Notion et formation du cautionnement
Notion et formation du cautionnement
Introduction
Conclusion
2
Introduction
« La méfiance est la mère des sûretés » disait la Fontaine. En effet, le rôle primordial
des sûretés consiste à garantir un engagement financier pris entre un débiteur et un
créancier. Ainsi on peut définir la sûreté comme étant « tout procédé ayant
uniquement pour but de prémunir le créancier de l’insolvabilité du débiteur. Les droits
spécialement accordés au créancier pour que leur réalisation permette à celui-ci
d’obtenir son paiement ». Par conséquent, le créancier peut solliciter l’intervention
d’un garant ou l’affectation d’un bien en guise de garantie. C’est à ce titre que les
mécanismes relevant du droit des sûretés exercent un rôle fondamental, protecteur
des intérêts du créancier, non seulement dans les relations professionnelles mais aussi
personnelles.
Soulignons par ailleurs que la sureté personnelle se caractérise par la réunion de deux
critères : l’adjonction d’un débiteur supplémentaire et l’absence de contribution de
celui-ci à la dette finale.
3
dette. Le cautionnement est donc la seule sureté personnelle réglementé par le DOC
aux articles 1117 et suivant, même si la pratique contractuelle et la jurisprudence
marocaine ont imaginé des mécanismes qui s’apparentent plus au moins aux suretés
personnelles (lettre d’intention et garantie autonome)
Pour ce qui est des suretés réelles2, ces dernières consistent en l’affectation d’un ou
plusieurs biens du débiteur en garantie de la dette. En effet le créancier disposera d’un
droit sur le bien affecté en garantie ; autrement dit il disposera d’un droit de
préférence qui s’exercera sur la valeur des biens grevés.
La doctrine expose souvent l’idée d’une concurrence entre ces deux catégories de
suretés. Tel n’est évidemment pas le but de nos propos et la question qui se pose
réellement consiste à s’interroger sur la question de savoir si les moyens de défense
que peut invoquer la caution sont amènes de porter atteinte à l’efficacité de cette
sureté. Quoi qu’il en soit l’efficacité d’une sureté doit être examiné à l’aune des
procédures d’insolvabilité ; en effet une sureté ne devient véritablement utile que si le
débiteur ne peut procéder au paiement du créancier, or dans ces hypothèses le
débiteur est fréquemment insolvable, ce qui peut justifier à son encontre l’ouverture
de telle procédure.
2
Pierre- Yves Ardoy, Fiches de droit des sûretés, 2ème édition Ellipses, 2018
4
Chapitre I / La notion du cautionnement
On retiendra ici le premier sens, qui est d’ailleurs celui consacré par le DOC dans
son article 1117. Celui-ci dispose, en effet, que « le cautionnement est le contrat par
lequel une personne s’oblige envers le créancier à satisfaire à l’obligation du débiteur,
si celui-ci n’y satisfait pas lui-même 4».
Cette définition légale, bien qu’étant exacte et claire mais elle s’avère plus
descriptive que conceptuelle. Donc on pourrait apporter une autre définition du
cautionnement on prévoit qu’il est une sûreté personnelle créée par un contrat
unilatéral qui oblige la caution à exécuter la dette du débiteur principal et lui donne un
recours en remboursement contre ce dernier5. Il faut, cependant, remarquer que
même lorsqu’il désigne une sûreté personnelle, le mot cautionnement peut avoir une
acception plus ou moins large selon qu’il décrit soit l’ensemble de l’opération visant à
garantir le créancier, soit la garantie elle-même dont bénéficie le créancier à savoir la
sûreté, soit enfin, le contrat, dit de cautionnement, passé entre le créancier et la
caution, contrat qui donne directement naissance à la sûreté.
3
Personne qui se porte garante de la dette d’une autre
4
Article 1117 du DOC.
5
Mehdi Kettani, Présentation générale des garanties bancaires conventionnelles usuelles du crédit, Article
publié en 2017, DlA Piper.
