100%(1)100% ont trouvé ce document utile (1 vote) 908 vues154 pagesLivre Droit Commercial 2019-2020
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Avant propos
Le droit commercial est le reflet de I"économie dun pays donné.
‘Au Maroc, celle-ci est marquée par un libéralisme empreint d'un
fnterventionnisme étatique fort. Le droit commercial en fait ressortir
fes traits saillants en consacrant d’abord le principe de la liberté du
commerce et de l'industrie, mais en se limitant aussit6t par des régles
dérogatoires' qui innervent Ia matiére jusqu’a dev
majoritaires
nir aujourd’hui
Le droit marocain propose une originalité : celle de réseryer au
droit commercial une législation spécifique, le code de commerce
traduisant ce trait de caractére. Présenter l'état de cette spécificité
oblige a se référer & Ia définition que I’on donne généralement au droit
commercial, il s’agit « du droit applicable 4 certaines personnes, les
commercants, et A certaines opérations juridiques, les actes de
commerce ». Pour autant, V’originalité de ce droit se résume-t-elle a
I'étude des commercants et des actes de commerce? Certainement pas
Si ces notions constitu
commercial, n’oublions
effectivement 1’épine dorsale du droit
pas des notions périphériques, comme les
droits de la concurrence, de la consommation, ainsi que W"inévitable
organisation judiciaire en matiére commerciale. En effet, le dom
T qToute personne est libre d'exercer te commerce, sans avoir & justifies de
compétences, ni de qualités particuliéres, encore moins d'une autorisaticn
sdiinistrative. En revanche, tout commercant se doit de respecter un certain
Hombre de dispositions Iégales ct réglementaires, tenant d'une part at
Obligations administratives et comptables et, d’autre part, & la nationalive, Sut
Serta ees et interdictions, aux incompatibilités professionnelles, ainsi qu’a la
seture de lactiviteé commerciale, Par ailleurs, tous les contrats commerciau {els
Gue le bail commercial, la location-aérance, la cession du fonds de Commerss or
Tes opérations de erédit garanties par le fonds de commerce ou ses éléments, 8°ils
obéissent par principe 4 la liberté contractuelle, sont néanmoins soutt des
régles impératives strictes. L'existence de mentions obligatoires s08) te les
formalités de publicité prescrites pour certains contrats sont autant de contraintes
qui s‘imposent en droit commercial ». Voir, L. Randrianrina, cous de droit
, , commercial, Gualino, 1° édition 2019- 1020, p.22.
2 1. Randrianrina, cours de droit commercial, Gualino, As
Edition, 2019-2020, p.22
5=>:
| n’en demeure pas moins remarqu,
r able
ere
du droit comme diversité des activit
s Economiques Son
: conce,
= étendue et hu _ cere,
extreme corn ~ trouve aujourd’hui au centre de iéey
quiil se ’ siti
au point qu lui opposent de ne plus rendre ec
mpte de pesieurs
ede I'e
controverses AM sissent l’activité commerciale. I faudrait, dit-on 1
es qui régissent | é ria enclav erie
le dh ine discipline plus large qui enclaverait Pensempie des
storiente ‘i cables aux activités Economiques, aux entreprises, ae
pplicables. a
jonnels,
des rep
regles
profe:
L‘insuffisance est, certes, patent
droit commercial est en repli.
Il ne fait aucun doute que je
Repli « conceptuel » car sous I’effet deg
mutations économiques, de nouvelles notions sont proposées pour
remplacer celles qui le fondaient jusqu’alors'. Repli aussi de ia
perception que I’on peut en avoir car certaines des matiéres qui le
composent sont devenues des d
paradoxe que le droit commercial c
de nature commerciale n’ont jamais ét
ciplines propres; aboutissant ay
sique recule alors que les régles
aussi nombreuses
Pour l'instant, cette mobilité obseryée n’affeete que trés peu les
Principes de base du droit commercial car, les notions et oppositions
aditionnelles qui immergent ce droit restent bien présentes au-dela
des déplaci ents de frontiéres et 4
veel ets ce rontitres et que, si la réglementation de la vie
Payee pobsubchretinsérée dans un ensemble plus va Pe
doute sous «les views Wye" Ut ensemble plus vaste, c’est sans
mee ‘abits “du droit commercial qu’il
faut
Crest d’ailleurs,
Compréhension'de généraux a la
S’orientent les pages de
Ompréhension gre {36M Claire et simple le
complexe, ‘comme a fortemeni pene Matisie aus ee
commercial constitue « un Pisa
vouloir pénétrer et in
d’aventure on ven:
Le professionnel se. substitucr
commerce.
