Compte rendu
Tp Manipulation 1 : Identification du schéma
équivalent et Essais directs d’une MAS
Abdessamad ELALOUANY Abdoulaye SOUARE
Ayman MABROUK
1 Décembre 2021
Identification du schéma équivalent et Essais directs d’une MAS
1 Introduction
Le moteur asynchrone est caractérisé par sa robustesse, et le plus répondu pour obtenir de
la puissance mécanique à partir d’un réseau alternatif. Dans ce Tp, nous allons en premier
temps caractériser le fonctionnement d’une machine asynchrone pour objectif de déterminer
les éléments du schéma équivalent d’une phase de la machine, ensuite d’étudier son fonction-
nement en charge afin de relever l’évolution de certaines grandeurs caractéristiques en fonction
de la vitesse de rotation du moteur et de pouvoir les comparer avec les valeurs théoriques,
enfin une dernière étude faite sur l’essai de lâché, pour pouvoir déterminer le moment d’inertie
du moteur asynchrone, et l’effet de ralentissement.
NB : Les calculs théoriques ainsi que le traçage des mesures sont faites sur Python.
2 Préparation
2.1 Identification du schéma équivalent
• Couple nominale :
Nn .π
Cmn = PΩmn
n
= 10[N.m]avecΩn = 30 ≈ 150[rad/s]
• Glissement nominal :
60.f sn
gn = N s−N
Ns
n
= 0, 05avecN s = p = 1500[tr/min]
• Courant nominal :
P mn P mn
Onaηn = 3.V [Link](ϕ n)
⇒ Isn = 3.V sn.ηn .cos(ϕn ) = 3.27[A]
Le moteur sera couplé en étoile, donc le courant de la ligne maximal de l’alternostat est 3.2
[A]
Les essais permettant de mesurer le schéma équivalent:
Figure 1: Schéma équivalent d’un moteur asynchrone
• Essai en continue : Détermination de Rs
Figure 2: Schéma équivalent en essai en
continue
V sdc
Rs = Isdc
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• Essai à vide : Détermination de Lm et Rf, en mesurant Pso et Iso
Le moteur est à la vitesse nominale ⇒ g=0
3.V so
Lm = Qs o .ωs
Avec Ppso = P 1 + P 2 , ωs = 2.π.f et
Qso = (3.V so .Iso )2 − P so2
On a Rf = [Link] [Link]
Pf s = Pso −P js−P m
Avec Pm les pertes mécanique qui sera
déterminé par suite en faisant les essais en
pratique. Et on néglige la chute de tension
⇒ V so = Eso = V sn
Figure 3: Schéma équivalent en essai à vide 3.V so2
Donc Rf = P so−[Link] 2
Figure 4: Schéma de câblage en essai à vide
• Calibre : Ampèremètre : ≥ Isn = 3.2[A]
Voltmètre :≥ 400[V ]
• Essai à Rotor bloqué : Détermination de R’r et Nr
– la vitesse de rotation étant nulle ⇒ g=1
– Le bobinage rotorique est en court-circuit
– l’essai est effectué en tension réduite permettant d’avoir le courant nominal de la
machine (Iscc = Isn)
Figure 5: Schéma équivalent en essai rotor
bloqué
On a P scc = 3(Rs + R′ r)Icc2
Qscc = 3.N r.ωs .Icc2
On en déduit R′ r = [Link] scc
2 − Rs et
Qcc
Nr = 3.ωs .Icc2
Le schéma de câblage est le même que celui de l’essai à vide:
(Méthode de 2 Wattmètres )
• Calibre : Ampèremètre ≥ Isn = 3.2[A]
Voltmètre :≥ V sn = 230[A]
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2.2 Fonctionnement en charge
Nous avons réalisé un script python pour pouvoir calculer les éléments du schéma équivalent
à partir des essaies qui seront effectué pendant le TP.
Nous avons d’abord estimé ces valeurs pour tester notre script et pouvoir le comparer avec
les valeurs mesurées lors du TP.
On tiendra compte des pertes mécaniques que l’on supposera constantes et on tracera les
courbes suivantes :
Figure 6: allure du couple moteur Cm=f(W)
Figure 7: allure du courant statorique Is=f(W)
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Figure 8: allure du rendement eta=f(N)
Figure 9: allure du facteur de puissance cosphi=f(N)
2.3 Essai de lâcher
Après la coupure de l’alimentation, on a Cm=0, on étudie le ralentissement donc l’évolution
temporelle de la vitesse angulaire Ω(t).
