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Annales BTS Analyses Biologie Médicale

Transféré par

patrisiabandre2002
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Page 1

Les Annales du BTS Analyses de biologie médicale et les corrigés ont été
réalisés notamment par Jean-Paul BRUNET, Ghislaine CHAMPION (Cachan),
Christel CHATELAIS (Toulouse), Cédric CIVEL, Anne COLIN (Rezé), Marie
COLONNA (Rezé), Jean-Michel DAGOURY (Rezé), Philippe DURIS (Rezé),
Antoine GAUDIN (Saint Denis), Jean-Noël JOFFIN, Claire MOTTET (Rezé), Alain
PIERROT (Rezé), Isabelle PIVETEAU (Rezé)

Françoise DUMOULIN et Caroline PLATROZ (Lyon) en assurent la diffusion.

Nous tenons à remercier Monsieur Philippe GARNIER, IA-IPR qui nous a


adressé sous forme numérisée les énoncés de plusieurs sujets facilitant ainsi la
mise en page de ces annales

Rappelons que l’ensemble du travail réalisé est bénévole.

Photographies de couverture :
milieu Hektoen et d'un œuf de trichocéphale au travers de l'oculaire gradué
(photographies de Cédric CIVEL)

ISBN 978-2-910069-75-9

9 7 8 2 9 1 0 069 7 5 9
Page 2
Annales du BTS
Analyses de biologie
médicale (ABM)

Nous avons rassemblé dans ces annales les sujets de la session 2014 et 2015
du BTS ABM.

À la suite de la demande des utilisateurs, nous avons ajouté des corrigés


partiels de différentes épreuves. Ces corrigés n'ont pas de caractère officiel et
existent grâce à la bonne volonté de quelques professeurs : des erreurs risquent
de subsister.

Pour compléter ce dispositif, le cas échéant, des corrections des erreurs ou de


nouveaux corrigés pourront être consultés sur :
http://www.upbm.org

De plus, d’anciennes annales sont téléchargeables sur ce site.

Vous pourrez transmettre vos commentaires par courriel à :


[email protected] ou [email protected]

Page 3
Sommaire

Annales du BTS Analyses de biologie médicale (ABM) .......... 3!


Définition de la nature des épreuves .....................................................................................5!
SESSION 2014 .................................................................... 11!
E2-U21 Mathématiques ! 2014 .........................................................................................11!
E3 Sciences physiques et chimiques ! 2014 .....................................................................15!
E41 Biochimie! 2014 .........................................................................................................21!
E42 Microbiologie! 2014 ....................................................................................................31!
E43 Hématologie, anatomopathologie et immunologie! 2014 ...........................................41!
E5 Analyses de Biologie Médicale! 2014 ..........................................................................45!
E5-U51 Analyses de biochimie médicale! 2014 ................................................................45!
E5-U52 Analyses de microbiologie médicale! 2014 .........................................................51!
E5-U53 Analyses d’hématologie et d’anatomopathologie médicales! 2014 .....................55!
SESSION 2015 .................................................................... 59!
E2-U21 Mathématiques ! 2015 .........................................................................................59!
E3 Sciences physiques et chimiques ! 2015 .....................................................................63!
E41 Biochimie! 2015 .........................................................................................................71!
E42 Microbiologie! 2015 ....................................................................................................81!
E43 Hématologie, anatomopathologie et immunologie! 2015 ...........................................89!
E5 Analyses de Biologie Médicale! 2015 ..........................................................................95!
E5-U51 Analyses de biochimie médicale! 2015 ................................................................95!
E5-U52 Analyses de Microbiologie médicale! 2015 ....................................................................101!
E5-U53 Analyses d’hématologie et d’anatomopathologie médicales! 2015 ...................112!
Éléments de corrigés ........................................................ 115!
SESSION 2014 .................................................................. 116!
E2 Mathématiques! 2014 corrigé ....................................................................................116!
E3 Sciences physiques et chimiques ! 2014 corrigé .......................................................119!
E41 Biochimie ! 2014 corrigé ..........................................................................................121!
E42 Microbiologie! 2014 corrigé ......................................................................................127!
E43 Hématologie, anatomopathologie et immunologie! 2014 corrigé ............................132!
SESSION 2015 .................................................................. 138!
E2 Mathématiques! 2015 corrigé ....................................................................................138!
E3 Sciences physiques et chimiques ! 2015 corrigé .......................................................142!
E41 Biochimie ! 2015 corrigé ..........................................................................................144!
E42 Microbiologie! 2015 corrigé ......................................................................................149!
E43 Hématologie, anatomopathologie et immunologie! 2015 corrigé ............................153!

Page 4
Définition de la nature des épreuves
RÈGLEMENT D'EXAMEN
Le tableau indique les différentes épreuves théoriques ou pratiques.

BTS
Voie scolaire dans un Formation professionnelle continue Voie scolaire dans un
établissement public ou privé dans un établissement public établissement privé hors contrat,
sous contrat, voie de formation habilité voie professionnelle continue dans
Analyses de biologie professionnelle continue dans un établissement non habilité, voie
un établissement public de l’apprentissage dans un
médicale habilité, voie de l’apprentissage
dans un établissement habilité
établissement public non habilité ou
une section d’apprentissage non
habilitée, voie de l’enseignement à
distance

Épreuves Unités Coef Forme Durée Forme Durée Forme Durée

CCF 2
CCF 2 situations CCF 2 situations
E1 Langue vivante étrangère U1 2 situations
d’évaluation d’évaluation
d’évaluation
Ponctuelle CCF 2 situations
E2 Mathématiques U2 1 2h Ponctuelle écrite 2h
écrite d’évaluation
E3 Sciences physiques et Ponctuelle CCF 2 situations
U3 2 2h Ponctuelle écrite 2h
chimiques écrite d’évaluation

E4 Bases scientifiques et
technologiques de la biologie 6 CCF
médicale
Ponctuelle 2 situations
E41 Biochimie U41 2 3h 3h Ponctuelle écrite 3h
écrite d’évaluation
Ponctuelle 2 situations
E42 Microbiologie U42 2 3h 3h Ponctuelle écrite 3h
écrite d’évaluation
E43 Hématologie Ponctuelle 2 situations
U43 2 2h 2h Ponctuelle écrite 2h
Anatomopathologie Immunologie écrite d’évaluation

E5 (EPS) Analyses de biologie 12 h 12 h 12 h


7 CCF CCF
médicale max max max

E51 Analyses de biochimie 2 situations 2 situations 4h


U51 2,5 4 h max 4 h max Ponctuelle pratique
médicale d’évaluation d’évaluation max

E52 Analyses de microbiologie 2 situations 2 situations 6h 6h


U52 3 6 h max Ponctuelle pratique
médicale d’évaluation d’évaluation max max

E53 Analyses d’hématologie et 2 situations 2 situations 3h


U53 1,5 3 h max 3 h max Ponctuelle pratique
d’anatomopathologie médicales d’évaluation d’évaluation max

E6 Soutenance de rapport de Ponctuelle 45 min 45 min 45 min


U6 3 CCF Ponctuelle orale
stages orale
Épreuve facultative : langue Ponctuelle
UF1 1* 20 min CCF 20 min Ponctuelle orale 20 min
vivante étrangère orale
* Seuls les points au dessus de la moyenne sont pris en compte.
Pour être déclaré reçu, sachant qu'il n'y a qu'un tour, il suffit d'avoir la moyenne, soit 210 points.
Aucune absence n’est admise.
Concernant la langue vivante obligatoire, de nombreuses langues sont possibles : anglais, allemand, portugais,
espagnol, arabe, polonais… De plus, il est possible de passer en facultatif une autre langue vivante étrangère.
Un jury examine les résultats obtenus puis décide éventuellement du rattrapage : en fonction du dossier scolaire,
des candidats ayant moins de 10/20 sont amenés à 10/20 et sont donc alors déclarés admis.

Page 5
Définition des épreuves
- communiquer par écrit, voire oralement.
Formes de l’évaluation
- Ponctuelle : épreuve écrite, durée 2 h, coefficient 1
E1 Langue Vivante Étrangère Les sujets comportent des exercices de mathématiques portant
sur des parties différentes du programme et qui devront rester
Objectifs proches de la réalité professionnelle.
L’épreuve a pour but d’évaluer L’épreuve porte à la fois sur des applications directes des
la compréhension de la langue écrite : Il s’agit de vérifier la connaissances du cours et sur leur mobilisation au sein de
capacité du candidat à exploiter des textes et/ou des documents de problèmes plus globaux.
nature diverse, à caractère professionnel, en évitant toute Il convient d’éviter toute difficulté théorique et toute technicité
spécialisation ou difficulté technique excessive ; mathématique excessives. La longueur et l’ampleur du sujet
l’expression écrite en langue étrangère : Il s’agit de vérifier la doivent permettre à un candidat moyen de traiter le sujet et de le
capacité du candidat à s’exprimer par écrit dans la langue rédiger posément dans le temps imparti.
étrangère choisie, de manière intelligible, à un niveau acceptable L’utilisation des calculatrices pendant l’épreuve est définie par la
de correction. circulaire N° 86-228 du 28 juillet 1986 (BO N° 34 du 2 octobre
L’usage du dictionnaire bilingue est autorisé. 1986).
Les supports éviteront toute spécificité excessive mais traiteront En tête des sujets doivent figurer les deux rappels suivants :
de sujets qui, bien que généraux, seront susceptibles d’intéresser - la clarté des raisonnements et la qualité de la rédaction
les STS Analyses de biologie médicale interviendront pour une part importante dans l’appréciation des
copies ;
Formes de l’évaluation
- l’usage des instruments de calcul et du formulaire officiel de
- Contrôle en cours de formation mathématiques est autorisé.
L'unité de langue étrangère est constituée de deux - Contrôle en cours de formation
situations d'évaluation, de pondération identique, correspondant
Il comporte deux situations d’évaluation, chacune comptant pour
aux deux compétences: compréhension de langue étrangère écrite
la moitié de la note attribuée à l’épreuve. Le niveau d’exigence doit
et expression en langue étrangère écrite.
être identique pour le contrôle en cours de formation et pour
Première situation d'évaluation : compréhension de la langue l’épreuve ponctuelle.
étrangère écrite Ces situations d’évaluation, situées respectivement au cours des
Durée 1h, coefficient 1 deuxième et troisième trimestres de la deuxième année, respectent
La compréhension de langue étrangère écrite sera évaluée à les points suivants :
partir d'un ou deux supports liés à la pratique professionnelle, par le - ces évaluations sont écrites, la durée de chacune est voisine de
biais de comptes-rendus, réponses à des questions factuelles, celle correspondant à l’évaluation ponctuelle ;
rédigés en français ou en anglais, traductions… - les situations d’évaluation comportent des exercices de
Le candidat devra faire la preuve qu'il est capable de repérer des mathématiques recouvrant une part très large du programme.
informations, les mettre en relation, les hiérarchiser. Dans chaque spécialité, les thèmes mathématiques mis en jeu
Deuxième situation d'évaluation : expression en langue étrangère portent principalement sur les chapitres les plus utiles pour les
écrite autres enseignements.
Durée 1h, coefficient 1 Lorsque ces situations d’évaluation s’appuient sur d’autres
La capacité à s'exprimer en langue étrangère par écrit sera disciplines, aucune connaissance spécifique à ces disciplines
évaluée au moyen de : la production de notes, la rédaction de considérées ne sera exigée.
résumés ou de présentation de supports proposés, la rédaction de
comptes rendus de supports proposés, la rédaction de messages.
Le candidat devra montrer qu'il est capable de : mémoriser, E3 Sciences physiques et chimiques
mobiliser des acquis, reformuler, combiner les éléments
linguistiques acquis en énoncés pertinents et intelligibles, utiliser Objectifs
correctement et précisément des éléments linguistiques contenus L’évaluation des sciences physiques et chimiques a pour objet :
dans le programme de seconde. - d’apprécier la solidité des connaissances des candidats, de
s’assurer de leur aptitude au raisonnement et à l’analyse correcte
d’un problème en rapport avec des activités professionnelles ;
E2 Mathématiques - de vérifier leur connaissance du matériel scientifique et des
conditions de son utilisation ;
Finalités et objectifs de l’épreuve de mathématiques
- de vérifier leur capacité à s’informer et à s’exprimer sur un sujet
Cette épreuve a pour objectifs : scientifique.
- d’apprécier la solidité des connaissances des étudiants et leur
capacité à les mobiliser dans des situations variées ; Formes de l’évaluation
- de vérifier leur aptitude au raisonnement et leur capacité à - Ponctuelle : épreuve écrite, durée 2 h, coefficient 2
analyser correctement un problème, à justifier les résultats obtenus Le sujet est constitué d’exercices qui portent sur des parties
et apprécier leur portée ; différentes du programme et qui doivent rester proches de la réalité
- d’apprécier leurs qualités dans le domaine de l’expression écrite professionnelle sans que l’on s’interdise de faire appel à des
et de l’exécution soignée de tâches diverses (modélisation de connaissances fondamentales acquises dans les classes
situations réelles, calculs avec ou sans instrument, tracés antérieures.
graphiques). Il peut comporter l’analyse d’une situation expérimentale ou
Il s’agit donc d’évaluer les capacités des candidats à : pratique et des applications numériques.
- posséder les connaissances figurant au programme ; Il convient d’éviter toute difficulté théorique et toute technicité
- utiliser des sources d’information ; mathématique excessives. La longueur et l’ampleur du sujet
- trouver une stratégie adaptée à un problème donné ; doivent permettre à un candidat moyen de le traiter et de le rédiger
aisément dans le temps imparti.
- mettre en oeuvre une stratégie :
Le nombre de points affectés à chaque exercice est indiqué sur le
* mettre en oeuvre des savoir-faire mathématiques
sujet.
spécifiques à chaque spécialité,
L’utilisation des calculatrices pendant l’épreuve est définie par la
* argumenter,
circulaire N° 86-228 du 28 juillet 1986 (BO N° 34 du 2 octobre
* analyser la pertinence d’un résultat ;

Page 6
1986). En tête du sujet, il sera précisé si la calculatrice est La première situation d’évaluation porte sur les modules 1, 2, 3, 4
autorisée ou interdite pendant l’épreuve. et 5 de biochimie.
La correction de l’épreuve tiendra le plus grand compte de la La seconde situation d’évaluation porte sur les modules 6, 7 et 8
clarté dans la conduite de la résolution et dans la rédaction de de biochimie.
l’énoncé des lois, de la compatibilité de la précision des résultats À l’issue de chaque situation d’évaluation, dont le degré
numériques avec celle des données de l’énoncé (nombre de d’exigence est équivalent à celui requis pour l’épreuve ponctuelle
chiffres significatifs), du soin apporté aux représentations correspondante, l’équipe pédagogique adresse au jury les sujets,
graphiques éventuelles et de la qualité de la langue française dans les barèmes de correction et les fiches d’évaluation du travail
son emploi scientifique. réalisé par les candidats. Elle propose une note. Le jury pourra
- Contrôle en cours de formation demander à avoir communication de tout autre document relatif à
l’évaluation (copies…). Ces documents seront tenus à la disposition
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations
du jury et de l’autorité rectorale pour la session considérée et cela
d’évaluation, de poids identique, situées respectivement dans la
jusqu’à la session suivante. Après examen attentif des documents
seconde partie et en fin de formation.
fournis, le jury formule toutes remarques et observations qu’il juge
1- Ces situations d’évaluation sont écrites, chacune a pour durée utiles et arrête la note.
2 heures.
2- Les situations d’évaluation comportent des exercices dans
lesquels il convient d’éviter toute difficulté ou technicité
Unité U42 : Microbiologie
excessives. Programme
3- Le nombre de points affectés à chaque exercice est indiqué aux La sous-épreuve de microbiologie porte sur le programme du
candidats afin qu’ils puissent gérer leurs travaux. cours de microbiologie et sur les principes des analyses et
4- La longueur et l’ampleur du sujet doivent permettre à un candidat méthodologies au programme des activités technologiques en
moyen de traiter le sujet et de le rédiger posément dans le temps microbiologie.
imparti.
Formes de l’évaluation
5- L’usage de la calculatrice pendant les situations d’évaluation est
définie par la réglementation en vigueur aux examens et - Ponctuelle : épreuve écrite, durée 3 h, coefficient 2
concours relevant de l’éducation nationale. Le sujet peut comporter des questions indépendantes, des
6- La note finale sur vingt proposée au jury pour l’unité U3 est questions de synthèse. Il peut faire appel à l’analyse de modes
obtenue en divisant par deux le total des notes résultant des opératoires ou de documents.
deux situations d’évaluation. Le résultat est arrondi au demi point.
- Contrôle en cours de formation : épreuve écrite,
durée 3 h, pour chaque situation d’évaluation
E4 Bases scientifiques et Le contrôle en cours de formation comporte deux situations
d’évaluation organisées dans l’établissement de formation par les
technologiques de la biologie professeurs responsables des enseignements. Les corps
d’inspection veillent au bon déroulement du contrôle en cours de
médicale formation. Les candidats sont prévenus par convocation à l’avance
de la date prévue pour leur évaluation.
Objectifs et finalités Les deux situations d’évaluation sont affectées globalement d’un
coefficient 2. Elles sont organisées respectivement en fin de
L’épreuve a pour but de vérifier : première année et en fin de seconde année.
- le niveau et l’actualité des connaissances en biochimie, La première situation d’évaluation, d’une durée de 2 heures et
microbiologie, hématologie, anatomopathologie et immunologie ; affectée du coefficient 1, porte sur les modules 1, 2 et 3 de
- l’aptitude à restituer ces connaissances dans le cadre de microbiologie.
situations professionnelles ; La seconde situation d’évaluation, d’une durée de 3 heures et
- l’aptitude à la réflexion et au raisonnement scientifique ; affectée du coefficient 2, porte sur les modules 4, 5, 6 et 7 de
- les qualités d’analyse et de synthèse ; microbiologie.
- la clarté et la rigueur de l’expression écrite et de la composition. À l’issue de chaque situation d’évaluation, dont le degré
d’exigence est équivalent à celui requis pour l’épreuve ponctuelle
correspondante, l’équipe pédagogique adresse au jury les sujets,
Unité 41 : Biochimie les barèmes de correction et les fiches d’évaluation du travail
Programme réalisé par les candidats. Elle propose une note. Le jury pourra
demander à avoir communication de tout autre document relatif à
La sous-épreuve de biochimie porte sur le programme du cours
l’évaluation (copies…). Ces documents seront tenus à la disposition
de biochimie et sur les principes des analyses et méthodologies au
du jury et de l’autorité rectorale pour la session considérée et cela
programme des activités technologiques en biochimie.
jusqu’à la session suivante. Après examen attentif des documents
Formes de l’évaluation fournis, le jury formule toutes remarques et observations qu’il juge
utiles et arrête la note.
- Ponctuelle : épreuve écrite, durée 3 h, coefficient 2
Le sujet peut comporter des questions indépendantes, des
questions de synthèse. Il peut faire appel à l’analyse de modes
opératoires ou de documents.
- Contrôle en cours de formation : épreuve écrite,
durée 3 h pour chaque situation d’évaluation
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations
d’évaluation organisées dans l’établissement de formation par les
professeurs responsables des enseignements. Les corps
d’inspection veillent au bon déroulement du contrôle en cours de
formation. Les candidats sont prévenus par convocation à l’avance
de la date prévue pour leur évaluation.
Les deux situations d’évaluation, de poids identique, ont chacune
une durée maximale de 3 heures et sont affectées globalement
d’un coefficient 2. Elles sont organisées respectivement en fin de
première année et en fin de seconde année.

Page 7
l’aptitude à utiliser des équipements (y compris informatiques),
des appareillages et à mettre en œuvre des modes opératoires ;
Unité U43 : Hématologie, anatomopathologie et
l’organisation du travail ;
immunologie
le respect des conditions de sécurité et des bonnes pratiques de
Programme laboratoire ;
La sous-épreuve d’hématologie, anatomopathologie et la précision et l’efficacité dans l’exécution ;
immunologie porte sur le programme des cours d’hématologie, la qualité de la présentation, de l’interprétation et de l’exploitation
d’anatomopathologie et d’immunologie et sur les principes des des résultats.
analyses et méthodologies au programme des activités
technologiques en hématologie, anatomopathologie et Forme de l’évaluation
immunologie. - Ponctuelle : épreuve pratique, durée maximale 4 h,
Formes de l’évaluation coefficient 2,5
- Ponctuelle : épreuve écrite, durée 2 h, coefficient 2 - Contrôle en cours de formation : épreuve pratique,
Le sujet peut comporter des questions indépendantes, des durée maximale 4 h pour chaque situation d’évaluation
questions de synthèse. Il peut faire appel à l’analyse de modes Le contrôle en cours de formation comporte deux situations
opératoires ou de documents. d’évaluation organisées dans l’établissement de formation par les
professeurs responsables des enseignements. Les corps
- Contrôle en cours de formation : épreuve écrite, d’inspection veillent au bon déroulement du contrôle en cours de
durée 2 h pour chaque situation d’évaluation formation. Les candidats sont prévenus par convocation à l’avance
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations de la date prévue pour leur évaluation.
d’évaluation organisées dans l’établissement de formation par les Les deux situations d’évaluation, de poids identique, ont chacune
professeurs responsables des enseignements. Les corps une durée maximale de 4 heures et sont affectées globalement
d’inspection veillent au bon déroulement du contrôle en cours de d’un coefficient 2,5.
formation. Les candidats sont prévenus par convocation à l’avance
Elles sont organisées respectivement en fin de première année et
de la date prévue pour leur évaluation.
en fin de seconde année.
Les deux situations d’évaluation ont chacune une durée
La première situation d’évaluation porte sur le programme des
maximale de 2 heures et sont affectées globalement d’un
activités technologiques des modules 2, 3 et 5 de biochimie.
coefficient 2. Elles sont organisées respectivement en fin de
première année et en fin de seconde année. La seconde situation d’évaluation porte sur le programme des
activités technologiques des modules 7 et 8 de biochimie.
La première situation d’évaluation, affectée d’un coefficient 1,
porte sur les modules 1 et 4 d’hématologie et sur les modules 1 et 2 À l’issue de chaque situation d’évaluation, dont le degré
d’immunologie. d’exigence est équivalent à celui requis pour l’épreuve ponctuelle
correspondante, l’équipe pédagogique adresse au jury les sujets,
La seconde situation d’évaluation, affectée d’un coefficient 2,
les barèmes de correction et les fiches d’évaluation du travail
porte sur les modules 2 et 3 d’hématologie, sur le module
réalisé par les candidats. Elle propose une note. Le jury pourra
d’anatomopathologie et sur les modules 3 et 4 d’immunologie.
demander à avoir communication de tout autre document relatif à
À l’issue de chaque situation d’évaluation, dont le degré l’évaluation (copies…). Ces documents seront tenus à la disposition
d’exigence est équivalent à celui requis pour l’épreuve ponctuelle du jury et de l’autorité rectorale pour la session considérée et cela
correspondante, l’équipe pédagogique adresse au jury les sujets, jusqu’à la session suivante. Après examen attentif des documents
les barèmes de correction et les fiches d’évaluation du travail fournis, le jury formule toutes remarques et observations qu’il juge
réalisé par les candidats. Elle propose une note. Le jury pourra utiles et arrête la note.
demander à avoir communication de tout autre document relatif à
l’évaluation (copies…). Ces documents seront tenus à la disposition
du jury et de l’autorité rectorale pour la session considérée et cela Unité U52 : Analyses de microbiologie médicale
jusqu’à la session suivante. Après examen attentif des documents
Programme
fournis, le jury formule toutes remarques et observations qu’il juge
utiles et arrête la note. La sous-épreuve “Analyses de microbiologie médicale” porte sur
le programme des activités technologiques des modules 2, 3, 4, 5,
6 et 7 de microbiologie.
E5 Analyses de biologie médicale Objectifs
Elle a pour but de vérifier les savoir-faire dans les domaines des
Épreuve pratique, durée maximale 12 heures en techniques de microbiologie. L’épreuve de techniques de
évaluation ponctuelle, deux fois 12 heures en microbiologie est essentiellement pratique. Elle donne lieu à la
CCF, coefficient 7 rédaction d’un compte rendu et peut faire appel à l’informatique.
Elle peut comporter une partie écrite, soit préliminaire, soit
intégrée au compte rendu.
Unité U51 : Analyses de biochimie médicale
La sous-épreuve “Analyses de microbiologie médicale” permet de
Programme vérifier la compétence C34 et éventuellement C36, mais aussi des
La sous-épreuve “Analyses de biochimie médicale” porte sur le compétences transversales aux trois sous-épreuves : C11, C12 ,
programme des activités technologiques des modules 2, 3, 5, 7 et 8 C14 , C31, C32, C37, C42, C43 et C52.
de biochimie. L’évaluation porte sur :
Objectifs - l’aptitude à utiliser des équipements (y compris informatiques),
des appareillages, et à mettre en œuvre des modes
La sous-épreuve a pour but de vérifier les savoir-faire dans le opératoires ;
domaine des techniques de biochimie. L’épreuve de techniques de
- l’organisation du travail ;
biochimie est essentiellement pratique. Elle donne lieu à la
rédaction d’un compte rendu et peut faire appel à l’informatique. - le respect des conditions de sécurité et des bonnes pratiques de
Elle peut comporter une partie écrite, soit préliminaire, soit intégrée laboratoire ;
au compte rendu. - la précision et l’efficacité dans l’exécution ;
La sous-épreuve “Analyses de biochimie médicale” permet de - la qualité de la présentation, de l’interprétation et de
vérifier les compétences C33 et éventuellement C36, mais aussi l’exploitation des résultats.
des compétences transversales aux trois sous-épreuves : C11,
C12 , C14 , C31, C32, C37, C42, C43 et C52.
L’évaluation porte sur :

Page 8
Forme de l’évaluation d’inspection veillent au bon déroulement du contrôle en cours de
formation. Les candidats sont prévenus à l’avance de la date
- Ponctuelle : épreuve pratique, durée maximale 6 h, prévue pour leur évaluation.
coefficient 3 Les deux situations d’évaluation, ont chacune une durée
- Contrôle en cours de formation : épreuve pratique, maximales de 3 h et sont affectées globalement d’un coefficient
durée maximale 6 h pour chaque situation d’évaluation 1,5.
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations Elles sont organisées respectivement en fin de première année et
d’évaluation organisées dans l’établissement de formation par les en fin de seconde année.
professeurs responsables des enseignements. Les corps La première situation d’évaluation affectée du coefficient 0,75
d’inspection veillent au bon déroulement du contrôle en cours de porte sur le programme des activités technologiques des modules 1
formation. Les candidats sont prévenus par convocation à l’avance et 4 d’hématologie.
de la date prévue pour leur évaluation. La seconde situation d’évaluation affectée du coefficient 0,75
Les deux situations d’évaluation, ont chacune une durée porte sur le programme des activités technologiques des modules 2
maximales de 6 heures et sont affectées globalement d’un et 3 d’hématologie et sur le programme des activités
coefficient 3. Elles sont organisées respectivement en fin de technologiques d’anatomopathologie.
première année et en fin de seconde année. À l’issue de chaque situation d’évaluation, dont le degré
La première situation d’évaluation est affectée du coefficient 1 et d’exigence est équivalent à celui requis pour l’épreuve ponctuelle
porte sur le programme des activités technologiques des modules 2 correspondante, l’équipe pédagogique adresse au jury les sujets,
et 3 de microbiologie. les barèmes de correction et les fiches d’évaluation du travail
La seconde situation d’évaluation est affectée du coefficient 2 et réalisé par les candidats. Elle propose une note. Le jury pourra
porte sur le programme des activités technologiques des modules demander à avoir communication de tout autre document relatif à
4, 5, 6 et 7 de microbiologie. l’évaluation (copies…). Ces documents seront tenus à la disposition
du jury et de l’autorité rectorale pour la session considérée et cela
À l’issue de chaque situation d’évaluation, dont le degré
jusqu’à la session suivante. Après examen attentif des documents
d’exigence est équivalent à celui requis pour l’épreuve ponctuelle
fournis, le jury formule toutes remarques et observations qu’il juge
correspondante, l’équipe pédagogique adresse au jury les sujets,
utiles et arrête la note.
les barèmes de correction et les fiches d’évaluation du travail
réalisé par les candidats. Elle propose une note. Le jury pourra
demander à avoir communication de tout autre document relatif à
l’évaluation (copies…). Ces documents seront tenus à la disposition E6 Soutenance de rapport de stages
du jury et de l’autorité rectorale pour la session considérée et cela
jusqu’à la session suivante. Après examen attentif des documents Contenu de l’épreuve
fournis, le jury formule toutes remarques et observations qu’il juge L’épreuve consiste en une soutenance orale prenant appui sur
utiles et arrête la note. un rapport écrit.
L’étudiant doit dans un premier temps présenter avec concision
Unité U53 : Analyses d’hématologie et ses différents lieux de stage en dégageant les aspects essentiels
de l’organisation du travail et de la démarche qualité. Il définit dans
d’anatomopathologie médicales un deuxième temps une problématique en relation avec les
Programme activités pratiques qu’il a réalisées. Cette problématique peut
prendre appui sur un support purement biologique (une
La sous-épreuve “Analyses d’hématologie et
pathologie…) ou sur un aspect plus technique ou technologique
d’anatomopathologie médicales ” porte sur le programmes des
(comparaison d’automates…).
activités technologiques des modules 1, 2, 3 et 4 d’hématologie et
sur le programme des activités technologiques Le travail effectué dans le cadre du thème retenu, les résultats
d’anatomopathologie. obtenus, les conclusions et les prolongements à envisager sont
présentés au cours d’un exposé suivi d’un entretien avec le jury.
Objectifs Les candidats se présentant à l’épreuve et n’ayant pas rédigé le
Elle a pour but de vérifier les savoir-faire dans le domaine des rapport, support de l’évaluation, se verront attribuer la note 0 à
techniques d’hématologie et d’anatomopathologie. Elle donne lieu à l’épreuve E6.
la rédaction d’un compte rendu et peut faire appel à l’informatique.
Évaluation
Elle peut comporter une partie écrite, soit préliminaire, soit
intégrée au compte rendu. L’épreuve E6 “ soutenance de rapport de stage ” permet de
vérifier les compétences C11, C12, C13, C14, C21, C22, C41, C42,
La sous-épreuve “Analyses d’hématologie et
C43, C44, C51, C52, C53.
d’anatomopathologie médicales ” permet de vérifier la compétence
C35 et éventuellement C36, mais aussi des compétences L’évaluation porte essentiellement sur :
transversales aux trois sous-épreuves : C11, C12 , C14 , C31, C32, la cohérence et la pertinence de l’analyse de la problématique
C37, C42, C43 et C52. support ;
L’évaluation porte sur : la logique et la rigueur de l’analyse ;
l’aptitude à utiliser des équipements (y compris informatiques), la pertinence de l’argumentation ;
des appareillages, et à mettre en œuvre des modes le niveau des connaissances et le bien fondé de leur utilisation ;
opératoires ; la capacité de réflexion ;
l’organisation du travail ; les qualités d’expression et de communication (expression orale
le respect des conditions de sécurité et des bonnes pratiques de et écrite, concision, qualité des documents présentés,
laboratoire ; techniques de communication mises en œuvre).
la précision et l’efficacité dans l’exécution ; Forme du rapport
la qualité de la présentation, de l’interprétation et de l’exploitation Le rapport comporte 30 pages au maximum, hors annexes.
des résultats.
Formes de l’évaluation
Forme de l’évaluation
- Ponctuelle : épreuve orale de 45 minutes : exposé de
- Ponctuelle : épreuve pratique, durée maximale 3 h, 20 minutes maximum suivi d’un entretien avec le jury
coefficient 1,5 de 25 minutes maximum.
- Contrôle en cours de formation : épreuve pratique, Le jury est composé de trois examinateurs : un professeur de
durée maximale 3 h pour chaque situation d’évaluation biochimie génie biologique extérieur à l’établissement de formation,
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations un professionnel du laboratoire autre que le laboratoire d’accueil,
d’évaluation organisées dans l’établissement de formation par les un professeur de français non impliqué dans la formation de
professeurs responsables des enseignements. Les corps l’étudiant.

Page 9
La répartition des points sera la suivante : Ces documents seront tenus à la disposition du jury et de
- évaluation du stage réalisée conjointement par le maître de l’autorité rectorale pour la session considérée et jusqu’à la session
stage et le professeur tuteur : coefficient 0,5 ; suivante. Après examen attentif des documents fournis, le jury
formule toutes remarques et observations qu’il juge utiles et arrête
- dossier : coefficient 0,5 ;
la note.
- exposé et entretien : coefficient 2.
Les candidats ayant échoué à l’examen à la session antérieure et
Les candidats devront avoir obtenu l’autorisation de leur se représentant selon la voie scolaire, s’ils ne bénéficient pas du
responsable de stage d’utiliser les informations publiées dans leur report de la note de l’épreuve E6, doivent présenter cette épreuve
rapport écrit. Il leur sera en outre rappelé que cette épreuve ne qui prend appui sur le rapport rédigé à l’issue du stage effectué lors
saurait les libérer de l’obligation de respecter la confidentialité. de leur année de redoublement
- Contrôle en cours de formation Remarque générale :
Le contrôle en cours de formation comporte une situation Les candidats redoublant leur seconde année repassent les deux
d’évaluation. situations d’évaluation des épreuves en CCF lors de leur année de
Cette situation d’évaluation est organisée par l’équipe redoublement.
pédagogique chargée des enseignements technologiques selon les
mêmes modalités et les mêmes exigences que l’épreuve
ponctuelle, à l’exception de la composition du jury dont les Épreuve facultative : Langue étrangère 2
professeurs pourront être ceux qui dispensent la formation.
L’intervention d’un professionnel est obligatoire. Cette langue étrangère 2 ne peut être celle de l’épreuve E1
Les corps d’inspection veillent au bon déroulement du contrôle en Modalités
cours de formation. Les candidats sont prévenus à l’avance de la
Épreuve orale
date prévue pour leur évaluation.
Durée 20 minutes + 20 minutes de préparation
À l’issue de l’évaluation, l’équipe pédagogique adresse au jury
une fiche d’évaluation du stage accompagnée d’une proposition de Coefficient 1
note. Le jury disposera des documents relatifs aux évaluations : Définition de l’épreuve
- une proposition de note concernant le dossier ;
L’épreuve consiste en un entretien prenant appui sur des
- une proposition de note concernant l’évaluation du stage ; documents appropriés.
- une proposition de note relative à la prestation orale du
candidat.

TABLEAU DE CORRESPONDANCES

BTS Analyses biologiques BTS Analyses de biologie médicale

U1 Français Pas d’unité correspondante

U2 Langue vivante étrangère U1 Langue vivante étrangère

U31 Mathématiques U2 Mathématiques

U32 Sciences physiques U3 Sciences physiques et chimiques

U4 Biologie humaine
Ou E4 Bases scientifiques et technologiques de la biologie médicale
U5 Technologies d’analyse biomédicale

U61 Techniques de biochimie U51 Analyses de biochimie médicale

U52 Analyses de microbiologie médicale


U62 Techniques de biologie*
U53 Analyses d’hématologie et d’anatomopathologie médicales

U6 Soutenance de rapport de stage (épreuve nouvelle)

* Le report de la note de U62 concerne U52 ou U53 : U52 et U53 recevront le même report de note

Page 10
SESSION 2014
E2-U21 Mathématiques 2014
Durée : 2 heures Coefficient 1
La clarté des raisonnements et la qualité de la rédaction interviendront pour une part importante dans l'appréciation des copies.
L’usage des instruments de calcul et du formulaire officiel de mathématiques est autorisé. Le formulaire de mathématiques est joint au sujet.

EXERCICE 1 (10 points)


Une société agro alimentaire produit des plats cuisinés. Elle utilise pour cela des pièces de viande de 2 kg
initialement congelées à une température de -21°C. On considère par la suite que les pièces de viande sont
identiques.

Lors de la décongélation, les pièces de viande sont placées dans une zone d’un réfrigérateur maintenue à une
température constante de T°C. L’entreprise doit respecter des contraintes sanitaires et des contraintes liées à la
qualité gustative des produits qu’elle fabrique.

Elle mène pour cela une étude sur l’évolution de la température au cœur d’une pièce de viande au cours de la
décongélation.

La loi de refroidissement de Newton permet théoriquement, sous certaines conditions, de modéliser cette
évolution, en fonction du temps, par une fonction ! vérifiant :

! ! ! = ! ! ! − T !!!!!!!!!!!!!!(!)

- ! est une constante liée aux caractéristiques de la pièce de viande,
- T est la température de la zone du réfrigérateur dans laquelle est placée la viande,
- t est la durée, exprimée en heure, écoulée depuis le début de la décongélation
- et ! ! ! !est la température, exprimée en degré Celsius (°C), au cœur de la pièce de viande après ! heures de
décongélation.

Les parties A, B et C peuvent être traitées de façon indépendante.

PARTIE A : Détermination de la constante k

Le réglage standard d’un réfrigérateur domestique est de T = 5°C.

On place une des pièces de viande dans une zone du réfrigérateur maintenue à cette température.

L’évolution de la température au cœur de la pièce de viande est suivie à l’aide de sondes thermocouples et mène
aux relevés suivants :

i 1 2 3 4 5 6
ti : durée écoulée, en heures 0 5 10 15 20 25
!":!!température!en!degrés!Celsius - 21 - 5,1 1,1 3,5 4,4 4,8

1. On pose !! ! = ln 5 − !! .Donner les valeurs de !! pour i variant de 1 à 6. Arrondir au centième.

2. Donner une équation de la droite d’ajustement affine de z en t par la méthode des moindres carrés sous la
forme ! = at + b. Arrondir au centième les valeurs de a et b.

