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Courbes Polaires et Réduction d'Intervalle

Ce document décrit les courbes d'équation ρ=f(θ) en coordonnées polaires. Il présente comment réduire l'intervalle d'étude et comment étudier les tangentes à ces courbes.

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Courbes Polaires et Réduction d'Intervalle

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Chapitre 12 : Courbes d’équation


ρ = f (θ) en coordonnées polaires

I Préliminaire

Ici, P désigne un plan affine euclidien orienté, R = (O,⃗i, ⃗j) un repère orthonormé.
Pour θ P R, on note ⃗u(θ) = cos θ⃗i + sin θ⃗j.

⃗u(θ)
⃗j

θ
⃗i
ÝÝÑ
Soit (ρ, θ) P R2 . M admet le système de coordonnées polaires (ρ, θ) ðñ OM = ρ⃗u(θ).
Ainsi, M est sur la droite (O, ⃗u(θ)), et OM = |ρ|.
ÝÝÑ
OM et ⃗u(θ) sont de même sens si et seulement si ρ ě 0.
Soit I un intervalle infini de R. Soit f : I Ñ R, de classe C 1 au moins.
La courbe d’équation polaire ρ = f (θ) dans R, c’est

ÝÝÑ
! )
C = M P P, Dθ P I, OM = f (θ)⃗u(θ) (12.1)

ˇ
ˇ f (θ) sin θ
ˇ
C’est donc le support de l’arc paramétré θ Ñ
Þ M (θ) ˇˇ .
ˇf (θ) cos θ

Rappel :
d⃗
( )
θ ÞÑ ⃗u(θ) est de classe C 8 sur R, et = ´ sin θ⃗i + cos θ⃗j = ⃗u θ + π2 , noté ⃗v (θ).
u
dθ (θ)
k k ( )
Et, par récurrence, ddθ⃗u (θ) = ⃗u θ + kπ
2 .
ÝÝÑ
La donnée de θ et du signe de ρ donne l’angle (⃗i,̂OM ), ce qui suffit quasiment à tracer la courbe (ou
du moins l’allure).

Exemple :
C : ρ = f (θ), θ P [0, 5π
2 [.

Données : f est de classe C 1 , et on a le tableau de signes :

π 3π 5π
θ 0 2 π 2 2π 2
(12.2)
f (θ) 0 + 0 + 0 + 0 + 0 ´ ´8

MPSI Mathématiques 1 Ismaël Bouya


Analyse
II. RÉDUCTION
CHAPITRE
DE L’INTERVALLE
12. COURBES
D’ÉTUDE
D’ÉQUATION ρ = F (θ) EN COORDONNÉES POLAIRES

II Réduction de l’intervalle d’étude


On considère une courbe C : ρ = f (θ), θ P R. Divers exemples :
ÝÝÑ
‚ Si il existe k P Z˚ tel que @θ P R, f (θ + 2kπ) = f (θ), alors M (θ + 2kπ) = M (θ), puisque OM (θ +
ÝÝÑ
2kπ) = f (θ + 2kπ)⃗u(θ + 2kπ) = f (θ)⃗u(θ) = OM (θ).
On obtient ainsi tout C pour θ décrivant un intervalle d’amplitude 2kπ.
‚ Si il existe k P Z˚ tel que @θ P R, f (θ + π + 2kπ) = ´f (θ) :
ÝÝÑ ÝÝÑ
OM (θ + π + 2kπ) = f (θ + π + 2kπ)⃗u(θ + π + 2kπ) = ´f (θ)(´⃗u(θ)) = OM (θ) (12.3)

On obtient donc encore tout C avec un intervalle d’amplitude π + 2kπ.


‚ Si @θ P R, f (´θ) = f (θ)
y

a
M (θ)

θ
O ´θ x
a
M (´θ)

On obtient alors C en se limitant à R+ (ou R´ ), et en opérant sur la courbe obtenue une symétrie
d’axe Ox
‚ Si @θ P R, f (´θ) = ´f (θ)
y

M (´θ) a a
M (θ)

θ
O ´θ x
⃗u(´θ)

On obtient tout C en se limitant à R+ puis en faisant une symétrie d’axe Oy.


