DJOUADI Assi
DJOUADI Assi
N° de série :
Thèse
Présentée pour l’obtention du diplôme de
DOCTORAT
Domaine: Sciences de la Matière
Filière: Chimie
Spécialité: Analyses physico-chimiques et réactivité des espèces
moléculaires
Par: DJOUADI Assia
Thème
« Et ma réussite ne dépend que d'ALLAH. En lui je place ma confiance, et vers lui que
je reviens repentant ». (Hood ,88)
Mes remerciements vont tout d’abord à ALLAH tout puissant pour m’avoir donné
la volonté, la patience et le courage de réaliser ce modeste travail. Dieu merci pour
pouvoir achever ce travail.
La thèse a représenté pour moi une période de vie à la fois intense et
enrichissante, et ce en grande partie grâce aux personnes que j’ai côtoyé, qui m’ont
soutenue et écoutée.
Ce manuscrit est l’aboutissement d’un travail réalisé au sein du laboratoire de
Valorisation et Technologie des Ressources Sahariennes de l’université d’El Oued,
sous la direction de Monsieur le professeur LANEZ Touhami, directeur de ce
laboratoire de recherche VTRS, je tiens en premier lieu à le remercier, tout
particulièrement, pour l’honneur qu’il m’a fait en acceptant l'encadrement de mon
travail doctoral. Sa pleine disponibilité malgré les obligations et préoccupations
administratives, son aide permanente sans relâche, ses précieux conseils, sa gentillesse
et ses connaissances scientifiques, ont fortement contribué à ma formation et m’ont
permis d’avancer plus loin dans mes recherches. Je le remercie, également, pour ses
grandes qualités humaines et son soutien moral, tout au long de ces années. Merci pour
tout le temps qu’il m’a consacré. Je lui dois beaucoup. Cela a été un privilège pour moi,
de travailler sous sa direction. Un grand merci pour la confiance qu’il m’a accordé et
qu’il me témoigne toujours.
Je souhaite également remercier les membres du jury, Messieurs SAIDI
Mokhtar, DENDOUGUI Hocine, OUAHRANI Mohammed Ridha et madame
BOUBEKRI Chérifa pour l’intérêt qu’ils ont porté à ce travail et pour avoir accepté de
juger ces travaux de thèse. Leur intérêt pour ces travaux, leurs analyses critiques et la
discussion qui a eu lieu lors de la soutenance de thèse ont permis d’établir des échanges
très constructifs avec eux.
Que monsieur NANI Sadok, Ingénieur de laboratoire, reçoit mes sincères
remerciements pour sa contribution et son aide à dans la réalisation des analyses CPG,
ainsi que pour sa disponibilité et sa gentillesse. Sans cette aide, une grande partie de
cette thèse n’aurait jamais pu être réalisée.
J’exprime ma profonde reconnaissance à monsieur TLIBA Ali, Ingénieur de
laboratoire, pour l’aide technique et ses dévouements qu’ils m’ont apportée me
permettant de réaliser mon travail dans les meilleures conditions, ainsi que à sa
gentillesse.
J’adresse mes très sincères remerciements aux laborantines du laboratoire
pédagogique qui ont contribué à la réalisation de ce travail. Merci les filles pour votre
bonne humeur, votre gentillesse, vos encouragements, et les bons moments passés
ensemble, ainsi que pour votre agréable compagnie.
Mes sentiments de reconnaissance et mes remerciements vont aussi à Monsieur
MESBAHI Adel pour son aide, conseils et l’expérience humaine qu’ils m’ont permis
d’apprendre l’utilisation de CPG, sans oublier bien évidemment tous ceux qui m’ont
aidé au niveau de toutes les démarches administratives.
Mes remerciement s’adressent également à l’équipe de Ferme Dhaouia de m’avoir
apporté les échantillons d’olive.
Je reste également redevable aux chercheurs du laboratoire de physique, pour
l’aide qu’ils m’ont apportée au chauffage des échantillons d’huile.
À vous mes collègues doctorants auxquels je souhaite une très bonne
continuation et bon courage pour la fin de vos recherches.
Ces remerciements ne seraient pas complets sans avoir remercié ma famille, dont
le soutien permanent y est pour beaucoup dans l’achèvement de ce travail. Un très grand
merci à mes chers parents pour tout ce qu’ils m’apportent et notamment pour m’avoir
toujours encouragée, m’avoir épaulée sans fléchir durant cette thèse et s’être inquiété
du bon déroulement de mes études. Merci pour m’avoir soutenue dans les périodes
difficiles de la rédaction du manuscrit. Je tiens à adresser un énorme merci à mon père
pour son compagnie lors de voyage. J’exprime mes vifs remerciements à ma sœur
Maryam pour son aide dans le domaine d'informatique.
Merci à toute ma famille pour leur soutien et leur amour qui m’ont permis
d’aboutir au grade de Docteur en chimie organique et de devenir la personne que je suis.
Mes remerciements s’adressent également à tous mes amies, elles sont
nombreuses. Chacune a contribué à sa manière à la réalisation de ce travail.
Qu’elles trouvent ici l’expression de ma profonde reconnaissance. Merci à vous tous!
Je sais que toutes ces lignes ne sont pas suffisantes pour exprimer ma profonde
reconnaissance à vous et je vous dis « Grand bien vous fasse ».
Assia
Résumé:
e travail est une contribution à une meilleure connaissance de l’effet de la
. انطزَمح انكهزوكًُُائُح، انكزوياذىغزافُا،ٍُ ذسخ، األحًاض انذهُُح عذَذج انالاشثاع، ٌ انذهى: الكلمات المفتاحية
Abstract:
T
his work is a contribution to a better understanding of the temperature effect on the
-3 and -6 content in dietary lipids. Different heating experiments were
performed to examining this effect. Indeed, oil samples were heated at a
temperature of 175 °C, 275 °C, 350 °C and 450 °C for fifteen minutes. The technics
used to qualify and quantify these fatty acid contents are that of the chromatography along with
electrochemistry. The acidity and conjugated diene contents were also investigated. Four olive
varieties were studied. Lipid extraction was performed by organic solvent assisted by ultrasound and
other by means of mechanical pressing, and lipid extracts were also tested and compared to valorize
it.
The analysis of the gas chromatography shows that the extracts of the two extraction methods
used have a great similarity with certain differences.
The chromatographic results of the extracts oxidation and the interpretation of the acidity and
conjugated dienes evolution have shown that the temperatures 350 °C and 450 °C have a significant
effect on -3 and -6 content. The percentage of the highest decrease of -3 was associated
primarily with the SIG and NEB variety, followed by LAR and MAN. The lowest decrease of -6
was associated with the NEB, followed by SIG, LAR and MAN.
Saponification followed by a double liquid-liquid extraction of the oil-based in -3 or -6
allowed to detect electrochemically (CV, SWV and DPV) its content of -3 and -6. The
superposition of their electrochemical responses prevented the study of the evolution of their
contents in olive oil.
Keywords: Lipid; polyunsaturated fatty acids; heating; chromatography; electrochemical method.
Table des matières
Introduction générale ............................................................................................................................. 1
Synthèse bibliographique
Chapitre I : Lipides alimentaires ..............................................................................................................
I. Lipides alimentaires ........................................................................................................................... 8
I.1. Généralités ...................................................................................................................................... 8
I.2. Définition ........................................................................................................................................ 8
I.3. Origine ............................................................................................................................................ 9
I.3.1. Corps gras d’origine végétale ..................................................................................................... 10
I.3.1.1. Graisses concrètes ........................................................................................................... 10
I.3.1.2. Huiles fluides .................................................................................................................. 10
I.3.2. Corps gras d’origine animale ..................................................................................................... 11
I.3.2.1. Corps gras provenant de la chair animale ........................................................................ 12
I.3.2.2. Corps gras provenant de la matière grasse laitière ........................................................... 12
I.3.3. Corps gras mixtes ....................................................................................................................... 15
I.3.3.1. Margarines et matières grasses composées et à teneur lipidique réduite ......................... 15
I.4. Utilisation des lipides : d’assaisonnement ou de cuisson ............................................................. 18
I.5. Classification des lipides ............................................................................................................... 20
I.5.1. Lipides simples .......................................................................................................................... 20
I.5.2. Lipides complexes ..................................................................................................................... 20
I.6. Nature et source des principaux lipides ......................................................................................... 21
I.6.1. Acides gras ................................................................................................................................. 21
I.6.1.1. Définition ........................................................................................................................ 21
I.6.1.2. Acides gras à chaîne linéaire ........................................................................................... 22
I.6.2. Acylglycérols ............................................................................................................................. 27
I.6.3. Phospholipides ........................................................................................................................... 28
I.6.4. Glycolipides ............................................................................................................................... 29
I.6.5. Cholestérol et phytostérols ......................................................................................................... 29
I.6.6. Vitamines liposolubles ............................................................................................................... 30
I.6.6.1. Vitamine E ....................................................................................................................... 31
I.7. Productions végétales .................................................................................................................... 32
I.7.1. Huile d’olive .............................................................................................................................. 33
Chapitre II : Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés ...........................................................
II. Dégradation des lipides .................................................................................................................. 36
II.1. Oxydation des lipides .................................................................................................................. 36
II.1.1. Définition .................................................................................................................................. 36
II.1.2. Mécanisme réactionnel ............................................................................................................. 37
II.1.3. Facteurs affectant l'oxydation des lipides ............................................................................... 38
II.1.4. Différentes voies d’oxydation ................................................................................................... 41
II.1.4.1. Auto-oxydation .............................................................................................................. 42
II.1.4.2. Thermo-oxydation ......................................................................................................... 43
II.1.5. Produits d’oxydation ................................................................................................................. 49
II.1.6. Méthodes d'évaluation de la dégradation lipidiques .................................................................. 54
II .1.6.1. Mesure de l’oxydation des lipides ................................................................................. 54
Partie expérimentale
Chapitre III : Matériels et méthodes ........................................................................................................ .
III. Matériels et méthodes .................................................................................................................... 66
III.1. Matériels .................................................................................................................................... 66
III.1.1. Matériels de laboratoire ........................................................................................................... 66
III.1.2. Matériel végétal ....................................................................................................................... 66
III.1.2.1. E'chantillonnage et description ..................................................................................... 66
III.1.2.2. Préparation et conditionnement de la matière première ................................................ 67
III.2. Analyse biochimique .................................................................................................................. 67
III.2.1. Teneur en eau .......................................................................................................................... 67
III.2.2. Détermination de la teneur en lipides totaux ........................................................................... 68
III.2.2.1. Extraction par solvant organique .................................................................................. 69
III.2.2.2. Extraction par pressage mécanique ............................................................................... 72
III.2.3. Détermination de la composition en acides gras ................................................................ 73
III.2.3.1. Analyse chromatographique ......................................................................................... 73
III.2.3.2. Analyse électrochimique .............................................................................................. 77
III.2.3.2. A. Techniques expérimentales utilisées ........................................................................ 78
III.3. Traitement thermique des échantillons ....................................................................................... 91
III.3.1. Contrôles de l’oxydation des corps gras insaturés ................................................................... 91
III.3.1.1. Analyse de la spectrophotométrie ultraviolette ............................................................. 91
III.3.1.2. Indice de l'acidité .......................................................................................................... 93
III.4. Étude statistique ......................................................................................................................... 94
Chapitre IV : Résultats et discussion .......................................................................................................
IV. Résultats et discussion .................................................................................................................. 96
IV.1. Caractérisation biochimique ....................................................................................................... 96
[Link] en eau ......................................................................................................................... 96
IV.1.2. Fraction lipidique .................................................................................................................... 97
IV.1.2.1. Extraction des AGPIs d’oméga-3 et-6 .......................................................................... 97
IV.1.2.2. Composition en acides gras .......................................................................................... 97
IV.1.2.2.A. Fractions lipidiques obtenues par ESAU .................................................................. 98
IV.1.2.2.B. Fractions lipidiques obtenues par EPM ................................................................... 100
IV.1.2.3. Comparaison entre les deux méthodes ........................................................................ 103
IV.2. Étude de l’influence de température sur la fraction lipidique ................................................... 108
IV.2.1. Caractérisation chimique ....................................................................................................... 108
IV.2.2. Évolution de l’oxydation des acides gras .............................................................................. 109
IV.2.2.1. Niveau d’oxydation des lipides .................................................................................. 110
IV.2.2.2. Cinétique d’oxydation des lipides .............................................................................. 113
IV.3. Analyse électrochimique ................................................................................................. 120
IV.3.1. Caractérisation électrochimique d’acide gras d’-3 et -6 .......................................... 120
IV.3.1.1. Voltammétrie différentielle pour l’acide gras d’-3 et -6 ....................................... 120
IV.3.1.2. Voltammétrie cyclique .............................................................................................. 122
IV.3.2. Détermination simultanée d’acides gras d’-3 et d’-6....................................................... 122
Conclusion générale et perspectives ................................................................................................... 126
Références bibliographiques .............................................................................................................. 130
Annexe ... ........................................................................................................................................... 146
Liste des abréviations
Abréviation Désignation
MG Matières grasses
AG Acide gras
TG Triglycérides
TA Tissu adipeux
pH Potentiel d’hydrogène
UV Ultra Violet
4-HHE 4-hydroxy-2-hexénal
4-HNE 4- hydroxy-2-nonénal
IR Infra rouge
PV Peroxyde value
LAR La rougette
MAN Manzanilla
SIG Sigoise
BD Bligh et Dyer
Ox Oxydant
Red Réducteur
CV Cyclic Voltammetry
Symbole Désignation
g gramme
µg micro gramme
mg milli gramme
kg kilo gramme
R• Radical alkyle
O2 Oxygène moléculaire
ROOH Hydropéroxydes
°C Degrés Celsius
aw Activité de l’eau
pK Constante d’équilibre
3 Oxygène triplet
O2
nm nanomètre
v Volume
W Watt
min minute
mL milli Litre
μL micro Litre
I Intensité
E Potentiel
ms micro-seconde
L Litre
mV milli volt
s seconde
M Molaire
Liste des figures
Figure I.1. Structures de différents types d’acides gras . ..................................................................... 22
Figure I.2. Acide oléique (acide 9-octadécénoïque) ............................................................................ 24
Figure I.3. Acide linoléique (acide 9,12- octadécadiénoïque). ............................................................ 25
Figure I.4. Acide arachidonique ( acide 5,8,11,14- eicosatétraénoïque). ............................................. 26
Figure I.5. Acide linolénique............................................................................................................... 26
Figure I.6. EPA (acide 5,8,11,14,17- eicosapentaénoïque). ................................................................. 27
Figure I.7. DHA (acide 4,7,10,13,16,19- docosahexaénoïque). ........................................................... 27
Figure I.8. Structure générale d’un triacylglycérol (R1,R2 et R3 sont les chaînes d’acides gras). ......... 28
Figure I.9. Sphingomyéline (R est la chaîne carbonée d’un acide gras de 20 à 24 carbones). ............. 28
Figure I.10. Glucosylcéramide (R= chaîne de l’acide gras). ............................................................... 29
Figure I.11. Cholestérol. ..................................................................................................................... 30
Figure I.12. β-sitostérol. ...................................................................................................................... 30
Figure I.13. Tocophérols. .................................................................................................................... 31
Figure I.14. Tocotriénols. .................................................................................................................... 32
Figure II.1. Etapes élémentaires de l’auto-oxydation de lipides. ......................................................... 37
Figure II.2. Auto-oxydation de l’acide oléique : produits primaires formés. ....................................... 50
Figure II.3. Auto-oxydation de l’acide linoléique : produits primaires formés. .................................. 51
Figure II.4. Voies de péroxydation des acides gras polyinsaturés. ...................................................... 52
Figure II.5. Courbe cinétique de l'auto-oxydation des acides gras polyinsaturés ................................ 53
Figure II.6. Réarrangement pour former les diènes conjugués ............................................................ 59
[Link] de réaction chimiques dans les dosage de produits d'oxydation conjugables ( COP). 60
Figure II.8. Réactions possibles entre le réactif -anisidine et malonaldéhyde. .................................. 61
Figure III.1. Quatre variétés d’olive à étudier. A : MAN, B : NAB, C : LAR, D : SIG. ..................... 67
Figure III.2. Représentation schématique des mécanismes d'extraction par solvant organique
proposés. .............................................................................................................................................. 70
Figure III.3. Schéma du montage de pressage et d’extraction utilisé. ................................................ 72
Figure III.4. Différentes étapes et méthodes d’extraction de l’huile. .................................................. 74
Figure III.5. Préparation et analyse des esters méthyliques d'acides gras............................................ 76
Figure III.6. Évolution du potentiel en fonction du temps en voltammétrie cyclique. ........................ 79
Figure III.7. Voltammogramme cyclique typique pour un simple processus irréversible
d'oxydoréduction ………………………………………………………………………………………79
Figure III.8. Voltammogrammes cycliques pour des systèmes : réversible rapide (A), quasi réversible
semi rapide (B) réversible lent (C) totalement irréversible (D). .......................................................... 81
Figure III.9. Forme d'onde de l’onde carrée montrant l'amplitude, la hauteur du pas, la période de
l’onde carrée, temps de retard, et les temps de mesure de courant 1 et 2. ............................................. 82
Figure III.10. Voltammogramme à onde carrée ….………………...…………………...………...….82
Figure III.11. Programme du potentiel pour la voltammétrie impulsionnelle différentielle. ............... 84
Figure III.12. Dispositif expérimental électrochimique valtampérométrique ………..…………...87
Figure III.13. Cellule à trois électrodes……. ..................................................................................... 87
Figure III.14. Différentes étapes de séparation de l’insaponifiable de l’huile et d’extraction des acides
gras....................................................................................................................................................... 90
Figure III.15. Dosage des acides gras libres........................................................................................ 93
Figure IV.1. Proportions d’acides gras polyinsaturés totaux, AGPI d’ -3 et -6 (g pour 100 g de
lipides totaux) ainsi que leur rapport des extraits lipidiques de différentes variétés d’olive. .............. 103
Figure IV.2. Variabilité de la composition en acides gras polyinsaturés totaux, AGPI d’-3 et -6
(g pour 100 g de lipides totaux) ainsi que leur rapport dans les deux extraits lipidiques de chaque
variété NEB et SIG. ........................................................................................................................... 105
Figure IV.3. Variabilité de la composition en acides gras polyinsaturés totaux, AGPI d’-3 et -6
(g pour 100 g de lipides totaux) ainsi que leur rapport dans les deux extraits lipidiques de chaque
variété LAR et MAN. ......................................................................................................................... 106
Figure IV.4. Variation des niveaux d’acidité de l’huile d’olive de quatre variétés extraite par deux
méthodes d’extraction différentes . .................................................................................................... 107
Figure IV.5. Évolution de l’acidité (%) des huiles d’olive au cours du traitement thermique. .......... 108
Figure IV.6. Évolution des valeurs de diènes conjugués des échantillons d’huile d’olive au cours du
traitement thermique. ......................................................................................................................... 111
Figure IV.7. Spectre d'absorption UV de quatre échantillons de l’huile d’olive. .............................. 112
Figure IV.8. Évolution des proportions d’acides gras saturés, monoinsaturés, polyinsaturés, et
AGPI d’ -3 et -6 (g pour 100 g de lipides totaux) ainsi que leur rapport des lipides totaux de
différents échantillons d’olive au cours du traitement thermique pour les différentes températures. . 119
Figure IV.9. Voltammogrammes à onde carrée de l’huile d’oméga-3 et-6 sur l’électrode du carbone
vitreux en solution EtOH/C6H6-CH3 à 0.1 M de H2SO4...................................................................... 121
Figure IV.10. Voltammogrammes impulsionnelle différentielle de l’huile d’oméga-3 et-6 sur
l’électrode du carbone vitreux en solution EtOH/C 6H6-CH3 à 0.1 M de H2SO4.................................. 121
Figure IV.11. Voltammogrammes cycliques de l’huile d’oméga-3 et-6 sur l’électrode du carbone
vitreux en solution EtOH/C6H6-CH3 à 0.1 M de H2SO4...................................................................... 122
Figure IV.12. Voltammogrammes pour un mélange de l’huile d’oméga-3 et-6 avant la saponification
sur l’électrode du carbone vitreux en solution EtOH/C6H6-CH3 à 0.1 M de H2SO4 pour les deux
méthodes d’analyse électrochimiques utilisées : courbe (1) : CV et courbe (2) : SWV. ..................... 123
Figure IV.13. Voltammogrammes pour un mélange de l’huile d’oméga-3 et-6 après la saponification
sur l’électrode du carbone vitreux en solution EtOH/C6H6-CH3 à 0.1 M de H2SO4 pour les deux
méthodes d’analyse électrochimiques utilisées : courbe (1) : CV et courbe (2) : SWV. ..................... 123
Figure IV.14. Courbe d’étalonnage de la teneur en oméga -6 pour les deux méthodes d’analyse
électrochimiques utilisées : courbe (1) : DPV et courbe (2) : SWV. .................................................. 124
Figure IV.15. Courbe d’étalonnage de la teneur totale en oméga -3 pour les deux méthodes d’analyse
électrochimiques utilisées : courbe (1) : DPV et courbe (2) : SWV. .................................................. 124
Liste des tableaux
Tableau I.1. Composition en acides gras de l’huile d’olive................................................................. 34
Tableau IV.2. Compositions en acides gras (g/100g de lipides totaux) des fractions lipidiques d’olive
extraites par ESAU. .............................................................................................................................. 99
Tableau IV.3. Compositions en acides gras (g/100g de lipides totaux) des fractions lipidique d’olive
extraites par EPM . ............................................................................................................................. 101
Tableau IV.4. Évolution des concentrations en produits primaires de l’oxydation des lipides, diènes
conjugués, de différents échantillons des huiles d’olive préchauffés à différentes températures
étudiées. Pour chaque ligne, des lettres différentes indiquent des résultats significativement différents
(p<0.05) ; (n=3).................................................................................................................................. 110
Tableau IV.5. Évolution des proportions d’acides gras saturés, monoinsaturés, polyinsaturés, et
AGPI d’ -3 et -6 (g pour 100 g de lipides totaux) ainsi que leur rapport -6/ -3 des lipides totaux
de différents échantillons LAR et MAN préchauffés à différentes températures. Pour chaque ligne, des
lettres différentes indiquent des résultats significativement différents (p<0.05) ; (n=3). .................... 115
Tableau IV.6. Évolution des proportions d’acides gras saturés, monoinsaturés, polyinsaturés, et
AGPI d’ -3 et -6 (g pour 100 g de lipides totaux) ainsi que leur rapport -6/ -3 des lipides totaux
de différents échantillons NEB et SIG préchauffés à différentes températures. Pour chaque ligne, des
lettres différentes indiquent des résultats significativement différents (p<0.05) ; (n=3). .................... 117
Introduction générale
Introduction générale
Introduction générale
L
es lipides alimentaires, encore appelés matière grasses, corps gras, huiles
ou graisses, représentent l’une des trois grandes classes de
macronutriments de notre alimentation, avec les glucides et les protides
[1]. Ils sont présents dans toutes les matières animales premières (viande, poisson, lait,
œuf) et végétales (grains, graines, fruits et légumes).
