Réussir l'externalisation d'activités
Réussir l'externalisation d'activités
Jérôme Barthélemy
Dans Revue française de gestion 2004/4 (no 151), pages 9 à 30
Éditions Lavoisier
ISSN 0338-4551
DOI 10.3166/rfg.151.9-30
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Comment réussir
une opération
d’externalisation
En se fondant sur une
L’
externalisation peut être définie comme le
analyse de la littérature et
sur une étude menée
fait de confier une activité à un prestataire
auprès de quinze
extérieur après l’avoir réalisée en interne
entreprises, nous mettons (Barthélemy, 2001a). Le phénomène de l’externalisa-
en lumière les principaux
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Figure 1
L’EXTERNALISATION EN FRANCE AUJOURD’HUI
Informatique et
télécommunications
Prévision d’externalisation
Administration
et finance
L’externalisation comme remise en cause sur les équipements sont transférés dans
d’une décision d’intégration passée se dis- une entité indépendante en attendant que
tingue de problématiques plus générales le prestataire en prenne définitivement le
comme l’impartition (Barreyre, 1968, contrôle ;
1988 ; Barreyre et Bouche, 1982)1. En effet, – elle implique souvent la mise en place
l’externalisation présente plusieurs caracté- d’une relation durable et étroite entre l’en-
ristiques originales : treprise externalisatrice et son prestataire.
– elle induit souvent un transfert de per- Des durées supérieures ou égales à cinq ans
sonnel et d’équipements vers le presta- sont généralement nécessaires pour que les
taire. Dans certains cas, les contrats de tra- prestataires puissent amortir le transfert ini-
vail des employés et les droits de propriété tial de l’activité externalisée et investir dans
1. D’après Barreyre (1992, p. 762) : « Il y a (ainsi) impartition lorsqu’une entreprise, placée devant le choix du faire
ou faire faire, opte pour le second terme de l’alternative et délègue à une firme partenaire une partie de son système
global d’activités. »
Comment réussir une opération d’externalisation 11
2. Parmi les rares exceptions, on peut citer les articles de Suckey et White (1993) ou Boone et Verbeke (1991).
12 Revue française de gestion
3. Les coûts de transaction ont quatre grandes sources : 1) recherche du prestataire, 2) rédaction du contrat, 3) suivi
du contrat et 4) mise en œuvre du contrat. Les deux premiers coûts sont des coûts de transaction ex-ante. Les deux
suivants sont des coûts de transaction ex-post. En toute rigueur, ils incluent également l’ensemble des coûts rési-
duels qui résultent du choix d’un mode d’organisation plutôt que d’un autre (Hill, 1995, p. 120).
4. Williamson reste dans la droite lignée de Coase (1937), pour qui le marché est la forme efficiente par défaut.
L’existence de la firme ne s’explique que par la défaillance du marché (i.e., market failure). Si l’utilisation du mar-
ché n’occasionnait pas de coûts, la firme n’existerait pas. La firme n’apparaît que lorsque les coûts de transaction
deviennent prohibitifs, c’est-à-dire lorsque la spécificité des actifs, l’incertitude et la fréquence des transactions
prennent des niveaux très élevés (Williamson, 1985). Le recours à la firme est une solution à n’adopter qu’en der-
nier recours : « L’intégration verticale est la forme organisationnelle à utiliser en dernier recours, à adopter lorsque
tout le reste a échoué. Essayez le marché, essayez le contrat de long terme et les autres formes hybrides et revenez
à l’intégration verticale uniquement pour des raisons convaincantes. » (Williamson, 1991, p. 83).
5. À l’inverse, un type d’incertitude favorise l’externalisation : l’incertitude technologique. Plus la technologie qui
sous-tend une activité est incertaine, plus il est recommandé de ne pas l’internaliser sous peine d’accumuler des
actifs qui risquent de devenir rapidement obsolètes (Balakrishnan et Wernerfelt, 1986).
Comment réussir une opération d’externalisation 13
6. Le recours à ces quatre critères permet d’éviter le risque de tautologie inhérent à la définition subjective du « cœur
de métier » (Bounfour, 1998).
7. On peut noter qu’il existe quelques exceptions. Les travaux de Leonard-Barton (1992 et 1995) sur les core rigi-
dities, par exemple, ont montré que les core competences peuvent mener au déclin de l’entreprise car elles consom-
ment la quasi-totalité des moyens financiers de l’entreprise et empêchent le développement de nouvelles compé-
tences, destinées à les remplacer. Toutefois, les travaux de ce type sont rares.