Paulet, droit com
ait 40 comme,
TANK, «1p,
*L, Paulet Op.cit, p.5
ercial, Ellipses, éditisaurait done ¢étre question d’identifier tous les réglements qui
concernent les activités industriel aa
et commerciales '»
Par conséquent, aborder une matiére aussi complexe que le droit
commercial impose de prime abord, d’en préciser les contours, puis
les sources avant de s’intéresser a ses principales caractéristiques.
Une premiére partic est consacrée aux éléments de la
commercialité, notamment les activités commerciales qui viennent
nécessairement caractériser Ivexercice du commerce. Sera abordé
également [acteur principal du droit commercial, & savoir le
commercant. Qu’il soit d’ailleurs personne physique ou morale, sa
définition et son statut sont particuliérement développés.
Une deuxiéme partie traite du pilier du droit commercial: le
fonds de commerce. Notion abstraite et difficile a appréhender, le
fonds de commerce se compose d’éléments disparates (clientéle, droit
au bail, propriété industrielle...) et il est susceptible d’étre soumis a
idiques (vente, location, apport en société.
diverses opérations j
ee eee
1 ‘industrie, 1°3-
M.Guibal, Répertoire,. Dalloz, Commerce et de Vindustrie.
7INTRODUCTION AU DROIT
COMMERCIAL
jection 1 : Définition du droit commercial
§1. L’objet du droit commercial
§2. Le droit commercial dans |’espace juridique
§3. Le droit commercial dans le temps
Section 2 : Les sources du droit commercial
§1. Les sources du droit commun
§2. Les sources spécifiques au droit commercial
Section 3 : Poriginalité du droit commercial
§1. La particularité des fondements du droit commercial
‘echniques du droit commercial
§2. La particularité des tSection 1
Définition du droit commercial
Introduisant leur traité de droit commercial. G. Ri
¢ ; ercial, G.
Roblot, s’interrogeaient, en 1947, sur ce miper ee
I e qu’est le droit commercial
Quelques décennies plus tard, les hésitations sont loin d’aveir lean:
peut étre méme sont-elles plus grandes.
En effet, le droit commercial ne se laisse pas aisément définir'
si on peut avec I’étymologie ou méme intuitivement, se faire une
jdée de ce A quoi sert le droit commercial: « L’ensemble des régles
qui régissent les commergants et les affaires commerciales», il est
plus difficile de dire ot: il commence, oi il finit et quelle est sa place
par rapport aux autres disciplines juridiques.
Ainsi, la recherche d’une définition du droit commercial ne s’en
trouve pas facilitée, mais la démarche peut étre éclairée par I’ étude de
son objet (§1), Vamalyse de sa situation actuelle dans Vespace
juridique (§2) et la compréhension de son évolution historique (§3).
' Le mot lui-méme pri
© & confusion ; en effet, le droit commercial ne se limite pas 4
l'étude du phénoméne commercial, au sens oi l’entend le langage courant.
Certes, s’il a naturellement vocation a régir les opérations de négoce désignées
sous le nom de distribution, Vindustrie et les grandes entreprises qui en
composent le tissu relévent aussi de cette branche du droit.
¢ droit commercial ne régit pas pour autant toutes les activités économiques.
Seules les activités économiques lucratives, ou qui tendent @ T’étre, sont
concernées par cette matiére. Les activités non lucratives, qui forment
T’économie dite sociale ou solidaire et les associations mutuelles et cooperatives,
en sont done exclues.
Le domaine du droit commercial n’en demeure pas moins remarquable par son
extreme étendue, et la diversité des activités économiques conceméss
(distribution, banques et assurances, services, entreprises industrielles) explique
au demeurant Phétérogénéité des techniques utilisées : il n'y @ guére de parenté
entre l’exploitation dune entreprise individuelle et le recours, plus Elaboré, a la
technique sociétaire, De méme, il existe peu de points communs ene aS. F
société familiale et de grands groupes nationaux. Tous relévent pourtant du}
commercial. .
Ces indications rendent compte de la complexité du droit
régles générales tendent finalement & s’estomper au profit de
qui se diversifient pour s’adapter 4 chaque type d’exploitatiow.
