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Financement de l'économie et agents économiques

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Chapitre 4 : Comment les agents économiques se financent-ils ?

I. Comment fonctionne le financement de l’économie ?

A/ Qu’est-ce que le financement de l’économie

1) Besoins et capacités de financement

Un agent présente un besoin de financement lorsque ses revenus ou son épargne ne suffisent pas à
financer ses dépenses notamment les investissements. En effet, les investissements supposent sou-
vent une dépense immédiate importante et l’épargne peut ne pas être suffisante. Le bien immobilier.

2) Les BF des agents économiques en 2017

Les administrations publiques et les sociétés non financières sont les secteurs institutionnels qui pré-
sentent les besoins de financement les plus importants, (-61,4 Md) en 2017, car ils investissent massi-
vement. Au total, les agents résidents ont davantage de besoins que de capacité de financement, il
faut donc mobiliser l’épargne des agents non-résidents pour financer ces besoins.

Un agent est en capacité de financement lorsque son épargne est supérieure à ses investissements,
ou quand ses recettes sont supérieures à ses dépenses. Ils présentent un besoin de financement dans
le cas contraire. En général, les entreprises présentent un besoin de financement du fait de l’impor-
tance de leurs investissements alors que les ménages dégagent collectivement une capacité de finan-
cement. Si la nation un besoin de financement, celui-ci est financé par le reste du monde.

B/ les circuits de financements de fonds prêtables

1) Le rôle du taux d’intérêt

Doc 1p94

Un produit d’épargne est une possibilité pour les agents à capacité de financement de placer
leurs épargnes contre un taux d’intérêt. Un crédit est un moyen pour agent d’obtenir de l’argent
contre un taux d’intérêt.

Du côté de la banque, plus le taux d’intérêt du crédit sera élevé, plus la banque gagnera de l’ar-
gent car le client devra verser une somme d’argent importante pour le capital emprunté. Pour le
plan épargnant plus le taux d’intérêt d’un taux d’épargne est élevé, plus il touchera des revenus
importants pour ce capital confié à la banque.

Doc 2p94

1° Remboursement : 10000+ 500 = 10 500€

2° Il a gagné 500€ soit 10% d’intérêt

3° La notion de taux d’intérêt désigne à la fois la somme due par l’emprunteur et la rémunération
pour celui qui place son argent. Plus les taux d’intérêts sont faibles pour les emprunteurs plus le coup
de l’emprunt est faible, ce qui facilite le financement et encourage l’emprunt pour consommer et in-
vestir. A l’inverse, un taux d’intérêt élevé décourage l’emprunt devenu couteux et encourage
l’épargne pour les agents à capacité de financement.

Le système financier met en relation les agents à capacité de financement et les agents à besoin de fi-
nancement. Les agents qui disposent d’une épargne peuvent la mettre à disposition de ceux qui ont
un besoin de financement moyennant une rémunération : le taux d’intérêt. Le taux d’intérêt est le
prix de la monnaie, il représente le cout de l’emprunt pour l’emprunteur, c’est-à-dire le rembourse-
ment de la somme empruntée qu’on appelle le principale et le payement des intérêts qui représente
la rémunération de l’agent qui prête. Il n’y a pas un taux d’intérêt mais de multiples qui varient en
fonction notamment de la durée du prêt, et du risque du crédit, c’est-à-dire le risque de non-rem-
boursement.

Marché des fonds prêtables : Lieu virtuel où se rencontrent les agents en besoin de financement qui
viennent chercher des fonds et les agents en capacité de financement qui viennent prêter des fonds
grâce à leur épargne.

Doc1p95

L’offre étant une fonction croissante du prix, les agents en capacité de financement ont intérêt à offrir
d’avantage d’argent quand le taux d’intérêt est élevé car le revenu de l’épargne sera élevé.

La droite de demande de fond est décroissante car la demande est une fonction décroissante du prix.
La demande de fond augmente donc quand les taux d’intérêts baissent. En effet, plus le taux d’intérêt
est faible, plus le cout du financement est faible et plus cela incite les agents en besoins de finance-
ment à accroitre leurs demandes de fond. Le point d’équilibre représente le taux d’intérêt qui permet
d’égaliser l’offre et la demande de monnaie. Il se situe à l’intersection entre la courbe d’offre et la
courbe de demande de monnaie. L’industrie bancaire est indispensable au fonctionnement écono-
mique car c’est elle qui assure le financement de l’économie indispensable à l’investissement, à l’in-
novation ou à la consommation.

