Geometrie Dans L'Espace
Geometrie Dans L'Espace
Tout théorème de Géométrie plane s’applique dans n’importe quel plan de l’espace.
1 ) VECTEURS DE L’ESPACE
→ →
• Lorsque A ≠ B, la direction de AB est celle de la droite ( AB ) , le sens de AB est le sens de A vers B et la longueur
→
ou norme de AB , notée AB , est la distance AB .
→
→
Lorsque A = B , AA est le vecteur nul, noté 0 .
→
→ →
• On désigne souvent les vecteurs par une seule lettre, par exemple u , v , w …
→ →
→
• Pour tout point O de l’espace et pour tout vecteur u , il existe un unique point A tel que OA = u .
VECTEURS EGAUX
→ →
Chacune des propriétés suivantes signifie que les vecteurs non nuls AB et DC sont égaux :
→ →
• AB et DC ont même direction, même sens et même norme.
• ABCD est un parallélogramme, c'est à dire [ AC ] et [ BD ] ont même milieu .
( Si A, B, C et D sont alignés, on dit que ABCD est un parallélogramme aplati )
REGLES DE CALCUL
Les règles de calcul sur les vecteurs de l’espace sont analogues aux règles de calcul sur les vecteurs du plan.
• RELATION DE CHASLES :
→ → → → → →
Ex : AB + BF = AD + DI = DE + KL =
• REGLE DU PARALLELOGRAMME :
→ → → → → → →
Ex : DC + DJ = JN + JH = DC + DJ + DA =
VECTEURS COLINEAIRES
→
→
• Deux vecteurs non nuls u et v qui ont la même direction sont dits colinéaires.
Par convention le vecteur nul est colinéaire à tout autre vecteur.
→
→
→
→
• Dire que deux vecteurs non nuls u et v sont colinéaires revient à dire qu’il existe un réel k tel que u = k v
→ →
Ex : EG = 2 AB
→ →
• Dire que les points A, B et C ( distincts ) sont alignés revient à dire qu’il existe k ∈ IR tel que AC = k AB
Ex : Montrer que les points D, I et M sont alignés.
2
VECTEURS ORTHOGONAUX
→
→
→
→
• Deux vecteurs non nuls u et v dont les directions sont orthogonales sont dits orthogonaux. On note u ⊥ v .
Par convention le vecteur nul est orthogonal à tout autre vecteur.
→ →
Ex : AD ⊥ NM
Soit d une droite. On appelle vecteurs directeurs de d les vecteurs, non nuls, définis par deux points de d .
→
→
u
Soit A→un point de l’espace et u un vecteur non nul. A
→
( A ; u ) représente la droite qui passe par A et de direction, la direction de u .
Rem:
→ →
→
• La droite ( A ; u ) est l’ensemble des points M→ de l’espace
→
tels que AM et u sont colinéaires,
c'est à dire tels qu’il existe un réel k vérifiant AM = k u
→ →
• Dire que les droites ( AB ) et ( CD ) sont parallèles
→ →
revient à dire que les vecteurs AB et CD sont colinéaires,
c'est à dire qu’il existe k ∈ IR* tel que AB = k CD
B ) PLANS
PLAN DETERMINE PAR TROIS POINTS
Preuve :
→ →
→ →
On pose u = AB et v = AC
→
→
• Le repère ( A ; u , v ) est un repère de →
( ABC ) .→Ainsi,→pour tout point M du plan, il existe un
unique couple de réels ( x , y ) tels que AM = x u + y v
• Réciproquement, soit M
→
un
→
point
→
de l’espace tel qu’il existe deux réels
x et y vérifiant AM = x u + y v . → → → → M2 M
On note M→1 et M2 les points définis par AM 1 = x AB et AM 2 = y AC
→
L’égalité AM 1 = x AB prouve que M1 est sur ( AB ) , donc dans le C
plan ( ABC ). De même
→
M→
2 est sur→
( AC ), donc dans le plan ( ABC ) .
D’autre part on a AM = AM 1 + AM 2 , donc AM1MM2 est un parallélogramme. A B M1
Les sommets A, M1 et M2 sont dans le plan ( ABC ), il en est donc de même
pour le quatrième sommet M .
→ →
On dit que les vecteurs AB et AC sont des vecteurs directeurs du plan ( ABC ) .
réels x et y vérifiant AM = x u + y v . v
→
→
→
→
→
On dit que les vecteurs u et→v
sont des vecteurs directeurs du plan ( A ; u , v ) A u
→ →
→ B
ou encore que le plan ( A ; u , v ) est dirigé par u et v
Rem :
→
→
→
→
→
→
Si u ’ est un
vecteur
→
→
non nul colinéaire à u , et v ’ un vecteur non nul colinéaire à v , alors le plan ( A ; u , v ) est le même que
le plan ( A ; u ’ , v ’ ) .
3 ) VECTEURS COPLANAIRES
→
→
→
Les vecteurs u , v , w , →
… , de→
l’espace
→
sont
→
dits
→
coplanaires
→
lorsqu’un point O quelconque et les points
Cette définition ne dépend
A, B ,C, … , définis par OA = u , OB = v , OC = w , … , sont coplanaires.
pas du point O choisi.
Rem :
• Deux vecteurs sont toujours coplanaires.
→
→
→
→
→
→
• Si deux vecteurs u et v sont colinéaires, alors quel que soit le vecteur w , les vecteurs u , v et w sont coplanaires
→ → →
Ex : Montrer que les vecteurs HM , AL et DC sont coplanaires.
→
→
→
→
→
u , v et w sont trois vecteurs de l’espace tels que u et v ne sont pas colinéaires.
