Psychologie et lois du monde intérieur
Psychologie et lois du monde intérieur
La philosophie et la psychologie ont été souvent classées dans le domaine littéraire. Pourtant déjà
du temps de Platon, l’Académie d’Athènes où était enseignée la philosophie portait l’inscription
« nul n’entre ici qui ne soit géomètre » (la géométrie était pour Platon un outil pour développer la
capacité d’abstraction de l’étudiant). A l’époque des Lumières, jusqu’à Leibniz les philosophes
furent à la fois mathématiciens, physiciens et philosophes. Depuis, ces disciplines se sont éloignées
à tort. Les travaux de Paul Diel (1896-1971) sont pourtant d’une grande précision, ce qui m’a
permis aujourd’hui d’envisager de les présenter en utilisant un formalisme mathématique et plus
particulièrement d’avoir une approche géométrique pour les raisonnements et de remplacer les
formulations par des formules qui permettent de mieux les synthétiser. Elles deviennent alors plus
parlantes et surtout plus efficaces dans leur rôle de compréhension de notre fonctionnement
psychique.
Si ce travail n’aboutissait pas à une meilleure compréhension de notre extraconscient et si cette
compréhension ne permettait pas de mieux le maîtriser, ce ne serait qu’un jeu intellectuel stérile. Au
contraire, c’est bien leur force explicative qui fait des formules une nouvelle avancée scientifique
sur laquelle nous pouvons asseoir de nouvelles recherches et converger avec les neurosciences.
Laissez moi vous présenter quelques unes de ces formules. Par exemple, Paul Diel montre que
toute exaltation est en relation directe avec une inhibition. Qu’il n’y a pas l’un sans l’autre. La
formule que j’avance pour traduire ceci est la suivante : si { E est l’exaltation et I l’inhibition }
alors { E=I } . Cette proposition contient bien celle de Paul Diel et pourtant elle contient une force
supplémentaire : l’égalité introduit le fait (hypothèse de ce travail) que l’inhibition est de même
grandeur que l’exaltation. Nous pouvons confronter plus précisément cette formulation à
l’expérience, et ceci de la façon suivante : lorsque nous sommes en état d’exaltation (par exemple :
« cet examen que je viens de réussir va me permettre maintenant de devenir le plus grand avocat »)
cet état implique l’existence en nous d’une inhibition (ici par exemple « si j’échoue au prochain
examen alors je devrai arrêter totalement mes études de droit ») qui, de surcroît, doit être de même
amplitude. La valeur thérapeutique de cette formule, non-explicite dans la formulation écrite
associée, est sa précision nous obligeant à chercher non seulement l’expression de l’inhibition mais
également son intensité d’égale valeur à notre exaltation. La mesure de cette valeur se fait par
comparaison introspective entre l’intensité du pôle visible et l’intensité du pôle refoulé, ceci pour
chacun d’entre nous. Mais plus encore E=I peut s’écrire I=E donc cette formule sera utilisable
réciproquement pour toute inhibition. Par exemple « je suis inquiet pour mon examen » ou « je suis
bloqué pour cet examen », implique que je me suis exalté, respectivement « pour devenir le premier
de la promotion » ou « pour devenir ensuite le meilleur avocat » en fonction du blocage que je
ressens.
Continuons sur l’analogie entre géométrie et psychologie de la motivation. En géométrie comme
dans toute science, nous manipulons des concepts (en géométrie : droites, angles, ...en psychologie :
exaltation, refoulement, force vitale ..). La beauté et l’élégance des raisonnements en géométrie
proviennent du fait que nous nous appuyons sur les attributs des concepts ce qui nous permet d’en
déduire des qualités et des caractéristiques essentielles dans les figures étudiées (par exemple :
soient deux droites et une droite sécante aux deux, les angles alternes-internes étant égaux, alors on
démontre que les deux premières droites sont parallèles sans avoir eu besoin des valeurs numériques
des angles). Il ne s’agit pas de calculs, il ne s’agit que de raisonnements. Pour l’instant en
psychologie, nous sommes face à l’impossibilité de faire des mesures de nos sentiments ou de nos
volitions, ce qui ne nous empêche pas de les comparer deux à deux introspectivement. La
psychologie, utilisant de la même façon que la géométrie des raisonnements basés sur des concepts
et leurs attributs, mérite la même qualification de science fondamentale. D’autre part les lois du
monde intérieur peuvent se vérifier par introspection méthodique de la même façon que les lois du
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monde extérieur se vérifient par expérimentation méthodique. L’abstraction dans le monde intérieur
comme dans le monde extérieur permet une formulation mathématique qui nous aide dans notre
raisonnement.
