Université de BLIDA - 1-: Thème
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Thème
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Tableau I. Taxonomie de La lavande à toupet 06
Tableau II. Les principaux constituants des huiles essentielles du genre L. steochas 09
Tableau III. Souches bactériennes utilisées pour le screening antibactérien in vitro de l’essence de 14
Lavandula stoechas.
Tableau IV. Souches fongiques utilisées pour le screening antifongique in vitro de l’essence de 15
Lavandula stoechas.
Tableau V. Propriétés organoleptiques de l’essence aromatique de Lavandula stoechas. 21
Tableau VI. Composition chimique de l’huile essentielle de Lavandula stoechas 22
Tableau VII. Résultats de l’activité antibactérienne in vitro de l’essence aromatique de Lavandula 24
stoechas
Tableau VIII. Résultats de l’activité antifongique in vitro de l’essence aromatique de Lavandula 28
stoechas
Tableau IX. Efficacité de l’HE par contact vis-à-vis le puceron (Aphis spiraecola) Annexe
Tableau X. Efficacité de l’HE par contact vis-à-vis la mineuse de la tomate (Tuta absoluta) Annexe
Tableau XI. Efficacité de l’HE par contact vis-à-vis la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) Annexe
Tableau XII. Analyse de la variance du taux de la mortalité des adultes d’Aphis spiraecola Annexe
Tableau XIII. Analyse de la variance du taux de la mortalité des larves de Tuta absoluta Annexe
Tableau XIV. Analyse de la variance du taux de la mortalité des adultes d’Harmonia axyridis Annexe
Tableau XV. Classification et cycle évolutif des trois insectes étudiés Annexe
LISTE DES FIGURES
Titre Page
Figure 1.1. Illustration de la partie aérienne Lavandula stoechas 04
Figure 1.2 : Distribution géographique Lavandula stoechas en bassin méditérranéen 06
Figure 2.1 : Illustration de la méthode de microatmosphère 18
Figure 2.2 : Illustration de la méthode de l’aromatogramme 18
Figure 2.3 : Observation des trois insectes par la loupe binoculaire 19
Figure 3.1 : Profil chromatographique de l’essence aromatique de Lavandula stoechas. 23
Figure 3.2 : Résultats de l’activité antibactérienne de l’essence aromatique de Lavandula 26
stoechas
Figure 3.3 : Résultats de l’activité antifongique de l’essence aromatique de Lavandula 30
stoechas
Figure 3.7 : Cinétique de la mortalité des insectes (Aphis spiraecola) vis à vis l’HE 31
Figure 3.8 : Détermination de la DL50 et la DL90 de l’HE vis-à-vis les insectes d’Aphis 32
spireacola.
Figure 3.9 : Cinétique de la mortalité des insectes (Tuta absoluta) vis à vis l’HE 33
Figure 3.10 : Détermination de la DL50 et la DL90 de l’HE vis-à-vis les larves de Tuta 33
absoluta
Figure 3.11 : Cinétique de la mortalité des insectes (Harmonia axyridis) vis à vis l’HE 34
Figure 3.12 : Détermination de la DL50 et la DL90 de l’HE vis-à-vis les adulte 35
(Harmonia axyridis)
Figure 1 : Test d’activité bio insecticide de l’HE contre les insectes d’Aphis spiraecola Annexe
Figure 2: Test d’activité bio insecticide de l’HE contre les larves Tuta absoluta. Annexe
Figure 3 : Test d’activité bio insecticide de l’HE contre les insectes d’ d’Harmonia Annexe
axyridis.
TABLE DES MATIERES
Résumé
Introduction 1
1-1Etude de la lavande 3
1.1.1. Historique 3
1.1.2. Description botanique 3
1.1.3. Etymologie et noms vernaculaires 4
1.1.4. Classification botanique 5
1.1.5 .Origine et répartition géographique 6
1.1.6. Ecologie 7
1.1.7. Production et intérêt commercial 7
1.1.8. Usages 8
1.1.9. Huile essentielle de Lavandula stoechas L. 9
[Link]. Composition chimique 9
[Link]. Indications thérapeutiques de l’huile essentielle 10
[Link]. Toxicité de l’huile essentielle 12
2.1. Matériel 13
2.2. Méthodes 15
Conclusion 36
Références Bibliographiques 38
Annexe
RESUME
L’essai bio insecticide a montré que l’HE de Lavandula stoechas a un effet biocide
sur les trois insectes quelle que soit leurs stade de développement, surtout lorsqu’il est
appliqué sous sa forme pure ; provoquant une mortalité de 100% après 48h d’exposition.