Page 11
3. En déduire que l’on peut estimer la température au cœur de la pièce de viande après t heures (t compris entre
0 et 25) par :
! ! = −26,58! !!,!"! + 5

4. Calculer ! ! ! et ! ! − 5
Justifier que le modèle de l’équation (E) (donnée dans le préambule de l’exercice) s’applique dans le cas présent
avec des constantes ! et T dont on donnera les valeurs.

PARTIE B : Durée de décongélation


On considère qu’une pièce de viande est décongelée lorsque la température au cœur de la viande est supérieure
ou égale à 0°C.

Une viande décongelée donne, lorsqu’on la consomme après cuisson, l’illusion du produit frais si sa
décongélation a duré au moins 12 heures.

L’ajustement effectué dans la partie A permet d’estimer qu’une pièce de viande de 2 kg décongèle dans une
zone du réfrigérateur maintenue à T = 5°C en 8h 50 min, ce qui ne convient pas.

Par souci de qualité gustative, la société agro alimentaire décide donc de décongeler plus lentement la viande
en la plaçant dans une zone plus froide du réfrigérateur. Par ailleurs, si on décongèle une pièce de viande à une
température supérieure à 2°C, il y a reprise de la prolifération de certaines bactéries.
On choisit donc T = 2°C .

D’après la loi de Newton, la température de la pièce de viande est modélisée par une fonction ! vérifiant :

! ! ! = −0,19 ! ! − 2 , c’est!à!dire!:!! ! ! + 0,19(! ! = 0,38 .

1. Résolution d’une équation différentielle

On considère l’équation différentielle (E) : ! ! + !0,19! = 0,38, où ! est une fonction de la variable t, définie et
dérivable sur l’intervalle 0!;!+∞ et !’ la fonction dérivée de la fonction !.

a) Déterminer les solutions sur l’intervalle 0!;!+∞ de l’équation différentielle


!! !: ! ! + !0,19! = 0

b) Soit h la fonction définie sur l’intervalle 0!;!+∞ par h(t) = c, où c est un nombre réel.

Déterminer le nombre réel c pour que la fonction h soit une solution particulière de l’équation différentielle (E).
c) En déduire l’ensemble des solutions de l’équation différentielle (E).

2. Détermination de la fonction !

On rappelle que ! est solution de l’équation (E) et que ! (0) = -21 .

a) Justifier que : !′ ! = −23!! !!,!"! + 2

b) Déterminer lim!→!! !(!). Interpréter le résultat obtenu dans le contexte concret étudié.

3. Durée de décongélation

a) Estimer le temps nécessaire pour que les pièces de viande, placées dans une zone du réfrigérateur maintenue
à T = 2°C, soient décongelées.
Plusieurs méthodes peuvent être employées. Le candidat devra indiquer celle qu’il a choisie et en donner les
Page 12
étapes.

b) La viande ainsi décongelée donnera-t-elle, lorsqu’on la consommera, l’illusion du produit frais ?

PARTIE C : Prise en compte de la réglementation sanitaire


Initialement, la concentration bactérienne dans les pièces de viande congelées utilisées par la société
agroalimentaire est estimée à 50 bactéries par gramme.
On admet qu’à partir du moment où la viande est décongelée, les bactéries reprennent leur prolifération et que,
tant que la viande est laissée dans une zone du réfrigérateur maintenue à 2°C, la vitesse de croissance de la
concentration bactérienne à l’instant t (exprimé en heure) est modélisée sur l’intervalle 0!;!+∞ par ! ! = !3! !,!"!
La concentration bactérienne (exprimée en bactéries par gramme) de la viande à l’instant test donc modélisée
par la primitive G0 de la fonction ! qui vérifie G0(0) = 50.

1. Détermination de la fonction G0

a) Déterminer les primitives G de la fonction !.

b) En déduire l’expression de G0 (t) pour t supérieur ou égal à 0.

2. Le niveau de tolérance fixé par la réglementation sanitaire de plusieurs pays est de 100 bactéries par gramme
pour la viande que l’on cuisine.

Un lot de pièces de viande termine sa décongélation à 18 h, un soir de la semaine.


Si les employés le laissent au réfrigérateur, à 2°C, et ne le cuisinent que le lendemain à 8 h, la réglementation
sanitaire de ces pays sera-t-elle respectée ?

EXERCICE 2 (10 points)


Les probabilités demandées dans cet exercice peuvent être calculées en utilisant le formulaire joint au sujet ou la
calculatrice. Quelle que soit l'option retenue on fera figurer sur la copie les étapes de la démarche suivie.

Les parties A, B et C peuvent être traitées de façon indépendante.

Une usine fabrique en série des pompes de surface destinées à l’irrigation agricole.

Le cahier des charges demande que ces pompes aient un débit de 6!! ! . ℎ!! (6 mètres cubes
par heure) avec une tolérance de ±!0,25!! ! . ℎ!!

En sortie de chaîne de fabrication, une pompe peut présenter deux types de défauts indépendants : un
défaut de débit et un défaut mécanique.

PARTIE A : le défaut mécanique


Une étude statistique permet d’estimer que 1 % des pompes fabriquées présente un défaut mécanique.
Les pompes sont conditionnées par caisses de cinquante.
On considère, pour l’étude, que la constitution d’une caisse peut être assimilée à un prélèvement au hasard et
avec remise de cinquante pompes dans la production, très importante, de l’usine.

On note X la variable aléatoire qui, à chaque caisse de cinquante pompes, associe le nombre de pompes
présentant un défaut mécanique.

Page 13
1. Justifier que X suit une loi binomiale et préciser les paramètres de cette loi.

2. a) Calculer la probabilité qu’une caisse contienne une pompe présentant un défaut mécanique. Arrondir le
résultat au millième.

b) Calculer la probabilité qu’une caisse contienne au moins deux pompes présentant un défaut mécanique.
Arrondir le résultat au millième.

3. On décide d’approcher la loi de X par une loi de Poisson de paramètre !.


a) Quelle valeur du paramètre ! choisit-on ? Justifier.
b) On note Y une variable aléatoire suivant une loi de Poisson de paramètre !
En utilisant la variable aléatoire !, estimer la probabilité qu’une caisse contienne au moins quatre pompes
présentant un défaut mécanique. Arrondir le résultat au millième.

PARTIE B : le défaut de débit


Une pompe est conforme au cahier des charges pour le débit si celui-ci est compris entre 5,75!! ! . ℎ !! et
6,25!! ! . ℎ!! Dans le cas contraire, la pompe présente un défaut de débit.
−1
On note Z la variable aléatoire qui associe à chaque pompe produite son débit exprimé en!!3 . ℎ . On suppose
que la Variable aléatoire Z suit une loi normale de moyenne m = 6 et d’écart type s = 0,15.

Calculer la probabilité qu’une pompe, prélevée au hasard dans la production, présente un défaut de débit.
Arrondir le résultat au millième.

PARTIE C : estimation du débit moyen des pompes d’une livraison


Une entreprise commande un nombre important de pompes.
Lors de la livraison, le service qualité de l’entreprise cherche à estimer la moyenne inconnue !!exprimée en
! ! . ℎ!! , des débits des pompes qui lui sont livrées à partir de mesures faites sur un échantillon de cinquante
pompes prises dans la livraison.

On considère que cet échantillon peut être assimilé à un prélèvement au hasard et avec remise de cinquante
pompes dans la livraison.

1. Les résultats des mesures effectuées sont donnés dans le tableau ci-dessous :

Débit en 5,7 5,8 5,9 6,0 6,1 6,2 6,3


! ! . ℎ!!
Nombre 9 8 10 9 10 3 1
de
pompes

Calculer la moyenne et l’écart type de la série de mesures ci-dessus. On arrondira l’écart-type au millième.

2. On note ! la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 50 pompes choisies au hasard dans la livraison,
associe la moyenne des débits de ces 50 pompes, exprimée en ! ! . ℎ !! .

!,!"
On admet que ! suit la loi normale de moyenne inconnue ! et d’écart type
!"

a) Déterminer un nombre ! tel que ! ! − ! ≤ ! ! ≤ !! + ! = 0,95


Donner une valeur approchée au millième par excès de !.
b) Donner un intervalle de confiance de la moyenne ,!!!des débits des pompes livrées avec un coefficient de
confiance supérieur ou égal à 95% .

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E3 Sciences physiques et chimiques 2014
Durée : 2 heures Coefficient 2
Matériel autorisé :
- toutes les calculatrices de poches y compris les calculatrices programmables, alphanumériques ou à écran graphique à conditions que
leur fonctionnement soit autonome et qu’il ne soit pas fait usage d’imprimante (Circulaire n°99-186 du 16-11-99).
- Tout autre matériel est interdit.

Document à rendre avec la copie:


- Annexe A

La clarté des raisonnements, la qualité de la rédaction interviendront dans l’appréciation des copies.

Le sujet est constitué de deux exercices indépendants.

Ce sujet s’articuIe autour du problème de la glycémie . Il est composé de deux exercices indépendants, eux-
mêmes constitués de plusieurs parties indépendantes. Le premier exercice porte sur I’eau oxygénée et son
intervention lors du dépistage de la glycémie. Le second exercice traite de la régulation de de la glycémie et plus
particulièrement du dosage l’insuline par radio-immunologie.

Données relatives à tout le sujet :

Données relatives à divers éléments chimiques :

Élément H C O Sn Sb Te I Xe Cs Ba
Numéro atomique Z 1 6 8 50 51 52 53 54 55 56
-1
Masse molaire atomique (g.mol ) 1,0 12,0 16,0

Éléments de colorimétrie :

Radiations colorées et longueur d'onde


dans le vide (nm)
Rouge 620-800
Orange 585-625
Jaune 560-590
Vert-jaune 550-560
Vert 492-560
Cyan 487-492
Bleu azur 465-487
Bleu 435-465
Violet 380-440

Couleurs complémentaires en synthèse additive

Rouge Vert-bleu
Orange Bleu verdâtre
Vert-jaune Pourpre
Vert Rouge pourpre
Vert-bleu Rouge
Bleu verdâtre Orange
Bleu Jaune
Violet Jaune-vert

Page 15
!"
Rappel mathématique : = = !" ! + !!où A est une constante
!

-12 -6
Sous-multiples de l'unité : 1 pm = 10 m ; 1µg = 10 g
Constante radioactive de l'iode 125 : ! = 1,3. 10!! ! !!

Exercice I : Détermination d’une glycémie (12


points)
Le peroxyde d'hydrogène de formule chimique H2O2, appelé couramment eau oxygénée, existe naturellement
chez les êtres vivants comme sous-produit de la respiration cellulaire.
Synthétisé pour la première fois en 1818, il s’avère d’une grande utilité et d’une grande importance économique.
Ses propriétés oxydantes sont exploitées au cours d’analyses de biologie médicale, notamment lors de la
détermination de la glycémie.

PARTIE 1 : exploitation de la méthode de détermination de la


glycémie
La glycémie exprime la teneur en glucose dans le sang. Les valeurs normales à jeun se situent entre 3,5 et 6,1
-1
mmol.L . Le contrôle de la glycémie est un examen d’analyse biologique courant, il permet de détecter une
hypoglycémie, une hyperglycémie, un diabète. Presque toutes les techniques actuelles reposent sur l’utilisation
d’une enzyme, la glucose-oxydase, couplée à une réaction colorimétrique.
En présence de glucose-oxydase, le glucose (C6H12O6) en solution aqueuse est oxydé par le dioxygène dissous
en acide gluconique avec formation de peroxyde d’hydrogène H202.
L'équation chimique de cette réaction, notée par la suite (1), est la suivante :

C6H12O6(aq) + H2O(I) + O2(aq) = C6H12O7(aq) + H2O2(I) (1)

En présence d’une seconde enzyme, la peroxydase, le peroxyde d’hydrogène formé par cette réaction est dosé
selon la réaction de Trinder :

2 H2O2(I), + phénol +amino-4-antipyrine = quinonéimine + 4 H2O2(I) (2)

Les réactions (1) et (2) étant totales, la concentration de quinonéimine en solution est proportionnelle à la
concentration initiale de glucose. La quinonéimine étant la seule espèce colorée, la détermination de la glycémie
s’effectue alors indirectement par spectrophotométrie UV-visible.

1.1 Détermination de la glycémie d’un patient


Pour déterminer la glycémie d’un patient, on travaille sur le plasma sanguin obtenu après centrifugation, puis on
lui ajoute le mélange d’espèces chimiques nécessaires au bon déroulement des réactions ( 1) et (2).
Après une trentaine de minutes, on mesure l’absorbance de la solution pour une longueur d’onde de 505 nm. La
valeur affichée est de 1,30. Parallèlement, on réalise une gamme d’étalonnage à partir de solutions de glucose de
concentrations C connues auxquelles on fait subir les mêmes opérations que celles réalisées sur le plasma.
Les mesures effectuées permettent de tracer la courbe suivante représentative de la fonction A = f(t).

Page : 16/156
1.1.1 La courbe expérimentale ci-dessus permet d’affirmer que la loi de Beer-Lambert est respectée. Justifier
pourquoi.
1.1.2 À l’aide de cette courbe, déterminer si la valeur de la glycémie dans le plasma étudié est située dans les
valeurs normales.

1.2 Pouvoir séparateur du monochromateur


Le spectrophotomètre utilisé est constitué de plusieurs parties distinctes : une source de lumière
polychromatique, un monochromateur, une cuve pour contenir la solution à étudier et un détecteur. La source de
lumière utilisée est une lampe à arc au xénon, dont le spectre d’émission s'étend de 300 à 1100 nm. Le
monochromateur comprend entre autres, un réseau de diffraction par transmission comportant n = 1 200 traits/mm
utilisé en incidence normale. La longueur utile, c'est-à-dire éclairée du réseau, vaut L = 1,0 cm.

1.2.1 Ce spectrophotomètre permettrait-il des mesures en dehors du domaine visible ?


1.2.2 Proposer une couleur pour la quinonéimine.

Le pouvoir séparateur ou pouvoir de résolution, R, d’un réseau permet d’apprécier sa capacité à séparer deux
radiations de longueurs d’onde différentes. Il a pour expression :

!
! = !" = !!avec N : nombre de fentes éclairées et k l’ordre du spectre
∆!

1.2.3 Montrer qu’à l’ordre 1, le pouvoir séparateur du réseau utilisé vaut R = 12000.
1.2.4 Le spectrophotomètre permet-il d’isoler la radiation de travail des radiations voisines dont les longueurs
d'onde diffèrent au minimum de 0,1 nm par rapport à 505 nm ?

1.2.5 Lorsque |’ordre augmente, comment évolue la qualité de la séparation des deux longueurs d'onde ?

PARTIE 2 : Etude de la dismutation de l’eau oxygénée


Dans la partie 1, les propriétés oxydantes de l’eau oxygénée ont été mises en avant. L’eau oxygénée possède
également des propriétés rédactrices, ce qui lui confère un caractère amphotère. Les couples d’oxydoréduction
associés sont O2(g)/H2O2(I) et H2O2(I)/H2O(I) dont les potentiels standard ont pour valeurs respectives E °1 = 0,69 V et
E °2 = 1, 76 V.

Page : 17/156
L’eau oxygénée se dismute, c'est-à-dire se décompose, spontanément mais lentement, selon la réaction notée
par la suite (3), d’équation :
!
!! !!(!) =!! ! ! + !! ! !!!(3)
!
2.1 Écrire les demi-équations associées aux couples précédents ; justifier le caractère spontané de la réaction de
décomposition de l’eau oxygénée et retrouver son équation bilan (3).

2.2 On conserve généralement l’eau oxygénée dans des armoires réfrigérées. Proposer une justification à ce
mode de stockage.

La réaction (3) peut être catalysée de différentes façons: catalyse hétérogène par le platine, catalyse homogène
par les ions fer lll ou par une enzyme comme la catalase.

2.3 Définir le terme catalyse en précisant ce qui différencie une catalyse homogène d’une catalyse hétérogène.

On cherche à déterminer l'ordre de la réaction de décomposition de l’eau oxygénée. Pour cela, on ajoute à l’eau
oxygénée une petite quantité de solution de chlorure de fer lll. On récupère par déplacement d’eau, dans un
récipient adapté aux mesures de volume, le dioxygène formé au cours du temps. On peut alors en déduire la
valeur de la concentration C en eau oxygénée en fonction du temps.

On obtient ainsi les courbes suivantes.

On suppose pour cette étude que le volume de solution reste constant.

2.4 Exprimer la vitesse volumique de réaction, v, en fonction de la concentration C en eau oxygénée restante au
temps t.

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La vitesse volumique de réaction est également donnée par la relation ! = !! ! a où ! est l’ordre de la réaction
par rapport à I’eau oxygénée et k la constante de vitesse associée.

2.5 Montrer, sans aucun calcul numérique, que les résultats expérimentaux sont compatibles avec un ordre 1 par
rapport à I’eau oxygénée.

Exercice : Dosage de l’insuline (8 points)


L'insuline est un régulateur de la glycémie. Actuellement, l’insuline est dosée par immunofluorescence***, mais
avant cette technique le dosage de l’insuline a bénéficié du développement de la radio-immunologie, technique de
dosage des grosses molécules biologiques mise au point, en 1960, par R. Yalow et S. Berson.

*** : NDLR : il ne peut pas s’agir de l’immunofluorescence mais de l’immunoenzymologie (dosage ELISA)

PARTIE 1 : la méthode de radio-immunologie

La méthode consiste à ajouter à la solution d’insuline à doser, de l’insuline marquée par un atome radioactif,
l’iode 125. Ce mélange est ensuite mis en présence d’un anticorps spécifique. Un complexe anticorps-insuline se
fonne alors à partir de l’insuline marquée et de l’insuline non marquée dans des proportions liées aux
concentrations initiales. Le complexe est isolé et on mesure son activité. Une courbe d’étalonnage obtenue à partir
de solutions d’insuline de concentrations connues ayant subi le même traitement que l’échantillon étudié permet de
déterminer la concentration de l’insuline à partir de la valeur de l’activité mesurée.

1.1. Indiquer la composition du noyau d'iode 125.

!
L’iode 125 se désintégré par capture électronique interne, c’est à dire en capturant un électron !!! de son
cortège électronique.

1.2. Écrire l’équation de la capture électronique de l’iode 125 en explicitant les lois de conservation utilisées.

Pour réaliser le dosage on a réalisé une gamme de solutions témoins en faisant varier la concentration d’insuline
non marquée, la quantité d’insuline marquée étant la même pour chaque solution. La mesure de leur activité
conduit aux données suivantes :

-4 -4 -3 -3
Concentration en insuline non marquée (µg/mL) 0 2,5.10 6,8.10 1,6.10 3,2.10
Activité (Bq) 242 193 155 112 85

1.3 Sur la feuille de papier millimétrée en annexe à rendre avec la copie, tracer la courbe donnant l’activité (en
-4
Bq) en fonction de la concentration (en µg/mL) en insuline (échelle conseillée : 1cm pour 2,5.10 µg/mL et 1cm
pour 20 Bq).

La mesure réalisée avec l’échantillon de sérum sanguin donne une activité de 142 Bq.

1.4 En déduire la valeur de la concentration d’insuline dans le sérum dosé.

1.5 Estimer la valeur de l’activité de l’échantillon dosé au bout d'un an de stockage.

PARTIE 2 : quelques considérations autour de l’insuline


L'insuline est une hormone peptidique constituée de deux chaînes polypeptidiques comportant respectivement 21
et 30 acides aminés. Ces deux chaînes sont reliées entre elles par deux ponts disulfures.

Les ponts disulfures s’observent au niveau des molécules de cystéine dont la formule est donnée ci-dessous.

Page : 19/156
2.1 Recopier la formule de la cystéine. Entourer les différents groupes fonctionnels qu’elle comporte et les
nommer.
La formation d'un pont disulfure est modélisée par la demi-équation suivante :

2 R-SH = R-S-S-R + 2 H+ + 2 e-

2.2 Justifier que la formation de pont disulfure se fasse en conditions oxydantes.

Deux molécules de cystéine s’unissent par un pont disulfure pour former la cystine.

2.3 Écrire la formule topologique de la molécule de cystine.

Annexe A À rendre avec la copie

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E41 Biochimie 2014
Durée : 3 heures Coefficient : 2
Calculatrice interdite Aucun document autorisé L'annexe 1 est à rendre avec la copie

LA PHÉNYLCÉTONURIE
La phénylcétonurie (PCU) est une maladie génétique grave liée à un trouble du métabolisme d’un acide aminé
d'origine alimentaire, la phénylalanine. L’hyperphénylalaninémie résultante présente un caractère toxique pour le
système nerveux central et perturbe le développement du cerveau de l’enfant entraînant un retard mental.
La phénylalanine en excès est convertie en phénylcétone éliminée par voie urinaire, d’où le nom de
« phénylcétonurie ».
La PCU affecte un nouveau-né sur 16 000 et sa transmission est autosomale récessive.
En France et dans de nombreux autres pays, on procède dans les trois jours suivant la naissance à un dépistage
systématique de la phénylcétonurie. Cette procédure autorise l’instauration d’un traitement précoce qui permet de
garantir un développement normal aux enfants atteints.

1. La phénylcétonurie : une maladie métabolique


héréditaire (16,5 points)
La phénylalanine hydroxylase (PAH) est une enzyme qui peut être impliquée dans cette maladie. Elle assure la
conversion de la phénylalanine en tyrosine. Son gène s’exprime exclusivement dans les cellules hépatiques.

1.1. Gène de la phénylalanine hydroxylase (PAH)


Il s’agit d’un gène de 90 kilobases localisé sur le chromosome 12 et comprenant 13 exons. 700 mutations
différentes sur ce gène ont été identifiées. La mutation « phemut194 » provoque une modification de l’acide aminé
194 de l’enzyme et se traduit par une forte hyperphénylalaninémie chez l’individu homozygote.
1.1.1. Définir les termes « gène », « exon », « homozygote ».

1.1.2. Exposer les étapes de l’expression du gène de la PAH. Préciser leur localisation cellulaire.

1.1.3. Déterminer à l’aide du document 2 les séquences peptidiques correspondant aux allèles normal et muté
donnés dans le document 1.

1.1.4. En déduire le type de mutation mis en évidence.

1.2. Structure de la phénylalanine hydroxylase


La structure tétramérique de la PAH est représentée sur le document 3.

1.2.1. Expliquer la signification de « tétramérique ».

1.2.2. Légender le document 3 en reportant les numéros sur la copie.

1.2.3. Définir et décrire les structures primaires, secondaires et tertiaires de la PAH. Pour chaque niveau, préciser
les liaisons mises en jeu.

1.2.4. Identifier le domaine de l’enzyme concerné par la mutation « phe mut 194 » dans la PAH. En déduire les
conséquences possibles sur l’activité de la PAH.

1.3. Déficit en tétrabioptérine (BH4)


Il existe une variante plus rare d’hyperphénylalaninémie dans laquelle la PAH est normale mais où la
tétrabioptérine (BH4), son coenzyme, n’est pas synthétisé par le patient. La BH4 est également le coenzyme de la
tyrosine hydroxylase et de la tryptophane hydroxylase.

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1.3.1. Définir un coenzyme.

1.3.2. Indiquer les rôles de la « voie A » et de « la voie B » dans le métabolisme de la BH4 présenté dans le
document 4.

1.3.3. À l’aide du document 4, relier le déficit en BH4 aux signes constatés chez les patients atteints de déficit en
BH4 :

• hyperphénylalaninémie,
• troubles neurologiques,
• teint pâle et dépigmentation.

Le document 5 présente les résultats d’un test de charge au BH4 de deux patients atteints de phénylcétonurie.

1.3.4. Analyser les résultats. Conclure.

2. Dépistage néonatal et diagnostic de la


phénylcétonurie (15,5 points)
Le diagnostic est posé lorsque la phénylalaninémie, mesurée sur sang total recueilli sur carton de Guthrie, est
-1
supérieure à 18 µmol.L .

2.1. Dosage de la phénylalanine par méthode enzymatique


Des extraits de la fiche technique d’une méthode de dosage de la phénylalanine sont présentés dans le
document 6.

2.1.1. En s’appuyant sur le principe du test, dégager les équations des réactions mises en jeu.

2.1.2. Préciser les réactifs apportés spécifiquement par « ENZ LYO » et « SUBS » utilisés lors du test.

2.1.3. Indiquer si le volume d’acide trichloracétique pipeté lors de l’élution doit être précis. Justifier.

2.1.4. Indiquer le rôle des solutions CAL A-E et CONTROL1+2.

2.1.5. Préciser si la durée de l’étape 4 doit être mesurée avec précision. Justifier la réponse.

2.2. Contrôle national de qualité (CNQ) des méthodes de


dépistage de la phénylcétonurie
Un dosage de la phénylalanine est réalisé sur un même échantillon contrôle par plusieurs laboratoires par
méthode enzymatique ou fluorimétrique.

Certains paramètres statistiques sont consignés dans le tableau ci-dessous :

Technique Moyenne de la concentration CV (%)


en phénylalanine
(µmol.L-1)
Méthode enzymatique 220,9 9,7
Méthode fluorimétrique 240,2 11,9

2.2.1. Donner la signification de l’abréviation « CV ». Écrire l’équation aux grandeurs (expression littérale) qui
permet de le calculer.

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2.2.2. Nommer et définir l’indicateur de qualité représenté par le CV.

2.2.3. Comparer les deux méthodes de dosage au regard de cet indicateur.

2.3. Diagnostic moléculaire


Le diagnostic de la phénylcétonurie peut être confirmé par recherche de mutations du gène codant la PAH. Pour
cela, l’ADN du patient est extrait à partir d’un prélèvement de sang et soumis à une PCR (« Polymerase Chain
Reaction »), permettant d’amplifier une partie du gène codant la PAH. Les produits de PCR sont séparés par
électrophorèse sur gel d’agarose, comme présenté dans le document 7.

2.3.1. Nommer les trois étapes de la PCR.

2.3.2. Citer les réactifs utilisés pour amplifier le fragment de gène d’intérêt lors de la PCR. Préciser le rôle de
chacun des réactifs.

2.3.3. Indiquer le principal critère de séparation des molécules d’ADN par électrophorèse sur gel d’agarose.

2.3.4. Déduire des résultats de l’électrophorèse présentés dans le document 7, le type de mutation présente sur le
gène codant la PAH chez le patient.

3. Traitement et suivi de la phénylcétonurie


(8 points)
Le but du traitement, essentiellement diététique, est de maintenir la phénylalaninémie dans des limites
physiologiques. Diverses techniques analytiques permettent de vérifier l’efficacité du traitement.

3.1. Administration d’acides aminés neutres


En plus d’un régime alimentaire adapté, un traitement médicamenteux peut être proposé aux patients. Deux
produits sont actuellement commercialisés, ils contiennent un mélange d’acides aminés neutres. Ceux-ci ont un
transporteur commun avec la phénylalanine. Ce transporteur permet le passage des barrières intestinales et
+
hémato-encéphaliques selon un transport actif secondaire grâce à un symport Na -dépendant.

3.1.1. Expliquer pourquoi les acides aminés ne diffusent pas librement à travers la membrane.

3.1.2. Schématiser le transporteur de la phénylalanine au sein d’une membrane plasmique. Représenter le


gradient de concentration en sodium et le sens de passage des différentes molécules impliquées dans ce transport
actif secondaire.

3.1.3. Expliquer l’intérêt de l’administration d’acides aminés neutres à un patient souffrant de phénylcétonurie.

3.2. Chromatogramme, outil de suivi du patient


Le chromatogramme est obtenu après séparation et dosage des acides aminés plasmatiques. Cet examen est
réalisé une fois par an chez l’enfant atteint de phénylcétonurie.
Le document 8 présente des résultats du dosage de chaque acide aminé après leur séparation par
chromatographie échangeuse d’ions.

3.2.1. Donner la définition générale de la chromatographie réalisée.

3.2.2. Indiquer le principe de la chromatographie échangeuse d’ions décrite dans le document 8.

3.2.3. À partir des données du tableau suivant, représenter les formes majoritaires (formules semi-développées) de
la phénylalanine en fonction du pH.

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pK1 (fonction acide) pK2 (fonction amine)
Phénylalanine 1,8 9,1

3.2.4. Déduire de la réponse précédente et de l’étude du document 8, le comportement de la phénylalanine au


cours de la chromatographie.

3.2.5. Analyser et interpréter le chromatogramme du sérum de l’enfant atteint de phénylcétonurie.

DOCUMENT 1

Étude de la mutation « phemut194 » de la PAH


Fragment de séquences du brin codant (brin sens, brin +) du gène de la
PAH

Allèle normal
5’ GTGTTCAAGACTCTGAAGTCCTTGTAT 3’

Allèle muté
5’ GTGTTCAAGACTCCGAAGTCCTTGTAT 3’

DOCUMENT 2

Code génétique

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DOCUMENT 3
Structure de la PAH

Domaines structuraux

Domaine de régulation : de l’acide aminé 1 à l’acide aminé 142.


Domaine catalytique : de l’acide aminé 143 à l’acide aminé 410.
Domaine de « tétramérisation » : de l’acide aminé 411 à l’acide aminé 452.

D’après www.biopku.org©

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DOCUMENT 4
Métabolisme simplifié de la tétrabioptérine (BH4)

Métabolites
GTP = guanosine triphosphate
6-pyruvoyl-TP = 6-pyruvoyl tétrahydroptérine
BH4 = tétrahydrobiptérine
P4C = ptérine-4a-carbinolamine
q-BH2 = q-dihydrobioptérine
Phe = phénylalanine
Tyr = tyrosine
Trp = tryptophane
L-DOPA = L-dihydroxyphénylalanine
5HTP = 5-hydroxytryptophane

Enzymes
TAH = tryptophane hydroxylase
GTPCH = guanosine triphosphate cyclohydrolase
PPTS = 6-pyruvoyl tétrahydroptérine synthétase
SR = sepiaptérine réductase
PCD = ptérine-4a-carbinolamine déshydratase
DHPR = dihydroptérine réductase
PAH = phénylalanine hydroxylase
TH = tyrosine hydroxylase

D’après http://acces.ens-lyon.fr/
(NDLR : il s’agit en réalité de la TRH du document plutôt écrite TPH habituellement dans la
littérature)

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DOCUMENT 5

Test de charge au BH4

Ce test consiste à faire ingérer des tablettes de phénylalanine à raison de 100 mg/kg, et, 3 heures plus tard, de la
BH4 dissoute dans un jus d'orange ou de l'eau. Des analyses sanguines sont réalisées avant l'ingestion de
phénylalanine, puis 3, 7 et 11 heures après.

La phénylalaninémie, relativement modérée au départ, signifie qu'un régime alimentaire avait été mis en route dès
le diagnostic d'hyperphénylalaninémie par le test de Guthrie.

Patient 1

Patient 2

Temps (heures)

Ingestion de Ingestion de
phénylalanine BH4
(100 mg/kg) (20 mg/kg)

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DOCUMENT 6
Test enzymatique pour le dosage quantitatif à but de diagnostic in-vitro de la L-Phénylalanine dans les
cartes de sang de nouveau-nés humains

- Extraits -
1. PRÉLÈVEMENT :
Le sang de l’enfant est prélevé au talon, déposé puis séché sur une carte en cellulose selon une
méthode standardisée.
2. PRINCIPE DU TEST :
La phenylalanine de la carte est éluée de façon quantitative avec de l’acide trichloracétique (3%).
La phénylalanine est ensuite transformée par la phénylalanine-deshydrogénase en phényl-pyruvate.
Cette réaction est couplée à la réduction de NAD+. Le NADH, H+ obtenu réagit avec le sel de
tétrazolium en formant du formazan (violet).
La concentration en formazan produit est proportionnelle à la concentration en phénylalanine dans
l’échantillon sanguin et peut être mesurée par spectrophotométrie à 570 nm.
3. MATÉRIEL FOURNI :

A préciser, voir question 2.1.2

A préciser, voir question 2.1.2

1. ÉLUTION DES CARTES DE SANG :

Perforer les cartes de sang étalons, contrôles et échantillons (diamètre 5 mm de chaque) et


placer chaque disque dans un des tubes en polystyrène. Identifier tous les tubes.
Ajouter 100 µL d’acide trichloracétique dans chaque tube. S’assurer que chaque disque est
complètement immergé dans le liquide.
Incuber 30-60 min à température ambiante (18-25°C) sur un agitateur orbital.

2. PROCÉDURE DU TEST :

1. Introduire 25 µL de NaOH 0.5 M dans chaque puits de la microplaque.


2. Ajouter 75 µL de chaque Etalon, Contrôle et Éluat de disque sanguin dans les puits respectifs.
Agiter la plaque rapidement.
3. Ajouter 100 µL de Solution Enzymatique fraîchement préparée dans chaque puits.
4. Incuber 30 min à température ambiante (18-25°C).
5. Ajouter 100 µL de Substrat dans chaque puits. Agiter la plaque pendant 3 min sur un agitateur
orbital (300-500 U/min ; amplitude 1.5-3mm)
6. Mesurer l’absorbance avec un spectrophotomètre à 570 nm dans les 3-5 min après l’ajout du
réactif substrat.

D’après « Phenylalanine (PKU) neonatal Screening Assay (RE80015/RE80019) ».

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DOCUMENT 7

Résultats d’électrophorèse

Photographie du gel d’agarose (révélation au bromure d’éthidium) sur lequel ont été déposés des marqueurs de
taille (piste 1), les produits de PCR obtenus à partir de l’ADN d’un sujet sain (piste 2), d’un patient souffrant de
phénylcétonurie (piste 3).

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DOCUMENT 8

Principe et résultat du chromatogramme

Extrait fiche technique de la colonne de chromatographie PCX 3100 de Pickering Laboratories (traduction) :

La colonne PCX 3100 a été développée pour permettre la détermination de la nature des acides aminés dans
des échantillons, en utilisant une colonne échangeuse de cations. La séparation fait intervenir plusieurs
phénomènes : échange d’ions, exclusion… La détection post-colonne des acides aminés peut se faire en utilisant
la ninhydrine qui forme par réaction avec les acides aminés un produit détectable à 570 ou 405 nm.

Mode opératoire :

-1
La colonne est équilibrée avec un tampon citrate de lithium à pH 2,8 à 39°C à un débit de 0,3 mL.min . Après
injection des échantillons (100 µL), des tampons citrate de lithium de différents pH sont ajoutés, en suivant un
gradient de pH croissant jusqu’à pH 7,5. Enfin, la colonne est rincée, régénérée et rééquilibreé.

Résultats : chromatogrammes obtenus à partir d’un mélange d’acides aminés calibré (haut), de sérum de
donneur sain (milieu) et de sérum à tester d’un enfant (bas).

D’après Andrew A. Reilly et al. Clinical Chemistry, 1998.

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E42 Microbiologie 2014
Durée : 3 heures Coefficient : 2
Aucun matériel autorisé

GROSSESSE ET PÉRINATALITÉ :
RÔLE DU LABORATOIRE DE MICROBIOLOGIE
(Barème sur 40 points)

Le suivi médical d’une femme enceinte comprend le dépistage de nombreuses infections (toxoplasmose, rubéole,
hépatite B, syphilis) selon un calendrier programmé.
D’autres infections peuvent survenir au cours d’une grossesse et le laboratoire de microbiologie joue un rôle
important dans le diagnostic et le suivi de la grossesse.

1. Diagnostic de la syphilis. (10 points)


ème
Le dépistage de la syphilis est un test réalisé avant la fin du 3 mois de grossesse. Cette infection est due à un
spirochète : Treponema pallidum subsp. pallidum.

1.1. Proposer un schéma structural légendé du genre Treponema.

1.2. Indiquer le(s) mode(s) de transmission de la syphilis.

1.3. Décrire les différents stades de la maladie et indiquer les signes cliniques correspondants.

1.4. Le diagnostic biologique de la syphilis repose dans un premier temps sur deux tests sérologiques
qualitatifs : VDRL (Veneral Disease Research Laboratory) et TPHA (Treponema Pallidum Hemagglutination
Assay). Dans le cas d’un résultat positif, un test quantitatif est réalisé.

Un extrait de la fiche technique du TPHA quantitatif est donné en annexe 1.


1.4.1. Expliquer la notion de test qualitatif.

1.4.2. Présenter le principe du TPHA qualitatif.

À la suite d’un test qualitatif positif chez une femme enceinte, un test TPHA semi-quantitatif est réalisé.
1.4.3. À partir de cette annexe, nommer les contrôles qualité à réaliser pour valider la technique et
préciser leur composition.

1.4.4. Schématiser l’aspect des cupules dans le cas d’un contrôle qualité positif valide.

Les résultats obtenus sont les suivants :


− Cupules de 1 à 4 : voile uniforme d’hématies recouvrant le fond de la cupule.
− Cupules de 5 à 7 : sédimentation des hématies au fond de la cupule.

1.4.5. Déterminer le titre du sérum en justifiant la réponse.

1.4.6. Interpréter le sérodiagnostic de la syphilis chez cette femme en début de grossesse.

2. Diagnostic de la toxoplasmose. (10,5 points)


La toxoplasmose est une anthropozoonose cosmopolite très répandue. L’agent pathogène, Toxoplasma gondii,
est un protozoaire de l’embranchement des sporozoaires et de l’ordre des sarcosporidies.

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La toxoplasmose, pathologie normalement asymptomatique chez le sujet sain, devient une infection redoutable
chez la femme enceinte. La séroconversion concerne environ 5000 femmes enceintes par an en France. La
fréquence de la toxoplasmose congénitale est estimée entre 1 à 2 cas pour 1000 naissances.