La psychologie de la motivation introduite par Paul Diel en 1950 comporte des axiomes, des lois,
tout un ensemble de raisonnements cohérents entre eux et surtout une vérification par les
expériences qui peuvent être menées. Cette psychologie ne serait pas une science si elle ne
permettait pas d’apporter des explications concernant le fonctionnement psychique et si d’autre part
elle ne permettait pas de prévoir les conséquences de nos comportements psychiques.
En complément de la rigueur de raisonnement, cette science nécessite une rigueur
d’expérimentation. L’expérimentation n’est faisable qu’à partir de l’introspection. Se pose alors le
problème de l’objectivité scientifique de cet outil.
Wilhelm Wundt (1832-1920) en continuité avec les travaux de William James (1842-1910),
avançait que « Le tout premier laboratoire de psychologie expérimentale a été fondé à l'université
de Harvard, aux États-Unis, par William James en 1876 ». Cependant Wilhelm Wundt a ensuite
rejeté l’introspection car il ne voyait l’introspection que comme subjective. En effet l’introspection
non contrôlée est en général morbide car sous l’emprise de la coulpe vaniteuse. Paul Diel au
contraire, en étudiant plus en profondeur la forme de la pensée humaine, a su prendre en compte le
biais subjectif introduit par la coulpe vaniteuse, pour l’éliminer via une méthode objective qui a
rendu l’introspection objectivante. Cette vision est bien dans la continuité de l’apport de Freud,
Jung et Adler qui se sont appuyés sur l’introspection.
La psychologie de la motivation a pour objet l’étude du monde intérieur. A ce titre elle s’appuie sur
les lois du monde intérieur1, et permet de nous aider à modifier nos valeurs en partant non pas
d’approches extérieures mais bien d’une approche intérieure.
Quelles sont les expériences relatives à cette science ? Ce sont celles que chacun d’entre nous peut
mener sur lui-même en observant le fonctionnement de son psychisme. Elles consistent à
comprendre dans un premier temps l’impact de nos motifs sur nos actions, et dans un deuxième
temps à valoriser nos désirs différemment, ce qui a pour effet de changer nos motifs en les
objectivant. La conséquence n’est alors autre que de retrouver une harmonie intérieure que chacun
d’entre nous peut constater et qui est la vraie satisfaction.
En tant que science, la psychologie est explicative et prédictive, elle nécessite un cadre d’études,
des expériences qui permettent de vérifier nos assertions, et enfin une finalité, à définir. Le cadre de
cette science psychologique est le cadre spatio-temporel dans lequel nous vivons, les expériences
sont toutes celles que nous pouvons mener et la finalité est la recherche de satisfaction.
Dans ces conditions, la psychologie de la motivation telle qu’elle est présentée par Paul Diel et
exprimée par des formules devient une véritable science fondamentale.
Les processus psychiques, les fonctions psychiques et les lois du monde intérieur.
Tous ceux qui pratiquent l’introspection méthodique de Paul Diel peuvent vérifier jour après jour
l’exactitude scientifique des lois du monde intérieur proposées dans ses livres. En plus des
expériences introspectives, les rêves nous fournissent une possibilité de vérification supplémentaire.
1 Les lois du monde intérieur, Stéphane Solotareff, 2018 éditions du Mont Ailé
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En effet, étant donné qu’ils sont produits par notre extraconscient (surconscient et subconscient) ils
sont soumis aux mêmes lois (celles du psychisme).