‚ Si @θ P R, f (π ´ θ) = f (θ)
y

M (π ´ θ) a a
M (θ)
π´θ
θ
O x

Idem que précédemment, avec θ P [ π2 , +8[ (ou ] ´ 8, π2 ])

MPSI Mathématiques 2
Analyse
CHAPITRE 12. COURBES D’ÉQUATION ρ = F (θ)
II. EN
RÉDUCTION
COORDONNÉES
DE L’INTERVALLE
POLAIRES D’ÉTUDE

‚ Si @θ P R, f (π ´ θ) = ´f (θ)
On obtient C en se limitant à θ P [ π2 , +8[, puis en faisant une symétrie d’axe Ox.
‚ Si @θ P R, f (π + θ) = f (θ)
y

a
M (θ)
π+θ
θ
O x

M (π + θ) a

On dessine sur un intervalle d’amplitude π, puis on fait une symétrie par rapport à O.
‚ Autres cas plus variés :
˛ Si @θ P R, f (θ + π2 ) = f (θ) :
On dessine sur [0, π2 [, puis on fait une rotation d’angle π
2 (3 fois) et de centre O.
˛ Si @θ P R, f ( π2 ´ θ) = f (θ) :

a
M ( π2 ´ θ)

a
M (θ)

On fait l’étude pour θ P] ´ 8, π4 ], puis une symétrie par rapport à la première bissectrice.
˛ Si @θPR, f (θ + 2π) = 2f (θ) :
On étudie sur un intervalle d’amplitude 2π, puis on fait toutes les homothéties de centre O et
de rapport 2k , k P Z.

Exemples, construire les courbes

Cn : ρ = sin(nθ), nPN (12.4)


θ
Cn1 : ρ = sin( ), n P N˚ (12.5)
n
Pour les Cn , on peut se limiter à un intervalle d’amplitude 2π.

‚ Pour n = 1 : on se restreint à [´π, π]


ρ(´θ) = ´ρ(θ) : On peut se limiter à [0, π], puis on fait une symétrie d’axe Oy ρ(π ´ θ) = ρ(θ) ;
rien de mieux.
On obtient un cercle :

1
θ
sin

θ
O

‚ Pour C2 : ρ = sin(2θ) :
ρ(2π + θ) = ρ(θ). On peut donc se restreindre à [´π, π].

MPSI Mathématiques 3
Analyse
III. ÉTUDE CHAPITRE
DES TANGENTES
12. COURBES D’ÉQUATION ρ = F (θ) EN COORDONNÉES POLAIRES

ρ(´θ) = ´ρ(θ) : Étude sur [0, π], puis symétrie d’axe Oy.
ρ(π ´ θ) = ´ρ(θ) : Étude sur [0, π2 ], puis une symétrie d’axe Ox donne sur [0, π].
π π
θ 0 4 2
ρ 0 + 1 + 0
1
cercle unité
O 1

‚ Pour C3 : ρ = sin(3θ) :
ρ(2π + θ) = ρ(θ) : Étude sur un intervalle d’amplitude 2π.
ρ( 2π
3 + θ) = ρ(θ) : Étude sur un intervalle d’amplitude

3 , puis 2 rotations d’angle 2π
3 et de centre
O.
ρ(´θ) = ´ρ(θ) : Étude sur [0, 2π ´π π
6 ], puis symétrie d’axe Oy donne la courbe sur [ 3 , 3 ]
π
θ 0 3
ρ 0 + 0

‚ C21 : ρ = sin( θ2 ) :
ρ(θ + 4π) = ρ(θ) : Étude sur [´2π, 2π]
ρ(´θ) = ´ρ(θ) : Étude sur [0, 2π], puis symétrie d’axe Oy.
θ 0 π 2π
ρ 0 + 1 + 0

