Khraa
Khraa
ET POSSIBILITES THERAPEUTIQUES
Réalisé par :
ABABSIA Zineb
MAHIEDDINE Fatma Zohra
MAROUF Dhikra
Composition du jury
Tout d’abord, ce travail ne serait pas aussi riche et n’aurait pas pu voir
le jour sans l’aide et l’encadrement de DR LEMNADJLIA
Dhikra
Thanks for my God for giving me patience nd energy
to handle all this mess
I gift this work for my beloved self ,the strong soul
that was standing all the time through the hardships
For my lovely family ,my mom souad with her
endless love nd support nd my father chafik, for his
incredible kindness nd his efforts to help me
reaching out this place
For My beautiful sister minou ,nd the kindest
brothers Fares nd Seif
For my bestie Nina ,my favourite person , the soul
mate . thanks for being by my side through all this
years
For my hamla squad ,wisso nd nina
For my team wala, the loveliest girls I ever
met .Oumaima nd Biba
For A6
For all my beautiful friends
For all the adventures
For all the memories …
Zineb
In the accomplishment of this work successfully...
I would like to express my gratitude to Almighty
Allah who gave me strength and indurance to get
this far.. I also convey my sincere gratitude to my
beautiful mother saida who stood by me and
encourage me all the way from the beginning and
my dear father taher whom motivated me the most to
do better...
I pay my deep sense of gratitude to my bestie
zineb..We worked together on this thesis and went
through all the hardships and dramas of this career
stand side by side if it wasn t for her i would given
up many times..
Another big thankx to my soulmate abir and her
great support for me weather in my highs or lows..
I would like to thank all th other friends and beloved
people who praised this work..
Shout out to my "hamla" squad wissal and zizou all
the good memories... For A6
Last but not least, I wanna thank me
I wanna thank me for believing in me and for doing
all this hard work I wanna thank me for never
quitting
for tryna do more right than wrong
I wanna thank me for just being me at all times ..
Nihed
LISTE DES ABREVIATION :
CPP : Phospho-Peptide de Caséine.
CW: ContinousWave.
EVA: EchelleVisuelleAnalogique.
GC: groupe C
GCE: GreffeEpithélio-Conjonctive.
HD : Hypersensibilité Dentinaire.
Hz: Hertz.
HD : Hypersensibilité dentinaire.
MFP : Monofluorophosphate.
NF : Fibres nerveuses.
NF : Nerfs.
NKA: Neurokinine A.
OD : Odontoblaste.
OP : Procès odontoblastique.
PH : Potentiel hydrogen.
PO : Prolongement odontoblastique
VX : Vaisseaux.
SOMMMAIRE
Introduction
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
1.1.1. L’émail :
[Link]. Définition:
[Link]. Rôle physiologique :
[Link]. Aspect structural:
[Link].1. Stries de retzius :
[Link].2. Les lamelles émail :
[Link].3 les fuseaux email :
[Link].4 email noueux :
[Link].5 bandes hunter schreger :
[Link]. Vieillissement d’email :
1.1.2. La dentine :
[Link]. Définition :
[Link]. L’aspect macroscopique de la dentine :
[Link]. L’aspect microscopique de la dentine
[Link].1. La prédentine:
[Link].2. La dentine primaire :
[Link].2.1. La mantle dentine :
[Link].2.2. Dentine circumpulpaire :
[Link].3. Dentine secondaire :
[Link].4. Dentine tertiaire :
[Link]. Rôles physiologiques de la dentine:
1.1.3. La pulpe :
[Link]. Définition :
[Link]. Composition :
[Link].4. Vascularisation et Innervation pulpaire :
[Link].5. Autres éléments presents :
[Link].[Link] cellules de défense :
[Link].[Link] extracellulaire :
[Link]. Rôle biologiques de la pulpe dentaire :
[Link]. Le vieillissement de la pulpe et de la dentine (la sénescence) :
1.1.4. Le cément :1.2. La physiologie de la douleur :………………….………….
……………………………..11
1.2.1. Rappels sur l’innervation du complexe pulpo-dentinaire :
[Link]. Innervation sensitive :
[Link]. L’innervation neurovégétative :
1.2.2. Définition de la douleur :
[Link]. Les différents types de douleur :
[Link].1. La douleur aiguë :
ChapitreⅢ: diagnostique
3.1. Diagnostic de l’hypersensibilité dentinaire :
3.1.1. L’interrogatoire :
3.1.2. L’examen clinique :
[Link]. L’examen exo buccal :
[Link]. L’examen endo buccal :
3.1.3. Le diagnostic de l’hypersensibilité dentinaire :
[Link] Les méthodes basées sur des stimulus :
[Link]. Les méthodes basées sur la réponse :
[Link].Les examens complémentaires :
3.1.4. Le diagnostic différentiel :
ChapitreⅣ: traitement
[Link] préventif :
[Link] étiologique:.…………………..……………………..……...…………..51
4.2.1. Modification des facteurs d'érosion :
4.2.2. Modification des facteurs d'abrasion :
4.2.3. Modification des facteurs d'attrition :
4.2.4. Modification des facteurs responsables de l’apparition des récessions gingivales 4.3.
Traitement symptomatique :
4.3.1. L’objectifs des thérapeutiques symptomatiques : …………………………………
57
4.3.2. Caractéristiques d’un agent désensibilisant idéal : ………………….………………….59
1
.
Chapitre Ⅰ: Rappels
histo-physiologique
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
2
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
3
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
considère que cette aspect optique le résultat d'un changement de direction des bâtonnets
d’email (2)
1.1.2. La dentine :
[Link]. Définition :
La dentine est un tissu conjonctif d’origine mésenchymateuse, minéralisé, non vascularisé et
sans innervation propre qui représente le principal constituant de l’organe dentaire. (3)
Se présente à la fois dans les parties coronales et radiculaires des dents. (1), composé d’une
portion minérale ne dépasse pas les 50 %, phase organique 29 % et phase aqueuse 23 %. (4)
[Link]. L’aspect macroscopique de la dentine :
C'est un tissu conjonctif minéralisé, translucide, blanc jaunâtre, plus dure que l’os et moins
dure que l’émail. Sur les radiographies, elle apparaît moins opaque que ce dernier (5) sensible
aux agents extérieurs (principalement chaud, froid, pression, acides Moins opaque aux rayons
X que l’émail). (3)
[Link]. L’aspect microscopique de la dentine :
La dentine présente des variations de structure suivant la période et les circonstances de son
édification. On distingue la prédentine, mantle dentine, la dentine primaire, secondaire et
tertiaire
La dentine formée avant l'achèvement de la racine est appelée dentine primaire.
La dentine secondaire est formée après l'achèvement de la racine.
