique donc ceux qui ont des droits sur l’ACTIF de l’entreprise, en
l’occurrence :
- Les créditeurs (créanciers) qui ont un droit de créance ;
- Le ou les propriétaires(s) qui a(ont) un droit de propriété.
Dans la présentation d’un bilan, les différents postes sont regroupés aussi bien à
l’ACTIF qu’au PASSIF en rubriques principales selon leur nature.
Dans la représentation de Bilan, les différents postes sont regroupés aussi bien à l’Actif qu’au
Passif en rubriques principales. On distingue :
1) Ressources stables
2) Passif circulant
3) Trésorerie passif
ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE RESSOURCES STABLES
- Charges immobilisées - Capital
- Immobilisations incorporelles - Réserves
- Immobilisation corporelles - Report à nouveau
- Terrains, bâtiments, matériel - Résultat
- Avance et acompte versé sur immobilisation - Subventions d’investissement
- Immobilisations financières - Dettes financières
- Emprunt
TOTAL ACTIF IMMOBILISE TOTAL RESSOURCES STABLES
ACTIF
1° Actif Immobilisées
2° Actif circulant
3° Trésorerie actif
Cette rubrique regroupe tous les postes représentant des fonds liquides dont
dispose l’entreprise. Il s’agit des postes tels que : Caisse, Banque, Office des Chèques
Postaux, Institutions Financières.
On y enregistre également les valeurs à encaisser et les titres de placement
rapidement négociables.
PASSIF
Le passif fait connaître l’origine des ressources de l’entreprise. Ces ressources ont une triple
origine.
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a) Celles qui ont été fournies par l’exploitant ou par les associés à l’entreprise et qui y
sont maintenues d’une manière durable : elles constituent le Passif non exigible ou le
capital (personnel ou social) ;
b) Celles qui ont été fournies par des tiers (fournisseurs, créanciers, préteurs), et qui
doivent leur être restituées à plus au moins une longue échéance, elles constituent le
Passif exigible ou dettes ;
c) Celles qui ont été créées par l’entreprise elle-même à la suite de son activité passée et
qui ont été laissées à sa disposition : ce sont les profits sous formes d’auto
financement.
Le passif du bilan est divisé en trois blocs principaux : les ressources stables, le passif
circulant et la trésorerie passif.
- Les ressources stables comprennent les capitaux propres (capital, réserves, résultat,
report à nouveau, subventions d’investissement, provisions réglementées), les dettes
financières (emprunts, crédit bail, dettes financières diverses) et les ressources
assimilées.
- Le passif circulant regroupe les dettes liées au cycle d’exploitation et les dettes hors
activités ordinaires. Il inclut les dettes fournisseurs, des avances clients, les dettes
sociales (personnel et organismes sociaux) et les dettes fiscales (Etat et ses
démembrements) et les dettes diverses (associés et autres).
- La trésorerie-passif comprend les banques, les crédits de trésorerie et d’escompte
ainsi que les découverts bancaires.
- Les écarts de conversion-passif regroupent des gains probables de change concernant
les créances et les dettes libellées en devises.
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Total348.000 Total348.000
- Les postes de l’ACTIF du bilan sont classés selon le degré croissant de leur liquidité
(c’est-à-dire la faculté de se transformer en argent liquide) en partant des valeurs
immobilisées, en passant par les valeurs d’exploitation et réalisables et aboutissant aux
valeurs disponibles.
- Les postes du PASSIF sont eux classés selon l’ordre de proximité croissante de leur
terme d’exigibilité, c’est-à-dire en partant des valeurs non exigible, dettes à long
terme, à moyen terme et enfin à court terme.
6. LE RESULTAT
Par exemple, l’année d’activité pour l’Etat est appelé « année civile », pour
l’Université, « année académique », etc. Pour la comptabilité, il s’agit d’un « exercice
comptable ».
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Total12.000 Total12.000
Total15.000 Total15.000
Les Fonds Propres au 1er janvier 1972 étaient de 10.000 FC et connaissent donc un
accroissement de 2.000 FC au 31 décembre 1972. Le Résultat est un Profit.
