Mathématiques 12ème S.T.
I_ Professeur : MAIGA Mahamane Chaban
15. Classes d’équivalence et l’ensemble ℤ/ ℤ :
Module 2 : Arithmétique Définition: Soit( ∈ ℕ∗ )
Deux entiers relatifs et sont congrus modulo
Fiche de séquence 3 :
(c’est-à-dire qu’ils sont élément de la même classe
Durée : 03 heures d’équivalence) si et seulement si ils ont le même le
reste dans la division euclidienne par . En
Domaine : Sciences, Mathématiques et
conséquence les classes d’équivalences sont
Technologiques
Compétences : Résoudre une situation problème. caractérisées par les restes de la division euclidienne
Mettre à profit ses connaissances scientifiques et par . Ces restes ne peuvent être que
0; 1; 2; 3; ⋯ ⋯ ; ( − 1). Nous obtenons ainsi que la
technologiques ; communiquer des messages en
classe des nombres qui donnent 0 pour reste est
utilisant le langage et le symbolisme mathématiques.
Composantes : Diagnostiquer la situation problème, notée 0̇.
mettre à l’essai des pistes de solutions, partager les De même la classe des nombres qui donne 1 pour
informations relatives à la démarche et formuler les reste est notée 1̇ et la classe des nombres qui donne
résultats. ( − 1) pour reste est notée −̇ 1
Manifestations : Sélectionner les données L’ensemble de ces classes est l’ensemble quotient
mathématiques, scientifiques et technologiques qui noté ℤ/ ℤ tel que :
sont en rapport avec la situation, établir des relations ℤ/ ℤ = 0̇; 1̇; 2̇; 3̇; ⋯ ; ;̇ ⋯ ; ( −̇ 1) où
entre les données retenues, inventorier des
̇ = { ∈ ℤ/ ≡ [ ]} = { + / ∈ ℤ}
différentes pistes de solution, Choisir une piste et
N.B : ̅ = ̇ =
l’appliquer.
Exemples :
Contenu :
ℤ/ ℤ = 0̇; 1̇; 2̇; 3̇ tel que :
Ressources Educatives :
Ressources humaines : Apprenants, Professeur 0̇ = ⋯ ⋯ ; −12̇; −8̇; −4̇; 0̇; 4̇; 8̇; 12̇; ⋯ ⋯
Ressources Matérielles : Tableau, cahier de recherche, 1̇ = ⋯ ⋯ ; −11̇; −7̇; −3̇; 1̇; 5̇; 9̇; 13̇; ⋯ ⋯
Chiffon, craies, matériels de géométrie 2̇ = ⋯ ⋯ ; −10̇; −6̇; −2̇; 2̇; 6̇; 10̇; 14̇; ⋯ ⋯
Ressources financières : Néant 3̇ = ⋯ ⋯ ; −9̇; −5̇; −1̇; 3̇; 7̇; 11̇; 15̇; ⋯ ⋯
Stratégies d’animation : Le travail individuel ; travail Remarques :
de groupe ; la recherche collective des idées et Chaque classe peut être représenté par élément
synthèse quelconque de ces éléments. Par exemples : Dans
Déroulement des activités :
ℤ/4ℤ : 0̇ = −12̇ = −4̇ = 4̇ = 8̇
Dans ℤ/ ℤ , ̇ = ̇ ⟺ ≡ [ ]
L’élément noté 0̇ dans ℤ/ ℤ est differnet de
l’élément 0̇ dans ℤ/ ℤ
16. Groupes et sous-groupes :
Un ensemble muni d’une loi de composition
interne noté ( , ) est un groupe lorsque :
est associative ;
possède un élément neutre pour la loi ;
Tout élément de admet un symétrique pour la
loi dans
N.B : Ce groupe est commutatif si de plus la loi est
commutative.
