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Applications Affines en Géométrie

Ce chapitre présente les définitions et propriétés des applications affines. Il introduit les notions d'applications affines, de sous-espaces affines et examine quelques applications affines particulières comme les translations et les dilatations.

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Applications Affines en Géométrie

Ce chapitre présente les définitions et propriétés des applications affines. Il introduit les notions d'applications affines, de sous-espaces affines et examine quelques applications affines particulières comme les translations et les dilatations.

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Géométrie affine et euclidienne

- Deuxième chapitre : Applications affines-

Abdelilah Lamrani Alaoui

Département de mathématique
Centre régional des métiers de l’éducation et de formation - Fès - Meknès
-Siège principal-

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 1 / 21


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A vos stylos et papiers! pour des démonstrations, corrections
d’exercices ou des constructions.
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vous avez sérieusement essayé.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 2 / 21


A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 3 / 21
I- Définition et remarques
Définition
Soient E et F deux espaces affines de vectorialisés E⃗ et F⃗ . On dit qu’
une application f : E −→ F est affine s’il existe une application linéaire
l : E⃗ −→ F⃗ telle que :
−−−−−−−→ −−→
(∗) ∀M, N ∈ E , f (M)f (N) = l(MN).

l est dite partie linéaire de f ou application linéaire associé à f et est


notée f⃗.

Remarque
(∗) est équivalente à chacune des assertions suivantes:
−−→
1 ∀M, N ∈ E , f (N) = f (M) + f⃗(MN).
−−−−−−−→ −−→
2 ∃O ∈ E , ∀M ∈ E : f (O)f (M) = f⃗(OM).
−−→
3 ∃O ∈ E , ∀M ∈ E : f (M) = f (O) + f⃗(OM).

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 4 / 21


Exemples

Exemples d’applications affines


Une application linéaire entre espaces vectoriels est une application
affine de partie linéaire elle même.
Une application f de R dans R est affine si et seulement si elle est
de la forme f (x) = ax + b ou (a, b) ∈ R2 . Dans ce cas la partie
linéaire de f est f⃗(x) = ax.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 5 / 21


I- Premières propriétés

Théorème
Une application affine f sur E est définie de façon unique par :
sa partie linéaire et l’image d’un point de E .
les images des points composant une base affine de E .

En particulier, deux applications affines f et g sur un même espace affine


E sont égales si elles
ont la même partie linéaire et coı̈ncident en un point.
coı̈ncident sur chacun des points d’une base affine de E.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 6 / 21


I- Premières propriétés

Théorème ✍
1 Une application affine f : E −→ F est bijective (resp. surjective,
injective) si et seulement si sa partie linéaire f⃗ est bijective (resp.
surjective, injective)
2 Si f est affine bijective, alors f −1 est affine bijective et f ⃗−1 = f⃗−1 .
3 Si f : E −→ F et g : F −→ G sont deux applications affines, alors
−→
gof est une application affine et gof = ⃗g o f⃗.
4 L’ensemble des applications affines bijectives de E dans E muni de
la loi de composition est un groupe dit groupe affine de E et est
noté GA(E ).

Remarque
L’application L : GA(E ) −→ GL(E⃗ ) définie par L(f ) = f⃗ est un
épimorphisme de groupe (homomorphisme surjectif).

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 7 / 21


II- Sous espaces affines et applications affines

1- Applications affines et barycentre


Théorème ✍
Une application f : E −→ F est affine si et seulement s’elle conserve le
barycentre.

Corollaires ✍
L’image directe et l’image réciproque d’un convexe par une
application affine sont aussi des convexes.
L’image de l’enveloppe convexe d’une partie par une application
affine est égale à l’enveloppe convexe de l’image de cette partie.

Question: Que peut on dire à propos de l’image réciproque d’une


enveloppe convexe? ✍

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 8 / 21


II- Sous espaces affines et applications affines

2- Sous espaces affines et applications affines.


Corollaire 1 ✍
Si f : E −→ F est une application affine et si A est une partie non vide
de E , f (Aff (A)) = Aff (f (A)).

corollaire 2 ✍
Si f : E −→ F est une application affine, si A (resp. B) est un sous
espace affine de E (resp. de F ), alors f (A) (resp. f −1 (B))est un sous
espace affine de F (resp. de E ).