III Étude des tangentes


Soit C : ρ = f (θ), θ P I, où f est de classe C 1 (au moins)
Soit θ0 P I, on cherche la tangente en M (θ0 ).
ÝÝÑ ÝÝÑ
OM = f (θ)⃗u(θ). Donc dM 1
dθ (θ) = f (θ)⃗
u(θ) + lofomo
(θ)on ⃗v (θ)
‰0 si M ‰O
Ainsi, sur une courbe d’équation polaire ρ = f (θ), si M (θ0 ) ‰ O, alors ce point n’est pas stationnaire
(la famille (⃗u(θ), ⃗v (θ)) est en effet libre, pour tout θ P R, elle forme même une base orthonormée directe
de la direction de P)
ÝÝÑ
‚ Si M (θ0 ) ‰ O : dM
1

dθ (θ0 ) fait un angle α avec ⃗u(θ0 ) tel que cos α


= ff (θ
(θ0 )
( ÝÝÑ ) ÝÝÑ
sin α
› ÝÝÑ
0 )›

En effet : Si on note α = ⃗u(θ0 ), dM dM › dM


› ›
dθ (θ0 ) , alors dθ (θ0 ) = › dθ (θ0 )› (cos α⃗u(θ0 ) + sin α⃗v (θ0 ))

MPSI Mathématiques 4
Analyse
CHAPITRE 12. COURBES D’ÉQUATION ρ = F (θ) EN COORDONNÉES
IV.POLAIRES
BRANCHES INFINIES

› ÝÝÑ › › ÝÝÑ ›
› dM › 1
› dM ›
Donc › dθ (θ0 )› cos α = f (θ0 ) et › dθ (θ0 )›› sin α = f (θ0 ), (et donc sin α ‰ 0)
› › ›

D’où le résultat.
Ainsi :
Si M (θ0 ) ‰ O, ce point n’est pas stationnaire, et la tangente T0 en ce point fait avec (OM0 ) un
f 1 (θ0 )
angle orienté α = ((OM0 ), T0 ) tel que cotan α = f (θ0 )
f (θ0 ) π
On peut aussi retenir que tan α = f 1 (θ0 ) si f 1 (θ0 ) ‰ 0 et α = 2 sinon.
‚ Si M (θ0 ) = O :
ÝÝÑ
dM
(θ0 ) = f 1 (θ0 )⃗u(θ0 ) + f (θ0 )⃗v (θ0 ) = f 1 (θ0 )⃗u(θ0 ) (12.6)

˛ Si f 1 (θ0 ) ‰ 0, alors M (θ0 ) = O n’est pas stationnaire et la tangente est dirigée par ⃗u(θ0 ).
˛ Si f 1 (θ0 ) = 0 et qu’on peut dériver suffisamment de façon à tomber sur le premier f (k) (θ0 )
non nul (s’il en existe) :
ÝÝkÝÑ k
d M ÿ π
(θ 0 ) = Cki f (i) (θ0 )⃗u(k´i) (θ0 ) = Ckk f (k) (θ0 )⃗u(θ0 + (k ´ k) ) = f (k) (θ0 )⃗u(θ0 ) (12.7)
dθ k
i=0
2

Ainsi, dans tous les cas la tangente est dirigée par ⃗u(θ0 ).
Exemple :
C : ρ = a(1 + cos θ) (« cardioïde »)
ρ(θ + 2π) = ρ(θ) : Étude sur [´π, π]
ρ(´θ) = ρ(θ) : Étude sur [0, π], puis symétrie d’axe Ox.
Si a ą 0 :
π
θ 0 2 π
ρ(θ) 2a a 0

2a

Étude des tangentes :


ρ1 (θ) = ´a sin θ (12.8)
ρ1 (θ) ´a sin θ ´ sin θ
Donc ρ(θ) = a(1+cos θ) = 1+cos θ
π ÝÝÑ
En θ = 0, on a donc cotan α = 0, donc α = mod π (et (OM , T ) = α).
2
π ´π ÝÝÑ
En θ = 2, cotan α = ´1, donc α = 4 mod π (et (OM , T ) = α).

IV Branches infinies
Diverses situations Soit C : ρ = f (θ), θ P I où I est un intervalle infini.

