Exercices d'intégration et de Lebesgue
Exercices d'intégration et de Lebesgue
1 Intégrale et primitives
Exercice 1.1 : Calcul de primitives ♠
Déterminer une primitive des fonctions suivantes.
1 1
1. x 7→ 3x2 + x + 2, x 7→ sin(2x), x 7→ x2 +1
, x 7→ x2 +2
.
2x
2. x 7→ x2 +1
, x 7→ tan(x), x 7→ tan(2x).
Indication : Quelle est la dérivée de x 7→ ln |u(x)|, pour u une fonction dérivable non nulle ?
2x √ 1
3. x 7→ (x2 +1)2
, x 7→ 2−x2
, x 7→ sin(x)2 , x 7→ cos(x)2 .
1. Calculer l'intégrale :
Z 3
1
dx.
2 x2 −1
2. Calculer l'intégrale
1
x2 + 2x + 2
Z
dx.
0 x2 + 3x + 2
On pourra décomposer le polynôme x2 + 3x + 2 comme produit P1 P2 de deux
Indication :
Z 1
Z e
x 4. ln x dx ;
1. xe dx ;
Z0
2π
Z1 e
2. x sin(x) dx ; 5. x ln x dx ;
0 1
Z 2π Z 1
2
3. x cos (x) dx ; 6. ln (x2 + 1) dx.
0 0
Z b Z c
f (x)g(x) dx = f (a) g(x) dx.
a a
Exercice 1.8 :
R +∞ t2
Pour x∈R on pose F (x) := x e− 2 dt.
1. Justier cette dénition.
R +∞ t2 √ √
2. En admettant que
−∞ e− 2 dt = 2π , montre que F induit une bijection R →]0, 2π[.
3. Donner un équivalent de F −1 (x) lorsque x → 0+ .
2 La convergence dominée
Exercice 2.9 : ♠
Z Z
f (x)1kxk≤n dx, f (x)1|f (x)|≤n dx,
Rd Rd
Z x
x 7→ f
0
est continue.
Exercice 2.10 :
R π/2
1. Montrer que
0 sin(x)n dx → 0 par convergence dominée.
Exercice 2.11 : ♠
ne−nx
Posons fn (x) = 1+x2
. Calculer
Z +∞
lim fn (x) dx.
n→+∞ 0
Exercice 2.12 :
Z +∞
nf (x)
, dx .
0 1 + n2 x2
Exercice 2.13 :
1
1 − tn
Z
In := dt .
0 cos πt
2
Exercice 2.14 :
P∞
an z n n la
P
Soit une série entière de rayon de convergence R > 0. On note f (z) = n=0 an z
somme de cette série entière, pour |z| < R. Soit (bn )n>0 une suite de réels strictement positifs
bn+1
tels que
bn →r avec |r| < R. Montrer que
n
X bn+k
an → f (r) .
bn
k=0
3 Intégrales à paramètres
Exercice 3.15 : ♠
Soit f : [0, 1] → R+ une fonction continue. On dénit
Z p
F (x) := f (t) + x2 dt.
[0,1]
1. Montrer que les fonctions θ 7→ ln(1 − cos θ), θ 7→ ln(1 + cos θ) et θ 7→ ln sin θ sont toutes les
trois intégrables sur ]0, π[ et que leurs intégrales ont toute la même valeur.
4. Pour x ∈ R \ {±1}, déterminer la valeur de l'intégrale (on vériera que celle-ci est bien
dénie)
Z π
I(x) = ln(x2 − 2x cos θ + 1) dθ.
0
4 Théorèmes de Fubini
Exercice 4.18 : Une intégrale sur le plan ♠
1
D := {(x, y) ∈ R2 : x ≥ 1
R
Calculer l'intégrale
D x2 y dx dy où et 1/x ≤ y ≤ x}.
e−at − e−bt
Z
dt ,
R+ t
3. Faire un dessin, et exprimer la masse de la plaque, puis l'abscisse de son centre de gravité.
5 Changement de variables
Exercice 5.23 : Aire de domaines ♠
Calculer l'aire des domaines suivants :
3. Pour f (x, y, z) = y 2 et
D l'intersection du premier octant R+ × R+ × R+ avec la boule de
centre0 et de rayon 2.
Corrigés
1 Intégrales et primitives
Correction 1.1 : Calcul de primitives
1. Les trois premières s'intègrent directement (à chaque fois, à une constante près)
1 1
x 7→ x3 + x2 + 2x, x 7→ − cos(2x), x 7→ arctan(x),
2 2
pour la dernière on écrit
1 1 1
= 2 ,
x2 +2 2
1 + √x2
√ √
et on en déduit la primitive x 7→ arctan(x/ 2)/ 2.
2. On suit l'indication en notant que la dérivée demandée vaut u0 /u et eectivement chacune
de ces fonctions peut s'écrire comme un tel quotient. On obtient ainsi les fonctions suivantes
1
x 7→ ln(x2 + 1), x 7→ − ln | cos(x)|, x 7→ − ln | cos(2x)|.
