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Chapitre 4: Quelles Inégalités Sont Compatibles Avec Les Différentes Conceptions de La Justice Sociale ? (Regard Croisé)

Ce document décrit comment les pouvoirs publics peuvent promouvoir la justice sociale à travers la fiscalité, la protection sociale, les services collectifs et les politiques anti-discrimination. Il examine également les limites et les débats autour de l'action publique, notamment son financement et son efficacité.

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Yasmine El Alami
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Chapitre 4: Quelles Inégalités Sont Compatibles Avec Les Différentes Conceptions de La Justice Sociale ? (Regard Croisé)

Ce document décrit comment les pouvoirs publics peuvent promouvoir la justice sociale à travers la fiscalité, la protection sociale, les services collectifs et les politiques anti-discrimination. Il examine également les limites et les débats autour de l'action publique, notamment son financement et son efficacité.

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CHAPITRE 4 : QUELLES INÉGALITÉS SONT COMPATIBLES AVEC LES DIFFÉRENTES

CONCEPTIONS DE LA JUSTICE SOCIALE ? (REGARD CROISÉ)

Question 3 – Comment les pouvoirs publics peuvent-ils favoriser la justice sociale ?

ÉTAPE 1 : Bilan du questionnaire

Vidéo n°1 : L’action des pouvoirs publics en matière de justice sociale

Q1 : Les pouvoirs publics désignent les administrations publiques constituées en France


par :
1. Les collectivités locales (communes, département, régions)
2. L’État (ministères, préfectures)
3. Sécurité sociale (famille, maladie, vieillesse, emploi)
 dépasser échelle nationale y inclure institutions supranationales (comme celle de l’UE)
DONC les actions menées par pouvs pub en matière de justice sociale = mises en œuvre
par diffs institutions qui exercent leurs actions à diffs échelles

Q2/Q3: La fiscalité = eb des pratiques qui consistent à prélever impôts / eb des


prélèvements oblgs qui financent les administrations pub / peut prendre diffs formes :
1. Forfaitaire : montant d’imposition fixe pour chacun (forfait) (ex : 1 redevance
audiovisuelle destinée à financer l’audiovisuel public)
2. Proportionnelle : taux imposition identique pour tous (ex : Flat tax sur certains
revenus du K, TVA en France par rapport à la dépense avec un taux principal 20%)
3. Progressive : taux imposition augmente / progresse avec le revenu (ex : impôt sur
revenu en France = + revenus d’un ménage élevés / + taux imposition fort)
4. Dégressive : taux imposition diminue avec revenu (ex : TVA en France par rapport au
revenu car ménages plus défavorisés ayant + faibles revenus consacrent grde partie
revenu à conso contrairement aux plus riches)

 Ces formes fiscalité n’ont pas mêmes effets en terme justice sociale
Fiscalités forfaitaire/proportionnelle = égalité traitement / droits
Fiscalité progressive = diminution inégalités
Fiscalité dégressive = difficilement justifiable

Q4 : La fiscalité progressive semble la plus à même de réduire les inégalités = les plus
riches payeront + d’impôts que les plus défavorisés = baisse inégalités

Q5 : La protection sociale = eb des moyens mis en œuvre pour lutter contre inégalités et
risques sociaux (chômage, vieillesse, famille, maladie)
OU système de redistribution visant à prendre en charge les risques sociaux et à prémunir
les individus contre pauvreté et insécurité économique ; peut aussi contribuer à la réduction
des inégs

Q6 : Caractéristiques du système Bismarckien (voit le jour fin 19ème siècle en Allemagne)


- Repose sur principe assurance
- Logique de redistribution horizontale entre assurés (
- Financé par les cotisations des assurés
- Prestations comme pensions de retraites, allocations chômage
 modèle contributif à chacun selon ses moyens

Q7 : Caractéristiques du système Beveridgien (voit le jour mi 20ème siècle Grande Bretagne)


- Repose sur principe assistance
- Logique de redistribution verticale des plus favorisés vers les plus démunis
- Financé par l’impôt
- Prestations à destination des plus fragiles (couverture maladie universelle CMU, le
revenu de solidarité active RSA, allocation solidarité aux prsns âgées ASPA)
 modèle repose sur solidarité à chacun selon ses besoins