14 Revue française de gestion
Les risques contractuels sont élevés et les normes progressivement coconstruites par
contrats sont très détaillés. Ils comportent les deux partenaires (MacNeil, 1978).
des clauses nombreuses et détaillées (par En résumé, les relations contractuelles peu-
exemple, mesure de performance, évoluti- vent être organisées sur un continuum. Plus
vité de la prestation, résolution des conflits, les risques contractuels sont élevés, plus les
sortie du contrat, etc.). L’accent est mis sur contrats sont détaillés. Au-delà d’un certain
les documents formels plus que sur l’aspect seuil toutefois, le développement de normes
relationnel ; relationnelles devient nécessaire pour pal-
– les contrats relationnels permettent de lier l’impossibilité de tout prévoir dans le
gérer des opérations d’externalisation contrat.
encore plus complexes. Bien que les risques
contractuels soient très élevés, les contrats Synthèse des développements théoriques
relationnels ne sont pas forcément très L’ensemble de la réflexion issue de la partie
détaillés. En effet, la relation prend la forme théorique est résumé dans le tableau 1 ci-
d’une « mini-société » organisée autour de après. On constate que la théorie des coûts
Tableau 1
SYNTHÈSE DES APPORTS DE LA THÉORIE DES COÛTS DE TRANSACTION
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caires. D’autre part, les services internes y loger l’ensemble des activités « forma-
n’étaient pas concurrentiels par rapport aux tion et maintenance ». Cette filiale est
meilleurs prestataires du marché, stimulés aujourd’hui détenue à 100 % par l’entre-
par la déréglementation. Ce différentiel de prise-mère. Comme le souligne le respon-
performance reposait essentiellement sur la sable des projets d’externalisation, une
difficulté à recruter le personnel le mieux telle démarche nécessite cependant de
formé et à suivre le rythme des évolutions « couper le cordon » avec l’entreprise
technologiques. L’externalisation est alors externalisatrice : « L’objectif était de faire
bien une décision stratégique, qui vise à d’une activité qui n’était pas core une acti-
optimiser l’allocation des ressources au vité core pour une autre entité. Ce proces-
sein de l’entreprise. Le concept de « cœur sus peut être appliqué à toute activité qui
de métier » est couramment utilisé par les peut vivre par elle-même et donc où il y a
entreprises pour déterminer les activités de l’argent à gagner. Nous n’avons pris
qu’il est préférable de sortir du périmètre de aucune participation financière dans cette
l’entreprise, d’autant plus qu’il existe sou- nouvelle entité contrairement à nos concur-
vent des prestataires plus compétents que rents car le problème qui se pose alors est
les services internes. que la maison-mère est cliente à 99 % et
Une situation que nous n’avions pas envi- qu’il n’y a pas d’autonomie possible. »
sagée est apparue lors de l’étude empi- L’omniprésence de la notion de « cœur du
rique. Dans quelques cas il s’est avéré que métier » dans le discours des managers a
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18
Tableau 2
PROFILS DES QUINZE CAS ÉTUDIÉS8
Montant Résultat
Activité Secteur Transferts
du contrat Durée de
externalisée d’activité (en francs) réalisés l’opération
Informatique (mainframes,
Transfert de 80 employés et Résultats mitigés en termes
serveurs et help line Santé 1,5 milliards 7 ans
pour 30 % du budget) d’une partie des équipements. de coûts et de performance.
Revue française de gestion
Informatique (production et
maintenance d’applications Grand – 7 ans Transfert de 85 employés et Baisse des coûts de 30 % alors que le
magasin d’une partie des équipements. volume d’activité a augmenté de 10 %.
pour 50 % du budget)
Informatique
(totalité de l’activité Distribution 25 millions 5 ans Transfert d’employés et Échec complet menant à l’interruption
de l’ensemble des équipements. du contrat 2 ans avant son terme.
pour 100 % du budget)
Informatique et
télécommunications Location Transfert de 100 employés et Doublement des coûts informatiques
î2 milliards 10 ans
(totalité de l’activité automobile de l’ensemble des équipements. et très faible niveau de performance.
pour 100 % du budget)
8. Chaque cas renvoie à une entreprise différente même si plusieurs entreprises appartiennent au même secteur d’activité.
Transfert de personnel
Services généraux Laboratoire 1 an
20 millions et amélioration substantielle Réduction des coûts de 15 à 20 %.
(100 % du budget) pharmaceutique renouvelable
de la performance.
9. Si la théorie de la ressource (i.e., RBV) reste totalement statique, Koenig (1999) souligne que les deux autres
variantes de l’approche fondée sur les ressources (i.e., les compétences fondamentales et les capacités dynamiques)
intègrent des éléments de dynamique.