2.1. Le cycle de multiplication du toxoplasme est présenté en annexe 2.

2.1.1. Identifier les éléments parasitaires numérotés de 1 à 4.

2.1.2. Décrire les étapes (A à E) du cycle évolutif.

2.1.3. Indiquer en justifiant le(s) hôte(s) définitif(s) et intermédiaire(s).

2.2. Une sérologie mensuelle est recommandée pendant la grossesse afin de déterminer le taux d’IgG et d’IgM
sériques.

Une patiente consulte son médecin à 12 semaines d’aménorrhée pour sa déclaration de grossesse. La
sérologie de la toxoplasmose est négative.

2.2.1. Préciser et justifier les éventuelles mesures prophylactiques à adopter.

2.2.2. Les résultats des sérologies suivantes sont donnés en annexe 3. Interpréter ces résultats.

2.2.3. Préciser les conséquences possibles sur le développement du fœtus.

2.3. Le diagnostic de la toxoplasmose congénitale par utilisation d’une technique d’immuno-empreinte


(Western-blot) permet de dépister rapidement les enfants contaminés asymptomatiques afin de les traiter
précocement pour réduire le risque de complications.

Le diagnostic utilise un test qualitatif par comparaison des profils immunologiques IgG et IgM entre sang maternel
et sang du cordon à la naissance.
Le mode opératoire du test est donné en annexe 4.
2.3.1. Représenter les différentes étapes du test sous forme de schémas annotés.

2.3.2. Préciser le rôle de chaque lavage.

2.3.3. Exploiter les résultats présentés en annexe 5.

3. Diagnostic d’une candidose. (6,5 points)


La candidose vaginale affecte 70 à 75% des femmes au moins une fois dans leur vie.
ème
Au cours du 2 trimestre de la grossesse, une patiente présente les symptômes d’une candidose vaginale.

3.1. La candidose fait partie des infections opportunistes.


3.1.1. Définir « infection opportuniste ».

3.1.2. Citer deux facteurs favorisant la survenue d'une infection opportuniste.

3.1.3. Décrire l’aspect microscopique caractéristique d’un frottis vaginal coloré au Gram dans le cas
d’une candidose.

3.1.4. Afin de préciser le diagnostic, le prélèvement a été ensemencé sur une gélose Sabouraud +
chloramphénicol. Justifier l’utilisation de ce milieu.

3.2. Après 24 heures d'incubation à 30°C, les colonies obtenues sur gélose Sabouraud + chloramphénicol sont
utilisées pour identifier rapidement la souche. Un test de blastèse est effectué.
3.2.1. Donner le mode opératoire du test de blastèse.

3.2.2. Pour la patiente ce test est positif. Décrire le résultat obtenu et conclure.

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3 .2.3. Citer un autre test rapide permettant de confirmer le diagnostic.

3.3. Lors d’un précédent épisode de candidose, la patiente a été soignée avec une molécule appartenant aux
azolés. Afin de s’assurer qu’aucune résistance n’est apparue, le médecin a prescrit un E-test®. L’annexe 6 montre
le résultat de cet E-test® effectué pour le fluconazole.

3.3.1.Indiquer à quelle catégorie de molécules thérapeutiques appartiennent les azolés.

3.3.2. Réaliser la lecture de l’E-test® donné en annexe 6. Conclure sachant que la CMI habituelle vis-à-
vis du fluconazole d’une souche sensible de l’espèce identifiée est de 1 mg.L-1.

4. Diagnostic des infections à Cytomégalovirus


(CMV). (4 points)
L'infection maternelle à CMV est fréquente. Sa transmission interhumaine se fait par les sécrétions
oropharyngées, urogénitales et les transfusions de sang non déleucocyté.
Le CMV ou HHV-5 est un virus à ADN qui appartient à la famille des Herpesviridae.

4.1. Citer les principaux critères permettant la classification des virus.

4.2. Une représentation schématique du CMV est donnée en annexe 7. Reporter les numéros sur la copie et
légender.
Lors d'une primo-infection maternelle, le risque de contamination fœtale est de 30 à 50%. L'infection à CMV est
recherchée sur le liquide amniotique. La culture cellulaire sur fibroblastes humains (MRC5) met en évidence un
antigène très précoce du CMV après 24 à 48 heures. Au bout d’un délai de 7 à 21 jours, un effet cytopathique
(ECP) apparaît.

4.3. Donner les caractéristiques des deux types de cellules utilisables en culture cellulaire et discuter de leurs
intérêts respectifs.

4.4. Ce virus, comme tous les virus de la famille des Herpesviridae, est responsable d’infections latentes
pouvant se réactiver.
4.4.1.Expliquer le phénomène de latence.
4.4.2. Citer deux facteurs favorisant la réactivation.

5. Diagnostic anténatal d’un streptocoque du


groupe B ou Streptococcus agalactiae. (9 points)
Streptococcus agalactiae est responsable de 30 à 50% des infections bactériennes néonatales. Dans le cadre de
la prévention anténatale de ce risque infectieux, la Haute Autorité de Santé (HAS) préconise une recherche
systématique du portage vaginal de streptocoque B en fin de grossesse.

5.1. Citer les infections néonatales impliquant Streptococcus agalactiae.

5.2. Un prélèvement vaginal réalisé chez une femme enceinte à 36 semaines d’aménorrhée a été isolé sur
gélose au sang + ANC. La composition de ce milieu est donnée en annexe 8.

5.2.1. Donner les principales caractéristiques de ce milieu ; préciser les conditions d’incubation dans le
cadre d’une recherche de Streptococcus agalactiae.

5.2.2. Donner l’aspect des colonies suspectes de Streptococcus agalactiae.

5.2.3. Donner le principe du test rapide permettant d’aboutir à l’identification d’un Streptococcus
agalactiae à partir des colonies isolées.

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5.2.4. De nombreux laboratoires réalisent actuellement l’isolement sur milieu chromogène. Un extrait de
la fiche technique d’un milieu chromogène est donné en annexe 9. Exploiter le document en dégageant
l’intérêt de ce milieu par rapport à la gélose au sang + ANC.

5.3. Un antibiogramme par méthode de diffusion a été réalisé à partir de colonies de streptocoques B isolées.
Les résultats de l’antibiogramme sont donnés ci-dessous :

Nom de l’antibiotique Diamètre d’inhibition en mm


Oxacilline 5 µg 22
Lévofloxacine 23
Gentamicine 500 µg 20
Lincomycine 24
Vancomycine 20
Erythromycine 26

5.3.1. Expliquer, en utilisant l’annexe 10, comment évaluer la sensibilité des streptocoques à la
pénicilline G. Conclure dans le cas de la souche étudiée.

5.3.2. Les streptocoques possèdent une résistance naturelle de bas niveau aux aminosides (ou
aminoglycosides).

5.3.2.1. Donner la cible cellulaire des aminosides.

5.3.2.2. Définir la résistance naturelle.

5.3.2.3. Expliquer le mécanisme de la résistance de bas niveau aux aminosides chez les
streptocoques.

5.3.3. L’antibiogramme d’un streptocoque doit permettre de rechercher les souches à haut niveau de
résistance aux aminosides.

5.3.3.1. Indiquer comment détecter ces souches sur un antibiogramme standard.

5.3.3.2. Conclure dans le cas de la souche étudiée.

5.3.3.3. Expliquer l’intérêt thérapeutique d’une telle recherche en utilisant l’annexe 10.

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ANNEXE 1
TPHA quantitatif réalisé sur le sérum de la femme en début de grossesse

• COMPOSITION DES REACTIFS :

Hématies –antigène : suspension d’hématies de poules sensibilisées par des


Réactif 1 (R1)
composants solubles de Treponema pallidum, azoture de sodium 1g/L.
Diluant (PBS 0,01mol/L - pH 7,2)
Réactif 2 (R2)
Azoture de sodium.
Sérum de contrôle positif (humain) de titre connu indiqué en inverse de dilution sur
Réactif 3 (R3)
l’étiquette, soit 320 pour le contrôle utilisé.

Réactif 4 (R4) Sérum de contrôle négatif (humain).

• MODE OPERATOIRE : TEST QUANTITATIF EN PLAQUE DE MICROTITRATION :


e
- Préparer dans un tube une dilution au 1/40 du sérum à tester et des sérums contrôles R3 et R4 dans le
diluant R2.
50 µL
- Suivre le schéma décrit dans le tableau ci-dessous :

N° cupule 1 2 3 4 5 6 7

Réactif 2 (R2) (µL) 50 50 50 50 50 50

Sérum à tester dilué au 1/40 (µL) 50 50

Volume transféré (µL) 50 50 50 50 50

Réactif R1 (R1) (µL) 50 50 50 50 50 50 50

Titre du sérum 80 160 320 640 1280 2560 5120

• CONTRÔLE QUALITÉ :

Le titre du sérum de contrôle positif (R3) doit présenter un titre égal à la valeur indiquée à +/– une dilution.
Le sérum de contrôle négatif (R4) doit être trouvé négatif.
• LECTURE :

Réaction positive : voile uniforme d’hématies recouvrant le fond de la cupule, pouvant être parfois partiellement
rétracté en bordure.
Réaction négative : bouton compact d’hématies au fond de la cupule.
Le titre de l’échantillon correspond à l’inverse de la plus grande dilution finale du sérum, qui fournit un
résultat positif.

• INTERPRETATION :

Un titre du sérum supérieur à 80, lors du test quantitatif, correspond soit à un début de syphilis, soit à la cicatrice
sérologique d’une syphilis traitée. Un autre échantillon prélevé plus tardivement doit alors être examiné pour mettre
en évidence une éventuelle augmentation du taux d’anticorps.

Extrait de la fiche technique TPHA 100 (BioMérieux ®).

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ANNEXE 2
Cycle de multiplication de Toxoplasma gondii

D
B
E

ANNEXE 3
Résultats des sérologies de la patiente au cours de la grossesse

Semaines
16 20 24
d’aménorrhée

Taux d’IgG négatif négatif positif

Taux d’IgM négatif négatif positif

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ANNEXE 4
Fiche technique Immuno-empreinte

Origine et description des bandelettes :


Après lyse du parasite, les antigènes de Toxoplasma gondii sont séparés par électrophorèse sur gel de
polyacrylamide et transférés à la surface de bandelettes de nitrocellulose (technique du Western blot). Les
bandelettes sont fournies prêtes à l’emploi.

Déroulement du test :
• Immuno-empreinte IgG
! Incubation séparément de deux bandelettes, chacune avec l’un des deux sérums dont on veut comparer
les profils sérologiques
! Lavage des bandelettes
! Incubation des bandelettes avec le conjugué anti-IgG humaines-phosphatase alcaline
! Lavage
! Incubation des bandelettes avec un substrat de la phosphatase alcaline
! Lavage
! Séchage des bandelettes
• Immuno-empreinte IgM
Le test est identique en remplaçant le conjugué précédent par un conjugué anti-IgM humaines-
phosphatase alcaline

Lecture et interprétation :
Les bandes antigéniques reconnues par les anticorps anti-toxoplasme de classe IgG ou de classe IgM sont
révélées par la formation de bandes transversales violettes.

Extrait de la fiche technique Toxoplasma Western blot IgG-IgM (IDdiagnostics®).

ANNEXE 5
M : sérum maternel
Résultat du profil mère – enfant E : sang du cordon

Toute bande, d’un poids moléculaire (PM)


inférieur à 120 kDa et présente uniquement
chez l’enfant, témoigne de la synthèse par
l’enfant d’anticorps antitoxoplasme, en faveur
d’une toxoplasmose congénitale

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ANNEXE 6
Résultat de l’E-test® effectué pour le fluconazole

Les valeurs indiquées sur


-
la bandelette sont en mg.L
1

ANNEXE 7
Schéma de structure du CMV

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ANNEXE 8
Gélose au sang frais + ANC : Composition du milieu en grammes par litre d’eau distillée

Mélange de peptones 13
Hydrolysat de protéines animales et 10
végétales
Amidon de maïs 1
Chlorure de sodium 5
Agar 13,5
Acide nalidixique 0,015
Colistine 0,001
Sang frais défibriné de mouton 5%

ANNEXE 9

Extrait de la fiche technique du milieu StrepB Select ™ (BioRad)

• Principe :
StrepB Select est un milieu gélosé, sélectif et chromogène particulièrement bien adapté pour
la détection et l’identification présomptive des streptocoques du groupe B (SGB) ou
Streptococcus agalactiae dans les prélèvements vaginaux ou vagino-rectaux de la femme
enceinte.
La composition en peptones et substances nutritives favorise la croissance des SGB.
Le mélange sélectif permet d’inhiber la croissance de la plupart des microorganismes, à
l’exception des streptocoques, de certains entérocoques et lactobacilles.
Plusieurs substrats chromogéniques permettent la détection d’activités enzymatiques
conférant une coloration caractéristique des colonies des espèces suivantes :
! SGB : colonies bleues,
! entérocoques : colonies de couleur rose à violet,
! lactobacilles : petites colonies de couleur rose.

• Utilisation :
Ensemencer directement les produits biologiques sur StrepB Select, selon les techniques
conventionnelles d’isolement.
Incuber en atmosphère aérobie, à l’abri de la lumière, à 35-38°C, pendant 24 à 48 heures.

• Lecture –Interprétation :
Colonies bleues : forte présomption de SGB.
Confirmer le groupe de Lancefield par groupage antigénique.

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ANNEXE 10
Extrait du tableau XIII du document de la SFM (Société française de microbiologie)-
Édition de janvier 2010
Concentrations Diamètres
Charge critiques (mg/L) critiques
Antibiotique du (mm) Remarques
disque
S R S R
Pénicilline G - ≤ 0,25 >2 - - La sensibilité des streptocoques à la
Ampicilline - ≤ 0,5 >2 - - pénicilline G est évaluée avec un disque
Amoxicilline - ≤ 0,5 >2 - - d’oxacilline à 5 µg (OXA-5) selon les critères
suivants :
Céfotaxime - ≤ 0,5 >16 - -
! Diamètre OXA-5 ≥ 21 mm : souche
sensible à la pénicilline G. Cette
interprétation est prédictive de
l’activité des autres β-lactamines
incluant les streptocoques dans leur
spectre.
! Diamètre OXA-5 < 21 mm : souche
I ou R à la pénicilline G.
Devant toute souche de sensibilité
diminuée, il y a lieu de déterminer la CMI de
l’ampicilline, de l’amoxicilline ou du
céfotaxime. (…)
Streptomycine 500 µg ≤ 250 >500 ≥14 <12 Les streptocoques présentent une
Kanamycine 1000 µg ≤ 250 >500 ≥14 <10 résistance naturelle de bas niveau (BNR) à
Gentamicine 500 µg ≤ 250 >500 ≥17 <11 tous les aminoglycosides qui n’empêche pas
d’obtenir un effet synergique bactéricide
entre un aminoglycoside et une pénicilline ou
un glycopeptide. L’acquisition d’un haut
niveau de résistance (HNR) aux
aminoglycosides, détectée grâce à des
disques fortement chargés en streptomycine
(500 µg), kanamycine (1000 µg) et
gentamicine (500µg) abolit cet effet
synergique bactéricide. (…)
Chloramphénicol 30 µg ≤8 >8 ≥23 <19 Interprétation valable pour thiamphénicol.
Tétracycline 30 UI ≤1 >2 ≥23 <21 Interprétation valable pour les autres
tétracyclines, sauf pour la minocycline.
Erythromycine 15 UI ≤0,25 >0,5 ≥26 <24 Interprétation valable pour azithromycine,
clarithromycine, dirithromycine et
roxithromycine
Spiramycine 100 µg ≤1 >4 ≥24 <19
Télithromycine 15 µg ≤0,25 >0,5 ≥24 <21

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E43 Hématologie, anatomopathologie et
immunologie 2014
Durée : 2 heures Coefficient : 2
Aucun matériel utilisé

1. Chute au domicile. (25 points)


Un patient de 65 ans est admis aux urgences. Il a été retrouvé gisant depuis plusieurs heures dans sa cuisine, sa
jambe ayant brutalement cédé sans raison apparente. Il présente une fracture ouverte du fémur et a perdu
beaucoup de sang. L'équipe de secours a stabilisé le patient par une perfusion de sérum physiologique avant de le
transporter aux urgences.

1.1. Justifier la nécessité d’une perfusion en cas d’hémorragie importante.

1.2. Un hémogramme est réalisé à l’arrivée du patient aux urgences. Construire un tableau comparatif de
l’évolution des paramètres érythrocytaires par rapport à un individu normal avant perfusion et après
perfusion.

Le service d'urgence éprouve de grandes difficultés à stopper l’hémorragie. L’étude de l'hémostase montre des
temps de coagulation (temps de céphaline activée ou TCA ; temps de Quick ou TQ) significativement allongés.

1.3. Commenter l'allongement combiné du TCA et du TQ.

L'équipe d’urgence suspecte une CIVD (coagulation intravasculaire disséminée) et demande un dosage des D-
Dimères.
1.4. Expliquer l'origine des D-dimères, et leur intérêt en analyses biologiques.

1.5. Le taux de D-Dimères chez ce patient est significativement augmenté : conclure.

L'arrêt des saignements dans le cas d'une CIVD est complexe et utilise paradoxalement des traitements
antithrombiques : antithrombine (AT), héparine…
1.6. Préciser la nature biochimique de l’AT (ou antithrombine-III ou AT-III) et son rôle physiologique.

1.7. Indiquer le mode d'action de l'héparine.

Dans ce contexte d’hémorragie et de CIVD, une transfusion sanguine est réalisée.


1.8. Indiquer l'intérêt pour ce patient d’un apport :
- de culot globulaire ;
- de plasma.

Le groupage ABO et le phénotypage Rhésus sont réalisés sur carte de groupage et centrifugation en gel.
L'annexe 1 montre les résultats de cette détermination.
1.9. Interpréter les résultats et conclure.

1.10. En ne tenant compte que du groupage ABO et du phénotypage Rhésus standard, indiquer les
caractéristiques des sangs transfusables à ce patient. Justifier la réponse.

Le médecin des urgences veut poursuivre quelques explorations car vu le contexte clinique et les résultats des
examens du laboratoire, il suspecte une maladie de Kahler (myélome multiple).
1.11. Définir la maladie de Kahler.

1.12. Citer l’examen hématologique qui permet de poser définitivement le diagnostic. Préciser son résultat.

1.13. Expliquer la modification de la vitesse de sédimentation (VS) dans la maladie de Kahler.

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Une immunofixation permet la caractérisation de la maladie de Kahler.
1.14. Rappeler les étapes de réalisation de l'immunofixation.

1.15. Interpréter le résultat de l’immunofixation présenté en annexe 2. Conclure.

2. Forte fièvre. (15 points)


Un homme de 43 ans revenant d’un voyage en Afrique équatoriale (zone endémique de Plasmodium falciparum)
est admis aux urgences. Il présente un état fébrile élevé depuis plusieurs heures.
Le médecin de garde suspecte un cas de paludisme. Le diagnostic du paludisme est une urgence car la maladie
est potentiellement mortelle.

En plus de l'examen microscopique, le laboratoire de garde utilise un test immunochromatographique de mise en


œuvre très rapide. Ce test est décrit en annexe 3.

2.1. Proposer un schéma du principe de ce kit, en s’appuyant sur l’annexe 3.

2.2. Préciser le rôle du contrôle.

Les anticorps mis en jeu dans ce kit sont des anticorps monoclonaux obtenus par la technique des hybridomes.
2.3. Définir l’expression « anticorps monoclonaux ».

2.4. Présenter les principales étapes de l’obtention d’un hybridome.

Le patient est finalement traité par un antipaludéen. Quelques heures après son état s'aggrave brutalement. Le
diagnostic de choc anaphylactique à l'antipaludéen est rapidement posé. Le choc anaphylactique est un exemple
de réaction d'hypersensibilité de type I.

2.5. Présenter succinctement les étapes conduisant à une réaction d’hypersensibilité de type I.

2.6. Représenter sous forme de schéma annoté les modalités d'activation d'un lymphocyte B par un
allergène (antigène thymo-dépendant).

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ANNEXE 1

De gauche à droite : De gauche à droite :

ABO1(A), ABO2(B), ABO3(AB) : tests de RH2 : recherche de l'antigène C du système


l'épreuve de Beth-Vincent du groupage ABO Rhésus
Le tube noté ABO1(A) contient des anticorps RH3 : recherche de l'antigène E du système
anti-A Rhésus
Le tube noté ABO2(B) contient des anticorps RH4 : recherche de l'antigène c du système
anti-B Rhésus
Le tube noté ABO3(AB) contient des anticorps RH5 : recherche de l'antigène e du système
anti-A + anti B Rhésus

KEL1 : recherche de l'antigène K du système Kell


RH1 : recherche de l'antigène D du système
Rhésus. Ce tube contient un anticorps anti D. Ces tubes contiennent un anticorps spécifique de
l’antigène recherché.
Neutr.(A1), Neutr(B) : tests de l'épreuve de
Simonin du groupage ABO Ctl : contrôle (valable pour les deux cartes)
Le tube noté Neutr.(A1) contient des globules
rouges A1
Le tube noté Neutr (B) contient des globules
rouges B

Photos tirées d'une documentation de la société BioRad.

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ANNEXE 2

Légende des pistes :

- ELP : électrophorèse des protéines totales du sérum du patient.


- G : sérum anti-gamma.
- A : sérum anti-alpha.
- M : sérum anti-mu.
- K : sérum anti-kappa.
- L : sérum anti-lambda.

ANNEXE 3

Le test immunochromatographique du paludisme utilisé repose notamment sur la détection de l’antigène


"histidine rich protein 2 (HRP2)" spécifique de l'espèce Pl.falciparum.

Le kit contient :

- une bandelette support, présentant trois zones (voir schéma de gauche à droite) :
• une zone de dépôt (goutte de sang du patient avec ou sans l'antigène recherché),
• une zone de lecture (présentant une bande colorée lorsque le patient est positif),
• une zone de contrôle (présentant une bande colorée témoignant du dépôt d'une quantité suffisante
d'échantillon).

Dépôt Test Contrôl


e

- des anticorps libres, dirigés contre l'antigène HRP2, marqués (par l'or colloïdal), dans l'une des trois zones,

- des anticorps fixés au support, non marqués, eux aussi dirigés contre l'antigène HRP2, dans l'une des trois
zones,

- des anticorps anti-anticorps, fixés sur le support dans l'une des trois zones.

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E5 Analyses de Biologie Médicale 2014
Les épreuves de travaux pratiques se déroulent en « cours de formation » dans le cadre des formations initiales
des établissements agréés. Les autres candidats passent une épreuve terminale de TP dont voici un sujet.

E5-U51 Analyses de biochimie médicale 2014


Durée : 4 heures Coefficient : 2,5

Matériel autorisé :

- CALCULATRICE AUTORISÉE.
- Aucun document autorisé en dehors de la documentation fournie.

SYNDROME NÉPHROTIQUE
Un homme présentant des signes d’œdème, une asthénie importante et une fièvre oscillant entre 38 et
39,5°C consulte. Le médecin suspectant un syndrome néphrotique prescrit des examens biochimiques :
protéinémie, protéinurie, triglycéridémie ainsi que la détermination de la concentration d’activité catalytique de la
LDH sérique qui peut révéler une nécrose.

Le diagnostic biologique repose sur les résultats suivants :


- protéinurèse supérieure à 3 g/ 24h,
-1
- hypoprotéinémie (protéinémie inférieure à 60 g.L ),
- œdème.

Auquel s'ajoutent habituellement :


- hypertriglycéridémie (concentration sérique en triglycérides trois fois supérieure à la normale pour ce
patient),
- hypercholestérolémie.

1. Dosage des protéines par la méthode du Biuret


1.1. Étalonnage
-1
• Préparer directement en cuves à partir de la solution étalon de protéines à 10,0 g.L ,
5 étalons contenant de 0 à 5 mg de protéines par cuve, sous un volume de 0,5 mL, (compléter avec
de l’eau physiologique).

• Ajouter dans chaque cuve 2 mL de réactif de Gornall.


• Homogénéiser puis incuber 30 minutes à température ambiante et à l'obscurité. Lire l'absorbance à
540 nm, contre un témoin réactif. La coloration est stable plusieurs heures.

1.2. Détermination de la protéinémie et protéinurèse


Réaliser en suivant le protocole donné ci-dessous :

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- 2 essais sur le sérum du patient correctement dilué,
(matériel pour la dilution fourni au candidat après demande à l’examinateur)
- 2 essais sur l’urine du patient collectée pendant 24 h,
-1
- 1 essai sur le contrôle à 4,00 g.L en protéines.

Protocole :
Introduire en cuve :
- 0,5 mL d'échantillon à analyser (sérum dilué, urine ou contrôle),
- 2 mL de réactif de Gornall.

1.3. Résultats
1.3.1. Construire le tableau de réalisation de la gamme d'étalonnage.
1.3.2. Établir la liste du matériel nécessaire à la dilution du sérum.
1.3.3. Récapituler les résultats expérimentaux dans un tableau.
1.3.4. Tracer la courbe d'étalonnage à l'aide de l’outil informatique.
1.3.5. Valider les résultats.
1.3.6. Déterminer la protéinémie et la protéinurèse.
1.3.7. Conclure.
Données :
-1 -1
Protéinémie physiologique: 65 à 75 g.L sr sérum = 2,0 g.L
-1
Diurèse du patient: 1,3 L/ 24h. Uc sérum = 2,8 g.L
-1 -1
Intervalle de validation: [3,50 ; 4,50] g.L sr urine = 0,15 g.L
-1
Uc urine = 0,20 g.L

2. Détermination de la concentration catalytique de


la LDH
La détermination de l’activité LDH est réalisée à l’aide du kit commercial dont la fiche technique est
présentée en ANNEXE.

2.1. Réactifs
- Réactif 1 repris par le réactif 2.
- Sérum du patient.

2.2. Mode opératoire


La technique est réalisée devant un examinateur

Réaliser un essai selon le mode opératoire de la fiche technique donnée en ANNEXE.


- température : 37°C,
- longueur d’onde de lecture : 340 nm.

2.3. Résultats
2.3.1. Présenter les résultats expérimentaux sous forme d'un tableau.
-1
2.3.2. Démontrer par le calcul le facteur k de la formule donnée par la fiche technique : U.L = n
x facteur k.
2.3.3. Déterminer la variation d’absorbance par minute.
2.3.4. Calculer la concentration d'activité catalytique de la LDH.
2.3.5. Conclure.

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Données :
-1
• Incertitude-type composée (uc LDH ) = 6 U.L
• Longueur de la cuve : l = 1 cm
-1 -1
• ε NADH, H+ = 6300 L.mol .cm à 37 °C et à 340 nm

3. Conclusion générale
• Interpréter les résultats obtenus en fonction du contexte présenté.
• Conclure.

Mise en application des normes de métrologie pour l’acceptabilité


et l’expression des résultats des essais
Logigramme d’acceptabilité des résultats

Pour vérifier l’acceptabilité des résultats expérimentaux, il est nécessaire de connaître l’écart type de répétabilité
(sr).

La démarche à suivre est illustrée dans le logigramme suivant :

Expression des résultats

Le résultat final est rendu à ± 2 Uc.

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Annexe

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E5-U52 Analyses de microbiologie médicale2014
Durée : 6 heures Coefficient : 3

Jour 1 : 4 heures
Aucun document personnel autorisé.
Calculatrice autorisée.

Documents à rendre :
- Annexe 1 (à rendre 1h avant la fin de l’épreuve).
- Annexe 2 (à rendre en fin d’épreuve).

Consignes à respecter :
− Tous les examens microscopiques et tests seront montrés à un examinateur accompagnés de
leur lecture rédigée.
− Les demandes de réactifs, de milieux, les conditions d’incubation, les antibiotiques sont à
consigner sur l’annexe 1, à rendre une heure avant la fin de l’épreuve.
− L’annexe 2 complétée sera rendue en fin d’épreuve.

1. PATIENT N°1
Le patient n°1 (55 ans) est hospitalisé depuis 10 jours en unité de soins intensifs. Il présente des signes
d’infection respiratoire. Un lavage broncho-alvéolaire (LBA) est effectué et une série d’hémocultures est réalisée.

1.1. Étude du lavage broncho-alvéolaire (LBA)


L’analyse cytologique du prélèvement donne les résultats suivants :

Résultats patient n°1 : Valeurs physiologiques :


Leucocytes : 3,2.105 cellules.mL-1 dont : Leucocytes : 0,5.105 à 2,5.105 cellules.mL-1 dont :
! macrophages : 70 % ! macrophages : 80 à 90 %
! lymphocytes : 5 % ! lymphocytes : 5 à 10 %
! granulocytes neutrophiles : 25 % ! granulocytes neutrophiles : 1 %

1.1.1. Interpréter les résultats fournis.


Le LBA a été isolé sur différents milieux de culture, dont une gélose au sang frais (référencée LBA + numéro de
poste).
1.1.2. Procéder à la lecture de l’isolement obtenu après 24 heures d’incubation à 37°C en
aérobiose et poursuivre la procédure d’identification.
1.1.3. Réaliser un antibiogramme par méthode de diffusion (choisir 6 disques
d’antibiotiques).

Document fourni : recommandations du CA-SFM1.

1 CA-SFM : Comité de l’Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie.

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1.2. Étude d’un échantillon d’hémoculture aérobie
L’automate d’hémoculture a signalé la présence de plusieurs flacons positifs. Une fraction aliquote d’un flacon
aérobie est fournie en tube (référencé H + numéro de poste).
1.2.1. Réaliser l’analyse de l’échantillon fourni.
1.2.2. Poursuivre la démarche diagnostique.

2. PATIENT N°2
Le patient n°2 est une femme de 32 ans enceinte de 6 mois et présentant une leucorrhée. Un prélèvement
vaginal a été réalisé par son gynécologue qui a effectué un frottis sur lame et un écouvillon en vue de mise en
culture. Le frottis est fourni (référencé PV + numéro de poste).

2.1. Réaliser l’examen direct du frottis.


2.2. Conclure et proposer une poursuite de l’analyse.

3. CONTRÔLE QUALITÉ
Pour réaliser le diagnostic de la syphilis, le laboratoire utilise un kit « TPHA ». Lors de l’ouverture d’un nouveau
lot de tests, un contrôle qualité est effectué.

3.1. À l’aide de la fiche technique fournie, préparer la manipulation en complétant l’annexe 2 :


• Pour le réactif R5 (contrôle négatif), suivre la procédure « essai qualitatif » de la fiche technique.
• Pour le réactif R4 (contrôle positif), suivre la procédure « essai quantitatif » de la fiche technique.
3.2. Réaliser la manipulation.
3.3. Consigner les résultats obtenus sur l’annexe 2.
3.4. Interpréter ces résultats et conclure.

Document fourni : fiche technique du kit « TPHA ».

ANNEXE 1
Demande de réactifs, de milieux et d’antibiotiques
Préciser les conditions d’incubation

À rendre avant h

Numéro de poste :
Nom du candidat :

PATIENT N°1 :

Étude d’un échantillon d’hémoculture


Étude du lavage broncho-alvéolaire (LBA)
aérobie

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ANNEXE 2
Contrôle qualité d’un kit TPHA
Numéro de poste :
Nom du candidat :
Contrôle négatif :
Dilution de l’échantillon « Contrôle négatif » R5 (étape 1) :

Test de l’échantillon « Contrôle négatif » :

Puits

Echantillon
Compléter :
dilué (µL)

R1 : ___________________________
R1 (µL)

R2 (µL) R2 : ___________________________

Dilution
R3 : ___________________________

Résultat

Contrôle positif :
Dilution de l’échantillon « Contrôle positif » R4 (étape 1) :

Test de l’échantillon « Contrôle positif » :

Puits

Échantillon
dilué (µL)

R3 (µL)

Volume
redistribué (µL)

R1 (µL)

R2 (µL)

Dilution

Résultat

Légendes : (+) = (-) =

Page : 53/156
Jour 2 : 2 heures
Aucun document personnel autorisé.
Calculatrice autorisée.

Documents à rendre :
- Annexe 3 (à rendre en fin de l’épreuve).
-
Consignes à respecter :
− Tous les examens microscopiques et tests seront montrés à un examinateur accompagnés de leur lecture
rédigée.
− Pour le patient n°1, les résultats de l’antibiogramme sont à consigner sur l’annexe 3, à rendre à la fin de
l’épreuve.

1. PATIENT N°1
Le patient n°1 (55 ans) est hospitalisé depuis 10 jours en unité de soins intensifs. Il présente des signes
d’infection respiratoire. Un lavage broncho-alvéolaire (LBA) est effectué et une série d’hémocultures est réalisée.

1.1. Étude du lavage broncho-alvéolaire (LBA)


1.1.1. Identifier la souche.
1.1.2. Lire et interpréter l’antibiogramme (compléter l’annexe 3).

Document fourni : recommandations du CA-SFM2.

1.2. Étude d’un échantillon d’hémoculture aérobie


1.1.4. Effectuer les lectures.
1.1.5. Poursuivre la démarche diagnostique.

1.3. Synthèse des résultats


Rédiger une conclusion générale pour le patient n°1.

2. PATIENT N°3
Il y a deux mois, un jeune coopérant français présentait 48 heures après son retour d’Afrique centrale où il a
séjourné pendant 14 mois, une atteinte de l’état général associant une fièvre à 38,2°C, un amaigrissement chiffré à
2 kg, une asthénie, une anorexie. Il présentait une toux sèche, non productive. L’examen clinique était normal. Ce
jeune homme a été vacciné par le BCG dans l’enfance. Il n’a pas d’antécédent notable. Il n’a pas suivi de
chimioprophylaxie antipaludéenne. Il a été admis à l’hôpital.

Quelques examens complémentaires ont été pratiqués lors de son admission :


• Numération formule sanguine :
o concentration d’hémoglobine : normale,
o hyperéosinophilie.
• Recherche d’hématozoaires : négative.
• Recherche de BAAR à l’examen direct (tubage gastrique) : négative.

2 CA-SFM : Comité de l’Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie.

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Aujourd’hui, ce même patient consulte son médecin pour des douleurs abdominales persistantes accompagnées
d’une alternance de constipation et de diarrhées. L’analyse parasitologique d’une selle de ce jeune homme est
alors entreprise.
Rechercher, décrire et identifier l’élément parasitaire responsable de la pathologie du patient à partir de l’état frais
d’une selle fourni.

Document fourni : principaux parasites intestinaux.

ANNEXE 3
Résultats de l’antibiogramme (patient n°1)

Numéro de poste :

Nom du candidat :

Diamètre -1
Antibiotique d (mm) D (mm) CMI (mg.L ) S/R/I
mesuré (mm)

Conclusion :

E5-U53 Analyses d’hématologie et d’anatomo-


pathologie médicales 2014
Durée : 3 heures Coefficient : 1,5

Documents à rendre avec la copie :


- Annexe 1.....................................................................................................................................
- Annexe 3.....................................................................................................................................

Matériel autorisé :

- Calculatrice autorisée.

Page : 55/156
- Documents personnels interdits en dehors de la documentation technique fournie.
Madame Z, 47 ans, a été diagnostiquée pour une Leucémie Aiguë (LA). Le médecin suspecte une CIVD
(Coagulation Intra-Vasculaire Disséminée) associée à cette pathologie et demande des examens
complémentaires.

1. Réalisation de la formule leucocytaire et étude


cytologique
L’automate affichant plusieurs alarmes concernant les résultats de l’hémogramme, un frottis sanguin coloré par la
méthode de May-Grünwald Giemsa est fourni.

- Réaliser la formule leucocytaire et l’étude cytologique.


- Montrer et décrire la (les) cellule(s) pathologique(s).
- Compléter le tableau de l’annexe 1 (à rendre avec la copie).
- Interpréter les résultats.

2. Exploration de l’hémostase
Les tests suivants ont été réalisés et ont donné les résultats indiqués ci-dessous :
- TCA de la patiente : 50 s.
- TCA témoin : 32 s.
-1 -1
- Concentration en fibrinogène : 0,5 g.L (valeurs physiologiques 2 à 4 g.L ).

Compléter ce bilan par la réalisation du temps de Quick et la recherche des D-Dimères.

2.1. Détermination du temps de Quick (TQ)


- Déterminer le temps de Quick pour le plasma de la patiente (2 essais) et le plasma témoin (2
essais). La technique est donnée en annexe 2.
- Montrer la réalisation d’un essai à l’examinateur.
- Exprimer le résultat de la patiente en pourcentage d’activité prothrombinique (TP).
La droite de Thivolle, validée par contrôle de qualité interne, est fournie par le centre.

2.2. Recherche des D-Dimères par agglutination passive


- Réaliser le test sur le plasma de la patiente (étiqueté « D ») selon la fiche technique fournie par le
centre.
- Prévoir les contrôles nécessaires.
- Présenter la plaque à l’examinateur.

2.3. Compléter le tableau de l’annexe 3 (à rendre avec la copie)

3. Conclusion
Commenter l'ensemble des résultats et conclure en tenant compte du contexte clinique.

Liste des compétences intervenant dans l'évaluation


C1-2 Valider les résultats.
C3-5-1 Réaliser un hémogramme.
C3-5-6 Explorer l’hémostase.
C3-6-3 Réaliser une analyse immunologique : agglutination.
C4-3-1 Réaliser un étiquetage conforme.