Du point de vue nutritionnel, les lipides ont été longtemps considérés surtout pour
leur fort apport énergétique. Ils ont cependant vu ces dernières années leur statut
modifié au vu des nombreux rôles qu’ils peuvent avoir dans la construction et le
métabolisme cellulaire et comme précurseurs de nombreux composés actifs. Pour
prévenir les principales pathologies liées aux habitudes alimentaires (maladies cardio-
vasculaires, diabète, obésité, cancers), la part recommandée des lipides dans l'apport
énergétique chez l’adulte est de 35 à 40% (AFSSA, 2010). Cette fourchette permet
d'assurer la couverture des besoins en certains acides gras polyinsaturés (AGPI) qui
doivent être obligatoirement apportés par l’alimentation, principalement par les huiles
d’origine végétale ( tournesol, soja, colza et maïs), mais également les poissons, car
l’organisme humain ne peut pas les synthétiser alors qu’ils sont indispensables à son
bon fonctionnement [1,2]. Les lipides alimentaires sont en effet une source de
nutriments essentiels tels que les vitamines liposolubles A, D, E et K [1]. Ils jouent
également le rôle de transporteur vis-à-vis ces vitamines liposolubles (A, D, E, K).
Page 1
Introduction générale
d’-3 [3], cet excès d’oméga-6 empêche l’utilisation optimale de l’oméga-3 par
l’organisme. En effet, les omégas-3 et les omégas-6 entrent en compétition au niveau
des enzymes responsables du métabolisme des acides gras polyinsaturés. Ainsi, un
excès d’apport en acide linoléique (n-6) est susceptible de compromettre la production
d’acide éicosapentaénoïque (EPA) et d’acide docosahexaénoïque (DHA) à partir de
l’acide linolénique [4].
Or, il est bien connu que la sensibilité des huiles et des graisses à l'oxydation sont
liés à leur niveau d'insaturation, tout en dépendant encore de beaucoup d'autres facteurs.
Les aliments contenants une quantité d’acides gras fortement insaturés sont donc peut-
être particulièrement fragiles.
Page 2
Introduction générale
Dans les huiles et la matière grasses, les AGPIs se trouvant sous formes libres
sont oxydés plus rapidement que ceux sous forme liées, tel que: les triglycérides,
lorsqu’ils sont exposés séparément à certains variables affectant la stabilité oxydative
des lipides. Par ailleurs, il a été rapporté que les AGPIs n-3 sont plus vulnérables à
l’oxydation que les AGPIs n-6. Cette susceptibilité est dépendante de leur degré
d’insaturation et des autres différents composés contenus dans les aliments.
Les AGPIs sont assez répandus dans les produits alimentaires incluant les produits
végétaux. L’huile d’olive constitue un des principaux aliments fournissant les AGPIs.
En effet, l'acide oléique (AGMI) et l'acide linoléique (AGPI n-6) sont les principaux
composants d’acide gras d'huile d'olive. De nombreuses recherches sur la valorisation
des sources d’oméga-3 et-6 ont été entreprises par les chercheurs [3,8].
Les résultats actuellement disponibles sur l’oxydation des acides gras sous l’effet
de la température ont été obtenus à partir des plusieurs types de lipides alimentaires.
Cependant, la quantification des acides gras des huiles extraits de fruits d’olivier
d’origine d’El-Oued (sud-est algérien) et de leurs stabilités oxydatives face à la
température n’ont pas fait l’objet de recherches. Ainsi, les méthodes les plus
couramment utilisées et les plus appropriées à ce jour pour quantifier les acides gras,
sont les méthodes chromatographiques qui se révèlent les méthodes de choix, malgré
quelles présentent un certain nombre d’inconvénients tel que la consommation du
temps. D’autres techniques permettant d’analyser les acides gras et de comprendre le
Page 3
Introduction générale
phénomène de dégradation lié à l’oxydation ont fait l’objet de notre étude, c’est la
voltammétrie impulsionnelle qui a été développées dans notre recherche.
C’est pour cette raison que cette étude prend toute son importance, en ce sens
qu’elle est consacrée à la valorisation des olives locales. Cette valorisation consiste à
quantifier les acides gras polyinsaturés d’oméga-3 et -6 et encore d’évaluer leurs
stabilités à l’oxydation thermique afin de mettre en évidence leurs importances sur le
plan nutritionnel et pharmaceutique. De ces objectifs, le plan de la thèse sera comme
suit:
Page 4
Introduction générale
publications. Ces deux derniers chapitres constituent la deuxième partie de cette thèse,
qui est la partie expérimentale.
Page 5
Synthèse bibliographique
Chapitre I :
Lipides alimentaires
Chapitre I Lipides alimentaires
I. Lipides alimentaires :
I.1. Généralités :
Les matières grasses sont souvent caractérisées par leur teneur élevée en lipides et
sont le représentant exclusif des graisses dites visibles, par opposition aux graisses
cachées [9]. Souvent décriées, les matières grasses (MG) sont essentielles à la vie, et
leur bon usage est avant tout une question d’équilibre et de choix. Elles doivent
représenter 30 à 35% de nos apports alimentaires, et leurs bénéfices sont apportés en
partie par le choix judicieux que nous devons faire en les sélectionnant. En effet, une
consommation lipidique trop riche en acides gras saturés nuit à la santé, tandis que les
bénéfices des acides gras polyinsaturés, en particulier des omégas 3, et mono-insaturés
ont été largement démontrés. Le raccourci qui consiste à condamner les matières grasses
de l’alimentation au profit d’un mieux-être est une grave erreur. Les matières grasses
sont indispensables au bon fonctionnement de notre organisme, seul le choix de leur
origine garantit leurs qualités [10].
I.2. Définition :
Le terme « lipides » pris dans son sens actuel recouvre des substances appelées
communément corps gras, huiles, graisses, cires, et bien d’autres composants cellulaires
plus cachés qui ont tous en commun leur hydrophobie, insolubles dans l’eau mais
solubles dans les solvants organiques tels que l’éther, le chloroforme ou le benzène [11-
13]. Les lipides répondant à cette définition furent également définis comme des
substances naturelles, fossiles ou actuelles, ayant une chaîne carbonée, linéaire ou
cyclique, d’au moins dix atomes de carbone. Il est certain que les lipides ne peuvent être
définis uniquement comme des substances naturelles ayant un haut degré de solubilité
dans les solvants organiques. Nous savons aujourd’hui que certains lipides à part entière
sont bien connus pour être partiellement hydrosolubles (gangliosides,
phosphoinositides…) tandis que d’autres composés chimiques uniquement constitués
d’acides aminés s’avèrent solubles dans le chloroforme [11].
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Chapitre I Lipides alimentaires
On différencie les huiles des autres graisses par leur point de fusion. Les huiles
sont des corps gras liquides à la température de 15 °C, tandis que les graisses
sont plus ou moins solides à cette température (on dit aussi concrètes). Peut être
désignée sous le nom de « graisse » suivie de l’indication de la matière animale ou
végétale d’où la graisse est extraite toute matière comestible et solide à la température
de 15 °C, vendue à l’état pur.
Les lipides, qui sont les macronutriments les plus énergétiques (1 g fournit 9 kcal)
[10], sont présents dans les aliments sous deux formes [9,10,15]:
Graisses visibles, sont à la fois celles qui sont ajoutées aux mets ou
individualisées dans un aliment et celles que l’on peut séparer et donc mesurer aisément,
telles que les huiles, le beurre et les margarines ; ils sont utilisées pour l’assaisonnement
ou la cuisson [12].
Graisses cachées ou invisibles qui correspondent à la matière grasse
naturellement présente dans les aliments (viandes grasses, poissons gras...) et à la
matière grasse ajoutée dans les préparations artisanales ou industrielles (viennoiseries,
biscuits...) [10]. Une des causes essentielles de l’excès d’apport en lipides est la
consommation trop importante de graisse cachée dans les plats industriels ou artisanaux
prêts à consommer, dans certaines viandes et dans des fromages gras riches en acides
gras saturés. D’autres produits alimentaires ont une forte teneur lipidique, et donc
calorique, comme les: chips ; frites ; cacahuète, noix de cajou… ; pâtisseries, biscuits,
gâteaux, viennoiseries ; chocolat [16].
Les acides gras qui constituent ces lipides peuvent être saturés (acides gras
saturés, AGS), mono-insaturés (acides gras mono-insaturés, AGMI) ou polyinsaturés
(acides gras polyinsaturés, AGPI) [10].
I.3. Origine :
Les corps gras, par définition riches en lipides, sont classés à la fois selon leur
origine (animale, végétale, ou mixte) et selon leur consistance [17]. Dans l’alimentation,
on distingue classiquement les corps gras d'origine animale et ceux d'origine végétale,
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Chapitre I Lipides alimentaires
mais un certain nombre de margarines et assimilés peuvent être mixtes. Dans chaque
catégorie, on distingue aussi les émulsions qui sont un mélange eau/huile – et les huiles
ainsi que les graisses concrètes qui ne contiennent pas d’eau [9].
Ce sont des corps gras issus de pulpes de fruits ou des graines d’oléagineux [17].
Elles comprennent les huiles (fluides et graisses concrètes) et les émulsions
(margarines et matières grasses composées) [9,14]. Les huiles ainsi que les graisses
concrètes contiennent 100% de lipides. Ce sont pour les huiles des matières grasses
fluides car leur point de fusion est bas, ce qui témoigne d'une prédominance d'acides
gras insaturés, tandis que les graisses concrètes ont un point de fusion élevé et sont donc
solides à température ambiante, ce qui témoigne d'une teneur élevée en acides gras
saturés. Le point de fusion est d'autant plus bas que la teneur en acides gras insaturés est
élevée et que le nombre de doubles liaisons est grand. À l'inverse, il est d'autant plus
élevé que le nombre de liaisons saturées est élevé [9].
Les graisses dites concrètes ne deviennent fluides qu'à une température élevée
parce que leur teneur en AGS est considérable (92% pour l'huile de coprah, 81% pour
l'huile de palmiste et 52% pour l'huile de palme) avec une prédominance d'acide
palmitique et stéarique. Les huiles de palme et de palmiste proviennent respectivement
de la pulpe et de la noix du palmier à huile, tandis que l'huile de coprah provient de la
noix de coco [9,15]. Les graisses concrètes « pauvres » en acides gras insaturés sont très
stables au chauffage et à l'oxydation. C'est un des intérêts de leur usage. En outre, l'huile
de palme a permis de réduire le recours aux matières grasses végétales partiellement
hydrogénées et donc à la consommation d'acides gras trans qui en sont issus [9].
Leur composition en acides gras estimée par un profil en acides gras par
chromatographie en phase gazeuse permet de les caractériser très précisément. Fluides,
elles sont toutes pauvres en acides gras saturés, la plus riche étant l'huile d'olive avec
15%, ce qui précisément la rend moins fluide [9].
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Chapitre I Lipides alimentaires
On peut distinguer les huiles selon les AG qui les composent : AGPIS (acide
linoléique), tels que les huiles de tournesol, maïs, soja, pépin de raisin, argan, carthame;
AGMIS tels que olive, arachide, colza, sésame ; acide α -linolénique tels que colza,
noix, germe de blé, soja et lin. Les huiles sont aussi une source de vitamine E, d'autant
plus élevée que la teneur en acides gras polyinsaturés est grande, ce qui leur fait jouer
un rôle antioxydant vis-à-vis des doubles liaisons, proportionnelle à leur teneur en
AGPIS, et leur conférant un rôle antioxydant. Les proportions de tocophérols et de
tocotriénols (huit isomères) sont différentes selon les huiles [9,15].
Le bon usage des huiles consiste à privilégier les huiles riches en acide
α -linolénique, telles que les huiles de colza et de noix pour l'assaisonnement, d'autant
qu'elles sont plus sensibles à la cuisson (bien qu'aujourd'hui leur chauffage en friture
plate soit autorisé), et de choisir des huiles riches en acides gras mono-insaturés telles
que l'olive pour la friture plate, l'arachide pour la friture profonde. La cuisson répétée à
haute température peut altérer la composition des huiles peu robustes : perte de la
vitamine E, altération des AGPIS, apparition de composés nouveaux tels que les AG
oxydés et les polymères cycliques. Les huiles de palme, d'arachide et d'olive sont les
plus résistantes à la chaleur [9,15].
Ils sont solides à température ambiante parce qu'elles sont riches en AGS (lard et
saindoux, gras de bœuf, suif du mouton, beurre). Leur teneur en lipides est variable, aux
alentours de 70 à 95% [15]. Ils se classent en [14]:
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Chapitre I Lipides alimentaires
Les corps gras provenant de la chair animale, saindoux, suif, gras de bœuf, graisse
de cheval, graisse de canard et d'oie (voire graisse de phoque ou de baleine autrefois
pour les Esquimaux) sont issus de la graisse sous-cutanée (ou sous la peau), ou de la
graisse périmusculaire des animaux terrestres ou marins.
C'est la nature des lipides et donc des acides gras qui est importante à considérer.
Le suif, la graisse de bœuf, de cheval, le saindoux sont riches en acides gras saturés
(49%) alors que les graisses de canard, d'oie sont riches en AGMIs (54%), et que la
graisse de poisson est riche en AGPIs- oméga- 3. Ils sont issus de tissus adipeux, de
graisses sous cutanée, ou d’organes. Ces corps gras sont riches en cholestérol. Ils
supportent bien le chauffage [9,15,17].
Au total, la graisse laitière comprend plus de 400 acides gras différents, dont
l'acide butyrique caractéristique de la graisse laitière, les acides myristique, laurique,
palmitique et stéarique (saturés), mais aussi oléique (mono-insaturé), linoléique
et alpha-linolénique (essentiels), trans-vaccénique et ruménique (CLA). La composition
en acides gras dépend en faible partie de l'alimentation animale et de la saison [9].
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Chapitre I Lipides alimentaires
Beurre :
Il s’agit aussi d’une émulsion, qui d'un point de vue réglementaire contient au
moins 82% de lipides, la phase non grasse étant constituée d'eau et de très peu de
lactose, de protéines, vitamines A et D. La teneur maximale en eau autorisée étant de
16%. Le beurre est obtenu après barattage de la crème du lait, suivi d'une maturation,
d'un refroidissement [9,14]. La crème est obtenue par centrifugation du lait. On
obtiendra d’un côté la crème et de l’autre un lait écrémé. Il y a ensuite une
fermentation acide de la crème, sous l’action de microorganismes. Le barattage sépare
la matière grasse du liquide dans lequel elle se trouve en émulsion. Le liquide restant est
le babeurre. Les globules de matière grasse sont lavés. Ils sont ensuite malaxés
pour obtenir une homogénéisation du beurre et chasser l’eau en excès. Le beurre
est enfin conditionné.
Il existe différentes qualités de beurre, selon les lieux et les processus de
fabrication [14]:
beurre fermier: fait à la ferme, avec des crèmes crues, il s’altère rapidement;
beurre laitier: fabriqué en usine, sa conservation est meilleure;
le beurre extra fin doit être fabriqué au plus tard 72 heures après la collecte du
lait ou de la crème;
beurre pasteurisé: la crème est d’abord pasteurisée à 95 °C; il est fabriqué
dans des usines agréées par le ministère de l’Agriculture dont le contrôle est
permanent;
beurre demi-sel: il contient plus de 0,5 g de chlorure de sodium/100 g et
moins de 2 g ;
beurre salé: il contient ≤ 2 g de chlorure de sodium/100 g;
le beurre tendre reste tendre à la sortie du réfrigérateur. Ce n’est pas un
beurre allégé. Sa composition est la même qu’un beurre ordinaire ;
le beurre concentré est démuni de sa partie eau ; il est surtout utilisé en
collectivité;
les beurres allégés et les spécialités laitières à tartiner sont préparés en
ajoutant des émulsifiants et de l’eau aux corps gras;
les « beurres allégés » apportent de 41% à 62% de matières grasses
d’origine laitière.
les spécialités laitières à tartiner apportent de 20% à 41% de matières grasses
d’origine laitière.
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Chapitre I Lipides alimentaires
Les triglycérides du beurre contiennent des acides gras saturés à chaînes longues
dont surtout l’acide palmitique (20 à 30%) et l’acide stéarique (10%) ; des acides
gras à chaînes courtes, de 4 à 10 carbones (10%) dont un tiers d’acide
butyrique, une quantité restreinte d’acides gras essentiels (acides linoléique, 1,5% ;
linolénique, 0,5% ; arachidonique, 0,4%) [14].