 Verticale : va des plus riches vers les plus pauvres = réduire inégalités économiques
et sociales = pour État prélever impôts aux plus riches et a les redistribuer aux plus
pauvres (aides socs) = dispositifs assistance sociale (RÉDUIRE INÉGALITÉS =
ÉCHELLE COLLECTIVE)
 Horizontale : va des individus moins risqués vers individus plus risqués = réduire
risques auxquels font face individus  dispositifs assurance sociale (allocations
sociales) qui vont se mettre en place = système protection soc = protéger contre
risques baissent revenu (ASSURANCE POUR RÉDUIRE RISQUES = ÉCHELLE
INDIVIDUELLE)

Q8 : Les services collectifs sont des services non marchands fournis par des administrations
publiques et financés par des prélèvements obligatoires / mis à disposition des ménages
sous la forme de prestations en nature :
- Éducation = profite à tous élèves indépendamment de leur origine soc
- Système santé = accueille tous patients qlq soit origine soc
- Justice = garantit a tous 1 état de droit / une protection contre abus pouv
- Défense
- Police = assure sécurité de tous
 accessibles / profitent à tous indépendamment de catégorie soc  réduction inégalités

Q9 : Les discriminations sont des différences de traitement en raison d’un critère prohibé par
la loi comme par exemple l’âge, sexe, origine ethnique ou sociale ou encore la préférence
sexuelle  ces discriminations sont interdites par loi (article 225 code pénal)  pour faire
reconnaître une discrimination la prsn qui en est victime peut saisir le défenseur des droits /
s’adresser à associations spécialisées dans lutte contre discriminations = amendes / peines
de prison pour sanctionner mesures discriminatoires

Q10 : Les pouvoirs publics peuvent encourager mise en place politiques discrimination
positive : donner plus à ceux qui ont moins = accorder un traitement préférentiel aux prsns
défavorisées (assurer égalité chances)
Déf : adoption de mesures spécifiques et plus avantageuses pour une catégorie défavorisée,
afin de réduire l’inégalité des situations.
Exemples :
- Programmes démocratisation école permettent élèves issus milieux soc défavorisés
accéder à études prestigieuses en fct de leur mérite en profitant de voie d’accès qui
leur sont dédiées OU bourses scolaires et politiques zones éducation prioritaires
- Loi sur parité en politique (6 juin 2000) = impose 50% femmes sur listes candidats
élections municipales, régionales, sénatoriales, européennes = favorise égalité
chances, accès femmes et hommes aux mandats électoraux
- Quotas de travailleurs en situation handicap = 6% effectif total = obligation entreprise
+20 salariés en FR = favorise emploi prsns handicapés discriminées sur marché L

Vidéo n°2 : Une action publique controversée

Q1 : Depuis fin 30 glorieuses = financement action pub devenu plus difficile CAR
- Hausse dépenses pub s’explique par :
1. hausse chômage car ralentissement CE DONC hausse versement allocations
2. vieillissement pop DONC hausse montants versés aux retraités (pensions) / hausse
dépense santé car besoins plus élevés avec âge
- Tarissement des recettes pub s’explique par :
1. Ralentissement CE DONC ralentissement progression prélèvements oblgs
nécessaires au financement action pub
2. Hausse chômage DONC limite cotisations prélevées
 hausse taux prélèvements oblgs (+ de 50% du PIB) = 1 des plus élevés au monde
 hausse dette publique (+ de 100% du PIB)
DONC cette difficulté à financer action publique = crise financière de l’État-providence

 hausse dépenses / baisse recettes = niv dettes publiques augmente = on parle d’effet-
ciseau

Q2 : Le financement de l’élévation des dépenses pub par l’endettement n’est pas sans poser
de pb CAR endettement pub provoque 1 effet d’éviction c’est-à-dire = hausse dépense pub
entraîne 1 recul de dépense privée (entreprises, ménages)
S’explique de 2 façons :
1. Côté offre : épargne dispo utilisée par état donc devient moins abondante pour autres
agents écos
2. Côté demande : Taux intérêt sur marché fonds prêtables augmente = demande
augmente sur marché fonds prêtables DONC emprunt plus coûteux pour entreprises
et ménages