* M. Drissi Alami Machichi, droit commercial fondamental au:
11§1- Vobjet du droit commercial
Généralement, le droit commercial est défini comme «le droit
i 4 certaines personnes, les commergants, et 4 i
applicable 4 certaines pi Snr eee cae
opérations juridiques, les actes de co} ,
Cette définition, largement admise aujourd’hui contient, san
conceptions doctrinales différentes du droit commercial.
Une conception subjective qui fait du droit commercial le droit
des profe jonnels du commerce et limite Son application aux ‘Seuls
commergants. Toute personne a qu! serait reconnue cette qualité se
verrait appliquer des régles spécifiques.
Cette opinion peut se prévaloir de la tradition historique. Le
droit commercial est apparu en raison d’usages et de réglementations
existant dans les corporations. En effet, de nombreux actes juridiques
passés par les commergants sont identiques 4 ceux passés par des non
commercants. La vente en fournit Je meilleur exemple. La
commercialité résultera alors de la qualité de commergant”. La
conception subjective présente donc le mérite de la logique et de la
simplicité ; le droit commercial est le droit des commergants, ¢’est un:
droit professionnel et corporatiste*.
Dans la conception objective, le droit commercial serait le droit
des «actes de commerce » indépendamment de la qualité de celui qui
les conclut et les exécute. Il en résulte qu’il peut s’appliquer a des
personnes non commergantes dés lors qu’ils réalisent des actes de
commer
Cette conception a, comme la précédente sa part de vérité, Elle
peut aussi se prévaloir d’une légitimité historique, puisque I
suppression des corporations et le principe d°égalité des cito
Plaidaient en faveur d'une définition objective du droit comme!
qui ne serait pas le droit des commergants mais des opératio
i L.Paulet, Op.cit, p.6.
2S, Piedelievre, droit commercial, Dallo: i
*S, Pie , |, Dalloz, Lame éditi
| Y Reinhard et S.Pierre, droit commercial, Lente Nealon 9
II est exact que Ia loi consacre parfois cette vision,
exemple, le droit commercial aux letres de change,
a2)commerce!. Certes, la thése objective se distin:
gue essentielleme
la_précédente par son domaine Olas
commercial s’ouvre largement
car elle considére que le droit
au monde extérieur isque de
; pu
ombreuses activités civiles relévent de procédures commerciales*. De
ce fait, le droit commercial est applicable au monde des affaires plu:
qu’a la seule profession commerciale* ue
Cependant, ces deux conceptions n’ont guére satisfait la
doctrine. Ia fallu admettre qu’aucune des deux visions ne pouvait, et
ne prétendait d’ailleurs, rendre compte a clle seule de la réalité du
droit commercial. La conception subjective était trop étroite car la
iégislation commerciale ne s*applique pas seulement, et méme de
moins en moins, aux seuls commergants*. La conception objective,
quant a clle se révélait insuffisante car de nombreux actes peuvent étre
attachés aussi bien a une activité civile que commerciale’.
Ces insuffisances expliquent que les deux
désormais combinées dans la plupart des
conceptions sont
systémes juridiques
occidentaux, et particuligrement francais qui a largement influencé
notre droit positif, En effet, I’énoncé de Varticle 1 du code de
commerce marocain® suffit & montrer que le droit commercial
accueille les deux points de vue. Cet article précise que: « La présente
loi régit les actes de commerce et les commergants.».
t la conséquence du principe de la liberté du commerce et de Vindustrie
déclaré au lendemain de 1a révolution frangaise de 1789. Ce principe se justiiit
par la nécessité de supprimer les corporations des professionnels et les obstacles
qu’elles opposaient au libre exercice de l’activité commerciale. ,
Comme Vavait relevé Pardessus: «le commerce consiste dans lcs ssa.
cinediations qui ont pour objet d"opérer ot. de faciliter les échanges des Prosar
deri nature cu de Tandustrie, dans ta vac den tires queloves SOEs esau
aeae anette compose de toutes Tes régles relatives & cos WaRese uci: ieaaatee
maniare de juger les contestations qui en résultent>. Les réBies commercial
__ S'appliqueront donc parfois & des non- commergants.
" Y.Reinhard et S.Pierre, Op.cit, p. 3.