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 9 / 21


II- Sous espaces affines et applications affines

Théorème ✍
Soit f : E −→ E une application affine.
1 L’ensemble Inv (f ) des points invariants par f est soit vide, soit un
sous-espace affine de direction Inv (f⃗) = Ker (f⃗ − IdE⃗ ).
2 f⃗ − Id ⃗ surjective =⇒ Inv (f ) ̸= ∅.
E
3 Inv (f ) est un singleton =⇒ f⃗ − IdE⃗ est injective.
4 Si E est de dimension finie, les proprietés suivantes sont
équivalentes:
Inv (f ) est un singleton.
f⃗ − IdE⃗ est injective.
f⃗ − IdE⃗ est bijective.
1 n’est pas une valeur propre de f⃗.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 10 / 21


Exercice
Soit E un espace affine.
1 Soit G un groupe fini d’applications affines de E dans E .
Montrer que :
(∃A ∈ E )(∀g ∈ G ) : g (A) = A.
2 Soit f : E −→ E une application affine telle que :

(∃n ∈ N∗ ) : f n = IdE .

Montrer qu’il existe A ∈ E tel que f (A) = A.

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III- Équations cartésienne d’un sous-espaces affine

Si H est un hyperplan affine d’un espace affine E de dimension finie n




passant par un point A et de direction H et R = (O, e⃗1 , ..., e⃗n ) est un
repère cartésien de E et (xA,1 , ..., xA,n ) les coordonnées de A dans ce
n
X →

repère. Il existe une forme linéaire l = ai e⃗i∗ telle que H = Ker l, avec
i=1
e1∗ , ..., e⃗n∗ ) est la base duale de (⃗
(⃗ e1 , ..., e⃗n ). Si M(x1 , ..., xn ) ∈ E , alors
−−→
M ∈ H ⇐⇒ l(AM) = 0 ⇐⇒ a1 (x1 − xA,1 ) + ... + an (xn − xA,n ) = 0.

Définition
a1 (x1 − xA,1 ) + ... + an (xn − xA,n ) = 0 est une équation cartésienne de
l’hyperplan H.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 12 / 21


Remarques
La forme linéaire l est unique à un coefficient multiplicatif près et par
conséquent, l’équation cartésienne de l’hyperplan affine l’est aussi.
Dans le cas général, si F est un sous espace affine de dimension p
passant par un point A, F est l’intersection de n − p hyperplan
passant par A. F est ainsi définie par n − p équations

Exemples
Une droite dans le plan affine ✍
Une droite dans l’espace affine ✍
Théorème (Droites concourantes dans un plan affine) ✍
Les trois droites
(D) : ax + by + c = 0
(D ′ ) : a′ x + b ′ y + c ′ = 0
(D”) : a”x + b”y + c” = 0
a b c
Sont parrallèles ou concourantes ⇐⇒ ∆ = a′ b′ c′ = 0.
a” b” c”
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IV- Quelques applications affines particulières

1- Translations
Une translation du vecteur u⃗ est l’application tu⃗ : E −→ E définie par
−−−

tu⃗ (M) = M ′ ⇐⇒ MM ′ = u⃗.
L’ensemble des translations d’un espace affines E est noté T (E ) et on a
(T (E ), o) ≃ (E⃗ , +).

Exercice ✍
Soit t une translation dans un espace affine E et soit X un sous espace
affine de E . Montrer que t(X )//X .

Exercice ✍
Montrer que pour toute application affine f : E −→ E et tout point
A ∈ E , il existe une unique décomposition f = tog où t est une
translation et g est une application affine laissant invariant le point A.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 14 / 21


IV- Quelques applications affines particulières

2- Dilatations
Pour k ∈ R; l’endomorphisme hk = kIdE⃗ est appelé homothétie
vectorielle de rapport k. On note par H(E⃗ ) l’ensemble des homothéties
de rapport k ∈ R∗ . (H(E⃗ ), o) est un sous groupe de GL(E⃗ ).