La traduction des rêves nous permet de mieux saisir les conflits intérieurs auxquels nous sommes
confrontés journellement. Ces traductions de rêves, accumulées au fur et à mesure depuis 1960,
représentent plus de 20 000 documents. L’ensemble de ces rêves traduits en analyse thérapeutique a
permis d’asseoir les principes de la traduction des rêves, dont le livre Le symbolisme dans les rêves,
Jeanine Solotareff, 1979 Payot, apporte la première base. Ces traductions basées sur les lois du
monde intérieur peuvent être faites par toute personne connaissant la théorie. Ces traductions
peuvent être faites de plus sans la connaissance des rêveurs et ensuite peuvent être confrontées
entre plusieurs traducteurs. Le résultat est impressionnant : d’une part, ces traductions se
correspondent essentiellement et d’autre part, confrontées à la connaissance du rêveur, elles révèlent
les conflits dont il souffre. Ces traductions sont indépendantes des pays, des religions, des
personnes et des époques, car le psychisme de tout être humain est soumis aux mêmes lois.
De plus, ces traductions correspondent à celles que nous pouvons donner aux mythes les plus
anciens, rêves collectifs, expressions du psychisme humain. Ces traductions sont des expériences
que chacun peut mener indépendamment, et la cohérence des résultats consolide l’aspect
scientifique de la méthode.
La nature dont nous faisons partie ne laisse rien au hasard et chaque espèce, chaque organe, a une
fonction dans l’équilibre du système auquel il appartient. Notre psychisme joue lui aussi un rôle. Il a
une fonction essentielle, celle de nous procurer une harmonie, un équilibre intérieur. Cette fonction
se décompose en plusieurs fonctions, comme l’a très bien montré Paul Diel. Nous pouvons ainsi
étudier chacune de ces fonctions. A chacune de ces fonctions correspondent des lois, et leur
connaissance nous aide à mieux appréhender la vie. Notre psychisme peut se comprendre par les
différents processus (interaction des différentes fonctions) dont il est composé. Nous sommes face à
un monde nouveau : le monde intérieur, aussi riche que le monde extérieur.
Décrivons les différentes fonctions psychiques et leurs dysfonctionnements : (se reporter au schéma
figure 1)
- Notre capacité à être excitable par le monde extérieur (ou le monde extérieur représenté en nous
de façon imaginaire) est modulable par notre esprit. C’est à dire que nous pouvons être plus ou
moins imperméable aux excitations. La fonction régulatrice de cette capacité peut être appelée
fonction de réactivité. Par analogie avec une cellule vivante, elle constitue en quelque sorte une
membrane avec l’ambiance. La réactivité est présente dans l’excitation-réaction réflexe, et devient
réflexion lorsque la réaction passe par les fonctions du cerveau : attente - tension – intention et
extension.
- La fonction délibératrice est celle qui face à un choix permet de décider après délibération (c’est-
à-dire après pesée du pour et du contre de chaque variante qui nous est proposée). La délibération
s’appuie sur la spiritualisation et la sublimation. La spiritualisation, consiste à établir le
raisonnement qui nous conduit à résoudre nos conflits intérieurs. (application de la fonction pensée
à la résolution de nos conflits intérieurs). La sublimation permet d’incarner la solution en nous, soit
directement par le processus de dissolution du désir insensé soit après une première étape de
spiritualisation.
- La fonction valorisatrice permet d’attribuer une valeur aux résultats de nos expériences. Cette
valeur permettra alors de classer celle-ci dans notre échelle de valeurs, référentiel individuel qui sert
de base à notre délibération.
Article psychologie et [Link] page 4 mars 2019
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Telles sont les fonctions les plus importantes qui régulent notre pensée. Viennent d’ajouter des
fonctions complémentaires :
- La fonction symbolisante qui permet d’exprimer de façon symbolique ce que nous n’arrivons pas
à formuler, elle est basée sur l’analogie (qu’il s’agisse d’un symptôme ou bien d’un rêve).
- La fonction de formulation qui nous permet de transmettre notre savoir en concrétisant notre
pensée par des écrits. C’est la base du travail introspectif et de l’objectivation.
- La fonction introspective qui permet de porter au conscient ce qui se trouve en notre extra-
conscient (sur- et sub- conscient)
Les fonctions de formulation et d’introspection, en tant que fonction, ne sont pas objectives ou
subjectives, elles sont ou non déformées par l’exaltation et l’inhibition dues à la coulpe vaniteuse.