MPSI Mathématiques 5
Analyse
IV. BRANCHES
CHAPITRE
INFINIES
12. COURBES D’ÉQUATION ρ = F (θ) EN COORDONNÉES POLAIRES

‚ Si I n’est pas majoré/minoré et limθÑ+8/´8 f (θ) = ˘8, on a une branche infinie spirale.

‚ Si limθÑθ0 f (θ) = ˘8 où θ0 P AdhR (I) : on obtient une direction asymptotique dirigée par
⃗u(θ0 )/d’angle polaire θ0 .

En effet : En coordonnées cartésiennes :


$
&x(θ) = f (θ) cos(θ)
(12.9)
% y(θ) = f (θ) sin(θ)

y(θ) sin(θ)
Donc si cos θ0 ‰ 0, au voisinage de θ0 : x(θ) = cos(θ) = tan θ ÝÝÝÑ tan θ0 .
θÑθ0
On a alors une direction asymptotique de pente tan θ0 .
y(θ) sin(θ)
Si cos θ0 = 0, au voisinage épointé de θ0 : x(θ) = cos(θ) ÝÝÝÑ ˘8
θÑθ0
Pour avoir les asymptotes, on fait ensuite l’étude de y(θ) ´ tan θ0 x(θ)…

exemple ρ = a tan( θ2 ) où a ą 0.
ρ(θ + 2π) = ρ(θ) : Étude sur ] ´ π, π[.
ρ(´θ) = ´ρ(θ) : Étude sur [0, π[ puis symétrie par rapport à Oy.
π
θ 0 2 π
ρ(θ) 0 + a + +8

θ sin( θ2 ) θ θ
y(θ) = ρ(θ) sin(θ) = a tan( ) sin(θ) = a 2 sin( ) cos( ) ÝÝÝÑ 2a (12.10)
2 cos( θ2 ) 2 2 θÑπ

2a

Autre exemple
θ
C : ρ = a(1 + tan( )) (12.11)
2
ρ(θ + 2π) = ρ(θ) : Étude sur ] ´ π, π[.
θ ´π ´ π2 0 π
2 π
ρ(θ) ´8 ´ 0 + a + 2a + +8

2a

Déjà, on a une direction asymptotique horizontale :

θ θ θ θ θ θ
y(θ) = ρ(θ) sin θ = 2a(1 + tan( )) sin( ) cos( ) = 2a(sin( ) cos( ) + sin2 ( )) ÝÝÑ 2a (12.12)
2 2 2 2 2 2 ˘π

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Analyse
CHAPITRE 12. COURBES D’ÉQUATION ρ = F (θ) EN COORDONNÉES
V. RECHERCHEPOLAIRES
DE POINTS DOUBLES

ρ1
Tangente au point de paramètre θ = 0 cotan α = ρ où α = ((OM ),̂T ).
a
ρ =1
2 (1+ tan2 θ2 ).
Donc cotan α = 21 . Donc tan α = 2 et OM est horizontal. Donc T est de pente 2.

π ρ1 a
En θ = 2 ρ = 2a = 12 . On note β = ((Ox),̂T )
π
On a β = ((Ox),̂T ) = ((Ox),̂(OM )) + ((OM ),̂T ) = 2 +α
Donc tan β = tan( π2 + α) = ´1
tan α = ´1
2 . Donc la tangente est de pente ´1
2

V Recherche de points doubles


On doit chercher les points doubles parmi les solutions de :