5
Section 1 / Caractéristiques de la caution
Il ne fait naître d’obligation qu’à la charge de la caution, en effet seule la caution prend
un engagement positif à l’égard du créancier. En ce sens qu’elle engage son patrimoine
personnel à l’exécution de l’obligation principale en cas de défaillance du débiteur.
Ainsi le fait que la caution perçoive le cas échéant une rémunération du débiteur
n’enlève pas à son engagement envers le créancier son caractère unilatéral.
Toutefois ce caractère unilatérale ne signifie pas pour autant que le créancier est
déchargé de toute obligation envers la caution, par exemple : en droit français certains
textes imposent des obligations d’informations, c’est le cas de l’article 48 de la loi du
1er mars 1984 qui met à la charge du créancier garanti une obligation d’information
annuelle de la caution sous peine de déchéance du droit de demande au garant les
intérêts courus pendant la période où l’information n’a pas été effectué ; ces
obligations ne sont pas de nature à transformer le contrat de cautionnement en un
contrat synallagmatique car elle ne constitue pas une contrepartie aux engagements
6
Art 1126 du DOC
7
Art 1131 du DOC
6
de caution tout au plus ces obligations atténuent les rigueurs de l’unilatéralisme à
l’égard de la caution.
8
Art 1128 du DOC
9
Stéphanie Piedelièvre, Droit des sûretés 2ème édition Ellipses, 2015, p 123
7
De ce caractère accessoire découle un certain nombre de conséquences, en vertu
de l’article 1120 du DOC « le cautionnement ne peut exister que sur une obligation
valable » ; et donc si celle-ci vient à manquer la dette de la caution disparaît, en
effet privé de son objet elle devient caduque. Cette obligation relative à l’existence
de la dette s’applique à son étendu et à ses modalités conformément à l’article
1128 du DOC.
Par ailleurs le cautionnement doit garantir une obligation licite et valable sous
peine de disparaître du fait de la nullité-résolution et extinction de l’obligation
principale (par exemple : si l’obligation principale est frappé de nullité absolue,
résolue ou résiliée 10, le cautionnement n’a plus d’objet et le débiteur est libéré de
toute obligation envers le créancier ce qui par ricochet profite à la caution par le
biais de l’article 1140 du DOC lequel permet à la caution d’opposer au créancier
toutes les exceptions inhérentes à la dette tel la remise de dette faite au débiteur
exemple : baisse de la dette du débiteur donc baisse de la caution aussi = la caution
s’est engagé à hauteur de 100 car dette 100 , si le créancier fait une baisse de la
dette à 80 , la caution descend à 80 règle du caractère accessoire)
Mais faut-il pour autant en déduire que le cautionnement ne peut être qu’à titre
gratuit ?
10
Philippe SIMLER, Cautionnement, garanties autonomes, garanties indemnitaires, 4ème édition, LEXISNEXIS
LITEC, p 66
11
JEAN Baptiste Seube, Droit des suretés, DALLOZ, 7ème édition, page 22
8
Même si la caution n’est pas rémunérée, elle n’est animée d’aucun esprit de
bienveillance à l’égard du créancier.
D’autant plus que la caution n’ayant pas une intention libérale conserve un recours
contre le débiteur si elle paye à sa place.
A chaque principe son exception. Celui-ci connait également une dérogation. C’est
le cas du cautionnement contracté entre commerçants pour une affaire
commerciale qui peut être onéreux s’il y a coutume en ce sens.
Le cautionnement est considéré comme un contrat civil mais il peut également être
qualifié de contrat commercial s’il remplit les critères de qualification requis en
matière de commercialité du cautionnement. Ces critères sont les suivants et se
fondent sur deux acceptations12 :
12 Imane Oualji, « Le cautionnement professionnel des petites et moyennes entreprises au Maroc », thése de
doctorat, soutenue en 2002, perpignan, p 131
13
Stéphanie Piedelièvre, Droit des sûretés 2ème édition Ellipses, 2015, p 54
9
La distinction entre la caution simple et solidaire n’affecte que les modalités de
poursuite par le créancier de la caution ; s’agissant du bénéfice de discussion, le
cautionnement simple offre à la caution le droit d’opposer au créancier le
bénéfice de division et de discussion prévue par l’article 1136 du DOC ; toutefois
la caution perd ce bénéfice si conformément à l’article 1137 du DOC elle a
renoncé formellement à l’exception de discussion et notamment lorsqu’elle
s’est engagée solidairement avec le débiteur principal.