Comme nous venons de le dire, l’exaltation et l’inhibition sont ambivalentes, leur rôle est de
masquer la vérité par une exagération. Mais une exagération de la réalité ne peut se faire que si elle
est accompagnée par une exagération opposée, ambivalente. Ainsi une introspection déformée par la
coulpe vaniteuse devient morbide (l’introspection morbide augmente nos erreurs et donc leurs
conséquences : les dysharmonies intérieures). Notre coulpe vaniteuse essaye de nous faire croire
que nos raisonnements faux sont justes : c’est un processus de fausse justification. Alors que cette
même introspection guidée par les lois du monde intérieur, devient introspection objectivante. Elle
permet de formuler nos erreurs de jugement et ainsi de diminuer celles-ci en corrigeant nos erreurs
de jugement. En effet, la formulation des faux motifs comporte des illogismes, des contradictions
ou encore des imprécisions facilement détectables par notre intellect si celui-ci n’est pas soumis à la
coulpe vaniteuse, si nous sommes honnêtes envers nous-mêmes. Dans le premier cas, introspection
morbide, notre conscient ne rend pas compte de nos conflits intérieurs entre surconscient et
subconscient, la transformation est injective (dite « subjective ») entre notre monde intérieur et
notre connaissance de nos motifs, certains de nos motifs sont cachés, non avoués, alors que dans le
deuxième cas, introspection objectivante, notre conscient rend compte de ces conflits permettant
ainsi de prendre les bonnes décisions, la transformation (conscient – surconscient et subconscient)
devient bijective, (dite « objective »). Ici Y est l’extraconscient et X notre consicent.
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Les processus psychiques expliquent notre mode de fonctionnement et donc permettent de décrire
un comportement. Ces processus psychiques permettent également d’expliquer les troubles de la
personnalité. Par exemple la dépression, l’euphorie, le burn-out, mais aussi l’inquiétude, l’angoisse,
les différents types de banalisation : banal, titanesque, dionysiaque, la bipolarité, l’histrionisme, la
paranoïa, l’aboulie, la psychasthénie, l’agoraphobie, la claustrophobie etc. . Ces processus sont dus
à des dysfonctionnements induits par la coulpe vaniteuse de nos fonctions.
Tout comme dans le monde extérieur notre masse modifie l’espace-temps qui nous entoure, notre
monde intérieur modifie notre entourage (nos liens sociaux avec toute personne connue). En effet
notre état intérieur se manifeste et réagit avec celui d’autrui. Plusieurs relations sont alors
possibles :
- la relation d’amplification dysharmonieuse, répulsion soit des deux parties entre elles soit envers
un tiers, autrement dit l’intrication vaniteuse (qu’il s’agisse d’île de délectation – autosatisfaction
vaniteuse partagée entre deux êtres ou bien conflit amour-haine). C’est le fait que les vanités de
deux individus s’alimentent l’une-l’autre, amplifiant chacune des vanités.
- La relation d’amplification harmonieuse, attraction, la réponse apaisante de l’autre entraînant
une réaction apaisante de soi (antithétique de la relation précédente).
Pour mieux expliciter cette présentation le schéma suivant explique le fonctionnement psychique
dans son ensemble :
figure 1
Notre lien avec le monde extérieur dépend de notre excitabilité-réactivité (au début n’existe que la
excitation-réaction réflexe qui se sépare en excitation et réaction créant l’attente au niveau
psychisme, celle-ci entraînant la réflexion (juste ou fausse) 2. Cette excitabilité-réactivité peut être
contrôlée par notre esprit valorisateur ; il est directement relié à notre échelle de valeurs puisque
d’elle dépend notre réflexion, raisonnement. Tout raisonnement a besoin d’un cadre et d’un
référentiel. L’excitation provient du monde extérieur mais peut aussi provenir de la projection de ce
monde extérieur en nous, l’excitabilité imaginaire (une bouteille d’eau ou bien son évocation
peuvent toutes deux provoquer en nous un désir de boire). Les pulsions (ensemble de nos désirs) au
nombre de trois (matérielle, sexuelle et spirituelle) alimentent naturellement notre excitabilité.
Notre coulpe vaniteuse peut par contre exalter ces pulsions en multipliant leurs exigences.