Total10.500 Total10.500
Les « Fonds Propres » au 1er janvier 1972 étaient de 10.000 Fc et connaissent une
diminution de 2.500 FC au 31 décembre 1972. Le Résultat est une Perte.
Total38.000.000 Total38.000.000
Travail demandé : Présenter le bilan de fin d’exercice en tenant compte des modifications
subies par les différents postes du bilan du début d’exercice (bilan initial).
22
Total42.500.000 Total42.500.000
APPLICATIONS
1) Présentez le bilan après chaque opération a. L’entreprise X dispose, pour commencer son
activité, d’un capital de 250.000 fc qui lui a été apporté par ses propriétaires. Avec ce
capital, l’entreprise décide d’acheter des machines pour 75.000 fc. Le reste est gardé en
banque. b. Elle achète ensuite du mobilier pour 37.500 fc et des marchandises pour 25.000 fc,
le tout est payé par banque.
4) M. Bernard prélève parmi ses avoirs personnels, évalués à 500.000 fc, une somme de
50.000 fc en espèces, un véhicule évalué à 40.000 fc sur lequel il reste encore 10.000fc à
payer à court terme et des meubles évalués à 30.000 fc pour mettre le tout à la disposition de
l'entreprise qu'il crée. Etablissez le bilan de l'entreprise "Bernard". A combien s'élève le
patrimoine net de l'entreprise «Bernard» ? A combien s'élève le patrimoine de M. Bernard ?
Supposons maintenant que l'entreprise "Bernard" emprunte en banque, à long terme, un
montant de 100.000fc qu’elle dépose sur son compte courant bancaire. Etablissez le bilan qui
résulte de cette nouvelle situation.
Quelle est maintenant la situation du patrimoine de l'entreprise "Bernard" ?
5) L’entreprise Z dispose, pour commencer son activité, d’un capital de 250.000fc. Les
emplois se composent d’un immeuble évalué à 100.000fc et de marchandises évaluées à
125.000 fc. Le reste est gardé sur le compte courant bancaire. Dressez le bilan initial de
l’entreprise a. L’entreprise Z vend, au comptant par banque pour 75.000fc, des marchandises
qu’elle avait achetées 50.000fc. Présentez le nouveau bilan de l’entreprise. b. Repartez du
bilan initial et imaginez le scénario suivant : l’entreprise Z vend, au comptant par banque
pour 37.500fc, des marchandises qu’elle avait achetées 50.000fc. Présentez le nouveau bilan
de l’entreprise.
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1. DEFINITION
Le compte est un tableau dans lequel sont enregistrées les opérations relatives au
même objet dont les valeurs sont disposées en vue de l’addition.
Tout compte est intitulé du nom de l’objet dont on enregistre la valeur des faits
comptables l’affectant.
Par exemple, dans le compte CAISSE on note les entrées et les sorties d’espèces,
quelle qu’en soit l’origine.
Les faits regroupés dans un compte peuvent avoir diverses origines mais ont cependant
tous un caractère commun, exprimé par l’intitulé du compte.
2. FORME DU COMPTE
Le compte se présente sous forme d’un tableau qui peut être aménagé de façon fort
variable suivant les buts que l’on se propose.
Celui-ci comprend :
TRACE DU COMPTE
1ère disposition
NOM DU COMPTE
DEBIT CREDIT
DATES LIBELLES SOMMES DATES LIBELLES SOMMES
2ème disposition
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NOM DU COMPTE
Ce solde est dit débiteur si le total du débit est supérieur à celui du crédit.
Il est dit créditeur lorsque le total du crédit est supérieur au total du débit.
Lorsque le total du débit et celui du crédit sont égaux, le compte est dit SOLDE.
Lorsque le compte est soldé, les deux totaux égaux sont soulignés d’un double
trait.