On a :
Cm − Cr = J. dΩ
dt
⇔ Cm − Cu − Cp = J. dΩ
dt
⇔ Cm − Cu − f.Ω + Co = J. dΩ
dt
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⇔ J. dΩ
dt + f Ω = Co
−f
.t
La solution générale de l’équation sans second membre s’écrit sous la forme : Ω(t) = K.e J
Avec second membre on cherche la solution particulière:
−f
Soit K une fonction qui dépende de t, donc Ω(t) = K(t).e J .t
−f
En remplaçant et en simplifiant on trouve : Ω(t) = A.e J .t − Cfo
3 Manipulation
3.1 Identification du schéma équivalent
Afin de caractériser le fonctionnement d’une machine asynchrone, nous l’avons d’abord
modéliser par schéma équivalents.
Figure 10: Schéma équivalent d’un moteur asynchrone
Et donc pour cela nous avons suivi une méthodologie pour identifier chaque paramètre
électrique, en faisant 3 essais:
3.1.1 Essai en continue
On a alimenté une phase du moteur asynchrone avec une source de tension continue, et donc
la deuxième phase est lié au neutre cette méthode est appelé méthode voltampèremétrique
(comme ci-dessous).
ER1 : Enroulement rotorique
ES1 : Enroulement statorique
Figure 11: Schéma de câblage d’un essai con-
tinue
Donc on met IsDc = 2.5[A] et il est clairement que f sDc = 0[Hz].
#
On mesure VDc = 29.2[V ].
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#
˜ = VDc
D’où on peut déduire Rs [Link] = 5.8[Ω]
3.1.2 Essai à vide
Les enroulements sont couplés en étoile et alimenté par un système triphasé direct de tensions
de valeurs efficaces nominales V so = V sn = 230[V ]. Le schéma de câblage est représenté
ci-contre :
Figure 12: Schéma de câblage d’un essai à
vide
Le wattmètre monophasé est utilisé sur une
phase, donc les puissances seront multiplié
par 3, vu qu’il s’agit d’un système triphasé
équilibre.
Dans cet essai, on a remarqué que le moteur tourne à une vitesse inférieure à la vitesse
de synchronisme donc le glissement vaut 0, cela implique que le moteur fournit des pertes
mécaniques.
Nous avons mesuré P s1# #
o = 98W sur une phase donc soit P so = 3.98 = 294[W ],
Is# #
o = 1.77[A], et Qso = 3.396 = 1188[V AR].
Avec cet essai, le moteur fournit des pertes fer et des pertes mécaniques, qu’on devrait savoir
les déterminer, on sait que toute la puissance se dissipe en cette forme de perte.
Donc on a P so = P jso + P f so + pm ⇒ (P f so + pm) = P s# ˜
o − P jso
En effectuant plusieurs mesures de P so # et Iso # en différent tension :
On sait que P f so = k.V s2o avec k une constante.
D’où l’idée est de tracer P s# ˜ 2 # ˜ 2
o − P jso en fonction de V s , car P so − P jso = k.V so + pm
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Figure 13: Pfso+pm en fonction de la tension au carré
A partir de l’équation linéaire de la courbe on peut estimer une valeur de la puissance
mécanique dissipé pm = ˜129.13
Avec cela, on peut déterminer les pertes fer à partir de P f˜so = P s# ˜
o − P jso − pm
˜ = 109.98[w].
˜ 2
Avec P jso = [Link] = 54.89[w]
3.V s2o
D’où on peut déduire la résistance des pertes fer par Rf = P f˜so
= 1440[Ω] .
En exploitant cet essai on peut aussi déterminer Lm.
Nous avons mesuré Qs# o = 3.396 = 1188[W ], donc on peut déduire
3.V s#2
Lm = o
= 426[mH]
Qs#
o .ωsn
Avec ωsn = 2.π.f et f = 50[Hz]
3.1.3 Essai à rotor bloqué
En ce qui concerne cet essai, nous avons alimenté notre moteur en triphasé direct avec un
couplage en étoile des enroulements du stator, et le rotor en court-circuit (avec l’arbre bloqué
mécaniquement).
L’alimentation est sous tension réduite et intensité statorique de valeur efficace nominale.