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Annexe 1

Résultats de l’hémogramme
À rendre avec la copie
(Les valeurs indiquées par * sont fournies par le
centre)

Valeurs
Paramètres Valeurs obtenues Conclusions
physiologiques
12 -1
Érythrocytes* 4,0 – 5,5.10 L

-1
Hématocrite* 0,35 – 0,47 L.L

-1
Hémoglobine* 120 – 160 g.L

VGM* 80 – 100 fL

TCMH* 27 – 32 pg

-1
CCMH* 320 – 360 g.L

Analyse
cytologique des
globules rouges

9 -1
Leucocytes* 4,0 – 10,0.10 L

Valeurs
%
absolues

Granulocytes 9 -1
1,8 – 7,0.10 L
neutrophiles

Granulocytes 9 -1
< 0,3.10 L
éosinophiles

Granulocytes 9 -1
< 0,1.10 L
basophiles
Lymphocytes 9 -1
0,8 – 4,0.10 L

Monocytes 9 -1
0,1 – 1,0.10 L

Autres cellules :

9 -1
Thrombocytes* 200 – 400.10 L

Analyse
cytologique des
plaquettes

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Annexe 2
Protocole de réalisation du Temps de Quick

- Dans un tube à hémolyse placé à 37°C, introduire :


• 100 µL de plasma et incuber 2 minutes à 37°C.
• Déclencher le chronomètre en ajoutant 200 µL de thromboplastine calcique homogénéisée et pré-incubée
à 37°C.

- Détecter l’apparition d’un caillot à l’aide d’un crochet ou d’un barreau aimanté ou de l’automate selon
disponibilité.
- Arrêter le chronomètre dès l'apparition du caillot dans le cas d’un méthode manuelle.

Annexe 3
À rendre avec la copie
(Les valeurs indiquées par * sont
fournies par le centre)
Bilan standard de l'hémostase de la patiente

Valeurs
Paramètres Valeurs trouvées Interprétation
physiologiques

Thrombocytes * 200-400 .109 .L-1

Temps de saignement 12 min < 8 min

Témoins

Temps de Quick
Patient

Taux de prothrombine
(%)

Temps de céphaline Témoin = 32 sec. différence < 8 sec.


activée (TCA) Patient = 50 sec. rapport < 1,2

Concentration en 0,5 g.L-1 2 à 4 g.L-1


fibrinogène

D-Dimères

Conclusion :

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SESSION 2015
E2-U21 Mathématiques 2015
Durée : 2 heures Coefficient 1
Toutes les calculatrices de poche y compris les calculatrices programmables, alphanumériques ou à écran graphique sont autorisées à
condition que leur fonctionnement soit autonome et qu’il ne soit pas fait usage d’imprimante (circulaire n°99-186 du 16-11-99).

EXERCICE 1 (11 points)


Pharmacocinétique

On s’intéresse à une maladie dégénérative de l’œil qui occasionne des troubles de la vision. Afin de freiner son
évolution, deux traitements sont possibles. Dans cet exercice, on étudie, pour ces deux traitements, l'évolution de
la quantité des principes actifs présents dans le sang en fonction du temps.

Les parties A et B peuvent être traitées de façon indépendante.

PARTIE A : Étude du premier traitement


Les questions 1 et 2 peuvent être traitées de façon indépendante.

Le premier traitement consiste à. faire absorber au malade par voie orale un médicament qui libère peu à peu le
principe actif qui passe dans le sang. Il est efficace lorsque la quantité de principe actif est supérieure ou égale à 5
mg. On admet qu’à l’instant t = 0 la quantité de principe actif présente dans le sang est de 1 mg.

1. Résolution d’une équation différentielle


L’évolution en fonction du temps (exprimé en heures), de la quantité de principe actif présente dans le sang
après absorption (exprimée en mg) est modélisée par une fonction vérifiant l’équation différentielle :

! : ! ! + 0,1! = 2! !!,!!

où !!est une fonction de la variable t , définie et dérivable sur 0; +∞ !et y’ la dérivée de la fonction !.

(a) Déterminer les solutions sur 0!; +∞ ! de l’équation !! : ! ! + 0,1! = 0.

(b) Soit ℎ la fonction définie sur 0!; +∞ ! par ℎ(!) = 2!" !!,!! . Vérifier que ℎ est une solution particulière de (!)
(c) En déduire l’ensemble des solutions de l’équation différentielle (!).%
(d) Déterminer la solution de (!)%correspondant au problème posé.

2. Étude d’une fonction


Soit la fonction !définie pour tout ! de l’intervalle 0!; +∞ ! par ! ! = 2! + 1 ! !!,!! .

(a) On admet que la limite de !!en +∞ est 0.


Interpréter graphiquement cette limite.

(b) On note !′ la fonction dérivée de ! et on admet que !′ ! = 1,9 − 0,2! ! !!,!! .

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i. Étudier le signe de !′(!) sur l’intervalle 0!; +∞ .

ii. Dresser le tableau des variations de !!sur 0!; +∞ .

Application

(a) Au bout de combien de temps la quantité de principe actif dans le sang sera-telle maximale ?

(b) Sur quel intervalle de temps le médicament sera-t-il efficace?

Dans cette question, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera prise
en compte dans l’évaluation.

(c) On donne :
!"
! ! !" = 210 − 690! !!" .
!

Déterminer la quantité moyenne de principe actif présente dans le sang entre 0 et 24 h. On arrondira le résultat
au dixième.

PARTIE B : Étude Statistique du second traitement


Le second traitement consiste à injecter par intraveineuse un médicament qui permet une meilleure
vascularisation des vaisseaux sanguins de la rétine. À l’instant t = 0, on injecte une dose de 1,8 mg de
médicament, appelée dose de charge. On suppose que ce procédé diffuse instantanément dans le sang le principe
actif qui est ensuite progressivement éliminé par les reins.

1. Administrations répétées du médicament


On décide de réinjecter une dose de 1,8 mg toutes les heures, dose supportable par le patient.

Parmi les trois courbes suivantes, quelle est celle qui représente le mieux l’évolution de la quantité de
médicament présente dans le sang? Argumenter votre choix.

2. Administration continue du médicament : recherche de la


courbe de tendance

Après avoir injecté la dose de charge de 1,8 mg, on décide d’administrer ce médicament à l’aide d’une pompe,
de manière continue, afin de réduire le plus possible les oscillations de la quantité de principe actif dans le sang.
L’étude consiste à déterminer l’état stationnaire (steady state) pour ce médicament. On considère que l’état
stationnaire est atteint lorsque la différence entre la quantité limite et la quantité dans le sang est inférieure ou
égale à 1 mg.
On effectue sept mesures régulières pendant 24 h et on obtient les relevés suivants, où !! désigne la quantité en
mg de principe actif dans le sang à l’instant !! .

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!! (en heure) 0 4 8 12 16 20 24
!! (en mg) 1,8 9,5 15,5 20,2 23,7 26,8 28,7

On cherche a modéliser l’expression de la quantité de principe actif dans le sang en fonction du temps. Un
ajustement affine n’étant pas judicieux, on décide de procéder à un changement de variable.
(a) On pose !! = !"(36 − !! )

i. Donner les 3 valeurs manquantes de ce tableau. Arrondir au centième.

!! 0 4 8 12 16 20 24
!! 1,8 9,5 15,5 20,2 23,7 26,8 28,7
!! 3,53 3,28 2,51 2,22

ii. Déterminer, à l’aide de la calculatrice, une équation de ! la droite d’ajustement de y en t par la


méthode des moindres carrés. Arrondir les coefficients au centième.

(b) Donner une expression de la quantité ! en fonction de ! déduite de cet ajustement.

Dans cette question, toute trace de recherche, même incomplète, ou d’initiative même non fructueuse, sera prise
en compte dans l’évaluation.

(c) Un médecin affirme que l’état stationnaire est atteint en moins de trois jours. En admettant que la quantité
limite est de 36 mg, quel argument peut-il fournir pour justifier cette affirmation?

EXERCICE 2 (9 points)
Industrie agroalimentaire
L’entreprise agroalimentaire Flavornuts fabrique des arômes naturels servant à l’amélioration des préparations
culinaires pour la pâtisserie ou la cuisine. Elle les conditionne dans des flacons de 58 mL qu’elle achète à
l’entreprise Verremballage, qui conçoit, développe et commercialise des solutions d’emballages primaires
composées de flacons standards.

Les parties A, B et C peuvent être traitées de façon indépendante.

PARTIE A : Étiquetage
« L’étiquetage des denrées alimentaires préemballées est obligatoire (articles R. 112-1 et suivants du code de
la consommation}. Certaines mentions sont imposées par la législation, d'autres sont facultatives. Toutes sont
fournies par les fabricants, sous leur responsabilité. L’étiquetage est constitué par « les mentions, indications,
marques de fabrique ou de commerce, images ou signes se rapportant à une denrée alimentaire et figurant sur
tout emballage, document, écriteau, étiquette, bague ou collerette accompagnant ou se référant a cette denrée
alimentaire (article R. 112-1 du code de la consommation). »

Une fois fabriquées, les étiquettes peuvent présenter deux défauts : un défaut du Visuel (graphisme, photo,
couleur . . . ) ou l’absence de la date limite de consommation.
On considère les évènements suivants :
• A : « la date limite de consommation n’apparaît pas sur l’étiquette ».
• D : « l’étiquette comporte un défaut du visuel » ;
On suppose que les évènements ! et ! sont indépendants.
On admet que les probabilités des événements sont : ! ! = 0,01!et!! ! = 0,03

1. Calculer la probabilité qu’une étiquette prélevée au hasard dans la production présente les deux défauts.

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2. Calculer la probabilité qu’une étiquette prélevée au hasard dans la production ne présente aucun de ces deux
défauts.

PARTIE B : Étude de la contenance


-2
Dans cette partie, les résultats seront arrondis, si nécessaire, à 10 près.

On définit une variable aléatoire V associant à chaque flacon son volume utile exprimé en mL.
On suppose que !suit la loi normale de moyenne !! = !58 (valeur annoncée par le fournisseur) et d’écart type
!! = !0,04.
Le cahier des charges indique que le flacon est conforme lorsque ce volume appartient à l’intervalle
[57,90!; !58,10].!

On choisit un flacon au hasard dans la production.

1. Déterminer la probabilité pour qu’il soit non conforme.

2. Donner une valeur arrondie au centième du réel h tel que :!!!(58 − ℎ! ≤ !" ≤ !58 + ℎ) ! = !0,95.!

Toute trace de recherche sera prise en compte dans l’évaluation.

PARTIE C : Test d’hypothèse


À l’occasion d’une commande, le service contrôle du laboratoire reçoit un lot de flacons. Il effectue un
prélèvement aléatoire de 80 flacons. Les résultats sont consignés dans le tableau suivant :

Volume [57,93; 57,97[ [57,97; 58,01[ [58,01; 58,05[ [58,05; 58,09[ [58,09; 58,13[
Effectif 2 10 39 21 28

-3
1. Calculer la moyenne !!et l’écart type ! de cet échantillon (arrondir le résultat à 10 près) en faisant l’hypothèse
que les valeurs observées sont respectivement celles du centre de chaque classe.

2. Construction du test
Le volume des flacons doit être de 58 mL. On se propose de construire un test d’hypothèse bilatéral au seuil de
signification de 5 % pour contrôler, au moment de la livraison, la moyenne !, de l’ensemble des volumes (en mL)
des flacons. On note !!la variable aléatoire qui, à chaque échantillon de 80 flacons prélevés au hasard dans
l’ensemble de la production, associe la moyenne des volumes.

On considère :

• l’hypothèse nulle !! ∶ ! = !58


• l’hypothèse alternative !! ∶ ! ≠ !58

Le seuil de signification est fixé à 0,05.

On admet que, sous l’hypothèse !! , ! suit la loi normale ! 58!;! !,!"


!"
!

(a) Parmi les quatre intervalles proposés, lequel utiliseriez-vous pour effectuer le test?
Justifier votre choix.

!,!" !,!"
! = ! [58,04 − !1,65!×!! !; !58,04 + !1,65!×!! !]!
!" !"
!,!" !,!"
! = ! [58,04 − !1,96!×!! !; !58,04 + !1,96!×!! !]!
!" !"

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!,!" !,!"
! = ! [58, −!1,65!×!! !; !58 + !1,65!×!! !]!
!" !"
!,!" !,!"
! = ! [58, −!1,96!×!! !; !58 + !1,96!×!! !]!
!" !"

(b) Énoncer la règle de décision du test.

3. Utilisation du test
En utilisant les informations recueillies sur l’échantillon de 80 flacons, le service de contrôle acceptera-t-il cette
livraison? Justifier.

E3 Sciences physiques et chimiques 2015


Durée : 2 heures Coefficient 2
Matériel autorisé :
- toutes les calculatrices de poches y compris les calculatrices programmables, alphanumériques ou à écran graphique à conditions que
leur fonctionnement soit autonome et qu’il ne soit pas fait usage d’imprimante (Circulaire n°99-186 du 16-11-99).
- Tout autre matériel est interdit.

Document à rendre avec la copie:


- Annexe 1,2
La clarté des raisonnements, la qualité de la rédaction interviendront dans l’appréciation des copies.

Le sujet est constitué de deux exercices indépendants.


Chaque exercice comporte des parties indépendantes les unes des autres.

La physique et la chimie sont des disciplines qui ont contribué pleinement aux succès enregistrés ces dernières
années en matière de dépistage et de lutte contre le cancer.

Exercice I : Observation de cellules cancéreuses


par fibroscopie (8,5 points)
Les cellules cancéreuses se distinguent des cellules saines de plusieurs manières : en particulier, la fluorescence
des cellules malades n’est pas la même que celle des cellules normales. Au laboratoire, un prototype a été
développé en collaboration avec des médecins afin de pouvoir illuminer avec de la lumière UV des cellules de la
vessie : la fluorescence collectée via une fibre optique permet alors de faire un diagnostic médical.

Extrait d’une brochure sur le laser www-galilee.univ-paris13.fr

La technique décrite ici se base sur la capacité qu’ont les


molécules de tryptophane et de NADH (forme réduitede la
nicotinamide adénine dinucléotide) d’émettre une
fluorescence respectivement à 360 nm et à 440 nm
lorsqu’elles sont excitées par une radiation de longueur
d’onde 308 nm. Le dessin ci-contre décrit le principe
d’observation : le fibroscope utilisé est constitué d’un
ensemble de fibres optiques, les fibres excitatrices et les
fibres réceptrices.

Les fibres excitatrices éclairent le tissu avec la radiation d’excitation produite par un laser. Les fibres réceptrices
guident la lumière émise par le tissu vers un spectrophotomètre puis un détecteur permettant d’enregistrer le
!
spectre correspondant. Le spectre obtenu permet de déterminer le rapport ! = ! !"#!entre les intensités de
!!!"

Page : 63/156
fluorescence obtenues à 360 nm et à 440 nm. On estime que si ce rapport est inférieur à 1 le tissu est sain alors
que s’il dépasse largement 2, le tissu est tumoral.

PARTIE 1 : éclairement des tissus via la fibre optique excitatrice

1.1 Le rayonnement laser est qualifié de lumière monochromatique. Définir ce terme.

1.2 La longueur d’onde de 308 nm choisie pour éclairer le tissu via la fibre optique excitatrice est-elle cohérente
par rapport à l’extrait de brochure sur le laser ci-dessus ?

On s'intéresse ici au cas de la fibre à saut d’indice. Une telle fibre optique est constituée d’un cœur en verre
d’indice optique nc entouré d’une gaine d’indice optique ng. La propagation de la lumière dans la fibre peut se
modéliser par les lois de la réfraction. Le schéma ci-dessous modélise le trajet d’un rayon lumineux dans la fibre.
Le cœur possède un indice nc qui vaut 1,62 et la gaine possède un indice ng qui vaut 1,51. On considère que
l’indice optique de l’air vaut 1,00.
On s’intéresse à ce qui se passe au niveau des points A et B dans le cas où I’angle d’incidence i1 vaut 40°.

Les valeurs des angles ne sont pas respectées sur le schéma

1.3 Rappeler les lois de Snell-Descartes relatives à la réfraction.

1.4 Calculer la valeur de I’angle i2.

1.5 Montrer que I’angle i3 a pour valeur environ 67°.

Pour que le rayon qui arrive en B reste dans le cœur de la fibre, il faut qu’il y subisse une réflexion totale.

1.6 Expliquer pourquoi en arrivant sur le point B, le rayon lumineux arrivant avec l’incidence i3 précédente peut
passer dans la gaine.

L’angle d’incidence limite iL en B, c'est-à-dire I’angle au-delà duquel la réflexion est totale, est alors calculé en
considérant que le sinus de I’angle réfracté dans la gaine vaut 1,0.

1.7 Montrer que dans le cas de la fibre étudiée la valeur de I’angle d'incidence limite iL est située entre 68 et 69".

On définit l’ouverture numérique (ON) de la fibre comme le sinus de I’angle d’incidence dans la fibre qui
engendre, dans le cœur de la fibre, un angle réfracté correspondant à I’angle limite au point B. L’angle imax définit
alors le demi-angle au sommet du cône d’acceptance de la fibre.
On montre mathématiquement que !!" = !"# !!"# = (!!! − !!! ) .

Page : 64/156
Les valeurs des angles ne sont pas respectées sur le schéma

1.8 Déterminer le demi-angle au sommet imax du cône d’acceptance de la fibre étudiée.

1.9 Ce résultat est-il cohérent avec la situation décrite dans les questions 1.4 à 1.6 ?

PARTIE 2 : exploitation du phénomène de fluorescence


On modélise de façon simple le mécanisme énergétique mis en jeu lors du phénomène de fluorescence
moléculaire du tryptophane de la façon suivante : sans sollicitation extérieure la molécule de tryptophane est dans
son état «fondamental» stable E0. Lorsqu’elle est soumise à un rayonnement de longueur d’onde !1 = 308!!", elle
est excitée et portée dans un état d’énergie E1. Elle se désexcite sans émettre de radiation vers un état d’énergie
E2, différent de E0, puis retourne depuis l’état d’énergie E2 à l’état fondamental en émettant un rayonnement de
longueur d’onde !2 = 360!!"

2.1 Placer sur le diagramme en annexe 1 à rendre avec la copie, au niveau des pointillés, les états d’énergie E0, E1
et E2.

2.2 Représenter, sur ce diagramme, par des flèches repérées par 1 et 2 les transitions permettant :
- d'exciter la molécule vers l’état E1 depuis l’état fondamental (flèche 1).
- de retourner à l’état fondamental depuis l’état d’énergie E2 (flèche 2).

2.3 Préciser, sur ce diagramme, pour chacune des transitions précédentes s’il s’agit d’une absorption ou d’une
émission de rayonnement.

L’exploration d’un tissu par la méthode décrite plus haut conduit à l’enregistrement du spectre suivant:

2.4 Le tissu exploré est-il sain ? Justifier clairement la réponse.

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Exercice II : Dépistage du cancer du col de l’utérus
per le test IVL (11,5 points)
+ -
Le Lugol® est un antiseptique iodé composé d’eau, de diiode (l2) et d’iodure de potassium (K + I ). Il est utilisé
pour le dépistage visuel (test IVL) de certains cancers du col de l’utérus. La solution utilisée est alors une solution à
1% en masse de diiode. Le professionnel de santé applique la solution de Lugol sur le col de l’utérus. Il examine
ensuite à l’œil nu les changements de couleur sur le col.

Ce test s’explique par le fait que dans le Lugol®, le diiode forme en présence des ions iodure, des ions triiodure
- -
I3 . Ces derniers servent de révélateur du glycogène en induisant une coloration brun-acajou. Les ions I3 sont
absorbés par l’épithélium pavimenteux de l’utérus. Ce dernier contient du glycogène alors que les lésions
précancéreuses et les cancers n’en contiennent pas. Ces dernières apparaissent ainsi clairement.

Données:

• Règles de Gillespie :

Type Nombre Figure Nombre Forme


de total de de de des
molécule doublets répulsion liaisons molécules
AXmEn (m+n) (m)

AX2 2 Droite 2 Linéaire


AX3 3 Triangle 3 Triangle
AX2E 3 équilatéral 2 en V
AX4 4 4 Tétraèdre
AX3E 4 Tétraèdre 3 Pyramide
AX2E2 4 2 en V
AX5 5 5 Bipyramide
AX4E 5 Bipyramidale 4
AX3E2 5 trigonale 3 en T
AX2E3 5 2 Linéaire
AX6 6 6 Octaèdre
AX5E 6 Octaèdre 5 Pyramide
AX4E2 6 4 Carré

Dans le tableau ci-dessus, les molécules sont répertoriées sous la formule générale AXmEn où A est l’atome, X le
symbole des doublets liants, en nombre m, et E celui des doublets non-liants, en nombre n.

• La loi de Beer-Lambert liant l’absorbance A d’une solution à la concentration molaire C de l’espèce


absorbante s’écrit ! = !!×!!!×!C où !!!est la largeur de la cuve et ! est le coefficient d’extinction molaire.

! !!
• Le pourcentage massique en diiode de la solution de Lugo|® s’exprime par
!!"#$%&"'
×100

• Masse volumique d’une solution de Iugol : ρ!"!"# = 1,0. 10! kg. m!!
-1
• Masse molaire atomique : M(l) = 127 g.mol

• Potentiels standard d’oxydo-réduction :

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- - - 2- 2-
Couple I3 (aq) / I (aq) I2(aq) / I (aq) S 4O 6 / S 2O 3
(aq) (aq)
0
E (en volt) 0,54 0,62 0,08

PARTIE 1 : Diode et glycogène


Le glycogène est un polymère du glucose (C6H10O5)n.
Les unités glucose sont liées par des liaisons osidiques ! − 1,4!(enchaînement 1-4, ci-dessous) et forment des
chaînes hélicoïdales sur lesquelles de courtes chaînes de même constitution se branchent par des liaisons
osidiques ! − 1,6 (enchaînement 1-6, ci-dessous).
Les ions triiodure se disposent en chaîne linéaire dans la partie centrale de l’hélice du glycogène. Le complexe
ainsi formé est à l’origine de la coloration brun-acajou qui permet d ’identifler le glycogène.

Dans le glycogène, le glucose n’est pas dans sa forme linéaire mais il est dans sa forme cyclique, !’!-(D)-
glucopyranose que l’on peut représenter de la façon suivante :

L’atome repéré par le numéro 1 est dit « carbone hémiacétalique » car son environnement correspond à celui
d’un hémiacétal.

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1.1. Quelles sont les fonctions organiques qui réagissent lorsque deux molécules conduisent à la formation d’un
hémiacétal ? Préciser le nom de l’autre produit formé.

1.2. Expliquer comment les liaisons a-1,4 et a-1,6 observées dans le glycogène peuvent se justifier.

La solubilité du diiode dans le Lugol® et dans les solutions d’iodure de potassium s’interprète par la réaction
- -
totale d’équation bilan I2(aq) + I (aq) = I3 (aq) .

1.3 Justifier le caractère spontané de cette réaction.


1.4 Une formule de Lewis possible pour représenter l'ion triiodure l3’ est la suivante :

Justifier la partie en gras de la phrase: « les ions triiodure se disposent en chaîne linéaire dans la partie
centrale de l’hélice du glycogène ».

PARTIE 2 : dosage d’une solution de Lugol® en vue d’un test IVL


On cherche à vérifier de deux manières différentes si une solution de Lugol® retrouvée au laboratoire est
utilisable pour réaliser le test IVL, c’est-à-dire si elle contient 1% en masse en diiode.

A- Première méthode : titrage colorimétrique


-
Il est possible de doser les ions triodure I3 présents dans le Lugol® en les faisant réagir avec des ions thiosulfate
2
S203 -. Pour cela, on prélève un volume V0 = 20 mL de la solution de Lugol® que l’on titre, en présence d’empois
+ 2 -1
d’amidon, avec une solution de thiosulfate de sodium (2Na + S203 -) de concentration C = 0,10 mol.L . On
observe l’équivalence lorsqu’on a versé un volume VE = 10 mL de solution titrante.

2.1 Écrire |’équation bilan de la réaction de titrage.

2.2 Exploiter la valeur du volume équivalent pour montrer que la concentration des ions triiodure dans la solution
-2 -1
de Lugol® dosée a pour valeur CLugol = 2,5.10 mol.L .

B- Deuxième méthode : dosage spectrophotométrique

On dispose de cinq solutions aqueuses de diiode dans l’iodure de potassium de concentrations molaires
apportées différentes. Les solutions prennent une coloration jaune-marron caractéristique des ions triiodure l3‘

Page : 68/156
formés entre le diiode l2 et les ions iodure l. Ces solutions sont fabriquées de manière à ce que les ions iodure
soient, comme dans le Lugol®, en excès par rapport au diiode. Dans ce cas, les quantités de matières de diiode
introduit et d’ions triiodure formés sont éqales.

Parmi les espèces chimiques présentes, l’ion triiodure formé est la seule espèce colorée. On réalise la mesure de
l’absorbance A de chaque solution avec un spectrophotomètre UV—visible. On obtient la courbe expérimentale en
annexe 2 à rendre avec la copie.
Pour déterminer le titre en diiode du Lugol®, il est ici nécessaire de diluer 100 fois lasolution de Lugol®. Sans
modifier les réglages du spectrophotomètre, on mesurel’absorbance de la solution de Lugol® diluée et l’on obtient
la valeur ASlugol = 0,084.

-2 -1
2.3 Montrer que la valeur de 2,5.10 moLL annoncée à la question 2.2 pour la concentration des ions triiodure
dans la solution de Lugol® est cohérente avec la valeur de l’absorbance ASlugol .On fera apparaître clairement sur
la courbe de l’annexe 2 le raisonnement graphique utilisé.

2.4 En s’aidant de |’extrait de la fiche technique du spectrophotomètre utilisé, donné ci-dessous, expliquer
pourquoi il a été nécessaire de diluer la solution de Lugol®.

Plage des longueurs d’onde de mesure De 190 à 1 100 nm


Affichage de la longueur d'onde Unités de 0,1 nm
Réglage de la longueur d'onde Unités de 0.1 nm (unités de 1 nm pour le balayage}
Précision de la longueur d'onde ±!1,0!nm
Lumière diffuse inférieure à 0,05 %
Système photométrique Optique à faisceau unique
Plage de mesure d’absorbance De -0,3 à 3,0
Précision photométrique ±!0,005!Abs! à!1,0!Abs
±!0,003!Abs! à!0,5!Abs

C- Analyse des résultats expérimentaux


2.5 La solution de Lugol® étudiée est-elle utilisable pour procéder au test lVL? Argumenter la réponse. On se
rappellera notamment que dans le Lugol® les ionsiodure sont en excès par rapport au diiode introduit, relativement
à la réaction
- -
I2(aq) + I (aq) = I3 (aq)

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Annexes à rendre avec la copie

Annexe 1 :

Annexe 2 : Absorbance en fonction de la concentration. A = f(C)

Page : 70/156
E41 Biochimie 2015
Durée : 3 heures Coefficient : 2
Aucun document autorisé
Document à rendre avec la copie : document 10

LE SYSTÈME ENZYMATIQUE
GLUCOSE - 6 - PHOSPHATASE
La glucose-6-phosphatase (EC 3.1.3.9) est l’enzyme clé de la production endogène de glucose. Elle permet
l’exportation du glucose intracellulaire issu de la glycogénolyse et de la néoglucogenèse dans la circulation
sanguine.

Une mutation d’une des sous-unités de cette enzyme permet d’expliquer différents types de glycogénoses. La
maladie de Von Gierke se traduit par une déficience en activité enzymatique glucose-6-phosphatase totale ou
partielle.

Les glycogénoses se caractérisent essentiellement par une hypoglycémie à jeun, une hépatomégalie et une
hyperlactémie.

1. La glucose-6-phosphatase, une enzyme


membranaire. (10,5 points)
La glucose-6-phosphatase est une protéine d’expression tissulaire majoritairement hépatique. Elle est localisée
dans la membrane du réticulum endoplasmique (RE) des hépatocytes où elle se présente sous forme d’un
complexe multienzymatique. Ce complexe est constitué d’une sous-unité catalytique et de translocases (protéines
transporteuses).

1.1. Réaction catalysée par la glucose-6 phosphatase


1.1.1. Schématiser l’α-D-glucopyranose-6-phosphate selon la représentation de Haworth.

1.1.2. Écrire la réaction catalysée par la glucose-6-phosphatase.

1.2. Localisation cellulaire de la glucose-6 phosphatase


Le document 1 présente l’ancrage de la sous-unité catalytique de la glucose-6-phosphatase dans la membrane
du RE. L’extrémité N-terminale et le site catalytique sont orientés vers la lumière du RE, l’extrémité C-terminale est
orientée vers le cytoplasme et 9 hélices transmembranaires assurent l’ancrage de la protéine.
1.2.1. Nommer les liaisons assurant le maintien de la structure d’une hélice alpha.
1.2.2. Préciser la propriété commune aux acides aminés formant une hélice trans-membranaire.
1.2.3. À l’aide du document 2 identifier les acides aminés susceptibles d’être rencontrés dans ces domaines
trans-membranaires.
1.2.4. Écrire la réaction de formation d’un dipeptide (formules semi-développées exigées) et nommer la liaison
formée.

1.3. Entrée du glucose dans les hépatocytes


L’activité de la glucose-6-phosphatase est régulée par la concentration en glucose-6-phosphate. Cette
concentration dépend donc de la quantité de glucose qui pénètre dans les hépatocytes par diffusion facilitée.

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Deux types de transporteurs du glucose sont présents dans la membrane plasmique des hépatocytes : GLUT 1
et GLUT 2. Leur fonctionnement peut être assimilé à celui d’enzymes michaéliennes.
1.3.1. Indiquer les caractéristiques d’un transport membranaire par diffusion facilitée.

Le document 3 représente, par analogie avec la courbe Vi = f(S), les variations de la vitesse de diffusion
membranaire du glucose en fonction de la glycémie pour chaque transporteur.
Par détermination graphique, les valeurs de KM sont :
-1 -1
KM GluT1 = 2,5 mmol.L KM GluT2 = 7,5 mmol.L

Le transporteur GLUT 2 est le transporteur le plus abondant dans l’hépatocyte. La glycémie physiologique est de
-1 -1
l’ordre de 5 mmol.L et la glycémie dans la veine porte après un repas est de l’ordre de 20 mmol.L .
1.3.2. Analyser ces données pour expliquer les interventions des transporteurs GLUT 1 et GLUT 2 selon les
conditions physiologiques.

2. La glucose-6-phosphatase et le métabolisme
énergétique (7 points)
2.1. Glucose-6-phosphate ou carrefour métabolique
Le glucose-6-phosphate est un composé commun à plusieurs voies métaboliques. Le document 4 présente ces
différentes voies métaboliques.

Reporter sur la copie le nom des voies métaboliques numérotées de 1 à 5.

2.2. Néoglucogenèse
2.2.1. Préciser la localisation tissulaire de la néoglucogenèse.
2.2.2. Nommer les substrats de la néoglucogenèse.
2.2.3. Indiquer l’intérêt de cette voie dans le métabolisme des glucides.

2.3. Métabolisme du glycogène


2.3.1. Décrire la structure chimique du glycogène.
2.3.2. Nommer l’enzyme clé de la biosynthèse du glycogène et celle de la dégradation du glycogène.
2.3.3. Indiquer le mécanisme de régulation qui permet de coordonner le fonctionnement de ces deux enzymes.

3. Un déficit en glucose-6-phosphatase ou maladie


de Von Glerke (8,5 points)
La maladie de Von Gierke est une glycogénose par déficit en glucose-6-phosphatase. C’est une maladie
génétique transmise selon le mode autosomique récessif. Elle est due à des mutations du gène codant pour la
sous-unité catalytique de la glucose-6-phosphatase.

3.1. Le gène de la sous-unité catalytique de la glucose-6-


phosphatase
Le gène de la sous-unité catalytique de la glucose-6-phosphatase est de petite taille (12,5 kb). Il est constitué de
5 exons et est situé sur le chromosome 7.

3.1.1 Schématiser et légender la structure d’un gène eucaryote. Préciser sur le schéma les éléments

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nécessaires à son expression en protéine.
3.1.2 L’ARN synthétisé subit ensuite une maturation post-transcriptionnelle. Citer les étapes de cette
maturation.

3.2. Le diagnostic moléculaire d’une mutation identifiée sur l’exon


II
Une mutation de type substitution C/T a été identifiée au niveau de l’exon II du gène de la sous-unité catalytique
de la glucose-6-phosphatase. Le diagnostic moléculaire de cette mutation se fait par la technique de PCR allèle
spécifique (PCR ASO). Cette technique est décrite dans le document 5.
3.2.1. Préciser les rôles des amorces dans une réaction de PCR.

La recherche de cette mutation par PCR ASO est réalisée chez 3 patients :
- le patient n°1 est homozygote pour la mutation
- le patient n°2 hétérozygote
- le patient n°3 homozygote non muté.
Les amorces utilisées permettent d’obtenir des amplimères de 400 pb.
3.2.2. Schématiser le résultat obtenu sur gel d’agarose après électrophorèse et justifier.

3.3. Les conséquences sur l’activité de la glucose-6-phosphatase


Cette mutation touche le site catalytique de l’enzyme et entraîne le remplacement de l’arginine 83 par une
cystéine. Le document 6 représente la position de cet acide aminé dans le site catalytique de l’enzyme.
Pour la majorité des patients, on retrouve des quantités normales d’enzyme, de même masse moléculaire mais
comportant une altération de la fonction enzymatique avec une activité quasi nulle.
3.3.1. Définir le site actif d’une enzyme.
3.3.2. À l’aide des documents 2 et 6, proposer une explication pour la perte de l’activité catalytique de la
glucose-6-phosphatase mutée.

4. Conséquences métaboliques de la maladie de


Von Gierke (14 points)
La maladie de Von Gierke se traduit par une hépatomégalie et entraîne des complications métaboliques.

4.1. Conséquences métaboliques dans la cellule hépatique


Déduire du document 7 les conséquences d’une absence partielle ou totale de glucose-6-phosphatase sur le
métabolisme glucidique et sur le métabolisme lipidique.

4.2. Conséquences métaboliques dans la cellule hépatique


On réalise un dosage de la glycémie à jeun et un test de réponse au glucagon. Cette épreuve fonctionnelle
consiste à perfuser du glucagon pendant quatre heures à un patient à jeun, atteint de la maladie de Von Gierke.
Le document 8 présente le résultat de cette épreuve fonctionnelle.
4.2.1. Citer l’origine et la nature biochimique du glucagon.
4.2.2. Analyser les courbes obtenues et en déduire le rôle du glucagon.

Au niveau cellulaire, le glucagon agit grâce à un récepteur.


4.2.3. Justifier la localisation de ce récepteur.

Au cours de la maladie de Von Gierke, la concentration du lactate augmente de façon nette. Cette augmentation
entraîne un déséquilibre acido-basique.

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4.2.4. Nommer le type de déséquilibre engendré. Préciser la nature du déséquilibre et les phénomènes
compensatoires mis en jeu.

On effectue le dosage de l’acide lactique selon le protocole donné sur le document 9.


4.2.5. Indiquer la composition qualitative de la solution de travail utilisée lors de la réalisation du test (réactif 3
repris avec le réactif 2).

4.2.6. Citer la méthode de dosage utilisée. Justifier la réponse.


4.2.7. La fiche technique préconise de centrifuger le plasma dans les meilleurs délais. Le plasma débarrassé du
culot globulaire peut alors être conservé 4 jours à 2-8°C. Justifier cette précaution.

La carte de contrôle du laboratoire qui réalise ce dosage, est présentée sur le document 10.
-1 -1
La moyenne retenue pour le mois est de 3,0 mmol.L et l’écart-type est de 0,3 mmol.L .
4.2.8. Donner un titre à ce document et compléter, avec les légendes appropriées.

DOCUMENT 1
Ancrage de la sous-unité catalytique de la glucose-6-phosphatase dans la membrane du réticulum
endoplasmique

DOCUMENT 3
Variations de la vitesse de diffusion membranaire du glucose (flux) en fonction de la glycémie

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DOCUMENT 2

Groupements radicaux des acides aminés

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DOCUMENT 4
Le glucose-6-phosphate, un carrefour métabolique

DOCUMENT 5

La technique PCR allèle spécifique (PCR ASO)

La technique de PCR allèle spécifique (PCR ASO) peut être utilisée pour réaliser les génotypages.

Cette technique repose sur l’utilisation de trois amorces : deux amorces A1 et A2 complémentaires
chacune d’un des deux allèles étudiés (l’allèle normal et l’allèle muté), et une troisième amorce antisens
A3, commune aux deux allèles. La réaction de PCR est réalisée séparément dans deux tubes
différents :
- tube 1 : PCR réalisée avec l’amorce A1 spécifique de l’allèle normal et l’amorce A3 commune
aux deux allèles
- tube 2 : PCR réalisée avec l’amorce A2 spécifique de l’allèle muté et l’amorce A3 commune aux
deux allèles
Après amplification, la détection de la mutation se fait après électrophorèse sur gel d’agarose.

La conception des amorces utilisées pour la réaction de PCR-ASO est un point critique quant au
succès escompté. Ces amorces doivent permettre d’obtenir suffisamment de spécificité pour que la
distinction d’une seule base soit possible.
Les amorces ASO sont obligatoirement situées avec la dernière base en 3’ sur le site polymorphique,
sur un brin ou sur l’autre.

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DOCUMENT 6
Site et mécanisme catalytiques de la glucose-6-phosphatase

H H2# +
%
NN +
2#
N +#
2#
H

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DOCUMENT 7
Les principales voies métaboliques hépatiques

Glycogène Alimentation

G6P Glucose

Triose P Glycérol

Lactate Pyruvate
Acides gras

Acétyl CoA
Triglycérides
Cholestérol
Cycle de Corps cétoniques
Krebs

Chaîne
respiratoire

DOCUMENT 8

Épreuve fonctionnelle (test au glucagon) chez le patient à jeun.