»,
On peut alors tenter de résumer, en affirmant que « le droit civil
constitue le droit commun aux actes civils ct de commerce, le droit
al ne se caractérisant qu’au moment of le métier du
a imposé l’émergence de régles spécifiques, pour des
raisons d’efficacité*, ou de construction d'outils juridiques inconnus
du droit civil’ »
commerce
commerce
Le droit commercial se subdivise en plusieurs matigres, par exemple le droit des
sociétés, te droit de la concurrence, le droit des baux commerciatrx, le droit des
instruments de paiement, le droit des entreprises en difficulté, te droit du fonds
de commerce.
? L Paulet, Op.cit, p.7
* G. Ripert er R. Roblot, traité de droit commercial, par M.Germain ct L.Vogel, tl,
n°3, p.9.
Par ex
ple, au moment de la mise en ouvre des moyens|de\preuve, ue
effectivement originaux comparés 4 ceux du droit civil. En effet, La preuve die
commergants pour les setes de commerce ebt libro eloks abseil i le
__ Principe est I’ exigence de I’éerit. ueeoene
P.Giron, droit commercial, Sup’Foucher, 5°" édition .2010s Be
© Les rapports entre le droit commercial et le droit civil ne sont pas see
droit civil emprunte aussi au droit commercial certaines de oe aes Risa)
techniques : par exemple, les régles dacquisition de lat personnal =
as:1 entr
Par ailleurs, le droit commere tient, des rapports ro,
Uiesiplines juridiques. Hen est ainsi avec le droit figey
ir certaines techniques commerciales!
: sa ma cre, 1 droit ee = Ke
aeait du travail s'empare également 4 sa mans , du droit commereia,
droit du tava Gu code du travail s'appliquent en effet, & toutes eq
les regles issues ¢ il s’ay ten eff cal
hes reples issueh ercent le commerce en qualité de salariés sce qui
personnes ae influence l'application des regles commerciales’, 1.
dans cera yal est aussi sous emprise du droit pénal des affaires
stoke eo iesial fixe les frontigres dans lesquelles il doit se tenir, en
Gar cole! ans des textes tres nombreux Tes pratiques commerciales
licites et illicites
avec d'autres
qui exerce son influence s
let notions yoisines
B- Droit commerci:
Depuis quelques années, la crise du droit
commercial s'est
imposée comme une constante du discours juridique. Conffonte a des
mMations sans précédent, le droit commercial serait insuffisant pour
régir les aspects modernes de la vie économique
Pour certains, la dénomination de droit comm
répondrait plus A la réalité économique actuelle
nombreux développements
ial ne
En effet, de
législatifs ou réglementaires ont vocation a
régir l'ensemble des entreprises, et non les seuls
commerciaux (droit de la concurrence, droit de la cor
méme,
établissements
so mmation). De
la réalisation de certaines opérations commerciales nécessite
Lintervention d’autres branches du droit, comme le droit fiscal, le
ppliqi
nmercial, sont reprises
par le droit civil pour ére
nes non-c
s des person
mmergante:
I n'est pas rare que les commergants se déterminent en raison des conséquences
fiscales de l'opération qu’ils envisagent d’accomplir
C'est le cas, par exemple, lors de la
vente d'une société commer
alariés, le code du travail fait obligation a Vacheteur de maintenir It
travail.
Le d
jale ayant des
contrats dé
‘oit commercial subit encore l'influence du droit public notamment par
Vintervention des pouvoirs publics qui disposent de moyens d’actions importan's
pour influencer l’exercice du commerce (a travers notamment la réglementation:
économique), Le droit commercial est aussi imprégné pat les régles du droit
jnteuations ou blie et privé) qui, de plus en plus fréquemment, ont vocation, Pat
ie ee oir application dans les rapports commerciaux.
“LPs
* M. Cabrillac, «vers Ia e
199 aaoe vers la disparition du droit commercial », Etudes Foyer, PUF:
16qroit social ou le droit administr
renouvell
Ce phénoméne a p: é
ment de analyse doctrinale qui parle done de plieteae i
Requemment «de droit économique » et on
surtout
«de droit des
affaires » Sa
A l’évidence, Vappellation peut @tre plus réaliste et plus
moderne, mais que recouyre t-elle en réalité 2 S
Le concept de droit des affaires', est
juridique du monde des affaires, lequel est a 1'é
commergants mais aussi par des entr
naturellement le
consacré a I’étude
idence animé par des
eprises civiles; il régit tout a
ct traite en définitive, tout autant
relations d’affaire
des structures que des opérations”
De ce fait, le droit des affaires a un domaine plus vaste que le
droit commercial. Il regroupe tous les droits utiles a activité
économique. Il englobe notamment des questions qui relévent du droit
public’, du droit fiscal, du droit du travail’ etc. Le droit des affaires
pousse des incursions dans des domaines qui intéressent tout aussi
bien le droit civil, notamment la protection des consommateurs. Enfin,
le droit des affaires ne s
mais aux a
applique pas seulement aux commergants,
griculteurs, aux artisans etc.