4
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
[Link].1. La prédentine:
La prédentine est la matière organique dentinaire non minéralisée située à la périphérie de la
pulpe entre les odontoblastes et la dentine minéralisée. Son épaisseur est de 15 à 20μ[Link]
transformation de la prédentine en dentine minéralisée se fait grâce aux protéines de la
métadentine. (6)
[Link].2. La dentine primaire :
Forme la majeure partie de la structure de la dentine. Il est présent à la fois dans la dentine
coronale et radiculaire et se forme avant que la formation des racines ne soit terminée par les
odontoblastes fonctionnels (1) elle est constituée d’une couche superficiel externe la mantle
dentine qui couvre une couche épaisse de dentine circumpulpaire (7)
[Link].2.1. La mantle dentine :
Est immédiatement sous-jacent a l’email se distingue de la dentine circumpulpaire par :
- elle est atabulaire ou acanalucaire
-Constituée par un ensemble collagénique complexe
-Constituée un cite préférentiel de l’atteinte carieuse (7)
[Link].2.2. Dentine circumpulpaire :
Elle est caractérise par la présence de canalicules nombreux régulier et de zones
d’hypominiralisation (7)
5
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
6
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
-La minéralisation se fait d’une façon progressive, irrégulière et discontinue et se traduit par
des lignes de moindre minéralisation appelées: LIGNES DE VON EBNER
7
Figure 7: Représentation schématique des différents types de dentine tertiaire. (10)
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
1.1.3. La pulpe :
[Link]. Définition :
C’est un tissu conjonctif lâche qui est richement vascularisé et également innervé et le seul
composant mous des tissus dentaires, comblant la cavité centrale de la dent appelé la cavité
pulpaire, il, assure la formation de la dentine ainsi que la nutrition, la sensibilité et la défense
de la dent. Tout au long de la vie, une calcification lente et progressive réduit son volume. On
distingue la pulpe camérale, située au centre de la couronne, de la pulpe radiculaire, localisée
au centre de chaque racine. (2)
[Link]. Composition :
En microscopie optique, on distingue quatre zones dans la pulpe allant de la périphérie à
son centre : la zone odontoblastique, la zone acellulaire de WEIL, une zone riche en cellules
puis la zone du gros paquet vasculo-nerveux. (21)
8
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
10
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
1.1.4. Le cément :
Est un tissu conjonctif minéralisée qui recouvre la surface des racines dentaires l’apposition
continue de cément accroit son épaisseur durant toute la vie dentaire (12) le cément joue un rôle
important car il permet l'insertion du ligament alvéolo-dentaire sur la dent ainsi cantine
radiculaire (13)
11
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
Figure 11: immunomarquage (anticorps monoclonal anti - périphérine (des fibres nerveuses, montrant
les corps cellulaires odontoblastiques (Od) comprenant de nombreuses fibres nerveuses (fn) et le plexus
deRaschkow (PR) sous – jacent.(45)
13
Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
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Chapitre Ⅰ: Rappels histo-physiologique
15
ChapitreⅡ:
l'hypersensibilité dentinaire
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
Il s’agit pour le patient d’une douleur aiguë de courte durée due à l’exposition de la dentine à
divers stimuli externes comme le chaud ou le froid lors de prise alimentaire ou de boissons, mais
aussi par l’air inspiré (stimuli thermiques), la prise de sucre (stimulus osmotique), les acides
provenant du citron, pamplemousse, de boissons acides, de médicaments (stimuli chimiques), ou
le brossage, le passage d’un ongle ou de la sonde le long de la dent concernée (stimuli
mécaniques),
Elle est caractérisée par une réaction exagérée à un stimulus bénin, non liée à des bactéries, et
correspond à une pathologie chronique avec des épisodes aigus. Un pré-requis à l’hyperesthésie
dentinaire est l’exposition de la dentine dans l’environnement buccal entraînant une
communication entre la pulpe et le milieu extérieur via les tubuli dentinaires. Il existe différentes
étiologies, qui seront développées plus loin, comme la récession gingivale, ou la perte des tissus
durs de la dent par des mécanismes d’érosion, d’abrasion ou de malocclusion. Quand la récession
est due à une maladie parodontale ou aux traitements associés, certains auteurs préfèrent
employer le terme de sensibilité radiculaire
16
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
17
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
que plusieurs éléments de preuve, suggèrent que les odontoblastes pourraient jouer un rôle
supplémentaire en tant que transducteurs.
Pour confirmer un tel rôle des odontoblastes, les trois critères suivants doivent être respectés.
L’expression fonctionnelle de récepteurs pour des stimuli spécifiques, la capacité à transmettre
des signaux suite à l'activation des récepteurs et une structure synaptique entre les odontoblastes
et les neurones. (33)
Cependant, les expériences microscopiques n'ont pas permis de confirmer ce concept. Il a été
observé que le processus odontoblastique était limité au tiers interne des tubules dentinaires.
La partie externe ne contenait aucun élément cellulaire et semblait uniquement remplie de fluide
dentinaire. De plus, aucune synapse n'a été démontrée entre les odontoblastes et les terminaisons
nerveuses. La théorie du mécanisme de transduction de l'odontoblaste n'est donc pas étayée par
des preuves. (32)
Figure 13: Schéma du mécanisme moléculaire de la théorie des transducteurs d'odontoblastes. (31)
Les candidats sont des molécules sensibles à la température et des molécules
mécanosensibles, y compris des cils primaires, qui permettent aux odontoblastes de fonctionner
comme récepteurs sensoriels. L'activation de ces molécules peut provoquer des douleurs après la
transmission de signaux aux neurones afférents primaires dentaires ou contribuent à la formation
de la dentine tertiaire.
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ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
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ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
Cette constatation explique la réponse rapide et sévère aux stimuli froids par rapport à la
réponse lente à la chaleur, généralement associée à l’HD.
Outre les changements de pression dentinaire, un autre processus peut être impliqué. Lorsque
la vitesse d'écoulement du fluide change dans un tubule dentinaire, une décharge électrique
appelée "potentiel d'écoulement" se produit à travers le tubule dentinaire.
Cette décharge peut être capable de stimuler électriquement les nerfs. Néanmoins, à ce jour, le
mécanisme exact par lequel le flux de fluide stimule les nerfs pulpaires n'est pas connu avec
certitude.
Cependant, une compréhension des mécanismes hydrodynamiques de l’HD constitue une base
pour le développement de thérapies de désensibilisation. (32)
Le mouvement de fluide initié par divers stimuli externes active les mécanorécepteurs dans les
neurones afférents primaires dentaires. Cependant, on en sait peu sur comment l'activation à seuil
bas du mécanorécepteur est-elle finalement perçue comme une douleur dans le système nerveux
central.
20
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
Figure 15: Aperçu du mécanisme hydrodynamique par lequel les stimuli activent les nerfs
intradentaires pour causer de la douleur.(34)
Dent humaine en coupe, (B) Dentine et tubules vus au microscope, (C) Schéma d’un procès
odontoblastiqueet du système d’innervation du tubuleen réponse à un déplacement de fluide
vers l’extérieur et de son corps cellulaire (CB) en réponse au flux sortant, (TF) Terminaison
nerveuse située entre le procès et la paroi tubulaire, (D) Déplacement interne du procès en
réponse à une entrée de fluide.
21
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
(A) Théorie neurale : les terminaisons nerveuses dans le tubule dentinaire sont directement
activées par des stimuli externes.
(B) Théorie hydrodynamique : le mouvement des fluides dans les tubules dentinaires est
détecté par les terminaisons nerveuses.
(C) Théorie de l’odontoblaste transducteur : les odontoblastes agissent comme des récepteurs
de la douleur, rappelant le rôle des cellules réceptrices du goût dans les papilles gustatives.
2.2.4. Le rôle de l’odontoblaste : (35)
Dans un dossier thématique sur l’HD dans le magasine prophylaxie infos 2007, le Dr Jean-
Christophe Maurin réalise un focus sur le rôle de l’odontoblaste, son rôle dans la mise en place
du complexe dentino-pulpaire et ses rapports étroits entretenus avec les fibres nerveuses
pulpaires. Cette hypothèse est renforcée par l’indentification de canaux ioniques mécano-
sensibles et de canaux sodiques voltage-dépendants au sein de la membrane odontoblastique.
Les canaux ioniques mécano-sensibles sont des complexes protéiques impliqués dans la
transduction de stimulations mécaniques en signaux électriques et sont activés par un étirement
membranaire.
Actuellement, deux types de canaux ioniques mécano-sensible ont été identifié dans les
odontoblastes : les canaux potassiques (permettant la diffusion passive et sélective des ions
potassium) TREK-1, et les canaux potassiques activé par le calcium (Kca).
Ces derniers réagissent également aux stimulations osmotiques engendrées par l’application de
saccharose. Ainsi sous l’effet d’une stimulation mécanique ou chimique, l’activation de ces
canaux pourrait engendrer une dépolarisation de fibres nerveuses pulpaires environnantes à
22
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
l’origine de sensations douloureuses perçus. Plus récemment, une étude a démontré que les
odontoblastes sont des cellules capables de générer des potentiels d’action via l’activation de
canaux sodiques voltage dépendant.
L’expression de ces canaux au sein de la zone de contact odontoblaste – fibre nerveuse, tend
alors à considérer l’odontoblaste comme une cellule sensorielle permettant la transmission
d’information au tissu pulpaire.
Cependant, les mécanismes d’intégration des signaux perçus par l’odontoblaste et leur
transmission aux fibres nerveuses adjacentes restent à préciser
La théorie hydrodynamique reste la théorie acceptée par les scientifiques jusqu'à aujourd’hui.
(35)
La répartition de l’HD par les tranches -de 6 ans à 12 ans : 52% d’eux sont
d’âges. atteints.
23
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
Canines : 23.5%.
Prémolaires : 21.22%.
Molaires : 28.28%.
Chaud : 13.03%.
Subaigüe : 33.58%.