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DOCUMENT 9
INTRODUCTION ET OBJET DU TEST
L'acide lactique provient principalement de la glycolyse au niveau des muscles squelettiques blancs, du cerveau,
de la peau, de la zone médullaire du rein et des hématies. La lactatémie dépend de la vitesse de production dans
ces tissus et de la vitesse du métabolisme du lactate. Environ 65% du lactate basal total est transformé en glucose
dans le foie (gluconéogenèse) ; le restant est oxydé dans les muscles squelettiques rouges et dans le cortex
rénal…
Une hyperlactatémie est définie comme une augmentation persistante, légère à modérée (de 2 à 5 mmol/l), de
la concentration en lactate dans le sang, sans acidose métabolique.
Une acidose lactique est caractérisée par une augmentation persistante de la lactatémie (> 5 mmol/l) en
association avec une acidose métabolique.
Une augmentation de la lactatémie est observée :
- chaque fois que le métabolisme est orienté vers l'anaérobiose, suite à un manque d'oxygène : états de choc,
toutes les hypoxies importantes (intoxications par le monoxyde de carbone, les cyanures ; insuffisance
respiratoire), les ischémies aiguës d'organes (infarctus du myocarde, artérite aiguë, crush syndrome), certaines
complications du diabète...
- suite à une augmentation de production de L-lactate : certaines tumeurs (hépatomes, lymphomes), certains
médicaments (biguanides antidiabétiques), certaines maladies génétiques (glycogénoses de type I, anomalies
du métabolisme des acides aminés ou des acides gras), après un exercice physique prolongé.

PRINCIPE
Lactate PAP permet de doser le L-lactate en utilisant la séquence lactate oxydase – peroxydase - chromogène :
Lactate oxydase
L-lactate + O2 pyruvate + H2O2

L’eau oxygénée formée est dosée selon une réaction de type TRINDER :
Peroxydase
H 2O 2 quinonéimine
+ amino-4-antipyrine + 2H2O
+ 4-chlorophénol + HCl

L’intensité de la coloration (quinonéimine) mesurée est proportionnelle à la quantité de L-lactate présente dans
l’échantillon.

PRÉCAUTIONS D’UTILISATION
- Le lactate est présent en grande quantité dans la sueur. Éviter de toucher avec les doigts les embouts des
pipettes, les bouchons et les cols des flacons ainsi que tout ce qui peut entrer en contact avec le réactif.
ÉCHANTILLONS
Nature des échantillons
- Plasma recueilli sur un mélange antiglycolytique anticoagulant : fluorure de sodium-EDTA, fluorure de sodium-
oxalate ou iodoacétate de lithium-héparine.
- Des précautions sont nécessaires lors du prélèvement : repos du sujet, éviter si possible l’utilisation du garrot ou
limiter la stase veineuse à 30 secondes.
- Centrifuger dans les meilleurs délais pour séparer le culot globulaire du plasma afin de limiter la glycolyse qui
contribue à augmenter la concentration en lactate.
- Liquide céphalo-rachidien.

Stabilité
- Plasma
- 4 jours à 2-8°C si séparé du culot globulaire.
- 3 mois à – 25 ± 6°C.
- LCR
- 24 heures à 2-8°C.
- 3 heures à 20-25°C.
- 1 mois à – 25 ± 6°C.

MODE OPÉRATOIRE MANUEL


Préparation des réactifs

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- Déboucher un flacon de Réactif 3 et jeter le bouchon en caoutchouc.
- Reprendre le contenu d’un flacon de Réactif 3 par 10 ml de Réactif 2.
- Reboucher avec une capsule blanche contenue dans le sachet plastique.
- Homogénéiser par rotation lente.

Stabilité dans le flacon d’origine


- 6 semaines à 2-8°C.
- 2 semaines à 20-25°C.

Réalisation du test
Longueur d’onde : ________505 nm (492 à 550 nm)
Zéro de l'appareil : ________________blanc réactif

Il est conseillé, pour les échantillons hyperlipémiques, de préparer un blanc échantillon en remplaçant le « Réactif
3 repris » par le Réactif 2 tel quel. Déduire la DO de ce blanc échantillon de celle obtenue pour le dosage.

Stabilité de la coloration : ____1 heure à 20-25°C.


Stabilité de l’étalonnage : Effectuer un étalonnage à chaque série de dosages.

DOCUMENT 10

DOCUMENT RÉPONSE À RENDRE AVEC LA COPIE

Titre :

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E42 Microbiologie 2015
Durée : 3 heures Coefficient : 2
Aucun matériel autorisé

La médecine des voyages est une discipline médicale « jeune », née à la fin des années 1980. Les maladies du
voyageur varient au cours du temps et nécessitent d’être régulièrement évaluées par des études épidémiologiques
adaptées. Les recommandations sanitaires qui visent à minimiser les risques de maladies pour le voyageur, en
particulier la vaccination, évoluent parallèlement. Elles sont publiées chaque année dans le Bulletin
Épidémiologique Hebdomadaire (BEH).

1. Risques infectieux pour les voyageurs et


recommandations sanitaires. (40 points)
Les risques infectieux concernent notamment les infections invasives à méningocoque (IIM) et la tuberculose.

1.1. Les infections invasives à méningocoques (Neisseria


meninigitidis )
La vaccination contre les IIM est recommandée en cas de séjour :
- en zone d’endémie, notamment la « ceinture de la méningite » en Afrique subsaharienne au moment de la
saison sèche, dans des conditions de contact étroit avec la population locale ;
- en zone d’endémie pour y exercer une activité dans le secteur de la santé ou auprès des réfugiés, quelle
que soit la saison ;
- dans une zone où sévit une épidémie.
Elle est obligatoire dans le cas d’un séjour en Arabie Saoudite.
1.1.1. Citer deux symptômes d’une méningite chez l’adulte et les étiologies possibles, autres que bactériennes.
Le diagnostic rapide de méningite à méningocoque du groupe B peut être établi directement sur le liquide
céphalorachidien (LCR) grâce au coffret dont la composition est fournie en annexe 1.
1.1.2. Indiquer le type de réaction mise en jeu.
1.1.3. Préciser le rôle des réactifs R2, R9 et R10 et le résultat attendu pour chacun d’eux.

Le diagnostic doit être confirmé par la mise en culture du LCR.


1.1.4. Citer la technique la plus courante de prélèvement du LCR.
1.1.5. Préciser la principale caractéristique d’un milieu de culture utilisé pour la recherche de méningocoque,
citer un exemple de milieu et préciser ses conditions d’incubation.
L’isolement a permis d’obtenir des colonies de 1 à 2 mm de diamètre, bombées, brillantes.
1.1.6. Présenter les résultats des observations microscopiques faites après coloration de Gram sur une colonie
isolée et le résultat du test rapide d’orientation réalisé.
L’identification doit être poursuivie par des tests biochimiques conventionnels qui peuvent être réalisés grâce
à une galerie miniaturisée.

Après incubation, trois tests sont apparus positifs : GLU (glucose), MAL (maltose) et GGT (gamma glutamyl
transférase).
1.1.7. Indiquer le principe de la lecture des cupules GLU et MAL.

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Le test GGT est obtenu dans un microtube bifonctionnel qui permet de mettre en évidence la PAL
(phosphatase alcaline) et la GGT.
1.1.8. Donner les conditions à respecter pour assurer la bifonctionnalité du microtube.

Le test PEN (pénicilline) est apparu négatif. Le microtube correspondant contient de la benzylpénicilline.
1.1.9. Citer l’enzyme recherchée. Justifier la recherche de cette enzyme et indiquer la conséquence de ce
résultat négatif sur un traitement éventuel.
Certaines souches de méningocoques sont capsulées.
1.1.10. Indiquer la composition chimique de la capsule.
1.1.11. Expliquer son rôle dans le pouvoir pathogène des méningocoques.

1.2. La tuberculose
La vaccination par le BCG (bacille de Calmette et Guérin) est recommandée pour les enfants dès la
naissance, en particulier en cas de séjours fréquents ou supérieurs à un mois dans les pays à forte incidence
tuberculeuse (continent africain, continent asiatique, pays d’Amérique Centrale et du Sud, pays d’Europe Centrale
et de l’Est).

1.2.1. Citer deux symptômes orientant vers un diagnostic de tuberculose pulmonaire.

1.2.2. Citer la principale espèce bactérienne responsable de tuberculose humaine et indiquer ses caractéristiques
morphologiques et tinctoriales.

Des tests permettent la détection directe dans le produit pathologique des mycobactéries tuberculeuses
après amplification du gène codant l’ARNr (ARN ribosomal 16S). Ils sont réalisés à partir d’échantillons provenant
de crachats, de lavages broncho-alvéolaires ou d’aspirations trachéales.

1.2.3. Établir une comparaison des différents prélèvements cités, en précisant leurs avantages et leurs
inconvénients.
L’amplification par réaction de polymérisation en chaîne (PCR) débute par une étape de dénaturation
thermique des acides nucléiques.

1.2.4. Expliquer le phénomène de dénaturation thermique.


La révélation des amplicons nécessite l’utilisation d’une sonde.

1.2.5. Indiquer la nature de la sonde utilisée pour la détection.


Les échantillons doivent être mis en culture.

1.2.6. Préciser trois conditions particulières de culture des mycobactéries.


Des tests de sensibilité aux agents anti-mycobactériens doivent également être effectués grâce à un kit pour
antibiogramme. L’annexe 2 présente un extrait de fiche technique d’un kit.

L’antibiogramme de mycobactéries se différencie d’un antibiogramme standard pour bactéries non


exigeantes par le milieu utilisé, l’inoculum, l’apport d’antibiotiques, la méthode de lecture et d’interprétation.

1.2.7. À l’aide d’un tableau, présenter ces différences.


1.2.8. Préciser la nature et le rôle des tubes témoins, et le rôle des tubes contenant l’acide para-aminosalicylique
(PAS).
Les résultats obtenus avec la souche isolée de l’expectoration d’un patient de retour d’Afrique sont
présentés dans l’annexe 3.
1.2.9. Interpréter ces résultats.

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2. Risques infectieux et vaccination en fonction
des conditions du séjour (durée, saison) et des
facteurs de risque individuels
Les risques infectieux concernent notamment la fièvre typhoïde, l’hépatite B et le paludisme.

2.1. La Fièvre typhoïde


La vaccination contre la fièvre typhoïde est recommandée pour les voyageurs devant effectuer un séjour
prolongé ou dans de mauvaises conditions, dans des pays où l’hygiène est précaire, particulièrement dans le sous-
continent indien.
Une souche de Salmonella Typhi est identifiée à partir d’une selle isolée sur un milieu chromogène, grâce à
ses antigènes O et H.

2.1.1. Expliquer le principe général des milieux chromogènes.

2.1.2. Préciser la composition chimique et la localisation des antigènes O et H.

2.1.3. Citer la technique d’identification utilisée et en préciser le principe.

2.1.4. Présenter le test permettant de valider les résultats.


La surveillance de la résistance des salmonelles aux antibiotiques est assurée par le Centre National de
Référence (CNR) des salmonelles. La technique utilisée est l’antibiogramme par diffusion en milieu gélosé en
suivant les recommandations du Comité Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie (CASFM). Le
rapport du CNR de 2011, publié en 2012, présente notamment l’évolution des résistances du sérotype Typhi de
1997 à 2011. Les résultats sont fournis dans l’annexe 4.

2.1.5. Commenter succinctement la résistance de Salmonella Typhi aux antibiotiques testés et son évolution.

2.1.6. Préciser le principal mécanisme d’évolution de cette résistance.


L’amoxicilline a été testée.

2.1.7. Nommer la famille d’antibiotiques à laquelle elle appartient et préciser son mode d’action.
Le CNR précise dans son rapport que la CMI de l’azithromycine est déterminée systématiquement, sur
toutes les souches, depuis 2009.

2.1.8. Définir la CMI.


La détermination de la CMI en routine est réalisée par la technique de l’E-test.

2.1.9. Détailler le principe de cette technique.

2.2. L’hépatite B
En dehors des recommandations du calendrier vaccinal (enfants, adolescents, professions de santé et/ou
conduites à risque), la vaccination contre l’hépatite B est recommandée pour des séjours fréquents ou prolongés
dans les pays à forte ou moyenne prévalence du portage chronique du virus : Afrique subsaharienne, Asie
orientale, Amazonie, parties méridionales d’Europe centrale et orientale.

2.2.1. Présenter les symptômes de l’hépatite B ainsi que deux modes de contamination possibles.

2.2.2. À partir du schéma annoté du VHB proposé en annexe 5, décrire ce virus.


La détection et le dosage d’antigène HBe dans un sérum peuvent être réalisés par une méthode immuno-
enzymatique associée à une détection finale en fluorescence (ELFA : Enzyme Linked Fluorescent Assay). La
composition des réactifs d’un coffret est fournie en annexe 6.

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2.2.3. Le protocole prévoit un étalonnage à l’ouverture de chaque nouveau lot, puis tous les 14 jours. Indiquer le
réactif à utiliser et expliquer la notion d’étalonnage.
Des contrôles, positif et négatif, permettent de valider les résultats.

2.2.4. Donner la composition de ces contrôles.


Le vaccin de l’hépatite B est composé de l’antigène HBs obtenu par génie génétique, associé ou non à un
adjuvant.

2.2.5. Définir la notion d’adjuvant.

2.3. Le paludisme
Selon le BEH du 3 juin 2014, les pays de contamination sont toujours majoritairement situés en Afrique
subsaharienne (95,9 %), les cas surviennent principalement chez des sujets d’origine africaine (80,1 %), résidant
en France ou arrivant d’Afrique.
2.3.1. Nommer le genre et l’espèce responsable d’un cas d’urgence de paludisme.

2.3.2. Citer le mode de contamination de l’homme et donner deux recommandations en matière de prophylaxie
du paludisme

2.3.3. Au retour d’une zone d’endémie, on peut observer un « accès palustre ». Définir cette expression.

2.3.4. La technique de référence pour poser le diagnostic de paludisme est l’observation d’un frottis sanguin
coloré au May Grünwald Giemsa.
Préciser les trois principaux critères permettant l’identification de l’espèce en cause.

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ANNEXE 1
TM
Extrait de la fiche technique Pastorex meningitis

TM
PASTOREX MENINGITIS, coffret pour 25 tests, contenant :

Réactif Suspension
R1 : latex rouge sensibilisé par un anticorps monoclonal de souris spécifique de
N. meningitidis B/E.coli K1 N. meningitidis groupe B /E.coli K1

R2 : latex rouge sensibilisé par un anticorps monoclonal de souris spécifique de


N. meningitidis B/E.coli K1 l’anatoxine tétanique
contrôle négatif

R3 : latex blanc sensibilisé par des anticorps de lapin spécifiques d’H. influenzae
H. influenzae b de type b

R4 : latex vert sensibilisé par des anticorps de lapin spécifiques de S.


S. pneumoniae pneumoniae

R5 : latex jaune sensibilisé par des anticorps de lapin spécifiques de


Streptococcus B Streptococcus B

R6 : latex bleu sensibilisé par des anticorps de lapin spécifiques de N.


N. meningitidis A meningitidis groupe A

R7 : latex rouge sensibilisé par des anticorps de lapin spécifiques de N.


N. meningitidis C meningitidis groupe C

R8 : latex rose sensibilisé par des anticorps de lapin spécifiques de N.


N. meningitidis Y/W 135 meningitidis groupes Y et W135

R9 : latex prune sensibilisé avec des IgG de lapin non immunisé


Contrôle négatif polyvalent

R10 : Extrait antigénique polyvalent lyophilisé à reconstituer avec 1 ml d’eau


Contrôle positif polyvalent stérile. Contient les antigènes polysaccharidiques de N. meningitidis A, C, B,
Y/W135, H. influenzae b, Streptococcus B et S. pneumoniae. Volume
suffisant pour 20 réactions

Tous ces réactifs contiennent 0,02 % de merthiolate.


Les réactifs R1, R2, R3, R4, R5, R6, R7, R8, R9 contiennent une quantité ≤ 0,1 % d’azoture de sodium.

(Document Bio-Rad)

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ANNEXE 2
Extrait de la fiche technique d’un kit pour antibiogramme de mycobactéries
(Document Bio-Rad)
1- PRINCIPE
Le kit pour antibiogramme Mycobacterium tuberculosis permet de déterminer la sensibilité du B.K. à
l’isoniazide (INH), la streptomycine (STREP), la rifampicine (RIF) et l’éthambutol (EMB) par la méthode
des proportions. Les bacilles tuberculeux (M. tuberculosis, M. bovis, M. africanum) sont sensibles au
PAS (acide para-aminosalicylique) alors que les mycobactéries atypiques sont toutes résistantes.

2- PRÉSENTATION
- Milieu Löwenstein-Jensen
6 tubes de témoins sans antibiotiques de 7 ml.
- Milieu Löwenstein-Jensen avec antibiotiques
3 x 7 ml Isoniazid 0.1 µg/ml 3 x 7 ml Rifampicin 40 µg/ml
3 x 7 ml Isoniazid 0.2 µg/ml 3 x 7 ml Streptomycin 4 µg/ml
3 x 7 ml Isoniazid 1 µg/ml 3 x 7 ml Ethambutol 2 µg/ml
3 x 7 ml Isoniazid 10 µg/ml 3 x 7 ml P.A.S. 0.5 µg/ml

3- MODE OPÉRATOIRE
Matériel nécessaire non fourni
- Spatule de platine
- Flacon stérile
- Billes de verre stériles
- Suspension de B.C.G. à 1 mg/ml
Précautions d’utilisation / Consigne d’hygiène et de sécurité
La manipulation d’échantillons biologiques susceptibles de contenir des mycobactéries nécessite la
prise de mesures techniques de prévention et le respect des normes de sécurité en vigueur pour les
germes de classe
Ensemencement :
A. Méthode indirecte (préparation de l’inoculum à partir de colonies isolées en culture)
Déposer environ 5 mg de culture pure de mycobactéries dans un flacon stérile contenant une trentaine
de billes de verre, de 3 à 5 mm de diamètre.
• Agiter ce flacon à sec pendant 20 à 30 secondes.
• Ajouter 0,1 ml d’eau distillée stérile. Agiter 10 à 15 secondes.
• Ajouter 5 ml d’eau distillée stérile. Agiter 10 à 15 secondes.
• Ajuster la concentration de cette suspension par addition d’eau distillée stérile jusqu’à l’obtention
d’une opacité équivalente à celle d’une suspension de B.C.G. à 1 mg par ml.
• À partir de cette suspension, préparer successivement 3 dilutions : 10-1,10-3 et 10-5.

B. Méthode directe (préparation de l’inoculum à partir du prélèvement)


Incubation :
• Incuber pendant 28 jours à 37°C en position horizontale.
• Après disparition de l’inoculum (3 ou 4 jours), les tubes seront fermés hermétiquement.
Lecture :
• La lecture des résultats peut se faire à partir du 25e jour.
• Elle s’effectue en comptant le nombre de colonies apparues dans les différents tubes pour en déduire
la proportion de bacilles résistants. Une souche est dite résistante lorsque les bacilles résistants qu’elle
contient atteignent ou dépassent un pourcentage limite fixé à 1 %.
• Les colonies de bacilles tuberculeux ne prennent un aspect typique que si le milieu est bien oxygéné
et la partie liquide de l’inoculum bien évaporée.
Les tubes ne seront fermés qu’après évaporation complète.

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ANNEXE 3

Résultats d’antibiogramme

Tubes PAS INH RIF STREP EMB


Dilution témoins 0,5 µg 0,1 µg 0,2 µg 1 µg 10 µg 40 µg 4 µg 2 µg

Nombre de colonies par tube

10-1 nappe 0 0 0 0 0 nappe

10-3 62 0 0 0 0 0 61 40 25

10-5 1 0 0 0 0 0 1 0 0

ANNEXE 4

Extrait du rapport annuel de 2011 du CNR des salmonelles


Résistance aux antibiotiques du sérotype Typhi de 1997 à 2011

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ANNEXE 5

Schéma du VHB

(Source : hepatoweb.com)

ANNEXE 6

Composition des réactifs d’un coffret de détection des antigènes HBe par technique ELFA
!
30 cartouches Prêtes à l'emploi.
STR
HBE
30 cônes HBE Prêts à l'emploi. Cônes sensibilisés par de l'anticorps monoclonal de souris
SPR anti-HBe
1 x 30
Contrôle positif Prêt à l'emploi.
Ag HBe C1
1 x 1,5 ml (liquide)
Contrôle négatif Prêt à l'emploi.
Ag HBe C2
1 x 3 ml (liquide)
Standard Ag HBe Base protéique stabilisée contenant l'antigène recombinant HBe de
4 x 1 ml (lyophilisé) concentration connue (valeur inscrite sur le flacon). Diluer le contenu du flacon
S1
avec 1 ml de diluant pour reconstituer le standard. Après reconstitution, le
standard peut être conservé à 2-8°C durant 6 mois.
Diluant du standard Prêt à l'emploi.
S1 R1 Il contient 0,9 g/l d’azoture de sodium.
1 x 5 ml
1 Carte MLE Spécifications des données usine nécessaires à la calibration du test : se
(Master Lot Entry) référer au Manuel Utilisateur pour la lecture.

(Document bioMérieux)

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E43 Hématologie, anatomopathologie et
immunologie 2015
Durée : 2 heures Coefficient : 2
Aucun matériel autorisé
Document à rendre avec la copie : Annexe 7

L’HÉMOPHILIE A
Un enfant de 8 ans souffre d’hémophilie A. Il est admis aux urgences suite à une chute dans la cour de récréation
de l’école. Il présente divers hématomes et surtout une hémarthrose* au genou droit.
* Une hémarthrose est la présence de sang dans la cavité articulaire.

1. Hémostase (14 points)


Un bilan d’hémostase est réalisé à l’arrivée du patient aux urgences. Les résultats sont donnés dans l’annexe 1.

1.1 Interpréter et expliquer les résultats de ce bilan.

Un dosage du facteur VIII est demandé. Un extrait des fiches techniques nécessaire à ce dosage est fourni
annexes 2 et 3.

1.2 Déduire de la fiche technique, le principe du dosage.

1.3 Préciser le rôle de chacun des réactifs.

Le taux de facteur VIII de l’enfant est de 0,96 %.


1.4 En déduire le degré de gravité de la pathologie.

L’enfant bénéficie depuis cinq ans d’un traitement dit prophylactique consistant à injecter deux à trois fois par
semaine une dose de facteur anti hémophilique A d’origine humaine. Ce traitement a pour objectif de maintenir un
taux résiduel minimal en facteur afin de prévenir les accidents articulaires. Le traitement est devenu inefficace suite
à l’apparition d’un alloanticorps inhibant la coagulation encore appelé anticoagulant circulant (ACC).

1.5 Justifier l’isotype G de l’anticorps, et préciser la spécificité de cet alloanticorps.

1.6 Expliquer son apparition chez l’enfant dans le contexte physiopathologique.

1.7 Expliquer le mécanisme de destruction du facteur VIII par l’alloanticorps.

Une des remédiations possibles à l’inefficacité du traitement consiste en l’administration de doses fréquentes de
facteur VIII pendant plusieurs mois voire des années, les doses étant de plus en plus concentrées.

1.8 Préciser l’objectif de cette remédiation.

2. Hémarthroses (19,5 points)


La présence répétée de sang dans une articulation entraîne une inflammation chronique de la membrane
synoviale, qui recouvre la cavité articulaire. En conséquence, le cartilage s’abîme rapidement ce qui entraine à la
longue sa destruction.

Une ponction de liquide synovial est demandée pour contrôler la gravité de l’hémarthrose. À la ponction, le
liquide articulaire est rouge et ne coagule pas.
Des frottis confectionnés à partir du culot de centrifugation sont colorés par la technique de May Grünwald
Giemsa. Un extrait de la fiche technique de la coloration est fourni annexes 4 et 5.

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2.1 Indiquer l’objectif d’un examen cytologique.

2.2 Présenter le principe et les étapes de la coloration MGG.

2.3 Justifier l’emploi de cette coloration dans le cadre d’une hémarthrose.

Une biopsie synoviale permet d’évaluer l’importance de l’inflammation et de la destruction articulaire. Aussitôt
réalisée, la biopsie est fixée à l’aide du formol et adressée sans délai au laboratoire d’anatomopathologie.

2.4 Préciser le rôle de la fixation et indiquer une des conditions nécessaire à une fixation optimale.

Le fixateur utilisé ne dénature pas les antigènes tissulaires qui peuvent être mis en évidence sur les coupes
histologiques par immunohistochimie.

2.5 Définir le terme « antigène ».

Le réactif principal utilisé pour mettre en évidence un antigène par réaction immunoenzymatique est un anticorps
spécifique de cet antigène.

2.6 Nommer les structures moléculaires mises en jeu lors de la formation du complexe immun et préciser les
interactions antigène – anticorps.

2.7 Schématiser les étapes de la mise en évidence d’un antigène tissulaire par une technique
immunohistochimique, mettant en jeu une méthode immunoenzymatique indirecte.

L’observation microscopique de la coupe synoviale colorée selon la technique classique Hémalun-Eosine-Safran


révèle, entre autres, la présence de très nombreuses cellules phagocytaires. Celles-ci éliminent les hématies et les
débris cellulaires présents dans la cavité articulaire. L’annexe 6 présente un schéma de la phagocytose.

2.8 Reporter les numéros des étapes et donner leur signification.

Certains constituants des hématies phagocytées ne sont pas recyclés.

2.9 Indiquer le devenir des éléments de l’hémoglobine recyclés par le macrophage.

Une surcharge en hémosidérine peut-être mise en évidence dans les macrophages par coloration de PERLS.

2.10 Préciser le rôle de l’hémosidérine. Justifier cette surcharge dans le cas étudié.

3. Surveillance de l’état immunitaire (6,5 points)


Il existe un risque de contamination virale du patient hémophile, en particulier par le virus de l’immunodéficience
humaine (VIH). La surveillance de l’état immunitaire comprend différents examens sanguins.

Différentes molécules sont recherchées dans le sérum du patient pour mettre en évidence une contamination par
le VIH.

3.1 Nommer ces molécules et citer une technique immunologique qui permet leur mise en évidence.

Un kit permet de vérifier la contamination par le VIH. Ce test est fondé sur l’utilisation d’une bandelette de
nitrocellulose sur laquelle divers antigènes viraux sont adsorbés.

3.2 Expliquer l’intérêt de ce test.

Un hémogramme réalisé à partir du sang du patient permet de dénombrer les lymphocytes totaux. Les résultats
partiels de l’hémogramme sont les suivants :

Paramètre Résultat Valeurs de référence


. 9 -1 9 -1
Leucocytes 6 10 L 4,7 à 13,7 · 10 L
9 -1
Lymphocytes (formule leucocytaire) 1 à 6,2 · 10 L

On observe 50% de lymphocytes dans la formule leucocytaire.

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3.3 Calculer la lymphocytose totale et conclure.

Les lymphocytes du sang sont ensuite isolés. Un double marquage avec des anticorps fluorescents permet
d’étudier chaque sous-population par cytométrie de flux.
Les anticorps utilisés sont :

- Anticorps anti-CD4 couplé à de l’isothiocyanate de fluorescéine (FITC) émettant une


fluorescence verte
- Anticorps anti-CD8 couplé à un complexe Peridinine Chlorophylle (PERCP), émettant une
fluorescence rouge

L’annexe 7 présente les résultats du tri des cellules par l’analyseur.

3.4 Identifier et commenter les sous-populations lymphocytaires sur le graphique. (annexe 7 à rendre avec la
copie).

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ANNEXE 1

Paramètres Valeurs patient Valeurs de référence


. 9. -1 . 9 . -1
Numération des thrombocytes 220 10 L 150 à 400 10 L
Taux de Prothrombine 94 % > 70 %
Temps de Céphaline Activé 90 s (témoin 30 s) TCAm / TCAt ≤ 1,20
. -1 . -1
Fibrinogène 2,5 g L 2à4g L

ANNEXE 2
Extrait de la fiche technique du coffret HEMOLAB Cofac VIII de Biomérieux

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ANNEXE 3
Nature des réactifs d’hémostase

(Extraits des fiches techniques des coffrets HEMOLAB Cofac VIII et Silimat de Biomérieux)

HEMOLAB Cofac VIII Plasma citraté d’origine humaine déficient en facteur VIII

HEMOLAB Silimat Suspension tamponnée de céphaline et de silice micronisée

. -1
Chlorure de Calcium C = 0,025 mol L

ANNEXE 4

Nature des réactifs nécessaires à la coloration May Grünwald Giemsa

May-Grünwald en solution Sel d’éosinate de bleu de méthylène en solution dans du


méthanol

Tampon pH 7,0 en solution Phosphate disodique (Na2HPO4, 2H2O) : 3,76 g


(eau neutre) Phosphate monopotassique (KH2PO4) anhydre : 2,1 g
Eau distillée : qsp. 1000 mL
pH compris entre 7,0 et 7,2

Colorant de Giemsa R (rapide) en solution Sel d’éosinate d’azur de méthylène en solution dans du méthanol

ANNEXE 5

Extrait de la fiche technique de coloration MGG par recouvrement

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ANNEXE 6

ANNEXE 7

1,2
Sur l'échelle logarithmique d'une fluorescence, on considère qu'une valeur inférieure à 10 n'est pas
significative. (autofluorescence, ...)

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E5 Analyses de Biologie Médicale 2015
Les épreuves de travaux pratiques se déroulent en « cours de formation » dans le cadre des formations initiales
des établissements agréés. Les autres candidats passent une épreuve terminale de TP dont voici un sujet.

E5-U51 Analyses de biochimie médicale 2015


Durée : 4 heures Coefficient : 2,5

Aucun matériel autorisé.

Calculatrice autorisée.
Document à rendre : l’annexe 1 est à rendre avec la copie

EXPLORATION D’UNE ANOMALIE LIPIDIQUE ET


BILAN HÉPATIQUE
Un homme de 51 ans consulte pour le renouvellement d’une licence sportive. Il fait 2 à 3 heures de sport par
semaine. Il fume 20 cigarettes par jour. Il est hypertendu. Le médecin demande l’exploration d’une anomalie
lipidique (EAL) et un bilan hépatique. Les résultats sont partiellement présentés dans l’annexe 1 et seront
complétés par :
- Le dosage du cholestérol total,
- Le calcul de cholestérol-LDL,
- Le dosage de l’ASAT.

1. Dosage du cholestérol total


1.1. Principe
Le cholestérol est dosé en utilisant la séquence cholestérol estérase-cholestérol oxydase-peroxydase-
chromogène :

• Cholestérol estérifié ! cholestérol + acide gras (enzyme = cholestérol estérase)


• Cholestérol + O2 ! cholestène-4,one-3 + H2O2 (enzyme = cholesterol oxidase)
• H2O2 formé est dosé selon une réaction de type Trinder :
2 H2O2 + phénol + amino 4 antipyrine ! quinonéimine + 4 H2O (enzyme = peroxydase)

L’intensité de la coloration (quinonéimine), mesurée à 500 nm, est proportionnelle à la quantité de cholestérol
présente dans l’échantillon.

1.2. Mode opératoire


1.2.1. Réalisation du test
Dans une cuve de spectrophotométrie introduire :
• 200 µL d’échantillon
• 2 mL de solution de travail

Mélanger. Attendre 15 minutes et lire l’absorbance à 500 nm. La coloration est stable 30 minutes.

1.2.2. Étalonnage

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-1
À partir de la solution étalon E à 2 g.L , préparer une gamme d’étalonnage de 0 à 400 µg de cholestérol par
cuve.

1.2.3. Dosage
-1
Réaliser deux essais pour le sérum du patient dilué au 1/2 et un essai pour le contrôle à 1 g.L .

" Inventorier l’ensemble du matériel et des réactifs nécessaires pour cette manipulation. Montrer cette
liste à l’examinateur avant de manipuler.
1.2.4. Résultats et compte rendu

• Présenter un tableau complet réalisation de la gamme et du dosage et justifier la dilution du sérum


patient.
• Exploiter l’ensemble des résultats obtenus afin de déterminer la cholestérolémie.
• Compléter l’annexe 1.

Données :
-1
• Masse molaire du cholestérol : 387 g.mol
• Coefficient de variation de répétabilité : 3 %
• Coefficient de variation de reproductibilité : 5%
• L'incertitude élargie sera exprimée avec 2 chiffres significatifs.

2. Détermination de la concentration catalytique de l’ASAT


La détermination de l’activité de l’ASAT est réalisée à l’aide du kit commercial dont la fiche technique est
présentée annexe 2.

2.1. Réactifs
• Réactif 2 repris par le réactif 1
• Sérum du patient

2.2. Mode opératoire


Réaliser un essai selon le mode opératoire de la fiche technique donnée annexe 2
• Température : 37°C
• Longueur d’onde de lecture : 340 nm

2.3. Résultats
• Rendre l’ensemble des résultats obtenus.
• Exploiter l’ensemble des résultats afin de déterminer la concentration d’activité catalytique de l’ASAT.
• Compléter l’annexe 1 et conclure pour le patient avec l’ensemble des données.

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ANNEXE 1 À RENDRE AVEC LA COPIE
Numéro de poste :
Nom du candidat :
Patient Valeurs de référence

Aspect du sérum Trouble léger

Triglycérides
-1 -1
TG PAP 150 BioMérieux 2,50 mmol.L 0,50 à 2,10 mmol.L
Méthode en point final

Cholestérol total -1
3,87 à 5,16 mmol.L
Cholestérol RTU BioMérieux

Cholestérol HDL -1 -1
1,60 mmol.L 0,90 à 1,80 mmol.L
Immuno colorimétrie

Rapport cholestérol
< à 4,90
Total / HDL

Calcul du cholestérol LDL

ASAT à 37°C

-1 -1
ALAT à 37°C 105 U.L ≤ 40 U.L

Calcul du cholestérol LDL : formule de Friedewald


CholestérolLDL = CholesterolTotal - CholestérolHDL - (triglycérides / 2,2)
-1
Toutes les concentrations sont exprimées en mmol.L

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ANNEXE 2

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Page : 99/156
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E5-U52 Analyses de Microbiologie médicale 2015
Durée : 6 heures (jour 2 : 3 h) Coefficient : 3
Calculatrice autorisée
Aucun Document personnel autorisé

SUJET 1

Jour 1 (3 heures)

BACTÉRIOLOGIE - MYCOLOGIE - PARASITOLOGIE


Document à rendre avec la copie :
- Annexe 1 (à rendre 1h après le début de l’épreuve)

Consignes à respecter :

- Tous les tests et examens microscopiques seront montrés à l’examinateur accompagnés de leur lecture
rédigée.

- Les demandes justifiées de milieu(x), conditions d’incubation, matériel(s) et réactif(s) portées sur l'annexe 1
sont à rendre 1 heure après le début de l’épreuve. Les milieux nécessaires seront ensuite distribués par le centre
d’examen.

Première partie : Complications infectieuses chez


un patient greffé
Monsieur A, hospitalisé en oncologie suite à une greffe de moelle osseuse, présente un épisode fébrile
accompagné de douleurs pelviennes. L’examen clinique du patient conduit à la prescription d’un ECBU et d’une
hémoculture.

1. Hémoculture
Une gélose au sang frais, ensemencée à partir du premier flacon d’hémoculture aérobie détecté positif par
l’automate d’incubation, incubée 24 heures à 37°C en aérobiose sous 10% de CO2, est fournie.

Étudier la culture présente sur cette boîte notée « A + N°de poste ».

Compléter l’annexe 1 en vue :

- d’identifier le microorganisme isolé de l’hémoculture,

- de réaliser son antibiogramme par méthode de diffusion en milieu gélosé selon les recommandations du
1
CA-SFM (document fourni par le centre). Choix limité à 6 disques d’antibiotiques.

1 CA-SFM : Comité de l’Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie.

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2. ECBU
Un échantillon d’urine du patient, prélevée en cours de miction (deuxième jet), noté « A + n° de poste » est fourni.

- Réaliser l’ensemencement d’une gélose chromogène pour dénombrement des germes urinaires. (Notice
technique fournie par le centre).

- Incuber selon les préconisations de la notice technique fournie.

Deuxième partie : Prélèvement broncho-pulmonaire


Monsieur B, patient présentant une neutropénie, est hospitalisé en service d’hématologie. Il présente douze
jours après son admission les signes cliniques d’une atteinte pulmonaire.
L’imagerie radiologique montre des taches au niveau des poumons.
L’examen cytobactériologique des sécrétions broncho-pulmonaires est négatif pour les recherches
bactériologiques.

Une culture est obtenue sur gélose Sabouraud + chloramphénicol en tube après 4 jours à 30°C (« B + N°
poste »).

1. Étudier les caractères macroscopiques.

2. Réaliser une préparation microscopique sous PSM.

3. Montrer un champ microscopique représentatif à l’examinateur.

4. Proposer une identification justifiée sur la base des documents fournis.

5. Conclure.

Documents fournis par le centre : document présentant les principaux mycètes


d’intérêt médical susceptibles d’être retrouvés dans ce type de prélèvement.

Annexe 1
Demande justifiée de milieu(x), matériel, réactif(s)
À rendre 1 heure après le début de l’épreuve
JOUR 1
Nom du candidat :

Numéro de poste :

1. ÉTUDE DE L’HÉMOCULTURE

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SUJET 1

Jour 2 (3 heures)
Aucun document personnel autorisé.