‚ $
&ρ(θ ) = ρ(θ ) = 0
1 2
(12.13)
% θ1 ‰ θ2

‚ Et $
& ρ(θ1 ) = ρ(θ2 ) ‰ 0
(12.14)
%θ1 ” θ2 mod 2π et θ1 ‰ θ2

‚ Et $
& ρ(θ ) = ´ρ(θ ) ‰ 0
1 2
(12.15)
%θ1 ” π + θ2 mod 2π

Exemple :
On reprend celui de la fin du paragraphe précédent :
On cherche un point double, pour θ1 P]0, π[ et θ2 P] ´ π, ´π
2 [ (d’après l’allure de la courbe). On
cherche donc θ1 P]0, π[ tel que ρ(θ1 ´ π) = ´ρ(θ1 ).
C’est-à-dire 1 + tan( θ21 ´ π2 ) = ´1 ´ tan( θ21 )
Soit 1 + 1
θ = ´1 ´ tan( θ21 )
tan( 21 )
Soit tan( θ21 ) + 1 = ´ tan( θ21 ) ´ tan2 ( θ21 )
Soit 2 tan( θ21 ) = 1 ´ tan2 ( θ21 )
θ
2 tan( 21 )
C’est-à-dire θ1 =1
1´tan2 ( 2 )
π
Soit tan(θ1 ) = 1. Donc θ1 = 4.

VI Quelques courbes classiques en coordonnées polaires

A) Droites

‚ Droite passant par O : θ = θ0 est une équation en coordonnées polaires de D.


D

θ0

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Analyse
VI. QUELQUES
CHAPITRE
COURBES
12. CLASSIQUES
COURBES D’ÉQUATION
EN COORDONNÉES
ρ = F (θ) POLAIRES
EN COORDONNÉES POLAIRES

ÝÝÑ
‚ Droite orthogonale à ⃗u(α) unitaire et passant par H tel que OH = h⃗u(α).

⃗u(α) H

α D

Rappel :

ÝÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ


! ) ! )
D = M P P, HM ¨ ⃗u(α) = 0 = M P P, OM ¨ ⃗u(α) = OH ¨ ⃗u(α)
(12.16)
ÝÝÑ
! )
= M P P, OM ¨ ⃗u(α) = h

ÝÝÑ
Soit M (ρ, θ) : OM = ρ⃗u(θ)
ÝÝÑ
OM ¨ ⃗u(α) = ρ ⃗looooomooooon
u(θ) ¨ ⃗u(α) (12.17)
=cos(θ´α)

Donc M P D ðñ ρ cos(θ ´ α) = h
Si h ‰ 0 (alors ρ ‰ 0, cos(θ ´ α) ‰ 0), c’est-à-dire si D ne passe pas par O, l’équation s’écrit aussi
h
ρ= cos(θ´α) .

B) Cercles

‚ Cercle de centre O :
Pour a ě 0, ρ = a est une équation du cercle de centre O et de rayon a (ρ = ´a en est aussi une)

‚ Cercle C passant par O et de centre Ω de coordonnées polaires (r, α).


ÝÑ
(C’est-à-dire telles que OΩ = r⃗u(α))
Soit M (ρ, θ). On a les équivalences :

M P C ðñ ΩM 2 = r2
ÝÑ ÝÝÑ
ðñ (ΩO + OM )2 = r2
ðñ (´r⃗u(α) + ρ⃗u(θ))2 = r2
(12.18)
ðñ r2 + ρ2 ´ 2ρr cos(θ ´ α) = r2
$
& ρ=0
ðñ
%ou ρ = 2r cos(θ ´ α)

Une équation polaire de C est donc ρ = 2r cos(θ ´ α)


L’équation trouvée est donc de la forme ρ = a cos θ + b sin θ.
Inversement, soit C : ρ = a cos θ + b sin θ.
Si a = b = 0, alors C = tOu.
Sinon, a2 + b2 ‰ 0 et a cos θ + b sin θ se met sous la forme 2r cos(θ ´ α)
?
(avec 2r = a2 + b2 et α tel que sin α = ?a2b+b2 , cos α = ?a2a+b2 )
ÝÑ
On reconnaît le cercle passant par O de centre Ω tel que OΩ = r⃗u(α).

MPSI Mathématiques 8
Analyse
CHAPITRE 12. COURBES
VI. QUELQUES
D’ÉQUATION
COURBES
ρ = F (θ)CLASSIQUES
EN COORDONNÉES
EN COORDONNÉES
POLAIRES POLAIRES

C) Conique dont un des foyers est O.