«Le droit des affaires se raméne alors forcément A un droit de
entreprise commerciale® gouvernant sa conception, sa structure, son
organisation, son objet, sa gestion, ses rapports avec dialtres
entreprises, avec les salariés, les clients et administration».
Dans un sens encore plus moderne, une partie de la doctrine @
popularisé expression «droit économique »” ‘partageant ainsi assc=
"H. Cherkaoui, droit des affaires,
Y Reinhard et S.Pierre, Op-cit, p. 5.
5 Intervention de "Etat dans I’économie.
+ place des salariés dans les sociétés anonymes, 3 iin
Cee aes trier vent que la théorie generale du conttal Ws HONG gasses
s auteurs observer ag, evolution des activites agricole Tei eae
arse emond plus aux idées consacrées par les Tois du steele peéeédent ht
aujourd’hui d’acti' ités organis¢es et exercées dans le cadre
similares aux entreprises industrielles
© M. Drissi Alami Machichi, Op.cit, p-17- :
Le droit économique est un eoncept relativement récent toujours ont neat
i dro economies onten a sa place et sonirole Gln £ TEN Tp, Gopal
point d’altérer sa valeur opérationnelle ». Pour plus de
blanca, 2003.
17at de Vinsuffisance du droit commercial, 4,
largement le const tenants du «droit des af
Vimportance du, développement des relations économiqu
Coe aenlvs “éceme du droit économique définit ce
petrine la
soetne : « le droit de la con
et de Porganisa
Vy, Elle met ain
aires » pq
ites
es. La
; L ce demie
centration ou de la collectivisation a
ion de économie par de
i I’accent sur les relation,
et sur les rapports de fores
comme ¢ t
biens de production
pouvoirs publics ou privés ». © ee
des agents économiques, prives O41 p
qui fondent les activités commercial
Certes, pour pertinentes que soit cee dows, concepiaaes elles
Jaissent entidres un certain nombre de questions: Tei¢ ae économique
néglige aspects que le droit OTe _ Priv égic, en
Poccurrence les commergants et les sociétés et qui sont pourtant
taunticls a la vision critique que le droit économique se propose
@rexercer sur leur activité. Il apparait en conséquence que le droit
commercial constitue l’élément nécessaire, le point de départ a partir
duquel le droit économique développe son analyse propre, centrée sur
le réle des pouvoirs publics et privé
Comme par ailleurs, le droit commercial ne différe pas
substantiellement du droit des affaires, dont le contenu est assez
largement identique, ce n’est pas réduire le réle et importance du
droit des affaires et du droit économique que d’affirmer que le droit
commercial demeure le noyau dur a partir duquel d’ autres disciplines
peuvent porter l’analyse sur les questions limitrophes*.
§3- Le droit commercial dans le temps.
a tude de Vhistoire du droit commercial permet d’obtenir une
vision globale autorisant la compréhension du droit contemporain. En”
effet, elle fait appel A des disciplines aussi diverses que la sei
€conomique, la politique, la sociologie et le droit, Celui-ci prend
sa dimension la plus forte, en ce sens qu’il n’apparait plus
réduit 4 une somme de connai ns
« Droit et économie »,
p. 17.
'M. Farjet, droit économi :
|. Farjet, jomique, PUF, thémi 1, pil.
. Y.Reinhard et §. Pierre, PERCE aa me
" J.Mestre et M-E, Pancrazi, droit commercial, LGDJ, 26
in Archives de Philosophie dhyaste mouvement de pensées qui lui donne toute
Sa force, toute s:
justification! Zeus
Aspirer appréhe
ler et justifier
place du ¢
juridiques
historique des civilisations ou du moi
culture, done notre droit
‘oit commercial
impose done examen
celles qui nourrissent notre
ins notre systéme de valeurs
Et comme le droit commercial maroca
in est largement inspiré du
droit occidental et plus précisément du droit frangais, il convient de
retracer l’évolution de ce droit et les grandes périodes historiques qui
Yon marqué (A) avant de voir celles qui ont caractérisé notre droit
positif (B).