2
3. Pour la première on reconnaît une expression de la forme u0 /u2 : une primitive est donnée
par x 7→ −1/(x2 + 1). Pour la seconde, à factorisation près on reconnaît la dérivée de
√ arcsin
et une primitive est donc donnée par x 7→ arcsin(x/ 2). Les deux dernières s'obtiennent
simultanément grâce à l'identité
Z x
cos2 (t) + sin2 (t) dt = x.
0
1+cos(2t) x sin(2x)
La formule cos2 (t) =
2 fournit la primitive x 7→
2 + 4 pour t 7→ cos2 (t) et la
x sin(2x)
formule précédente montre alors que x 7→
2 − 4 est une primitive de t 7→ sin2 (t).
1. Pour le plaisir, essayons de traiter cette première question sans théorème fondamental du
calcul. La fonction | sin | est périodique, continue, et vaut 1 sur l'ensemble π/2 + 2πZ. Il
existe en particulier 0 < δ pour lequel la fonction | sin | est minorée par 1/2 sur tous les
segments Ik := [2πk + π2 , 2πk + π2 + δ] lesquels sont de plus disjoints pour δ assez petit. Par
croissance de l'intégrale, on a
Z Z
| sin | ≥ F | sin |,
R k Ik
où la dernière somme est innie puisque l'intégrale sur Ik est minorée par δ/2. La fonction
n'est donc pas intégrable.
Z 1 Z 1
| ln | = lim | ln |,
0 ε→0 ε
et à ε>0 xé on a
Z 1 Z 1 h it=1
| ln | = − ln = t − t ln(t) = 1 − ε + ε ln(ε),
ε ε t=ε
qui tend vers 1 lors ε → 0, par croissance comparée. La fonction est donc intégrable.
5. On a par croissance comparée | ln(t)e−t |1t≥0 . ln(t)1[0,1] + e−t/2 1t≥1 , si bien que deux des
questions précédentes permettent de conclure à l'intégrabilité de la fonction.
6. La fonction n'est pas intégrable, par le critère de Riemann : au voisinage de 1 elle est minorée
par (1−t)−1 1[0,1[ , qui n'est pas intégrable car un changement de variable (que l'on peut écrire
sur des segments [0, 1 − ε] par convergence monotone) la ramène à l'intégrabilité critique de
t−1 1[0,1] .
7. Par croissance comparée la fonction est majorée à une constante près par | ln(t)|1[0,1] +
1[1,+∞[ /(1 + 3/2
t ) qui est bien intégrable par une des questions précédentes et le critère de
Riemann.
8. On peut s'en sortir par changement de variable, ou simplement noter que cette fonction est
√
1t≥e e− ln(t) et que
p
minorée pour t ≥ e, ln(t) ≥ 1 ⇒ ln(t) ≤ ln(t) ce qui conduit à la
minoration 1t≥e 1/t qui n'est par intégrable par le critère de Riemann.
1 1 1 1
2
= − + ,
x −1 2 x+1 x−1
et donc
3
1 3 1 1 3 1
Z Z Z
1
dx = − + dx
2 x2 − 1 2 2 x+1 2 2 x−1
1 3 1 3
= − ln |x + 1| 2 + ln |x − 1| 2
2 2
1 1
= − ln 4 + ln 3 + ln 2
2 2
1 3
= ln .
2 2
2. On suit l'indication de l'énoncé. Tout d'abord, on écrit
x2 + 3x + 2 = (x + 1)(x + 2).
x2 + 2x + 2 = (x2 + 3x + 2) − x.
On a donc :
x2 + 2x + 2 (x2 + 3x + 2) − x x
2
= 2
=1− 2 .
x + 3x + 2 x + 3x + 2 x + 3x + 2
B C
Il faut identier cette expression avec A+ x+1 + x+2 , on choisit donc A=1 et identie
x2 + 2x + 2 1 −2
2
=1+ + .
x + 3x + 2 x+1 x+2
On peut alors intégrer facilement :
1 1
x2 + 2x + 2 −2
Z Z
1
dx = 1+ + dx
0 x2 + 3x + 2 0 x+1 x+2
h i1
= x + ln |x + 1| − 2 ln |x + 2|
0
= 1 + ln 2 − 2 ln 3 + 2 ln 2
= 1 + 3 ln 2 − 2 ln 3.
1. On pose
f (x) = x g 0 (x) = ex
f 0 (x) = 1 g(x) = ex ,
ce qui donne
Z 1 1
Z 1 1
x
xex 0 ex dx = e − ex 0 = 1.
xe dx = −
0 0
2. On pose
f (x) = x g 0 (x) = sin(x)
f 0 (x) = 1 g(x) = − cos(x),
ce qui donne
Z 2π 2π
Z 2π 2π
x sin(x) dx = − x cos(x) 0
+ cos(x) dx = −2π + sin(x) 0 = −2π.