Effet ciseau => hausse dette publique => hausse emprunts sur marchés financiers (bons du
Trésor) => diminution épargne dispo pour agents privés (ce que l’État prélève n’est plus
dispo pour entreprises / individus) ET taux intérêt emprunteurs augmente DONC baisse
dépenses consommation ET investissement privé

Q3 : Effet boule de neige de la dette : lorsque endettement public devient trop élevé = graves
difficultés de financement à long terme
- Pour rembourser 1 dette initiale qui arrive à échéance : état contraint de souscrire 1
nvelle dette (emprunt) plus importante encore CAR intègre les intérêts de la première
ET ainsi de suite  hausse continuelle de dette qui s’auto-alimente telle une boule
de neige dévalant une pente enneigée accumulant la neige et devenant de plus en
plus grosse
- Cette dette peut devenir préoccupante car augmente risque de défaut payement pour
créancier = risque de ne pas être remboursé / peut renoncer à prêter davantage =
mettre en péril financement action pub à long terme
- Emprunte au départ une somme = rembourse intérêts ET pour rembourser ces
intérêts il faut avoir un budget excédentaire SI ce n’est pas le cas (déficit public) =
emprunter à nouveau uniquement pour rembourser intérêts
Q4 : L’action publique fait l’objet de débat en termes d’efficacité / crise d’efficacité de l’État-
providence :
1. Inégs écos augmentent depuis années 1980 / ne reculent plus = inégs de revenu /
inégs de patrimoine DONC action pouvs pub ne permet plus de lutter efficacement
contre inégs écos
2. La pauvreté ne recule plus = a tendance à légèrement augmenter / développement
d’une nvelle pauvreté constituée par travailleurs pauvres / familles monoparentales /
retraités / étudiants (repenser l’action pub ?)
3. Les inégs sociales persistent = services collectifs éducation ne permettent pas
véritablement égalité chances CAR selon les enquêtes PISA en France il y a une
persistence inégs réussite scolaire en fct milieux soc ET services collectifs de santé =
inégs sociales d’accès aux soins entre milieux soc / inégs territoriales d’accès aux
soins (« déserts médicaux »)

Q5 : Effets pervers de l’action publique dénoncés par le courant libéral :


1. Désincitations au travail, à l’effort individuel = provoque phénomènes trappe à
chômage, inactivité, pauvreté DONC situations dans lql certains agents écos auraient
intérêt à sortir du marché L pour être au chômage, inactif, ou accepter situations
pauvreté (ex : 1 jeune parent rémunéré au SMIG qui doit fr garder son enfant pr 1
cout mensuel proche de son salaire = calcul avantage cout de ce parent peut l’inciter
à se retirer du marché L le temps d’élever son enfant )
2. Culture de l’assistanat = déresponsabilisation individus dont s’occupe état
providence, les stigmatiser comme bénéficiaires des aides sociales, profiteurs de
l’action publique aux yeux d’une partie de l’opinion pub
3. Frein à la croissance économique = son financement repose en grde partie sur
prélèvements oblgs qui constituent une charge pour ménages et entreprises DONC
désincitation à embaucher / à l’emploi ET limite investissement privé / pénalise
consommation en limitant pouvoir achat DONC pénalise demande globale,
compétitivité, croissance éco

Q6 : L’action pub aussi confrontée à une crise de légitimité = remise en qst à tel point que =
remise en qst du consentement à l’impôt
- Courbe de Laffer : recettes fiscales pourraient même diminuer à partir d’un certain
taux d’imposition CAR à partir d’1 taux imposition optimal = recettes fiscales
diminueraient car agents seraient désincités à s’enrichir davantage et stratégies
optimisation fiscale se développeraient
- « Trop d’impôt tue l’impôt » Arthur Laffer, économiste américain
Q7 : Action publique contestée pour 4 raisons (crise efficacité, crise financière, effets
pervers, crise légitimité) qui ne sont pas indépendantes les 1 des autres, sont liées et
interdépendantes :
- Crise financière état-providence affecte son efficacité
- Manque efficacité (à réinsérer chômeurs sur marché L ou à lutter contre pauvreté) 
crise financière
- Effets pervers action pub s’ils contribuent à augmenter cout pour collectivité ont des
effets désincitatifs sur emploi et investissement et s’ils nuisent à compétitivité et à la
croissance  crise financière
- Effets pervers conséquences en termes efficacité (existence diffs trappes)
- Crise légitimité résulte de la conjonction de la crise financière / efficacité / effets
pervers
- Crise légitimité se traduit par recul du consentement à payer l’impôt  crise
financière