II Comment les ménages et les entreprises se financent-ils ?

A/ épargne et emprunt des ménages

Les ménages disposent de deux sources de financement : leurs revenus disponibles et le crédit ban-
caire.

1) Le revenu disponible

Doc 1 p 96

L’épargne est égale au revenu disponible moins la


consommation. L’épargne des ménages est la part du
revenu qui n’est pas consommée. Elle se compose de
l’épargne financière qui regroupe des placements fi-
nanciers divers (livret A, assurance vie) et de l’épargne
non financière par exemple des biens immobiliers. Le
revenu disponible est ce qu’il reste au ménage pour
consommer ou épargner.

Revenu disponible = revenus primaire – Prélèvements


obligatoires. (Impôts + cotisations sociales) + presta-
tions sociales.

Les revenus primaires sont ceux qui proviennent d’une


participation à la production, c’est-à-dire : les salaires,
les revenus de la propriété (capital/ patrimoine) et les revenus mixtes qui sont les revenus des indé-
pendants qui rénumère à la fois le travail et le capital.

Taux d'épargne =(épargne/revenu disponible)x100


Les ménages épargnent 14, 3 % de leurs revenus disponibles.

Taux d'épargne financière

(Capacité de financement/revenu disponible) x100

L’épargne financière des ménages est égale à 4,4% des revenus.

La capacité (+) ou le besoin (-) de financement des ménages est le seuil entre l’épargne moins l’inves-
tissement.

Exercice polycopié

2) RD = Revenus Primaires + prestation sociale( revenu secondaire/ de transfert)– PO.


= 3000+ 500+200+100-200-800 = 2800€
S= revenus disponible – consommation
S= 2800-1500 = 1300€

CF=S-I

CF=1300-0= 1300€

100 000/1300=77

Pour financer cet achat sans recourir aux crédits, ils devront attendre 77 mois soit un peu plus de 6
ans.

2) Le crédit bancaire
 L’endettement

Doc 3 p96

Lapersonne doit payer 174 000€ pour un prix de 150 000 assurance comprise

 Le problème surendettement

1.Un ménage peut être tenté de souscrire un crédit pour acheter une voiture, partir en va-
cances, faire ses courses, etc… c’est-à-dire se faire plaisir et satisfaire ses besoins.

8.9.Le surendettement est une situation où un ménage ne peut faire face aux obligations
liées à sa dette, c’est-à-dire rembourser le capital et payer les intérêts. D’après la Banque de
France, en 2017, 27% des personnes surendettées sont au chômage et 1 ménage sur deux
surendetté a un revenu disponible et une épargne très faible et des charges de crédit trop im-
portantes.

10. Certaines banques ou organismes de crédit peuvent parfois être responsables de ces si-
tuations de surendettement, en ne demandant aucun justificatif, le contrat de travail ou le ni-
veau d’endettement des ménages. Cependant, si la banque de France estime que la banque
ou l’organisme de crédit n’a pas suffisamment alerté un client surendetté, alors la dette pour-
ra être partiellement ou totalement annulée car la responsabilité de cette situation incombe
en parti à la banque ou à l’organisme de crédit qui n’a pas vérifié le taux d’endettement des
ménages. En effet, en France la taux d’endettement des ménages est limité à 33% de leurs re-
venus disponibles

B/ Les différents modes de financements de l’entreprise


1) Le financement interne

La valeur ajoutée est la richesse réellement crée par l’en-


treprise (valeur de ma production (Q produite x prix uni-
taire) – consommation intermédiaires).

EBE est ce qui s’apparente au profit.

EBE = VA-Salaire et cotisation (salaire brut) – impôts sur


les produits+ subventions à la production

S=EBE -Dividende-intérêts- impôts sur les bénéfices.

Cette épargne va permettre à l’entreprise d’auto financer


en partie ou totalement ses investissements. Si l’entre-
prise à un besoin de financement, elle devra accroitre son capital ou ses emprunts l’obligeant
respectivement à verser des dividendes.

Exercice : La valeur ajouté

Agriculteur : 50-22=28€

Meunier : 80-50= 30

Boulanger : 640 – 80 -75= 485

Valeur de production / Consommation intermédiaire/ Valeur ajouté

770 227 543

La valeur ajoutée est un meilleur indicateur de la richesse créée que le chiffre d’affaires car
avec le chiffre d’affaire on comptabilise plusieurs fois les consommations intermédiaires

2. Le financement externe

30 : le mode de financement le moins onéreux en 2017 est le marché point ainsi les grandes
entreprises préfèrent ce financement moins coûteux. Ainsi les PME sont très souvent obligées
de se financer par le crédit bancaire car elle ne peuvent accéder au marché compte tenu de
leur petite taille.