Our study focuses on enhancing the aromatic fraction of a medicinal plant Algerian
butterfly lavender (Lavandula stoechas L.), anti-infective aromatherapy, as active ingredient
in the conservation of both food and bio insecticide.
The extraction of the aromatic essence of fresh aerial part of the plant was carried out
on an industrial scale by stripping with water vapor. The essential oil (HE) analyzed by Mass
Spectrometry Jovian-chromatography contains fenchone (39.23%) as the major component,
followed by camphor (18.04%) and 1.8 Cineol (17.64%). The other compounds are present
with a rate lower than 3%.
The study of the antimicrobial activity of the HE was accomplished by two methods
(Vapour diffusion and Disc diffusion), a broad spectrum of microbial germs (15 bacterial
strains and 04 fungal strains). The HE presented a major antibacterial activity against
Staphylococcus aureus strains with a complete inhibition (90 mm) was recorded in
aromatogramme for 60μl dose of EO per disc.
Microatmosphere in the aromatic essence was as a powerful fungicide because the
majority of the strains tested were inhibited completely. Furthermore, an action on the
majority of Gram + bacteria, was noted.
The test bio insecticide showed that HE Lavandula has a biocidal effect on the three
insects whatever their stage of development, especially when applied in its pure form; causing
100% mortality after 48h exposure.
INTRODUCTION
La qualité microbiologique d’un aliment constitue l’une des bases essentielles de son aptitude à
satisfaire la sécurité du consommateur. Un aliment, exposé à la détérioration par les bactéries,
moisissures et les insectes peut diminuer ses caractéristiques sensorielles, nutritives et sanitaires
(Rozier et al., 1986). Malgré l’amélioration des techniques de conservation des aliments, la nature des
conservateurs alimentaires reste une des questions les plus importantes pour la santé publique. L’un
des principaux problèmes de l’industrie agro-alimentaire est d’assurer une bonne conservation des
aliments, (Burt, 2004).
Des quantités substantielles de denrées alimentaires stockées sont attaquées par des bactéries, des
moisissures et des insectes dans le monde entier. En particulier dans les pays en voie de
développement, les aliments stockés subissent des dommages sérieux, menant aux pertes économiques
et au risque sanitaire (Ownagh et al., 2010). Par la suite, plusieurs conservateurs synthétiques ont été
limités dans plusieurs pays, en raison de leurs effets toxicologiques indésirables à long terme, y
compris la cancérogénicité (Ho et al., 2009). De même, la tendance actuelle des consommateurs à
chercher une alimentation plus naturelle a incité la recherche, le développement et l’application de
nouveaux produits naturels ayant des activités antimicrobiennes et bio insecticides dans le but de les
utiliser comme alternatives aux conservateurs synthétiques dans le domaine des industries
agroalimentaires. Les plantes aromatiques ont été traditionnellement employées pour l’assaisonnement
et la prolongation de la durée de conservation des aliments (Wang et al., 2010). La plupart de leurs
propriétés sont dues aux huiles essentielles produites par leur métabolisme secondaire (Rozier et al.,
1986).
Ces huiles sont d'intérêt croissant pour les industries et la recherche scientifique en raison, d’une
part, de leurs activités antimicrobiennes (Dung et al., 2008), d’autre part, la plupart sont classées dans
la liste des substances GRAS (Generally Recognized As Safe), qui les rendent utiles en tant que
conservateurs naturels dans les industries agroalimentaires (Gachkar et al., 2007).
1
Introduction
Les HE peuvent êtres utilisées comme moyen de défense contre les ravageurs phytophages ; Ces
extraits contiennent des composés qui sont pour la plupart des molécules peu complexes, soit des
monoterpènes avec leurs phénols reliés, et des terpènes plus complexes, dont les sesquiterpenes (Cseke
et Kaufman 1999).