2.4. Etiologie :
2.4.1. les facteurs étiologiques :
La pathogenèse de l’hypersensibilité dentinaire comprend :
Une mise à nu de la dentine par perte amélaire et/ou cémentaire ;
Une ouverture des tubulis dentinaires par élimination de la boue dentinaire (Smear
Layer) (Addy 2002, Dababneh et coll. 1999) (36)
24
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
25
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
[Link].2.2. L’érosion :
est une destruction des tissus durs par des processus chimiques ou électrolytiques excluant toutes
bactéries et serait due aux acides extrinsèques tels que ceux apportés par la prise d’acide, de
certains médicaments, de l’environnement professionnel ou de certains aliments ainsi qu’aux
acides intrinsèques issus des reflux, des vomissements…Dans le cas d’une alimentation acide, il
faut prendre en compte le pouvoir tampon car plus celui-ci est élevé et moins l’aliment est nocif
pour les tissus durs. Ainsi la pomme serait plus nocive que le coca-cola. Une personne ayant une
très bonne hygiène peut présenter plus de lésions non carieuses car elle élimine constamment la
plaque dont le pouvoir tampon élevé protège la surface dentaire des agressions acides d’origine
non bactérienne. De plus, en ce qui concerne les acides intrinsèques, les érosions n’apparaissent
que si les vomissements ou régurgitations se reproduisent plusieurs fois par semaine sur un à
deux ans au minimum.
Dans le cadre de certains traitements chimiques, comme lors du blanchiment, il apparaît très
fréquemment une hypersensibilité. (39)
[Link].2.3. L’abfraction :
Est le processus par lequel des charges occlusales excentriques provoqueraient une flexion des
cuspides, déclenchant des lésions par contrainte cervicale au cours d’activités statiques ou
cycliques. (39)
26
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
27
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
28
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
Le nombre de canalicules dentinaires ouverts par unité de surface sur les zones dentinaires
hyperesthésiques est huit fois plus élevé que dans le cas des dents non sensibles dont la dentine
est également exposée. De plus, le diamètre de ces canalicules dentinaires est deux fois plus
important que ceux des dents non sensibles. (42)
Figure 23: Photomicrographies au microscope électronique à balayage (grossissement de 2 000 ×) montrant le score
pour vérifier les tubules dentinaires. (42)
29
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
Froid 80,1
Air 23,2
Contact 20,7
Chaleur 13
Autres 6,1
30
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
31
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
[Link].5. Le tabac :
De nombreuses formes de consommation du tabac ont été identifiées au sein de différentes
populations en tant que facteurs de risque d’apparition de récessions gingivales importantes.
(43). (44)
[Link]. Les facteurs iatrogènes :
32
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
[Link].2. L’alimentation :
Le mode de vie a aujourd’hui a beaucoup changé et on constate une consommation de plus en
plus importante de jus de fruits, de boissons fruitées et de sodas même chez les très jeunes
enfants.
Il y a aussi une prise de conscience de l’importance de la diététique et donc une augmentation de
la consommation de salades et de vinaigrette, légumes et fruits, et de boissons énergétiques qui
est importante chez les sportifs. Tous ces produits sont des sources d’acides exogènes.
Le régime alimentaire influe en fonction de l’acidité des aliments mais aussi en fonction de leur
pouvoir tampon. (46)
[Link].3. Le reflux gastro-œsophagien :
Les érosions sont aussi provoquées par l’acide gastrique lors de régurgitations acides,
vomissements, et reflux gastro-œsophagiens.
Le pH de l’acide gastrique est compris entre 1 et 1,5 sachant que 5,5 constitue le seuil critique à
partir duquel l’émail dentaire peut commencer à se déminéraliser.
Dans les cas de désordres endocriniens, psychologiques (anorexie, boulimie), stress, nervosité,
prise de médicaments, les érosions n’apparaissent que si les vomissements se reproduisent
plusieurs fois par semaine et sur une durée de 1 à 2 ans au minimum. (39)
[Link].4. Les médicaments :
Les médicaments sont une source potentielle d’acidité.
33
ChapitreⅡ : l'hypersensibilité dentinaire
Vitamine C (pH autour de 5,5) aspirine sous forme de tablettes à sucer, etc… provoquent des
érosions au niveau des faces occlusales.
Il faut également penser à tous les produits d’hygiène bucco-dentaire en particulier les bains de
bouche dont les pH sont compris entre 3,4 et 8,3, mais aussi les substituts salivaires et les
stimulants du flux salivaire qui contiennent des acides citriques ou maléiques. (39)
34
ChapitreⅢ: diagnostique
Chapitre Ⅲ : diagnostique
3.1.1. L’interrogatoire :
L'histoire de la douleur du patient est la première donnée clinique que le dentiste doit recueillir et
considérer lors de son anamnèse, avec une attention particulière portée à ses caractéristiques
révélées par les réponses du patient. (48)
Dans l'investigation des antécédents cliniques, un dépistage verbal est recommandé au cours
duquel le patient est interrogé sur :
35
Chapitre Ⅲ : diagnostique
- Demander au patient à quelle intensité l'estime-t-il sur une échelle de 1 à 10 (10 étant la douleur
la plus forte).
- En outre, il faut aussi rechercher des comportements personnels tels que les acides extrinsèques
et intrinsèques, la consommation de boissons ou d'aliments très acides ou une hygiène dentaire
exagérée. (48) (49)
- L’hygiène ;
Des érosions ;
36
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Des abrasions ;
- Le parodonte :
Les récessions ;
Coloration de la gencive ;
Présence de tartre.
- L’occlusion :
Cliniquement, elle n'est pas associée à des lésions tissulaires évidentes, mais les symptômes
indiquent des lésions potentielles, avec une érosion et une attrition constante de l'émail ou du
cément et une réponse pulpaire concomitante (Curro 1990).
Le principal symptôme de l'hypersensibilité dentinaire est une douleur caractérisée par une
apparition rapide, aiguë et de courte durée. Parfois, il peut persister pendant un temps variable
sous la forme d'une sensation sourde ou vague dans la dent affectée après le retrait du stimulus.
Les stimuli tactiles (brossage des dents et sondage numérique), thermiques (chaud et froid) et
chimiques (acides et sucreries), ainsi que l'exposition à l'air, peuvent provoquer des réactions
douloureuses chez les personnes ayant des dents hypersensibles. (48)
37
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Généralement, le diagnostic peut être évalué soit en termes d'intensité de stimulus nécessaire
pour provoquer la douleur appelée évaluation basée sur le stimulus, soit en tant qu'évaluation
subjective de la douleur causée par un stimulus distinct appelée évaluation basée sur la réponse.
Les évaluations basées sur le stimulus dépendent de la mesure d'un seuil de douleur individuel
sur lequel la réponse du sujet est maintenue constante au seuil de douleur, et le stimulus est varié
avec des intensités croissantes et décroissantes
D'autre part, les méthodes basées sur la réponse évaluent la sévérité de la douleur après
l'application d'un critère constant, standardisé, cohérent et stimulus reproductible comme un jet
d'air chronométré. (49)
Les stimuli sont classés en quatre catégories : Mécaniques, chimiques, électriques et thermiques.
38
Chapitre Ⅲ : diagnostique
fil d'acier inoxydable de 15 mm (calibre 0,26) dont l’extrémité est affutée en une pointe fine
et qui peut être déplacée sur la courbure la plus élevée de la dent sensible.
La force de grattage peut être augmentée avec une petite vis qui se rapproche ou s’éloigne de
L'instrument se compose d'une pièce à main en forme de stylo avec une sonde et une unité de
commande électronique qui permet de régler la force de sondage à n'importe quel niveau de
0,05 à 1 N. La force admise est une force électromagnétique qui maintien un entrefer fermé
Jusqu’à ce que la limite prédéterminée soit atteinte, moment auquel l'entrefer s'ouvre et un son
se produit. (48)
- Le scratchomètre :
Il s'agit d'un appareil à gratter portatif (conçu par le Dr Israel Kleinberg, Université de Stony
Brook, New York) et se compose d'une jauge de tension et d'une sonde pointue de type
explorateur.
39
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Le processus de grattage a été rapporté avec une force successivement plus grande par
incréments de 5 centi-Newtons (cN) jusqu'à ce que la douleur soit ressentie. Cette force est
considérée comme le seuil de douleur pour les dents testées. (48)
L'air ambiant est plus frais que les dents, et le refroidissement par ce moyen peut être facilement
détecté comme une douleur si les dents sont sensibles.
40
Chapitre Ⅲ : diagnostique
L'application du courant d'air pendant plus d'une seconde entraîne des variations de température.
- Dispositif Temptronic :
C’est un système de distribution d'air à température contrôlée par microprocesseur.