Hé le financement bancaire est moins onéreux car si la banque emprunte des capitaux sur les
marchés financiers pour ensuite les prêter aux entreprises et ménage. Hé elle doit proposer
ses fonds à taux supérieur à celui auquel elle a emprunté pour réaliser un bénéfice. Comme
souvent en économie la présence d'intermédiaire renchérit le prix du bien ou du service

Il existe 2 formes de financement externes :

A) Le financement indirect ou intermédiaire auprès des banques qui accordent des prêts aux
entreprises. Ce financement est coûteux.
B) Le financement direct ou désintermédié on dit sur le marché. Les entreprises qui ont des
besoins de financement émettent des titres par exemple des actions ou des obligations
que d'autres agents ceux à capacité de financement achètent pour placer leurs
épargnes :
-L'emprunt obligataire : l'entreprise a besoin de financement elle émet des obligations sur le
marché financier c'est-à-dire le marché des capitaux à long terme

Une obligation : titre de créance qui donne droit au paiement d'intérêt. Une entreprise qui
émet une obligation s'endette mais le taux est moins élevé qu'avec l'emprunt bancaire.

- L’augmentation de capital : L’entreprise a besoin de financement, émet des actions. Une


action est un titre de propriété, le détenteur d’une action est donc propriétaire dune partie
de l’entreprise ce sui lui donne droit à une partie des bénéfices distribués. Les entreprises ne
s’endettent pas quand elles augmentent leur capital mais il y a un risque de dilution du
capital et donc de perte de contrôle de l’entreprise.
Les propriétaires dans une entreprises : minimum 7, les actionnaires n’apportent pas la même
chose, un sera donc actionneur majoritaire, il va plus recevoir avec les dividendes mais
l’avantage est que c’est cette personne qui prend des décisions. Le risque si il y a une
augmentation du capital, c’est que l’actionneur majoritaire n’aura plus la majorité absolue,
les autres actionnaires peuvent faire une coalisation et font perdre le contrôle : dilution du
capital.

Les entreprises disposent de ressources de points l'excédent brut d'exploitation entre paren-
thèses EBE. Le BE et une mesure du profit ou des pertes de l'entreprise liées directement à
l'activité de production ou à l'exploitation. Hé c'est ce qui reste à l'entreprise une fois payé les
charges liées à l'exploitation comme ses fournisseurs, des salaires virgule et cotisations het
les impôts sur les produits. En déduisant de l'e BE les intérêts versés, la rémunération des
propriétaires c'est-à-dire hé les dividendes et l'impôt sur les bénéfices on obtient l'épargne
de l'entreprise qui permet l'autofinancement ou financement interne désigne le financement
de l'investissement à partir des ressources propres hé de l'entreprise, Hé hé des profits non
distribués point le taux d'autofinancement mesure la part de l'investissement que l hé entre-
prise de financer avec ses ressources propres.

Taux d'autofinancement= s/FBFC X 100

Taux> 100 CF

Taux< 100 BF

Doc 4 :

Les entreprises connues ayant une bonne réputation et réalisant des bénéfices auront plus de facilités
à vendre des titres sur le marché financier.

Autofinancement Vente d’actions Vente d’obligation Crédit bancaire


Avantages - pas d’endettement -Pas d’endette- - endettement est - la banque est
- pas de risque de ment moins couteux= le seul mode de
dilution -peut obtenir taux d’intérêt plus financement
plus d’argent faible pour certaines
- peut être sur de entreprises no-
grands volumes tamment des
PME
- bénéficier de
l’expertise de sa
banque
Inconvénients -Fonds limités - dilution du ca- - il y a un endette- - fort taux d’inté-
- l’argent utilisé ne pital et risque de ment rêt
pourra pas être pla- perte de
cé- couts d’oppor- contrôle de l’en-
tunité treprise

III- Les besoins de financement de l’Etat

A/Les conséquences d’une politique de dépenses publiques


1. Le budget de l’Etat
 Les dépenses de l’état :
- Services comme sécurité, justice, éducation
- Retraites et une partie de la santé
- Prestations
-

 Comment il finance ses impôts :