Document à rendre avec la copie :


- Annexe 2

Première partie : Complications infectieuses chez


un patient greffé
Rappel du contexte : Monsieur A, hospitalisé en oncologie suite à une greffe de moelle osseuse, présente un
épisode fébrile accompagné de douleurs pelviennes. L’examen clinique du patient conduit à la prescription d’un
ECBU et d’une hémoculture.

1. Hémoculture
- Compléter le tableau de lecture de l’antibiogramme fourni annexe 2.

- Interpréter l’antibiogramme, préciser le phénotype vis-à-vis des béta-lactamines

Document mis à disposition par le centre d'examen : document du CA-SFM ( Comité de l’Antibiogramme de
la Société Française de Microbiologie)

2. ECBU
- Effectuer la lecture du milieu chromogène ensemencé. Réaliser d’éventuel(s) examen(s) complémentaires.

Document fourni : fiche technique du milieu chromogène

- Les résultats partiels de l’examen cytobactériologique de l’urine rendus par l’automate de cytométrie de flux UF-
100i Sysmex sont donnés dans le document 1 ci-dessous :

Document 1
RBC 1096.7 [/µL] Hématies
WBC 2286.7 [/µL] Globules blancs
Cellules
EC 13.3 [/µL]
épithéliales
CAST 2.46 [/µL] Cylindres
BACT 352.3 [/µL] bactéries

- Conclure à l’aide des données du document 1 et de l’annexe 3.

Deuxième partie : Examen parasitologique des


selles
Monsieur C souffre de troubles du transit intestinal avec alternance de diarrhée et de constipation depuis trois
semaines. La coproculture standard étant négative, un examen parasitologique des selles est prescrit.

Un état frais de la selle noté « C. + N°» est fourni.

Page : 103/156
- Réaliser l'examen microscopique

- Montrer un ou plusieurs champs caractéristiques à l'examinateur.

- Préciser, par écrit, les critères utiles à l'identification.

- Conclure sur l’agent responsable de l’infestation parasitaire.

Document mis à disposition par le centre d'examen : document présentant les principaux parasites
intestinaux.

Troisième partie : Prélèvement vaginal


À l’issue d’une consultation pour la prise d’un contraceptif oral, le médecin prescrit à Madame D la réalisation
d’un frottis vaginal.

Ce frottis, noté « D + N°», coloré par la méthode de Gram est fourni.

- Réaliser l’évaluation de la flore vaginale de Madame D en déterminant le score de Nugent-Krohn-Hillier à


l’aide du document de l’annexe 4.

- Catégoriser le frottis vaginal en fonction du score.

- Proposer une conclusion.

Page : 104/156
Annexe 2 : à rendre avec la copie : tableau de résultats de
l’antibiogramme
Nom du candidat : Numéro de poste :

Catégorie
Diamètre lu CMI clinique
Sigle Nom de l’antibiotique d (mm) D (mm)
(mm) estimée
-1 (R S I)
(mg.L )

Annexe 3
Conduite à tenir et interprétation en fonction des principaux résultats de
l’ECBU
ème
(d’après le Référentiel en microbiologie médicale – 4 édition – 2010)

TABLEAU I : Infections urinaires communautaires : Interprétation en fonction de la présence de signes


cliniques, d’une leucocyturie et d’une bactériurie (Urines prélevées en milieu de jet, patients non sondés).

Signes Leucocyte Bactériurie Nombre


4 Commentaires Antibiogramme
cliniques s ≥ 10 /mL UFC/mL d’espèces
IU (cystite aiguë)
3 4
≥ 10 E. coli ou Bactériurie ≥ 10 UFC/mL
S. saprophyticus pour la pyélonéphrite aiguë
3
+ ≤2 Bactériurie ≥ 10 UFC/mL OUI
5
≥ 10 pour les pour la prostatite aiguë sont
autres espèces considérées comme
significatives
Inflammation sans
bactériurie
+ Traitement antibiotique en
3 cours
+ < 10 NA
Recherche micro-
organismes à culture lente
ou difficile
Étiologie non infectieuse
a. Patient
5 immunocompétent : refaire
- ≥ 10 ≤2 NON
ECBU (suspicion d’IU
débutante)

Page : 105/156
TABLEAU II : Infections urinaires associées aux soins : Interprétation en fonction de la présence de
signes cliniques, d’une leucocyturie et d’une bactériurie.
Bactériurie
avec AU PLUS 2
Signes Leucocytes Antibio-
Contexte 4 micro- Commentaires
cliniques ≥ 10 /mL gramme
organismes
différents
3
≥ 10 UFC /mL Infection urinaire OUI
Inflammation sans bactériurie
Traitement antibiotique en cours
+ + 3
< 10 UFC /mL Micro-organismes à culture lente ou NA
Associé difficile
aux soins
Étiologie non infectieuse
chez un 3
patient non + ou – ≥ 10 UFC /mL Colonisation NON
- 3
sondé (variable) < 10 UFC /mL Absence d’IU ou de colonisation NA
a.Patient immunocompétent : refaire
NON
5 ECBU (suspicion d’IU débutante)
+ - ≥ 10 UFC /mL
b.Immunodépression(chimiothérapie
OUI
, greffe)
5
≥ 10 UFC /mL Infection urinaire OUI
5
< 10 UFC /mL Inflammation sans bactériurie
Associé non Traitement antibiotique en cours
aux soins +
contributif* Recherche micro-organismes à NON
chez un
culture lente ou difficile
patient
sondé Étiologie non infectieuse
3
non ≥ 10 UFC /mL Colonisation NON
- 3
contributif* < 10 UFC /mL Absence d’IU ou de colonisation NA
* La leucocyturie n’est pas contributive en présence d’un sondage urinaire. IU : Infection Urinaire ; NA : Non
Applicable
b. Immunodépression
OUI
(chimiothérapie, greffe)
Contamination probable
3 4
+ ou – 10 – 10 ≥1 consécutive à un mauvais NON
- prélèvement
(variable)
5
> 10 ≥2 Colonisation NON
+ ou – 3 Absence d’IU ou de
- < 10 NA
(variable) colonisation
IU : Infection Urinaire ; NA : Non Applicable

Page : 106/156
Annexe 4
Évaluation* des flores vaginales selon Nugent-Krohn-Hillier

Morphotypes Morphotypes Gardnerella, Bacilles incurvés à Gram


Score
Lactobacillus spp Bacteroïdes variable (Mobiluncus)
0 ++++ 0 0
Qualitatif

1 +++ + + ou ++
2 ++ ++ +++ ou ++++
3 + +++
4 0 ++++

0 0 bactérie / champ
Quantitatif

1 moins d’un morphotype / champ


2 1 à 4 morphotypes/ champ
3 5 à 30 morphotypes / champ
4 > 30 morphotypes / champ
* La quantification correspond à un nombre moyen de morphotypes bactériens par champ sur plusieurs
champs Objectif x100 à immersion

Le score du frottis est calculé en réalisant la somme des scores obtenus pour les différents
morphotypes bactériens observés.
On peut ensuite, à partir du score calculé, catégoriser la flore vaginale en trois groupes
différents.

Interprétation du score bactériologique –


Classification en groupe de la flore vaginale

Grou Score Flore vaginale


pe
Flore normale Prédominance de la flore de Döderlein avec parfois autres morphotypes en
I 0à3
petite quantité.
Flore intermédiaire (vaginale altérée): Présence de bacilles de Döderlein mais existence
II 4à6
d’autres types morphologiques peu diversifiés en quantité relativement limitée.
Flore évocatrice d’une vaginose* bactérienne : disparition des lactobacilles au profit d’une
III 7 à 10 flore de type anaérobie abondante et polymorphe avec éventuellement la présence de clue-
cells.
* Le diagnostic de vaginose repose essentiellement sur l’association de 3 des 4 critères suivants :
sécrétions homogènes dites « grisâtres », odeur d’amines de poisson renforcé par la potasse, pH > 4,5,
présence de « clue-cells » à l’examen microscopique après coloration de Gram.

Page : 107/156
SUJET 2

Jour 1 (3 heures)

BACTÉRIOLOGIE - MYCOLOGIE - PARASITOLOGIE


Document à rendre avec la copie :
- Annexe 1 (à rendre 1h 30 après le début de l’épreuve)

Première partie : Bactériologie


Consignes à respecter :

- Tous les tests et examens microscopiques seront montrés à l’examinateur accompagnés de leur lecture
rédigée.

- Les demandes justifiées de milieu(x), les conditions d’incubation, matériel(s) et réactif(s) portées sur l'annexe 1
sont à rendre 1h30 après le début de l’épreuve.
Les milieux nécessaires seront ensuite distribués par le centre d’examen.

Monsieur A est atteint de troubles intestinaux persistant depuis quelques jours. Il présente un état diarrhéique
accompagné de vomissements. Depuis 2 jours son état s'est aggravé. Afin de déterminer l’origine de ces
symptômes, le médecin prescrit une coproculture et une hémoculture.

1. Étude de la coproculture

L’examen microscopique de la selle montre une flore équilibrée ainsi que l’absence de granulocytes et
d’hématies.

- Exploiter les données cliniques et ces premiers résultats.

Une gélose chromogène, étiquetée «Selle A», ensemencée avec un bouillon d’enrichissement de la selle et
incubée pendant 24 heures à 37°C en aérobiose, est fournie.

- Étudier cet isolement et orienter le diagnostic.

- Identifier la souche suspectée d’être entéropathogène par ensemencement d’une galerie et réaliser
l’antibiogramme par la méthode de diffusion en milieu gélosé (choix limité à 6 disques d’antibiotiques) : renseigner
l’annexe 1.

Documents mis à disposition par le centre d'examen : fiche technique du milieu chromogène et document du
CA-SFM (Comité de l’Antibiogramme de la Société Française de Microbiologie).

2. Étude de l’hémoculture

Une série de 6 flacons d’hémoculture a été ensemencée pour Monsieur A. Un seul flacon d’hémoculture aérobie
est détecté positif par l’automate.
Un échantillon de ce flacon d’hémoculture aérobie, étiqueté « Hémoc A » est fourni.

- Examiner l’échantillon fourni, choisir 2 milieux d’isolement adaptés et préciser leurs conditions d’incubation :
renseigner l'annexe 1.

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Deuxième partie : Mycologie
Le produit d'expectoration de Monsieur C, souffrant de douleurs thoraciques, a été ensemencé sur gélose
Sabouraud + chloramphénicol étiquetée « C », et incubé pendant 5 jours à 37°C en aérobiose.

- Réaliser une préparation microscopique sous PSM.

- Montrer à l'examinateur un champ d'intérêt.

- Préciser à l’aide d’un schéma annoté tous les critères permettant l'identification du mycète présent dans
l'expectoration.

Document mis à disposition par le centre d'examen : document présentant les principaux mycètes d'intérêt
médical susceptibles d’être retrouvés dans ce type de prélèvement.

Annexe 1
Demande justifiée de milieu(x), matériel, réactif(s)
À rendre 1 heure 30 après le début de l’épreuve
JOUR 1
Nom du candidat :
Numéro de poste :

1. ÉTUDE DE LA COPROCULTURE

Identification Antibiogramme

2. ÉTUDE DE L’HÉMOCULTURE

SUJET 2

Jour 2 (3 heures)
Aucun document personnel autorisé.

Documents à rendre avec la copie :


- Annexe 2
- Annexe 3

BACTÉRIOLOGIE - PARASITOLOGIE

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Première partie : BACTÉRIOLOGIE
Rappel : Monsieur A est atteint de troubles intestinaux persistant depuis quelques jours. Il présente un état
diarrhéique accompagné de vomissements. Depuis 2 jours son état s'est aggravé. Afin de déterminer l’origine de
ces symptômes, le médecin prescrit une coproculture et une hémoculture

1. Étude de la coproculture

- Lire et interpréter les résultats de la galerie d’identification. Réaliser les tests complémentaires éventuels
nécessaires à une identification complète.
Renseigner l’annexe 2, à rendre au plus tard 1 heure 30 après le début de l’épreuve.

- Lire l’antibiogramme : compléter l’annexe 3 (à rendre avec la copie).

2. Étude de l’hémoculture

Étudier les isolements. Réaliser d’éventuels tests complémentaires


Renseigner l’annexe 2 à rendre au plus tard 1 heure 30 après le début de l’épreuve

3. Conclusion générale

Conclure sur le cas de Monsieur A.

Deuxième partie : PARASITOLOGIE

Monsieur D, de retour d'un séjour en Afrique, présente une forte fièvre. Un frottis sanguin coloré au May-
Grünwald Giemsa étiqueté «D» est fourni.

- Réaliser l'examen microscopique de ce frottis.

- Montrer un ou plusieurs champs d’intérêt à l'examinateur.

- Identifier le ou les parasites repérés. Préciser, par écrit, les critères permettant leur identification.

Document mis à disposition par le centre d'examen : document présentant les principaux parasites sanguins.

Annexe 2
Demande justifiée de réactifs.

À rendre 1 h 30 après le début de l’épreuve

Numéro de poste :

Nom du candidat :

1. ÉTUDE DE LA COPROCULTURE

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2. ÉTUDE DE L’HÉMOCULTURE

Annexe 3 : À RENDRE AVEC LA COPIE


Tableau de résultats de l'antibiogramme

JOUR 2
Numéro de poste :

Nom du candidat :

CMI Catégorie
Nom de Diamètre lu
Sigle d (mm) D (mm) estimée clinique
l’antibiotique (mm) -1
(mg.L ) (R S I)

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E5-U53 Analyses d’hématologie et d’anatomo-
pathologie médicales 2015
Durée : 3 heures Coefficient : 1,5
Annexe à à rendre avec la copie.
Matériel autorisé :
- Calculatrice autorisée.
- Documents personnels interdits en dehors de la documentation fournie.

LISTE DES COMPETENCES INTERVENANT DANS L'EVALUATION


DE LA PERFORMANCE DES CANDIDATS
C.3.5.1. Réaliser un hémogramme

C.3.5.6. Explorer l’hémostase

C.3.5.8. Détecter des anomalies cellulaires d’un frottis

C.3.5.11. Réaliser un groupage sanguin

C.4.3.1. Réaliser un étiquetage conforme des échantillons

----------------------------------------------

Un homme de 39 ans, sans antécédents médicaux notables, se présente aux urgences avec une fièvre de
39.5°C et des signes cliniques évoquant une péritonite. Lors de l’hémogramme automatisé, des alarmes
concernant la population leucocytaire imposent la réalisation d’une formule leucocytaire manuelle.
Par ailleurs les résultats suivants ont été obtenus :
• VS : 38 mm à la première heure,
• Dosage CRP : 288 mg/L (valeur physiologique < 6 mg/L).

1. Premier examen : formule leucocytaire


1.1. Matériel et réactifs
- Frottis sanguin du patient coloré au May Grünwald Giemsa.

1.2. Activité professionnelle


1.2.1. Établir la formule leucocytaire sur le frottis sanguin coloré au May Grünwald Giemsa. Compléter l’annexe
(à rendre avec la copie).

1.2.2. Présenter à l’objectif x100, deux cellules différentes habituellement absentes du sang.
Repérer la position des cellules à montrer à l’examinateur sur un schéma du champ. Nommer chacune des
cellules identifiées.

1.2.3. Analyser les résultats obtenus et proposer une orientation diagnostique.

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2. Deuxième examen : dosage du fibrinogène par
méthode manuelle (crochet)
2.1. Matériel et réactifs
- Bain thermostaté à 37°C
- Chronomètre
- Tubes à hémolyse
- Crochets
- Pipette automatique 200 µL et cônes
- Plasma pauvre en plaquettes patient en tube à hémolyse (700 µL) dilué au 1/20è noté P + N°
- Thrombine calcique titrée (700 µL)
- Fiche technique et tableau de conversion du coffret FIBRI- PREST® REF 00608 fournis par le centre****

**** NDLR : référence 00608 du test remplacée par 00613

2.2. Activité professionnelle


2.2.1. La technique a été préalablement validée par un Contrôle Qualité Interne. Réaliser le dosage du
fibrinogène en suivant la fiche technique fournie par le centre (2 essais).

Montrer la réalisation d’un test à l’examinateur.

2.2.2. Déterminer la fibrinogénémie du patient en utilisant le tableau de conversion du coffret FIBRI- PREST®
REF 00608 fourni par le centre. Conclure.

3. Troisième examen : détermination du groupe


sanguin ABO – Rhésus standard
3.1. Matériel et réactifs
- Tube de sang centrifugé référencé
- Tampon de dilution des érythrocytes noté « diluant »
- Pipettes automatiques 1000 µL, 100 µL et 10 µL et cônes
- Tubes à hémolyse
- Carte gel de groupage ABO - Rhésus standard
- Centrifugeuse

3.2. Activité professionnelle


Déterminer le groupe sanguin ABO - Rhésus standard en suivant le protocole fourni par le centre.
Ne pas jeter la carte gel à la fin de la manipulation.

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ANNEXE À RENDRE AVEC LA COPIE
Tableau de résultats de la formule leucocytaire du patient

Nom du candidat : ………………………………… Numéro de poste : …………….

Référence Patient : ……………………….

Valeurs Valeurs Valeurs


Paramètres Interprétation
relatives % expérimentales (109 L-1) physiologiques (109 L-1)

Granulocytes
1,5 à 7,5
neutrophiles

Granulocytes
< 0,5
éosinophiles

Granulocytes
< 0,3
basophiles

Lymphocytes 1à4

Monocytes <1
Autres cellules (noms en entier)

*
Leucocytes 4,0 à 10,0

Cytologie

des leucocytes

Cytologie
des hématies

Cytologie
des plaquettes

*
La valeur indiquée par est fournie par le centre

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Éléments de corrigés
Les corrigés figurant dans les pages suivantes ont été rédigés à partir des corrigés « officiels » par des professeurs
volontaires et bénévoles. Point n'est besoin de faire beaucoup de probabilités pour deviner que des erreurs se sont fort
probablement glissées dans leur rédaction. De plus, des interprétations divergentes des questions sont possibles.
Les contraintes de l'imprimerie ne permettent pas de corriger des erreurs ou oublis après l'impression… mais, par
contre, internet nous offre un moyen simple d'obtenir des rectificatifs. Nous vous proposons :

- de signaler les erreurs rencontrées par courriel à :


[email protected] et/ou [email protected]
- de lire les éventuels erratums sur le site UPBM : http://www.upbm.org

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SESSION 2014
E2 Mathématiques 2014 corrigé
EXERCICE 1 (10 points)
PARTIE A : Détermination de la constante k

1. On pose zi = ln(5 − θi ) (on doit avoir θ < 5 ).


ti 0 5 10 15 20 25

zi 3,26 2,31 1,36 0,41 – 0,51 – 1,61

2. La calculatrice donne : z = −0,19t + 3, 28 au centième près

3.
ln(5 − θ (t )) = z (t )
5 − θ (t ) = e z (t )
θ (t ) = −e−0,19t +3,28 + 5
θ (t ) = −e3,28 × e−0,19t + 5
e3,28 ≈ 26,58 d’où θ (t ) = −26,58 × e−0,19t + 5 ( t compris entre 0 et 25 ).

4.
θ ' (t ) = −26,58 × (−0,19) × e−0,19t ce qui donne θ ' (t ) = 5,0502 × e−0,19t
θ ' (t ) = 5,0502 × e−0,19t et θ (t ) − 5 = −26,58 × e−0,19t
De l’équation (E) : θ '(t ) = k (θ (t ) − T ) , on en déduit avec T=5, 5,0502 × e−0,19t = k (−26,58) × e−0,19t et par suite
5, 0502
k= = −0,19
−26,58

PARTIE B : Durée de décongélation


1. Résolution d’une équation différentielle : y '+ 0,19 y = 0,38

a) Les solutions de (E0) , y '+ 0,19 y = 0 sont de la forme : y0 (t)=Ce-0,19t ∀t ∈ [0; +∞[
C constante réelle

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b) ∀t ∈ [0; +∞[ h (t ) = c, donc h' (t ) = 0 .


h est solution de (E) ⇔ h' (t ) + 0,19h (t ) = 0,38
⇔ 0,19c = 0, 38
0,38
⇔ c= =2
0,19
D’où, ∀t ∈ [0; +∞[ h (t ) = 2 .

c) Les solutions de (E) sont de la forme :


y (t ) = y0 (t ) + h (t ) = Ce−0,19t + 2 ∀t ∈ [0; +∞[ , C constante réelle

2. Détermination de la fonction θ
a) θ est solution de l’équation (E), donc θ (t ) = Ce−0,19t + 2 ∀t ∈ [0; +∞[ .
θ ( 0) = −21 ⇔ C + 2 = −21 ⇔ C = −23
d’où θ (t ) = −23e−0,19t +2 ∀t ∈ [0; +∞[ .
b)
lim − 0,19t = −∞ $
t →+∞ %
T & donc tlim e−0,19t = 0 d’où lim θ (t ) = 2
lim e = 0 %'
→+∞ t →+∞
T →−∞
o
La température de la viande ne dépassera pas 2 C au fil des heures.

3. Durée de décongélation
a) Soit à résoudre l’inéquation θ (t ) ≥ 0
2 2 −1 2
−23e−0,19t + 2 ≥ 0 ⇔ e−0,19t ≤ ⇔ −0,19t ≤ ln( ) ⇔ t ≥ ln( )
23 23 0,19 23
−1 2
ln( ) ≈ 12,85 d’où un temps nécessaire à la décongélation d’au moins 13 heures.
0,19 23

b) La durée étant supérieure à 12 heures, la viande ainsi décongelée donnera l’illusion du produit frais.

PARTIE C : Prise en compte de la réglementation sanitaire


1.
a) v (t ) = 3e0,06t ∀t ∈ [0; +∞[ , d’où les primitives G de la fonction v sont :
3 0,06t
G (t ) = e + k =50e0,06t +k ∀t ∈ [0; +∞[ , k constante réelle
0,06
b) La primitive G0 de la fonction v vérifie G0 (0) = 50 , ce qui donne : 50 + k = 50 ⇔ k = 0
G0 (t ) = 50e0,06t ∀t ∈ [0; +∞[

2. Entre 18 h le soir et 8 h le lendemain matin , il s’est écoulé 14 heures. G0 (14) ≈ 115,82 > 100 , donc la
réglementation sanitaire de ces pays ne sera pas respectée.

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EXERCICE 2 (10 points)


PARTIE A : le défaut mécanique
1. On répète 50 fois de manière indépendante (constitution du lot assimilée à un tirage avec remise) une épreuve
de Bernoulli dont le succès est l’événement « la pompe présente un défaut mécanique » et sa probabilité est p =
0,01.
La variable aléatoire X égale au nombre de succès dans un lot de 50 pompes, suit donc la loi binomiale de
paramètres n = 50 et p = 0,01

2.
a) P ( X = 1) est la probabilité d’avoir une pompe présentant un défaut mécanique.
! 50 "
P ( X = 1) = $ % × 0, 011 × 0,9949 ; 0,306 au millième près.
&1'
La probabilité qu’une caisse contienne une pompe présentant un défaut mécanique est 0,306.

b) On demande P( X ≥ 2)
P( X ≥ 2) = 1 − [ P( X = 0) + P( X = 1)]
P( X ≥ 2) = 1 − [0, 605 + 0,306] = 1 − 0,911 = 0, 089 à 10−3 près
La probabilité qu’une caisse contienne au moins deux pompes présentant un défaut mécanique est 0,089.

3) a) λ = n × p = 50 × 0, 01 = 0,5 .
b) Y suit la loi de Poisson de paramètre λ = 0,5.
P(Y ≥ 4) = 1 − P(Y < 4) = 1 − [ P(Y = 0) + P(Y = 1) + P(Y = 2) + P(Y = 3)]
P(Y ≥ 4) = 1 − [0,998] d’après le tableau de la loi de Poisson de paramètre 0,5
P(Y ≥ 4) = 0, 002 au millième près.
La probabilité qu’une caisse contienne au moins quatre pompes présentant un défaut mécanique est 0,002

PARTIE B : le défaut de débit


On suppose que Z suit une loi normale de moyenne m = 6 et d’écart type s = 0,15.
Calculons la probabilité que la pompe soit conforme
Z −6
Soit T = , alors T suit la loi normale N ( 0 ; 1 ).
0,15
−5 5 5
P(5, 75 ≤ Z ≤ 6, 25) = P( ≤ T ≤ ) = 2 ∏( ) − 1
3 3 3
5
On lit sur la table de la loi normale centrée réduite, ∏( ) ≈ 0,9525 , ce qui nous donne
3
P(5, 75 ≤ Z ≤ 6, 25) = 0,905 au millième près,

ou directement à la calculatrice et on obtient 0,904 au millième près.

On en déduit que la probabilité qu’une pompe présente un défaut de débit est de :


1 – 0,905 c'est-à-dire 0,095 au millième près ou
1 – 0,904 c'est-à-dire 0,096 au millième près.

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PARTIE C : estimation du débit moyen des pompes d’une livraison


1. On obtient 5,932 pour la moyenne et 0,162 pour l’écart type au millième près.
2.
0,16
a) On admet que X suit la loi normale de moyenne inconnue µ et d’écart type σ = .
50
0,16
On sait que P(µ − 1,96 × σ ≤ X ≤ µ + 1,96 × σ ) = 0,95 d’où a = 1,96 × = 0,045 au millième près par
50
excès.

b)La moyenne de l’échantillon 5,932 est un bon estimateur de la moyenne inconnue µ, ce qui nous donne comme
intervalle de confiance avec un coefficient de confiance supérieur ou égal à 0,95 :
[ 5,932 – 0,045 ; 5,932 + 0,045 ] = [ 5,887 ; 5,977 ]

vérification à la calculatrice P( X ∈[5,887;5,977]) ≈ 0,973

E3 Sciences physiques et chimiques 2014 corrigé

Exercice I : Détermination d’une glycémie (12 points)


PARTIE 1 : exploitation de la méthode de détermination de la glycémie
1.1.1 La courbe étant une droite passant par l’origine, elle représente une fonction linéaire. Absorbance et
concentration sont donc proportionnelles, ce qui est conforme à la loi de Beer - Lambert.
1.1.2 Cette question exige un raisonnement détaillé qui mobilise les capacités suivantes :
− Projection graphique sur la courbe expérimentale ou utilisation de la loi de Beer - Lambert avec calcul du
coefficient directeur pour déduire la concentration en glucose dans l’échantillon dosée :
-1
C échantillon = 1,6 g.L .
− Déduction de la concentration molaire en glucose dans le plasma sanguin :
!,!
!!"#$%# = !!!" !!"!(!!!")
= 8,9. 10!! !!"#. !!! = 8,9!!!"#. !!!
− Comparaison avec les valeurs de référence et conclusion : cette valeur montre que l’on est au-dessus des
valeurs normales pour la glycémie à jeun qui ne doit pas dépasser 6,1 mmol/L.
1.2.1 Le domaine visible s’étend entre les longueurs d’onde dans le vide 400 et 800 nm. Le spectre d’émission de
la lampe du spectrophotomètre s’étend au-delà de ces valeurs limites ce qui explique pourquoi les mesures sont
possibles en dehors du spectre visible.
1.2.2 La quinonéimine est la seule espèce colorée. La longueur d’onde choisie correspond à la radiation qu’elle
absorbe de manière la plus forte. Cette radiation absorbée est de couleur verte. La quinonéimine a donc la couleur
complémentaire soit le rouge pourpre.
1.2.3 Pour l’ordre 1, R = N
Avec N partie du réseau qui est éclairée N = nL
D’où : R = 1200 X 10 = 12000

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1.2.4 R = λ/Δλ soit Δλ = λ/R


-2
Pour λ = 505 nm on a Δλ = 4,2.10 nm,
Δλ < 0,1 nm donc le réseau permet d’isoler la radiation de travail des radiations voisines dont les longueurs
d’onde diffèrent au minimum de 0,1 nm par rapport à 505 nm.
1.2.5 Le pouvoir séparateur R est proportionnel à l’ordre du spectre. La qualité de la séparation est donc
meilleure lorsque l’ordre du spectre augmente.

PARTIE 2 : étude de la dismutation de l’eau oxygénée


+ -
2.1 H2O2 + 2 H + 2 e = 2H2O
+ -
O2(g) + 2 H + 2 e = H2O2
Les valeurs des potentiels standard permettent de dire que H2O2, du couple H2O2/ H2O, est l’oxydant le plus fort
qui va réagir avec le réducteur le plus fort, H2O2 du couple O2/ H2O2.
On obtient la réaction 2 H2O2 = O2(g) + 2H2O ou H2O2 = ½ O2(g) + H2O
2.2 La température est un facteur cinétique. La réfrigération de la solution va ralentir la dismutation de l’eau
oxygénée.
2.3 Une catalyse est le phénomène de modification de la vitesse d’une réaction chimique par l’action d’une
substance appelée catalyseur.
Dans le cas d’une catalyse homogène, le catalyseur forme une seule phase avec les réactifs, ce qui n’est pas le
cas d’une catalyse hétérogène.
2.4 v = - dC/dt
2.5 v = k C si on suppose l’ordre 1, v = k.C d’où – dC/dt = k.C soit dC/C = - k.dt et en intégrant, C étant toujours
α

positive, on obtient lnC = -k.t + A, A étant une constante.


Cette relation montre une relation affine entre lnC et t, ce qui est bien vérifié sur la courbe b. L’ordre 1 est donc
vérifié.

Exercice II: Dosage de l’insuline (8 points)


PARTIE 1 : la méthode de radio-immunologie
1.1 Le noyau d’iode 125 contient 53 protons et 125-53=72 neutrons.
!"#
1.2 !"! + !!!!! → ! !"#
!"!" + !
Au cours d’une réaction nucléaire, il y a conservation du nombre de nucléons et conservation de la charge
électrique totale.
1.3 On jugera du respect de l’échelle, de la présence des grandeurs portées sur les axes et de la qualité du tracé.
1.4 La projection de la valeur de l’activité de l’échantillon dosé donne une concentration d’insuline égale à
-4
8,5.10 µg/mL (on acceptera un résultat donné dans toute autre unité cohérente et une valeur différente si elle est
cohérente par rapport au tracé)
6
1.5 Cette réponse peut être donnée en calculant le temps de demi-vie (soit t1/2 = 5,3.10 s = 62 jours) et en
raisonnant à partir de ce dernier (chaque fois qu’il s’écoule 62 jours, le nombre de noyaux radioactifs dans
l’échantillon est divisé par deux) 1 an représente plus de 6 demi-vie t1/2. Au bout d’un an l’activité sera égale à
6
A0/2 soit 2 Bq.
On peut aussi utiliser la loi de décroissance radioactive.

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PARTIE 2 : quelques considérations autour de l’insuline


2.1

2.2 La demi-équation montre une libération d’électrons, il s’agit d’une oxydation.


2.3

E41 Biochimie 2014 corrigé

1. La phénylcétonurie : une maladie métabolique


héréditaire
1.1. Gène de la phénylalanine hydroxylase (PAH)

1.1.1 Définitions :
- Gène : séquence d’ADN qui peut être transcrite en ARN.
Remarque : autre définition acceptable : séquence d’ADN permettant la synthèse d’une chaîne
polypeptidique.
- Exon : séquence codante d’ADN qui sera traduite en séquence polypeptidique.
- Homozygote : un sujet est homozygote pour un gène donné si les chromosomes homologues
possèdent les mêmes allèles pour le gène étudié.

1.1.2 Exposé des étapes de l’expression du gène de la PAH :


1- Transcription : dans le noyau
- synthèse d’ARN prémessager (transcrit primaire) par « copie » d’une séquence de l’ADN
2- Modifications post-transcriptionnelles : maturation de l’ARN: dans le noyau
- élimination des introns et épissage des exons : on aboutit à une molécule d’ARNm qui passe dans le
cytoplasme
- Remarque : autres modifications post-transcriptionnelles : addition d’une « coiffe » (guanosine méthylée
à l’extrémité 5’ de l’ARN prémessager), polyadénylation à l’extrémité 3’,

3- Traduction : dans le cytosol, au niveau des ribosomes : l’ARNm est traduit en chaîne polypeptidique.
4- Modifications post-traductionnelles : repliement de la chaîne polypeptidique qui adopte sa
conformation tridimensionnelle, association des sous-unités aboutissant à la structure quaternaire. Si la
protéine est produite dans le RER, elle perd ensuite le peptide signal (séquence N terminale).

1.1.3 Séquences peptidiques:


- séquence codée par l’allèle normal : Val – Phe – Lys – Thr – Leu – Lys – Ser – Leu - Tyr

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- séquence codée par l’allèle muté : Val – Phe – Lys – Thr – Pro– Lys – Ser – Leu - Tyr

1.1.4 Type de mutation:


ème
Le remplacement de la base T du 5 codon par une base C est une mutation ponctuelle par substitution.
Elle entraîne le remplacement d’un acide aminé par un autre dans la chaîne polypeptidique soit une
mutation« faux sens » :

1.2. Structure de la phénylalanine hydroxylase


1.2.1 Tétramérique :
La PAH est constituée de 4 sous-unités c’est à dire de 4 chaînes polyeptidiques appelées monomères : elle
a une structure quaternaire tétramérique.

1.2.2 Légendes du document 3


1 : Monomère
2 : feuillet plissé β
3 : hélice α

1.2.3 Structures
- Structure primaire : enchaînement des résidus d’acides aminés liés par des liaisons
peptidiques (liaisons covalentes) constituant la séquence des acides aminés.
- Structure secondaire : organisation de certains tronçons de la chaîne polypeptidique sous forme
d’hélices α ou de feuillets β : ces tronçons sont maintenus par des liaisons hydrogène (liaisons faibles)
entre les atomes d’oxygène et d’hydrogène des groupements CO et NH des liaisons peptidiques éloignées.
- Structure tertiaire : repliement de la chaîne polypeptidique avec rapprochement d’acides aminés
éloignés dans la séquence ; stabilisée par des liaisons faibles (liaisons H, liaisons ioniques, interactions
hydrophobes, force de Van der Waals entre les chaînes latérales des résidus d’acides aminés) et parfois
des liaisons disulfures covalentes entre les chaînes latérales de résidus de cystéine (pas visibles dans le
document 3).

1.2.3 Le domaine de l’enzyme concerné par la mutation « Phe mut 194 » est le domaine catalytique de la
PAH. La mutation peut entraîner un changement de la composition ou de la conformation du site catalytique
qui peut diminuer l’activité catalytique de l’enzyme.

1.3. Déficit en tétrabioptérine (BH4)


1.3.1 Un coenzyme est une molécule organique, non protidique, indispensable à l’activité d’une enzyme.

1.3.2 La voie A est la voie de synthèse de la BH4.


La voie B permet la régénération de la BH4 après qu’elle ait servi à la PAH, la TH ou la TAH.

NDLR : dans le schéma du document 4, la Tryptophane hydroxylase a été notée TRH au lieu de TAH.

1.3.3 Un déficit en BH4 entraîne une baisse de l’activité de la PAH responsable de l’accumulation de
phénylalanine conduisant à une hyperphénylalaninémie, et d’un défaut de synthèse de la mélanine à
l’origine d’une dépigmentation et d’un teint pâle.
Le déficit en BH4 entraîne aussi une baisse de l’activité de la TH et de la TAH et donc une baisse de
synthèse des neuromédiateurs dopamine et sérotonine, responsable de troubles neurologiques.

1.3.4 test de charge au BH4 de 2 sujets atteints de phénylcétonurie :


L’administration de phénylalanine au temps 0 provoque une augmentation de phényalaninémie du patient
mesurée 3 heures après l’ingestion : cette hyperphényalaninémie est plus élevée chez le patient 1 que chez
le patient 2 : elle traduit dans les deux cas un défaut de transformation de la phénylalanine par la PAH ce qui
provoque l’accumulation de l’acide aminé dans le sang.

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L’administration du coenzyme BH4 3 heures après l’ingestion de phénylalanine fait baisser la


phénylalaninémie chez les deux patients :
- de manière très lente chez le patient 1 qui, au bout de 7 heures, a encore un taux très élevé de
phénylalanine dans le sang : l’action du BH4 est donc peu efficace sur l’activité de la PAH car le patient 1 a
un déficit enzymatique en PAH (mutation du gène codant pour la PAH) qui ne peut être corrigé par
administration de BH4 ;
- chez le patient 2, la phénylalaninémie diminue rapidement et est devenue pratiquement nulle au bout de 7
heures: le patient 2 n’a pas de déficit enzymatique en PAH mais un déficit en BH4 corrigé par
l’ingestion de ce coenzyme.

NDLR : le temps « 3 heures » a été mal placé : il devrait correspondre au sommet des pics et à
l’ingestion de BH4.

2. Dépistage néonatal et diagnostic de la


phénylcétonurie
2.1. Dosage de la phénylalanine par méthode enzymatique

2.1.1 Équations des réactions mises en jeu:

!ℎé!"#$#$!%!& + !"#! !!ℎé!"# − !"#$%&'( + !"#$ + !!


!!é!"#$#$!%!&!!é!!!"#$%é!"#$

Remarque : il s’agit d’une réaction de désamination oxydative

!"#$%!!"#$é + !! ! + !"# !! !!"#$%!!"#ℎ!!!é!"#$%&' + !"! + !"#$ + ! !


!é!!!"#$%é!"#$

!"#$ + !! + !"#!!"!!"!#$%&'()*!−> !!"#$%&%' + !"#!

2.1.2 Réactifs:
+
« ENZ LYO » apporte l’enzyme phénylalanine-déshydrogénase et le NAD
« SUBS » apporte le sel de tetrazolium.