ÉTAPE 2 : Vérification des connaissances

Exercice 1 : Mesurer les effets de la redistribution sur la réduction des inégalités


économiques
 document 1 P302

Q1 : Selon l’INSEE en 2018, après impôts et prestations sociales, le revenu mensuel moyen
des 10% les plus modestes est 3 fois supérieur qu’avant les prélèvements de ces derniers.
OU En 2018, en France, le revenu mensuel moyen d’une personne seule appartenant aux
10% les plus modestes après redistribution est 3,5 fois supérieur à son revenu avant
redistribution.

Q2 : En France, en 2018, le revenu mensuel moyen avant redistribution d’une personne


seule appartenant aux 10% les plus aisés est 22,2 fois supérieur à celui d’une personne
seule du premier décile, c’est-à-dire appartenant aux 10 % les plus modestes. Après
redistribution, le revenu mensuel moyen d’un individu du dernier décile (les 10 % les plus
aisés) n’est plus que 5,6 fois supérieur à celui d’un individu du premier décile (les 10 % les
plus modestes)  il s’agit d’un rapport interdécile

Q3 : Oui, la redistribution réduit les inégalités de revenus entre les 10% les plus modestes et
les 10% les plus aisés. En effet, celle-ci divise par quatre l’écart relatif de revenus, en
passant de 22,2 avant redistribution à 5,6 après redistribution. Ainsi, elle permet de diminuer
le revenu mensuel moyen des 10% les plus aisés tandis qu’elle triple le montant du revenu
mensuel moyen des 10% les plus modestes.

DONC logique redistribution verticale (réduit inégalités)


Exercice 2 : Illustrer les comptes de la protection sociale
 document 3 P303

Q1 :

Santé Indemnités maladie


Vieillesse Pension de retraite
Famille Allocations familiales
Emploi Indemnités chômage
Logement Allocation logement
Pauvreté – Exclusion sociale RSA (revenu de solidarité active)

Q2 : Selon la DRESS, en France, en 2017, les prestations sociales de pauvreté et


d’exclusion s’élevaient à 22 milliards d’euros.

Q3 : En France, en 2017, les impôts et taxes affectés à la protection sociale représentaient


un montant de 187 milliards d’euros.

Q4 : En France, en 2017, les cotisations sociales constituent la principale ressource de la


protection sociale : elles représentent 61% du total des ressources de la protection sociale,
soit plus de la moitié.

DONC logique redistribution horizontale (alimente prestations assurance sociale)

Exercice 3 : Illustrer le principe de discrimination positive


 document 4 P303

Q1 : « un pourcentage minimal de bacheliers retenus bénéficiaires d’une bourse nationale


de lycée » vise à rétablir une égalité des chances entre candidats bacheliers = 1 quota de
bacheliers boursiers appliqué aux différentes filières de l’enseignement supérieur qui permet
de garantir un meilleur accès des enfants issus des milieux modestes à l’enseignement
supérieur  mettre individus sur 1 mm ligne de départ (discrimination positive)

Q2 : Ce pourcentage minimal de bacheliers boursiers retenus constitue une mesure de


discrimination positive car ce quota qui leur est réservé les avantage en leur garantissant
des places dédiées dans les filières de l’enseignement supérieur. Cet avantage se justifie
pour compenser une inégalité de conditions, de situations voire des discriminations = on
donne + à ceux qui ont -

Q3 : Il existe d’autres exemples de mesures de discrimination positive. Le texte évoque « les


voies spéciales d’entrée à Sciences Po pour les lycéens de quartiers défavorisés partenaires
». Dans la même logique, on peut citer le Parcours Égalité des chances de l’université Paris
Dauphine. De plus, le texte fait référence aux quotas de bacheliers professionnels et
technologiques en BTS et DUT leur assurant un plus grand accès à l’enseignement
supérieur, et donc, une plus grande égalité des chances dans l’accès aux diplômes du
supérieur. On peut également illustrer la diversité des mesures de discrimination positive par
l’obligation pour les entreprises de plus de 20 salariés d’embaucher un quota d’au moins 6 %
de travailleurs handicapés, et d’autres dispositifs légaux comme les lois pour l’égalité
salariale, ou bien encore les lois pour la parité en politique du 6 juin 2000.