Le bénéfice de division est régi par l’article 1138 du DOC et il en résulte que si
les cautions invoquent le bénéfice de division qu’elles se sont réservés dans
l’hypothèse ou plusieurs personnes se seraient porter caution du débiteur
principal, le créancier devra diviser les recours entre les différentes personnes
chacune pour leur part.
Il est donc d’usage compte tenu du fait que ces bénéfices ne sont pas d’ordre
public de prévoir le renoncement à l’un ou à l’autre d’entre eux ou aux deux.
L’article 166 du DOC est clair sur ce point ainsi on peut concevoir une solidarité
entre les seules cautions, ce qui permet d’exclure le bénéfice de division mais
non celui de discussion. La caution poursuivit devra donc payer pour le tout sauf
à se retourner ensuite elle-même contre les autres cautions pour leur demander
de contribuer à la charge finale de la dette.
On peut aussi opter pour une solidarité entre le débiteur et la ou les cautions ce
qui a l’avantage d’ajouter au contrat de cautionnement la solidarité. Enfin la
solidarité peut exister entre le débiteur et la caution mais non entre les cautions
elles-mêmes.
14
Brigitte Roman, Droit du cautionnement, ellipses, page 14
15
Art 1127,1139 du DOC
10
caution en faveur du même créancier ; c’est donc l’obligation accessoire de la
caution qui est garantie par un nouvel engagement accessoire. (Permet au
créancier de se prémunir contre la défaillance de la caution)
Paragraphe 1 / Le consentement
16
Imane Oualji, « Le cautionnement professionnel des petites et moyennes entreprises au Maroc », thése de
doctorat, soutenue en 2002, perpignan, p 135
11
débiteur, autrement dit la volonté de s’obliger de la caution doit être établit avec
certitude et on ne peut déduire une volonté tacite de s’engager comme caution
d’un simple comportement de la caution ou des seules circonstances de la cause.
Précisions par ailleurs que les rédacteurs du DOC sanctionne par l’octroi de D&I la
promesse de cautionnement faite au créancier. (Article 1124 du doc) la promesse
de cautionnement ne vaut pas cautionnement.
Quant à la théorie des vices du consentement, elle est fréquemment invoquée par
l désireuse de se délier d’un engagement qu’elle regrette.
Principe marocain (Qui cautionne doit payer)
Autrement dit l’erreur substantielle est celle qui entraine la nullité du cautionnement
par exemple c’est le cas de l’illettré qui croyait se porter simplement caution morale
naturellement il appartient à la caution qui souhaite se libérer de son engagement
d’apporter la preuve de son ignorance et de démontrer que celle-ci portait sur un motif
principal et déterminant de son engagement.
En revanche l’erreur matériel de calcul ne sera pas considérée pas comme une erreur
substantielle mettant en doute la réalité de l’engagement pris.
Les cautions par ailleurs peuvent également exciper de l’erreur sur la solvabilité du
débiter pour espérer être délier de leur engagement. Lorsque le créancier n’a pas
présenté à la caution la situation financière du débiteur cautionné d’une manière
conforme à la réalité, situation qui peut être voisine voire se confondre avec le Dol.
17
Art 41 Doc
12
consommation article 147 (loi 31-08) « un préteur ne peut se prévaloir d’un contrat
de cautionnement d’une opération relevant du chapitre 1 et 2 du présent titre conclu
par une personne physique dont l’engagement était lors de sa conclusion
manifestement disproportionné à ses biens et revenus à moins que la patrimoine de
cette caution au moment où celle-ci est appelé ne lui permette de faire face à son
obligation18 »
Quant au dol, il est prévu à l’article 52 du doc, c’est évidemment l’un des moyens de
défense privilégié des cautions. En outre le dol ne se présume pas il doit donc être
prouvé. Pour l’établir, encore faut-il prouver que le créancier avait l’intention de
tromper son co-contractant, l’auteur du dol doit donc avoir agi sciemment par exemple
le créancier qui présente une situation financière obérée à la caution afin de recueillir
son consentement. On notera par ailleurs qu’en la matière le droit marocain ne
contient aucune jurisprudence relative à l’obligation spontanée de l’établissement
financier d’informer la caution lorsque la situation du client cautionné est
irrémédiablement compromise.