Comment réussir une opération d’externalisation 21
tiale des systèmes par des consultants (Henderson, 1997). La manière forte est
externes. L’implication de cette paralysie très rarement couronnée de succès. Chez un
sur le fonctionnement de l’activité informa- constructeur informatique, par exemple, les
tique n’a pas été neutre. Des surcoûts peu- effectifs de la logistique sont passés de 320
vent également être observés après le à 90 employés (25 en interne et 65 chez le
démarrage d’une prestation. Trois mois prestataire) suite à un plan social. Cette
après avoir externalisé sa logistique, un opération d’externalisation a occasionné
constructeur informatique a subi des pertur- des troubles sociaux importants menant à la
bations importantes (cf. marchandises non paralysie temporaire de l’entreprise. À l’in-
livrées, marchandises livrées en retard, etc.) verse, certaines entreprises sont plus pru-
suite à des problèmes d’interconnexion dentes dans leur gestion des aspects
avec les systèmes d’information de son sociaux. Dans une banque qui avait trans-
prestataire. Il ne s’agissait en aucun cas de féré plusieurs dizaines d’employés à son
mauvaise volonté de la part du prestataire, prestataire, notre interlocuteur a avoué que :
qui ne demandait qu’à être aidé. En « Au niveau du personnel, la paix sociale a
revanche, des ajustements coûteux se sont été achetée ». Dans une entreprise du sec-
révélés nécessaires. On peut également teur pétrolier, notre interlocuteur a même
noter que plus l’activité externalisée est indiqué : « J’attends des départs à la retraite
proche du « cœur du métier », plus les dys- pour externaliser dans de nombreux autres
fonctionnements lors de la phase de transi- domaines des services généraux. » Si une
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tout, il va très loin. » Les réflexions des cas du contrat d’externalisation de l’informa-
managers illustrent un phénomène intéres- tique. Plus les risques contractuels sont éle-
sant au point de vue théorique : les coûts de vés, plus les clauses utilisées sont complexes
transaction ex-ante sont un investissement mais aussi coûteuses à développer et à mettre
permettant de réduire les coûts de transac- en œuvre (Dyer, 1997; Wiggins, 1991).
tion ex-post. Apporter un grand soin au
choix du prestataire et à la rédaction du Des échecs prévisibles
contrat est coûteux. En revanche, cela per- Notre étude empirique suggère que les
met de réduire les risques (et les coûts) entreprises qui ne respectent pas les recom-
qu’induirait une détérioration de la relation mandations de la théorie des coûts de tran-
avec le prestataire. saction sont irrémédiablement condamnées
Conformément aux prédictions de la théo- à l’échec. L’exemple de l’entreprise de
rie des coûts de transaction, le contenu du location automobile que nous avons déjà
contrat d’externalisation est très largement évoqué illustre bien cette situation. Rappe-
déterminé par le niveau des risques contrac- lons que l’activité informatique et les
tuels. Pour illustrer ce phénomène nous réseaux de télécommunications avaient été
avons choisi de comparer deux cas très dif- externalisés en totalité suite à l’arrivée
férents. Le premier cas est celui d’une d’un nouveau manager. Une centaine
entreprise du secteur de l’environnement, d’employés ainsi que tous les équipements
qui a externalisé la quasi-totalité de son avaient ainsi été transférés au prestataire.
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10. Les baisses de coûts observées sont respectivement de 3 % et de 15-20 %. Cette différence s’explique par le fait
que l’informatique présente une plus grande spécificité que les services généraux. Moins l’activité est standardisée,
moins il est facile pour le prestataire de mutualiser les moyens utilisés pour répondre aux demandes de ses diffé-
rents clients.
Comment réussir une opération d’externalisation 23
Tableau 3
COMPARAISON DE DEUX CONTRATS D’EXTERNALISATION
Externalisation Externalisation des
de l’informatique services généraux
Montant du contrat 1 milliard de F 20 millions de F
Durée du contrat 8 ans 1 an
Coût de suivi annuel du prestataire 1 500 000 F 180 000 F
Nombre de pages du contrat 1 000 pages 100 pages
Clauses de suivi du prestataire
Tableau de bord avec mesures chiffrées
du niveau de service. n■ n■
Comités bipartites avec réunions régulières. n■ n■
Enquêtes de satisfaction chez les utilisateurs. n
■ n
■
Pénalités financières en cas de performances
inférieures au niveau fixé dans le contrat. n
■ n
■
Bonus en cas de performances supérieures
au niveau fixé dans le contrat. n
■
Procédure d’escalade. n
■
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– le contrat reposait sur des indemnités pré- plus complexe. À titre d’illustration, les ser-
fixées (i.e. clause de type « prix fixe ») dans vices informatiques d’un grand magasin
un contexte économique euphorique pour comportaient une centaine d’employés.
l’entreprise externalisatrice. Par la suite, le Suite à l’opération d’externalisation, seuls
niveau d’activité avait baissé alors que les quinze employés ont été conservés en
coûts informatiques restaient constants ; interne pour former une cellule de pilotage.