Définition
L−1 (H(E⃗ )) est appelé groupe des dilatations, ou groupe des
homothéties-translations de E noté D(E ) ou HT (E ).

On appelle homothétie affine de centre Ω et de rapport k ∈ R∗


l’application hΩ,k : E −→ E définie par
−−→ −−→
hΩ,k (M) = M ′ ⇐⇒ ΩM ′ = k ΩM.

On note H(E ) l’ensemble des homothétie de E (de rapport non nul).

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IV- Quelques applications affines particulières

Théorème ✍
On a H(E ) ∪ T (E ) = HT (E ) et H(E ) ∩ T (E ) = {IdE }

Théorème ✍
On a
1 tu⃗ ot⃗v = t⃗v otu⃗ = tu⃗+⃗v .
( −−→
2 hΩ,k ohΩ′ ,k ′ = tu⃗ avec u⃗ et ΩΩ′ colinéaires si kk ′ = 1,
hΩ′′ ,kk ′ avec Ω′′ ∈ (ΩΩ′ ) si kk ′ =
̸ 1

Exercice ✍
Soit f : E −→ E une application affine. On suppose que f transforme
toute droite (D) de E en une droite parallèle à (D).
Montrer que f est une translation ou une homothétie.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 16 / 21


IV- Quelques applications affines particulières

Soient X et Y deux sous espaces affines supplémentaires d’un espace


⃗ ⊕Y
affine E (Càd : X ⃗ = E⃗ ).
3- Projections

Définition
L’application f : E −→ E telle que : f /X = IdX et f⃗/Y ⃗ = ⃗0 est une
application affine dite projection affine de E sur X parallèlement à Y (ou
⃗ ) et est notée PX .
encore à Y
(

M′ ∈ X
On a : PX (M) = M ⇐⇒ −−−→
MM ′ ∈ Y ⃗

Théorème ✍

p application affine
p projection affine ⇐⇒
p 2 = p( ie: idempotent ).

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IV- Quelques applications affines particulières

Exercice ✍
Déterminer l’expression analytique dans R3 rapporté au repère affine
canonique (O, I , J, K ) de la projection sur (P) : 2x + 4y + 2z − 4 = 0
parallèlement à X = O + vect(⃗ u ) avec u⃗(1, −1, 2).

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IV- Quelques applications affines particulières

4-Symétries

Définition
1
L’application s telle que p = (IdE + s) soit une projection sur X
2
parallèlement à Y est dite symétrie affine par rapport à X parallèlement à
Y (ou encore à Y ⃗ ) et est noté sX .
( −
−− →
′ MM ′ ∈ Y⃗
On a sX (M) = M ⇐⇒
Le milieu de [MM ′ ] est dans X .

Théorème ✍

s application affine
s symétrie affine ⇐⇒
s 2 = IdE ( ie: involutive ).

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 19 / 21


IV- Quelques applications affines particulières

5-affinité.
Définition
Soit P une projection affine sur X par rapport à Y et k ∈ R∗ . On appelle
affinité par rapport à X parallèlement à Y et de rapport k, l’application :
f = kIdE + (1 − k)p.

Remarques ✍
k = −1, on retrouve la symétrie affine associée à p.
Pour k = 1, f = IdE .
On a k ̸= 0, f est bijective et sa réciproque est l’affinité par rapport
1
aux mêmes sous espaces affines et de rapport
k
−1 1 1
f = IdE + (1 − )p.
k k

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IV- Quelques applications affines particulières

Exercice ✍
R3 étant rapporté à un repère affine canonique (O, I , J, K ). Étudier
′ ′ ′ ′
l’application f qui à M(x, y , z) associe M (x , y , z ) avec :
 ′
 x = 3x + 4y + 2z − 4


y = −2x − 3y − 2z + 4
 ′
 z = 4x + 8y + 5z − 8

Exercice ✍
Soit f : E −→ E une application affine telle que :

(∀M ∈ E ) : f 2 (M) est le milieu de [Mf (M)].

Montrer que f est une affinité.

A.Lamrani Géométrie, deuxième chapitre : 21 / 21


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