Les beurres peuvent être légalement colorés par les colorants suivants :
curcumine, lactoflavine, cochenille, indigotine, chlorophylles, caramel,
carbomedicinalis vegetalis, caroténoïdes, xantophylles, rouge de betterave, anthocyanes
et uniquement par ceux-ci [14].
Crème fraîche :
C’est une matière grasse dérivée du lait de vache. Elle est obtenue après
écrémage du lait entier. Sa teneur en lipides est naturellement de 33% dont 20 g
d’acides gras saturés, 9 g d’acides gras mono-insaturés, 1g d’acides gras
polyinsaturés pour 100 g. Elle renferme une part non négligeable de vitamine A
(304µg pour 100g). Il existe de la crème épaisse et de la crème liquide appelée fleurette.
La consistance n’a rien à voir avec le taux de matières grasses. C’est la maturation par
ferments lactiques qui entraîne un épaississement de la crème et une acidification. Une
crème liquide et douce est une crème qui n’a pas mûri [9,14].
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Chapitre I Lipides alimentaires
Ce sont des huiles végétales hydrogénées comme la margarine, par exemple, mais
aussi certaines huiles de poisson ou shortening issus de mélange pour des fritures
profondes dans l’agro-alimentaire. Les corps gras durs sont en fait riches en acides gras
saturés, soit par leur composition naturelle, soit par hydrogénation. À l’inverse, les
corps gras fluides à température ambiante sont riches en acides gras insaturés.
Histoire :
La margarine est une invention (1869 expo universelle de Paris) destinée à
remplacer le beurre ordinaire pour la marine et les classes sociales peu aisées. Ce
produit devait avoir un prix de revient modique et être capable de se conserver, sans
contracter ni goût acre ni odeur forte, plus longtemps que le beurre. Son nom issu du
grec « margaritas » signifiant « perle ». Quelques années plus tard, un brevet est déposé
et la commercialisation à grande échelle de la margarine commence [14,17,18].
Définition :
Elles sont à 99% d’origine végétale, mais il faut savoir que la législation définit
comme Margarine « Toutes les substances alimentaires autres que le beurre,
quelles que soient leur origine, leur provenance et leur composition, qui présentent
l’aspect du beurre et sont préparées pour le même usage que ce dernier produit, ne
peuvent être désignées que sous le nom de margarine, ou de « pâte à tartiner » [14,17].
Les margarines sont des corps gras alimentaires se présentant sous la forme
d’une émulsion du type eau dans l’huile ou les graisses animales ou végétales , mais le
lait remplace souvent l’eau [14,17,18].
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Chapitre I Lipides alimentaires
Composition :
Elles comportent:
* une partie grasse (82%) qui comprend selon les cas : des huiles végétales fluides
hydrogénées partiellement, des graisses végétales telles quelles ou hydrogénées,
des huiles et graisses animales et marines en général hydrogénées; il n’est pas rare
de trouver trois, voire plus, de corps gras mélangés en proportion judicieuse dans les
phases grasses des margarines ; pour les margarines dont la dénomination comprend le
nom de l’huile particulière comme « margarine au tournesol », on retrouve
majoritairement, mais non exclusivement, l’huile citée ;
* Elle contient également de nombreux additifs, en quantité variable selon les produits :
un peu de sel, des arômes et d’émulsifiants de synthèse, ainsi que des conservateurs
(sorbate de potassium, acide citrique), des acides naturels pour la saveur, des colorants
naturels (carotènes); et des antioxydants [14,17,18].
Différentes margarines :
Tout comme le beurre, les margarines se déclinent en différentes teneurs en
matières grasses, et dénominations. On y trouve les margarines qui classiquement ne
contiennent pas de beurre ou de matière grasse animale (moins de 10% d'acide
butyrique) et ont une teneur en lipides de 82%. Ce type de produit disparaît, car la
plupart sont à teneur lipidique réduite. Beaucoup sont mixtes, c'est-à-dire des matières
grasses composées avec des matières grasses d'origine végétale et animale.
Il faut savoir que, pour fabriquer un corps gras « solide » (en barquette) à partir
d'huiles (fluides), plusieurs techniques existent. Elles consistent toutes à augmenter le
pourcentage d'acides gras saturés aux alentours de 25 à 30% pour élever le point de
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Chapitre I Lipides alimentaires
Margarines tartinables :
Elles sont toujours moelleuses et conditionnées dans des barquettes en plastique.
Elles se consomment crues ou cuites mais pas en friture et tirent leurs propriétés des
différentes huiles employées. D’une façon générale, elles sont composées de
mélanges variables d’huiles: huiles concrètes (palme, coprah, palmiste), huile de
tournesol, de maïs, de colza, d’olive, de pépins de raisin. La présence d’huiles concrètes
ou l’hydrogénation partielle des huiles suffit à les transformer en matières grasses
solides.
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Chapitre I Lipides alimentaires
l’intestin grêle, cholestérol qui est ensuite éliminé avec les phytostérols par voie
digestive. Pour un apport maximum de 3 g/jour (limite de précaution), dans le cadre
d’un régime adapté, les phytostérols entraînent une réduction du taux de LDL
cholestérol sans modifier le HDL. Mais en termes de risque cardiovasculaire les études
sont contradictoires : la dose supra-nutritionnelle en phytostérols pourrait augmenter le
risque car l’alimentation apporte quant à elle 300 mg de phytostérols.
Margarines allégées :
Elles sont composées des mêmes graisses que les autres et contiennent de 41 à
62% de matières grasses. Moins ces margarines sont riches en graisses, plus elles
sont riches en eau [14]. Quand elles contiennent de 20 à 41% de matières grasses, elles
sont appelées pâtes à tartiner à teneur en lipides réduite.
Margarines liquides :
Il existe des margarines liquides pour la cuisson qui ne provoquent pas
d’éclaboussures : Exemple de composition pour 100 g :
Lipides: 74 g
Acides gras saturés : 8 g
Acides gras monoinsaturés : 44 g
Acides gras polyinsaturés : 22 g
Dont oméga 6 : 14,5 g
Oméga 3 : 6,3 g
Rapport oméga 6/oméga 3 : 2,3
Acide gras trans /1 g
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Chapitre I Lipides alimentaires
beurre: 130 °C ;
margarine dure: 140 °C ;
huile combinée: 180 °C ;
huile de tournesol et de maïs: 180 °C ;
huile d’olive et d’arachide: 210 °C ;
huile concrète: 220 °C.
Usage :
Lorsque les huiles peuvent être utilisées pour la friture profonde, l’étiquetage
précise les conditions d’utilisation à respecter [14].
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Chapitre I Lipides alimentaires
Les lipides représentent un groupe hétérogène de structures très variées [12]. Ils
sont constitués d'acides gras à chaîne carbonée plus ou moins longue dont
l'estérification des fonctions alcool permet de synthétiser des lipides de composition
variée : le glycérol est à la base des glycérides, la sphingosine des sphingolipides, le
cholestérol des stéroïdes, etc [13]. Depuis les origines de la chimie organique, plusieurs
tentatives ont été proposées afin d’aboutir à une classification unifiée et clair des
diverses entités lipidiques, basée sur des paramètres physiques, chimiques. Plus tard, la
complexité des molécules lipidiques sans cesse décrites conduira les auteurs à une plus
grande unification de la classification. Pour tout cela, les auteurs ont adopté une
classification distribuée en deux groupe [11,12]: les lipides simples ou homolipides :
acides gras, esters d’acides gras et de glycérol (triglycérides), esters d’acides gras et de
stérol (cholestérol) et les lipides complexes ou hétérolipides : phospholipides,
glycolipides. Dans les aliments, les lipides sont présents essentiellement sous forme de
triglycérides (90 à 95%). Le reste (5 à 10%) est représenté par les phospholipides et le
cholestérol.
Par définition, les lipides simples ne sont formés que d’un ou deux constituants
différents appartenant à la classe des lipides, dans le deuxième cas l’un d’entre eux peut
appartenir à la classe des glucides ou à celle des acides aminés. Ils peuvent en plus
porter un groupe chimique tel qu’un phosphate ou un sulfate. Ce sont des lipides
généralement non polaires et neutres, sauf pour les acides gras libres. Ainsi, les lipides
simples peuvent être scindés en deux groupes sur la base du nombre de constituants :
Ils sont constitués d’au moins trois entités chimiques différentes (lipides simples
et groupes polaires). De plus, ces lipides peuvent porter un groupe chimique tel qu’un
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Chapitre I Lipides alimentaires
phosphate ou un sulfate, mais ceux-ci ne sont pas considérés comme discriminants dans
cette classification. Parmi ces lipides, beaucoup sont glycosylés ( les glycolipides), ils
contiennent donc une partie glucidique plus ou moins complexe liée à l’un des autres
composants lipidiques. Ils sont tous plus polaires que les lipides simples [11].
Les lipides complexes peuvent être scindés en trois groupes sur la base de leur
structure [11]:
1- Phospholipides.
2- Aminolipides complexes.
3- Glycolipides complexes.
I.6.1.1. Définition :
Les acides gras (AG) sont des acides carboxyliques (R-COOH) constitués d’une
chaîne hydrocarbonée, se présentent sous diverses formes moléculaires et caractérisée
par :
Monocarboxylique ;
Nombre variable d’atome de carbone ( de 2 à 36), le plus souvent en nombre
pair ;
Chaîne saturée (aucune double liaison) ou insaturée (de 1 à 6 doubles liaisons),
qui sont le plus souvent de configuration cis (c’est-à-dire avec les 2 groupements
méthylène (- CH2-) du même côté de la liaison, par opposition aux doubles
liaisons de configuration trans, pour lesquelles les groupements -CH2- sont de
côtés opposés) ;
Chaîne linéaire, non ramifiée et non substituée, mais éventuellement et plus
rarement,, la présence de groupements tels que des méthyles (-CH3, acides gras
ramifiés), des hydroxyles(-OH) ou des cyclopropanes.
Le terme d’acide gras ici, englobe les chaîne monoacides, saturées et insaturées,
mais également plusieurs groupes de composés similaires avec des chaînes carbonées
plus ou moins complexes et avec un ou plusieurs groupes fonctionnels supplémentaires.
Mais parmi toutes les formes décrites dans le monde végétal, animal ou microbien , une
vingtaine de forme seulement ont pris de l’importance en nutrition humaine et sont
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Chapitre I Lipides alimentaires
O O OH O
H3C
H 3C OH OH H 3C m n OH
n m n
Acides gras saturés Acides gras polyinsaturés,tout cis Acides gras hydroxylés
O
O O CH3
O
H 3C n OH
H 3C
H 3C OH OH H3C n OH CH3
m n m n
Acides gras cis monoinsaturés Acides gras polyinsaturés, Acides gras branchés,
conjugués, trans, cis iso et anteiso
O O O
H 3C H 3C
m OH OH H 3C m n OH
n m n
Acides gras trans monoinsaturés Acides gras polyinsaturés, Acides gras contenant
conjugués, tout trans un cyclopropane
Parmi les formes classiques à chaîne carbonée linéaire, on peut distinguer les
acides gras saturés et les acides gras insaturés. Les premiers peuvent être scindés en
catégories selon la longueur de leur chaîne, les derniers selon le nombre, la position et la
configuration de leurs doubles liaisons.
Comme tous les acides gras naturels, les acides gras saturé ont presque toujours
un nombre pair de carbone et ont pour formule générale : CH3(CH2)n COOH, « n » étant
le plus souvent compris entre 2 et 22 ; ils sont le plus souvent représentés par une
notation telle que 18:0 pour l’acide gras saturé à 18 carbones (acide stéarique). Leurs
propriétés physiques et physiologiques varient suivant la longueur de la chaîne
carbonée. C’est ainsi que jusqu’à moins de 6 carbones, ces acides organiques, dits
acides à chaîne courte, sont plus solubles dans l’eau et n’ont pas le même comportement
nutritionnel que les autres puisqu’ils sont rapidement absorbés et peuvent même réguler
les mouvements d’eau et de sodium dans l’intestin. Les acides gras ayant de 6 à 12
carbones sont appelés acides gras à chaîne moyenne car ils ont des propriétés
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Chapitre I Lipides alimentaires
physiologiques particulières. Leur absorption et leur catabolisme sont plus rapides par
rapport aux acides gras chaîne plus longue (de 14 à 24 carbones).
À côté des acides gras saturés à chaîne linéaire, des espèces à chaîne branchée
sont également présents dans les lipides du certains types d’aliment. Ils n’ont aucun rôle
énergétique, mais ont une certaine importance physiologique [11,19].
Pour décrire ces acides gras en plus de leurs noms vernaculaires, il est
indispensable de donner le nombre d’atome de carbone de la chaîne, le nombre, la
configuration et la position des doubles liaisons. Il s’agit des noms systématiques des
acides gras, recommandés par le système IUPAC. Dans le domaine nutritionnel, et
comme l’allongement métabolique de la chaîne des acides gras s’effectue à partir de la
fonction carboxyle, la nomenclature proposée par R.T. Holman en 1964, et actuellement
la plus utilisée, compte les doubles liaisons à partir du groupe méthyle terminal. L’ordre
donc n’étant pas modifié et ceci détermine la famille métabolique, notée par n-x ( n
étant le nombre total de carbones dans la chaîne, x étant la position de la premières
double liaison, côté méthyle). La position des autres doubles liaisons est déduite en
ajoutant 3 à la précédente. Trois familles principales seront ainsi différenciées, les
familles des acides gras n-9,n-6 et n-3, la première double liaison se trouvant
respectivement au 9e, 6e ou 3e carbone en commençant par le groupe méthyle. Aussi, les
auteurs anglophones emploient la notation -x (oméga-x), représentant le carbone
terminal à l’opposé du carboxyle, au lieu de n-x. Elle est la mieux connue des
consommateurs. Cette nomenclature s’applique couramment pour les acides gras
polyinsaturés à longue chaînes, comme par exemples les (-3) ou les (-6).
Les trois familles les plus importantes d’acides gras ont pour précurseurs l’acide
oléique (18:1 -9), l’acide linoléique (18:2 -6) et l’acide linolénique (18:3 -3). À
partir de ces trois composés, les autres acides gras les plus courants seront formés chez
les animaux principalement par une suite d’allongements et de désaturations [1,19].
Une grande variété d’acides gras insaturés existe, formant ainsi des chaînes
alcéniques (avec une ou plusieurs doubles liaisons) ou alcyniques (avec une ou
plusieurs triples liaisons).
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Chapitre I Lipides alimentaires
Les acides gras insaturés à chaîne alcénique peuvent être classés en acides gras
mono-insaturés (monoènes) et polyinsaturés ( polyènes).
Monoènes :
Les acides gras mono-insaturés sont présents dans toutes les huiles végétales, le
types le plus représenté étant l’acide oléique (Figure I.2), présent dans l’huile d’olive et
les graisses animales (beurre et graisses diverses). Les forme les plus fréquentes ont un
nombre pair de carbones, l’unique double liaison pouvant se trouver dans des positions
diverses. De plus, cette double liaison peut se présenter sous formes d’une liaison Z
(isomère cis) ou E (isomère trans).
OH
Polyènes :
Les acides gras poly-insaturés offrent une grande variété de structures, ils ont de 2
à 9 doubles liaisons qui peuvent présenter plusieurs distributions le long de la chaîne
carbonée. Cinq possibilités d’importance quantitative variable sont possibles :
- Les doubles liaisons sont séparées par un seul groupe méthylène : polyènes
isoléniques ;
- Certaines doubles liaisons sont rapprochées (non séparées par un groupe
méthylène) : polyènes conjugués ;
- Certaines doubles liaisons sont séparées par plusieurs groupes méthylène :
polyènes irréguliers ;
- Certaines doubles liaisons ont une distribution allénique (deux sur un même
carbone) : polyènes alléniques ;
- Trois doubles liaisons peuvent être consécutives (distribution cumulénique) :
polyènes cumuléniques.
Polyènes isoléniques :
Page 24
Chapitre I Lipides alimentaires
Les polyènes isoléniques les plus importants peuvent être scindés en trois séries
d’acides gras métaboliquement non convertibles chez les animaux et ayant en commun
du côté du méthyle terminal la structure suivante : CH3 (CH2 )x CH = R , avec x=1 pour
la série n-3, x=4 pour la série n-6, x=7 pour la série n-9 [11].
OH
L’acide γ-linolénique (18:3 n-6) est le premier intermédiaire formé à partir de l’acide
linoléique. Découvert dans les graines d’Oenothera (onagre), il est extrait actuellement
de plusieurs familles végétales, dont les Boraginacés (Bourrache), Onagracés,
Saxifragacés (Cassis) et de nombreuses propriétés thérapeutiques lui sont attribuées.
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Chapitre I Lipides alimentaires
OH
Peu représenté chez les végétaux, sauf chez des microalgues et quelques
champignons, il est abondant dans les tissus animaux. Cet acide gras est essentiel pour
les animaux carnivores comme les félidés (chat, lion) qui ne peuvent le synthétiser à
partir de l’acide linoléique.
OH
L’acide stéaridonique (18:4 n-3) est produit par désaturation du 18:3 n-3 et se
trouve principalement dans les graines de certaines plantes mais aussi dans
l’huile de poisson.
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Chapitre I Lipides alimentaires
OH
Figure I.6. EPA (acide 5,8,11,14,17- eicosapentaénoïque).
OH
Les huiles de poisson sont uniques par la présence d’acides gras polyinsaturés à
longue chaîne dans leurs molécules de triacylglycérol, comme le EPA et le DHA. Ils
sont également présents dans les tissus des poissons sous forme de phospholipides
membranaires. La raréfaction de la ressource halieutique et les contaminations des
poissons par de nombreuses substances toxiques ont conduit à envisager une production
de masse de ces acides gras à partir de plantes transgéniques, de micro-algues et même
de bactéries marines [11,19].
I.6.2. Acylglycérols :
Page 27
Chapitre I Lipides alimentaires
acides gras mono-insaturés (AGMI), qui comportent une double liaison, et les acides
gras polyinsaturés (AGPI), qui comportent deux ou plus de deux doubles liaisons [12].
Les triglycérides (TG) sont les molécules de réserve énergétique du tissu adipeux (TA).
Leur synthèse se fait majoritairement dans le TA et un peu dans le foie (Figure I.8) [13].
H 2C O CO R1
R2 CO O C H
H 2C O CO R3
Figure I.8. Structure générale d’un triacylglycérol (R1,R2 et R3 sont les chaînes
d’acides gras).
I.6.3. Phospholipides :
Page 28
Chapitre I Lipides alimentaires
I.6.4. Glycolipides :
Bien que de nombreux types de glycolipides existent dans les cellules animales et
végétales, seul, le glucosylcéramide (Figure I.10), appartenant au groupe des
glycosphingolipides et parmi les plus représentés, a fait l’objet de recherches
nutritionnelles. Ce glycolipides, a une partie hydrophobe représentée par un céramide,
comme dans la molécule de sphingomyéline, liée à une partie hydrophile représentée
par un sucre , le glucose [19].
OH
H OH OH
HO
O
O OH
NH H
R
O
Le cholestérol est le stérol majeur chez les animaux où il participe tel quel à
l’édification des membranes cellulaires en leur assurant une certaine rigidité. Il est
présent sous une forme estérifiée par un acide gras, l’ester de cholestérol, dans la plupart
Page 29
Chapitre I Lipides alimentaires
des tissus et, notamment, dans le cerveau. Il est d'origine alimentaire et endogène par
une synthèse principalement hépatique. À part quelques exceptions, le cholestérol est
absent chez les plantes [13,19].