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Ces comptes sont ceux qui figurent au bilan en donnant la situation (emplois des ressources et
leur origine) de l’entreprise. Prenons l’exemple d’un bilan vu précédemment à la page 13
ainsi que celui des variations qu’on lui a fait subir page 14.
- Les postes de l’actif représentent les comptes de l’Actif (les biens et créances de
l’entreprise).
- Les postes du passif représentent les comptes du Passif (les dettes de l’entreprise et
fonds propres).
Les sommes des comptes de l’Actif sont inscrites au débit de ces comptes :
Les sommes des comptes du Passif sont inscrites au crédit de ces comptes :
D Capital C D Dettes C
30.000.000 8.000.000
- Les comptes du passif (comptes des origines des ressources) sont crédités des
augmentations et débités des diminutions.
En suivant cette règle, enregistrons dans les comptes les variations subies par le bilan d’après
l’exemple de la page 14 :
Total42.500.000 Total42.500.000
a) Les mouvements de fonds liquides (argent) sont enregistrés dans les comptes : caisse,
banque, chèques postaux.
b) Les mouvements de biens sont enregistrés dans les comptes représentant ces biens tels
que : immeuble, mobilier, matériel de transport, machines, marchandises, etc.
Les enregistrements des opérations dans ces comptes doivent se faire au coût d’achat.
- Les créances de l’entreprise sont enregistrées habituellement dans des comptes du nom
de TIERS DEBITEURS, le plus souvent CLIENTS ou DEBITEURS DIVERS.
- Les dettes sont enregistrées dans des comptes du nom de TIERS CREDITEURS, le
plus souvent « FOURNISSEURS » ou « CREDITEURS DIVERS ».
CHARGES : Ce qu’ont coûté les marchandises vendues, les travaux effectués et les services
rendus, achats et frais payés ou à payer (loyer, dépenses de ménage, impôts et
taxes, frais d’eau et d’électricité, etc. assurance).
PRODUITS : Ce qu’ont produit les marchandises vendues, les travaux effectués et les
services rendus au titre de l’exploitation normale de l’entreprise (ventes,
production vendue, produits et profits divers, intérêts et dividendes reçus, …).
Les charges sont enregistrées au débit (emploi) et les produits au crédit (origine)
des comptes correspondants.
Exemples :
Avant de dégager ces règles, rapprochons les éléments qui déterminent le résultat
de l’exploitation. Celui-ci peut être dégagé de deux façons :
Dans la comptabilité à partie double (qui est celle que nous étudions)
l’enregistrement d’opérations DOIT faire intervenir deux comptes dans le sens que
lorsqu’un compte est débité, il doit y avoir un autre compte crédité du même montant.
Exercice d’application :
Au 1er janvier, l’entreprise a un patrimoine commercial ainsi réparti : caisse : 6.000 Fc,
banque : 2.000 Fc, mobilier : 10.000 Fc.
Au 04 janvier, elle achète des marchandises pour 5.000 Fc qu’elle paie au comptant par
caisse.
Au 05 janvier, elle achète à crédit de nouvelles marchandises pour 3.000 Fc.
Le 10 janvier, elle paie à son fournisseur 1.500 Fc par sa banque.
Le 20 janvier, elle vend à crédit des marchandises pour 2.000 Fc (coût d’achat de ces
marchandises est de 1.700 Fc).
COMPTES DE BILAN
(1/1) 6.000 (4/1) 5.000 (1/1) 2.000 (10/1) 1.500 (1/1) 10.000
(1/1) 18.000 (4/1) 5.000 (20/1) 1.700 (10/1) 1.500 (5/1) 3.000
(5/1) 3.000
COMPTES DE GESTION
D Ventes C D Résultat C
1. DEFINITION
Le Plan Comptable est la description détaillée de la technique comptable qui sera appliquée dans
une entreprise déterminée.
a) La détermination des comptes à créer et leur classification logique en des listes adéquates. Le nombre
et la nature des comptes varient avec le genre d’activité et l’importance de l’entreprise.
b) La classification et l’identification des comptes.