0 0
Z 2π Z 2π
2 x cos(2x) + x
x cos x dx = dx
0 0 2
2π 2π
x2
Z
1
= x cos(2x) dx +
2 0 4 0
Z 2π
1
= x cos(2x) dx + π 2 .
2 0
On pose alors
f (x) = x g 0 (x) = cos(2x)
f 0 (x) = 1 g(x) = 21 sin(2x),
ce qui donne
Z 2π Z 2π
2 1 2π 1 1 2π
x cos x dx = x sin(2x) 0 − sin(2x) dx + π 2 = cos(2x) 0 + π 2 = π 2 .
0 4 4 0 8
4. On pose
f (x) = ln x g 0 (x) = 1
f 0 (x) = x1 g(x) = x,
ce qui donne Z e e
Z e
ln x dx = x ln x 1 − 1 dx = e − (e − 1) = 1.
1 1
f (x) = x g 0 (x) = ln x
f 0 (x) = 1 g(x) = x ln x − x,
ce qui donne
e e e e
x2
Z Z Z
2
e
x2 1
x ln x dx = x ln x − − x ln x − x dx = 1 + − x ln x dx.
1 1 2 1 1
e
e2 1
Z
2 x ln x dx = 1 + − ,
1 2 2
et donc
e
1 + e2
Z
x ln x dx = .
1 4
6. On choisit
f (x) = ln(x2 + 1) g 0 (x) = 1
f 0 (x) = x22x+1 g(x) = x,
ce qui donne
1 Z 1
2x2
Z
1
ln (x2 + 1) dx = x ln(x2 + 1) 0 −
2
dx
0 0 x +1
Z 1
2
= ln 2 − 2− 2 dx
0 x +1
1
= ln 2 − 2x − 2 arctan x 0
π
= ln 2 − 2 + .
2
π
Z Z π
2 1 1
sin(2x) dx = sin(u) du = (cos 0 − cos π) = 1.
0 0 2 2
Z π/2 Z 0 Z 0
sin t 1 1 11
dt = + du = du
0 3 + sin2 t
−1 4−u
−1 2 + u
2 2−u 4
1 0 ln 3
= ln |2 + u| − ln |2 − u| −1 = .
4 4
√ √
(e) On pose u = 1 + t, donc du = dt/(2 1 + t), avec t = 8 ⇐⇒ u = 3 et t = 3 ⇐⇒
u = 2. Par ailleurs, u2 − 1 = t, donc
Z 3 Z 2 Z 2
dt 2 du 1 1
√ dt = 2
= − + du
8 t 1+t 3 u −1 3 u+1 u−1
2 2
= − ln |u + 1| + ln |u − 1| 3 = (− ln 3 + ln 1) − (− ln 4 + ln 2) = ln .
3
1 − t2 1
cos x = et dt = (1 + t2 ) dx,
1 + t2 2
et donc
Z π/2 Z 1
dx 2 dt
= 1−t 2
0 3 + 2 cos x 0 (1 + t2 )(3 + 2 1+t2)
Z 1
2
=
2 ) + 2(1 − t2 )
dt
0 3(1 + t
Z 1
2
= 2
dt
0 5+t
Z 1
2/5
= √ dt.
2
0 1 + (t/ 5)
√
On fait alors le changement de variables u = t/ 5, si bien que
Z π/2 Z 1/√5 √
dx 2/ 5
= du
0 3 + 2 cos x 0 1 + u2
1/√5
2
= √ arctan u
5
0
2 1
= √ arctan √
5 5
Correction 1.7 : Seconde formule de la moyenne
Z b
f (a) − f (b) inf G + f (b)G(b) ≤ f (x)g(x) dx ≤ f (a) − f (b) sup[a,b] G dx + f (b)G(b),
[a,b] a
Correction 1.8 :
2 /2 2 /2
1. Puisque e−t = o(t−2 ) on en déduit que t 7→ e−t est intégrable sur ]x, ∞[.
2 2 /2
2. t 7→ e−t /2 étant continue, on en déduit que F 1
est de classe C de dérivée x 7→ −e−x .
Ainsi F est une fonction strictement décroissante,
√ continue, donc induit une bijection entre
R et F (R) =] lim+∞ F, lim−∞ F [=]0, 2π[.
2
+∞
e−t /2
Z
dt = o(F (x)) ,
x t2
−x2 /2
et doncF (x) ∼ e x lorsque x → ∞.
Lorsque x → 0 on a F
−1 (x) → ∞. De la relation précédente et de x = F (F −1 (x)) on tire
−1 2
e−F (x) /2
que
F −1 (x)
∼ x. On prend le logarithme pour obtenir −F −1 (x)2 /2 ∼ log x et donc en
F −1 (x) ∼
p
2 log(1/x) .