H H
HO
Les phytostérols sont les stérols des végétaux, équivalents au cholestérol chez les
animaux. Ils peuvent être divisés en deux groupes, les vrais phytostérols ou
« ∆5-stérols » avec une double liaison en position 5 sur le noyau stérol, et les stanols ou
« 5α-stérols » avec un noyau stérol entièrement saturé [19].
H H
HO
Page 30
Chapitre I Lipides alimentaires
précurseurs ou par photoréaction cutanée. Leurs fonctions sont très variées et leur
supplémentation s’avère progressivement très utile pour des actions thérapeutiques
majeures, dont certaines d’entre elles restent encore à confirmer [19].
I.6.6.1. Vitamine E :
Les tocophérols (Figure I.13) ont une chaîne phytyle (3 unités isoprénoïdes)
entièrement saturée. Ils sont représentés par quatre formes (vitamères) différenciées par
le nombre et la position des méthylations sur le noyau phénolique : l’α-, le β-, le γ- et le
δ-tocophérol [19].
R2 O
HO
R1
R1 R2
CH3 CH3 α- Tocophérol
CH3 H β- Tocophérol
H CH3 γ- Tocophérol
H H δ-Tocophérol
Page 31
Chapitre I Lipides alimentaires
Les tocotriénols (Figure I.14) ont une chaîne phytyle avec trois doubles liaisons.
Comme pour les tocophérols, ils sont représentés par quatre formes différenciées par le
nombre et la position des méthylations sur le noyau phénolique : l’α-, le β-, le γ- et le δ-
tocotriénol.
R2 O
HO
R1
R1 R2
CH3 CH3 α- Tocotriénol
CH3 H β- Tocotriénol
H CH3 γ- Tocotriénol
H H δ- Tocotriénol
Tous les composés formant le complexe de la vitamine E sont à des degrés divers
de puissants antioxydants auprès des lipides cellulaires et circulants [19].
De nombreux végétaux, dont certains sont cultivés depuis la plus haute antiquité,
ont été tout d’abord utilisés par l’homme pour couvrir principalement ses besoins
énergétiques. Certains peuvent accessoirement être aussi utilisés depuis une période très
récente pour l’obtention de lipides raréfiés tels que stérols, caroténoïdes ou vitamines.
Plus de 2000 plantes oléagineuses ont été répertoriées sur la planète, mais pas plus
de treize font l’objet de productions à grande échelle et donc de commerce international,
fournissant plus de 90% de la production mondiale d’huiles [19].
Le premier groupe des quatre huiles majeures (palme, soja, colza et tournesol)
représente ainsi environ plus de 83% du total, les huit autres sources oléagineuses
Page 32
Chapitre I Lipides alimentaires
constituant le reste (17%), 16% pour le deuxième groupe (coton, palmiste, arachide,
olive, coprah, maïs) et environ 1 % pour le troisième (sésame, lin).
Les huiles végétales sont souvent classées en deux groupes en fonction de leur
origine : les huiles de pulpe (palme, olive) et les huiles de graines (toutes les autres
sources végétales).
L’huile d’olive est le modèle le plus connu d’une production végétale, à la fois
source de mythes sacrés, de lumière et de nourriture. Venue d’Asie mineure, elle
accompagne typiquement les civilisations grecques, phéniciennes et romaines dans leurs
expansions, que ce soit dans la culture de l’olivier, l’extraction de l’huile, sa
conservation et son utilisation .
Page 33
Chapitre I Lipides alimentaires
16:0 8-21
16:1 1-4
18:0 1-6
18:1 53-80
18:2 2-24
18:3 1-2
20:0 ˂ 0.5
20:1 ˂ 0.5
22:0 ˂1
Page 34
Chapitre II :
Dégradation oxydative des acides
gras polyinsaturés
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Depuis la nuit des temps, l’homme consomme une vingtaine d’acides gras
naturels, d’origine végétale et animale. Certains d’entre eux sont fragiles : l’exposition à
l’air, à la lumière et à la chaleur peut les dénaturer [20]. C’est le cas des acides gras
insaturés et tout spécialement les plus insaturés d’entre eux, les acides gras
polyinsaturés à longue chaîne d’oméga-6 et plus encore d’oméga-3 puisque ils sont
facilement altérés par des réactions désignées sous le nom de peroxydation. Ce
phénomène a lieu aussi bien in vitro (dans les aliments lors du stockage ou dans la chair
après abattage) qu’in vivo. Généralement, sur des huiles ou des graisses, on parle
généralement de rancissement (réactions purement chimiques) [21].
Page 36
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
et non volatils. La nature et les proportions relatives de ces différents composés volatils
dépendent de plusieurs facteurs, dont la nature des acides gras peroxydés, le type
d’oxydation et les conditions de milieu (température, pH, présence de fer, etc.) [22].
(1) R• + O2 → RO•2
(2) RO•2 + RH → ROOH + R•
(3) RO• + RH → ROH + R•
Scission en radicaux
Terminaison de la chaîne
(6) 2 R• →
(7) R• + RO•2 → produits stables
(8) 2 RO•2 →
Page 37
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Finalement les radicaux libres dans le milieu réagissent entres eux et forment
des produits non radicalaires, c'est la terminaison. Ce sont donc des radicaux, qui sont
responsables du déclenchement de l’auto-oxydation [1]. Globalement, ce processus
conduit à des hydrocarbures, des aldéhydes, des cétones, des acides, des esters, des
peracides, des peroxydes, mais aussi à des produits de polymérisation [26].
Page 38
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Catalyseurs métalliques :
Les catalyseurs métalliques sont des groupes de métaux lourds possédant deux
ou plusieurs états de valence et des potentiels d'oxydoréduction entre eux comme le
Cobalt, Cuivre, Fer, Manganèse, Nickel. Généralement, ils augmentent le taux
d'oxydation des lipides dans les aliments et diminuent le temps nécessaire
d'induction de l'oxydation, c'est-à-dire le temps durant lequel l'oxydation apparaît
[35]. Ils peuvent affecter la réaction d'initiation , de propagation et de terminaison
aussi bien que le taux de décomposition des hydropéroxydes. L'initiation de
l'oxydation lipidique par les métaux peut se faire par transfert d'électron ou par
formation de complexe de transition ou de complexes avec le peroxyde d'hydrogène
qui catalysent l'auto-oxydation et la décomposition des hydropéroxydes par des
réactions de type redox [25].
Page 39
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Antioxydants :
Les radicaux libres A• générés sont à faible réactivité, ces radicaux libres
plus stables arrêtent la propagation [35]. Dans son mode d'action l'α-tocophérol
réagit avec les radicaux alkoxyl et inhibe la décomposition des hydropéroxydes ce
qui diminue la formation des aldéhydes (2a).
Influence de pH :
Page 40
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
des molécules oxydables sont élevés. Dans le cas du tissu musculaire, un pH faible
favorise la dénaturation des protéines héminiques et la libération du fer qui est un agent
prooxydant. Le pH modifie également les interactions entre les constituants du fait
d’attractions et de répulsions électrostatiques liées à la charge des molécules à un pH
donné en fonctions de leur pK. Ainsi, les interactions entre les cations métalliques et les
protéines sont favorisées quand le pH est supérieur à leur point isoélectrique, ce qui est
susceptible de favoriser l’oxydation si les protéines sont directement en contact avec les
lipides.
Influence de l’eau :
L’activité de l’eau d’un système influence les réactions d’oxydation des lipides.
Par définition, l'aw est le rapport de la pression partielle de vapeur d'eau d'un produit sur
la pression partielle de vapeur d'eau saturante exercée par l'eau pure à la même
température. L'effet de l'eau est lié aux propriétés de solvatation des ions et des radicaux
libres et à son activité chimique. Par solvatation, l'eau permet la mobilisation des
substances pro-oxydantes ou antioxydantes. Elle interagit avec les cations métalliques et
les rend plus ou moins disponibles dans la catalyse des réactions d'oxydation. En
général, en présence de métaux de transition solubles, une a w voisine de 0,3 (comprise
entre 0,2 et 0,4) correspond aux vitesses d'auto-oxydation les plus faibles. Ces valeurs
correspondent à la formation d'une couche monomoléculaire d'eau autour des
constituants. Une aw comprise entre 0,6 et 0,8 correspond aux vitesses d'oxydation les
plus grandes. Une très faible activité de l'eau est également favorable à l'oxydation [37].
Par contre, les réactions initiées par des activités enzymatiques sont généralement
fortement ralentie quand l'activité de l'eau est inférieure à 0,7-0,8.
Page 41
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
plusieurs voies réactionnelles en fonction du milieu et des agents initiateurs. Dans les
aliments, on distingue deux principaux mécanismes : l’auto-oxydation et la photo-
oxydation.
II.1.4.1. Auto-oxydation :
L’auto-oxydation des lipides est surtout due à l’oxygène triplet et aux réactions en
chaîne décrites dans la figure II.1 Néanmoins, l’oxygène singulet peut jouer le rôle de
fournisseur d’hydroperoxydes qui, par décomposition, fournissent les radicaux
peroxyles, qui sont précisément à l’origine de la réaction en chaîne d’auto-oxydation, à
l’étape d’initiation.
La photo-oxydation est une voie de dégradation oxydative des lipides initiée par
des substances photo-sensibilisatrices. Dans les aliments, les pigments ou certains
additifs alimentaires tels que la chlorophylle, l’hémoprotéine, la riboflavine, la rose de
bengale , l’érythrosine B et la phloxine peuvent initier la photo-oxydation en présence
de la lumière [38]. Les substances photo-sensibilisatrices absorbent l’énergie lumineuse
et passent dans un état singulet qui est suivit par un croisement intersystème pour
donner une molécule excitée à l’état triplet (3a) [25].
Page 42
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Les photos sensibilisateurs interviennent dans l’oxydation des lipides selon deux
types de mécanismes [38].
L’oxygène singulet à des origines multiples. Dans les aliments, il est souvent lié à
la présence d’un photosensibilisateur (chlorophylle, flavine, composés hèmes,
porphyrines et quelques colorants de synthèse) qui, passant dans un état triplet excité
suite à l’absorption de photons, peut à son tour exciter l’oxygène et le faire passer de
l’état fondamental triplet à l’état singulet, qui est énergétiquement plus élevé (4a), c’est
le premier mécanisme [1, 25]:
3𝑆𝑒𝑛𝑠 ∗ + 3 𝑂2 → 3𝑆𝑒𝑛𝑠 + 1
𝑂2 (4a)
1
O2 + RH → ROOH
L’oxygène singulet est beaucoup plus réactif que l’oxygène triplet. Au contraire
de ce dernier, il peut s’additionner directement sur les doubles liaisons des acides gras
insaturés pour donner des hydroperoxydes à travers une réaction de type « ène » [1]:
OOH
1
+ O2 →
3 Sens ∗ + RH → R• (5a)
II.1.4.2. Thermo-oxydation :
Page 43
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
composés, qui ne s’oxydent plus, à travers une série de réactions en chaîne. Ils se
stabilisent souvent en formant des di, tri- et polymères de nature très complexe (que l’on
peut observer dans les huiles de friture par exemple). Mêmes dans les conditions
normales d’entreposage des denrées alimentaires, les lipides insaturés s’oxydent et
doivent donc être protégés de la lumière et si possible du contact avec l’air [1, 40].
OH Radical hydroxyle
H H H H2 H H H
H2 2 2
H3C C CH C C C COOH H3C C CH C C C COOH
O OH O
Hydroperoxyde Radical oxyacide gras
Le radical libre oxyacide gras est très instable, il donne naissance à des produits volatils
et non volatils: Les radicaux alkoxy peuvent par la suite réagir suivant
4 réactions. Une décomposition de la liaison carbone- carbone produit des aldéhydes
ou des aldéhydes esters. Par ailleurs, l'alkoxy peut capter un radical d' hydrogène
d'une autre molécule et forme l'alcool et un radical libre. Les radicaux libres
obtenus lors de ce stade propagent l'auto-oxydation [35,40].
Page 44
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
2 1
H H
H
R' C C C CH2 COOH
n
O
Radical oxyacide gras
scission
1 2
H H H H H H
R' C + C C CH2 COOH R' + C C C CH2 COOH
n n
O
R" H O
R'" H
Radical R"
libre Radical R"'
libre
H H H H H H
R' C H C C CH2 COOH R' H C C C CH2 COOH
n n
O O
Aldéhyde Acide gras court Alcane Aldéhyde ester
H
R C R' + R'O R C R' + R'OH (6a)
O O
H H
ROOH + C C C C + ROH (7a)
H H O
Page 45
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
H2 H H2
C C C C C
H2 H H2 O HH H
H2
C C C C C H3C C C C COOH
H H ×2
O H H2 H CH
H3C C C C COOH H3C CH C
H H2
H2 O H H2
Radical dimère C C C C C
H H Tétramère
H2 H H H2
H2 H H H H2 C C C C C
C C C C C O Oxymonomères
O Oxyradical H2 H H H H2
C C C C C
OH
Oxydimères
H2 H H H2
H2 OHH2 H H2 C C C C C C
C C C C C O H H
H H2 H2
H2 O H2 C C C C C C
C C C C C H H H H
H H H
Polymères à cycle tétrahydrofuranique
Page 46
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
I II Pentane + Pentan-1-ol +
(I)
O 12-formyldodéca-9,11-diénoate de
H3C (CH2)4 C C C C C (CH2)7 COOMe
H H H H H méthyle
13
Déca-2,4-diénal +
(II)
Octanoate de méthyle
Page 47
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Nona-1,3,6-triène +
(I)
8-formyloctanoate de méthyle
Déca-2,4,7-triénal +
I II
H2 H2 O (II) Octanoate de méthyle
H3C C C C C C C C C C (CH2)7 COOMe
H H H H H H H
9 Hexa-1,3-diène +
11-formylundec-9-énoate de
(I)
méthyle
I II
O H Hepta-2,4-diénal +
H2 2
H3C C C C C C C C C C (CH2)7 COOMe Undec-9-énoate de méthyle
H H H H H H H (II)
12
Pent-2-ène + pent-2-èn-1-ol +
12-formyldodéca-9,11-
(I)
I II diénoate de méthyle
H2 H2 O
H3C C C C C C C C C C (CH2)7 COOMe Hex-3-énal +
H H H H H H H
13
(II) Dodéca-9,11-diénoate de
méthyle
I II
Éthane + Éthanol +
(I)
H2 O H2 15-formylpentadéca-9,12,14-
H3C C C C C C C C C C (CH2)7 COOMe
H H H H H H H triénoate de méthyle
16
(II) Propionaldéhyde +
Pentadéca-9,12,14-triénoate
de méthyle
Page 48
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Dans le cas de l’acide linoléique (Figure II.3), les deux radicaux pentadiényles qui
résultent de l’abstraction d’un radical H• du groupement méthylène en position 11,
particulièrement réactif, donnent deux monohyroperoxydes ((a) et (b)) faisant partie
d’un système diène conjugué. L’action de l’oxygène singulet sur ce même acide
linoléique produit, par une réaction « ène » sur les atomes de carbone 9,10, 12 et 13,
quatre hydroperoxydes [1].
Page 49
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
( 11 ) (8)
H2 H2
H3C CH2 C C C C CH2 COOH
6 H H 6
RO2
ROOH
( 11 ) (9) ( 10 ) (8)
C C C C C C
H H H H H H
O2 O2
Page 50
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
( 11 )
H2
H3C CH2 C C C C C CH2 COOH
4H H H H 7
RO2
ROOH
( 13 ) ( 9)
C C C C C
H H H H H
O2
( 13 ) ( 9)
H H
C C C C C C C C C C
H H H H H H H H
OO OO
RH RH
R R
( 13 ) ( 9)
H H
H3C CH2 C C C C C CH2 COOH H3C CH2 C C C C C CH2 COOH
4 H H H H 7 4H H H H 7
OOH OOH
(a) (b)
Page 51
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
C OH
R O
RH
C C OH C C OH
H H
O2 O O
O2
C OH
O O
O LH C OH
O O
L O
C OH
O O O
O OH O
C OH
Hydroperoxyde
Endoperoxyde
LH
L
H3C CH2 O O O
C OH
O C OH
Aldéhyde Diène conjugué
O
O O O
C OH
MDA
Page 52
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
À température élevée, lors de friture plate (en surface) ou profonde (bain d’huile),
ces produits volatils ne resteront pas dans l’aliment frit et ne seront pas ingérés avec lui.
Ils sont responsables de l’odeur de friture [40].
Figure II.5. Courbe cinétique de l'auto-oxydation des acides gras polyinsaturés [23].
Page 53
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Afin de mieux évaluer et de comprendre les effets de certain traitement sur les
produits à haut contenu lipidique, de nombreuses méthodes d’analyse sont couramment
utilisées pour la mesure de l'oxydation des lipides dans les aliments. Bien que l'objectif
de méthodes analytiques consiste à déterminer l'oxydation des produits, l'évaluation de
la dégradation est souvent faite en surveillant les composés intermédiaires. L'évaluation
de plusieurs produits d'oxydation et des stades de la voie oxydative permet un meilleur
suivi, avec plus de détails pour une meilleure compréhension du processus de
dégradation des lipides [23]. Comme, il n’existe aucune méthode uniforme et standard
pour détecter toutes les modifications oxydatives dans tous les systèmes alimentaires
[44], il est nécessaire de choisir une méthode appropriée et adéquate pour une
application particulière. Les méthodes disponibles pour surveiller l'oxydation des lipides
dans les aliments peuvent être classées en cinq groupes en fonction de ce qu'ils
mesurent: l'absorption d'oxygène, la perte des substrats initiaux, la formation des
radicaux libres, et la formation des produits d'oxydation primaires et secondaires [45].
Plusieurs tests physiques et chimiques, incluant des analyses instrumentales, ont été
employés dans les laboratoires et l'industrie pour la mesure de divers paramètres de
l'oxydation des lipides et d'évaluer le degré de dégradation. En outre, des tests sensoriels
fournissent une évaluation subjective ou objective de détérioration oxydative, en
fonction de certains détails. Certaines méthodes d'évaluation de la dégradation sont
décrites ci-dessous.
Page 54
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Prise du poids :
La consommation d'oxygène durant le stade initial d'auto-oxydation aboutit à une
augmentation du poids de la graisse ou de l'huile, ce qui reflète théoriquement son
niveau d'oxydation. Le chauffage d'une huile et le test périodique de la prise de poids est
l’une des plus anciennes méthodes d'évaluation de la stabilité oxydative [47]. Cette
méthode nécessite un équipement simple et indique directement l'absorption d'oxygène
à travers le changement de masse. Dans ce cas, les échantillons de l'huile sont pesés et
stockés dans un four à une température définie sans circulation d'air.
Pour éviter l'influence de la variation de masse par les composés volatiles, les
échantillons peuvent être préchauffés dans une atmosphère inerte. Les échantillons sont
ensuite retirés du four à des intervalles de temps différents, refroidis à température
ambiante, et repesés; le gain de poids est alors enregistré. La période d'induction peut
être obtenue en traçant le gain de poids en fonction du temps de stockage. Dans certains
cas, le temps nécessaire pour atteindre une augmentation de poids de 0,5% est pris
comme un indice de stabilité de l'huile [44, 47, 48].
En tant que méthode physique pour mesurer l'oxydation des lipides, la méthode de
prise de poids présente plusieurs inconvénients tels que le chauffage discontinu de
l'échantillon, ce qui peut donner lieu à des résultats non reproductibles, et nécessitant
beaucoup de temps d'analyse et beaucoup d’effort humain. Néanmoins, cette méthode
offre des avantages tels que le faible coût de l'instrumentation ainsi que la haute
capacité et la grande vitesse de traitement des échantillons sans limitation [44].