Figure 2
Le sens de la vie, (axe vertical noir) représenté par un axe vertical, consiste à une harmonisation de
notre monde intérieur en accord avec le monde extérieur. Cet axe peut être dévié (axe violet) par le
désir de perfection qui sous-tend notre tâche exaltée, l’envie d’être parfait, ou bien il peut être
écarté, rejeté, considéré comme inutile, et devient un contre-sens (axe rouge). Les pulsions
matérielle et sexuelle deviennent primordiales et constituent les valeurs de la banalisation alors que
la pulsion spirituelle exaltée rend la personne nerveuse, tendue vers un but inatteignable par
définition même. Le sens de la vie est l’harmonisation par la pulsion spirituelle des pulsions
matérielle et sexuelle.
Avant de désirer nous sommes excitables. Mais en contrôlant cette excitabilité nous ouvrons la
porte ou non à ces excitations. Parmi plusieurs excitations, l’excitation sélectionnée va devenir
désir, tension intérieure, envie.
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Le désir, l’envie, doit être motivé pour aboutir. Il faut un moteur en nous, un motif pour commencer
à agir. Parmi plusieurs désirs, nous allons donc délibérer pour savoir lequel nous choisissons. Cette
délibération s’appuie sur le même référentiel que celui que nous avions mis en œuvre lors de
l’excitabilité, le référentiel constitué par notre échelle de valeurs.
Une fois le désir choisi, sa transformation en motif se fait immédiatement et le motif nous fait agir.
L’action peut se dérouler dans le monde extérieur ou dans le monde intérieur. Dans le monde
intérieur, nous avons en particulier la capacité de dissoudre un désir en le sublimant.
Toute action conduit à un résultat, qui est alors valorisé en tant que satisfaction ou insatisfaction.
Malheureusement notre capacité de raisonnement n’est pas infaillible. Elle l’est d’autant moins que
nous ne sommes pas toujours objectifs. Le manque d’objectivité provient de notre incapacité à
reconnaître notre faute, notre coulpe vaniteuse. Notre valorisation va modifier notre référentiel en
modifiant notre échelle de valeurs.
Ce système bouclé est normalement stable si nos raisonnements sont objectifs. Plus le système est
stable, plus grande est notre harmonie intérieure. L’instabilité qui conduit à la folie, à la perte de
contrôle de soi, provient de notre coulpe vaniteuse qui modifie les contre-réactions naturelles en
nous. Prendre une insatisfaction pour une satisfaction revient à intervertir le sens de la contre-
réaction ce qui conduit à amplifier notre erreur, ce qui est à l’origine de notre instabilité.
Mais les erreurs de raisonnement peuvent exister à tous les niveaux ainsi notre refus d’accepter les
limitations (ce n’est autre que l’expression de la coulpe vaniteuse) nous conduit à une perméabilité
trop grande face aux excitations extérieures. Cette perméabilité trop grande entraîne une
surexcitation. Il s’agit de la maladie histrionique.
Une délibération fausse, c’est-à-dire une délibération induite par la coulpe vaniteuse, elle-même
sous-tendue par la tâche exaltée, ne va pas permettre de faire un choix objectif, donc a fortiori juste.
Cette délibération fausse induit ainsi un changement de sens dans la boucle du système et provoque
une instabilité. Une vision objective de nos erreurs permet de corriger celles-ci. Une vision
subjective, partielle, omettant certains motifs erronés, (injective), modifie la réalité et donc notre
réaction va être amplifiée au lieu d’être diminuée, (le sens de la correction à apporter est ainsi
inversé), nous allons augmenter notre erreur par des faux motifs donnant à leur tour de fausses
satisfactions etc..
La délibération peut être occultée. L’erreur peut être refoulée, cachée à notre conscient. Dans ce cas
le psychisme produit des symptômes, des signes, qui expriment cette erreur que nous ne voulons
pas admettre. Il s’agit d’obsessions. Ces obsessions qui à la base proviennent de notre refoulement,
se perpétuent et contiennent en elles-mêmes le fait d’être refoulées. Par conséquent nous ne nous en
rendons pas compte. Ainsi elles s’auto-entretiennent. Elles ne modifient pas notre échelle de
valeurs, elles sont indépendantes de notre conscient, de notre contrôle. Une personne, par exemple,
qui cherche à se purifier, va se laver les mains plusieurs fois par jour, sans même s’en rendre
compte.
