COR 1 ISS – Stabilité de pentes
Exercice 1
1. Déterminer le coefficient de sécurité par la méthode de Fellenius.
[( ) ] ∑[ ]
n
ui bi c' b n
c ' i bi
∑ W i cos θi−
cos θ i
tan φ ' i + i i
cos θi
W i cos θi tan φ' i +
1 1 cos θi
F= n
= n
∑ W i sin θi ∑ W i sinθ i
1 1
Tranche (°) W (kN) W.sin (kN) W.cos (kN) W.cos.tan c.l (kN)
(kN)
1 49 1105 834 725 128 762
2 30,5 1255 637 1081 0 174
3 19,8 1436 486 1351 0 106
4 9,75 1288 218 1270 0 101
5 0 - - - - 100
6 -9,75 736 -125 726 0 101
7 -19,8 399 -135 375 0 106
8 -30,5 150 -76 129 0 174
Tableau 1
Le coefficient de sécurité est égal au rapport entre les efforts résistants (W.cos tan+cl) et les efforts moteurs
(W.sin), l étant la longueur de la ligne de rupture à la base de chaque tranche.
1840 ¿
F=128+1624¿ =0,95 ¿ ¿¿
¿
2. Déterminer le coefficient de sécurité par la même méthode mais en considérant cette fois ci un angle de
frottement de 15 ° dans le sol 2 et de 10° dans le sol 3.
En considérant un angle de frottement de 15 ° dans le sol 2 et de 10° dans le sol 3, il faut recalculer la colonne
W.cos.tan. Les tranches 2 et 8 ont leur base dans le sol 2 ; les tranches 3, 4, 5, et 6 ont leur base dans le sol 3.
Tranche (°) W (kN) W.sin (kN) W.cos (kN) W.cos.tan c.l (kN)
(kN)
1 49 1105 834 725 128 762
2 30,5 1255 637 1081 290 174
3 19,8 1436 486 1351 238 106
4 9,75 1298 220 1279 224 101
5 0 1082 0 1082 191 100
6 -9,75 746 -126 735 128 101
7 -19,8 407 -138 383 66 106
8 -30,5 150 -76 129 34 174
1304+1626
F= =1 , 6
1837
3. Dans le cas où le coefficient de sécurité est inférieur à 1, quelles méthodes de confortement simples
proposeriez-vous pour assurer la stabilité (on illustrera ces méthodes de confortement par des schémas).
Risberme sur la moitié inférieure de la pente ou pente radoucie
(32,5 ; 25)
(0 ; 25)
sol 1
(52,5 ; 12)
(0 ; 12)
sol 2
(0 ; 8,5)
sol 3
(0 ; 5)
sol 4
(0 ; 0)
x
(32,5 ; 25)
(0 ; 25)
sol 1
(52,5 ; 12)
(0 ; 12)
sol 2
(0 ; 8,5)
sol 3
(0 ; 5)
sol 4
(0 ; 0)
x
Exercice 2
Réponse n° 1
Soit le talus de pente et de hauteur H. Le sol est supposé homogène (c’, ’invariants).
Seul l’équilibre (limite) des forces s’appliquant sur le coin est considéré. L’équilibre des moments reviendrait à
supposer que les trois forces appliquées sont concourantes.
On suppose que la surface de rupture potentielle est un plan (appelée ici coin de Culmann) passant par le pied du
talus A et faisant un angle avec l’horizontale.
Le coin de Culmann se comporte de façon rigide-plastique. On fait l’hypothèse que la contrainte de cisaillement
= c’+ ’tan ’est complètement mobilisée le long de ce plan.
La réaction de frottement du sol R sur lequel frotte le coin de Culmann est donc inclinée de l’angle′sur la
normale au plan de rupture.
La force de cohésion est égale à C = c’AC.
On considère maintenant l’équilibre « limite » normalement et parallèlement au plan de glissement incliné à
sur l’horizontale. L’objectif est la recherche de la surface la plus défavorable en faisant varier l’inclinaison ,
c’est-à-dire la recherche du minimum de F.
On écrit les équations d’équilibre en tenant compte des coefficients de sécurité sur tan ′et c′:
Avec l’indice d pour « design ».
Les paramètres des forces correspondent à des modules, avec W poids du coin :
On exprime le coefficient de sécurité Fpar le rapport des efforts résistants tangentiels maxima (mobilisables)
sur les efforts moteurs tangentiels sur la ligne de glissement (mobilisés).
Eq 1
On retrouve bien qu’en l’absence de cohésion, le coefficient de sécurité est égal à :
F= tan ′/tan
Réponse n° 2
D’après l'équation 1, le tableau suivant montre que Fpasse par un minimum Fq ≈ 1,867, obtenu pour ≈ 37,5°.
Le point d’émergence est à une distance L = 7,18 m de la crête du talus.
Réponse n° 3
Réponse n° 4
On constate que la méthode du coin donne un coefficient de sécurité nettement supérieur aux autres méthodes.
En revanche, toutes les autres méthodes donnent pratiquement le même résultat. C’est normal puisque l’abaque
de Biarez a été construit à partir de la méthode globale de Taylor, donnant les mêmes résultats que la méthode de
Bishop simplifiée.
En conclusion, la méthode du coin est intéressante comme outil d’apprentissage. Elle permet un traitement
analytique et met en évidence l’influence des différents paramètres géométriques et mécaniques sur la stabilité
du talus. Mais l’hypothèse du plan de glissement est une hypothèse forte.
COMMENTAIRE
Pour un projet géotechnique, l’approche du coin surestimant le coefficient de sécurité, il faut donc utiliser des méthodes proposant des
surfaces de rupture (cercle, mixte, spirale logarithmique) qui procurent des coefficients de sécurité réalistes. Enfin pour le cas traité dans
cette application, le plus simple et rapide est d’utiliser l’abaque de Biarez.