Page 55
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
méthode de l’oxygène dans l’espace de tête, un échantillon d'huile est placé dans un
récipient fermé contenant également une certaine quantité d'oxygène à des températures
élevées, généralement autour de 100 °C. La réduction de la pression dans le récipient, ce
qui est due à la consommation d'oxygène, est contrôlée en permanence et enregistrée
automatiquement. La période d'induction en tant que un point de variation maximale du
taux de consommation d'oxygène peut être calculée [49]. Un instrument commercial de
cette méthode, connu sous le nom Oxidograph, est disponible. Dans le Oxidograph, le
changement de pression dans le récipient de réaction est mesuré par voie électronique
au moyen de transducteurs de pression [44, 50].
La méthode de l’oxygène dans l’espace de tête est simple et reproductible et peut
être la meilleure méthode d'analyse pour évaluer la stabilité oxydative de graisses et
d'huiles [51]. Cependant, son application dans la mesure de l'oxydation des lipides dans
les produits alimentaires autres que les graisses et les huiles est limitée, car l'oxydation
des protéines absorbe également de l'oxygène [52].
Page 56
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Page 57
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Page 58
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
R1 R2
R1 R2
R1 R2
Les diènes et triènes conjugués, qui absorbent respectivement à 234 et 268 nm,
sont directement liés à l’hydropéroxydes et sont souvent utilisés en plus ou à la place de
l’indice de péroxyde PV [77]. Cette méthode est rapide, si les lipides du produit à
analyser sont extraits, mais peu spécifique [78]. Elle convient bien pour le suivi des
premiers stades de l’oxydation des lipides dans des systèmes simplifiés ou pour des
systèmes biologiques. Cependant, les diènes conjugués ne peuvent pas être aussi
sensible que les hydropéroxydes et leurs produits de décomposition, y compris les
aldéhydes, les cétones et les acides à faible poids moléculaire, pour la détermination de
la peroxydation des lipides [79].
Page 59
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
Hydroperoxydiène oxodiène
OOH O
Réduction
Hydroxydiène
OH
Triène conjugué
et
Tetraène conjugué
Figure II.7. Étapes de réaction chimiques dans les dosage de produits d'oxydation
conjugables (COP).
Des bonnes corrélations entre les diènes conjugués et l’indice de péroxyde ont été
obtenues [80,81]. Cependant, cette méthode présente moins de spécificité et de
sensibilité que la mesure PV [47,50]. En outre, le résultat peut être affecté par la
présence de composés absorbant dans la même région, comme les caroténoïdes [44].
Pour éviter ces interférences, une méthode spectroscopique alternative de mesure des
produits d'oxydation conjugués (COPs) a été proposé. Dans cette méthode, les
hydropéroxydes et les produits de décomposition sont convertis en chromophores
hautement conjugués par réduction et déshydratation ultérieure (Figure II.7). Les
concentrations des triènes et tétraènes conjugués résultants sont déterminés à partir de
leur absorption respectif à 268 nm et 301 nm et sont exprimés en valeurs de COP [44,
50].
Page 60
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
O OH NH2 N OH
C C +
H C H
H H3CO H3CO
N HN
H3CO OCH3
Indice de TOTOX :
L’indice de Totox est une mesure de l'oxydation totale, y compris les produits
d'oxydation primaires et secondaires et il est calculé par 2 PV+-AnV, fournissant à des
informations sur l'état actuel de l'oxydation. Il est utilisé par l'industrie [77]. Au cours de
Page 61
Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
l'oxydation des lipides, on observe souvent que PV augmente d'abord, puis il diminue
comme les hydropéroxydes se décomposent (Figure II.5). Le PV et -AnV reflètent le
niveau de l'oxydation en première et dernière étapes de la réaction d'oxydation,
respectivement. L’indice Totox mesure les tous deux indices d’hydropéroxydes et leurs
produits de dégradation, et fournit une meilleure estimation de la détérioration
progressive de l'oxydation des graisses et des huiles [89].
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Chapitre II Dégradation oxydative des acides gras polyinsaturés
s’accorde bien avec l'AOM [93]. Dans le test Rancimat, un flux d'air est mis à barboter
à travers l’huile chauffée, généralement à 100 °C ou au-dessus. Pour les huiles marines,
des températures aussi basses que 80 °C sont souvent utilisées. Les composés volatils
formés lors de l'oxydation accélérée sont recueillies dans de l'eau distillée, ce qui
augmente la conductivité de l'eau.
La variation de la conductivité est tracée automatiquement et la période
d'induction de l'huile ou le temps nécessaire pour atteindre un niveau fixe de
conductivité est enregistré [90,96]. Le test Rancimat permet de surveiller le processus
d'oxydation en continue. Comme rapporté par Farooq et al. [97], l'analyse par la
méthode Rancimat est à quatre à cinq fois plus rapide que celle de l'OMA. Une
excellente corrélation entre Rancimat et diènes conjugués a été trouvée [94]. Cependant,
le principal inconvénient de cette méthode est que seuls huit échantillons peuvent être
inclus dans chaque lot. Un autre appareil, l'instrument de stabilité oxydative, fonctionne
sur le même principe que le Rancimat, et a la capacité d'analyser simultanément jusqu'à
24 échantillons [90].
Diverses modifications ont été proposées pour l'évaluation de l'oxydation des
lipides par la méthode OSI. Il s’agit notamment de l'utilisation des énergies auxiliaires,
tels que les micro-ondes pour réduire le temps d'analyse [94] et une combinaison de la
méthode OSI avec la chromatographie afin d’obtenir des informations spécifiques sur
les produits volatils. Les substances volatiles piégées lors de la mesure par le test
Rancimat peuvent être analysées par la technique de l’espace de tête couplée à la
chromatographie en phase gazeuse (HS-GC) avec FID et à la spectrométrie de masse
(GC-MS) pour la quantification individuelle des composés volatils, ainsi améliorant la
spécificité de l'évaluation [98].
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Partie expérimentale
Chapitre III :
Matériels et méthodes
Chapitre III Matériels et méthodes
III.1. Matériels :
Toutes les variétés ont été obtenus après la récolte de fruits dans la région
d’El-Oued, dans le sud-est de l'Algérie, au cours de la campagne agricole de 2013
(Novembre). Le tableau III.1 regroupe l’origine, et la codification des échantillons.
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Chapitre III Matériels et méthodes
La figure III.1 suivante représente les photos des fruits d’olivier à étudier :
A B C D
Figure [Link] variétés d’olive à étudier.
Les pâtes stockées (fruits d'olive hachés), qui ont été maintenues congelées dans
des récipients hermétiques, ont été laissées à décongeler à température ambiante, avant
l'extraction de l’huile par le pressage et les quatre huiles d'olive ont été extraites par le
même système de traitement.
III.2. Analyse biochimique :
Elle est déterminée en portant des échantillons frais (m1) pesés préalablement
dans une étuve à 80 °C jusqu’à poids constant. La matière sèche obtenue est pesée
(m2). La teneur en eau des échantillons est calculée selon la formule suivante :
m 1 −m 2 ×100
Teneur en eau (g/100g) =
m1
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Chapitre III Matériels et méthodes
Folch et al. [99] ont été parmi les premiers qui ont reconnu et développé le
système de phase méthanol/ chloroforme/ eau (la méthode dite "Folch"), qui, sous
diverses modifications, continue à être considéré comme les moyens classiques et les
plus fiables pour extraire les lipides quantitativement. Dans l'intérêt de l'économie, des
méthodes moins exhaustives ont été développées. De loin le plus connu est la méthode
de "Bligh et Dyer" [100], qui est devenue l’une des méthodes les plus recommandées
pour extraire les lipides totaux de tissus biologiques frais, animaux et végétaux [101,
102]. Cette méthode est en fait reconnue comme une méthode de référence standard
dans de nombreuses études pour la détermination des lipides des poissons marins [102-
110] ainsi que pour d'autres types d'échantillons, comme du lait [111, 112].
Dans tous les cas, il est important de prendre certaines précautions afin de
s’assurer que l’étape d’extraction n’altère pas la composition de l’extrait lipidique et que
le rendement soit total, telle que manipulation sous azote, évaporation des solvants à
une température inférieure à 40 °C, réduction du temps d’extraction et de stockage
avant l’analyse, ce qui permettent de prévenir l’oxydation des acides gras polyinsaturés
[1].
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Chapitre III Matériels et méthodes
Quand une cellule de végétaux est exposé à un solvant organique non polaire, tel
que l'hexane ou le chloroforme, le solvant organique pénètre à travers la membrane
cellulaire dans le cytoplasme (étape 1) et interagit avec les lipides neutres en utilisant
des forces similaires de Van der Waals (étape 2 ) pour former un complexe solvant
organique-lipides (étape 3). Ce complexe solvant organique-lipides, entraîné par un
gradient de concentration, diffuse à travers de l’autre côté de la membrane cellulaire
(étape 4) et le film de solvant organique statique entourant la cellule (étape 5) vers la
plupart de solvant organique. Par conséquent, les lipides neutres sont extraits hors des
cellules et restent dissouts dans le solvant organique non polaire. Un film statique de
solvant organique est formé du fait de l'interaction entre le solvant organique et la paroi
cellulaire. Ce film entoure la cellule de végétaux et reste non perturbé par aucun flux de
solvant ou d’agitation.
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Chapitre III Matériels et méthodes
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Chapitre III Matériels et méthodes
Dans la plupart des travaux pratiques de laboratoire, les deux solvants organiques,
non polaire et polaire sont ajoutés aux cellules de tissus animaux et végétaux frais pour
assurer l'extraction complète de tous lipides neutres, à la fois sous la forme de globules
autoportants et sous la forme de complexes associées à la membrane [126].
Les volumes initiaux de solvants ont été réalisés selon la méthode originale de
Bligh et Dyer en utilisant le rapport suivant: Dans un ballon de 500 mL, 100 g
d'échantillon a été homogénéisé avec 300 mL du mélange chloroforme: methanol
(1:2, v/v) (système monophasique). On procède ensuite à l’extraction à l’aide d’un
ultrason, l’extraction a lieu à 60 °C dans un bain à ultrasons, dont la capacité
ultrasonique est de 720W. Pour cela le ballon est adapté au réfrigérant à reflux, puis le
mélange est soniqué pendant 30 min. Assurer que le niveau du mélange du ballon était
inférieure à celui de la cuve de nettoyage. Après l’extraction, le mélange a été filtré sous
vide sur Büchner muni d’un papier filtre puis le filtrat a été ré-homogénéisé avec
Page 71
Chapitre III Matériels et méthodes
100 mL de chloroforme, et 100 mL d'eau distillée ou solution de sel faible est ajoutée.
Le système bi-phasique final a été transvasé dans une ampoule et mis à décanter
jusqu’à séparation en deux phases. : une phase surnageante contenant les composés
non lipidiques et une phase organique qui contient la quasi-totalité des lipides.
Pour une extraction quantitative des lipides, le reste de tissu est ré-homogénéisé avec du
chloroforme et filtré à nouveau. Les fractions sont rassemblées et mises à décanter
dans une ampoule. Après décantation , la phase inférieure, composée de l’huile et du
chloroforme, est prélevée dans un ballon à fond rond. L’huile est obtenue après
évaporation à sec du chloroforme sous pression réduite à 40 °C et le solvant résiduel
a été éliminé à l’aide d’un courant d’azote. Ensuite la teneur en lipide est déterminée par
gravimétrie après évaporation de la phase de chloroforme combinée à siccité. Tous les
échantillons ont été conservés à l'abri de la lumière, dans un flacon en verre ambré à
-18 °C jusqu'au moment de l'analyse.
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Chapitre III Matériels et méthodes
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Chapitre III Matériels et méthodes
Extraction
ESAU
EPM
Centrifugation Filtration
Séparation et évaporation
Récupération
Récupération de l’extrait
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Chapitre III Matériels et méthodes
Selon [133], la méthylation des acides gras consiste en deux étapes principales:
le prétraitement des échantillons suivie d’une transesterification.
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Chapitre III Matériels et méthodes
éliminer les traces d’eau et décantée dans un ballon à fond rond taré à travers d’un
papier filtre, puis pesé pour l’étape suivante de transestérification.
Ester Huile
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Chapitre III Matériels et méthodes
Récemment, la technique décrite pour étudier les composés purs ou les extraits ,
c’est la technique électrochimique grâce à sa possibilité et sa rapidité de fournir des
informations quantitatives et qualitatives sur les processus électrochimiques afin de
comprendre leurs comportements [135,136]. De nombreuses méthodes électrochimiques
sont couramment réalisées sur des extraits bruts, afin d’analyser leurs substances
électro-actives sans prétraitement [137, 138]. Ces méthodes sont basées sur la propriété
d’oxydoréduction d’un composé dans le milieu réactionnel. Cependant, les extraits
lipidiques testés n’ont pas permis l’apparition de l’oxydation des acides gras insaturés à
cause de leur richesse en antioxydants, tel que la vitamine E. Après plusieurs essais
infructueuses d’optimiser les conditions expérimentales sans prétraiter l’extrait, nous
avons trouvé que les échantillons lipidiques doivent faire l’objet d’une étape de
l’élimination des antioxydants afin d’analyser électro- chimiquement leurs acides gras.
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Chapitre III Matériels et méthodes
Voltammétrie cyclique :
La voltammétrie cyclique est la technique la plus utilisée pour acquérir à des
informations qualitatives sur les réactions électrochimiques. Cela revient à sa capacité
de fournir rapidement des informations considérables sur les processus redox, la
cinétique de réactions de transfert d'électrons hétérogènes et sur les réactions chimiques
couplées ou encore les procédés d'adsorption. La voltammétrie cyclique est souvent la
première expérience réalisée dans l’étude électroanalytique. En particulier, elle offre
une localisation rapide des potentiels redox des espèces électroactives, et une évaluation
convenable de l'effet des milieux sur le processus d'oxydoréduction [140].
Principe :
La voltammétrie cyclique est une méthode électroanalytique basée sur des
mesures dans des conditions de microélectrolyse dynamiques (hors équilibre). Les
courbes obtenues (qui sont caractéristiques de la solution électrolytique) peuvent être
utilisées pour déterminer la nature et la concentration des espèces oxydables ou
réductibles présentes [139].
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Chapitre III Matériels et méthodes
20
Densité du courant (µA/cm²)
15
10
-5
0 200 400 600 800
E (mV)
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Chapitre III Matériels et méthodes
1/2
𝑖𝑝 𝑎 = 2.69 × 105 . 𝑆. 𝑛3/2 . 𝐷𝑂𝑥 . 𝐶𝑂𝑥 . 𝑣 1/2
Système irréversible :
Pour un système totalement irréversible, le transfert électronique hétérogène est lent et
donc l'équation de Nernst n'est plus applicable. La réaction inverse peut être négligée.
L'expression de la densité de courant en fonction de la concentration d’espèce
électroactive est donnée ici par la relation simplifiée de Butler-Volmer à 25 °C
suivante :
𝛼, coefficient de transfert.
L’intensité 𝑖𝑝 s’exprime en [Link]-2 si 𝐷 est exprimé en cm2.s-1 ; 𝑣 en V.s-1 et la
concentration 𝐶 en [Link]-3
Système quasi-réversible :
L’expression mathématique du courant du pic pour ce système a été développée par
Matsuda et Ayabe, le courant de pic est donné par l’expression suivante :
Page 80
Chapitre III Matériels et méthodes
Figure III.8. Voltammogrammes cycliques pour des systèmes : réversible rapide (A),
quasi réversible semi rapide (B) réversible lent (C) totalement irréversible (D).
Description et Principe :
Page 81
Chapitre III Matériels et méthodes
Figure III.9. Forme d'onde de l’onde carrée montrant l'amplitude, la hauteur du pas, la
période de l’onde carrée, temps de retard, et les temps de mesure de courant 1 et 2
[140].
4.0
3.5
3.0
2.5
di (µA/cm²)
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
-0.5
0 200 400 600 800
E (mV)
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Chapitre III Matériels et méthodes
1/2
𝛥𝑖𝑝 = 𝑛𝐹𝑆𝐷𝑟 𝛥𝜙𝑝 𝑓 1/2 𝐶
𝑛𝐹𝐴𝐷1/2 𝐶 1 − 𝜎
𝑖𝑝 =
𝜋𝑡𝑝 1+𝜎
𝑛𝑓 ∆𝐸
Où 𝜎 = exp (E est l'amplitude de l'impulsion). La valeur maximale du
𝑅𝑇 2
Le potentiel de pic (Ep) peut être utilisé pour identifier les espèces, comme il se
produit à proximité du potentiel de demi-onde polarographique [140, 146]:
𝐸𝑝 = 𝐸1/2 − ∆𝐸/2
Page 83
Chapitre III Matériels et méthodes
Où Ci est la capacité intégrale. Cette contribution de fond est inférieure de plus d'un
ordre de grandeur que le courant de charge de la voltammétrie impulsionnelle normale.
En conséquence, la voltammétrie impulsionnelle différentielle permet à l'analyste de
détecter les analytes présents dans la solution jusqu'à des concentrations de l'ordre de
10-8 ( environ 1µg / L) [140].
La réponse en forme de pic des mesures d’impulsions différentielles résulte aussi
d’une résolution améliorée entre deux espèces avec des potentiels redox similaires.
Dans des diverses situations, les pics séparés par 50 mV peuvent être mesurés. Une telle
quantification ne dépend que des potentiels des pics correspondants seulement, mais
également de la largeur du pic. La largeur du pic (à mi-hauteur) est lié à la
stoechiométrie d'électrons:
3.52 𝑅𝑇
𝑊1/2 =
𝑛𝐹
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Chapitre III Matériels et méthodes
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Chapitre III Matériels et méthodes
Electrodes :
Il faut opérer dans une cellule d’électrolyse comportant trois électrodes auxquelles
un circuit extérieur se trouve connecté [139].
a) Electrode de référence:
L’électrode de référence possède un potentiel spécifique et constant. Cette
propriété permet de pouvoir imposer un potentiel précisément défini entre cette
électrode et l’électrode de travail afin de forcer l’oxydation de la molécule étudiée. Les
électrodes de références les plus utilisées sont celles au calomel saturé Hg/Hg 2Cl2/KCl,
et celles au chlorure d’argent Ag/AgCl (KCl 3M).
b) Electrode de travail :
En règle générale, l’électrode de travail (ou encore, électrode indicatrice) où
doivent avoir lieu les réactions que l’on désire produire, doit être stable pendant une très
grande période, doit posséder un bon rapport signal/ bruit de fond et doit être également
simple à manipuler et à conditionner. Le potentiel de cette électrode peut être contrôlé à
l’aide d’une électrode de référence.
De plus, les solutés à analyser doivent y développer une cinétique de réaction
électrochimique rapide dans un large domaine de potentiel accessible [145].
Dans notre étude, nous avons choisis l’électrode au carbone vitreux de diamètre 3
mm comme une électrode de travail en raison de sa facilité de mise en œuvre et de son
faible courant résiduel.
c) Electrode auxiliaire:
L’électrode auxiliaire appelée aussi contre-électrode qui permet de mesurer
l’intensité du courant circulant dans la cellule électrochimique au cours de l’électrolyse.
Le potentiel de la contre-électrode n’ayant en général pas besoin d’être lui-même
contrôlé [139].
En effet, les électrons libérés au cours de la réaction d’oxydoréduction créent un
courant entre l’électrode auxiliaire et l’électrode de travail. Il s’agit d’une électrode en
inox, en platine ou bien en carbone qui assure le passage du courant.
Dans notre étude, l’électrode auxiliaire est un fil en platine (Pt) pure à 99.99%. En
raison de la formation d’oxyde sur la surface du matériau, les électrodes en platine sont
recommandées [147,148].