Il comprend une sonde qui émet un flux de fluide sous pression et un contrôleur de
température.
La température de l'eau est abaissée par paliers de 5 °C, et le test est arrêté lorsqu'une réponse
douloureuse est enregistrée ou lorsque 0 °C est atteint (dent non sensible) (52)
hypersensible pour une mesure précise de la température du point auquel le sujet a signalé la
41
Chapitre Ⅲ : diagnostique
- Dispositif thermoélectrique :
Le dispositif comprend une poignée dotée d'une pointe de sonde thermiquement et
électriquement conductrice. Le chauffage ou le refroidissement de la pointe de la sonde est
réalisé par le passage d'un courant électrique à travers l'élément thermoélectrique. (49)
- Chlorure d'éthyle :
Celui-ci peut être pulvérisé sur une compresse de coton et placé contre la surface sensible
suspectée (49)
- Bâton de glace :
Un moyen simple d'appliquer un stimulus froid sur une dent est d'envelopper un morceau de
glace dans de la gaze humide et de le placer contre la surface sensible suspectée.
On s'est rendu compte que ces méthodes basées sur des stimuli présentaient certains
inconvénients, tels que des stimulations douloureuses répétées pouvant entraîner une
modification de la sensibilité et influencer le résultat. De plus, il a été rapporté que les méthodes
basées sur des stimuli prennent souvent du temps, ce qui limite le nombre de dents pouvant être
testées avec plusieurs stimuli en un seul rendez-vous. (49)
Bien qu'il existe plusieurs échelles qui peuvent être utilisées, leur portée est limitée.
0 = pas de gêne ;
1 =inconfort léger ;
2 = inconfort important ;
Cependant, l'échelle fournit des réponses limitées et le récit de la sensation de douleur n'est pas
réalisable. (52)
42
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Sur la face présentée au patient, se trouve un curseur qu’il mobilise le long d’une ligne droite
dont l’une des extrémités correspond à « Absence de douleur », et l’autre à « Douleur maximale
imaginable ». Le patient doit, le long de cette ligne, positionner le curseur à l’endroit qui situe le
mieux sa douleur
Sur l’autre face, se trouvent des graduations millimétrées vues seulement par le soignant. (52)
0 représente l’absence de douleur et le nombre le plus élevé représente la "pire douleur jamais
vécue"
43
Chapitre Ⅲ : diagnostique
L'ouverture est recouverte d'une bande rouge opaque qui coulisse de gauche à droite au moyen
d'une languette située au dos du thermomètre.
Au fur et à mesure que la bande est déplacée à travers l'ouverture, l'intensité croissante de la
douleur est indiquée par la bande rouge. (52)
Dans les cas graves d'érosion cervicale ou d'abrasion, il est possible de voir une perte de densité
dentaire dans la zone cervicale.
Cet examen a essentiellement un rôle dans le diagnostic différentiel, afin d’éliminer toute autre
cause potentielle de douleurs. (49)
Ces affections doivent être éliminées avant qu'un diagnostic ne soit posé. (52)
En d’autres termes, pour poser un diagnostic particulier il faut exclure ou écarter les signes et
symptômes similaires qui peuvent compliquer le diagnostic correct de la maladie et son
traitement ultérieur. (51) (53)
44
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Dent traumatisée a. Fracture de l'émail : avec des bords superficiels et rugueux pouvant
ou ébréchée causer une irritation de la langue ou des lèvres, mais sans sensibilité ni
douleur
b. Fracture de l'émail et de la dentine : avec des bords rugueux qui
s'accompagnent généralement de sensibilité ou de douleur dentaire
Pulpite A. Pulpite réversible : avec une douleur aiguë provoquée par des stimuli
chauds, froids ou sucrés. La douleur dure moins de 20 secondes après le
retrait des stimuli
b. Pulpite irréversible : avec une douleur intense, aiguë, lancinante,
intermittente ou continue qui peut empêcher le patient de dormir la nuit.
La douleur est provoquée par le froid, le chaud, la mastication, la position
à plat et persiste après le retrait des stimuli, et la douleur irradiant d'autres
sites de la bouche (douleur référée).
45
Chapitre Ⅲ : diagnostique
46
Chapitre Ⅳ: traitement
L’hypersensibilité dentinaire est l’une des pathologies où il existe un des plus grands nombres de
produits pour le traitement. Cependant, il n’existe pas à ce jour de produit révolutionnaire. Il faut
souvent essayer différentes techniques de traitement avant d’en trouver une satisfaisante pour le
patient. Chacun répondant différemment aux produits disponibles sur le marché, l’efficacité d’un
traitement par rapport à un autre dépendra du seuil de sensibilité individuel (54,55)
Quel que soit le traitement utilisé, celui-ci aura pour but d’obturer les tubulis ouverts ou de
diminuer l’excitabilité des fibres nerveuses pulpaires.
Ce « remède » devra répondre à certains critères. Il devra être d’emploi aisé, non iatrogène, de
coût modéré, respecter la teinte des tissus et atténuer immédiatement et de façon pérenne la
douleur (56,57)
Selon Bohin et Col 2001 : Le traitement de l’hypersensibilité dentinaire doit se faire selon une
approche hiérarchisée
Chapitre Ⅲ : diagnostique
1. Traitement préventif :
Cette étape a pour objectif de détecter les facteurs de risque et intervenir par modifications des
agents endogènes et exogènes favorisant l’apparition de l’hypersensibilité dentinaire.
2. Traitement étiologique :
Cette phase de traitement a pour objectif d’éliminer les facteurs étiologiques responsables de
l’installation de l’hypersensibilité dentinaire par :
3. Traitement symptomatique :
- En première intention, il est sage de tester des produits utilisables en ambulatoire, comme des
pâtes dentifrices riches en fluorure ou nitrate de potassium.
On utilise alors des produits non invasifs qui donnent de bons résultats lors d’hypersensibilité
légère à modéré.
36
Chapitre Ⅲ : diagnostique
une solution appartenant à un autre domaine ou plus radicale comme la pulpectomie. Ces
traitements de troisième intention sont quand à eux invasifs. (41,58,59)
Modifier les emballages par l'adjonction d'une paille, qui permet de réduire le
contact des boissons érosives avec les dents lors de l'ingestion ;
La stratégie de prévention individuelle est basée sur la prescription, par le chirurgien- dentiste, de
conseils, de mesures prophylactiques générales et spécifiques, adaptées aux facteurs de risques
individualisés pour chaque patient et d'informer le patient des causes et des conséquences à long
terme de cette atteinte. (60) Le bilan alimentaire et hygiénique seront communiqués au patient et
commentés avec lui. L'intérêt principal de cet entretien est de faire prendre conscience au patient
que son comportement alimentaire quotidien et/ou sa manière habituelle de se brosser présentent
des caractéristiques potentiellement nocives, mais modifiables; (60)
37
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Donner des conseils aux patients, des pratiques et des produits d'hygiène orale appropriés :
2) Choisir une brosse à dents manuelle souple de bonne qualité, avec des poils aux
extrémités arrondies
4) Eviter de brosser les dents immédiatement après avoir ingéré des aliments ou
boissons acides. (41)
38
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Consommer les agrumes frais plus tôt que leur jus, car la mastication stimule la
production de la salive.(61)
Certains patients ne sont pas conscients de leur pathologie qui sera suspecté au vu des lésions
dentaires puis confirmée et prise en charge par leur médecin.
39
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Le sujet ne doit pas se brosser les dents juste avant un contact acide pour ne pas
éliminer la pellicule salivaire acquise et protectrice ;
Il ne doit pas non plus se brosser les dents juste après une exposition acide car la
déminéralisation partielle de la surface dentaire potentialise l'effet abrasif du brossage ;
Certains produits tels que les bains de bouches fluorés non acides, le lait,
bicarbonate, le chewing-gum, ou des comprimés anti acides permettent de diminuer
l'effet acide, s’ils sont utilisés juste après l'exposition ;
Le brossage des dents devra être effectué à distance des repas ou des périodes d’ingestion
d’aliments et de boissons acides, de préférence avant les repas, ou 2 à 3 heures après, en effet, la
reminéralisation des tissus minéralisés ramollis par l’érosion acide prend plusieurs heures ; (41)
- La tête de la brosse à dent a une position oblique en direction apicale afin que ses
brins forment un angle de 45° avec l’axe des dents, cette inclinaison permet d’insérer
légèrement l’extrémité de quelques brins dans le sillon gingivo-dentaire, les autres
étant sur la gencive marginale ;
.