2 La convergence dominée
Correction 2.9 :
1. (a) Chacune de ces suites de fonctions est dominée par |f | qui est intégrable et converge sim-
plement presque partout
1 vers f, et donc chacune de ces suites des intégrales converge
vers celle de f par convergence dominée.
(b) Fixons x ∈ R. Alors pour toute suite (xn → x), si on pose In = [xn , x] si xn ≤ x et In =
[x, xn ] si x ≤ xn , alors la suite de fonctions f 1In converge simplementR vers la fonction
xn
nulle, et est dominée par la fonction intégrable |f |. On en déduit que
x f →n→+∞ 0,
ce qui prouve la continuité demandée par caractérisation séquentielle.
2. (a) On sait que pour tout x ∈]1, e[, on a 0 < ln x < 1, et donc (ln x)n →n→+∞ 0. On
a de plus (ln x)
n ≤ ln x qui est intégrable, on peut donc appliquer le théorème de
convergence dominée et conclure que
Z e
(ln x)n dx −→ 0.
1 n→+∞
1. Pour la seconde suite de fonctions, il faut utiliser le fait que puisque f est intégrable, elle est nie presque
partout, et conc pour presque tout x ∈ Rd , 1|f (x)|≤n = 1 pour tout n assez grand.
(d) Pour tout / π/2 + πZ, la suite (sin t)n converge vers 0 (car sin t ∈] − 1, 1[. On en
t ∈
n
déduit que (sin t) /(t(1+t)) converge vers 0 presque partout. De plus, pour tout n ≥ 1,
on a
(sin t)n | sin t|
≤ = g(t).
t(1 + t) t(1 + t)
Montrons que la fonction positive g est intégrable. Ensuite, on utilise la relation de
Chasles pour isoler les comportements en 0 et +∞ :
+∞ 1 +∞
| sin t| | sin t|
Z Z Z
g(t) dt = dt + dt. (1)
0 0 t(1 + t) 1 t(1 + t)
Pour la première intégrale, on utilise le fait que | sin t| ≤ t (valable pour t ≥ 0), si bien
que
1 1
| sin t|
Z Z
1
dt ≤ dt < +∞.
0 t(1 + t) 0 1+t
Pour la seconde intégrale, on majore le sinus par 1 :
+∞ +∞ +∞ +∞
| sin t|
Z Z Z
1 1 1 t
dt ≤ dt = − dt = ln = ln 2.
1 t(1 + t) 1 t(1 + t) 1 t 1+t 1+t 1
On vient de montrer que chacun des termes de (1) par un nombre ni, ce qui montre
que g est intégrable.
On peut donc appliquer le théorème de convergence dominée, pour obtenir le fait que
+∞
(sin t)n
Z
dt −→ 0.
0 t(1 + t) n→+∞
(e) Commençons par étudier la fonction f : x 7→ (sin x)/x (appelée sinus cardinal ). De la
majoration | sin x| ≤ 1, on déduit que limx→+∞ f (x) = 0. Un développement limité en
0 assure
n n
aussi que limx→0 f (x) = 1. Posons fn (t) = sin(t )/(t (1 + t)). Les remarques
précédentent impliquent que
1
1+t
si 0<t<1
sin(1)
lim fn (t) = si t=1
n→+∞ 2
0 si t > 1.
Reste à trouver une domination. Puisque sin x ≤ x pour tout x ≥ 0, on a |fn (t)| ≤
1/(1 + t). On a aussi, pour tout n≥1 et tout t ≥ 1, |fn (t)| ≤ 1/(t(1 + t)). On peut
donc dénir une domination g par
(
1
1+t si x<1
g(t) = 1
t(1+t) si x ≥ 1.
Par ce qu'on vient de voir, on a, pour tout n ≥ 1, |fn (t)| ≤ g(t). De plus, comme à
la question précédente, un découpage de l'intégrale de g en les intégrales sur [0, 1] et
[1, +∞[ permet de montrer que g est intégrable.
∞ 1
sin(tn )
Z Z
1
lim dt = dt = [ln(1 + t)]10 = ln 2.
n→+∞ 0 tn (1 + t) 0 1+t
+∞
sin x −x sin x −x
X
= e = e sin x (e−x )n
ex − 1 1 − e−x
n=0
+∞
X X+∞ +∞
X
= e−x sin x e−nx = sin x e−(n+1)x = sin x e−mx .
n=0 n=0 m=1
(c) Fixons n ≥ 1. g : x 7→ e−nx sin x étant intégrable sur [0, +∞[ (sa valeur
La fonction
absolue est majorée par x 7→ e
−nx ), on peut appliquer le théorème de convergence
+∞
eix − e−ix
R
Z Z
−nx
e sin x dx = lim e−nx dx
0 R→+∞ 0 2i
Z R (i−n)x
e − e(−i−n)x
= lim dx
R→+∞ 0 2i
" #R
e(i−n)x e(−i−n)x
= lim −
R→+∞ 2i(i − n) 2i(−i − n)
0
1 1
=− +
2i(i − n) 2i(−i − n)
−1 1 1
= +
2i i − n i + n
1
= .