- Prélèvements sur des activités économiques = PO
- Cotisations sociales

Le budget de l’état retrace l’ensemble des recettes et des dépenses de l’état pour une année ci-
vile. Il est voté tous les ans sous forme d’une loi de finance. Les dépenses de l’état comme les dé-
penses de prestation sociales, de justice, d’éducation, etc s’élèvent à 321,2 milliards d’euros fin
2022. Les recettes de l’état, c’est-à-dire les prélèvements obligatoires (impôts+ cotisations so-
ciales+ taxes) représentent 279, 3 milliards d’euros fin 2022, ce qui représente 43,5 % du PIB. Les
principales recettes de l’état sont constituées de la TVA, avec + de 50% du total des recettes puis
l’impôt sur le revenu ~ 25% des revenus puis l’impôt sur la société ~ 10%. Celles de la sécurité so-
ciale sont principalement composées de cotisations sociales patronales et salariales ainsi que
d’impôts comme la CSG (contribution sociale généralisée) qui a été instaurée en 1990 par Lionel
Jospin.

Il existe aussi une fiscalité pour financer les collectivités territoriales : la taxe foncière

2. Solde budgétaire et solde publique

3 p. 105

Le déficit du budget de l’état signifie que les dépenses de l’état sont supérieures à ses recettes. Ce
déficit en 2022 était de 124,9 milliards. L’Etat est donc en situation de besoin de financement.
L’état finance son déficit en empruntant des fonds sur les marchés financiers en émettant des
obligations sur une durée plus ou moins longues, cela va faire naitre une dette. La dette publique
correspond au financement des déficits de l’état (état central, collectivité territoriale, administra-
tion de sécurité sociale) pas l’emprunt. Le montant de la dette publique est de 2950 milliards d’€
en 2022.
La charge de la dette correspond aux intérêts que l’état doit verser tous les ans à ses créanciers,
c’est-à-dire, les investisseurs en capacité de financement qui lui ont prêté des fonds. En 2022,
l’Etat a dû verser 49,7 milliards d’€, hors frais bancaire d’intérêt.

Ne pas confondre la charge de la dette, c’est-à-dire les intérêts de la dette qui figurent dans le
budget de l’état, dans les dépenses ET le service de la dette qui représente le capital emprunté
+ les intérêts.

La différence entre les ressources de l’état et ses dépenses fait apparaitre un solde public appe-
lé solde budgétaire quand il s’agit du seul état central. Ce solde peut être excédentaire, les re-
cettes sont supérieures aux dépenses ou déficitaire, les recettes sont inférieures aux dépenses,
indiquant respectivement une capacité de financement ou un besoin de financement. Les défi-
cits publics sont financés par des emprunts via la vente d’obligations d’état sur les marchés fi-
nanciers, ce qui alimente la dette publique. L’importance de ces déficits posent de sérieux pro-
blèmes.

Le premier : La dette publique pose un problème d’équité entre les générations car les dépenses
d’aujourd’hui, financées par le déficit, seront finalement payées par les générations futures.

Le deuxième : L’augmentation des taux d’intérêts va accroitre la charge de la dette, ce qui contri-
buera à accroitre les déséquilibres budgétaires et pose de problème de l’effet boule de neige.

L’effet boule de neige : Lorsque le déficit budgétaire augmente, l’Etat emprunte pour le rembour-
ser. Le montant des intérêts, cad la charge de la dette augmente or elle est comptabilisée dans les
dépenses publique. Cette augmentation des dépenses publique tend donc à creuser le déficit
budgétaire, ce qui nécessitera un nouvel emprunt et donc une augmentation de la charge de la
dette et des dépenses de l’état, créant un nouveau déficit, etc…

D>R=> déficit=>emprunt =>dette=> charge de dettes=> D

Le déficit public représentait 4,7% du PIB en 2022 et la dette publique 112,5% du PIB. Selon le
traité d’Amsterdam signé en 1997, le déficit public doit être inférieur à 3% du PIB et la dette pu-
blique inférieure à 60% du PIB.

B/ Une politique de relance budgétaire

1) Les avantages d’une politique de hausse des dépenses publiques.

Doc 9p. 107

La politique budgétaire de relance cherche à stimuler la croissance par la demande en augmen-


tant les dépenses publiques pour accroître l'activité des entreprises et la consommation des mé-
nages. La demande peut aussi est stimulée par une réduction des impôts. Ce déséquilibre entre
recettes et dépenses accroît à court terme la dette publique. Si I ’Etat veut à l'inverse réduire son
déficit public, il peut mettre en place une politique d’austérité en réduisant les dépenses pu-
bliques tout en augmentation les impôts.