Figure 32: position oblique de la brosse à dent (41)
40
Chapitre Ⅲ : diagnostique
- Les mouvements sont les mêmes en palatin mais la brosse sera placée
verticalement au niveau des faces palatines et linguales des dents antérieures ;
- Enfin, les faces occlusales sont nettoyées avec des mouvements d’avant en
arrière,
en exerçant une pression suffisante sur la brosse pour faire pénétrer les brins dans les
sillons et fissures de l’émail (Kandelman 1989 ; Van der Weijden et coll., 2008). (63)
41
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Une gouttière occlusale peut être envisagée pour réduire la quantité de bruxisme
nocturne et les forces dentaires non axiales responsables de la progression et l'initiation
des lésions d'usure
Le traitement orthodontique est indiqué dans les cas les plus complexes ;
42
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Pour un patient jeune présentant des signes précoces et avec des structures dentaires en bon état,
le traitement se limitera à une information, à des conseils simples, à la surveillance et à des auto-
évaluations régulières ;
Les bruxomanes sévères passeront par une prise en charge comportementale ayant
pour objectif non pas de supprimer le bruxisme, dont bon nombre de mécanismes
neurophysiologiques nous échappent, mais de nettement diminuer la charge durant
l’éveil et de réduire les bouffées de bruxisme de sommeil ;
La gouttière initiale ne sera généralement mise en place dans les premiers temps
de prise en charge, mais au contraire en seconde intention, après un temps de mise en
place et d’observation de l’auto-rééducation cognitivo-comportementale ;
La reconstruction des délabrements peut alors être envisagée par les techniques
appropriées (mini-invasives ou pas) ;
La gouttière de protection sera mise en place après la pose des prothèses d’usage
43
Chapitre Ⅲ : diagnostique
La réalisation des gouttières doit être faite sur articulateur, à l’aide d’un arc facial
et d’une double base engrenée maxillaire, unique moyen de vérifier la reproductibilité
de la position de référence.
- Port nocturne continu pendant environ un à deux mois, puis un port nocturne
discontinu ;
44
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Le traitement étiologique des récessions se base sur un bon contrôle de plaque et le maintien
d’une hygiène buccodentaire adéquate. (66)
45
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Le second type de traitement de l’hyperesthésie dentinaire repose sur des agents qui
obturent les canalicules ouverts et exposés, empêchant ainsi les stimuli externes de provoquer
un mouvement de fluide et d’engendrer une douleur (Orchardson, Gillam 2006).
Il existe plusieurs voies complexes selon lesquelles différentes technologies et différents produits
peuvent obturer les canalicules :
46
Chapitre Ⅲ : diagnostique
[Link].1. Le dépôt d’un film mince : Les matériaux tels que les résines réparatrices et
les agents adhésifs dentinaires peuvent créer une « boue dentinaire artificielle » sur la
dentine
exposée, et recouvrir les canalicules ouverts.
[Link].2. Le dépôt d’une couche de fines particules : Des matériaux délivrés directement par
un dentifrice (comme de fines particules abrasives), ou formés comme précipités in
situ (comme du strontium, du fluor stanneux, et des particules de phosphate de
calcium) ont été proposés afin de créer une barrière physique sur la dentine exposée,
et plus particulièrement dans les ouvertures des canalicules.
[Link].3. L’induction d’une formation minérale naturelle in situ : Des technologies telles
que le verre bioactif NovaMin® et la technologie PRO-ARGIN ont été proposées à
fin d’adhérer physiquement à la surface de la dentine exposée et aux ouvertures des
canalicules, de façon à favoriser la formation in situ d'un minéral phospho-calcique.
(67)
47
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Concernant les traitements par des substances chimiques, il faut différencier les produits en
vente libre (OTC = over the counter) qui sont destinés à être utilisés par le patient, par rapport
aux produits qui sont réservés à l’usage par le praticien au cabinet dentaire (applications
professionnelles). (68)
48
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Figure 41: Approche hiérarchisée des traitements de l'HD présentée sous la forme
d'une pyramide inversée. Le traitement étiopathogénique doit prévaloir en première
ligne, les traitements symptomatiques étant ensuite mis en œuvre en commençant par
les traitements (42)
- Facilité d’utilisation ;
- Disponibilité ;
- Moins couteux.
49
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Ces dentifrices doivent être utilisés avec des brosses à dents à poils souples. De plus, il est
recommandé aux patients d'utiliser la quantité minimale d'eau afin que les dentifrices aient leurs
effets positifs maximaux. (42, 69)
[Link].1.1. Potassium :
Son mécanisme est basé sur une action neutralisante qui a pour but de bloquer l’activation
nerveuse et la transmission de la douleur par une altération de l’excitabilité des terminaisons
nerveuses.
50
Chapitre Ⅲ : diagnostique
51
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Les sels de strontium sont connus pour précipiter le strontium et pour déposer de fines particules
de composés de strontium insolubles sur les surfaces dentinaires, et dans les canalicules
dentinaires (Cummins 2010, Earl et al. 2010).
Le chlorure de strontium (à 10 %) a été le premier sel de strontium utilisé dans les dentifrices,
mais il était incompatible avec le fluor. Plus tard, le strontium a été réintroduit dans les
dentifrices désensibilisants sous la forme d’acétat de strontium, qui est compatible avec le fluor.
Trois nouvelles études cliniques publiés en 2011 (Docimo et al. 2011, Li et al. 2011, Schiff et al.
2011) indiquent clairement que :
- Le dentifrice à 8 % d’acétate de strontium est moins efficace en terme de
soulagement de l’hyperesthésie dentinaire en comparaison avec un dentifrice à base
d’arginine, et que le dentifrice à 8 % d’acétate de strontium est équivalent à un
dentifrice classique au fluorure en termes de soulagement immédiat de
l’hyperesthésie dentinaire (Cummins et al. 2011). (46)
[Link].1.3. Sels d'étain :
Le fluorure stanneux est également utilisé comme agent d’occlusion, et est considéré comme
précipitant des composés d'étain métallique insolubles à la surface de la dentine, obturant
ainsi les canalicules. Les produits à base de fluorure stanneux, se sont avérés capables de
réduire de manière significative l’hyperesthésie dentinaire au bout de quatre à huit semaines
d’utilisation du produit en comparaison avec des dentifrices contenant du fluorure (Ni et al.
Abstract 2825 2011, Du et al. Abstract 2826 2011). (46)
52
Chapitre Ⅲ : diagnostique
dans le commerce sous l’appellation NovaMin est un agent d’occlusion utilisé dans les
dentifrices.
Cette technologie forme une couche de phosphate de calcium qui obture les canalicules
dentinaires ouverts (Greenspan 2010).
Plus précisément, les ions calcium et phosphate sont tout d’abord libérés dans
l’environnement local, puis précipitent, entraînant la formation d’une couche de phosphate de
calcium, qui se cristallise à son tour en une matière similaire à l’hydroxyapatite (Greenspan
2010).
Les particules de CSPS restent sur les surfaces dentinaires par le biais d’interactions avec le
collagène, et servent de réservoir d’ions calcium et phosphate pendant une durée prolongée.
L’efficacité du CSPS dans les formulations de dentifrices qui contiennent 5 % et 7,5 % de
NovaMin est étayée par des données qui indiquent une amélioration significative de
l’hyperesthésie dentinaire, en comparaison avec une référence, et une supériorité par rapport
aux dentifrices contrôles (Du et al. 2008, Burwell 2009, Litowsky et Greenspan 2010,
Sharma 2010, Salian et al. 2010, Pradeep et al. 2010, Gendreau et al. 2011).
De plus, un dentifrice à 5 % de NovaMin a permis davantage de réduire l’hyperesthésie
dentinaire, de manière statistiquement significative, au bout de deux et quatre semaines,
qu’un dentifrice au potassium et qu’un dentifrice classique au fluorure (Salian et al. 2010).
(46)
Figure 46 :Forme d’une couche de phosphate de calcium qui obture les canalicules dentinaires
ouverts.(46)
[Link].1.5. Arginine et carbonate de calcium :
53
Chapitre Ⅲ : diagnostique
55
Chapitre Ⅲ : diagnostique
56
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Recaldent (CPP–ACP) Les phosphates de caséine (PPC) CPP-ACP utilise des peptides
sont des peptides dérivés de dérivés de la protéine du lait
protéines de lait la caséine caséine pour maintenir Ca et
complexée avec calcium (Ca) et PO4 dans un calcium Amorphe
phosphate (PO4). Dans ce phosphate. Le CPP se lie à des
complexe, le CPP maintient les surfaces telles que la plaque,
ions Ca et PO4 dans une forme bactéries et tissus mous
amorphe (ACP). fournissant un Ca et un PO4
biodisponibles à la surface
dentaire sans précipitation.