Soient D une droite ne passant pas par O, e ą 0, C = tM P P, OM = eM Hu où H est le projeté


orthogonal de M sur D.
Si e ą 1, on a une hyperbole, si e = 1 une parabole et si 0 ă e ă 1 une ellipse.
ÝÝÑ
Disons que D est orthogonale à ⃗u(α) et passe par K tel que OK = h⃗u(α) (h ‰ 0 car D ne passe pas
par O)
H
M
⃗u(α) K

α D

h
Ainsi, D : ρ = cos(θ´α)
ÝÝÑ
Soit M (ρ, θ) (donc OM = ρ⃗u(θ))
ÝÝÑ
H est déterminé par : H P D et M H est colinéaire à ⃗u(α).
ÝÝÑ
Donc M H = λ⃗u(α).

ÝÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ ÝÝÑ


M H = M O + OK + KM = ´ρ⃗u(θ) + h⃗u(α) + loKH
omoon (12.19)
u(α)
K⃗

ÝÝÑ
Donc M H ¨ ⃗u(α) = ´ρ cos(θ ´ α) + h = λ.
Ainsi, on a les équivalences :

M P C ðñ M O = eM H
ðñ |ρ| = e|h ´ ρ cos(θ ´ α)|
$
& ρ = e(h ´ ρ cos(θ ´ α))
ðñ
%ou ρ = ´e(h ´ ρ cos(θ ´ α))
$ (12.20)
& ρ(1 + e cos(θ ´ α)) = eh
ðñ
%ou ρ(1 ´ e cos(θ ´ α)) = ´eh
$
& ρ= eh
1+e cos(θ´α) (a)
ðñ
%ou ρ = ´eh
(b)
1´e cos(θ´α)

(Pour la dernière équivalence, si M P C, on a en effet 1 ˘ e cos(θ ´ α) ‰ 0 car sinon h = 0 ou e = 0 ce


qui est faux)
eh
Une équation polaire de C est alors ρ = 1+e cos(θ´α) . (En effet, (ρ, θ) est solution de (a) si et seulement
si (´ρ, π + θ) est solution de (b))
eh s’appelle le paramètre de la conique.
On retrouve la nature de la conique avec l’équation :

‚ Si 1 + e cos(θ ´ α) ne s’annule pour aucune valeur de θ (c’est-à-dire si 1/e ą 1), tout les θ P [´π, π]
sont permis, on a donc une ellipse.

‚ Si 1 + e cos(θ ´ α) s’annule pour deux valeurs de θ (modulo 2π), c’est-à-dire si cos(θ ´ α) = ´1/e
a deux solutions ˘β mod 2π, c’est-à-dire si e ą 1, on a alors une hyperbole.

‚ Si 1 + e cos(θ ´ α) ne s’annule qu’une fois modulo 2π, c’est-à-dire si e = 1, on a alors une parabole.

MPSI Mathématiques 9
Analyse
VI. QUELQUES
CHAPITRE
COURBES
12. CLASSIQUES
COURBES D’ÉQUATION
EN COORDONNÉES
ρ = F (θ) POLAIRES
EN COORDONNÉES POLAIRES

a
Réciproque : Soit C : ρ = b+c cos θ+d sin θ avec a ‰ 0, b2 + c2 + d2 ‰ 0.

‚ 1er cas : Si b = 0.
a a
?
ρ= c cos θ+d sin θ = r cos(θ´θ0 ) avec r = c2 + d2 , on obtient une droite.

‚ 2ème cas : Si b ‰ 0 et c2 + d2 ‰ 0
b
a/b eh c2 d2 a
ρ= 1+c/b cos θ+d/b sin θ = 1+e cos(θ´θ0 ) avec e = b 2 + b2 et h = be .

On reconnaît une conique d’excentricité e, de foyer O et de directrice associée

h a
D: ρ= = (12.21)
cos(θ ´ θ0 ) c cos θ + d sin θ

‚ 3ème cas : Si b ‰ 0 et c2 + d2 = 0
ρ = ab . On obtient un cercle de centre O.

MPSI Mathématiques 10
Analyse

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