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BEPC Lecture

Le texte présente un débat entre un père et son fils sur la nécessité d'enseigner les langues africaines à l'école après l'indépendance d'un pays. Le père pense qu'il vaut mieux continuer l'enseignement en français uniquement pour ne pas perdre de temps, tandis que le fils défend l'importance des langues maternelles pour l'identité culturelle.

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Le texte présente un débat entre un père et son fils sur la nécessité d'enseigner les langues africaines à l'école après l'indépendance d'un pays. Le père pense qu'il vaut mieux continuer l'enseignement en français uniquement pour ne pas perdre de temps, tandis que le fils défend l'importance des langues maternelles pour l'identité culturelle.

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MINISTERE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE, Route de l’aéroport

TECHNIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE


 : 10BP 250 Cotonou
REPUBLIQUE DU BENIN : (229) 21 32 38 43 ; Fax : 21 32 41 88
DIRECTION DEPARTEMENTALE DES ENSEIGNEMENTS SECONDAIRE, web: [Link]
TECHNIQUE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE DU LITTORAL

Année scolaire : 2023-2024


Niveau : BEPC
Coefficient : 02 EXAMEN BLANC DEPARTEMENTAL
Durée : 2 heures

DISCIPLINE : FRANÇAIS EPREUVE DE LECTURE

Situation d’évaluation
La langue est un vecteur de valeurs et de cultures qui identifie chaque peuple. Mais des situations diverses
comme la colonisation ont conduit certaines nations à renoncer à la leur. Toi, tu penses qu’il est nécessaire de
se battre pour la promotion des langues africaines. Voici un texte qui aborde la question.
Tu es invité(e) à le lire et à répondre aux consignes qui l’accompagnent.

Texte
-« Que veux-tu faire des idiomes africains que tu qualifies pompeusement de langues nationales, au moment
où seules deux ou trois grandes langues parlées et écrites dominent le monde ? Nous communiquons à
travers des idiomes locaux, au mieux des langues véhiculaires que nul ne pratique hors de notre territoire. Il y
a plus urgent que l’enseignement des langues véhiculaires ou maternelles sans compter qu’en raison de leur
nombre, il serait difficile sinon impossible d’en imposer une. »
-« Père, il va falloir que, le moment venu, nous fassions une différence entre les langues maternelles et les
langues nationales. Contrairement aux idées reçues, la langue est un élément essentiel de l’identité nationale
et de la culture d’un peuple. Aussi, à la veille de l’accession de notre pays à la souveraineté internationale,
nous devons nous préparer à restaurer tous les éléments de notre culture, à commencer par notre forme
d’expression, qui est notre premier trésor culturel. »
-« Alex, n’oublie pas que tu es le fils d’un évolué. Nous appartenons à une élite au sein de notre clan du fait
que nous sommes les seuls à avoir été scolarisés. L’apprentissage de langues nationales à l’école après
l’indépendance de notre pays se traduirait purement et simplement par une régression. Cela ferait perdre du
temps à nos enfants. Pour nous permettre de communiquer entre nous et avec l’extérieur, nos écoles doivent
maintenir l’enseignement du français comme unique moyen d’expression écrite et comme langue officielle.
Nous n’avons pas de temps à perdre. D’ailleurs, je soupçonne des individus comme toi qui prônent
l’enseignement des langues nationales non écrites, de vouloir instaurer un enseignement au rabais. »
-« Père, détrompez-vous. Il y a dans le monde de nombreuses langues qui sont pratiquées uniquement par
les populations de ces pays. J’ai appris que l’islandais est une langue qu’aucun autre peuple au monde ne
parle, sauf le peuple qui porte le même nom. […] La langue est porteuse de toutes les valeurs. Sans elle,
toutes les autres valeurs sont condamnées à s’écrouler irrémédiablement. »
Moussibahou Mazou, Babingo au nom des acculturés,
Cotonou, Les éditions du flamboyant, 2018, pp. 78-80.

Consignes

C1- Compréhension globale du texte.


1- Propose un titre à ce texte.
2- Dis de quoi il est question.
3- Cite les principaux protagonistes du texte.

1
C2- Pertinence de la stratégie utilisée
1- Dis le type auquel appartient ce texte et justifie ta réponse à l’aide de trois indices textuels.
2- Relève dans le texte, un autre mot par lequel l’auteur désigne la langue.
3- Donne un homophone de « langue » et précise son sens.
4- Propose un nom de la même famille que « identité ».
5- Justifie l’accord du participe passé mis en gras dans la phrase : « Seules deux ou trois grandes
langues parlées et écrites dominent le monde. »
6- Donne la nature et la fonction des mots ou groupes de mots soulignés dans le texte.
7- Soit la phrase : « Nous communiquons à travers des idiomes locaux, au mieux des langues
véhiculaires que nul ne pratique hors de notre territoire. »
a- Relève les verbes conjugués dans cette phrase puis précise leur temps et leur mode.
b- Réécris cette phrase au passé composé de l’indicatif.
c- Fais en l’analyse logique.

C3- Expression de sentiments ou d’opinions se rapportant au texte lu


1- Exprime le sentiment qui t’anime à la lecture de ce texte puis justifie ta réponse.
2- Donne ton appréciation du comportement du père de famille.

C4- Dépassement du texte


Le gouvernement de ton pays décide de retenir l’une de nos langues maternelles comme officielle. En dix
(10) lignes au maximum, dis celle qui te paraît appropriée et donne les raisons qui motivent ton choix.

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