1 + n2
On veut en déduire la valeur de l'intégrale
Z ∞
sin x
dx.
0 ex − 1
Pour cela, on va appliquer le théorème de convergence dominée à la fonction
N
sin x X
= lim sin x e−nx ,
ex − 1 N →+∞
n=1
Z +∞ N Z +∞ Z 1 Z +∞
X
−nx sin x sin x sin x
sin x e dx ≤ dx = dx + dx.
0 0 ex − 1 0 ex − 1 1 ex − 1
n=1
Correction 2.10 :
1. Notons fn (x) := sin(x)n . D'une part, pour chaque x ∈ [0, π/2] diérent de π/2 on a fn (x) →
0, en particulier on a fn → 0 p.p. La domination |fn (x)| 6 1 pour tout n > 0 et x ∈ [0, π/2]
permet d'appliquer le théorème de convergence dominée, ce quidonne le résultat.
π
2. On cherche évidemment à exploiter que sinn (x) → 0 sauf si x = 2 . En particulier, par
décroissance du sinus on a
π
Z −δ
2 π π
| sin(x)|n dx 6 | sin( − δ)|n ( − δ) .
0 2 2
D'un autre côté pour x ∈ [ π2 − δ, π2 ] on a | sin(x)|n 6 1 et donc
Z π Z π
2 2
n
| sin x| dx 6 dx = δ ,
π π
2
−δ 2
−δ
On s'aperçoit alors à quel point le théorème de convergence dominée peut être commode et
grandement simplier des études de limites.
Correction 2.11 :
Commençons par calculer l'intégrale de la fonction fn , qui existe car celle-ci est positive.
+∞
ne−nx
Z
In = dx.
0 1 + x2
On eectue, comme suggéré, le changement de variables y = nx, qui donne dy = n dx, et donc
+∞
e−y
Z
In = y2
dy.
0 1+ n2
La fonction intégrée est dominée par g : y 7→ e−y , qui est intégrable sur [0, +∞[. De plus,
cette fonction converge simplement vers g . On peut donc appliquer le théorème de convergence
dominée, qui implique que
Z +∞
lim In = e−y dy = 1.
n→+∞ 0
Correction 2.12 :
f nu
Z +∞ Z +∞
nf (x)
un := dx = du .
0 1 + n2 x2 0 |1 +
2
{zu }
gn (u)
f (0) kf kL∞
Or pour chaque u ∈ R+ on a gn (u) → 1+u2
et la domination |gn (u)| 6 1+u2
qui dénit une
fonction intégrable. Le théorème de convergence dominée donne alors :
Z +∞
f (0) πf (0)
un → 2
du = .
0 1+u 2
Correction 2.13 :
1
1 − tn
Z
Jn := π dt .
0 2 (1 − t)
n−1
2X1 2
Jn = ∼ log n .
π k π
k=1
Il nous sut alors de montrer que In −Jn = o(log n). On va montrer mieux : que In −Jn = O(1).
Le formule de Taylor-Lagrange à l'ordre 1 s'écrit :
π2 1
Z
πt π πu
cos = (1 − t) + (1 − u)2 cos du ,
2 2 8 t 2
πt π
cos − (1 − t) 6 C(1 − t)2 ,
2 2
1
(1 − t)2
Z
|In − Jn | 6 C (1 − tn ) .
0 (1 − t)| cos πt
2 |
πt
π(1−t)
Or | cos 2 | = | sin 2 | > C(1 − t). Ainsi on obtient
Z t
|In − Jn | 6 C (1 − tn ) dt 6 C ,
0
où la constante C peut changer à chaque ligne, mais reste bien sûr indépendante de n.
Correction 2.14 :
P+∞
On travaille dans l'espace mesurable (N, P(N)) muni de la mesure de comptage µ= k=0 δk .
Pour l'exercice, on va appliquer le théorème de convergence dominée pour la mesure µ. On
écrit que
n Z Z
X bn+k bn+k
ak = 1[0,n] (k)ak dµ(k) = Fn (k) dµ(k) ,
bn N bn N
k=0
bn+k
avec Fn (k) = 1[0,n] (k)ak bn . Pour chaque k∈N on a Fn (k) −→ ak rk . En eet,
n→∞
k
bn+k Y bn+j
= ,
bn bn+j−1
j=1
bn+k
6 (|r| + ε)k ,
bn
|Fn (k)| 6 |ak |(|r|+ε)k . Or comme (|r|+ε) < R, la série |ak |(|r|+ε)k
P
et donc est convergente.
Par le théorème de convergence dominée on obtient le résultat souhaité.