L'ACP est libéré lors de défis
acides. Stabilisation de l'ACP
par le CPP assure la livraison
57
Chapitre Ⅲ : diagnostique
58
Chapitre Ⅲ : diagnostique
reminéralisation et
l’occlusion tubulaire.
Les solutions désensibilisantes doivent être utilisés en complément des pâtes dentifrices, dont
elles renforcent l'action, avec une utilisation non diluée pendant une minute et 2 fois par jour
une demi-heure après brossage. (42)
Elles sont à base de :
[Link].2.1. Arginine avec copolymère PVM/MA et pyrophosphates :
fluide au sein des canalicules exposés, par le biais d’une occlusion à l’aide de l’application
d’un revêtement. Des études de conductance hydraulique in vitro ont ainsi démontré une
diminution de 42 % de l’écoulement de fluide pour la solution dentaire à 0,8
d’arginine/copolymère/pyrophosphates, en comparaison avec un produit à 0,05 % de fluorure
de sodium.
Des méthodes d’analyse ont identifié que la nature chimique du revêtement obturant était une
couche riche en arginine, avec du phosphate et le copolymère PVM/MA (polyvinyl méthyl
ether / acide maléique). (46)
59
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Les préparations aqueuses sont extrêmement peu stables et subissent des processus
d’oxydation et d’hydrolyse. Des formulations soit anhydres, soit aqueuses ont été réalisées
pour améliorer la stabilité.
Ces préparations anhydres de fluorure d’étain (0,4 %) dans la glycérine (GelKam) se sont
révélées efficaces, des études montrent une occlusion partielle ou complète des tubules due à
la formation de complexe à partir d’étain. (73)
- Soulagement rapide ;
- Couteux
- Hypersensibilité localisée ;
- Perte de substance ;
60
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Pashley et Galloway ont estimé que l'utilisation d'oxalate de potassium produisait des
cristaux d'oxalate de calcium, obstruant les tubules Ils sont très faciles à appliquer, très
résistants à l’attaque acide mais il faut surtout renouveler leurs applications de faite de leurs
dissolution (71).
Ils sont connus par leur action dentinogènètique avec une faible résistance et une courte
persistance d’où la nécessite de le renouveler fréquemment.
l'hydroxyde de calcium bloque les tubulis dentinaires par un dépôt d'ions calcium qui se lient
aux radicaux protéiques libres et augmentent la reminéralisation de la dentine exposée.
C'était a affirmé que la demande initiale avait réussi 80 à 90 % du temps
[Link].1.4. Le fluorure :
62
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Cet agent permet de diminuer l’hypersensibilité dentinaire thermique et tactile après une
durée de huit semaines. (Groupe Clinadent. Hyper sensibilitédentinaire).
Les sels de potassium ont également été utilisés pour le traitement de l’hypersensibilité
dentinaire
On distingue le nitrate et le chlorure de potassium qui entrainent une augmentation de la
concentration des ions de potassium en les appliquant sur la surface dentinaire, ce qui
provoque une dépolarisation des fibres nerveuses ainsi que leur activation intense, ce qui
permet une réduction de la douleur. (46)
Figure 49 : Syndrome d’hypersensibilité traité par application de vernis fluoré, chez cette
A :femme
jeune L'absence totale
de 21 de plaque bactérienne et le feston gingival de Mac Call
ans (48)
indiquent une hygiène orale rigoureuse avec un brossage traumatisant, dans un
63
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Toutes les dents sensibles sont traitées par application de vernis FluorProtector®
B : Les douleurs ont immédiatement disparu. Ces applications ont été renouvelées tous les
3 mois, jusqu'à disparition définitive ou atténuation suffisante des symptômes pour
certaines dents. Aucune restauration n'est indiquée, car les pertes de substance sont
superficielles.
Des enquêteurs ont rapporté des résultats réussis similaires lors de l'utilisation de la primer
sur la dentine exposée. Exemple de GLUMA Desensitizer : Utilisable avec tous les
systèmes d’adhésifs et composites, il a été prouvé qu’il pénètre jusqu'à 200um dans les
tubulis dentinaires exposés, il en résulte la formation de cloisons qui empêchent les
mouvements osmotiques de liquides intra tubulaires. (48)
64
Chapitre Ⅲ : diagnostique
L’emploi est recommandé lorsque l’hypersensibilité n’est pas associée à une perte de substance.
Leur principe repose sur l’application d’un système adhésif amélo-dentinaire sur la surface
dentinaire exposée, il implique une déminéralisation superficielle des tissus puis leurs
infiltrations par une résine polymérisée.
Ce traitement conduit à la formation d’une barrière assez étanche qui protège la dentine
exposée des agressions de l’environnement buccal. Cette barrière est constituée des deux
éléments, le premier situé au niveau inter tubulaire et correspond à une couche hybride formée
d’un entrelacement des fibres de collagène et adhésif. Le deuxième élément est situé au niveau
des tubulis et correspond à une pénétration de la résine adhésive puis sa polymérisation
conduisant à la formation de bouchon appelé « brides de polymère ». (69) (48)
65
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Traitement symptomatique par application d'un agent dual de désensibilisation, Isodan® (71).
66
Chapitre Ⅲ : diagnostique
- Soulagement rapide.
- Couteux ;
67
Chapitre Ⅲ : diagnostique
- Invasif et irreversible
On le privilège lorsqu’il existe un risque carieux associé. Low (1981) a signalé une réduction
de la sensibilité suite à la restauration avec un verre ionomère des lésions d'abrasion
cervicale.
Polderman et Frencken (2007) ont également rapporté qu'un verre ionomère à faible viscosité
(Fuji VII) était plus efficace dans le traitement de l’hypersensibilité dentinaire que Gluma
désensibilisant après 3 mois et après 24 mois.
L’un de ses avantages est l’adhésion spontanée par échange d’ions entre le ciment et la
structure dentaire ainsi que la libération de fluor.
Protocole opératoire :
- En premier lieu il faut nettoyer la surface dentaire avec une pierre ponce et de l’eau ;
- Après isolation du site une couche abondante d’acide polyacrylique est appliquée
pendant 10 secondes puis rincé abondamment à l’aide du spray air-eau ;
- Le site est séché légèrement ;
- Après sa prise il peut être poli et ajusté en utilisant la turbine sous spray
Protocol opératoire:
69
Chapitre Ⅲ : diagnostique
- Polissage.
70
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Figure 54: Traitement d’une hypersensibilité dentinaire causée par des attritions par
une restauration adhésive en composite (74)
E, F : Restauration esthétique.
71
Chapitre Ⅲ : diagnostique
De ce fait, le choix entre une obturation par CVIMAR ou par une résine composite, se fera
surtout en fonction du contexte clinique, si la perte de tissu dentinaire est minime, une solution
peut consister à utiliser des résines composites de faible viscosité (dites fluides) associées aux
adhésifs de dernière génération, qui s'appliquent au pinceau sur les surfaces dentaires
hyperesthésiques. (75)
72
Chapitre Ⅲ : diagnostique
73
Chapitre Ⅲ : diagnostique
b a
74
Chapitre Ⅲ : diagnostique
d c
Il est toutefois difficile de mettre en évidence ces situations cliniquement. Ces différences ont été
démontrées après analyse sous microscope. Dans une revue systématique de 2013, 9 études ont
été sélectionnées, avec des classes de récessions gingivales jugées favorables à la réussite du
traitement (Classe I de Miller) avec des LPC avec ou sans GCE ou EMD. Dans 77,83% des cas,
on note une réduction de l'hypersensibilité mais aucune étude ne montre de corrélation entre la
diminution de l'hypersensibilité et la procédure de recouvrement.
Dans une étude rétrospective plus ancienne de 2008, sur 495 greffes, pédiculées, de surface ou
enfouies, le recouvrement moyen total était de 72% et les sites recouverts en totalité étaient
75
Chapitre Ⅲ : diagnostique
de35%. Si on s'appuie uniquement sur ces techniques chirurgicales, nous ne pourrons pas
satisfaire aux 17% de doléance de la part des patients au départ. (35)
[Link].6. Le laser :
[Link].6.1. Définition :
Le LASER ou Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation est un rayonnement
électromagnétique amplifié par émission stimulée. (78)
L’irradiation se fait à trois endroits au niveau cervical et en un point en zone apicale, selon la
méthode développée par Groth et Donato-Boracks (Lizarelli et coll, 2007).