Page 86
Chapitre III Matériels et méthodes
III.2.3.2.C. Expérience :
L'expérience voltammétrique consiste à appliquer un potentiel à l'électrode de
travail qui varie avec le temps comme le montre les figures III.6 et III.9. L'expérience
enregistre le courant circulant à travers l'électrode de travail en fonction du potentiel
appliqué et en même temps un tracé de courant en fonction du potentiel est construit. Le
potentiel de l'électrode de travail commence par une valeur, E1, généralement mais pas
obligatoire, il est choisie pour correspondre à la circulation du courant négligeable afin
d'assurer qu'aucune réaction électrochimique ne se produit sur l’électrode de travail.
Le potentiel est ensuite balayé d'une manière linéaire jusqu'à une tension E2, mais
pour la voltammétrie cyclique, à ce point le sens du balayage est inversé et le potentiel
d'électrode de travail est inversé généralement jusqu'au retour à la valeur initiale. Le
potentiel E2 est généralement sélectionné de sorte que l'intervalle de potentiel (E 2-E1)
contient le processus d'oxydation ou de réduction d'intérêt [149]. Tout en gardant la
même vitesse de balayage.
Au début de l’application du potentiel, le potentiel imposé est faible, car il n’y a
pas de réaction redox. Lorsqu’on augmente le potentiel imposé, la réaction d’oxydation
devient favorable et les espèces réduites à proximité de l’électrode sont oxydées avec
transfert d’électron à l’électrode de travail, entraînant la diffusion d’espèces réduites
vers l’électrode.
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Chapitre III Matériels et méthodes
Page 88
Chapitre III Matériels et méthodes
inertes telles que le platine et l'or [150]. Une contre-électrode en platine et une électrode
de référence au calomel saturé Hg/Hg2Cl2/KCl, connectées à la cellule, complètent le
dispositif de mesure. Tous les potentiels sont exprimés par rapport à cette électrode de
référence.
Les solutions électrolytiques sont constituées d’un mélange de solvant organique
EtOH/ C6H6-CH3 (1 :1 v/v) contenant 0,1 M de H2SO4. Pour chaque courbe intensité-
potentiel, le domaine de potentiel est choisi de manière à éviter l’oxydation et la
réduction de solvant.
De plus, entre chaque expérience, un nettoyage systématique de l'électrode de
travail est réalisé. Il consiste à polir la surface de l'électrode avec du papier abrasif.
Après rinçage à l'eau distillée, l'électrode est immergée dans la solution qui y compris
l’extrait à analyser.
Enfin, les voltammogrammes sont effectués dans l’électrolyte support avec le
volume ajouté de chaque extrait à 100 mV.s-1 pour la CV et 15 mV.s-1 pour la SWV et
la DPV, entre le domaine d’électroactivité des acides gras insaturés (+200 à +1500mV)
jusqu'à l'obtention de courbes intensité-potentiel reproductibles et présentant une allure
caractéristique.
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Chapitre III Matériels et méthodes
Saponification
Page 90
Chapitre III Matériels et méthodes
Le traitement thermique a été mis en œuvre dans un four dans lequel les
échantillons lipidiques sont chauffés sur une plaque chauffante d’acier. Le traitement
thermique consiste à maintenir l’échantillon sous chauffage dans des flacons en verre
pendant 15 min. Les températures à étudier sont : 175 °C, 275 °C, 350 °C et 450 °C.
Après refroidissement à température ambiante, les échantillons traités sont conservés à
l'abri de la lumière, à -18 °C pour la suite d’étude.
La qualité de l'huile obtenue par les différentes méthodes d'extraction ainsi que les
échantillons préchauffés d’huile d’olive a été évaluée par la détermination de certains
paramètres. Il existe plusieurs tests de contrôle de qualité en rapport avec l’oxydation
des corps gras: le profil d'acide gras, l’indice d'acidité et l’analyse
spéctrophotométrique. L’indice d'acidité et l’analyse spéctrophotométrique ont été
déterminées selon les méthodes officielles décrites dans CEE Reg. N° 2568/91 [151].
Le profil d’acides gras des échantillons préchauffés a été mis en œuvre selon la
description au paragraphe III.2.3.1.
Il a été découvert en 1933 que la formation de diènes conjugués dans les graisses
et huiles donne lieu à un pic d'absorption à 230-235 nm dans la région ultraviolette
(UV). Dans les années 60, la surveillance de diène conjugué est considérée comme une
technique utile pour l'étude de l'oxydation des lipides [47]. Lors de la formation
d'hydroperoxydes d'acides gras insaturés, des diènes conjugués sont généralement
produits, en raison du réarrangement des doubles liaisons. Les diènes conjugués
résultants présentent une absorption intense à 234 nm; les triènes conjugués similaire
absorbent à 268 nm [44]. Une augmentation de l'absorption UV correspond
théoriquement à la formation de produits d'oxydation primaire dans les graisses et les
huiles [80, 81].
Page 91
Chapitre III Matériels et méthodes
III.3.1.1.A. Principe :
La détection ultraviolette des diènes conjugués est simple, rapide, et ne nécessite
pas des réactifs chimiques, seulement de petites quantités d'extrait lipidique [47, 50]. La
matière grasse étudiée est dissoute dans le solvant requis, puis on détermine
l’absorbance de la solution à la longueur d'onde prescrite, par rapport au solvant pur. On
calcule les absorbances spécifiques à partir de lectures spectrophotométriques.
Eλ
Kλ =
C ×S
Où :
Page 92
Chapitre III Matériels et méthodes
III.3.1.2.A. Principe :
Mise en solution d'une prise d'essai dans un mélange de solvants, puis titrage des
acides gras libres présents à l'aide d'une solution éthanolique standard d'hydroxyde de
potassium.
où:
𝑽: volume, en millilitres, de la solution titrée d'hydroxyde de potassium utilisée;
𝑪 : concentration exacte, en moles par litre, de la solution titrée d'hydroxyde de
potassium utilisée;
Page 93
Chapitre III Matériels et méthodes
IA M IA
Acidité (% acide oléique) = × × 100 =
56.1 1000 1.99
𝐌: masse molaire, en grammes par mole, de l'acide adopté pour l'expression du résultat
(= 282).
Les analyses de variance à un facteur (ANOVA) ont été réalisées sur l’ensemble
des résultats obtenus au cours de ce travail afin de déterminer s’il existait des
différences significatives entre les valeurs des différents échantillons. La comparaison
des médianes et la recherche des groupes homogènes, c’est à dire la recherche de l’effet
significatif, ont été réalisées à l’aide du test de Tukey. Un niveau de probabilité de
P<0.05 a été utilisé pour tester la signification statistique de toutes les données
expérimentales. Ces études ont été effectuées grâce au logiciel Minitab, version 17.
Page 94
Chapitre IV :
Résultats et discussion
Chapitre IV Résultats et discussion
[Link] en eau :
Le matériel végétal frais était séché à la température de 80 °C, les teneurs en eau
sont présentées dans le tableau IV.1.
Page 96
Chapitre IV Résultats et discussion
L’étude bibliographique minutieuse menée sur l’espèce Oléa europea L., révèle
que l’espèce de la région d’El-Oued (Sud-est algérien) n’a jamais fait l’objet d’une
quelconque étude chimique. Ceci nous a incité à nous intéresser de près à l’étude de
leurs composition en acides gras, et par la même occasion de la valoriser pour une
future utilisation.
L’extraction des lipides a été réalisée par deux méthode. Celle-ci a été réalisée en
présence d’un solvant organique et l’autre à l’aide d’un pressage mécanique. Ces
méthodes sont généralement rencontrées dans la bibliographie. Il est donc indispensable
de procéder à une analyse biochimique afin de pouvoir les évaluer et enfin de valoriser
les quatre variétés d’olive.
À cet effet, l'analyse de la composition en acides gras des extraits a été réalisée
par chromatographie en phase gazeuse (CPG). Les analyses ont été réalisées en trois
fois, et les acides gras, ainsi que leurs abondances relatives sont regroupés dans les
tableaux IV.2 et IV.3.
Page 97
Chapitre IV Résultats et discussion
Les profils d'acides gras des lipides totaux LT du fruit d’olivier examinés
présentent des fortes similarités remarquables, avec des proportions variables d'acides
gras insaturés, principalement de l'acide oléique (C18:1 -9) et l'acide linoléique
(C18:2 -6), de même avec des proportions substantielles de l'acide saturé palmitique
(C16:0) et stéarique (C18:0). Les pourcentages d'acides gras dans les fruits d’olivier, ont
diminué de l'ordre de AGMI> AGPI > AGS, seule le pourcentage d'acides gras de SIG a
décroit de l'ordre de AGMI> AGS > AGPI. Des différences significatives entre les
échantillons ont été observés pour les proportions des acides gras mesurées, et pour les
rapports d'acides gras (Figure IV.1).
La comparaison entre les pourcentages d’AG insaturés des fractions lipidiques des
différents échantillons du fruit d’olivier a montré que C18:1 -9 varient peu, chez les
différents lipides étudiés, seul C18:1 -9 du lipide MAN est significativement inférieur
à celui des autres lipides, tandis que C18:2 -6 est significativement plus élevé
(P<0.05) chez le lipide LAR, et plus faible dans celui de SIG. L’acide gras d’-3
(C18:3) est significativement plus important (P<0.05) chez les lipides LAR et NEB, et
inférieur dans ceux de MAN et SIG. Par ailleurs, une moindre quantité de C16:1, C17:1,
C20:1 -9 a été également estimée dans tous les échantillons lipidiques. Les acides
C24:1 -9, C18:3 -6 et C22:6 -3 sont présents dans les échantillons lipidiques LAR
et MAN mais sont absents dans les autres échantillons NEB et SIG. Les résultats ci-
dessus ont confirmé qu'il y a une grande variation dans toutes les compositions en
acides gras analysées des variétés d'olives.
Page 98
Chapitre IV Résultats et discussion
C8:0 nd 0.100.04a nd
0.100.01a
0.100.01a
C10:0 nd 0.090.01a 0.100.05a
0.080.03a
C11:0 nd 0.100.04a 0.130.05a
0.090.04
C12:0 nd nd nd
0.090.02a 0.100.05a
C14:0 nd nd
0.130.04a
C15:0 0.090.00a nd nd
17.772.06ab
C16:0 17.100.26bc 21.53 2.47a 13.410.38c
0.100.06b
C17:0 0.110.00b 0.180.07b 0.580.11a
4.160.31a
C18:0 1.800.04c 1.640.16c 3.150.00b
0.390.04b
C20:0 0.330.04b 0.410.05b 0.710.11a
0.0580.00
C22:0 nd nd nd
2.430.31a
C16:1 0.940.08b 2.670.37a 0.900.10b
0.140.07bc
C17:1 0.110.02c 0.300.01b 0.690.12a
57.572.58a
C18:1 𝛚-9 c+t 50.250.95b 43.500.99c 54.463.34ab
0.210.03b
C20:1 𝛚-9 cis 0.280.10ab 0.240.06b 0.440.05a
0.070.03a
C24:1 𝛚-9 cis nd nd 0.080.03a
10.390.36d
C18:2 𝛚-6 c+t 23.940.35a 21.940.37b 18.550.93c
0.350.12a
C18:3 𝛚-6 cis nd nd 0.150.01a
0.840.06b
C18:3 𝛚-3 cis 1.200.03a 0.850.10b 1.260.07a
0.080.03a
C22:6 𝛚-3 cis nd nd 0.090.052a
18.320.67c 22.711.84ab
AGS 19.490.20bc 24.202.33a
60.402.27a
AGMI 51.590.96bc 46.700.62c 56.543.15ab
11.540.25d
AGPI 25.140.33a 22.780.42b 20.030.92c
0.920.04b
𝛚-3 AGPI 1.200.03a 0.850.10b 1.320.02a
10.630.21 d
𝛚-6 AGPI 23.940.35 a 21.940.37 b 18.700.92c
11.580.29 c
Ratio 𝛚-6/ 𝛚-3 19.940.67 b 26.123.18 a 14.160.70 c
Page 99
Chapitre IV Résultats et discussion
Tous ces résultats indiquent que les acides gras d'huile d’olive sont accumulés de
manière différente selon la variété. En fait, l'accumulation de ces métabolites dépend de
leurs stockages enzymatiques, qui sont génétiquement déterminés, selon les résultats
des autres recherches [152]. Des similarités entre les compositions en acides gras des
huiles analysées dans notre recherche et ceux rapportées dans la littérature pour les
huiles d'olive ont été trouvées [153-155].
D’après les résultats obtenus, aucune similarité n’a été trouvé dans le contenu en
AGS, AGMI et AGPI pour les différentes fractions lipidiques étudiées, ainsi que la
proportion -6. En revanche, le pourcentage d’-3 a été similaire dans les deux lipides
LAR et NEB, il a été plus élevé (P<0.05) que dans MAN et SIG. Les valeurs du rapport
-6/-3 observées pour les lipides NEB et SIG ont été significativement similaires et
inférieures (P<0.05) à ceux dans d’autres échantillons lipidiques, mais l'équilibre
approprié pour -6/-3 recommandé par le ministère de la Santé (1994) est 4. Un
équilibre inapproprié de -6/-3 AGPI pourraient contribuer à un plus grand risque de
maladies coronariennes (CHD) [8].
Page 100
Chapitre IV Résultats et discussion
C6:0 nd nd nd nd
C8:0 nd nd nd nd
C10:0 nd nd nd nd
C11:0 nd nd nd nd
C12:0 nd nd nd nd
C13:0 nd nd nd nd
ab b 0.090.02a
C14:0 0.050.01 0.040.01 nd
0.050.00
C15:0 nd nd nd
16.400.15b
C16:0 14.520.34c 20.490.15a 14.450.54c
0.060.01b
C17:0 0.07 0.02b 0.10.06b 0.470.01a
4.56 0.15a
C18:0 2.130.07c 2.731.04bc 3.690.35ab
0.430.01b
C20:0 0.360.01c 0.400.00b 0.610.02a
C22:0 nd nd nd nd
C14:1 nd nd nd
C15:1 nd nd nd nd
b c a 0.090.00c
C16:1 0.77 0.02 0.140.01 0.870.03
0.110.02c
C17:1 0.090.01c 0.280.00b 0.62 0.05a
60.610.46a
C18:1 𝛚-9 c+t 52.491.02c 45.680.56d 56.331.49b
0.190.03c
C20:1 𝛚-9 cis 0.330.05ab 0.240.02bc 0.420.05a
0.160.16a
C18:3 𝛚-6 cis 0.180.14a 0.040.00a 0.160.02a
0.85 0.02c
C18:3 𝛚-3 cis 1.180.01b 0.790.01d 1.230.02a
nd 0.0380.00 nd nd
C20:2 𝛚-6 cis
61 0.50a
AGMI 53.680.99c 46.340.54d 58.231.41b
12.050.13d
AGPI 27.140.03a 23.040.26b 20.230.20c
0.850.02c
𝛚-3 AGPI 1.180.01b 0.790.01d 1.230.02a
11.200.13d
𝛚-6 AGPI 25.950.02a 22.250.26b 18.990.22c
13.170.30d
Ratio 𝛚-6/ 𝛚 -3 21.900.11b 28.160.52a 15.430.46c
Page 101
Chapitre IV Résultats et discussion
Selon les résultats obtenus, aucune similarité n’a été trouvé dans le contenu en
AGS, AGMI et AGPI pour les différentes fractions lipidiques extraites à l’aide d’un
pressage mécanique, ainsi que la proportion d’-6 et d’-3.
Les valeurs du rapport -6/-3 observées pour les différents extraits lipidiques
varient de façon significative (P<0.05). L’extrait MAN a eu la valeur la plus élevée du
rapport -6/-3. Le rapport le plus faible a été trouvé dans celui de SIG (13.17), mais il
est supérieur à 4 (la valeur recommandée par le ministère de la Santé (1994)) [8].
Page 102
Chapitre IV Résultats et discussion
ESAU EPM
30 30
25 LAR 25 LAR
20 MAN 20 MAN
15 NEB 15 NEB
10 SIG 10 SIG
5 5
0 0
AGPI w-3 w-6 Ratio AGPI w-3 w-6 Ratio
AGPI AGPI w-6/w-3 AGPI AGPI w-6/w-3
Figure IV.1. Proportions des acides gras polyinsaturés totaux, AGPI d’-3 et -6
(g pour 100 g de lipides totaux) ainsi que leur rapport des extraits lipidiques de
différentes variétés d’olive.
Page 103
Chapitre IV Résultats et discussion
cellulaires associants, mais pas trop polaires où les solvants ne solubilisent pas
facilement tous les triglycérides (TAG) et d'autres lipides non polaires [158].
Plusieurs études basés sur l’extraction de lipide par un système de solvant polaire
et non polaire ont été également réalisées précédemment par de nombreux chercheurs
sur des différentes matrices y compris des tissus animaux [8], des tissus végétaux [159,
160]. En fait, le chloroforme et le méthanol en combinaison présentent une forte
puissance de dissolution pour toute la gamme de polarité trouvée en lipides, ainsi que la
capacité de briser la membrane et de dénaturer les (-lipo) protéines [158].
Page 104
Chapitre IV Résultats et discussion
25
20
ESAU
EPM
15
10
0
AGPI w-3 w-6 Ratio AGPI w-3 w-6 Ratio
AGPI AGPI w-6/w-3 AGPI AGPI w-6/w-3
NEB SIG
L'ambiguïté dans l’extraction d’acide gras d’-6 de C18:3 rapportée par différents
échantillons en comparaison avec la méthode d’extraction par pressage, sa présence en
Page 105
Chapitre IV Résultats et discussion
NEB et SIG tandis que son absence en LAR et MAN, peut être attribuée à la nature
différente des matrices et de leur chimie avec le mélange de solvant utilisé. La même
remarque pour l’acide gras de C14:0, il est absent dans le lipide MAN malgré sa
présence dans les autres échantillons étudiés.
30
25
ESAU
EPM
20
15
10
0
AGPI w-3 w-6 Ratio AGPI w-3 w-6 Ratio
AGPI AGPI w-6/w-3 AGPI AGPI w-6/w-3
LAR MAN
Cette étude a clairement souligné que les deux méthodes ont montré des
compositions d’AG exprimées en p/p % quantitativement similaires pour la NEB, MAN
et SIG , à l’exception de C15:0 et C18:2 -6 pour la SIG qui présentent une variation
significative entre les deux méthodes, mais pour la MAN, on trouve une différence
significative en C16:1et C18:1 -9, tandis que les lipides LAR ont donné une forte
variation en leurs composition en acides gras : C16:0, C18:0, C16:1et C18:2 -6.
Malgré les variations entre les compositions en AG de chaque méthode, les quatre
fruits d’oliviers ont montré des profils typiques correspondant à leurs variétés
respectives. Toutes les variétés étudiées dans la présente étude sont riche en AGPI de
C18 -9 et -6.
Page 106
Chapitre IV Résultats et discussion
4.5
3.5
3
Acidité (%)
2.5
ESAU
2
EPM
1.5
0.5
0
LAR MAN NEB SIG
Figure IV.4. Variation des niveaux d’acidité de l’huile d’olive de quatre variétés
extraite par deux méthodes d’extraction différentes .
Page 107
Chapitre IV Résultats et discussion
Les résultats montrent aussi que les valeurs d’acidités d’huile SIG (1.28%)
sont les plus faibles parmi les différents échantillons des huiles extraites par ESAU
tandis que l’huile NEB présente le pourcentage le plus élevé (3.83%). Inversement, dans
le cas de l’extraction par EPM, l’huile NEB révèle le pourcentage d’acidité le plus
inférieur (0.099%) par rapport aux autres échantillons, tandis que le plus important est
enregistré dans l’échantillon MAN (0.79%). Le rôle de la variété reste assez
important, du moins parce qu’elle affecte, dans l’huile, les niveaux des polyphénols et
des tocophérols. Ces composés déterminent la stabilité de l’huile, sa résistance à
l’oxydation et, en conséquence, son pouvoir de conservation.