Une politique de relance chercher à relancer l’activité économique, donc la croissance afin de
lutter contre le chômage. Pour cela, l’Etat augmente la demande par différentes mesures :
 Augmentation des prestation sociales qui sont une partie des rémunérations des plus bas
revenus ayant la plus forte propension moyenne à consommer. (La part du revenu consacré à
la consommation : C o n so m m at io n ). La propension moyenne à épargner : E p a r g n e (S)
R e v e nu R e v e nu
 La baisse des prélèvement obligatoires : impôts, cotisations, taxes.
 Augmentation du SMIC

Ces mesures entrainent une augmentation de la demande donc de la production de l’emploi.

Hausse de la demande  hausse de la production  embauches baisse de chômage.

Mais cette politique risque de créer de l’inflation si la demande est supérieure à l’offre.

A l’inverse, une politique de rigueur (ou d’austérité) vise à réduire l’inflation, équilibré le com-
merce extérieur et réduire le déficit public, en mettant en place, des mesures ralentissant la de-
mande.

 Baisse des prestations sociales


 Augmentation des prélèvement obligatoires
 Gel du traitement des fonctionnaires (le salaire n’augmente pas) et du SMIC

Ces mesures vont diminuer les tensions entre l’offre et la demande, puisque la demande di-
minue, ce qui se traduit par une baisse de l’inflation.

Le risque avec cette politique est que le ralentissement de la demande provoque une baisse de la
production et donc de l’emploi.

2) Les risques d’une politique de hausse des dépenses publiques

Doc. 10 p107

Un Etat qui augmente sa dépense publique va devoir augmenter l’impôt :

 Pour équilibrer le budget


 Pour rembourser une partie de la dette et des intérêts de la dette

Une augmentation des impôts va entrainer une baisse de la consommation des ménages, ce qui
va freiner l’activité économique, c’est-à-dire la croissance. En effet, la baisse de la consommation
provoque une baisse de la production et donc une hausse du chômage. Ce mécanisme illustre
une première forme d’effet d’éviction puisque l’augmentation de la dépense publique entraine
une augmentation des impôts et donc une diminution des dépenses privées des ménages ou des
entreprises.

L’augmentation du déficit public oblige l’état à emprunter sur les marchés financiers. Cette aug-
mentation de la demande de fond ou monnaie entraine une augmentation du prix de la monnaie
c’est-à-dire du taux d’intérêt. Cette augmentation est préjudiciable aux entreprises et aux mé-
nages car elle augmente le coût de l’emprunt. C’est la dernière forme de l’effet d’éviction

Une politique de relance se traduisant par une augmentation des dépenses publiques et donc un
risque de déficit public, peut faire craindre aux ménages une augmentation future des impôts.
Pour faire face à cette augmentation, les ménages vont augmenter leurs épargnes afin de payer
leurs impôts futurs. Ceci entraine une baisse de la consommation. C’est la théorie des anticipa-
tions rationnelles. D’autre part, l’augmentation de la demande de capitaux de l’état entraine une
augmentation des taux d’intérêts qui augmente le cout du crédit et dissuade les entreprises d’in-
vestir.

Une politique de relance budgétaire consiste pour l’état à augmenter ses dépenses baisser ses re-
cettes afin d’amortir la baisse de l’activité économique et donc favoriser la croissance mais cela
crée un déficit public. Ce déficit public conduit à une hausse de la dette publique et qui peut en-
trainer des effets d’évictions limitant l’efficacité de la politique de relance. En effet, l’augmenta-
tion de la demande de monnaie par l’état peut provoquer

Premièrement, ne hausse des taux d’intérêts ce qui peut réduire les investissements des entre-
prises

Deuxièmement, une baisse de la consommation et une hausse de l’épargne si les agents anti-
cipent une hausse des PO. Et troisièmement, une augmentation de la charge de la dette.

Conclusion : Certains agents disposent de capacité de financement quand leurs ressources sont
supérieures à leurs dépenses alors que d’autres ont un besoin de financement quand leurs
épargnes est insuffisante pour financer leur investissement. Le système financier met en relation
ces agents soit directement sur le marché financier soit indirectement grâce aux intermédiaires fi-
nanciers. Pour financer leurs dépenses, les ménages disposent de leurs revenus disponibles et les
entreprises d’une épargne brute. Si le financement interne n’est pas suffisant, ils font appel au fi-
nancement externe. L’état dispose lui de son budget pour stimuler ou freiner l’activité écono-
mique. En cas de ralentissement de l’activité économique, une hausse des dépenses publiques
peut être bénéfique mais elle peut également entrainer des effets d’évictions.

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