2.1.3 Le volume d’acide trichloracétique doit être mesuré précisément car l’addition de TCA permet la
dissolution de la phénylalanine (contenue sur chaque carte) dans un volume précis dont dépend la
concentration de phénylalanine qui sera déterminée ensuite.
D’autre part, le volume de solution obtenu doit être identique pour tous les échantillons (patients, contrôles et
étalons). Le dosage est ensuite réalisé sur 75 µL de chacun des éluats.

2.1.4 Rôles des solutions CAL A-E et CONTROL 1 + 2:


Les solutions CAL A-E permettent de réaliser un étalonnage : correspondance entre les concentrations en
phénylalanine et les absorbances lues à 570 nm.
Les solutions CONTROL 1 + 2 réalisés dans les mêmes conditions que le dosage sur le sang analysé
permettent de vérifier l’exactitude des mesures effectuées et de valider la série de dosage.

2.1.5 La durée de l’étape 4 n’a pas à être déterminée précisément : il s’agit d’un dosage de substrat par
méthode en point final : la durée de l’incubation doit être suffisante pour que tout le substrat : phénylalanine
soit transformé en phényl-pyruvate par l’enzyme.

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2.2. Contrôle national de qualité (CNQ) des méthodes de


dépistage de la phénylcétonurie
2.2.1 Le « CV » est le coefficient de variation.
!! !!"#. !!! !!100
!"(%) =
!!(!!"#. !!! )
avec : ! = é!"#$ − !"#$!!!"!!! = !"#$%%$

2.2.2 Le CV permet d’évaluer la fidélité de la méthode : étroitesse de l’accord entre des résultats
indépendants obtenus sur des échantillons identiques dans des conditions spécifiées, ici en conditions de
reproductibilité (inter-laboratoires)

2.2.3 Le CV (et donc s ) de la méthode enzymatique est plus faible que celui de la méthode fluorimétrique :
la méthode enzymatique permet donc d’obtenir des résultats plus fidèles (en condition de reproductibilité ici).

2.3. Diagnostic moléculaire


2.3.1 Les 3 étapes de la PCR :
- étape de dénaturation de l’ADN ;
- étape d’hybridation ;
- étape d’élongation

2.3.2 Réactifs utilisés lors de la PCR


- Une ADN polymérase thermorésistante, la Taq polymérase, qui catalyse la synthèse des brins d’ADN.
- 2 amorces : « primers » qui permettent, lors de l’étape d’hybridation, de borner de façon spécifique la
séquence cible à amplifier ; elles fournissent une extrémité 3’OH libre nécessaire au démarrage de
l’action polymérasique de la Taq polymérase.
- Les désoxyribonucléosides triphosphates (dNTP : dATP, dCTP, dGTP, dTTP) : substrats de la Taq
polymérase = monomères additionnés au cours de la synthèse des brins d’ADN.
- Une solution tampon permettant le maintien du pH pour un fonctionnement optimal de la Taq
2+
polymérase et qui apporte des ions Mg , cofacteur indispensable au fonctionnement de l’enzyme.

2.3.3 La séparation des fragments d’ADN (ici les amplicons) se fait selon leur taille qui dépend du nombre de
paires de bases : les fragments les plus courts migrent le plus loin.
Les molécules d’ADN ont toute la même densité de charge négative correspondant aux groupements
phosphates des nucléotides, ce seul caractère ne permet donc pas leur séparation.

2.3.4 Résultats de l’électrophorèse


L’amplicon obtenu par PCR à partir de l’ADN du patient malade (piste 3) migre plus loin que celui obtenu à
partir de l’ADN du sujet sain (piste 2) : la séquence amplifiée provenant du patient est donc plus courte que
celle provenant du sujet sain. On en déduit que le sujet malade présente une mutation par délétion (perte de
nucléotides).

3. Traitement et suivi de la phénylcétonurie


3.1. Administration d’acides aminés neutres
3.1.1 Les acides aminés ne diffusent pas à travers la membrane plasmique car la double couche lipidique
est hydrophobe et imperméable aux acides aminés qui sont des molécules chargées électriquement
- +
(groupement α carboxylique et α aminé ionisés : -COO et -NH3 ).

3.1.2 Transport actif secondaire de la phénylalanine

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Face%apicale% Phénylalanine Na+ Na+ Phénylalanine


de%la%cellule%

Na+
Phénylalanine

Symport Na+/phénylalanine

ADP + Pi
ATP

Pompe Na+/K+ ATPasique

Face%basale% K+ Na+
de%la%cellule% K+

+
NDLR : selon l’intitulé de la question, seuls étaient attendus le schéma du co-transport phénylalanine/ Na et
l’orientation du gradient de concentration des ions sodium de part et d’autre de la membrane. Mais pour
montrer le principe du transport actif secondaire, nous avons choisi de faire apparaître aussi le gradient de
concentration de la phénylalanine et de faire figurer l’ATPase Na+/K+ dont le fonctionnement est nécessaire
au maintien du gradient de concentration du sodium.

3.1.3 Intérêt de l’administration d’acides aminés neutres au patient atteint de phénylcétonurie


Les acides aminés neutres administrés au patient entrent en compétition avec la phénylalanine au niveau du
transporteur commun de la membrane plasmique des entérocytes et des cellules de la barrière hémato-
méningée : l’absorption intestinale de la phénylalanine ingérée et son passage au niveau du système
nerveux central est donc réduit grâce au traitement.

3.2. Chromatogramme, outil de suivi du patient


3.2.1 La chromatographie réalisée sur colonne est une méthode permettant la séparation des constituants
d’un mélange grâce à leur entrainement par une phase mobile au sein d’une phase stationnaire. La
séparation des constituants du mélange dépend de leur affinité pour chacune des phases.

NDLR : la question posée était mal formulée : on ne pouvait que donner une définition très générale
de la chromatographie.

3.2.2 Principe de la chromatographie échangeuse d’ions utilisée :


La phase stationnaire, résine échangeuse de cations, est chargée négativement. Elle retient les cations du
mélange tandis que les molécules anioniques ou non ionisées ne sont pas retenues.
Puis l’ajout d’un tampon, qui permet de modifier l’état d’ionisation des molécules précédemment retenues,
permet leur élution.

3.2.3 Formes majoritaires de la phénylalanine en fonction du pH:

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COOH$ COO)$ COO)$

+$H+$ +$H+$
+H N$ C$ H$ +H N$ C$ H$ H2N$ C$ H$
3 3

R$ R$ R$

$$$ $ $ $$$pK1$=$1,8 $$$$$$pHi=$5,45$$$$$$$$$$$pK2$=$9,1 $ $ $ $


$$ pH$
$
L’acide aminé est essentiellement sous forme cationique quand le pH est < 1,8.
Il est sous forme cationique (charge nette : +1) et de zwitterion (charge nette : 0) quand le pH est compris
entre 1,8 et 5,45.
La forme zwitterion est majoritaire quand le pH est voisin de 5,45.
Il est sous forme anionique et de zwitterion quand le pH est compris entre 5,45 et 9,1.
La forme anionique est majoritaire quand le pH est > 9,1.

3.2.4 Comportement de la phénylalanine:


En début de chromatographie, à pH= 2,8, la phénylalanine est majoritairement sous forme cationique car le
pH du tampon est inférieur à son pHi: elle est retenue par la colonne.
Lors de l’augmentation du pH de l’éluant, la phénylalanine est éluée quand le pH dépasse son pHi car elle
devient anionique.

3.2.5 Analyse et interprétation du chromatogramme:


Chez l’enfant atteint de phénylcétonurie, on observe une augmentation de la surface du pic correspondant à
la phénylalanine et une diminution de la surface du pic correspondant à la tyrosine par rapport au sujet sain.
On met ainsi en évidence un excès de phénylalanine, moins transformée en tyrosine, du fait de la
diminution d’activité de la PAH.
On en déduit que le traitement de ce patient n’est pas satisfaisant.

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E42 Microbiologie 2014 corrigé


1. Diagnostic de la syphilis
1.1. Schéma structural légendé du genre Treponema.

- Forme Spiralée

- Cytoplasme, paroi, enveloppe, filaments axiaux

1.2. Modes de transmission de la syphilis :


- contact sexuel ; rare par le sang (seringue contaminée : toxicomanes ; transfusion)
- transmission foeto-maternelle (syphilis congénitale)
- pas de transmission indirecte (toilettes, objets), car pas de survie dans le milieu extérieur.

1.3. Différents stades de la maladie et signes cliniques correspondants


- Syphilis primaire : Multiplication au niveau de l’inoculation / CHANCRE (ulcération indolore arrondie) / Indolore
/ souvent invisible
- Syphilis secondaire : Septicémie / Dissémination de la bactérie / Lésions cutanées et muqueuses très
contagieuses (roséole), polyadénopathie, fièvre, céphalées… L’immunité devient plus efficace. Petite vérole.
- Syphilis latente : l’immunité prend le dessus, la syphilis n’est plus contagieuse et asymptomatique.
- Syphilis tertiaire : hypersensibilité retardée (2-20 ans plus tard) / Atteintes cardiovasculaires, atteintes
cérébrales, atteintes cutanées (nécrose), atteintes osseuses.

1.4. Diagnostic biologique


1.4.1. Test qualitatif:
Test mettant en évidence une présence d’anticorps (ou d’antigènes) sans notion de concentration.
1.4.2. Principe du TPHA qualitatif:
Le TPHA « treponema pallidum hemagglutination assay » repose sur la mise en évidence de la présence
d’anticorps spécifiques de l’Ag polyosidique caractéristique de l’espèce Treponema pallidum (Enveloppe C):
Antigènes absorbés sur des GR ( GR sensibilisés) avec recherche d’une agglutination des GR.
1.4.3. Contrôles de qualité:

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- Contrôle positif : témoin de réactivité (vérification de l’efficacité) : 50 µL de Sérum positif R3 dilué au 1/40
traité comme le sérum à tester avec une gamme de dilution (cupules multiples) + 50 µL de réactif R1
hématies sensibilisées
- Contrôle négatif : (vérification de la spécificité) : 50 µL de Sérum négatif R4 + 50 µL de réactif R1 Hématies
sensibilisées
1.4.4.%Aspect%des%cupules%dans%le%cas%d’un%contrôle%positif%valide%(=%conforme)%:%soit%un%titre%de%320%à%une%
dilution%près%(soit%de%320%à%1280)%

Cupules 1 2 3 4 5 6 7
Titre 80 160 320 640 1280 2560 5120
Observations Voile uniforme Sédimentation des GR

Résultats + + + +/- - - -

- Cupules positives : voile de GR agglutinés au fond de la cupule, anneau de GR entourant un voile


- Cupules négatives : un point au centre (ou tout petit cercle) : sédimentation des GR au fond de la cupule
1.4.3. Titre du sérum testé:
Plus grande dilution donnant un résultat positif = 4
Donc le titre = 640
1.4.4. Interprétation du sérodiagnostic de la syphilis chez cette femme en début de grossesse
Titre supérieur à 80, donc soit début de syphilis, soit cicatrice sérologique. Refaire un test 2 semaines plus
tard. Risque de transmission de l’infection au fœtus (syphilis congénitale)

2. Diagnostic de la toxoplasmose

D
B
E

2.1. Le cycle de multiplication du toxoplasme présenté en annexe 2.


2.1.1. Éléments parasitaires numérotés de 1 à 4
1. Oocyste non sporulé /2. Oocyste mature ou sporulé (contenant deux sporocystes chacun contenant 4
sporozoïtes !) /3. Kystes (bradyzoïtes)/4. Trachyzoïtes ou trophozoïtes (formes actives)

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2.1.2. Description des étapes (A à E) du cycle évolutif


A. élimination dans les selles - B. maturation - C. contamination par ingestion des oocystes - D.
contamination par voie digestive (viande contenant les kystes ou nourriture, eau, litière contenant les
sporozoïtes infectants) - E. Passage transplacentaire.
2.1.3. hôtes définitifs et intermédaires.
- hôte intermédiaire : bœuf, mouton, porc (hôtes provisoires) / Homme (impasse parasitaire)
- hôte définitif : chat (lieu de reproduction sexuée)
2.2.
2.2.1. Mesures prophylactiques à adopter
Concerne surtout la femme enceinte !
- Manger de la viande bien cuite (65°C à cœur au moins), ni charcuterie, lavage minutieux fruits et légumes
- Éviter les contacts avec les chats, et les selles de chats
- Éviter le contact avec la terre (lavage des mains)
- Surveillance immunologique (statut sérologique pendant la grossesse) + traitement des femmes
séronégatives et infectées pendant la grossesse

2.2.2. Interprétation des résultats des sérologies


ème ème
Résultats négatifs jusqu’à la 20 semaine. Séroconversion à la 24 : la patiente s’est contaminée entre la
ème
20-22 semaine.
2.2.3. Conséquences possibles sur le développement du fœtus
ème
Risque d’atteintes graves, voire mortelles (surtout si contamination au 2 trimestre) : hydrocéphalie, retard
mental, calcification, choriorétinite, ictère…Atteintes cérébrales, oculaires, viscérales (tous les organes
peuvent être atteints).
Toxoplasmose pouvant être latente et se révélant après plusieurs mois.

2.3.
2.3.1. Les différentes étapes du test sous forme de schémas annotés.
A. Première étape : incubation des deux bandelettes, l’une le sérum de la mère et l’autre le sang de cordon.
Les anticorps spécifiques des antigènes de Toxoplasma gondii se fixent (Ac primaires).
B. Deuxième étape : Après lavage : ne reste que les Ac spécifiques fixés. Incubation avec des anticorps (Ac
secondaires) couplés à la PAL : conjugué Ac anti-IgG humaines pour le premier test, et des Ac anti-IgM pour
ème
le 2 test.
C. révélation par le substrat de la PAL : le produit coloré insoluble libéré par la PAL précipite localement :
bande colorée.
Substrat(

Produit(
Ac( (
secondaire(

Ac( Ag(toxoplasmique(fixé((
primaire(

2.3.2. Rôle de chaque lavage.


er
1 lavage : élimination des protéines et anticorps non spécifiques de Toxoplasma gondii
ème
2 lavage : élimination des molécules d’anticorps secondaires (conjugué) qui n’ont pas réagi
ème
3 lavage : élimination du substrat qui n’a pas réagi : arrêt de la réaction enzymatique.
2.3.3. Exploitation des résultats présentés en annexe 5.
Les profils d’IgG sont identiques + pas d’apparition d’une bande spécifique chez l’enfant. Donc pas de
synthèse d’anticorps anti-toxoplasme par l’enfant : pas de toxoplasmose congénitale.

3. Diagnostic d’une candidose


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3.1.
3.1.1. Définition d’une infection opportuniste
Infection provoquée par des microorganismes ne présentant pas obligatoirement un pouvoir pathogène
élevé et profitant d’un état de faiblesse de l’hôte pour provoquer des troubles. Infection à déclaration non
obligatoire, touchant des sujets immunodéprimés.
3.1.2. Facteurs favorisant la survenue d’une infection opportuniste
Organisme hôte affaibli ou dénutri, diabétique, atteint d’un déficit immunitaire, …
Suite à une antibiothérapie à un traitement immunosuppresseur.
Germes ‘’spécialisés’’, particulièrement résistant, âges extrêmes de la vie…
3.1.3. Aspect microscopique caractéristique d’un frottis vaginal coloré au Gram, dans le cas d’une
candidose
La richesse bactérienne diminue au profit des levures ovalaires bourgeonnantes. Souvent présence de
pseudomycélium ou de vrais filaments mycéliens.
3.1.4. Justification de l’utilisation de la gélose Sabouraud
La gélose Sabouraud favorise la culture des mycète (même si ils poussent sur gélose ordinaire)
Le chloramphénicol limite la prolifération des bactéries .

3.2.
3.2.1. Mode opératoire du test de blastèse
Une très faible quantité de colonies de levures sont mises en suspension dans du sérum (de cheval).
Incubation à 37°C.
3.2.2. Description du résultat obtenu pour la patiente et conclusion.
Après 1-3h, apparition de tubes germinatifs (départ de vrais filaments mycéliens).
3.2.3. Autre test rapide permettant de confirmer le diagnostic.
Test immunologique (Recherche d’anticorps en sérologie / mise en évidence des Antigènes spécifique de
Candida albicans : test d’agglutination au latex)

3.3.
3.3.1. Catégorie de molécules thérapeutiques à laquelle appartiennent les azoles. : Antifongiques
3.3.2.
Lecture de l’E-test® donné en annexe 6 : CMI = 0,38 mg/L.
Conclusion : souche sensible si CMI < ou = 1 mg/L, donc souche sensible.

4. Diagnostic des infections à Cytomégalovirus


4.1. Principaux critères permettant la classification des virus
Le type d’acide nucléique + sa description : (le nombre de brin et la polarité)
La présence d’une enveloppe ou non
La symétrie de la capside (on peut ajouter le nombre de capsomères).

4.2. Représentation schématique du CMV : légendes


1. Glycoprotéines de surface (ou spicules)
2. Acide Nucléique (ADN, dans le sujet)
3. Capside
4. Enveloppe (ou couche phospholipidique)

4.3. Caractéristiques des 2 types de cellules utilisables en culture cellulaire et intérêts respectifs.
- cellules de culture primaire ou première explantation correspondant à des cellules normales diploïdes avec
une multiplication définie (lignée à durée de vie limitée) ; avantage : comportement proche des cellules de
l’organisme ; inconvénient : multiplication limitée
- cellules de lignée continue, tumorales hétéroploïdes ; avantage : se multiplient indéfiniment ; inconvénient :
comportement pouvant être éloigné des cellules de l’organisme

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4.4.
4.4.1. Phénomène de latence
Le virus reste dormant dans des cellules (ici dans des lymphocytes) ; il n’y a pas de signes cliniques mais le
virus peut redonner naissance à des signes clinique après réactivation.
(NDLR : attention ne pas confondre ici avec l’intégration du génome des virus dans les cellules comme pour
les virus oncogènes)
4.4.2. facteurs favorisant la réactivation : fatigue, stress, maladie, immunodépression…

5. Diagnostic anténatal d’un streptocoque du


groupe B ou Streptococcus agalactiae
5.1. Infections néonatales impliquant Streptococcus agalactiae
Variées et nombreuses / graves : méningites, septicémie…

5.2.
5.2.1. Principales caractéristiques du milieu (Gélose au sang frais + ANC) ; conditions d’incubation dans le
cadre d’une recherche de Streptococcus agalactiae.
- Milieu riche par la présence de sang ; sélectif des Gram + par la présence des antibiotiques acide
nalidixique et colistine (lecture de l’hémolyse).
- Incubation : 37°C sous atmosphère enrichie en 5 % de CO2 .
5.2.2. Aspect des colonies suspectes de Streptococcus B
Colonies blanches, β-hémolytique (faible) / éclaircissement total de la gélose ou non hémolytique
5.2.3. Principe du test rapide permettant d’aboutir à l’identification d’un Streptococcus agalactiae à partir des
colonies isolées : sérogroupage de Lancefield :
- digestion partielle enzymatique pour extraire le polyoside C.
- mise en présence de l’extrait obtenu avec de particules sensibilisées par des anticorps anti-
polyoside C (groupe A, B, C…)
- observation de la formation d’un complexe immun par agglutination
5.2.4. Intérêt du milieu chromogène par rapport à la gélose au sang + ANC
- ce milieu est plus sélectif que la GS+ANC permet d’éliminer les Gram + mais aussi beaucoup de Gram + ;
- ce milieu permet d’orienter le diagnostic : orientation plus affinée au streptocoque de groupe B en révélant
une ou plusieurs activités enzymatiques propres aux SGB) / Visualisation de ces activités enzymatiques par
des chromogènes.
- ce milieu facilite le repérage des colonies suspectes.

5.3.
5.3.1. Évaluation de la sensibilité des streptocoques à la pénicilline G. Conclusion dans le cas de la souche
étudiée.
NDLR : Il n’y a pas de résultat pour la Penicilline G dans le tableau du sujet… Car on doit le faire en utilisant
un disque d’oxacilline.
Ici, le diamètre trouvé est de 22 mm, soit supérieur à 21 mm : la souche est dite sensible à la penicilline G.
Cette interprétation est prédictive de la sensibilité aux autres b-lactamines.

5.3.2.
5.3.2.1. Cible cellulaire des aminosides
Après pénétration dans le cytoplasme, les aminosides se fixent sur les ribosomes / Perturbant la
synthèse protéïque.
5.3.2.2. Définition de la résistance naturelle
Résistance structurelle, structurellement présent sur les souches sauvages. La structure de la bactérie
ne permet pas l'action de l'antibiotique (ou la perturbe). Cela n'est pas dû à une adaptation ou une
acquisition de la part de la bactérie. Elle est caractéristique d’une espèce bactérienne car
programmée sur le génome bactérien. C’est donc un caractère fixe et constant en général, à l’intérieur
du taxon.
5.3.2.3. Mécanisme de la résistance de bas niveau aux aminosides chez les Streptocoques
Les Streptocoques sont naturellement résistant aux aminosides par un défaut de pénétration. Les
aminosides pénètrent habituellement par la chaine respiratoire et les Streptocoque ne la possèdent
pas.

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5.3.3.1. Détection de ces souches sur un antibiogramme standard


On peut utiliser des disques fortement chargé en antibiotique, si on observe du disque d’inhibition
inférieur au diamètre de la ccs alors la souche sera résistante haut niveau sinon la souche est
uniquement résistante bas niveau.
5.3.3.2. Conclusion dans le cas de la souche étudiée
L'utilisation de disques chargé fortement, permet de ne voir que les haut niveaux de résistance : ici, le
diamètre d'inhibition en présence de Gentamycine 500 est de 20 mm, soit >17 mm. donc la bactérie
est sensible. Donc la souche ne présente pas de haut niveau de résistance (HNR), mais juste un bas
niveau de résistance (BNR).
5.3.3.3. Intérêt thérapeutique d’une telle recherche
Sachant que la souche possède juste un BNR, on pourra envisager un traitement pour le patient par
association d'antibiotiques aminosides/β-lactamines.

E43 Hématologie, anatomopathologie


et immunologie 2014 corrigé
1. Chute au domicile. (25 points)
Un patient de 65 ans est admis aux urgences. Il a été retrouvé gisant depuis plusieurs heures dans sa cuisine, sa
jambe ayant brutalement cédé sans raison apparente. Il présente une fracture ouverte du fémur et a perdu
beaucoup de sang. L'équipe de secours a stabilisé le patient par une perfusion de sérum physiologique avant de le
transporter aux urgences.

1.1. Le but de la perfusion est de restaurer la volémie afin de ménager la fonction cardiaque.
1.2. Tableau comparatif

Paramètres Avant Après


érythrocytaires
Hb, Ht, NGR Normaux Dilution des éléments sanguins par la
perfusion de sérum physiologique, donc :
abaissés
VGM, CCMH, TCMH Normaux Normaux

1.3.
TCA allongé : anomalie de la voie endogène
TQ allongé : anomalie de la voie exogéne
Conclusion : anomalie de l’hémostase secondaire (coagulation) avec allongement conjoint du TCA et du TQ
Interprétation : anomalie de la voie commune (déficit en facteur, ACC…) ou anomalie sur les deux voies (déficit
en facteur) ou l’ensemble de la coagulation est touchée (en lien avec la suspicion de CIVD)

1.4. Les D-Dimères sont les produits de dégradation de la fibrine insoluble sous l’action de la plasmine. Ils
sont le reflet de la fibrinolyse.
1.5. Un taux élevé de D-Dimère renforce le diagnostic de CIVD
1.6. L’AT ou AT III est une glycoprotéine qui se fixe sur la thrombine (IIa) et le Xa et inhibe leur activité
(inhibiteur de sérine protéase)
1.7. L’héparine, en se fixant sur l’AT potentialise son activité inhibitrice du IIa ou Xa
1.8. La transfusion du culot globulaire, par l’apport de globules rouges, permet de restaurer le transport
d’oxygène et donc de limiter le syndrome anémique.

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La transfusion de plasma permet un apport de facteurs plasmatiques dont les facteurs de


la coagulation qui on été consommés lors de la CIVD

Le groupage ABO et le phénotypage Rhésus sont réalisés sur carte de groupage et centrifugation en gel.
L'annexe 1 montre les résultats de cette détermination.

1.9. Interprétation des résultats et conclusion.


- Contrôle : il permet de vérifier l’absence d’autoagglutination des hématies du patient : contrôle conforme
- Groupage ABO : épreuve de Beth Vincent : agglutination des hématies du sang testé par les Ac anti A et anti-A
+ anti-B ; pas d’agglutination par les Ac anti- B ; épreuve de Simonin : agglutination des hématies tests B par le
plasma du sang testé; pas d’agglutination des hématies tests A par le plasma testé.
- Phénotypage Rhésus standard : agglutination des hématies du sang testé par les Ac anti-D.
- Phénotypage Rhésus-Kell : agglutination des hématies du sang testé par les Ac anti-C, anti-E, anti-e mais pas
par les Ac anti-e ni anti-K
Le patient possède sur ses hématies l’Ag A et dans son plasma les Ac anti-B : les résultats des 2 épreuves sont
concordants : le sujet est de groupe A. Il possède l’Ag D (Rh standard +) et les Ag C, E et e. Son phénotype
+ - + + +
Rhésus est donc C c D E e .
-
Le patient ne possède pas l’Ag K sur ses hématies : il est K

1.10. En ne tenant compte que du groupage ABO et du phénotypage Rhésus standard, caractéristiques des
sangs transfusables à ce patient :
- les hématies transfusées ne doivent pas réagir avec les Ac réguliers anti-B du patient : elles ne doivent pas
porter l’Ag B : hématies d’un sujet de groupe A ou O transfusables.
- les hématies du sujet portent l’Ag D : le patient ne peut pas s’immuniser contre l’Ag D : il peut recevoir des
+ -
hématies d’un donneur D ou D
+ - + -
En cas d’urgence, le patient peut donc recevoir du sang total A , A , O , O . Il est cependant préférable
d’effectuer une transfusion isogroupe dans le système ABO (risque de réaction entre Ac du donneur et GR du
receveur, si transfusions massives ou répétées)
Le médecin des urgences veut poursuivre quelques explorations car vu le contexte clinique et les résultats des
examens du laboratoire, il suspecte une maladie de Kahler (myélome multiple).

1.11. Définition de la maladie de Kahler.


Syndrome lymphoprolifératif chronique immunosécrétant (pic Ig monoclonal) se caractérisant par une
plasmocytose médullaire

1.12. Examen hématologique qui permet de poser définitivement le diagnostic et son résultat.
Myélogramme : infiltration plasmocytaire (>10%) sans atteinte sanguine
Immunotypage du pic monoclonal : (immunofixation ou immunosoustraction) : IgG ou IgA

1.13. Modification de la vitesse de sédimentation (VS) dans la maladie de Kahler :


La sécrétion d’Ig monoclonales par le clone plasmocytaire conduit à une hyperprotéinémie et donc une
augmentation de la viscosité d’ou une VS augmentée.

Une immunofixation permet la caractérisation de la maladie de Kahler.


1.14. Étapes de réalisation de l'immunofixation.
- dépôt du sérum étudié dans plusieurs puits d’un gel d’agarose
- séparation, en parallèle au niveau de plusieurs pistes des protéines sériques chargées électriquement, par
électrophorèse dans gel d’agarose, réalisée à pH alcalin
- dépôts d’antisérums spécifiques des différents types de chaînes H et L directement sur les pistes
d’électrophorèse.
- après incubation : étape de précipitation des immuncomplexes, lavage (eu physiologique) pour éliminer les
protéines qui n’ont pas précipité.
- coloration des immuncomplexes précipités avec un colorant des protéines (bleu acide..)
Remarque : piste d’électrophorèse « ELP » : révélation de toutes les fractions protéiques du sérum par un agent
dénaturant : TCA (acide trichloracétique)

1.15. Interprétation du résultat de l’immunofixation présenté en annexe 2.

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On observe une bande intensément colorée de la piste d’électrophorèse où a été déposé le sérum contenant des
Ac anti-chaînes lourdes gamma (anti-γ = anti-IgG) et au même niveau pour la piste où a été déposé le sérum
contenant des Ac anti-chaînes lègères lambda (anti-λ).
Conclusion : on met en évidence une gammapathie avec surproduction d’une Ig monoclonale constituée des
chaînes lourdes gamma et de chaînes légère lambda : IgG à chaînes λ: confirmation de la maladie de Kahler avec
gammapathie monoclonale.

2. Forte fièvre. (15 points)


2.1. Schéma du principe du kit d’immunochromatographie décrit dans l’annexe 3.

Figure 1 – La bandelette et ses différents éléments

Figure 2 – cas d’une réaction positive

2.2. Rôle du contrôle : Le contrôle permet


• d’affirmer la migration de l’immunoglobuline marquée,
• d’affirmer que la réaction fonctionne bien (que la coloration apparaît bien)

Les anticorps mis en jeu dans ce kit sont des anticorps monoclonaux obtenus par la technique des hybridomes.

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2.3. Définition de l’expression « anticorps monoclonaux » : les anticorps monoclonaux sont des molécules
toutes identiques sécrétées par les cellules (plasmocytes, hybridomes) d’un même clone : ils sont spécifiques d’un
seul épitope de l’antigène (contrairement à un sérum polyclonal contenant un mélange d’Ac différents dirigés
contre différents épitopes de l’Ag)

2.4. Principale étapes de l’obtention d’un hybridome d’origine murine :


- hyperimmunisation d’une souris par injections répétées de l’Ag contre lequel on veut obtenir un Ac monoclonal ;
- sacrifice de la souris immunisée et prélèvement de la rate de l’animal ;
- fusion des splénocytes recueillis avec des cellules cancéreuses « immortelles » : cellules myélomateuses non
sécrétantes : utilisation du PEG (polyéthylène glycol) comme agent de fusion ;
- sélection des hybridomes résultant de la fusion entre un plasmocyte et une cellule cancéreuse par culture dans
un milieu sélectif (milieu HAT), dans lequel seuls les hybridomes survivent et se multiplient
- tri des hybridomes avec réalisation de sous cultures pour ne conserver que des hybridomes identiques
sécrétant un Ac choisi : obtention d’une culture monoclonale : les hybridomes ont hérité de l’immortalité en culture
(caractère de la cellule cancéreuse) et de la capacité à sécréter un Ac chois (caractère du plasmocyte)

Le patient est finalement traité par un antipaludéen. Quelques heures après son état s'aggrave brutalement. Le
diagnostic de choc anaphylactique à l'antipaludéen est rapidement posé. Le choc anaphylactique est un exemple
de réaction d'hypersensibilité de type I.

2.5. Étapes conduisant à une réaction d’hypersensibilité de type I.

- Étape « préparante » : « silencieuse », sans signe clinique, étape de sensibilisation qui dure une
quinzaine de jours. Elle suite à un premier contact avec l’allergène. L’allergène provoque une réponse immunitaire

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humorale aboutissant à la sécrétion d’IgE qui se lient aux récepteurs membranaires RFcε des mastocytes des
tissus et des granulocytes basophiles du sang : ces cellules sont ainsi sensiblisées par des IgE.
- Étape « déclenchante » : réaction allergique : hypersensibilité de type I : étape très rapide qui se
manifeste en quelques minutes (HS immédiate) chez le sujet sensibilisé, lors d’un nouveau contact avec
l’allergène ; l’allergène réintroduit dans l’organisme se lie aux paratopes des IgE liées aux basophiles ou aux
mastocytes ; les mastocytes et les basophiles sont les cellules effectrices de la crise allergique : activés par
l’allergène, ils libèrent par exocytose de l’histamine préformée et d’autres médiateurs néoformés (leucotriènes..)
qui provoquent les manifestations cliniques de la réaction d’HS de type I

2.6. Schéma annoté des modalités d'activation d'un lymphocyte B par un allergène (antigène thymo-
dépendant).

a) Apprêtement de l’Ag par le lymphocyte B après endocytose par l’intermédiaire du récepteur BCR

RER# Golgi#
Lysosome#

NOYAU#
Ag#

BCR#

Molécule#CMH#II#+#
Molécule#CMH#II# pep9de#an9génique#

Le lymphocyte B, après avoir endocyté l’Ag protéique grâce à son BCR, réalise l’apprêtement après fusion
de la vésicule d’endocytose avec des lysosomes : parmi les peptides antigéniques, certains s’associent à
des molécules du CMH de classe II apportées par d’autres vésicules. Les complexes molécules CMH –
peptides sont ensuite exprimés à la surface du LB ;
Remarque : ce mécanisme est analogue à celui réalisé par une CPA classique (seule diffère l’étape initiale
d’endocytose)

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b) Présentation de l’Ag par le lymphocyte B à un lymphocyte T spécifique

Molécule*CMH*II* TCR*

Lymphocyte*B* Lymphocyte*Th*CD4+*

+* Pep8de*an8génique*

interleukines*

Les interleukines (IL2, IL4 et autres IL) sécrétées par les LTh, activés après présentation d’un peptide antigénique
par les LB, provoquent la prolifération et la différenciation en plasmocytes des LB ayant reconnu l’Ag (allergène ici)

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SESSION 2015
E2 Mathématiques 2015 corrigé
EXERCICE 1 (11 points)
PARTIE A : Étude du premier traitement

1. Résolution d’une équation différentielle

a) Les solutions de (E0) sont de la forme : y0 (t ) = Ce−0,1t ∀t ∈ [0; +∞[


b) ∀t ∈ [0; +∞[ h (t ) = 2 t e−0,1t
h ' (t ) = 2 e−0,1t + 2 t × (−0,1) e−0,1t
Donc
= 2 e−0,1t − 0, 2 t e−0,1t

∀t ∈ [0; +∞[ h ' (t ) + 0,1h(t ) = 2e−0,1t − 0, 2te−0,1t + 0, 2te−0,1t = 2e−0,1t

Donc h est une solution particulière de l’équation (E).

c) Les solutions de (E) sont de la forme : f (t ) = y0 (t ) + h (t ) = Ce−0,1t + 2 t e−0,1t ∀t ∈ [0; +∞[ .


d) On a f ( 0) = 1 ⇔ Ce0 + 2 × 0 × e0 = 1 ⇔ C = 1
D’où f (t ) = 1e−0,1t + 2 t e−0,1t = ( 2t + 1) e−0,1t ∀t ∈ [0; +∞[

2. Étude d’une fonction

Sur [0;+∞[ , f (t ) = ( 2t + 1) e−0,1t

a) On admet que lim f (t ) = 0 donc on en déduit que la courbe représentative de f admet une asymptote
t →+∞
horizontale d’équation y=0 (axe des abscisses) en +∞ .
b) Sur [0;+∞[ , on admet que f ' (t ) = (1,9 − 0, 2t ) e−0,1t
−0,1t
i) Pour tout réel t de [0;+∞[ , e > 0 donc f ' ( t ) est du signe de 1,9 − 0, 2t

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1,9 − 0, 2t > 0 ⇔ 1,9 > 0, 2t


1,9
⇔ t<
0, 2
⇔ t < 9,5
ii) On en déduit le tableau de variations de la fonction :

f (0) = 1

f (9,5) = ( 2 × 9,5 + 1) e−0,1×9,5 = 20 e−0,95 ≈ 7,735

Application

a) La quantité de principe actif sera maximale quand t = 9,5 heures.

b) Le médicament est efficace quand la quantité de principe actif est supérieure ou égale à 5 mg.
Or l’équation f (t ) = 5 est impossible à résoudre.
Cependant à l’aide du tableau de valeurs de la fonction obtenu à l’aide de la calculatrice, on constate que :
f ( 2,8) ≈ 4,99 < 5 et f ( 21) ≈ 5, 27 > 5
f ( 2,9 ) ≈ 5,01 > 5 f ( 22) ≈ 4,98 < 5
donc on en déduit que le médicament est efficace entre 2,9 heures et 21 heures.

24 −2,4
c) On donne
∫ f (t ) dt = 210 − 690 e
0

1 24 1
Vm = × ∫ f (t ) dt = × ( 210 − 690 e−2,4 ) = 8, 75 − 28, 75 e−2,4 ≈ 6,14 ≈ 6,1
24 − 0 0 24
La quantité moyenne de principe actif présente dans le sang entre 0 et 24 heures est de 6,1 mg.

PARTIE B : Étude Statistique du second traitement


1. Administrations répétées du médicament

La courbe qui représente le mieux l’évolution de la quantité de médicament présente dans le sang est la figure 3
car elle correspond à une décroissance la quantité en fonction du temps puis le fait de réinjecter une dose de
charge de médicament toutes les heures.

2. Administration continue du médicament : recherche de la


courbe de tendance

a) i)

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ti 0 4 8 12 16 20 24

qi 1,8 9,5 15,5 20,2 23,7 26,8 28,7

yi = ln (36 − qi ) 3,53 3,28 3,02 2,76 2,51 2,22 1,99

ii) A l’aide la calculatrice, on obtient l’équation de D la droite d’ajustement de y en t par la méthode des moindres
carrés : D y = −0, 06t + 3,54

b) On a :
y = −0, 06t + 3,54
⇔ ln ( 36 − q ) = −0, 06t + 3,54
⇔ 36 − q = e−0,06t +3,54
⇔ q = 36 − e−0,06t +3,54
On obtient donc l’expression de la quantité q = 36 − e−0,06t +3,54

c) La quantité limite est de 36 mg.

Le médecin affirme que l’état stationnaire est atteint en moins de 3 jours soit en 3 x 24 = 72 heures.
−0,06×72+3,54
Pour t = 72 , on a q = 36 − e ≈ 35,542
Soit une différence de 36 − 35,542 = 0, 458 < 1 mg

Donc l’affirmation du médecin est justifiée.