– le contrat empêchait tout changement de Très rapidement, il s’est avéré que tous les
prestataire sauf à payer des pénalités très employés ne possédaient pas les compé-
importantes. L’entreprise externalisatrice tences requises pour assurer un suivi effi-
s’était alors retrouvée bloquée avec un pres- cace du prestataire. La moitié d’entre eux a
tataire dont elle n’était pas satisfaite ; été renouvelée afin d’accroître le niveau
– le contrat était très long mais très impré- d’expertise de la cellule de pilotage, aussi
cis. À chaque fois que l’entreprise externa- bien en termes juridiques que techniques. À
lisatrice demandait un service supplémen- l’inverse, une entreprise dans le secteur de
taire, le prestataire s’abritait derrière le la distribution avait commis l’erreur de ne
contrat pour le refuser. pas mettre en place de véritable cellule de
pilotage et n’avait conservé qu’un directeur
La cellule de pilotage des systèmes d’information en interne. Le
L’externalisation a également des consé- résultat ne s’est pas fait attendre. Le contrat
quences organisationnelles sur lesquelles la a été interrompu deux ans avant son terme
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un niveau de performance suffisant, c’est-à- vante d’un manager chargé des services
dire un taux de dépannage dans la journée généraux : « Un partenariat ? Non, je ne
supérieur à 85 %. D’après notre interlocu- crois pas. Il y a un contrat. Il y a une pres-
teur : « Le respect de ces performances tation… ». Développer une relation de par-
minimales n’est possible que grâce au tra- tenariat est un investissement qui ne se jus-
vail de la cellule de pilotage. En l’absence tifie pas dans le cas des activités les plus
d’une telle cellule, le taux de performance banalisées. Plutôt que de développer une
chuterait de 15 points de pourcentage pour relation durable avec un prestataire, il est
se stabiliser à environ 70 %. Ce faible taux préférable d’être en permanence à l’affût du
occasionnerait une perte importante pour prestataire qui propose le meilleur rapport
l’entreprise ». Rappelons que pour les qualité-prix (Kapoor et Gupta, 1997), géné-
constructeurs informatiques, le SAV est ralement qualifié de « moins disant » par
crucial. Les clients qui ne sont pas satisfaits nos interlocuteurs. D’autre part, la plupart
du SAV offert par un constructeur informa- de nos interlocuteurs nous ont semblé réti-
tique n’hésitent pas à changer de fournis- cents au partenariat. D’après eux, les
seur pour leur matériel. Dans le cas que meilleures relations sont celles qui sont le
nous venons de présenter, la prise en plus finement décrites dans le contrat.
compte des coûts de transaction ne remet Moins il y a de place laissée à l’interpréta-
pas en cause la décision d’externaliser le tion, plus la qualité de la relation est bonne
SAV. En revanche, elle réduit en partie car toute velléité d’opportunisme est bridée.
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« partenariat codifié » pour décrire la situa- le prestataire repose avant tout sur la rédac-
tion dans laquelle le contrat prévoit tout ce tion d’un contrat adapté au niveau des
qu’il est possible de prévoir lors se sa risques contractuels. Les études de cas ont
rédaction et la composante relationnelle est largement confirmé les éléments issus de
utilisée pour gérer toutes contingences qui l’analyse théorique. Elles ont également
n’ont pas pu être prises en compte lors de la contribué à enrichir notre approche de l’ex-
rédaction du contrat. ternalisation. La question de la transition,
l’importance du risque social et le rôle cen-
CONCLUSION tral joué par la cellule de pilotage ont
notamment émergé. L’étude empirique a
Sous la pression de l’environnement, les également révélé la méfiance des managers
entreprises ont été peu à peu amenées à devant le concept de partenariat.
changer leurs modes d’organisation Cet article est l’un des premiers à utiliser
(Desreumaux, 1996). L’externalisation est simultanément la théorie des coûts de tran-
une composante importante de ce mouve- saction et la théorie de la ressource pour
ment. De nombreuses entreprises se rendent traiter le phénomène de l’externalisation.
progressivement compte qu’elles ont Les contributions liant ces deux approches
dépassé la taille optimale en intégrant des sont rares, aussi bien au plan théorique
activités trop éloignées de leur « cœur du (voir Conner et Prahalad, 1996 ; Foss,
métier ». L’externalisation leur apparaît 1996 ; Williamson, 1999) qu’empirique
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