Le deuxième rôle :
a) Faire le relevé complet de tous les faits comptables prévisibles et l’indication préalable de leur
répartition au débit ou au crédit de comptes à créer.
b) Prévoir le sort qui, en fin d’exercice, sera réservé au solde de chacun des comptes.
Le troisième rôle :
Pour comparer les entreprises entre elles, il est nécessaire que les comptes et les résultats aient une
présentation uniforme.
- Par le fait des tiers intéressés aux informations fiables sur la marche des entreprises, notamment les
banques et les experts-comptables. Les banques et les experts-comptables, de par leur profession, sont
intéressés au premier degré du contenu des documents comptables.
- Par la tendance au regroupement des entreprisses – formation des cartels, des trusts, les groupes en
général – qui exige que les entreprises faisant partie d’un groupe tiennent leur comptabilité de la même
manière afin d’obtenir une certaine coordination.
- Par les Pouvoirs Publics, spécialement au sein des activités faisant appel à l’épargne publique (banque,
société d’assurances).
35
2. Le contenu de la normalisation
La normalisation consiste :
a) En l’adoption d’une terminologie identique c’est-à-dire l’emploi de définitions identiques des concepts
employés. Il faut que tout le monde désigne la même chose par le mot « provisions », par le mot
« réserves » ou « report à nouveau ».
b) En l’établissement des règles de calcul identiques.
c) En l’adoption des documents comptables ayant la même forme aussi bien les documents internes (la
liste des comptes, les registres, …) que les documents qui sont communiqués à l’extérieur (le bilan, le
tableau de formation des résultats, …).
La comptabilité générale qui est l’objet de notre cours est concernée par les
classes qui vont du n° 1 au n° 8 comme l’indique le cadre comptable ci-après.
Les comptes divisionnaires peuvent aussi être divisés en sous-comptes ainsi de suite.
Sous-comptes :
2311 Bâtiments industriels
2312 Bâtiments agricoles
2313 Bâtiments administratifs et commerciaux
2314 Bâtiments affectés au logement du personnel
2315 Immeubles de rapport
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233Ouvrages d’infrastructure
2331 Voies de terre
2332 Voies de fer
2333 Voies d’eau
2334 Barrages, digues
2335 Pistes d’aérodrome
2338 Autres
234Installations techniques
2341 Installations complexes spécialisées sur sol propre
2342 Installations complexes spécialisées sur sol d’autrui
2343 Installations à caractère spécifique sur sol propre
2344 Installations à caractère spécifique sur sol d’autrui
CADRE COMPTABLE
COMPTES
Comptes des
engagements hors bilan
Classe 9 : Comptes des engagements hors bilan et comptes de la comptabilité
et comptes de la
analytique de gestion
comptabilité analytique
de gestion
37
Exercices d’Application.
- L’entreprise KLAT ouvre son premier exercice comptable le 2 janvier 1987 avec un patrimoine ainsi
réparti :
Immeubles 100.000 FC
Mobilier 50.000 FC
Matériel de Transport 10.000 FC
Marchandises 20.000 FC
Clients 5.000 FC
Banque 2.000 FC
Caisse 1.500 FC
Fournisseurs 70.000 FC
57 Caisse
A.2. Passif
10 Capital 40 Fournisseur
B. COMPTES DE GESTION
15.000 15.000
601 Achats
11.000 11.000
B.3. Résultat
13 Résultat
N.B. : Les opérations relatives aux comptes : marchandises, achats, variations des stocks sont enregistrées
selon la méthode d’inventaire permanent.