Quant à la violence, qu’elle soit morale, physique ou économique ; elle peut émaner
soit du créancier soit du tiers et pour autoriser la caution à s’en prévaloir, encore faut-
il qu’elle ait donné son consentement en considération de la crainte d’un mal
considérable et présent. Les tribunaux recherchent l’utilisation de menace ou
pressions19.
Paragraphe 2 : La Capacité
18
Art 147 de la loi 31-08 sur la protection du consommateur
19
Mehdi Kettani, Présentation générale des garanties bancaires conventionnelles usuelles du crédit, Article
publié en 2017, DlA Piper
13
Paragraphe 3 : L’objet
Autrement dit l’engagement de la caution doit exister c’est à dire qu’il appartient au
créancier de prouver que l’obligation principale existe. En outre l’objet doit être
déterminé ou déterminable et il s’agira également d’identifier avec précision le
débiteur garanti puisque l’objet du cautionnement c’est la dette de ce même
débiteur20.
L’article 1120 du DOC dispose que « le cautionnement ne peut exister que sur une
obligation valable » par ailleurs l’étendue du cautionnement nous renvoi directement
à un problème de montant mais une dette évolue également en fonction de la situation
objective des parties et du temps, de ce point de vue l’étendue du cautionnement est
donc aussi un problème de durée. Le juge saisi est fondé à appliquer deux séries de
règles (article 462 et 473 du DOC).
En outre, il doit être également tenu compte des principes d’exécution de bonne foi
des conventions.
20
Imane Oualji, « Le cautionnement professionnel des petites et moyennes entreprises au Maroc », thése de
doctorat, soutenue en 2002, perpignan, p 98
14
Paragraphe 1 :L’étendue en montant
Rare sont les cautionnements qui comportent une limite chiffrée et précise à
l’engagement de la caution. Si tel n’est pas le cas, la caution sera tentée d’invoquer en
sa faveur l’absence de précision. Quant au créancier le cautionnement doit remplir sa
fonction de sureté et de son point de vue garantir les dettes dans toutes leurs diversités
(intérêts, pénalités, frais de poursuite etc..).
Le cas du cautionnement qui comporte une limite expresse du montant : limite qui lui
est propre et qui est différente du montant de l’opération principale (dette 100,
cautionnement 50) article 1129 du DOC = cautionnement défini
a- Cautionnement défini
Les articles 1128 et 1129 du DOC énoncent que le cautionnement ne peut excéder ce
qui est dû par le débiteur ni être contracté sur des conditions plus onéreuses
(illustration du caractère accessoire).
Si tel est le cas le cautionnement ne sera pas nul mais uniquement réductible à la
mesure de l’obligation principale autrement dit la caution ne devra rien de plus que ce
que doit le débiteur principal lui-même. Par ailleurs on peut se demander si le montant
de l’opération principal constitue un plafond à l’étendue du cautionnement. En effet
et dans le silence des parties, la somme indiquée dans l’acte de cautionnement
constitue-t-elle un plafond absolu ou seulement le capital maximum auquel pourrait
s’ajouter les accessoires. La jurisprudence marocaine considère qu’à défaut de
convention expresse et formelle, la caution ne garantit que le principal (ne paye pas
les intérêts). La caution peut également garantir la fraction d’une dette ou fixée un
plafond à son engagement lequel ne doit en aucun cas être dépassé 23.
21
Art 1129 du DOC
22
Art 1130 du DOC
23
Mehdi Kettani, Présentation générale des garanties bancaires conventionnelles usuelles du crédit, Article
publié en 2017, DlA Piper
15
b- Cautionnement indéfini
Quant au cautionnement indéfini, c’est celui par lequel la caution garantie sans
restriction le paiement d’une ou plusieurs dettes déterminées du débiteur principal.