→
→
→
→
→
→
Dire que u , v et w sont coplanaires revient à dire qu’il existe des réels a et b tels que w = a u + b v .
Preuve :
→
→ →
→ →
→
Soit
→
O→un point de l’espace. On considère les points A, B et C tels que OA = u , OB = v et OC = w .
u et v ne sont pas colinéaires,
→
→
les
→
points O, A et B ne sont pas alignés et déterminent donc un plan, le plan ( OAB ).
Par définition,
→
dire que
→
u , v
→
et w sont coplanaires revient à dire C ∈ ( OAB ) … ce qui revient à dire qu’il existe des réels a et b
tels que OC = a OA + b OB .
d
B ) UNE DROITE ET UN PLAN
→
Rappel : u
P
Dire qu’une droite d est parallèle à un plan P revient à dire que d d’ d
est parallèle à une droite d’ contenue dans P .
→
P
Nous pouvons maintenant énoncer une forme vectorielle de ce résultat : d’ u
→
→ v
Dire qu’une
→
droite
→
d , de vecteur directeur
→
→
u , est
→
parallèle à un plan P , de vecteurs
→
directeurs v et w , revient à dire que u , v et w sont coplanaires. w
→
→
→
ou encore : … il existe des réels a et b tels que u = a v + b w
C ) DEUX PLANS P’
Rappel :
Dire qu’un plan P est parallèle à un plan P’ revient à dire que l’un
P
→
des plans contient deux droites sécantes parallèles à l’autre plan. u P
→
v
Nous pouvons maintenant énoncer une forme vectorielle de ce résultat :
→
→
→
u
→ P’
Dire qu’un plan P ,
de
→
vecteurs
→
directeurs u et v→ , est
→
parallèle
→ →
à un plan P’ de
→ u’
→
v v
vecteurs directeurs u ’ et v ’ revient à dire que u , v , u ’ et v ’ sont coplanaires.
→
→
→
→
→
→
ou encore : … il existe des réels a et b tels que u ’ = a u + b v et, il existe des réels a’ et b’ tels que v ’ = a’ u + b’ v
Rem :
• Comme dans le plan le barycentre reste inchangé lorsqu’on multiplie les coefficients, par un même nombre non nul.
• La règle du barycentre partiel reste vraie.
• Le barycentre de ( A ; a ) , ( B ; b ) appartient à la droite ( AB ) .
• Le barycentre de ( A ; a ) , ( B ; b ) , ( C ; c ) appartient au plan ( ABC ) .
6 ) REPERES ET COORDONNEES
A ) BASE ET REPERE représentation classique d’un
repère
→
orthonormal
→ →
→
→
→
Soit i , j et k trois vecteurs non coplanaires de l’espace et O un point de l’espace, alors : (O; i ; j ; k )
→
→
→
• ( i , j , k ) est une base des vecteurs de l’espace
→
→
→
→
• ( O ; i , j , k ) est un repère de l’espace k
→
→
→
→
→
→
→
On
→
dit
→
que→le repère ( O ; i , j , k ) ( la base ( i , j , k ) ) est orthogonal , lorsque les vecteurs j
i , j et k sont orthogonaux→ →
deux
→
à deux .
→
Si, de plus, les vecteurs i , j et k sont unitaires ( ont pour norme 1 ) alors, on dit que le repère i
O
( la base ) est orthonormal .
Ex :
C ) PROPRIETES
Les propriétés et les règles de calcul vues dans le plan pour les coordonnées de vecteurs et de points se prolongent dans l’espace en ajoutant
simplement une troisième coordonnée.
→
→
Dans un repère donné de l’espace, soit u ( a , b , c ) et v ( a’ , b’ , c’ ) deux vecteurs , A ( x , y , z ) et B ( x’ , y’ , z’ ) deux points.
→
• Pour tout réel k , le vecteur k u a pour coordonnées
→
→
• Le vecteur u + v a pour coordonnées
→
→
• u = v ⇔
→
• Le vecteur AB a pour coordonnées
• Le milieu I de [AB] a pour coordonnées
• Le barycentre de ( A ; α) , ( B ; β ) a pour coordonnées
5
7 ) DISTANCE ET ORTHOGONALITE
→
→
→
Dans ce paragraphe l’espace est muni d’une repère orthonormal ( O ; i , j , k ) .
A ) NORME ET DISTANCE
Preuve : M’’
→
→
• On note M le point
→
tel que OM = u . → c
Les coordonnées de OM sont ( a ; b ; c ) et || u || ²= OM M
Puisque le repère est orthonormal, le triangle OM’M est rectangle en M’ .
Donc OM’² = a ² + b ² et M’M ² = OM’’ ² = c ²
On en déduit, d’après le théorème de Pythagore que :
→
b
|| u || ²= OM ² = OM’² + OM’’ ² = a ² + b ² + c ²
→
→ O
• AB = || AB || … a i
M’
B ) CONDITION ANALYTIQUE D’ORTHOGONALITE
Dans une base orthonormale :
→
→
Comme dans
Dire que les vecteurs u ( x ; y ; z ) et v ( x’ ; y’ ; z’ ) sont orthogonaux revient à dire que x x’ + y y’ + z z’ = 0 le plan
Preuve :
→
→
→
→
• Le résultat est immédiat lorsque u = 0 ou v = 0 → →
→ →
→
→
• Si u et v sont non nuls
→
, on
note
→
M et M’ les points définis par u = OM et v = OM ’ .
Les coordonnées
→
de →
u et de v sont respectivement celles de M et de M’ .
Ainsi dire que u et v sont orthogonaux revient à dire que le triangle OMM’ est rectangle en O , c'est à dire , ( d’après Pythagore )
OM² + OM’² = MM’²