Nous allons longuement nous attarder plus loin sur les deux méthodes d’enregistrement des opérations en
ce qui concerne les achats et les ventes selon qu’il s’agira de la méthode d’inventaire permanent ou
celle d’inventaire intermittent
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Les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire sont :
• le livre-journal, dans lequel sont inscrits les mouvements de l’exercice enregistrés en comptabilité,
dans les conditions exposées au paragraphe 4 de l’article 17 ci-dessus ;
• le grand-livre, constitué par l’ensemble des comptes de l’entreprise, où sont reportés ou inscrits
simultanément au journal, compte par compte, les différents mouvements de l’exercice ;
• la balance générale des comptes, état récapitulatif faisant apparaître, à la clôture de l’exercice, pour
chaque compte, le solde débiteur ou le solde créditeur, à l’ouverture de l’exercice, le cumul depuis
l’ouverture de l’exercice des mouvements débiteurs et le cumul des mouvements créditeurs, le solde
débiteur ou le solde créditeur ,à la date considérée ;
• le livre d’inventaire, sur lequel sont transcrits le Bilan et le Compte de résultat de chaque exercice,
ainsi que le résumé de l’opération d’inventaire.
L’établissement du livre-journal et du grand-livre peut être facilité par la tenue de journaux et livres
auxiliaires, ou supports en tenant lieu, en fonction de l’importance et des besoins de l’entreprise. Dans
ce cas, les totaux de ces supports sont périodiquement et au moins une fois par mois respectivement
centralisés dans le livre-journal et dans le grand-livre.
Article 20
Les livres comptables et autres supports doivent être tenus sans blanc ni altération d’aucune sorte.
Toute correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés ;
l’enregistrement exact est ensuite opéré.
1. LE JOURNAL
Le journal est un registre sur lequel le commerçant est tenu d’inscrire toutes les opérations
de son commerce.
Chaque opération est inscrite au journal sous forme d’article et dans l’ordre
chronologique de succession. Les écritures retracent ainsi l’enchaînement historique de
l’ensemble.
En réalité, le journal est une liste, établie par date, des sommes à classer au débit ou au crédit
des comptes désignés.
Pour faciliter la compréhension des articles, on y ajoute souvent un court libellé qui est une
note explicative de l’opération effectuée.
- Le 15 janvier 1974, je vends au comptant des marchandises pour 2.000 FC. Cout d’achat 1200Fc.
6031
Prescriptions à appliquer
a) Inscrire la date en tête de l’article entre deux traits horizontaux. Les dates séparent les articles.
Au début de chaque page du registre indiquer la date avec le MILLESIME.
b) Le ou les comptes à débiter avec les montants y afférents se portent sur la ligne suivante. Les
intitulés de comptes sont inscrits en haut à gauche et les montants inscrits sur la même ligne dans
la première colonne des sommes. Sur la ligne suivante un peu à droite, on porte le ou les comptes
à créditer et les montants y afférents sur la même ligne dans la deuxième colonne des sommes.
c) La première colonne enregistre le n° de l’article et la deuxième, le chiffre de référence aux
comptes.
d) Les sommes sont totalisées en bas de page et les totaux sont reportés sur la première ligne de la
page suivante.
Bas de page
10.450 10.450
43
- Un article est dit simple, lorsqu’il comporte un seul compte débité et un seul compte crédité.
Exemple :
31 Marchandises 1.200
401 à Fournisseur 1.200
- Un article est dit récapitulatif, lorsqu’il compte une seule écriture reprenant un compte débité et
plusieurs crédités et inversement. Le total du crédit devant être égal au total du débit.
Exemple :
23 Immeuble 100.000
244 Mobilier 50.000
245 Matériel de transport 10.000
10 à Capital 160.000
- Le journal dresse par date la liste des montants à porter au débit ou au crédit des comptes. Il
apparaît ainsi comme étant le premier classement préparatoire au classement définitif des
opérations. En raison de la complexité des opérations effectuées par une entreprise, il serait
impossible de procéder, sans risque d’erreurs, à des imputations directement aux comptes. Le
journal permet de fixer les repères indispensables pour vérifier si toutes les opérations ont été
reparties aux rubriques intéressées.
- Le journal établit, entre les faits comptables d’une entreprise une coordination historique et
journalière que les comptes ne donneraient pas.
- Le journal répond enfin au vœu de la loi qui exige que le commerçant tienne note de toutes ses
opérations au jour le jour, sans blancs, lacunes, surcharges, grattages, etc.