Exercice 4 : Mesurer les contraintes de financement de la protection sociale


 document 2 P304
Q1 : Selon l’INSEE, en 2015, les dépenses totales de protection sociale représentaient
33,7% du PIB tandis que les recettes publiques affectées à la protection sociale
représentaient 34% du PIB.

Q2 : Entre 1959 et 2017, la part des dépenses de protection sociale dans le PIB a plus que
doublé. En effet, les dépenses de protection sociale ne représentaient qu’environ 15 % du
PIB en 1959 contre 33,7 % du PIB en 2017.

Q3 : Entre 1959 et 2017, la part des dépenses de protection sociale liées à la vieillesse-
survie (les pensions retraites) a plus que triplé, passant d’environ 5% du PIB en 1959 à plus
de 15% du PIB en 2017. En outre, la part des dépenses de protection sociale de santé a
doublé, passant d’environ 5% du PIB en 1959 à plus de 10% du PIB en 2017. Enfin, même
si les dépenses de protection sociale liées à l’emploi et à la pauvreté-exclusion représentent
une faible part du PIB en 2017, leur poids relatif dans le PIB a augmenté́ fortement entre
1959 et 2017. Par exemple, les dépenses de protection sociale liées à l’emploi ne
représentaient qu’à peine 1% du PIB en 1959 contre 2,5% du PIB en 2017.

Q4 : Entre 1959 et 2017, le poids relatif des recettes publiques affectées à la protection
sociale dans le PIB a plus que doublé. En 1959, les recettes publiques affectées à la
protection sociale représentaient environ 16 % du PIB contre 34 % en 2017.

Exercice 5 : Comprendre le risque de désincitation au travail


 document 3 P305

Q1 : Un salarié à mi-temps au SMIC perçoit un salaire net mensuel de 614,50 euros, soit la
moitié de 1 219 euros, montant du SMIC mensuel net, tandis qu’un inactif au RSA reçoit 560
euros par mois, soit 54,50 euros d’écart.

Q2 : Le RSA peut avoir un effet négatif sur l’incitation à travailler. En effet, les individus
auraient tendance à opérer un calcul coût-avantage qui les maintiendraient dans l’assistanat.
Les montants des allocations chômage ou les revenus d’assistance, trop élevés par rapport
aux revenus que les individus pourraient obtenir en travaillant, peuvent créer des « trappes à
chômage » ou des « trappes à inactivité ». Ce sont des situations dans lesquelles la reprise
d’un emploi faiblement rémunéré par un allocataire d’un minimum social conduit à une
stabilité voire une baisse du niveau de vie, de telle sorte que celui-ci pourrait « préférer »
demeurer dans le dispositif d’assistance. Ces revenus sociaux peuvent ainsi désinciter
l’individu à fournir les efforts pour occuper un emploi salarié normal et l’inciter à rester dans
une situation de pauvreté, d’exclusion et d’assistance. Ils auraient un effet contre-productif.

Q3 : Le cumul du RSA et de la prime d’activité (pendant quelques mois) depuis le 1er janvier
2016 avec des revenus d’activité doit inciter les travailleurs (salariés ou non salariés) aux
ressources modestes à exercer ou reprendre une activité professionnelle et à soutenir leur
pouvoir d’achat. En effet, la reprise d’une activité professionnelle engendre des dépenses
supplémentaires (de transport, de garde d’enfants) qui peuvent décourager la reprise
d’activité.

Q4 : Le retour à l’emploi ne repose pas uniquement sur un calcul économique coût-


avantage. Les individus bénéficient également, grâce à l’emploi, d’un statut social. En effet,
exercer un emploi permet de se sentir utile, de retrouver une « dignité », de s’intégrer à des
relations professionnelles et d’être membre d’un collectif. Enfin, grâce à l’emploi les individus
accèdent aux droits sociaux ; en travaillant, ils cotisent et sont des assurés sociaux.
« l’emploi confère un statut au travailleur, une dignité, il lui permet d’accroître son réseau
social, lui donne des droits, bénéficier de l’assurance sociale. »
Exercice 6 : Mesurer la crise de légitimité de l’action publique
 document 4 P305

Q1 : En France, en 2016, 46% des personnes interrogées affirment que lorsqu’elles paient
des impôts, elles n’ont pas du tout ou plutôt pas le sentiment de faire un acte citoyen. De
plus, 74% des personnes enquêtées ont le sentiment qu’elles contribuent plus qu’elles ne
bénéficient du système. Ces données montrent donc que le consentement à l’impôt est
fragile.