Figure 14: Schéma de câblage d’un essai à rotor bloqué
Afin de déterminer Rr′ et Nr , nous avons mesuré la tension simple V s#
cc = 49.88[v],
# #
P scc = 101[w] et Qscc = 124[V AR]
P scc#
On détermine Rr′ = 3.Iscc2
− Rs = 4[Ω]
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Qcc
Et Nr = 2
3.ωs .Icc
= 38.4[mH]
Figure 15: Bilan des paramètres électriques du schéma équivalent
3.2 Essais directs : Fonctionnement en charge
Dans cet essai, nous avons alimenté notre moteur en triphasé direct de 230 V tension simple
avec un couplage en étoile des enroulements.
On fait varier la charge du moteur par des résistances en pourcentage de la puissance
maximale de 0% à 60%, afin de régler le couple résistant ainsi donc régler la vitesse du
moteur asynchrone autour du point nominal pour relever les points correspondant à chaque
vitesse afin de tracer les grandeurs.
Figure 16: Tableau des mesures pour fonctionnement en charge
On trace les courbes à analyser:
Figure 17: Couple en fonction de la vitesse Figure 18: Courant au stator en fonction de
la vitesse
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Figure 19: Rendement en fonction de la Figure 20: facteur de puissance en fonction de
vitesse la vitesse
Nous avons superposé les courbes mesuré avec les courbes théorique pour pouvoir comparer.
On remarque que les courbes de nos mesures sont proches de celles calculé théoriquement, la
différence est due au fait que les modèles théorique sont réalisés en supposant des hypothèses
simplificatrices.
3.3 Essai de lâcher
Essai de lâcher consiste à alimenter le moteur asynchrone d’une façon normale sous sa tension
nominale avant qu’on coupe brusquement l’alimentation et on enregistre le décroissement de
la vitesse en fonction du temps à l’aide d’un oscilloscope. Pour mesurer la vitesse lors du
ralentissement, on utilisera la tension d’induit de la génératrice à courant continu qui est
proportionnelle à Ω.
Cet essai permet de déduire le moment d’inertie J de l’ensemble MAS+MS+MCC et les
coefficients de frottements visqueux et secs du couple de pertes Cp ≈ f.Ω + C0.
la figure suivante présente le relevé de la manipulation.
Figure 21: Relevé avec l’oscilloscope
Pour déterminer le moment d’inertie on utilise la relation suivante:
Pmec
J= Ω0 .( dΩ )
dt Ω=Ω0
avec,
2π.N0 dΩ ∆Ω
Ω0 = 60 et dt = ∆t
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On fait l’application numérique en relevant à l’oeil les valeurs de ∆Ω et ∆t à par-
tir du relevé obtenu avant :
Figure 22: Relevé avec l’oscilloscope
On a,
∆Ω = Ω0 = 156.76 [rad/s] avec N0 = 1497 [tr/min]
∆t = 5, 5 [s]
Pmec = 129, 13 [W ]
On trouve :
J = 0.029 [Kg.m2 ]
Le datasheet du moteur donne un moment d’inertie qui vaut.
J = 0.00337 [Kg.m2 ]
On remarque que le moment d’inertie déterminé est presque 10 fois le moment d’inertie
donné par le datasheet, cela peut être du à la charge entraı̂née par le moteur.
Pour calculer les coefficients de frottements visqueux et secs du couple de pertes on utilise
le calcule numérique avec la méthode des moindres carrés (module scipy, fonction opti-
[Link] fit) .
−f
Co .t Co
on a Ω(t) = (Ω0 + f ).e
J − f
Avec le script python ci-dessous on obtient (C0 /f ) et (f /J).
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Figure 23: Script python pour la méthode des moindres carrées
on obtient:
Figure 24: Résultat parla méthode des moindres carrées
Alors,
f
J = 26771.55
C0
f = 558107
Les valeurs obtenues semblent fausses, donc le code utilisé pour réaliser la méthode
des moindres carrées n’était pas bon.
4 Conclusion
Dans ce Tp, nous avons déterminé les paramètres électriques et mécaniques de la machine
asynchrone à partir des essais classiques, ainsi des études faites sur son fonctionnement en
charge et en ralentissement, en comparant entre les calculs théoriques faites par schéma
équivalent et les mesures en charge, on remarque une différence est due au fait que les modèles
théorique sont réalisé en utilisant des hypothèses simplificatrices. Cette étude menée sur cette
machine nous a permis d’apprendre davantage à appliquer les notions apprises en cours.
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