Exercice d’application
L’entreprise KLAT ouvre son premier exercice comptable le 02 janvier 1987 avec un patrimoine ainsi
réparti :
Immeubles 100.000 FC
Mobilier 50.000 FC
Matériel de transport 10.000 FC
44
Marchandises 20.000 FC
Clients 5.000 FC
Banque 2.000 FC
Caisse 1.500 FC
Fournisseurs 70.000 FC
SOLUTION
--------------------- 2/1/1972 ------------------- D C
1. 23 Immeubles 100.000
244 Mobilier 50.000
245 Matériel de transport 10.000
31 Marchandises 20.000
411 Clients 5.000
52 Banque 2.000
57 Caisse 1.500
10 à Capital 118.500
401 70.000
Fournisseurs
Ouverture de l’exercice
------------------- 5/1/1972 ---------------------
2. 601 Marchandises 5.000
401 à Fournisseurs 5.000
31 S/Achats à crédit 5000
6031 5000
------------------7/1/1972-----------------------
3 57 Caisse 10.000
701 à Ventes 10.000
Ventes au comptant
-------------------- 7/1/1972 -------------------
4. 6031 Variation Stock 7.000
31 à Marchandises 7.000
45
521 à Banque 80
Paiement facture électricité et eau
--------------------- 15/1/1972 -----------------
7. 31 Marchandises 1.200
6031 à variation de stock 1.200
Retour marchandises en magasin
--------------------- 15/1/1972 -----------------
8. 701 Ventes 1.500
411 à Clients 1.500
Retour marchandises non conformes
--------------------- 16/1/1972 -----------------
9. 41 Clients 5.000
701 à Ventes 5.000
Vente marchandises à crédit
--------------------- 16/1/1972 -----------------
10. 6031 Variation Stocks 4.000
31 à Marchandises 4.000
Sortie des marchandises vendues du magasin
coût d’achat
--------------------------- ---------------------
3. LE GRAND-LIVRE
Il est constitué :
Les feuillets mobiles et les fiches sont classés d’après le n° des comptes dans le plan comptable
de l’entreprise. Tous les renseignements sur l’entreprise sont obtenus par la lecture des comptes. Ceux-ci
doivent être constamment tenus à jour.
46
Ce sont des registres englobant l’ensemble des comptes dérivés se rapportant aux comptes
collectifs clients et fournisseurs.
GRAND-LIVRE
Clients Fournisseurs
JOURNAL
GRAND-LIVRES AUXILIAIRES
Clients Fournisseurs
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La balance est un tableau dans lequel sont reportés les comptes du Grand-Livre avec, pour
chacun d’eux, le total du débit, celui du crédit et le solde qui en découle.
En fin d’exercice, les totaux reportés dans la balance se rapportent à toutes les opérations
effectuées depuis le début de l’exercice.
a) inscrire les comptes dans l’ordre du plan comptable et reporter les totaux du débit et du crédit
b) totaliser les sommes des colonnes : débit et crédit
Vérifier que : total du débit = total du crédit = total journal.
D=C=J
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Vérifier que : total des soldes débiteurs = total des soldes créditeurs.
SD = SC
50 80
BALANCE DE VERIFICATION
L’utilité de la balance
- La balance ne fournit qu’un contrôle mathématique. Elle ne donne pas une certitude, mais une
présomption sérieuse que les écritures ont été exactement reportées du journal au Grand-livre.
- Une balance dont les totaux concordent peut cependant contenir des erreurs et notamment :
a) des omissions
b) des erreurs dans les pièces de base : factures, reçus, …
c) des erreurs d’imputation, si par exemple on débite un compte au lieu d’un autre
d) des erreurs de compensation. Ce sont souvent des erreurs d’addition ou de report
e) d’inversion de chiffres.
- La balance sert à la vérification (au contrôle). C’est pourquoi elle est appelé BALANCE DE
VERIFICATION2
2
Nous allons revenir sur la notion de balance plus loin.