Le but de l’application en région apicale est d’atteindre les fibres nerveuses de type C, et en
zone cervicale d’atteindre les fibres A. Il semble que la distance entre la dent et le laser soit un
facteur important à prendre en compte dans les variations des effets thérapeutiques. (34)
[Link].6.2. Les différents types de lasers :
[Link].6.2.1. Lasers de faible énergie : lowlevel laser therapy (LLLT) :
Ces lasers de faible puissance augmentent l’activité odontoblastique, stimulant une dentine
tertiaire qui obture les tubulis dentinaires. De plus, ils augmentent le seuil de déclenchement de
la douleur et bloquent la dépolarisation des fibres C. (78)
[Link].[Link].Le laser helium neon (He-Ne):
La première utilisation du laser He-Nepour le traitement de l'HD a été rapporté par Senda et al
(1985). N’ont initialement utilisé qu'une puissance de sortie de 6mW pour le traitement de
l’hypersensibilité. (79)
L’efficacité du laser He-Ne sur la réduction de la sensibilité dentinaire variait de 5,2 à 100 %
selon les études (Kimura et al. 2000). Ce laser n’est plus utilisé de nos jours. (78)
[Link].[Link]. Le laser gallium-aluminum-arsenide (GaAlAr) :
Le laser GaAlAr, qui est un laser diode, est le plus couramment utilisé ces dernières années chez
les chirurgiens-dentistes au quotidien. C’est un laser à basse fréquence.
Les longueurs d’ondes utilisées dans le traitement des HD varient de 700 nm à 980 nm, le laser
doit être placé au plus près de la dent mais sans entrer en contact avec elle (Kimura et al. 2000).
(78)
76
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Figure 62:Valeur de l’EVA suite à un stimuli tactile (García-Delaney et al. 2017). (89)
77
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Cette étude a permis de démontrer que l’utilisation du laser à basse fréquence entraîne une
diminution significative de la sensibilité dentaire immédiatement après l’application, mais aussi à
2 mois.
Toutes les dents sont restées vitales après le traitement, et aucun effet secondaire ni aucune
complication n’ont été rapporté (García-Delaney et al. 2017). (78)
78
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Le laser de type diode ne colore pas les dents, et ne provoque aucune douleur ou irritation
de la pulpe et des tissus mous environnants.
Il est simple d’utilisation, les résultats semblent fiables et reproductibles.
Il est admis que le laser diode est une méthode efficace pour le traitement de
l’hypersensibilité dentinaire, la diminution de la douleur (score EVA) est notable de
manière immédiate et à moyen terme (6 mois), son association avec d’autres agents
désensibilisants ne permet pas d’amélioration significative du traitement.
Les paramètres d’utilisation optimale semblent être une longueur d’onde comprise entre
660 nm et 900 nm, une puissance de 2 W, et le faisceau lumineux doit se trouver à une
distance comprise entre 2 et 5 mm de la surface dentaire.
Cependant, ces valeurs varient en fonction des études de la littérature.
Ce traitement apparaît fiable, reproductible et simple d’utilisation. (78)
79
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Il a été introduit récemment pour le traitement des HD par Schwarz et ses co-auteurs en 2002.
(78)
80
Chapitre Ⅲ : diagnostique
[Link].8. La propolis :
Il existe plusieurs types de propolis qui dépendent de l’espèce de l’abeille, de la zone
géographique, de la diversité de la flore locale et de la disponibilité des végétaux durant la
saison.
Plusieurs études ont étudié la propolis dans la réduction de l’hypersensibilité dentinaire.
Mahmoud et al. (1999) ont réalisé une étude clinique sur la propolis en tant qu’agent
désensibilisant. Durant cette étude, 85% des sujets se sont montrés très satisfaits. Ils ont pu
observer, par microcopie électronique, que la propolis obstruait les tubules dentinaires. (81)
Les flavonoïdes contenus dans la propolis interagissent avec la dentine et forme des
cristaux qui obstruent les tubules dentinaires. Cette obstruction diminue la perméabilité
dentinaire et donc les douleurs.
La propolis stimule la formation de dentine réparatrice qui réduit également la
perméabilité dentinaire. (82)
[Link].9. L’iontophorese :
L'iontophorèse, une technique qui utilise un faible courant galvanique pour accélérer les
échanges ioniques.
De nombreuses études ont montrent que l'iontophorèse permet le passage des ions fluorure
beaucoup plus profondément dans les tubulis dentinaires et provoque une plus grande
absorption de fluorure que ce qui est possible avec une application topique
- En ionophorèse, on pense que le fluorure est électriquement conduit dans les tubuli
dentinaires et ces ions réagissent avec le calcium dans l’hydroxyapatite pour former
81
Chapitre Ⅲ : diagnostique
82
Chapitre Ⅲ : diagnostique
valoir du médicament testé, destiné à mesurer son éventuelle efficacité, en neutralisant les
facteurs de confusion de l’évaluation d’un médicament.
En revanche, cette définition passe sous silence les aspects relationnels en jeux lors de la
prescription médicamenteuse, ainsi que la potentielle efficacité symbolique d’un remède.
Ainsi, appliquée au contexte de la pratique clinique, elle semble vider le placebo de sa
substantifique moelle. (83)
. Les composantes de l’effet placebo :
L’effet placebo peut être analysé en trois composantes : la mesure et l’observation d’un critère de
jugement subjectif, le rituel thérapeutique et une relation médecin-patient apportant un soutien.
Revenons en quelques mots sur ces trois éléments
Un critère de jugement subjectif, en médecine, est par définition « éprouvé par le sujet et n'est
pas observable de l'extérieur », par opposition à un critère de jugement objectif. Les critères de
jugements subjectifs dépendent dont du sujet et de sa perception des choses, influencée par l’état
psychologique du sujet, ainsi que ses préférences et ses principes.
La dimension rituelle de la consultation médicale est reconnue par les médecins généralistes eux-
mêmes. (83)
La possibilité d’un effet placebo doit être prise en considération, surtout que les patients
rapportent la plus grande baisse de douleur directement après le traitement, alors que l’on
pourrait s’attendre à ce que, comme dans toute thérapie, l’effet cumulatif des séances procure
une amélioration graduelle de visite en visite. (78)
Cet effet est une réponse psychologique et physiologique, de la part d’un individu à un traitement
ou une molécule dépourvue de propriété pharmacologique ou biologique particulière. Dépendant
beaucoup de la relation praticien-patient. (84)
Les études ont montré que dans 20 à 60 % des essais cliniques, les patients obtenaient une
disparition de la douleur sans aucun traitement, due à l’effet placebo. (78)
Il semblerait que le laser permet de réduire l’HD mais le niveau de preuve reste faible
aujourd’hui et un effet placebo ne peut pas être écarté. Effectivement, lorsqu’une étude vient à
comparer un laser contre un placebo utilisant un faisceau lumineux semblable au laser, il n’y a
aucune différence au bout de 6 semaines entre les deux traitements.
Ces résultats ont cependant été controversés dans plusieurs études de la littérature. (78)
83
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Les études restent hétérogènes et ne sont pas toujours de haut niveau de preuve, des essais
cliniques randomisés avec des protocoles répétitifs doivent être menés afin de déterminer l’effet
placebo dans ce type de traitement. (78)
Une des conclusions de E. Mayo est que : sur le plan de la méthode expérimentale, le simple fait
d’être participant à une expérience peut être un facteur qui a une conséquence importante en
terme de motivation. Le fait d’être l’objet d’une attention particulière de la part de
l’expérimentateur et le fait d’avoir été choisi comme sujet de l’expérience peut contribuer à
donner une meilleure estime de soi. (35)
L’effet Hawthrone et l’HD: survient chez les patients participent à une étude clinique. Ou ceux-
ci ont appris à mieux contrôler leur hygiène bucco-dentaire. On observera donc une réduction
des hypersensibilités quelle que soit le produit utilisé. (84)
84
Chapitre Ⅲ : diagnostique
élevée et résistante aux acides pour maintenir l'effet thérapeutique à long terme
du traitement HD (87)
85
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Cette substance est utilisée comme enrobage entérique pour les comprimés, par exemple,
l'aspirine. La flexibilité du stratifié lui permettra d'être moulée à la surface des dents. Une fois la
zone sensible a été identifiée, le stratifié est découpé, façonné et collé à la surface de la dent à
l'aide d'un adhésif auto-mordançant non chargé, photo-polymérisable. Le stratifié peut-être
teinté pour correspondre à la dent.
