Madame Savadogo P, 30 ans, mariée et mère d’une fille de 3 ans, souffre depuis
2 ans et demi, d’une douleur inflammatoire des poignets, des articulations
métacarpophalangiennes et interphalangiennes proximale. Les articulations
interphalangiennes distales ne sont pas atteintes. Cette atteinte articulaire
s’accompagne d’une tuméfaction, d’une chaleur locale et d’une rougeur de
façon bilatérale et symétrique. Madame Savadogo rapporte également une
douleur localisée au rachis cervical. Ce tableau clinique s’accompagne par
ailleurs d’une fièvre chiffrée à 38 °C.
1. Vont orienter vers une polyarthrite rhumatoïde débutante :
a. La topographie des arthrites aux poignets et aux mains épargnant
les interphalangiennes distales.
b. Les arthrites fixes, bilatérales et symétriques.
c. La topographie élective au membre inférieur ;
d. La présence d’une sacro-iliite symptomatique.
2. Parmi les segments rachidiens suivants, le (les)quel(s) est (sont) atteint (s)
au cours de la polyarthrite rhumatoïde ?
a. Le rachis cervical (articulation atloïdo-axoïdienne) ;
b. Le rachis dorsal ;
c. Le rachis lombaire ;
d. Le rachis sacré (risque de sacro-iliite).
3. Au cours de la polyarthrite rhumatoïde, une des lésions suivantes est très
précoce :
a. L’érosion de la tête du 5 ème métatarsien ;
b. Le pincement global de l’interligne coxo-fémoral ;
c. Une fusion des os du carpe (carpite) ;
d. Une luxation C1-C2.
4. Devant une polyarthrite évoluée, une ou plusieurs de ces pathologies peut
(peuvent) être évoquée(s) :
a. Un lupus érythémateux systémique ;
b. Un rhumatisme psoriasique ;
c. Une goutte aigue ;
d. Une pseudo-polyarthrite rhizomélique.
5. Concernant la polyarthrite rhumatoïde, un facteur d’environnement
associé surtout à l’épitope partagé a été récemment découvert ; il s’agit
de :
a. L’Epstein Barr Virus (EBV) ;
b. Mycobactéries ;
c. Plasmodium falcifarum ;
d. Le tabac ;
6. Le facteur génétique le plus connu au cours de la polyarthrite rhumatoïde
est :
a. Le gène HLA-DRB1 ;
b. Le gène HLA-B27 ;
c. Le gène HLA-DR5 ;
d. La drépanocytose composite SS.
7. Parmi les affirmations suivantes, une ou plusieurs ne s’appliquent pas à la
polyarthrite rhumatoïde :
a. Il s’agit de la plus fréquente des rhumatismes inflammatoires chroniques.
b. Elle touche plus souvent l’homme que la femme.
c. Elle est bilatérale et symétrique mais non érosive.
d. Elle débute le plus souvent aux membres inférieurs.
8. Au cours de la polyarthrite rhumatoïde à la phase de début :
a. L’atteinte porte sur les poignets, les métacarpophalangiennes et les
interphalangiennes proximales.
b. Elle épargne pendant longtemps les interphalangiennes distales.
c. Elle s'accompagne parfois d'une ténosynovite des extenseurs ou des
fléchisseurs des doigts.
d. La vitesse de sédimentation est élevée mais la CRP est toujours normale.
9. L’examen radiographique d’une suspicion de polyarthrite rhumatoïde
comporte :
a. Une incidence de face des mains prenant les poignets.
b. Une incidence de face prenant les pieds.
c. Une radiographie du bassin de face à la recherche d’une sacroiliite.
d. Une radiographie de la charnière dorso-lombaire.
10. Parmi les examens biologiques suivants, lequel ou lesquels (est) sont
spécifique(s) de la polyarthrite rhumatoïde ?
a. Les anticorps antinucléaires.
b. Les anticorps anti-ADN natifs.
c. Les anticorps anti-CCP2.
d. Les facteurs rhumatoïdes.
11. La polyarthrite rhumatoïde :
a. est une oligoarthrite asymétrique et dissociée ;
b. provoque au début un enraidissement matinal des poignets et des
doigts ;
c. est une spondylarthropathie ;
d. provoque tardivement une fusion des os du carpe ( carpite).
[Link] les déformations suivantes, une n’est pas observée dans la main
rhumatoïde à la
phase évoluée.
a. Le pouce en « Z » ;
b. L’aspect en « dos de chameau » ;
c. La griffe cubitale ;
d. L’aspect « en col de cygne » ;
e. La déformation « en maillet » ;
13 Devant un début monoarticulaire, la polyarthrite rhumatoïde pose un
problème de diagnostic différentiel avec :
a) une tuberculose articulaire
b) une crise de goutte
c) un rhumatisme articulaire aigü
d) une polyarthrite inaugurale d’une hépatite virale.
14. La polyarthrite rhumatoïde est :
a. le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques ;
b. associée à une infection streptococcique ;
c. plus observée chez les patients ayant l’épitope partagé ;
d. plus fréquent chez la femme jeune.
[Link] la polyarthrite rhumatoïde :
a. Les arthrites sont fixes, bilatérales et symétriques.
b. La douleur est de type mécanique.
c. Elle débute aux membres inférieurs.
d. Le diagnostic formel est établi par la présence de facteurs rhumatoïdes.
[Link] cours de la polyarthrite rhumatoïde, une des lésions suivantes est très
précoce :
a. L’érosion de la tête du 5 ème métatarsien ;
b. Le pincement global de l’interligne coxo-fémoral ;
c. Une fusion des os du carpe (carpite) ;
d. Une luxation C1-C2.
[Link] une polyarthrite évoluée, une ou plusieurs de ces pathologies peut
(peuvent) être évoquée(s) :
a. Un lupus érythémateux systémique ;
b. Un rhumatisme psoriasique ;
c. Une goutte aigue ;
d. Une pseudo-polyarthrite rhizomélique.