EXERCICE 2 (9 points)
PARTIE A : Étiquetage
1) p ( A ∩ D) = p ( A ) × p ( D) car A et D sont indépendants.

p ( A ∩ D) = 0,01× 0,03
p ( A ∩ D) = 0,0003

2) ( ) ( ) ( )
p A ∩ D = p A × p D car A et D sont indépendants.

p ( A ∩ D ) = (1 − 0, 01) × (1 − 0, 03)

p ( A ∩ D ) = 0,9603

PARTIE B : Étude de la contenance


1) p (57,90 ≤ V ≤ 58,10 ) ≈ 0,9875
donc p ( V<57,90) + p (V > 58,10) = 1 − p (57,90 ≤ V ≤ 58,10 ) ≈ 1 − 0,9875 ≈ 0,0124

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Donc la probabilité que le flacon soit non conforme est égale à 0,01.

2) p (58 − h ≤ V ≤ 58 + h ) = 0,95 où V suit une loi normale N (58 ; 0,04 )


" 58 − h − 58 V − 58 58 + h − 58 #
p% ≤ ≤ = 0,95
' 0, 04 0,04 0, 04 &(
" −h h # V − 58
p% ≤T≤ & = 0,95 où T = suit une loi normale N ( 0 ;1)
' 0, 04 0, 04 ( 0, 04
! h "
2× p &T ≤ − 1 = 0,95
( 0, 04 ')
! h "
p$T ≤ = 0,975
& 0, 04 %'
h
A l’aide de la calculatrice, on obtient : ≈ 1,96 soit h ≈ 1,96 × 0, 04 ≈ 0, 08
0, 04

PARTIE C : Test d’hypothèse

1. A l’aide de la calculatrice, on obtient : v ≈ 58, 042 et s ≈ 0, 036

2. Construction du test

a) Au seuil de signification de 5 % , on calcule l’intervalle de confiance de la moyenne à l’aide de la formule :


" σ σ #
& µ − 1,96 × ; µ + 1,96 × '.
( n n)
! 0, 04 0, 04 "
Cela correspond ici à %58 − 1,96 × ;58 + 1,96 × & soit l’intervalle L proposé par l’énoncé.
' 80 80 (

b) Règle de décision du test :


Si v ∈ L alors on accepte l’hypothèse H0 au seuil de risque de 5 %.
Si v ∉ L alors on rejette l’hypothèse H0 et on accepte H1 au seuil de risque de 5 %.

! 0, 04 0, 04 "
3. On a L = %58 − 1,96 × ;58 + 1,96 × & = [57,991; 58, 009] et v ≈ 58, 042
' 80 80 (
v∉L donc on rejette la livraison au seuil de risque de 5 %.

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E3 Sciences physiques et chimiques 2015 corrigé


Exercice I : Observation de cellules cancéreuses
par fibroscopie (8,5 points)

PARTIE 1 : éclairement des tissus via la fibre optique excitatrice

1.1 Monochromatique signifie composé d’une seule radiation correspondant à une seule longueur d’onde.

1.2 La longueur d’onde de 308 nm se situe dans le domaine des UV. C’est bien ce qui est préconisé dans l’extrait
de la brochure sur le laser.

1.3 Les lois de Snell-Descartes relatives à la réfraction sont :


• Les rayons incident et réfracté sont dans le plan d’incidence (avec la normale).
• Les sinus des angles d’incidence i1 et de réfraction i2 sont donnés par la relation n1 . sin (i1) = n2 . sin (i2),
n1 et n2 étant respectivement les indices optiques des milieux incident et réfracté.

1.4 sin (i1) = nc . sin (i2) d’où sin (i2) = (sin 40°) / 1,62 = 0,397 et i2 = 23,4°

1.5 i3 = 90 – i2 = 66,6° proche de 67°

1.6 En B le rayon passe dans la gaine, s’il existe une valeur de l’angle réfracté dans cette dernière :
nc . sin (i3) = ng . sin (i4) soit sin (i4) = (nc . sin (i3))/ ng = 0,985
-1 < sin (i4) < 1 donc le rayon réfracté existe (i4 = 80°)

1.7 nc . sin ( iL) = ng soit sin (iL) = ng / nc . On a sin iL = 0,932 soit iL = 68,8° , ce qui est bien dans la fourchette
indiquée.
1.8 sin (imax) = (!!! − ! !!! ) soit sin (imax) =0,587 et imax = 35,9°.

1.9 Ce résultat est cohérent puisque dans les questions 1.4 à 1.6 l’angle d’incidence est de 40° et n’est pas
contenu dans le cône d’acceptance. Le rayon avec cette incidence ne peut donc pas se propager sur toute la
longueur de la fibre. On a bien i1 > imax

PARTIE 2 : exploitation du phénomène de fluorescence


2.1 ; 2.2 et 2.3

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!!"#
2.4 D’après le texte introductif R = = 1,35 / 0,4 = 3,4
!!!"
R dépasse largement 2, on en déduit que le tissu est tumoral.

Exercice II : Dépistage du cancer du col de l’utérus


per le test IVL (11,5 points)
PARTIE 1 : Diiode et glycogène
1.1. Ce sont les fonctions aldéhyde et alcool qui réagissent au cours d’une hémiacétalisation.
Cette réaction produit également de l’eau.

1.2. L’hémiacétal est un intermédiaire dans la réaction d’acétalisation qui conduit à l’acétal de formule
L’atome 1, hémiacétalique peut ainsi réagir avec un nouveau groupe hydroxyle porté soit par l’atome 4, soit par
l’atome 6 d’une autre molécule pour former un acétal.

1.3 D’après les valeurs des potentiels standards on déduit que l’oxydant le plus fort, I2, réagit avec le réducteur le
- - -
plus fort I (du couple I3 / I ). C’est l’application de « la règle du gamma ».

1.4 L’ion est du type AX2E3, A,X et E représentant respectivement l’atome central, le doublet liant et le doublet
libre. Les doublets liants sont dirigés vers les sommets d’une bipyramide trigonale, les trois doublets libres
occupant les positions horizontales.
Les trois atomes sont alignés, ce qui justifie la phrase proposée.

PARTIE 2 : dosage d’une solution de Lugol® en vue d’un test IVL

A- Première méthode : titrage colorimétrique


2- - 2- - - -
2.1 Les demi-équations des couples mis en jeu sont S4O6 + 2 e = 2 S2O3 et I3 + 2 e = 3 I
- 2- - 2-
et conduisent à la réaction I3 + 2 S2O3 → 3 I + S4O6

2.2 Sachant qu’à l’équivalence les deux réactifs ont été apportés en proportion stœchiométrique et compte tenu
- 2-
de l’équation bilan on a n(I3 ) = n(S2O3 ) / 2 nous pouvons établir la relation CLugol = C VE / 2V0.
-2 -1
On en déduit que CLugol = 2,5.10 mol.L

B- Deuxième méthode : dosage spectrophotométrique

2.3 En appliquant la loi de Beer-Lambert, on calcul que le coefficient directeur de la droite expérimentale est :
-4 2
ε.l = 0,196 / 6,0.10 = 3,3 . 10 SI.
On calcule la concentration en ion triiodure dans la solution diluée de Lugol

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2 -4 -1
Clugol = 0,084 / 3,3.10 = 2,5.10 mol.L . On en déduit la concentration en ions triiodure dans la solution de Lugol
-2 -1
CL = C1 × 100 = 2,5.10 mol.L qui est la valeur annoncée.

2.4 D’après la fiche technique, au-delà de Amax = 3,0 le spectrophotomètre n’effectue plus de mesure. Cette
2 -3 -1
valeur correspond à une concentration maximale Cmax = 3,0 / 3,3.10 = 9,1.10 mol.L . La concentration de la
solution de Lugol est largement supérieure à la valeur de Cmax ce qui rendait impossible la lecture de l’absorbance
®

de la solution par le spectrophotomètre utilisé ici.

C- Analyse des résultats expérimentaux


2.5 Les ions iodure étant en excès dans le Lugol et la réaction de formation des ions triiodure étant totale, la
concentration en ions triiodure représente la concentration hypothétique en diiode ce qui conduit à une
-2 -1
concentration massique en diiode Cm = CL . MI2 = 2,5.10 × 253,8 = 6,3 g.L
Donc pour 1L on obtient une masse de diiode, mI2 = 6,3 g. La solution de 1L a une masse de 1000 g ce qui
donne un pourcentage en masse de 0,63%.
La solution est trop peu concentrée par rapport au pourcentage en diiode attendu de 1% pour être utilisée dans
un test IVL.

E41 Biochimie 2015 corrigé


1. La glucose-6-phosphatase, une enzyme
membranaire. (10,5 points)

1.1. Réaction catalysée par la glucose-6 phosphatase


1.1.1. Schéma de l’α-D-glucopyranose-6-phosphate selon la représentation de Haworth

1.1.2. Réaction catalysée par la glucose-6-phosphatase


Glucose-6-phosphate + H2O ⟶ Glucose + Pi

1.2. Localisation cellulaire de la glucose-6 phosphatase


1.2.1. Liaisons assurant le maintien de la structure d’une hélice alpha : liaisons hydrogène (! = ! ∙∙∙∙ ! − !)
1.2.2. Propriété commune aux acides aminés formant une hélice transmembranaire : caractère apolaire de leur
chaîne latérale car ils sont situés en milieu hydrophobe (double couche lipidique).

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1.2.3. Acides aminés susceptibles d’être rencontrés dans ces domaines transmembranaires : glycine, alanine,
valine, méthionine, leucine, isoleucine, phénylalanine, tryptophane

1.2.4. Écriture de la réaction de formation d’un dipeptide (formules semi-développées exigées).

1.3. Entrée du glucose dans les hépatocytes


1.3.1. Caractéristiques d’un transport membranaire par diffusion facilitée : mécanisme de diffusion dans le sens du
gradient de concentration (électrochimique) à travers une membrane biologique qui est assuré par des protéines
membranaires (changeant de conformation), sans consommation d’énergie.

1.3.2. Interventions des transporteurs GLUT 1 et GLUT 2 selon les conditions physiologiques.
La valeur de 1/Km de chaque enzyme traduit son affinité pour le substrat : plus Km est élevée moins l’affinité de
l’enzyme pour le substrat est grande. Ici Km GLUT 2 est plus grande que Km GLUT 1 donc c’est GLUT 1 qui a l’affinité la
plus grande pour le glucose. Vmax est plus élevée pour GLUT 1 que pour GLUT 2 (document 3) : donc GLUT 1 a
une activité plus grande que GLUT 2 (mais GLUT 2 est plus abondante dans la membrane des hépatocytes).
-1
Après un repas, la glycémie augmente ( 20 mmol.L ) dans la veine porte apportant au foie le glucose absorbé ; la
vitesse de diffusion du glucose augmente en particulier par l’intermédiaire de GLUT 1 qui est quasi-saturée : la
pénétration du glucose dans les hépatocytes est accélérée.

2. La glucose-6-phosphatase et le métabolisme
énergétique (7 points)
2.1. Glucose-6-phosphate ou carrefour métabolique
Voies métaboliques numérotées de 1 à 5 :
Voie 1 : glycogénolyse
Voie 2 : glycolyse
Voie 3 : cycle de Krebs
Voie 4 : néoglucogenèse
Voie 5 : glycogénogenèse

2.2. Néoglucogenèse
2.2.1. Localisation tissulaire de la néoglucogenèse : tissu hépatique (hépatocytes).
2.2.2. Substrats de la néoglucogenèse : acide lactique, acides aminés glucoformateurs (alanine…), glycérol

2.2.2. Intérêt de cette voie dans le métabolisme des glucides : la néoglucogenèse produit du glucose à partir de
substrats non glucidiques ; elle permet de palier à une hypoglycémie (assurant en particulier le maintien des
apports en glucose pour les tissus glucodépendants (cerveau, hématies) pendant les périodes de jeûne).

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2.3. Métabolisme du glycogène


2.3.1. Structure chimique du glycogène : polyoside homogène polymère du glucose ; il a une structure ramifiée.
Le glycogène est constitué d’une chaîne principale : résidus glucose unis par des liaisons!!!1- 4 et de
branchements : résidus glucose unis par des liaisons!!!1- 6

2.3.2.
Enzyme clé de la biosynthèse du glycogène : glycogène synthétase (synthase) et celle de la dégradation du
glycogène.
Enzyme clé de la dégradation du glycogène : glycogène phosphorylase

2.3.3. Mécanisme de régulation qui permet de coordonner le fonctionnement de ces deux enzymes :
Ce sont des enzymes qui sont activées par phosphorylation/déphosphorylation : quand l’une est activée l’autre est
inactivée : la glycogène phosphorylase est active quand elle est phosphorylée (et inactive quand elle ne l’est pas)
alors que la glycogène synthétase est inactive quand elle est phosphorylée (et active quand elle ne l’est pas).

3. Un déficit en glucose-6-phosphatase ou maladie


de Von Glerke (8,5 points)
La maladie de Von Gierke est une glycogénose par déficit en glucose-6-phosphatase. C’est une maladie
génétique transmise selon le mode autosomique récessif. Elle est due à des mutations du gène codant pour la
sous-unité catalytique de la glucose-6-phosphatase.

3.1. Le gène de la sous-unité catalytique de la glucose-6-


phosphatase
3.1.1. Schéma légendé de la structure d’un gène eucaryote.

Génon(TAC( Génon(ACT(
(début(traduc7on)( (fin(traduc7on)(

5’#P# 3’#OH#

Début(
transcrip7on( Fin(
transcrip7on(
Promoteur(
(TATA(box..)(

3.1.2. Étapes de la maturation post-transcriptionnelle de l’ARN synthétisé :


- excision/épissage avec élimination des introns,
- addition d’une « coiffe » méthylée en 5’,
- polyadénylation en 3’ : « queue » polyA.

3.2. Le diagnostic moléculaire d’une mutation identifiée sur l’exon II


3.2.1. Rôles des amorces dans une réaction de PCR : les amorces servent à délimiter (= borner) sur chaque brin
la séquence d’ADN à amplifier et elles fournissent chacune une extrémité 3’OH libre accessible à l’ADN
polymérase (ex Taq pol) ce qui permettra l’addition des désoxyribonucléotides. Les amorces garantissent la
spécificité de l’amplification.

3.2.2. Schéma du résultat obtenu sur gel d’agarose après électrophorèse. La mutation étant une substitution , les

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séquences amplifiées ont la même longueur que l’allèle soit normal ou muté : les amplimères obtenus après PCR
ont la même taille.

1"""""""""2""""""""3 " " " """""""1"""""""""2""""""""3"


Tube"1:"PCR"1" Tube"2:"PCR"2"
(amorces"A1"et"A3)" (amorces"A2"et"A3)"
Dans le tube 1 seules sont amplifiées les séquences correspondant à l’allèle normal : entre l’amorce « sens » A1
complémentaire de l’allèle normal et l’amorce « antisens » commune aux 2 allèles : on obtient des amplimères
(amplicons) uniquement pour le patient 2 hétérozygote et le patient 3 homozygote non muté.
Dans le tube 2 seuls sont amplifiées les séquences correspondant à l’allèle muté: entre l’amorce « sens » A2
complémentaire de l’allèle muté et l’amorce « antisens » commune aux 2 allèles : on obtient des amplimères
(amplicons) uniquement pour le patient 2 hétérozygote et le patient 1 homozygote pour la mutation.

3.3. Les conséquences sur l’activité de la glucose-6-phosphatase


3.3.1. Définition du site actif d’une enzyme : ensemble des acides aminés rapprochés dans l’espace (structure
tridimensionnelle de l’enzyme) permettant la fixation du (des) substrat(s) et la transformation du (des) substrat(s) :
la catalyse.
3.3.2. Explication de la perte de l’activité catalytique de la glucose-6-phosphatase mutée : le résidu arginine en
+
position 83 : Arg-83 qui portait une charge + (-N H2) est remplacé par un résidu cystéine (-SH) : Cys non chargé ;
la liaison ionique entre le groupement phosphate chargé – et le site actif ne peut plus se créer, d’où la perte
d’activité catalytique de l’enzyme.

4. Conséquences métaboliques de la maladie de


Von Gierke (14 points)
4.1. Conséquences métaboliques dans la cellule hépatique
Conséquences d’une absence partielle ou totale de glucose-6-phosphatase sur le métabolisme glucidique et sur
le métabolisme lipidique : le glucose-6-phosphate n’est pas (ou peu) converti en glucose. Le glucose-6-phosphate
excédentaire est alors transformé selon les voies métaboliques du document 7 ce qui conduit à une accumulation
de glycogène dans les hépatocytes (glycogénogenèse), à une activation de la glycolyse entrainant la formation de
lactate, à une hyperlipidémie par suite de la surproduction de triglycérides et de cholestérol, à la production accrue
de corps cétoniques.

4.2. Conséquences métaboliques dans la cellule hépatique


4.2.1. Origine et nature biochimique du glucagon : le glucagon est une hormone polypeptidique sécrétée par le
pancréas endocrine (cellules ! des ilôts de Langerhans)

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4.2.2. Analyse des courbes du document 8 : chez un patient normal (sujet sain), la perfusion de glucagon
-1
provoque une hyperglycémie qui atteint presque 12 mmol.L et se maintient durant toute la perfusion. L’injection
de glucagon est sans effet sur le sujet malade (sa glycémie diminue même légèrement lors de la perfusion).
Conclusion : le glucagon est une hormone hyperglycémiante.

4.2.3. Le récepteur du glucagon est un récepteur membranaire car l’hormone est de nature peptidique et donc
hydrophile : elle ne peut pas traverser la double couche lipidique hydrophobe de la membrane plasmique.

4.2.4. Déséquilibre acido-basique lors de la maladie de Von Gierke : l’augmentation du lactate plasmatique
provoque une acidose (↘ pH) métabolique. La première compensation (immédiate) est pulmonaire :
hyperventilation qui permet d’augmenter le pH par déplacement de l’équilibre !"#!! + ! ! ⇄ ! !! ! + !!! !dans le
sens (1) par suite de l’élimination accrue du CO2 par voie pulmonaire. Une compensation rénale, plus lente à se
mettre en place, permettra d’éliminer un excès de protons par voie urinaire et d’augmenter la réabsorption des ions
hydrogénocarbonates HCO! !.

4.2.5. Dosage de l’acide lactique : composition qualitative de la solution de travail utilisée lors de la réalisation
du test (réactif 3 repris avec le réactif 2) : elle est déduite du principe du test (document 9) :
- lactate oxydase (en concentration non limitante : « en excès »)
- peroxydase (en concentration non limitante : « en excès »)
- tampon
- amino-4-antipyrine
- 4-chlorophénol

4.2.6. Méthode de dosage utilisée : méthode enzymatique de dosage de substrat (lactate) en point final ; la
durée de la réaction doit être suffisante (5 minutes à 20-25°C) pour que tout le substrat soit transformé (la mesure
d’absorbance peut-être effectuée jusqu’à une heure après l’incubation, d’après le document 9).
4.2.7. L’échantillon de sang doit être centrifugé dans les meilleurs délais et le plasma séparé ; ceci permet
d’éliminer les cellules sanguines (hématies..) contenant les enzymes de la glycolyse qui transforment le glucose en
pyruvate puis en lactate: cette précaution empêche une augmentation in vitro de la lactatémie.

4.2.8. Légendes du document 10

Carte&de&contrôle&du&dosage&de&la&lactatémie&sur&le&mois&d’août&2014&
mmol.L+1&
3,9& M"+"3σ"

3,6& M"+"2σ

3,0& M"
2,4& M"#"2σ"

2,1& M"#"3σ

Jours&
!

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E42 Microbiologie 2015 corrigé


1. Risques infectieux pour les voyageurs et
recommandations sanitaires. (40 points)
1.1. Les infections invasives à méningocoques (Neisseria
meninigitidis )
1.1.1. Deux symptômes : céphalées, fièvre, vomissements.

Etiologie autre que bactérienne : méningite virale (Enterovirus), méningite fongique (Cryptococcus neoformans)

1.1.2. Pastorex meningitidis : test d’agglutination passive inversée : billes de latex sensibilisées par des anticorps.

1.1.3.
R2 et R9: contrôles négatif : vérification de la spécificité de la réaction (on vérifie que les Ag de l’échantillon ne
réagissent pas avec des Ac non spécifiques de souris ou de lapin (cf : origine des Ac des billes sensibilisées des
autres réactifs) / Résultat attendu : absence d’agglutination avec l’échantillon testé.
R10 : contrôle positif : vérification de la réactivité des billes de latex sensibilisées par des Ac spécifiques des
différentes Ag recherchés / Résultat attendu : agglutination avec l’extrait antigénique polyvalent.

1.1.4.
Prélèvement du LCR : ponction lombaire (entre les vertèbres L4 et L5 ou L5 et Sacrum)

1.1.5.
Caractéristique du milieu : Milieu riche, type gélose chocolat + PVX du fait de l’exigence de Neisseria meningitidis .

Condition d’incubation : 24 heures à 37°C, en atmosphère enrichie en CO2.

1.1.6.
Microscopie : Coques Gram négatif, diplocoques (+ présence d’une capsule (visible au Gram souvent)).
Test rapide d’orientation : Oxydase positive.

1.1.7.
Principe de lecture des cupules GLU ou MAL : Zymogramme. Repérage de la fermentation d’un ose, par
visualisation de l’acidification (Rouge de phénol ou bleu de bromothymol).

1.1.8.
Condition à respecter : lecture avant ajout de réactif (jaune ou incolore : PAL) puis après ajout de ZYM B (jaune ou
orange) ; 2 substrats sont présents dans le microtube pour mettre en évidence 2 réactions.

1.1.9.
Lecture du test PEN : recherche de pénicillinase pour mettre en évidence une éventuelle résistance aux
pénicillines, la pénicilline G pouvant être utilisée en antibiothérapie.
Conséquence sur un traitement : les bactéries seront résistantes aux bétalactamines (bannir ces ATB de
l’antibiothérapie)
1.1.10.
Composition chimique de la capsule : polyosidique (polysaccharidique)

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1.1.11.
Rôle de la capsule dans la virulence des méningocoques: Évitement de la phagocytose + adhésion

1.2. La tuberculose
1.2.1. Deux symptômes : symptômes divers. Surtout : troubles respiratoires : toux persistante, insuffisance
respiratoire, (granulome, caverne). Fièvre vespérale (38-38,5°C) durable, amaigrissement, asthénie…
1.2.2. Principale espèce : Mycobacterium tuberculosis (les autres : Africanum, bovis sont rares)
Remarque : nouvelle nomenclature : Mycobacterium tuberculosis pathovar hominis.
Caractéristiques morphologiques et tinctoriales : bacille, non capsulé, non sporulé (apparait gram-), apparait acido-
alcoolo-résistante aux colorations des BAAR ; mise en évidence par la technique de Ziehl – Neelsen ou à
l’auramine.

1.2.3.
Avantages et inconvénients des différents prélèvements :

Prélèvement Principe Avantage Inconvénient

Crachat Méthode la plus utilisée qui consiste en : Non Contamination


traumatisant importante (par la flore
= - un lavage de la bouche avec désinfectant dilué
commensale des voies
expectorations - "vrai" crachat venant des profondeurs Rapide hautes)
- Pas de
contamination
Aspiration bronchique à l’aide d’un bronchoscope par la flore
soit : oropharyngée
Aspiration - une brosse fixée au bout du bronchoscope : le - Recueil Technique assez
bronchique BBP : Brossage Bronchique Protégé d’une grande traumatisante (invasive)
- une instillation de sérum physiologique : le LBA : quantité de
Lavage broncho alvéolaire sécrétions

Une aiguille munie d’un cathéter traverse la trachée


artère entre 2 cartilages. Le cathéter permet
Ponction trans- Pas de Technique très invasive
d’atteindre les bronches et les sécrétions sont
trachéale aspirées à l’aide d’une seringue (réservé aux cas
contamination et traumatisante
graves de pneumopathie).

1.2.4. Dénaturation thermique : séparation, sous l’action de la chaleur (95 – 100°C) des 2 brins des molécules
d’ADN par rupture des liaisons faibles (hydrogènes) entre les bases azotées des nucléotides complémentaires
des 2 brins.

1.2.5. Sonde : oligonucléotide de séquence complémentaire (= spécifique) de la séquence d’ADN étudiée.


L’oligonucléotide est marqué (conjugué): par exemple par un fluorochrome.

1.2.5. Culture des mycobactéries :


- Utilisation de milieux spécifiques adaptés à la culture des mycobactéries : riches et spécifiques : Löwenstein –
Jensen ou Colestos.
- Ensemencement à partir du culot de centrifugation de l’échantillon.
- Incubation en aérobiose à 37°C, en position horizontale pendant 48 H, bouchon légèrement dévissé, puis en
position verticale tube fermé.
- Examen des cultures une fois par jour la première semaine (élimination des tubes contaminés et détection des
mycobactéries à croissance rapide), puis une fois par semaine pendant 10 semaines.

1.2.7. Tableau présentant les particularités de l’antibiogramme :

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Antibiogramme mycobactéries Antibiogramme standard (germes classiques)


Milieu Löwenstein – Jensen (ou Mueller-Hinton
Collestsos)
Nombre On multiplie les essais, pour 1 (ou 2)
d’essais compenser la difficulté de faire
cultiver ces bactéries
Antibiotiques Dans le milieu de culture Ajouté au milieu de culture (ex : disque imprégné)
Inoculum Riche Anciennement : juste jointif / La SFM recommande
aujourd’hui un inoculum riche
Durée de 25-28 jours 18 - 24h
l’incubation
Lecture Comptage des colonies Diamètre de zone d’inhibition

Interprétation Détermination de la proportion (%) Grâce aux valeurs de référence fournies par le
de bacilles résistants par rapport aux CASFM (Détermination de la CMI / comparaison
témoins aux CCI et CCS)

1.2.8. Nature et rôle des tubes témoins : milieu Löwenstein – Jensen sans antibiotique. Ces témoins permettent de
vérifier la culture de la souche en absence d’antibiotique et de déterminer le pourcentage de bacilles résistants
pour chaque antibiotique testé.
Discrimination rapide entre mycobactéries atypiques et mycobactéries tuberculeuses.

1.2.9. Interprétation de résultats :


Les témoins sont corrects : culture en absence d’antibiotique.
Sensibilité au PAS, donc orientation vers une mycobactérie tuberculeuse.
-3
Lecture avec la dilution 10 (colonies comptables et nombre significatif) :
- absence de culture avec INH donc sensibilité à l’INH ;
- % résistants à RIF, STREP et EMB > 1 % : souche résistante à la rifampicine, la streptomycine et l’éthambutol.

2. Risques infectieux et vaccination en fonction


des conditions du séjour (durée, saison) et des
facteurs de risque individuels
2.1. La Fièvre typhoïde
2.1.1. Milieu chromogène : Milieu qui permet la croissance des bactéries souhaitées, souvent milieu sélectif
possédant une ou plusieurs molécules permettant d’orienter le diagnostic. Ces molécules étant des substrats
chromogènes, c'est-à-dire changeant de couleur sous l’action d’une enzyme spécifique d’un micro-organisme (ex :
!-glucuronidase)

2.1.2.
Antigène O : Ag pariétal polyosidique (LPS), dans la membrane externe de la paroi des Gram –
Antigène H : Ag flagellaire protéique (flagelline des flagelles).

2.1.3. Technique d’identification et principe : sérogroupage par agglutination active directe.


Agglutination par des anticorps spécifiques d’antigènes (Ag O ou H) de surface des bactéries.

2.1.4. Présenter le test permettant de valider les résultats : Témoins négatif (de non auto-agglutination) : eau
physiologique + colonie

2.1.5. Commenter les données : On s’aperçoit d’une augmentation très marquée des résistances entre 1997 et
2009, puis une stagnation voir une légère décroissance en 2011 (significatif ?). Résistance acquise.

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2.1.6. Préciser le principal mécanisme d’évolution de cette résistance : Résistance acquise. Conjugaison…

2.1.7. Famille de l’amoxicilline : Bétalactamine (aminopenicilline)


Action sur le peptidoglycane en formation (au niveau des PLP : action de transpeptidation, réticulation du
peptidoglycane)

2.1.8. Définir CMI : Concentration Minimale Inhibitrice. Concentration minimale en antibiotique inhibant la
croissance (visible) des bactéries.

2.1.9. Technique E-test : Sur Mueller-Hinton, technique de l’antibiogramme en milieu solide. Utilisation d’une bande
comprenant une concentration croissante d’antibiotique, déposée à la surface de la gélose. L’antibiotique diffuse à
partir de la bande dans le milieu, précédemment ensemencé. On lit l’inhibition de la culture au contact de la bande.

2.2. L’hépatite B
2.2.1. Symptômes de l’hépatite B : souvent inapparente ! Troubles digestifs, ictère – jaunisse (insuffisance
hépatique), décoloration des selles, fatigue, crise polyurique, …
Possibilité d’hépatite chronique conduisant à une cirrhose du foie avec risque de carcinome hépatocellulaire.
Transmission par le sang, transmission foeto-maternelle, transmission possible par rapports sexuels (rare).

2.2.2. Description à partir du schéma : Virus à ADN enveloppé à capside icosaédrique, enveloppé, porteur
d’antigènes HBs en surface et d’antigène HBc et HBe au niveau de la capside.

2.2.3. Réactif à utiliser pour l’étalonnage : On utilise la solution d’Ag HBe (S1), que l’on dilue (R1) pour réaliser une
gamme d’étalonnage (proportionnalité entre la concentration en Ag HBe et l’intensité de la fluorescence.
%%
2.2.4. Composition des contrôles :
- contrôle positif : solution d’Ag HBe (+ azoture de sodium)
- contrôle négatif : sans Ag HB, diluant (+ azoture de sodium)

2.2.5. Adjuvant : substance qui augmente le pouvoir immunogène de l’antigène vaccinal (Augmentation de la
réponse non spécifique, stimulation plus longue…).

2.3. Le paludisme
2.3.1. Genre et espèce responsable d’un cas d’urgence de paludisme : Plasmodium falciparum
2.3.2. Contamination de l’homme : piqure par un moustique (anophèle femelle).
Recommandations prophylactiques : moustiquaire, port de vêtements couvrants, lutte contre le moustique
(insectifuge), chimioprophylaxie préventive…

2.3.3. Accès palustre : pic de fièvre (quarte ou tierce) + suée, tremblement…


Succession de 3 phases : frisson, fièvre, sueur, (tremblements), selon une fréquence tierce ou quarte (par suite du
passage répété du parasite dans le sang).

2.3.3. Observation du frottis coloré au MGG : caractéristique de P. falciparum ; taille des hématies parasitées,
forme des hématies parasitées, polyparasitisme des GR, présence de granulations, formes
spécifiques (schizontes, corps en rosace, trophozoïtes, gamétocytes).

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E43 Hématologie, anatomopathologie


et immunologie 2015 corrigé

L’HÉMOPHILIE A

1. Hémostase (14 points)


1.1 Plaquettes, taux de prothrombine et fibrinogène sont normaux – donc voies exogène et "commune"
normales. Rapport TCAp/TCAt = 3 > 1,2 donc voie endogène pathologique. Le patient souffre d'hémophilie A, qui
est une carence en facteur VIII, facteur de la voie endogène, ce qui explique l'allongement isolé du TCA.

1.2 Le dosage consiste à réaliser un "TCA" sur un mélange entre un plasma témoin dépourvu de FVIII (qui
garantit donc la présence de tous les autres facteurs en quantité suffisante), et le plasma du patient dont on veut
doser le FVIII. Le temps obtenu est converti en % d'activité par comparaison à une gamme témoin (il s'agit donc
d'un dosage fonctionnel chronométrique).
1.3 Le test utilise :
- le plasma de patient, déficient en FVIII,
- l'HEMOLAB Cofac VIII, sérum incomplet qui apporte tous les facteurs de la coagulation sauf celui qu'on cherche
à doser dans le sérum du patient (le FVIII ici donc),
- l'HEMOLAB Silimat, réactif de céphaline avec activateur permettant de réaliser le "TCA",
2+
- de Ca , réactif déclencheur de la réaction.

1.4 Le taux de 0,96% est inférieur à 1%, ce qui correspond d'après la fiche à une hémophilie A majeure.

1.5 L'enfant reçoit depuis des années du facteur VIII (dit "anti-hémophilique A") exogène et s'est sensibilisé ;
comme la sensibilisation est ancienne et répétée, la commutation de classe a eu lieu et les Ig sont d'isotype G ;
elles reconnaissent spécifiquement le FVIII thérapeutique.

1.6 Les épitopes du FVIII injecté diffèrent au moins en partie de ceux du FVIII de l'enfant (par exemple parce
que le FVIII de l'enfant est probablement muté) et ont donc été reconnus comme non-soi.

1.7 L'Anticorps (anticorps ici anti-FVIII) reconnait le FVIII thérapeutique et le lie ; les phagocytes reconnaissent
le complexe immun ainsi formé, le phagocytent, et le digèrent.

1.8 On cherche, en injectant des doses croissantes de FVIII, à induire progressivement la tolérance de l’enfant
vis à vis de FVIII exogène, c’est à dire de limiter puis arrêter la production d’anticorps anti FVIII (nda : il est faux
d'écrire qu'on cherche par un excès de FVIII à "déborder" les ACC existants).

2. Hémarthroses (19,5 points)


2.1 Un examen cytologique permet de détecter et d'étudier des cellules isolées de leur contexte tissulaire ; ici il
s'agit de rechercher dans un liquide de ponction (à priori acellulaire, ou pauci-cellulaire) la présence et la nature
d'éventuelles cellules.

2.2 Trois étapes :


- fixation du frottis par le méthanol du May-Grünwald
- coloration par l'éosine et le bleu de méthylène du May-Grünwald après ajout de l'eau neutre
- surcoloration par l'éosine, et coloration par les azurs de méthylène du Giemsa dilué en eau neutre.

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L'éosine (acide) colore en rouge-orange les éléments basiques (comme l'hémoglobine).


Le bleu de méthylène (basique) colore en bleu les éléments acides (comme l'ADN).
Les azurs de méthylène (basique) colorent en rouge les éléments azurophiles (certaines protéines).

2.3 Ici (hémarthrose du genou) on cherche à détecter et quantifier les cellules sanguines, donc le MGG est
une coloration adaptée.

2.4 La fixation permet d'immobiliser les cellules dans un état aussi proche que possible de leur état in-vivo ; il
faut (nda : deux réponses attendues parmi) : immersion rapide, dans un grand volume, composition du fixateur
adaptée, temps d'immersion suffisant, etc.

2.5 Un antigène est une entité pouvant être reconnue par un anticorps – par extension une entité pouvant être
reconnue par un élément de la réponse immunitaire.

2.6 L'épitope de l'Ag est reconnu par le paratope de l'Ac. Cette reconnaissance consiste en la réalisation de
nombreuses interactions non covalentes (liaisons polaires : H, ioniques… ou au contraire apolaires type van der
Waals).

2.7

1- Lame d'histologie présentant les antigènes ;


2- dépôt de l'anticorps spécifique et incubation ;
3- lavage et élimination des anticorps non fixés ;
4- dépôt de l'anticorps secondaire conjugué enzymatique et incubation ;
5- lavage et élimination des anticorps non fixés ;
6- révélation du substrat chromogène spécifique de l'enzyme – pas de lavage final – arrêt de la réaction au
réactif stop possible, et lavage du substrat en excès – montage et observation de la lame au microscope.

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2.8 Les 4 étapes légendées sont :


- phagocytose (endocytose, internalisation…)
- formation du phagosome
- fusion avec les lysosomes et formation du phagolysosome, puis digestion
- exocytose (excrétion, libération) des produits de digestion.

2.9 Les chaines de globines sont hydrolysées et libèrent des acides aminés, réutilisés pour d'autres synthèses
protéiques ; l'hème est libéré et son fer est relâché dans la circulation pour être récupéré par la transferrine ;

*** : NDLR : la protoporphyrine (résidu de l'hème) est dégradée (biluribine) et non recyclée (donc hors
sujet ici).

2.10 L'hémosidérine permet le stockage intracellulaire du fer (sous une forme peu mobilisable car peu soluble).
Ici, on pourrait imaginer que l'hémarthrose entraînant une grande libération d'hématies dans la capsule articulaire,
la phagocytose des hématies par les macrophages est continue et massive, ce qui aboutit à la surcharge décrite.

3. Surveillance de l’état immunitaire (6,5 points)


3.1 On recherche à la fois des antigènes viraux, et des anticorps anti-VIH ***
Les méthodes sont variables : immunochromatographie (notamment dans les TROD), ELISA, éventuellement
blot (blotting) sur membrane – voir question suivante.

*** : NDLR : il n'est pas absurde de penser à l'ARN, mais cette recherche ne constitue pas une méthode
de dépistage, plutôt une quantification de suivi des malades déjà identifiés.

3.2 La bandelette porte des antigènes et permet donc de détecter des anticorps dans le sérum du patient. La
position sur la bandelette des anticorps détectés indique leur spécificité (et permet donc de typer l'infection : VIH1,
VIH2).

9 9 9
3.3 50% de 6.10 /L = 0,5 x 6.10 /L = 3.10 /L, dans les valeurs de référence indiquées donc physiologique.

3.4 Annexe 7

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CATALOGUE DE L'UPBM :

http://www.upbm.org
Vous trouverez sur notre site le catalogue avec possibilité d'édition des bons de commande.
Dès que possible, des corrigés complémentaires ou des erratums seront en ligne. Encore faut-il que les erreurs
soient signalées !
Les annales épuisées et des sujets d’ÉPS sont aussi disponibles en téléchargement.

ISBN 978-2-910069-75-9

9 7 8 2 9 1 0 069 7 5 9

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