Enfin lorsque nos justifications sont trop fortes nous aboutissons à une rupture de la mise à jour de
notre modification de notre échelle de valeurs par rupture du feedback (de la contre-réaction) qui
nous fait perdre le contrôle de la réalité, il s’agit de la psychose. (cf. figure3).
Figure 3
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La tâche exaltée (cf. figure 2) qui est une exaltation du sens de la vie, une erreur, une déviation du
sens de la vie, peut être soit refoulée (incapacité de notre part d’accepter que nous souhaitons être
parfait), soit faussement acceptée. Lorsqu’elle est faussement acceptée, ce peut être soit en tâche
exaltée concentrée, but ultime à réaliser, soit en tâche exaltée dispersée, multiples désirs faussement
essentiels. Nous retrouvons dans ce schéma les trois formes de tâche exaltée ainsi décrites.
(histrionique, paranoïaque et obsessive).
Les lois sont à l’origine de ces explications et permettent de pénétrer notre psychisme pour en
comprendre le fonctionnement. Les expériences que tout un chacun peut faire et qui sont soumises à
ces lois confortent cette approche scientifique. Encore une fois, précisons que c’est une théorie
cohérente qui permet d’expliquer tous les phénomènes observés dans son cadre d’étude et de les
prévoir sans exception, de plus elle est universelle (à savoir : elle se déploie aussi bien dans le
temps que dans l’espace, à tout type de manifestation des phénomènes observés – ici à tout type de
vie). Les lois sont inscrites dans la nature, lois du monde intérieur aussi bien que lois du monde
extérieur. Ainsi nous les percevons sans forcément être capables de les formuler. Leur perception
provoque en nous cet émerveillement nécessaire à notre vie, il s’agit de notre lien avec l’essentiel,
Article psychologie et [Link] page 9 mars 2019
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le sens de la vie. Cet émerveillement nous conduit à son tour à chercher ces lois, à comprendre cette
émotion.
Une introspection juste et objective, basée sur ces lois, permet de corriger nos calculs de satisfaction
erronés, faussés par notre coulpe vaniteuse.
Figure 4
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Психический процесс и законы внутреннего мира
нам сравнивать их с двумя интроспективно. Психология, используя так же, как геометрия
рассуждений, основанных на концепциях и их атрибутах, заслуживает той же квалификации
фундаментальной науки. С другой стороны, законы внутреннего мира могут проверяться
путем методического самоанализа так же, как законы внешнего мира проверяются путем
методических экспериментов. Абстракция как во внутреннем, так и во внешнем мире
позволяет математическую формулировку, которая помогает нам в наших рассуждениях.
Психология мотивации, введенная полом Диэлем в 1950 году, включает аксиомы, законы,
целый набор последовательных рассуждений между ними и, прежде всего, проверку опытом,
который может быть проведен. Эта психология не была бы наукой, если бы она не позволяла
давать объяснения о психическом функционировании и, с другой стороны, не позволяла
предсказывать последствия нашего психического поведения.
В дополнение к строгости рассуждений, эта наука требует строгости экспериментов.
Эксперименты возможны только из самоанализа. Затем возникает проблема научной
объективности этого инструмента.
Вильгельм Вундт (1832-1920) в преемственности с работами Уильяма Джеймса (1842-1910),
утверждал, что " первая лаборатория экспериментальной психологии была основана в
Гарвардском университете, США, Уильямом Джеймсом в 1876 году ». Однако Вильгельм
Вундт затем отклонил интроспекцию, поскольку он видел интроспекцию только как
субъективную. В самом деле, неконтролируемое самоанализирование, как правило, является
болезненным, потому что под воздействием ванитезного коулпа. Пол Диел, наоборот, изучая
более глубокую форму человеческого мышления, сумел учесть субъективное смещение,
введенное тщеславным coulpe, чтобы устранить его с помощью объективного метода,
который сделал самоанализа объективным. Это видение хорошо вписывается в
непрерывность вклада Фрейда, Юнг и Адлера, которые опирались на самоанализа.