Soit ( , ) un groupe et soit un sous ensemble
de . Si ( , ) est un groupe alors il est un sous
groupe de
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17. Structure d’anneaux- Anneau ℤ/ ℤ : Exercices d’applications 5 :
a. Structure d’anneaux : Résous dans ℤ/ ℤ ; 2̇ = 2̇
Définition d’un anneau : Résous dans ℤ/ ℤ ; 3̇ = 6̇
Soit un ensemble muni de + et de × noté ( ; +;×). 18. Plus petit commun multiple de deux entiers
On dit que ( ; +;×) est un anneau si et seulement si : relatifs :
( ; +) est un groupe commutatif ; Activité :
La loi × est associative et distributive par rapport Consignes :
à+ Détermine l’ensemble des multiples de 8 et de 4
Si de plus la deuxième loi est commutative alors on Détermine 8ℤ ∩ 4ℤ puis en déduis le plus petit
dit que ( ; +;×) est un anneau commutatif. Si la élément positif non nul de 8ℤ ∩ 4ℤ.
deuxième loi admet un élément neutre alors on dit Synthèse :
que ( ; +;×) est un anneau commutatif unitaire (ou a. Définition : Soit ( ; ) ∈ (ℤ∗ )
unifère). On appelle plus petit commun multiple de et , le
Définition d’un anneau intègre: plus petit élément strictement positif de ℤ ∩ ℤ. On
Soit ( ; +;×) un anneau.
le note ; ou ⋁
Un élément non nul de est appelé un diviseur
de zéro s’il existe un autre élément non nul de b. Propriétés : Soit ( ; ; ) ∈ (ℤ∗ )
tel que : =0 ( ; )=| |
Si est commutatif et ne possède pas de ( ; )= (| |; | |)
diviseurs de zéros, alors on dit que est intègre. ( )
; = ( ; )
b. Anneau ℤ/ ℤ : ( ; )=| | ( ; )
La relation de congruence étant compatible avec ( ; ) = | | si est multiple de
l’addition et la multiplication de ℤ , permet de définir ( ; )= (− ; ) = ( ;− )
dans ℤ/ ℤ deux opérations induites appelées encore Si ( ; ) = ⟹ ℤ∩ ℤ = ℤ
addition et multiplications de la manière suivantes : ( ; )≤ ( ; )≤| |
̇ +̇ ̇ = +̇
̇ ×̇ ̇ = ×̇
Etude de l’addition dans ℤ/ ℤ
L’addition +̇ dans ℤ/ ℤ est une loi de composition
interne et possède les propriétés suivantes :
P1) La loi +̇ est commuative ;
P2) La loi +̇ est associative ;
P3) La loi +̇ admet un élément neutre noté 0̇
P4) Tout élément ̇ de ℤ/ ℤ admet un symétrique
noté −̇ pour +̇
Etude de la multiplication dans ℤ/ ℤ
La multiplication ×̇ dans ℤ/ ℤ est une loi de
composition interne et possède les propriétés
suivantes :
P1) La loi ×̇ est commuative ;
P2) La loi ×̇ est associative ;
P3) La loi ×̇ admet un élément neutre noté 1̇
P4) La loi ×̇ est distributive par rapport à +̇
Remarque :
(ℤ/ ℤ; +̇;×̇) est anneau commutatif unitaire.
L’anneau (ℤ/ ℤ; +̇;×̇) est intègre si et seulement
si est premier. Dans ce cas la simplification est
possible c’est-à-dire : ≡ [ ]⟺ ≡ [ ]
L’anneau (ℤ/ ℤ; +̇;×̇) est non intègre si et
seulement si n’est pas premier. Dans ce cas on
ne simplifie pas.0
Contre-exemple : Dans ℤ/ ℤ on a :
3̇ ×̇ 2̇ = 0̇ or 3̇ ×̇ 2̇ = 0̇ ×̇ 2̇ en simplifiant par 2̇, on
trouve 3̇ = 0 ce qui est absurde
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