10
9
8
7
450 °C
Acidité (%)
6
350 °C
5
4
275 °C
3 175 °C
2 25 °C
1
0
LAR MAN NEB SIG
Figure IV.5. Évolution de l’acidité (%) des huiles d’olive au cours du traitement
thermique.
Page 108
Chapitre IV Résultats et discussion
Les quantités d’AGL sont également corrélées directement avec les limites
supérieures de température en raison du leurs points d'ébullition inférieurs. Dans des
conditions similaires, un chauffage à 180 °C n’augmente pas l’hydrolyse de TAG.
Toutefois, probablement dérivé de la teneur en humidité de l’huile [43]. Normalement
l’huile SIG devrait montrer les mêmes résultats que les autres trois huiles en point de sa
haute stabilité. Il semble que chaque huile effectue un comportement spécifique vers le
traitement de chauffage, ce qui pourrait expliquer les données observées et devrait être
confirmée par l'établissement de nombreuses corrélations entre les différents paramètres
tels que l'indice Rancimat, les niveaux de la AGL, stabilité oxydative et la composition
en acides gras [165].
Une augmentation considérable de l'acidité a été observée pour toutes les huiles
d'olive après chauffage à 450 °C pendant 15 min avec des valeurs finales entre 3,15% et
8,27%, à l’exception de celle de l’huile MAN (Figure IV.5), qui montre une variation
significative atteint 0.9% au bout de 15 min de chauffage à 350 °C et à 450°C, un
pourcentage trop faible que celles à 450 °C des autres huiles d'olive considérées. Ces
différences s’expliquent par une teneur en humidité inférieure que celles des autres
huiles d'olive considérées.
La température est un des facteurs qui peut être aboutir à une dégradation thermo-
oxydative des acides gras insaturés et plus favorablement les polyinsaturés. Ces
réactions en chaîne, une fois amorcées, s’amplifient très fortement. Elles induisent à une
dégradation des propriétés chimiques et sensorielles des lipides. Il est donc
indispensable de déterminer les conditions de traitement des lipides favorables à ces
réactions afin de pouvoir les contrôler.
Page 109
Chapitre IV Résultats et discussion
T °C
25 175 275 350 450
Variété
LAR 1.72 1.30d 22.28 2.32b 8.07 1.79c 5.42 1.89cd 34.13 0.52a
MAN 3.36 1.39c 24.03 0.92a 20.85 1.26a 10.41 2.30b 5.32 0.64c
NEB 2.87 1.22b 4.23 0.40b 0.35 0.11c 2.40 0.02bc 19.61 1.60a
SIG 5.64 1.71d 11.07 0.59c 25.83 1.12b 6.55 0.04d 40.33 0.16a
Page 110
Chapitre IV Résultats et discussion
Les diènes conjugués sont formés au cours des premières étapes de l’oxydation
des lipides. Une légère augmentation des valeurs de diènes conjugués détectée confirme
que l'oxydation a eu lieu [79]. Alors, comparée à la température ambiante, les réactions
d’oxydation des lipides semblent amorcées après chauffage à 175 °C pendant 15 min
en favorisant la formation des diènes conjugués.
45 SIG
MAN
40
LAR
35 NEB
30
Diènes conjugués
25
20
15
10
Température (° C)
Figure IV.6. Évolution des valeurs de diènes conjugués des échantillons d’huile
d’olive au cours du traitement thermique.
Page 111
Chapitre IV Résultats et discussion
précédente sur les teneurs en α-tocophérols et en phénols totaux [14], les auteurs ont
soulignés que lorsque l'oxydation se déroule dans des conditions non-accélérées,
l’α-tocophérol est préférentiellement consommés pour protéger l'huile contre
l'oxydation. Toutefois, lorsque l'oxydation se déroule dans des conditions accélérées, les
meilleures corrélations ont été trouvées entre la teneur en phénol total et de la stabilité
de l'huile. Cela illustre la stabilité de lipide NEB contre la température. Cependant, la
quantité des diènes conjugués dans les échantillons NEB est systématiquement
supérieure à celle détectée dans le LAR, ceci dès le début des mesures.
1.4 1.6
25° C MAN 25° C
LAR 175° C 1.4 175° C
1.2
275° C 275° C
1.2
1.0 350° C 350° C
450° C 1.0 450° C
0.8
0.8
Absorbance
Absorbance
0.6
0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
0.0 0.0
-0.2
-0.2
-0.4
-0.4 200 220 240 260 280 300 200 220 240 260 280 300
Longueur d'onde (nm) Longueur d'onde (nm)
1.4 3.0
25° C 25° C
1.2
NEB 175° C
2.8
SIG 175° C
2.6
275° C 275° C
1.0 2.4
350° C 350° C
2.2
0.8 450° C 450° C
2.0
1.8
0.6
Absorbance
Absorbance
1.6
0.4 1.4
1.2
0.2
1.0
0.0 0.8
0.6
-0.2
0.4
-0.4 0.2
0.0
-0.6 -0.2
200 220 240 260 280 300 200 220 240 260 280 300
Longueur d'onde (nm) Longueur d'onde (nm)
Pour les variétés LAR, MAN, NEB et SIG, les valeurs de diènes conjuguées
diminuent après avoir atteint un maximum (Figure IV.6). Ces fluctuations résulteraient
des déséquilibres entre la formation et la décomposition des produits primaires de
l’oxydation des lipides. Au cours du chauffage, la formation des produits primaires
serait favorisée dans les 15 min du traitement thermique à 175 °C tandis que ces
produits primaires, peu stables, sont rapidement décomposés, lorsque la température va
accroître. Cependant, une nouvelle augmentation a été remarquée pendant le chauffage
à 350 °C pour l’échantillon NEB et à 450 °C pour LAR et SIG. Enfin, les diènes
conjugués issus de l’oxydation des acides gras polyinsaturés à longues chaînes
présentent des structures complexes pouvant interférer sur les mesures d’absorbance
Page 112
Chapitre IV Résultats et discussion
[45,167], ce qui expliquerait alors la croissance des quantités des diènes conjuguées
observées après leurs dégradations.
Les proportions d’acides gras polyinsaturés analysées dans les échantillons LAR,
MAN, NEB et SIG diminuent avec les températures étudiées notamment ceux sous
l’effet de degrés 350 °C et 450 °C qui correspondent aux valeurs les plus basses. Ainsi,
la proportion d’acides gras polyinsaturés dans l’échantillon LAR préchauffée à 175 °C
est significativement inférieure à celle calculée à l’état initial. Les teneurs en AGPIs à
ces degrés (350 °C et 450 °C) pour les différents prélèvements préchauffés et à 175 °C
pour LAR sont inversement proportionnelles à leurs teneurs en diènes conjugués; les
teneurs les plus basses en AGPIs correspondent aux teneurs les plus élevées en diènes
conjugués. Les travaux de Pantzaris [168] ont également montré une diminution des
pourcentages en AGPIs en fonction des hautes températures. La variation des
Page 113
Chapitre IV Résultats et discussion
À ces degrés (350 °C et 450 °C) , Il a été constaté qu'il y avait une diminution à la
fois du contenu de l'acide linolénique (C18:3) et de l'acide linoléique (C18:2) dans les
quatre échantillons d'huile, tandis que l'acide palmitique (C16:0) a augmenté certains
fois avec ces degrés. D’après [168], la diminution de la teneur en acide linoléique et
l'acide linolénique des huiles pendant la friture, est due à leur destruction par oxydation,
polymérisation, etc.
Dans le présent travail et pour des raisons de simplicité, tous ces composés seront
appelés polymères, un terme habituellement utilisé dans la littérature comme un terme
générique pour définir ces composés. Les polymères ont été liés dans le passé à
l'augmentation de la densité des huiles [173].
Les acides gras insaturés sont oxydés différemment. Les différentes forces de la
liaison hydrogène-carbone d'acides gras explique les différences des vitesses
d’oxydation des acides: stéarique, oléique, linoléique et linolénique pendant l'oxydation
thermique [174]. Selon [172], la vitesse relative d'auto-oxydation des acides: oléique,
linoléique, et linolénique est 1:40 à 50:100 en se basant sur la consommation d'oxygène.
Les vitesses de réaction entre O2 et C18:0, C18:1, C18:2 et C18:3 sont de 1,2 × 104,
5,3 × 104, 7,3 × 104, et 10,0 × 104 m s-1, respectivement. La vitesse de réaction relative
de C18:3 avec l'oxygène est beaucoup plus rapide que celle de C18:2 et C18:1.
Page 114
Chapitre IV Résultats et discussion
Échantillon LAR
T °C
25 175 275 350 450
AG
Échantillon MAN
T °C
25 175 275 350 450
AG
Page 115
Chapitre IV Résultats et discussion
Dans les autres cas du préchauffage (175 °C et 275 °C) pour les différents
échantillons à l’exception de celui à 175 °C pour LAR, les teneurs en AGPIs ne
montrent aucune diminution significative, malgré leurs teneurs élevées en diènes
conjugués. Ce désaccord apparent avec nos résultats s’expliquerait par l’effet d’un autre
facteur, l’oxygène. En effet, le traitement thermique des échantillons a été réalisé en
absence de vide. Comme l’analyse spectrophotométrique est réalisée après l’analyse
chromatographique, la présence d’oxygène a ainsi favorisé les réactions d’oxydation des
lipides pendant l’entreposage. Cette condition aussi ne permet pas de mettre en évidence
l’effet de ces degrés sur la formation des diènes conjugués à partir des AGPIs des
extraits lipidiques considérés. Ainsi, ces résultats corroborent ceux obtenus par Sebedio
et al. qui n’ont pas observé des variations significatives des proportions d’AGPI d’-3
marine des poissons gras lorsque la température du milieu ne dépasse pas 180 °C [177].
En conformité avec les données de [178], aucune décomposition thermique était
évidente à température inférieure à 300 °C.
Pour l’huile de l’échantillon SIG, la plus forte réduction était en AGPIs d’-3
(91.61%). En d'autres échantillons, la grande réduction parmi les AGs appartenait à
AGPI d’-3. Ces réductions ont été formées comme suit: LAR (69.51%),
NEB (87.21%) et MAN (65.31%). Les réductions des AGPIs d’-6 dans les autres
échantillons d'huile étaient LAR (53.51%), SIG (44.32%), NEB (33.49%) et
MAN (59.31%). Dans tous les extraits de l'huile, la diminution la plus faible d’AGPIs
d’-3 appartenait à l’échantillon MAN (65.31%), et la diminution la plus élevée a été
observée en huile SIG (91.61%).
Page 116
Chapitre IV Résultats et discussion
Échantillon NEB
T °C
25 175 275 350 450
AG
Échantillon SIG
T °C
25 175 275 350 450
AG
6.310.02c
AGPI 12.050.13 ab
12.870.01 a 12.200.62ab 11.320.13b
0.070.01c
𝛚-3 AGPI 0.850.02a 0.870.05a 0.810.02a 0.730.00 b
6.240.03c
𝛚-6 AGPI 11.200.13ab 12.000.04a 11.380.62ab 10.590.13b
Ratio 88.1610.31a
13.170.30b 13.860.80b 13.990.73b 14.480.12b
𝛚-6/ 𝛚-3
Page 117
Chapitre IV Résultats et discussion
La réduction la plus faible en AGPIs d’-6 a été remarquée dans l'huile NEB (33.49%),
et la plus élevée a été constatée pour l'huile MAN (59.31%).
Comme le montre les tableaux IV.5 et IV.6, le traitement thermique à haute
température (450 °C par exemple) a diminué la quantité des AGPIs dans tous les
échantillons de la façon suivante: MAN (59.51%) > LAR (54.21%) > SIG (47.66%) >
NEB (36.76%), en même temps, on a constaté que la quantité des AGS a augmenté
significativement chez LAR,NEB et SIG et dans l’extrait MAN, l’augmentation est
remarquée dans le contenu en AGMI. Cela pourrait être dû à des ruptures des doubles
liaisons des AGPI d’-3 et AGPI d’-6 qui sont principalement C18:3 et C18:2, qui
pourrait ensuite être transformé en AGs ayant le même nombre d’atomes de carbone ou
une chaîne plus courte [172].
Nos résultats montrent que les acides gras d’-6 déterminés dans l’échantillon
LAR à 175 °C sont très sensibles aux réactions d’oxydation malgré que les acides gras
d’-3 possèdent un nombre important de doubles liaisons que ceux d’-6. La priorité
d’oxydation des acides gras de la famille d’-6 avant ceux d’-3 observée après
15 min du chauffage à 175 °C pourrait être liée à leurs abondance : 25.95%, contre
1.18% pour la teneur en ω-3.
À l’inverse, les proportions en acides gras d’-3 déterminées dans les échantillons
NEB et SIG montrent une diminution significative avant ceux d’-6. Ceci se traduit:
comme, le rapport initial -6/-3 est inférieur à celui d’échantillon LAR, le
pourcentage d’-3 présente au sein des ces échantillons, est suffisante d’amorcer la
réaction d’oxydation. Ces résultats sont en accord avec une étude précédente [174], qui
montre que la stabilité de l'acide oléique et l'acide linoléique peut être attribuée à la
facilité d’oxydation de l'acide linolénique ou l'acide gras polyinsaturé en raison de la
présence de doubles liaisons.
Page 118
Chapitre IV Résultats et discussion
Malgré le fait que l’échantillon LAR avait la plus forte teneur en AGPI d’-6
(25.95%) par rapport aux autres échantillons, et un contenu important en AGPI d’-3
après NEB (1.18%), une faible augmentation ( 9.37) du rapport -6/-3 a été observée
dans l'huile LAR au cours du chauffage à 350 °C. Ceci indique le rôle des antioxydants
LAR MAN
40 180
35 25 °C 160 25 °C
30 140
175 °C 175 °C
120
25
275 °C 100 275 °C
20
80
15 350 °C 350 °C
60
10
450 °C 40 450 °C
5 20
0 0
AGPI w-3 w-6 Ratio AGPI w-3 w-6 Ratio
AGPI AGPI w-6/w-3 AGPI AGPI w-6/w-3
NEB SIG
200 100
180 25 °C 90 25 °C
160 80
140 175 °C 70 175 °C
120 60
275 °C 275 °C
100 50
80 40 350 °C
350 °C
60 30
40 450 °C 20 450 °C
20 10
0 0
AGPI w-3 w-6 Ratio AGPI w-3 w-6 Ratio
AGPI AGPI w-6/w-3 AGPI AGPI w-6/w-3
Comparé aux autres échantillons d’huile d’olive étudiés, l’échantillon SIG semble
le plus stable que les autres. Les valeurs du rapport sont inférieures à celles dans les
autres lipides et le traitement thermique pendant 15 min à chaque degré réalisé
séparément, n’induit pas de variation du rapport -6/-3, que dès 450 °C
(Tableau IV.6). Cependant, les valeurs du rapport, dans les échantillons SIG ainsi que
les autres échantillons étudiés sont supérieures à celle recommandée par le ministère de
la santé, qui est 4, ceci dès le début des mesures.
Page 119
Chapitre IV Résultats et discussion
Ces méthodes sont basées sur l’électroactivité du substrat dans les conditions
opératoires choisis. L’électroactivité du substrat et son comportement dans le milieu
sont traduit par des voltammogrammes reproductibles. L’évaluation de l’effet de
température sur nos extraits lipidiques bruts de l’espèce étudiée d’olive est effectuée à
l’aide de l’huile à base d’acides gras d’oméga-3 et-6 et de vitamine E naturelle
(Annexe.7).
Page 120
Chapitre IV Résultats et discussion
6.0
6.5
5.5 Domaine d'électroactivité du solvant
6.0 Domaine d'électroactivité du solvant
Oméga-3 avec vitamine E
5.0 5.5 Oméga-6 avec vitamine E
Oméga-3 sans vitamine E Oméga-6 sans vitamine E
4.5 5.0
4.0 4.5
3.5 4.0
di (µA/cm²)
di (µA/cm²)
3.0 3.5
3.0
2.5
2.5
2.0
2.0
1.5
1.5
1.0
1.0
0.5
0.5
0.0 0.0
-0.5
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 -0.5
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6
E (V) E (V)
Figure IV.9. Voltammogrammes à onde carrée de l’huile d’oméga-3 et-6 sur l’électrode
du carbone vitreux en solution EtOH/C6H6-CH3 à 0.1 M de H2SO4.
20
22
Domaine d'électroactivité du solvant Domaine d'électroactivité du solvant
20
15 Oméga-3 avec vitamine E Oméga-6 avec vitamine E
18
Oméga-3 sans vitamine E Oméga-6 sans vitamine E
10 16
14
5 12
di (µA/cm²)
di (µA/cm²)
10
0 8
6
-5 4
2
-10
0
-2
-15
-4
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 -0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6
E (V) E (V)
Les pics d'oxydation DPV des acides gras ne sont pas bien définis comme ceux
dans la SWV. Il est intéressant d'observer que le courant de pic d'oxydation par DPV est
plus élevé que celui dans le cas de la SWV à la même concentration. Il est augmenté
par un facteur de deux et trois fois pour la vitamine E et les acides gras polyinsaturés,
respectivement, ce qui indique clairement que la surtension d’oxydation est
considérablement réduite et l'activité d'oxydation électrochimique est fortement
améliorée par la méthode DPV.
Page 121
Chapitre IV Résultats et discussion
35 30
Domaine d'électroactivité du solvant Domaine d'électroactivité du solvant
30 25
Oméga-3 sans vitamine E Oméga-6 sans vitamine E
25 20
15
15 10
10
5
5
0
0
-5
-5
-10
-10
-15
-15
-20 -20
-25 -25
-30 -30
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6
E (V) E (V)
Même observation a été obtenue pour l’huile d’-6 (Figure IV.11), mais dans ce
cas, on peut voir deux pics d’oxydation de vitamine E et d’-6 avec des potentiels
situés, respectivement, à 0.75 et 1.21 V par rapport à SCE. Ainsi, les résultats indiquent
que l'oxydation de la vitamine E, de l’-3 et l’-6 représente un processus hautement
irréversible et subit à un processus cinétique lent de transfert d'électrons.
Page 122
Chapitre IV Résultats et discussion
1.8
20 1.6
1.4
Densité du courant (µA/cm²) 15
1.2
1.0
di (µA/cm²)
10
0.8
0.6
5
0.4
0 0.2
0.0
30
4.0
Densité du courant (µA/cm²)
20 3.5
3.0
10
2.5
di (µA/cm²)
0 2.0
1.5
-10
1.0
-20 0.5
0.0
-30
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8 -0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8
E (V) E (V)
Page 123
Chapitre IV Résultats et discussion
26 7.0
5.0 Blan 2.4 Blan
24 6.5 2
4.5 R2= 0.989 50 ul 2.2 R = 0.982 50 ul
22 6.0 2.0
4.0 150 ul 150 ul
20 5.5 1.8
3.5
250 ul 250 ul
di (µA/cm²)
di (µA/cm²)
18 5.0
1.6
3.0
350 ul 1.4 350 ul
16 2.5 4.5
450 ul 1.2 450 ul
di (µA/cm²)
14
di (µA/cm²)
12 1.5
3.5 0.8
10 1.0
3.0 0.6
8 0 100 200 300 400 500 0 100 200 300 400 500
Figure IV.14. Courbe d’étalonnage de la teneur en oméga -6 pour les deux méthodes
d’analyse électrochimiques utilisées : courbe (1) : DPV et courbe (2) : SWV.
20 10 3.0
2 Blan
Blan 9 R = 0.943
150 ul
15 2.5
150 ul 250 ul
8
di (µA/cm²)
5
di (µA/cm²)
5 1.0
dV (uL)
3
-5
2
-10
1
-15 0
-1
-0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 -0.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6
E (V) E (V)
Figure IV.15. Courbe d’étalonnage de la teneur totale en oméga -3 pour les deux
méthodes d’analyse électrochimiques utilisées : courbe (1) : DPV et courbe (2) : SWV.