3 Les lois du monde intérieur, Stéphane Solotareff, 2018 éditions du Mont Ailé
Article psychologie et [Link] page 12 mars 2019
Психический процесс и законы внутреннего мира
- Тщеславиный Кульп, который заключается в том, что он не принимает свою вину (не
принимает ее жизненный Кульп), искажает все наши рассуждения (способность быть
возбудимой, преднамеренной и оценочной). Он лежит в основе всех наших ошибок и
расстройств личности. Тщеславие - это часть жизни, это наша жизненная недостаточность.
Он может тренироваться двумя способами :
- Из-за принудительного возвращения, которое заключается в том, чтобы не
признать свою вину.
- Оправданием того, что мы не согласны с тем, что это наша вина. (попытка - тщетно
- « сделать это правильно»), то есть оправдать наши ошибки обдумывания или оценки.
Это самые важные функции, которые регулируют наше мышление. Только что добавлены
дополнительные функции :
- Символическая функция, которая позволяет символически выражать то, что мы не можем
сформулировать, основана на аналогии (будь то симптом или сон).
- Функция формулировки, которая позволяет нам передавать наши знания, воплощая наше
мышление в написании. Это основа интроспективной работы и объективации.
- Интроспективная функция, которая позволяет довести до сознания то, что находится в
нашем внекон-сознательных (над - и под-сознательных)
Как и во внешнем мире, наша масса изменяет пространство-время вокруг нас, наш
внутренний мир изменяет наше окружение (наши социальные связи с любым известным
человеком). Действительно, наше внутреннее состояние проявляется и реагирует с другим. В
этом случае возможны несколько отношений :
– дишармонизированная усиливающая связь, отталкивающая либо обе стороны друг от
друга, либо к третьему лицу, то есть тщеславная интрификация (будь то остров наслаждения-
тщеславие, разделяемое между двумя существами или конфликт любви и ненависти). Это тот
факт, что тщеславие (сует) двух людей питается друг от друга, усиливая каждый из
тщеславие (сует).
- Гармоничное усиливающее отношение, притяжение, успокаивающее реагирование друг
на друга, вызывающее успокаивающую реакцию себя (антитетику предыдущих отношений).
Рис. 2
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Обсуждение может быть скрыто. Ошибка может быть подавлена, скрыта от нашего
сознательного. В этом случае психизм производит симптомы, признаки, которые выражают
эту ошибку, которую мы не хотим признавать. Это навязчивые идеи. Эти навязчивые идеи,
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Психический процесс и законы внутреннего мира
Рис. 3
Возвышенная задача (см. рис. 2), которая является возвышением смысла жизни, ошибкой,
отклонением от смысла жизни, может быть либо отвергнута (неспособность с нашей
стороны согласиться на то, что мы хотим быть совершенными), либо ложно принята. Когда
она ложно принята, это может быть либо в концентрированной возвышенной задаче,
конечной цели для достижения, либо в рассеянной возвышенной задаче, несколько ложно
необходимых желаний. Мы находим в этой схеме три возвышенные формы задачи,
описанные таким образом. (гистрионическая, параноидальная и навязчивая).
Article psychologie et [Link] page 18 mars 2019
Психический процесс и законы внутреннего мира
Законы лежат в основе этих объяснений и позволяют проникнуть в нашу психику, чтобы
понять, как она работает. Эксперименты, которые каждый может сделать и которые
подчиняются этим законам, укрепляют этот научный подход. Опять же, давайте уточним, что
это последовательная теория, которая позволяет объяснить все явления, наблюдаемые в ее
исследовании, и предсказать их без исключения, кроме того, она универсальна (а именно :
она развертывается как во времени, так и в пространстве, при любом проявлении
наблюдаемых явлений – здесь в любом виде жизни). Законы записаны в природе, законах
внутреннего мира так же, как законах внешнего мира. Таким образом, мы воспринимаем их,
не будучи в состоянии сформулировать их. Их восприятие провоцирует в нас это чудо,
необходимое для нашей жизни, это наша связь с основным, смыслом жизни. Это чудо, в свою
очередь, заставляет нас искать эти законы, понимать эти эмоции.
Рис. 4