3 Intégrales à paramètres
Correction 3.15 :
1. La fonction intégrée est bien dénie (car ce qu'il y a sous l'intégrale est positif ) et continue
en t, et l'intégrale est prise sur un ensemble compact. La fonction F est donc bien dénie
sur R.
2. Pour appliquer le théorème de continuité des intégrales à paramètres, il faut une domination
p
uniforme sur la fonction ϕ : (x, t) 7→ f (t) + x2 . Une telle domination est impossible à
obtenir sur R, mais on peut l'avoir sur tout borné. Soit donc A > 0. On sait que la fonction
f est continue sur [0, 1] compact ; elle y est donc bornée et y atteint ses bornes.
√ Soit donc
C > 0 un majorant de f . Alors, pour tout x ∈ [−A, A], on a ϕ(x, t) ≤ C + A2 , qui
est intégrable sur [0, 1]. On peut donc appliquer le théorème de continuité des intégrales à
paramètres à la fonction ϕ, qui est continue par rapport à la variable x, pour en déduire que
F est continue sur tout intervalle du type [−A, A], et donc continue sur tout R.
Passons à la dérivabilité. En dehors de tout voisinage de 0, la fonction ϕ est dérivable par
rapport à la variable x, et on a
∂ϕ 2x
(x, t) = p .
∂x 2 f (t) + x2
∂ϕ |x|
(x, t) ≤ √ = 1,
∂x x2
qui est bien un chapeau intégrable sur [0, 1] : la fonction F est dérivable sur R? de dérivée
Z
1
x 7→ x p dt.
[0,1] f (t) + x2
∂ϕ |x| A
(x, t) ≤ √ ≤ ,
∂x m+x 2 m
qui est bien un chapeau intégrable sur [0, 1]. F est alors dérivable sur R entier.
1. L'intégrande étant positive, la fonction est bien dénie. Par ailleurs, en notant h(t, x) cette
intégrande, il s'agit d'une fonction continue de ses deux variables satisfaisant, poubr tout
1
t, x ∈ R l'inégalité |h(t, x)| ≤ 1+x2
qui est une fonction intégrable de x : le théorème de
continutié des intégrales à paramètres s'applique pour fournir la continuité de ϕ.
2. En reprenant la notation de la question précédente, on a même dérivabilité (par rapport aux
deux variables) de h ∂t h(t, x) = −x2 h(t, x). La dérivabilité étant une propriété locale,
avec
il sut d'établir le caractère dérivable de ϕ sur tout intervalle [ε, +∞[ (avec ε > 0) pour
conclure. Si Iε est l'intervalle précédent, on a pour (t, x) ∈ I l'inégalité
h 2
i 1
|∂t h(t, x)| ≤ − x2 e−εx ,
1 + x2
où l'expression entre crochet est bornée sur R, par croissance comparée. Finalement, si on
note γ>0 une constante majorant cette expression, nous avons
γ
|∂t h(t, x)| ≤ ,
1 + x2
où le membre de droite est une fonction intégrable de x et indépendante de t : le théorème
de dérivation des intégrales à paramètres s'applique et la dérivée de ϕ est donnée par
x2 −tx2
Z
ϕ0 (t) = − e dx.
R 1 + x2
4. On suit l'indication en notant que t 7→ e−t ϕ0 (t) − e−t ϕ(t) est la dérivée de t 7→ e−t ϕ(t).
établit le caractère C de ϕ sur [ε, +∞[, nous avons droit
Pour tout ε > 0, puisque l'on a
1
t
e−s
Z
−t −ε
e ϕ(t) − e ϕ(ε) = −C √ ds.
ε s
t
e−s
Z
−t
e ϕ(t) − π = −C √ ds.
0 s
où la deuxième égalité est obtenue par parité. La fonction ϕ est bornée par sa valeur en 0
et une nouvelle application du théorème de convergence dominée montre que
√
Z t
2
√ e−u du −→ C.
− t t→+∞
1. Les trois fonctions en question sont continues sur ]0, π[ et il s'agit donc d'étudier leur inté-
grabilité aux voisinages extrêmes de cet intervalle. Remarquons tout d'abord que
si bien que l'intégrabilité des deux premières fonctions assurera celle de la troisième. ln(1 −
cos θ) est continue sur ]0, π] et puisque
1 − cos θ = θ2 /2 + O (θ4 ),
θ→0
2. Puisque le polynôme X 2n − 1 est unitaire et que l'ensemble de ses racines (les racines 2n-
ièmes de l'unité) est
2ikπ ikπ
exp : k ∈ J0, 2n − 1K = exp : k ∈ J0, 2n − 1K ,
2n n
on en déduit
2n−1
Y
2n ikπ
X −1= X − exp
n
k=0
n−1
Y n−1
Y
2 kπ ikπ (2n − k)iπ
x − 2x cos +1 = x − exp x − exp
n n n
k=1 k=1
n−1
Y n−1
Y
ikπ (2n − k)iπ
= x − exp x − exp
n n
k=1 k=1
n−1
Y 2n−1
Y
2n−k→` ikπ i`π
= x − exp x − exp ,
n n
k=1 `=n+1
n
2
Y
2 kπ
(x − 1) × x − 2x cos + 1 = x2n − 1.