A- Les grandes étapes de 1
occidental
’évolution du droit commercial
Sile droit commercial a des orig
s trés anciennes, chacune des
andes périodes historiques
n’a pas cu la méme incidence sur sa
En effet, autant que les peuples Egyptiens, Grecs et Romains
ont réalisé un apport remarquable au développement des civilisations,
autant leur apport au droit du commerce reste marginal’. Dés lors, les
caractéristiques essentielles du droit commercial apparaissent
véritablement ayec le Moyen Age.
création
a- Du Moyen Age Al:
codification du droit commercial
En effet, le droit commercial connait son apogée A partir du
Moyen Age. Période au cours de laquelle il va progressivement
s’affirmer comme un droit utile et autonome. Cette consécration
résulte de conditions particuliéres qui, accumulées sur plusieurs
si¢cles, constituent un ensemble de facteurs favorables*.
P.Giron, droit commercial, Op.cit, p. 14.
Egyptiens : aucune trace tangible du droit du commerce
Babyloniens : prét a intérét —notion de commission
Phéniciens : certains apports au droit maritime i
Grecs : aucune indication tangible de régles commerciales -
Romains : mise au point de la représentation- opération de banque-théorie général
des obligations. . 12.
Voir, Y. Guyon, droit des affaires, Economica, 12° édition, tome 1, 2001, p-12-
L.Paulet, Op.cit, p.15
19L’avénement du droit commercial, coincide d'abord aves 4
sure du commerce entrepris a partir dy
Syeloppement d’env neice Xie
developpemere époque, le commerce terrestre prend une nouvetig
siécle. A c i foires q eurel cu €1
Siecle. aa avec ln pratique des foires qui curent lieu en particule
38. een ee ee 7
M, Driss
Drissi Alami Machichi, Op.cit, p.42BOO
Section 2
Les sources du droit commercial
Loriginalité du droit comme
par lore
commun! (§1), de loin les plus importantes
droit commercial, celui-ci propose,
@ originales (§2).
tial se manifeste trés clairement
ge des sources de droit
et les plus utilisées par Ie
en sus, des sources spécifiques de
nisation de ses sources,
droit, qualifiée
§1- Les sources du droit commun
Classiquement, |
S sources traditionnelles du droit commun sont
composées de la loi (A), la jurisprudence (B) ct sont aussi I'euvre de
la doctrine (C)
A-La loi
Au sens strict formel, la loi désigne tout acte émanant du
Parlement, scul organe autorisé par la constitution a légiférer. Au sens
large, le terme de loi désigne indifféremment une régle de droit prise
isolément, un corps de régles cohérent, voire ensemble des régles
d'un pays, et ce, quelle qu’en soit la qualité: priv
pénale. Au sens de son origine, la loi r
. publique ou
ulte d’une cuvre interne ou
externe
L’ccuvre interne puise sa source dans une hiérarchisation entre la
Constitution, le Parlement, l’exécutif. Ces trois pouvoirs marquent de
leur influence le droit commercial ; la constitution, en affirmant, par
exemple le principe de la liberté d’entreprendre®, le Parlement en
votant les textes dont le commerce a besoin quand il ne satisfait pas
@une solution du droit civil’, ou parce que cette solution n’existe pas
et doit étre créée; l’exécutif, a travers les décrets et les arrétes:
Nous savons que le droit commercial n‘offre qu’une spécificite et nom Rea
indépendance des régles. Il appartient au droit privé et utilise les noses
civil.
> P.Giron, droit commercial, Op.cit, p.17.
Voir article 35 de la constitution de 2011. = a
4 ; ae jes regles 4
Tel qu'il a été déja dit, le droit commercial puise une bons ae a
Vencadre dans le code civil, qu'il s’agisse de certaines’s
25Lreuvre externe se résume aux traités internationaux, Cog
demiers sont ratifiés par le Parlement et ont vocation & s’appliquer aux
activités commerciales. A ce niveau, une double distinction s*impoge
Le droit du commerce international fait d’abord une place
importante aux traités portant sur l'organisation du commerce
L’accord général sur les tarifs douaniers ct le commerce
(GATT) du 30 octobre 1947, la commission des nations unies pour je
commerce et le développement (CNUCED) de 1964, ou encore
(OMC) du 14 avril 1994), en
sont des exemples. Ils mettent en ceuvre des instances, ‘des
Sreanisations ou des systémes institutionnels investis, selon le cas de
= voir répressives”.
mondial.