Page 124
Conclusion générale
et perspectives
Conclusion générale et perspectives
L
’objectif de cette étude était d’identifier les teneurs en oméga-3 et -6
présentes dans l’huile d’olive et les graisses alimentaires, afin de
pouvoir étudier l’effet de température sur ces acides gras polyinsaturés,
ce qui nous a permit de valoriser les produits alimentaires étudiés en terme de leurs
stabilités thermo-oxydative contre les réactions d’oxydation responsables de la
dégradation des propriétés organoleptiques et biochimiques des produits au cours du
chauffage. Pour ce là, trois expérimentations ont été réalisées afin d’atteindre cet
objectif. Ainsi après avoir déterminé les teneurs en oméga-3 et -6 par la
chromatographie gazeuse des huiles avant et après le chauffage, les teneurs en oméga-3
et -6 ont été identifiées électro-chimiquement et des propositions en vue d’améliorer la
détection ont été formulées. L’étude du chauffage des échantillons de l’huile d’olive à
différentes températures a été réalisée par la suite, afin de suivre l’évolution des teneurs
en oméga-3 et-6 des huiles d’olives au cours de leur traitement thermique.
Dans un premier temps, l’extraction de l’huile de différents fruits d’olivier
apparaît comme la meilleure voie de valorisation de ces variétés. Dans ce contexte, nous
avons évalué deux méthodes permettant leur obtention; l’extraction assisté par pressage
mécanique et l’autre par solvant organique avec assistance d’ultrasons. L’EPM et
l’ESAU ont été étudiée pour évaluer la sélectivité de l’extraction des composés d’acides
gras polyinsaturés. Pour cela et afin de déterminer l’effet de chaque méthode sur la
composition en acides gras de l’huile extraite, quatre variétés d’olive ont été comparées:
LAR, MAN, NEB et SIG. Des teneurs en acides gras polyinsaturés d’-3 plus élevées
significativement ont été obtenues avec les huiles LAR et NEB extraites par ESAU,
en même temps l’huile LAR est présente la teneur la plus importante d’acides gras
polyinsaturés de type -6. Alors que pour les extraits de EPM, l’huile NEB et celle de
LAR ont la teneur la plus importante d’-3 et d’-6, respectivement. L’huile SIG
extrait par deux méthodes montre la teneur la plus faible d’-6 par rapport aux autres
extraits. Par ailleurs, les deux extraits d’huile MAN révèlent la teneur la plus faible
d’-3. Au cours de ces études, les résultats obtenus, nous ont démontré que
l’extrait NEB et SIG de ESAU, ainsi que l’extrait LAR et SIG de EPM renferment les
teneurs d’-3 et d’-6, respectivement, les plus importantes par comparaison avec la
même huile extraite par l’autre méthode, EPM et ESAU respectivement.
En ce qui concerne le rapport entre l’-6 et l’-3, les huiles SIG et NEB extraites
par ESAU et EPM, respectivement, montrent les rapports les plus inférieurs
Page 126
Conclusion générale et perspectives
Page 127
Conclusion générale et perspectives
Cependant, quelle que soit l’échantillon de l’huile, ces mesures ne pourrait pas
permettre d’identifier et de quantifier les compositions des huiles en acides gras d’-3
et d’-6 séparément dans ces conditions. Par la suite, il serait intéressant de tenter de
séparer les réponses obtenues par l’analyse électrochimique de ces deux familles afin de
pouvoir les étudier dans l’huile d’olive et les graisses alimentaires.
La validation complète de l’analyse électrochimique des acides gras polyinsaturés
nécessitera le dosage de la concentration en acides gras de chaque famille séparément
dans l’huile. Même si l’analyse électrochimique n’est pas encore entièrement validée,
ce travail a toutefois permis de recenser un jeu de paramètres électrochimiques et
d’identifier, via l’étude de la voltammétrie cyclique, les comportements
électrochimiques des acides gras polyinsaturés. En outre, les questions soulevées lors de
la tentative de séparer la réponse électrochimique des acides gras d’-3 et d’-6, ont
permis d’orienter les futurs travaux à réaliser.
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Références bibliographiques
Page 144
Annexe
Annexe
Equipements :
Page 146
Annexe
6.0
C16:0
2.0
C18:3 n-3
C20:1 n-9
C20:3 n-3
C18:3 n-6
C18:0
C16:1
1.0
C20:0
C17:1
C17:0
C14:0
0.0
10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 min
(A)
uV(x100,000)
Chromatogram
4.0
C18:1 c+t n-9
3.0
C18:2 c+t n-6
2.0
C16:0
1.0
C18:3 n-3
C18:3 n-6
C20:1 n-9
C20:2 n-6
C22:6 n-3
C18:0
C16:1
C20:0
C17:0
C17:1
C15:1
C14:0
C13:0
C8:0
C4:0
C6:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 min
(B)
uV(x100,000)
8.0
C18:1 c+t n-9
Chromatogram
7.0
6.0
5.0
C16:0
4.0
C20:5 n-3 + C24:0
3.0
C18:2 c+t n-6
2.0
C18:3 n-3
C20:1 n-9
C18:3 n-6
C20:2 n-6
C20:3 n-3
C22:6 n-3
C18:0
1.0
C20:0
C16:1
C17:1
C17:0
C14:0
C13:0
C15:0
C15:1
C10:0
C12:0
C8:0
C6:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 min
(C)
uV(x100,000)
C18:1 c+t n-9
Chromatogram
7.0
6.0
C18:2 c+t n-6
5.0
C16:0
4.0
C20:5 n-3 + C24:0
C20:3 n-6 + C21:0
3.0
2.0
C18:3 n-3
C18:3 n-6
C20:1 n-9
C22:6 n-3
C18:0
1.0
C20:0
C16:1
C17:1
C17:0
C14:0
C12:0
C14:1
C15:0
C10:0
C11:0
C13:0
C8:0
C6:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 min
(D)
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0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
6.0
0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
6.0
0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
6.0
12.5
12.5
12.5
7.5
C6:0
C14:0
C14:0
uV(x100,000)
uV(x100,000)
uV(x100,000)
uV(x100,000)
C8:0
Chromatogram
Chromatogram
7.0 Chromatogram
7.0 Chromatogram
C15:0
15.0
15.0
10.0
C15:1 C10:0
15.0
C11:0
C15:1 C16:0
C16:0
C16:1 C16:1 C12:0
C16:0
Échantillon MAN :
12.5
C16:1
C13:0
17.5
17.5
C17:0 C17:0
C14:0
C17:1 C17:1
17.5
C17:0 C14:1
C17:1 C15:0
15.0
C15:1
C18:0 C18:0
C16:0
20.0
20.0
C18:1 c+t n-9 C18:1 c+t n-9
C18:0 C16:1
20.0
17.5
22.5
22.5
C18:3 n-6 C18:0
C18:3 n-3 C18:3 n-3
20.0
22.5
(E)
(B)
(C)
(A)
C18:2 c+t n-6
C18:3 n-3
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C20:0
Annexe
25.0
22.5
25.0
C18:3 n-3
C20:1 n-9 C20:1 n-9
C20:0
C20:2 n-6
25.0
C20:0
C20:1 n-9
25.0
C20:1 n-9
27.5
27.5
C20:3 n-3
C20:2 n-6
27.5
27.5
C20:3 n-3
30.0
30.0
30.0
C22:0
30.0
C24:1 n-9
32.5
32.5
C20:5 n-3 + C24:0
32.5
C22:6 n-3
min
min
min
min
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
3.0
3.5
0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
6.0
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
7.5
7.5
7.5
7.5
uV(x100,000)
uV(x100,000)
uV(x100,000)
uV(x100,000)
C8:0
Chromatogram
7.0 Chromatogram
Chromatogram
C8:0
10.0
10.0
10.0
C10:0
10.0
C10:0
C12:0 C12:0
12.5
C13:0
12.5
12.5
12.5
Échantillon NEB :
C14:0 C14:0
C14:1 C14:0
C15:0 C15:0
15.0
C15:0
15.0
15.0
15.0
C15:1
C16:0 C16:0 C16:0
C16:1 C16:1 C16:0 C16:1
C16:1
17.5
17.5
C17:0
17.5
C17:0 C17:0
17.5
C17:1 C17:1 C17:0
C17:1
C17:1
C18:0 C18:0 C18:0
C18:0
20.0
C18:1 c+t n-9
20.0
20.0
20.0
C18:1 c+t n-9
C18:2 c+t n-6 C18:2 c+t n-6 C18:2 c+t n-6
C18:3 n-6 C18:2 c+t n-6
C18:3 n-6
C18:3 n-6
22.5
22.5
22.5
C18:3 n-3
22.5
C18:3 n-3 C18:3 n-3
C18:3 n-3
25.0
25.0
25.0
(E)
(B)
25.0
(D)
(A)
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Annexe
27.5
27.5
27.5
30.0
30.0
30.0
30.0
C22:0
C24:1 n-9
32.5
C20:5 n-3 + C24:0
32.5
C20:5 n-3 + C24:0
32.5
32.5
35.0
35.0
35.0
C22:6 n-3
35.0
37.5
37.5
37.5
37.5
40.0
40.0
40.0
40.0
min
min
min
min
0.0
0.5
1.0
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2.0
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0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
6.0
0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
6.0
7.0
C4:0
7.5
7.5
C6:0 C6:0
7.5
uV(x100,000)
uV(x100,000)
uV(x100,000)
C8:0
C8:0
3.5 Chromatogram
7.0 Chromatogram
Chromatogram
C8:0
C10:0
10.0
10.0
C10:0
10.0
C10:0
C11:0
C11:0 C12:0
C12:0 C12:0
12.5
C13:0
12.5
12.5
C13:0 C14:0
C14:0
C14:0
C14:1 C15:0
15.0
C15:1
15.0
C15:1 C15:0
15.0
C16:0 C16:0
C16:0 C16:1
C16:1
C16:1
17.5
C17:0
17.5
C17:0
17.5
C17:1 C17:0 C17:1
C17:1
C18:0 C18:0
20.0
C18:0
20.0
C18:1 c+t n-9 C18:1 c+t n-9
20.0
C18:1 c+t n-9
C18:2 c+t n-6 C18:2 c+t n-6
C18:2 c+t n-6 C18:3 n-6
C18:3 n-6 C18:3 n-6
22.5
22.5
C18:3 n-3 C18:3 n-3
22.5
C18:3 n-3
C20:0 C20:0
25.0
C20:0
25.0
(E)
C20:1 n-9
(C)
(D)
C20:1 n-9
25.0
C20:1 n-9
Page 150
Annexe
C20:2 n-6
27.5
27.5
C20:3 n-3
C20:3 n-3
C22:0
30.0
30.0
C22:0
30.0
C24:1 n-9
32.5
32.5
32.5
35.0
35.0
37.5
37.5
37.5
40.0
40.0
40.0
min
min
42.5 min
Annexe
Échantillon SIG :
uV(x100,000)
7.0 Chromatogram
6.0
4.0
3.0
C18:3 n-3
C20:1 n-9
C18:3 n-6
C18:0
1.0
C20:0
C16:1
C17:1
C17:0
C15:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
(A)
uV(x100,000)
C18:1 c+t n-9
7.0 Chromatogram
6.0
5.0
C16:0
4.0
3.0
C20:4 n-6
C20:1 n-9
C18:3 n-6
C20:3 n-3
C18:0
1.0
C16:1
C17:1
C20:0
C17:0
C14:0
C15:0
C15:1
C10:0
C6:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
(B)
uV(x100,000)
4.0
C18:1 c+t n-9
Chromatogram
3.5
3.0
2.5
2.0
C18:2 c+t n-6
C16:0
1.5
1.0
C18:3 n-3
C18:3 n-6
C20:1 n-9
C22:6 n-3
C18:0
0.5
C20:0
C17:1
C16:1
C17:0
C11:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
(C)
uV(x100,000)
Chromatogram
5.0
4.0
C18:1 c+t n-9
3.0
C20:5 n-3 + C24:0
C18:2 c+t n-6
2.0
C16:0
C18:3 n-3
C20:1 n-9
C18:3 n-6
1.0
C18:0
C20:0
C16:1
C17:0
C17:1
C14:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
(D)
Page 151
Annexe
uV(x100,000)
3.5
Chromatogram
3.0
2.0
1.5
C16:0
C20:1 n-9
C18:3 n-3
C18:0
C16:1
0.5
C20:0
C17:1
C10:0
C17:0
C15:0
C14:0
C8:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
(E)
2.5
2.0
C18:2 c+t n-6
1.5
1.0
C18:3 n-3
C20:1 n-9
C20:2 n-6
0.5
C18:0
C16:1
C20:0
C17:0
C17:1
C14:0
C15:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
-LAR-
uV(x100,000)
Chromatogram
2.5
C18:1 c+t n-9
2.0
1.5
C18:2 c+t n-6
1.0
C18:3 n-3
C20:1 n-9
0.5
C16:1
C18:0
C20:0
C17:1
C17:0
C15:1
C11:0
C13:0
C10:0
C6:0
C8:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
-MAN-
uV(x100,000)
3.5 Chromatogram
C18:1 c+t n-9
3.0
2.5
2.0
C18:2 c+t n-6
1.5
C20:3 n-6 + C21:0
1.0
C18:3 n-3
C20:1 n-9
C18:3 n-6
C24:1 n-9
C22:6 n-3
C18:0
0.5
C16:1
C17:1
C17:0
C20:0
C14:0
C15:0
C15:1
C12:0
C10:0
C11:0
C8:0
C6:0
0.0
7.5 10.0 12.5 15.0 17.5 20.0 22.5 25.0 27.5 30.0 32.5 35.0 37.5 40.0 min
-NEB-
Page 152
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
3.0
3.5
7.5
uV(x100,000)
C8:0
Chromatogram
10.0
C10:0
C11:0
C12:0
C13:0
12.5
C15:0
15.0
C16:0
C16:1
17.5
C17:0
C17:1
C18:0
20.0
C18:3 n-3
C20:0
25.0
C20:1 n-9
-SIG-
Page 153
Annexe
C20:2 n-6
27.5
C22:0
30.0
C24:1 n-9
32.5
C22:6 n-3
35.0
37.5
40.0
min
Annexe
Annexe.4. Évolution des compositions en acides gras (g/100g de lipides totaux) des fractions lipidiques
de différents échantillons d’olive au cours du traitement thermique pour les différentes températures. Pour
chaque ligne, des lettres différentes indiquent des résultats significativement différents (p<0.05). (n=3).
0.600.10
C10:0 nd nd nd nd
0.050.00
C11:0 nd nd nd nd
0.060.02
C12:0 nd nd nd nd
0.040.00a 0.070.01a
C18:3 𝛚-6 cis nd nd nd
0.040.00a 0.070.03a
C20:2 𝛚-6 cis nd nd nd
0.050.02a 0.030.02a
C20:3 𝛚-3 cis nd nd nd
Page 154
Annexe
nd 0.120.07a nd nd nd
C4:0
0.090.04a 0.01 0.00a 0.01 0.00a
C6:0 nd nd
a b b
0.100.04 0.02 0.00 0.03 0.00 0.110.04a
C8:0 nd
nd nd nd 0.030.01a
C24:1 𝛚-9 cis 0.100.03a
0.320.07c
1.180.01a 1.140.06a 1.120.01a 0.78 0.00b
C18:3 𝛚-3 cis
0.02 0.00a
C20:3 𝛚-3 cis nd nd nd nd
Page 155
Annexe
Acides gras
25 °C 175 °C 275 °C 350 °C 450 °C
NEB
0.010.00a 0.020.01a
C4:0 nd nd nd
0.010.00b nd 0.080.01a
C11:0 nd nd
0.030.01a 0.020.00a
C13:0 nd nd nd
0.020.01
C22:0 nd nd nd nd
0.030.00a 0.020.01b
C14:1 nd nd nd
0.040.00a 0.040.00a
C20:3 𝛚-3 cis nd nd nd
Page 156
Annexe
0.300.06
C10:0 nd nd nd nd
4.56 0.15a 4.27 0.04a 4.74 0.56a 4.40 0.10a 4.72 0.28a
C18:0
C15:1 nd nd nd nd nd
0.090.00b 0.090.00b 0.100.01b 0.100.01b 2.660.16a
C16:1
0.080.00a
C18:3 𝛚-6 cis nd nd nd nd
0.040.02
C20:3 𝛚-3 cis nd nd nd nd
Page 157
Annexe
Annexe.5. Évolution des compositions en acides gras (g/100g de lipides totaux) des fractions lipidiques
des échantillons LAR et MAN extraits par ESAU ou EPM. Pour chaque ligne, des lettres différentes
indiquent des résultats significativement différents (p<0.05). (n=3).
C4:0 nd nd nd nd
0.150.00
C6:0 0.090.01 nd nd
0.101000.01
C8:0 nd nd nd
0.090.01
C10:0 nd nd nd
0.100.04
C11:0 nd nd nd
C12:0 nd nd nd nd
C13:0 nd nd nd nd
0.090.02a 0.05 0.01a nd 0.040.01
C14:0
0.090.00
C15:0 nd nd nd
C22:0 nd nd nd nd
C14:1 nd nd nd nd
C15:1 nd nd nd nd
nd nd 0.040.00
C18:3 𝛚-6 cis nd
0.040.00
C20:2 𝛚-6 cis nd nd nd
Page 158
Annexe
Annexe.6. Évolution des compositions en acides gras (g/100g de lipides totaux) des fractions lipidiques
des échantillons NEB et SIG extraits par ESAU ou EPM. Pour chaque ligne, des lettres différentes
indiquent des résultats significativement différents (p<0.05). (n=3).
C4:0 nd nd nd nd
0.090.03
C6:0 nd nd nd
0.100.04
C8:0 nd nd nd
0.100.05 0.100.01
C10:0 nd nd
0.130.05 0.080.03
C11:0 nd nd
0.090.04
C12:0 nd nd nd
C13:0 nd nd nd nd
0.100.05a 0.090.02a
C14:0 nd nd
0.060.00
C22:0 nd nd nd
C14:1 nd nd nd nd
C15:1 nd nd nd nd
0.900.10a 0.870.03a 2.430.31a 0.090.00b
C16:1
0.080.03 0.080.03
C24:1 𝛚-9 cis nd nd
Page 159
0.00
0.25
0.50
0.75
1.00
1.25
1.50
0.0
1.0
2.0
3.0
4.0
5.0
C6:0 C12:0
7.5
12.5
C8:0
uV(x100,000)
uV(x100,000)
C14:0
6.0 Chromatogram
Chromatogram
10.0
C10:0
C11:0
15.0
C12:0
C13:0 C16:0
12.5
C16:1
C14:0
17.5
C17:0
C14:1
C17:1
C15:0
15.0
C15:1
C16:0 C18:0
20.0
C16:1 C18:1 c+t n-9
17.5
C17:0 C18:2 c+t n-6
C17:1
C18:3 n-6
C18:0 22.5 C18:3 n-3
20.0
C18:1 c+t n-9
C18:2 c+t n-6
C20:0
25.0
22.5
C18:3 n-3
(B)
(A)
Page 160
Annexe
25.0
C20:1 n-9 C20:3 n-3 + C21:0
C20:3 n-6
C20:4 n-6
C20:2 n-6 C22:0
30.0
27.5
C20:3 n-3
(A) : Oméga-3, (B) : Oméga-6
30.0
32.5
C22:6 n-3
C24:1 n-9
32.5
C20:5 n-3 + C24:0
35.0
C22:6 n-3
35.0
min
min
Annexe.7. Chromatogrammes de CPG de l’huile à base d’acides gras d’oméga-3 et-6