86
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Il mentionne que les agents d'occlusion des tubules dentinaires devraient inclure un anti-
inflammatoire et/ou un antimicrobien pour contrôler l'inflammation pulpaire sous la dentine
sensible pour aider à donner immédiatement un soulagement durable de la douleur tout en
donnant du temps pour que la pulpe guérisse. (48)
Les plus grosses particules peuvent être synthétisées pour contenir des ions bioactifs, par
exemple, le calcium, le phosphate et fluorure, qui sont libérés au fur et à mesure que la particule
se dégrade après avoir pénétré dans le tubule dentinaire perméable.
Des particules non toxiques et inertes peuvent également être synthétisées, elles ne se dégradent
pas mais obstruent simplement le tubule dentinaire. Cependant, même ces particules occlusives
peuvent être rendues bioactives en les enrobant de phosphoprotéine ou un peptide phosphorylé
qui est capable d'attirer le calcium donc semblable à la particule dégradante.
Figure 67: Occlusion des tubules dentinaires par le polyP et formulé par
microparticules « dRs »-1% de pâte. Dans la première étape, les microparticules
s’adsorbent à la surface dentinaire où dans la seconde une hydrolyse du polyP à
l’intérieur des microparticule (48)
87
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Table 8 : Désensibilisants dentinaires appliqués par des professionnels et testés dans les
essais cliniques. D'après Orchardson et Gillam (2006), Pashley et al. (2008).
88
Chapitre Ⅲ : diagnostique
89
Chapitre Ⅲ : diagnostique
90
Chapitre Ⅲ : diagnostique
91
Chapitre Ⅲ : diagnostique
92
Chapitre Ⅲ : diagnostique
Carbonate de calcium
Hydroxyde de calcium
Phosphosilicate de calcium et de sodium
Phosphate tricalcique (TCP)
Vernis dentaire (Clinpro™ 3M™ ESPE™)
contenant 5 % de fluorure de sodium avec du
tricalcium
phosphate (TCP)
Pâte à polir prophylactique contenant 1,23
% de fluor
Pâte à polir prophylactique contenant 1,1 %
de fluorure de sodium + 5 % NovaMin
Sensodyne NUPRO (NovaMin® – Dentsply)
Dentifrice anticarie au fluorure de sodium à
1,1 % (Clinpro ™ 3M ™ ESPE ™ 5000)
Vanish ™ XT Extended Contact Varnish
(verre ionomère modifié à la résine
photopolymérisable (RMGI)
à base d'acide polyalcénoïque modifié au
méthacrylate breveté)
Vanish ™ XT Extended Contact Varnish
(verre ionomère modifié à la résine
photopolymérisable (RMGI)
à base d'acide polyalcénoïque modifié au
méthacrylate breveté)
Verres bioactifs (SiO 2 –P 2 O 5 –CaO–Na
2 O)
Laser Neodymium-doped yttrium aluminium
garnet (Nd:YAG), laser GaAlAs (gallium-
aluminiumarsenide laser), erbium-
YAG laser
Effet Anti-inflammatoire Médicament homéopathique – propolis
Corticoïdes stéroïdiens
Restauration dentaire
Couvrir la surface dentinaire Chirurgie parodontal
. Le suivi du patient :
Le suivi est capital. Le patient devra être revu régulièrement, au moins tous les 6 mois.
Si la douleur persiste et que l’examen du patient corrobore toujours le diagnostic
d’hypersensibilité, il faudra renouveler les conseils permettant d’éliminer les facteurs
93
Chapitre Ⅲ : diagnostique
CAS N : 01 réalisés au niveau du service oc faculté de medecine dentaire Tizzi Wezou par
l'interne Tezikrit Yasmine
Date de la première consultation : le 15 /03/2022
[Link] CIVIL
NOM :
CH
PREN
OM : L
AGE :
35
ANS
SEXE :
FEMM
E
PROFESSION : FEMME AU FOYER
2. MOTIF DE CONSULTATION :
94
Chapitre Ⅲ : diagnostique
3.L’ANAMNESE :
La patiente décrit des douleurs brèves, aigues depuis une année et demi associées à des
pertes de substances et des colorations disgracieuses sur les faces vestibulaires du bloc
incisivo-canin maxillaire.
- La dyschromie sur les faces vestibulaires du bloc incisivo-canin date d’environ 03 mois.
[Link] EXOBUCCAL :
- Sans particularités.
[Link] DE LA CINETIQUE MANDIBULAIRE :
95
Chapitre Ⅲ : diagnostique
96
Chapitre Ⅲ : diagnostique
[Link] DE LA MALADIE
[Link] ETIOLOGIQUE :
Répétitifs durant la grossesse ; l’action des acides exogènes (jus de citron) a permis
Figure 106 : Photographie endo buccale,
montre des lésions non carieuses abrasives
cervicales sur la 16, la 14, et la 13. 97
Chapitre Ⅲ : diagnostique
[Link] POSITIF :
[Link] THERAPEUTIQUE :
- Nous avons opté pour une thérapeutique de troisième intension par des restaurations
adhésives sur les dents touchées par la perte de substance érosive, cette étape sera
précédée par un traitement étiologique adapté dans le but de corriger les habitudes
alimentaires nocives, et d’adopter une technique de brossage atraumatique ;
- La patiente a été orientée au service de parodontologie pour assurer une prise en
charge des récessions gingivales multiples.
[Link] DE TRAITEMENT :
[Link] étiologique :
98
Chapitre Ⅲ : diagnostique
On recommande à la patiente
Nous avons effectué des restaurations adhésives sur les dents touchées par la perte de
substance érosive (de la 13 à la 23), selon le protocole opératoire suivant :
99
Chapitre Ⅳ : Traitement
Figure 110 : Photographie endo buccale du Figure 111 : Rinçage et asséchage des
mordançage acide des surfaces dentaires à surfaces dentaires
l’acide orthophosphorique à 37%..
Figure 112 : Mise en place des strippes Figure 113 : Photographie endo buccale de
lisses ; et application de l’adhésif sur les faces la photopolymérisation de l’adhésif amélo-
vestibulaires. dentinaire .
125
Conclusion
L’hyperesthésie dentinaire touche une part importante de la population, part en augmentation
régulière notamment du fait d’habitudes alimentaires délétères.
127
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%20niveau%20du%20site%20donneur
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deplace-lateralement-dans-le-traitement-des-recessions-gingivales-localisees/
#:~:text=Cette%20technique%20consiste%20%C3%A0%20d%C3%A9placer,au
%20niveau%20du%20site%20donneur
(92) [Link]
133
PROMOTION : 2022-2023 N°………...
ABSTRACT :
L'hypersensibilité dentinaire est définie comme étant une douleur aigüe et brève, ressentie au niveau d'une zone de
dentine exposée suite à l'application d'un stimulus. Sa prévalence varie de 3 à 57 % selon les études, touchant en moyenne
15 % dans la population adulte.
L’étiologie de l’hypersensibilité est multifactorielle en relation avec l’existence de nombreux facteurs locaux et
généraux, qui vont intervenir à des degrés divers dans l’apparition des signes douloureux.
Une prise en charge correcte de l’hypersensibilité dentinaire est corroborée suite à la maitrise des mécanismes
étiopathogéniques et biologiques de cette affection. Pour le praticien, poser un diagnostic nécessite un examen clinique
complet et la recherche d’un diagnostic différentiel.
Un traitement ambulatoire est mis en place en première intention. Il peut être suivi d’un traitement au fauteuil. Les
produits à disposition sont multiples, en vue d’une désensibilisation nerveuse ou d’obturer les tubules dentinaires ouverts.
Mots clés : L'hypersensibilité dentinaire, Douleur, Tubulis dentinaires, Erosion, Attrition, Abrasion,
Théorie hydrodynamique.
Keys words: Dental hypersensitivity, Pain, Dentin tubules, Erosion, Attrition, Hydrodynamictheory.
Jury:
Présidente : Pr : Mentouri
Assesseurs :
1- Pr : Bakli
2- Dr : Bouchami
Directrice de mémoire : Dr. Lemnadjlia
134