Q2 : Les trois quarts des répondants ont le sentiment de plus contribuer que de bénéficier du
système car les services collectifs dont ils bénéficient sont gratuits, et par conséquent les
individus ne peuvent estimer leur coût. Par exemple, les services publics d’éducation, de
santé, sont gratuits ou quasi gratuits. Les usagers ne peuvent donc pas estimer de manière
monétaire ce qu’ils reçoivent réellement. Ils ont ainsi tendance à sous-estimer la valeur des
prestations reçues. Par ailleurs, les citoyens ont tendance à réduire le financement de l’État
à l’impôt sur le revenu, qui est progressif et pèse plus sur les plus riches que sur les plus
pauvres. Or, sa part dans le financement de l’État est très minoritaire comparée aux impôts
directs comme la TVA, qui pèse plus fortement sur les ménages les plus pauvres qui utilisent
une part plus importante de leur revenu pour consommer.

Q3 : Selon moi, cette donnée ne correspond pas à la réalité car dans la réalité, le
pourcentage d’individus qui contribuent plus qu’ils ne bénéficient du système est bien
inférieur à 74%.

ÉTAPE 3 : Tâche finale

Étude d’un document (EC2)

Q1 : La redistribution est un processus par lequel les ressources sont réparties de manière
plus égale dans la société. En effet, selon l’INSEE, en France, en 2019, après redistribution
de prestations, le niveau de vie moyen des 10% les plus modestes (les personnes
appartenant au D1) est 3 fois plus élevé qu’avant redistribution, passant de 3260 à 10200
euros par unité de consommation. De ce fait, en réallouant une partie des revenus et des
richesses des plus riches (D9) vers les plus pauvres (D1), souvent à travers des politiques
fiscales et des programmes sociaux, la redistribution réduit les inégalités économiques.
Ainsi, la redistribution améliore la situation économique des plus pauvres, en augmentant
leur niveau de vie c’est-à-dire le revenu disponible par unité de consommation. La
redistribution améliore la situation économique des plus pauvres. En effet, avant
redistribution, le niveau de vie des 10% les plus pauvres était en moyenne de 3260 euros,
tandis que après redistribution les données sont de 10 200 euros, soit un taux de
redistribution de 212,9%.

Q2 : La fiscalité et la protection sociale réduisent les inégalités de niveau de vie. En effet, la


fiscalité désigne l’ensemble des prélèvements obligatoires qui financent les administrations
publiques, tandis que la protection sociale est un système de redistribution visant à prendre
en charge les risques sociaux et à prémunir les individus contre la pauvreté et l’insécurité
économique. Celle-ci peut notamment contribuer à la réduction des inégalités entre les
individus les plus modestes et ceux les plus riches. De ce fait, selon l’INSEE, en France, en
2019, avant redistribution, le niveau de vie moyen des personnes appartenant au D1 était
environ 24,4 fois supérieur à celui des personnes appartenant au D9, tandis que ce rapport
n’était plus que de 5,8 après redistribution. Ainsi, la fiscalité, notamment la fiscalité
progressiste, impose des taux d’imposition plus élevés aux revenus supérieurs, permettant
ainsi une redistribution plus efficace des ressources. Aussi, les prélèvements, y compris les
cotisations et les impôts sur le revenu, appliqués aux 10% les plus riches sont 100 fois plus
élevés que ceux appliqués aux 10% les plus modestes. D’autre part, la protection sociale,
comprenant des prestations comme les allocations chômage, les aides au logement ou
encore les pensions de retraite assurent un filet de sécurité pour les individus en situation de
précarité. Ces éléments aident ainsi à atténuer les effets de la pauvreté et des inégalités
économiques, en favorisant une société plus équitable et inclusive. En conclusion, la fiscalité
et la protection sociale sont deux leviers puissants pour réduire les inégalités de niveau de
vie au sein de la société.

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