n
k=1
4. On a
si bien que pour x 6= ±1, le membre de gauche de cette égalité est toujours strictement
positif. Dans ce cas, la fonction g : θ 7→ ln(x2 − 2x cos θ + 1) est donc continue et on peut
approcher son intégrale sur le segment [0, π] par des sommes de Riemann :
n
πX kπ
I(x) = lim g
n→+∞ n n
k=1
n
πX 2 kπ
= lim ln x − 2x cos +1
n→+∞ n n
k=1
n
π Y 2 kπ
= lim ln x − 2x cos +1 ,
n→+∞ n n
k=1
On a alors deux cas : si |x| < 1, |x2n | tend vers 0 avec 1/n et donc le membre de droite
de l'équation précédente aussi. Si |x| > 1 alors encore une fois par factorisation ln |x2n −
1| ∼n→+∞ 2n ln |x| et on a donc (pour x 6= ±1)
5. La valeur recherchée n'est rien d'autre que I(1) (dont on a vériée qu'elle était bien dénie)
et il s'agit donc de montrer la continuité de la fonction I en 1. Noter que l'on ne peut plus
procéder en utilisant des sommes de Riemann : on intègre une fonction non bornée sur un
segment. L'expression
Z π
I(x) = ln(x2 − 2x cos θ + 1) dθ,
0
est une intégrale à paramètre (ici x). La continuité par rapport à la variable x étant immé-
diate, il reste à trouver une fonction de domination. Puisque la continuité est une propriété
locale et que l'on s'intéresse à celle-ci au point 1, on peut supposer que x ∈ [0, 2]. On a alors
pour tout θ ∈ [0, π]
32 + 1 ≥ x2 − 2x cos θ + 1 = (x − cos θ)2 + sin2 θ ≥ sin2 θ,
et donc
4 Théorèmes de Fubini
Correction 4.18 : Une intégrale sur le plan
Commençons par tracer le domaine D :
1
On peut donc le théorème de Fubini-Tonelli à la fonction positive (x, y) 7→ x2 y
:
Z Z +∞ Z x
1 1
dx dy = dy dx
D x2 y x=1 y=1/x x 2y
Z +∞ x
1
= ln y dx
x=1 x2 y=1/x
Z +∞
2 ln x
= dx.
x=1 x2
On applique une intégration par parties aux fonctions
−2 ln x +∞
Z Z +∞
1 2
dx dy = + dx
D x2 y x 1 1 x 2
2 +∞
= −
x 1
= 2.
Notons que l'énoncé du théorème d'intégration par parties n'est valable que sur un intervalle
borné. Si on veut rendre rigoureuse son application ici, il faut considérer des intégrales entre 1
et un nombre A > 1, puis faire tendre A vers +∞ (ce qui ne pose aucun problème technique
ici).
+∞ Z +∞
x−y x + y − 2y
Z Z
dx dy = dx dy
[1,+∞[2 (x + y)3 y=1 x=1 (x + y)3
Z +∞ Z +∞
1 y
= 2
−2 dx dy
y=1 x=1 (x + y) (x + y)3
−1 +∞
Z +∞ +∞
y
= + dy
y=1 x + y x=1 (x + y)2 x=1
Z +∞
1 y
= − dy
y=1 1 + y (1 + y)2
Z +∞
1
= dy
y=1 (1 + y)2
−1 +∞
=
1 + y y=1
1
= .
2
Or, la fonction f intégrée est antisymétrique par rapport à y=x : on a f (y, x) = −f (x, y).
Cela implique que si son intégrale est dénie, alors elle est nulle (on peut le voir en eec-
tuant le changement de variables (x, y) 7→ (y, x), de jacobien constant égal à −1). C'est une
contradiction avec le résultat qu'on vient d'obtenir. La fonction f n'est donc pas intégrable.
On peut appliquer le théorème de Fubini-Tonelli à la fonction intégrée qui est positive, ce qui
donne
e−at − e−bt
Z Z bZ +∞
dt = e−xt dt dx
R+ t a 0
+∞
e−xt
Z b
= dx
a −x 0
Z b
1
= dx
a x
b
= ln .
a
1. La fonction (x, y) 7→ e2iπ(x+y) est continue sur R compact, elle y est donc intégrable et on
peut lui appliquer le théorème de Fubini :
Z Z b Z d
2iπ(x+y)
e dx dy = e2iπx e2iπy dy dx
R x=a y=c
Z b Z d
2iπx 2iπy
= e dx e dy
x=a y=c
b d
e2iπx 2iπy
e
=
2iπ x=a 2iπ yt=c
e2iπb − e2iπa e2iπd − e2iπc
=
2iπ 2iπ
a−b b−a c−d d−c
2iπ
2iπ a+b e 2 − e2iπ 2 2iπ c+d e2iπ 2 − e2iπ 2
=e 2 e 2
2iπ 2iπ
a+b+c+d
2iπ
e 2
= 2
sin(π(a − b)) sin(π(c − d)).