Vorganisation mondiale du commerce:
fonctions régulatrices, normative
Il existe ensuite, des traités internationaux qui reproduisent deux
procédés juridiques de collaboration entre les Etats traduisant deux
préoccupations distinctes.
Certains traités internationaux appliquent la notion de «loi
uniforme » destinée A régir une question déterminée @ la fois aux
niveaux international ct national. Ce type de traités tend a unifier le
droit applicable une situation juridique dans tous les droits des pays
nataires. Les accords de Genéve de 1930 et 1931 sur les effets de
commerce et le chéque restent significatifs de cette expérience,
Cependant, malgré son utilité et les efforts intenses des Etats et des
organisations internationales, ce procédé n’a connu qu’un succes
limite.
D’autres traités se superp
ent a la législation interne des Etats
signataires. Sans modificr le contenu des droits nationaux, ils y
ajoutent des régles nouvelles destinées A régir uniquement les
opérations internationales. Ainsi, la convention de Vienne du 11 avril
sociétés ou du droit
|, ,Particuliéres comme le
organisation mondiale
des obligations, ou encore de certaines techniques
cautionnement
du commerce,
nerciaux, dispose du pouveir non seulement d&
Bt aussi d'infliger des sanctions telles que celles d’autoriset
le rétorsion,
LPaulet, Op.cit, p.22
surveillance des échan;
régler les conflits mais.
des mesur1980 institue des régles communes applicables dans 1
internationales de marchandises entre pays signataire: i les ventes
B- La jurisprudence
La jurisprudence en droit commercial présente une 4
@ grande
importance dans la formation du droit*. Elle répond a la né
la nécessité
dune intervention rapide des juridictions dans la vie commerciale. -
D’abord, les juges assument, en droit commercial un réle
traditionnel de transposition du droit aux fait. En effet, les textes &
" : es de
nérale ont besoin d’étre adaptés aux situations concrétes.
portée g
Mais la jurisprudence joue, en droit commercial, une fonction
qui dépasse la simple adaptation des textes. Il est d’hypothéses oft
Texercice du commerce donne naissance a de nouvelles pratiques dont
il faut, en absence de texte, apprécier
t > ¢ validité et préciser le régime
juridique, C’est la, le rdle prétorien de la jurisprudence®. Le droit
commercial présente ainsi de nombreuses régles issues de
constructions jurisprudentielles*. C”est le cas par exemple de la théorie
de 'abus de majorité ou de minorité en droit des sociétés ou de celle
de la concurrence déloyale:
L.Paulet, Op.cit, F
JP. Haehl, «[apport des tribunaux de commerce a la jurisprudence et @ la
législation », Revue de jurisprudence commerciale, 1999, 32.
3 En effet, selon les dispositions de l'article 2 du code de procédure civile: « Leguge
ne peut se dispenser de j oti de rendre une décision; toute affaire portée
devant une juridiction doit donner lieu a un jugement >. -
En conséquence tout juge est tenu d'interpréter In) Jol, Lajdoctrine anaes
pouvoir de création selon trois axes: le juge précise et complete la loi; le juge
Uiimine lee incohérences de 1a lol; te juge adapte) Im loi ison) ea sas aa
Lorsque le juge précise et complete 1a loi, cela si jgnifie que dans 'hypothése
Cae ee ee ouse d'un textes il doit cisrermminee 040 ey
comprendre, A lidentique, Iincohérence contenu dans His régle doit ee
Glimmeés, Eafin l'adaptation dune regle & son €poqus Beul Tak eis ose
défaillance ou de lenteur du législateur, en principe seul compétent & agir.
en . ‘des solutions données & des
ce fait le juge tranchera un litige en s’inspirant d©® 0C Se idiaies
conflite id aires Cette attitude est dicts parun SONS: aa ie
Pacis conflits auront été soumis aux controle de la juridiction supe
4 Cour de cassation. eet ive
A. Sayag ct J.Hilaire, quel droit des affaires pour demais Essai de prospect!
juridique, librairie technique, p.218.
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