Autrement dit elle s’engage dans les mêmes termes que le débiteur principal sans
limiter son engagement par rapport à l’obligation de ce même débiteur, cela signifie
que la caution va s’engager à garantir l’ensemble des dettes du débiteur principal. La
caution peut s’engager en termes généraux : cautionner toutes les dettes présentes ou
toutes les dettes futures. La jurisprudence marocaine ne restreint ce type de
cautionnement général prévu à l’article 1130 alinéa 3 du DOC. Alors que la
jurisprudence française y est hostile.
Enfin s’agissant du cautionnement de toutes les dettes d’un débiteur appelé dénommé
cautionnement omnibus ou cautionnement indéfini de dettes déterminables en vertu
duquel la caution peut garantir l’ensemble des dettes présentes et à venir du débiteur
sans limitation de montant.
Ce cautionnement est prévu à l’article 1130 alinéa 3 du DOC, la caution garantira alors
ce que devra le débiteur principal au jour où le créancier exigera le paiement, ce type
de cautionnement est valide en droit marocain puisque sa finalité est de transférer les
risques du créancier sur la caution. Il suffit donc que l’obligation de la caution soit
déterminable.
16
Paragraphe 2 : L’étendue en durée
Lorsque l’obligation de couverture est sans limitation de durée, chaque partie peut y
mettre fin de façon unilatéral sauf à respecter naturellement un préavis car la loi ne
veut pas de contrat perpétuel attentatoire à la liberté individuelle.
On précisera d’ailleurs qu’il est fréquent que les dirigeants sociaux invoquent
l’argument du terme extinctif soujassant inhérent au contrat de cautionnement qu’ils
ont souscrit25.
En effet, omettant de résilier leurs engagements, ils sont confrontés à un lourd passif
et ils tentent d’argumenter d’un changement important dans les paramètres de
déterminabilité des dettes garanties pour se délier de leurs engagements. La
jurisprudence marocaine n’est pas sensible à cette argumentation et décide de
maintenir les engagements de caution surtout ceux du dirigeant puisque cet
engagement s’apprécie au stade de la formation du contrat de cautionnement et non
au stade de son exécution.
Il appartient à celui qui demande l’exécution d’une obligation d’en prouver l’existence
et de démontrer que la personne objet des poursuites est bien celle qui s’est porté
caution et qui garantit le débiteur dans l’hypothèse d’une éventuelle défaillance.
24
Manuella Bourassin, Vincent Bremond, Droit des sûretés, 6ème édition, Dalloz, 2017, p 41
25
Mehdi Kettani, Présentation générale des garanties bancaires conventionnelles usuelles du crédit, Article
publié en 2017, DlA Piper
26
JEAN Baptiste Seube, Droit des suretés, DALLOZ, 7ème édition, page 20
17
En effet comme déjà indiqué, la volonté de s’engager en qualité de caution doit
clairement transparaitre des termes de l’acte et à ce titre il faut que l’intention de
substituer au débiteur défaillant soit avéré.
Dans le doute il faudra retenir la solution la plus favorable pour l’intéressé laquelle
ne peut-être que celle de cautionnement engagement moins contraignant que celui
de garantie autonome et du codébiteur solidaire (article 473 du DOC) « Dans le doute
l’obligation s’interprète dans le sens le plus favorable à l’obligé 27 »
27
Art 473 du DOC
28
Art 426 du DOC
18
Conclusion
C’est ainsi que sont apparus les garanties personnelles non accessoires parmi elles
figurent la garantie autonome et les lettres d’intention réglementé sommairement par
l’ordonnance française du 23 mars 2006 mais ignoré encore à ce jour par le droit
marocain puisqu’elles ne font l’objet d’aucune disposition textuelle.
La question qui reste à poser est de savoir quel est le sort de la caution ou du
cautionnement en général lors des procédures collectives29.
19
BIBLIOGRAPHIE
Ouvrages spéciaux :
Thèses et mémoires :
20
Articles :
Textes de lois :
21