π
Sn
2. Si R= i=1 Ri , avec les Ri des rectangles aux côtés parallèles aux axes, d'intérieurs deux-
à-deux disjoints et ayant chacun un côté de longueur entière, alors on a, par la relation de
Chasles (vu que la mesure des intersections de deux rectangles diérenst est nulle)
Z Z n Z
X
2iπ(x+y) 2iπ(x+y)
e dx dy = Sn e dx dy = e2iπ(x+y) dx dy.
R i=1 Ri i=1 Ri
Or chacun de ces rectangles a un côté de longueur entière, donc par la question pré-
cédente, chacune des intégrales est nulle (l'un des deux sinus est nul). Par conséquent,
2iπ(x+y) dx dy
R
Re =0 et donc, par la question précédente, on a
L L
L3
Z Z
m= ρ(x) dx = x2 dx = .
0 0 3
L L
3 L4
Z Z
1 3 3
xG = xρ(x) dx = 3 x3 dx = = L.
m 0 L 0 L3 4 4
L2
Puisque la densité est uniforme égale à 1, la masse de la plaque est égale à sa mesure de
Lebesgue, donnée par
L
L3
Z
m= x2 dx =
0 3
(on aura remarqué qu'on retrouve le résultat de la première question).
Dans ce cas, il faut choisir une paramétrisation diérente de la plaque, et on obtient, par le
théorème de Fubini-Tonelli
Z
1
yG = y dx dy
m P
Z L2 Z L
3
= y dx dy
L3 y=0
√
x= y
L2
√
Z
3
= 3 Ly − y y dy
L y=0
L2
3 L 2 2 5/2
= 3 y − y
L 2 5 0
3 5 1 2
= 3L −
L 2 5
3
= L2
10
5 Changement de variables
Correction 5.23 : Aire de domaines
1 2
Pour calculer son aire, il sut de remarquer que c'est la diérence des aires des deux triangles
rectangles isocèles de côtés les axes vertical et hozontal dont les longueurs sont 1 et 2 :
2×2 1×1 3
A= − = .
2 2 2
2. Voici la forme du domaine :
e2
e
D
2
1
1 2
Pour calculer son aire, il sut de remarquer que c'est l'aire sous la courbe de l'exponentielle
entre les abscisses 1 et 2, moins l'aire sous la courbe de l'identité entre les abscisses 1 et 2 :
Z 2 Z 2
3
A= ex dx − x dx = e2 − e − .
1 1 2
π/2 π
Son aire est la diérence des intégrales des fonctions sin et sin2 entre 0 et π :
Z π Z π
A= sin x dx − sin2 x dx
Z0 π Z0 π
1 − cos(2x)
= sin x dx − dx
0 2
0 π
x sin(2x)
= [− cos x]π0 − −
2 4 0
π
=2− .
2
4. Voici le domaine :
Son aire est la moitié de celle du disque de rayon 1, elle vaut donc π/2.
5 2π 5
r3
Z Z Z
x dx dy = 2
r cos θ) dr dθ = [− sin θ]2π
0 = 0.
D r=0 θ=0 3 0
y=x
3
3 π/4 3 √ !
r3
Z Z Z
2 π/4 2
y dx dy = r sin θ dr dθ = [− cos θ]0 =9 1− .
D r=0 θ=0 3 0 2
2 5
2 4
Z Z 1 Z 2π Z π/2
2 2
(x + y ) dx dy dz = r2 sin2 φ r2 sin φ dr dθ dφ
D r=0 θ=0 φ=0
Z 1 Z 2π Z π/2
= r4 dr dθ sin φ(1 − cos2 φ) dφ
r=0 θ=0 φ=0
1 π/2
r5 cos3 φ
= [θ]2π
0 − cos φ +
5 0 3 0
1 2 4π
= 2π = .
5 3 15
3. En appliquant successivement un changement de variables en sphériques et le théorème de
Fubini, on obtient
Z Z 2 Z π/2 Z π/2
2
y dx dy dz = r2 sin2 θ sin2 φ r2 sin φ dr dθ dφ
D r=0 θ=0 φ=0
Z 2 Z π/2 Z π/2
4 1 − cos(2θ)
= r dr dθ sin φ(1 − cos2 φ) dφ
r=0 θ=0 2 φ=0
5 2 π/2 π/2
r θ sin(2θ) cos3 φ
= − − cos φ +
5 0 2 4 0 3 0
32 π 2 16π
= = .
5 4 3 15