L’intérêt que représentent les lavandes sauvages (Lavandula steochas .L) est qui trouvent des
applications dans divers domaines, médical et agricole, nous a poussés à envisager des possibilités de
valoriser l’essence végétale de cette plante à parfum, en vue d’offrir une alternative aux insecticides
de synthèse.
L’évaluation des propriétés antimicrobiennes de cette essence a été déterminée, in vitro, sur des
souches bactériennes et fongiques, en utilisant deux méthodes (microatmosphère et aromatogramme).
La détermination de l’efficacité bio insecticide de l’HE in vitro contre trois insectes, puceron
"Aphis speraecola", la mineuse de la tomate " Tuta absoluta "et la coccinelle asiatique "Harmonia
axyridis" à été menée.
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C ha p i t r e 1 : S y nt h è s e B i bl i og r a p hi q u e
1.1.1 Historique
Au cours des dernières années, l'exploitation économique des espèces du genre Lavandula a
augmentée en raison de l'utilisation de leurs huiles essentielles. Ces huiles peuvent être obtenues de
plantes sauvages ou cultivées. Au Moyen Âge, les pouvoirs désinfectants étaient reconnus et on en
faisait des fumigations et des emplâtres destinés à combattre la peste (Benabdelkader, 2012).
A cette époque, on trouvait la lavande dans les jardins de monastères où, associée à d'autres plantes
aromatiques et médicinales (PAM), elle était utilisée à but curative. Les plantes étaient d'ailleurs les
seuls éléments de la pharmacopée (Benabdelkader, 2012).
Le développement au XIIIème siècle des Facultés de Marseille et Montpellier (France) a joué un rôle
important dans la connaissance des bienfaits des plantes locales et les recherches des universitaires
s'appliquaient aux moyens d'en extraire les principes actifs (PA). On la retrouve citée dans de
nombreux textes (Gontard, 1940 ; Monge2013 ; Cassé, 2013).
stoechas se présente sous la forme d‟un arbrisseau ou d‟un buisson très aromatique et très
ramifié pouvant atteindre un mètre de haut avec une lourde odeur semblable à celle du pin. Les
feuilles opposées de 2-4 cm de long sont sessiles, tomenteuses, oblongues, lancéolées, linéaires,
étroites et recourbées sur les bords et sont souvent grises. Les inflorescences de coupe carrée sont
sessiles, compactes et surmontées d‟une couronne de bractées florales violettes, élargies, stériles,
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C ha p i t r e 1 : S y nt h è s e B i bl i og r a p hi q u e
Le mot lavande dérive du verbe « laver ». Il est peut être issu de l'italien lavando (action de
laver). Cette étymologie laisse penser que très tôt la lavande a été utilisée pour parfumer le linge
fraîchement lavé. Des sachets de fleurs séchées sont traditionnellement placés dans les armoires pour
éloigner les mites et parfumer la garde-robe. Mais il est également possible que Lavandula et lavande
soient tirés du latin « livere » (qui signifie "pour être bleuâtre") qui, en latin médiéval, a donné le
terme lavindula (Benabdelkader, 2012).
Noms vernaculaires de lavandula steochas selon (Bellakhdar et al., 1997).
Arabe : Halhal, astuhudus, meharga.
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C ha p i t r e 1 : S y nt h è s e B i bl i og r a p hi q u e
Le genre Lavandula L., est composé d'environ 39 espèces, de nombreux hybrides et près de
400 cultivars enregistrés, Comme beaucoup de Lamiacées, les lavandes sont connues pour leurs HE
riches en terpènes (Upson et Andrews, 2004).
Une des premières classifications modernes majeures du genre Lavandula se trouve dans "A
Taxonomic Study of the Genus Lavandula" de Chaytor (1937). Sa révision reconnaît 28 espèces ainsi
que de nombreux taxons infra-spécifiques répartis en 5 sections, Stoechas, Spica, Subnudae,
Pterostoechas et Chaetostachys. Cependant, toutes les principales formes cultivées et
commercialisées résident dans les sections Stoechas et Spica. Récemment, la classification
phylogénétique du genre Lavandula a été réexaminée par Upson et Andrews (2004). Cette étude a
conduit à reconnaître 39 espèces réparties en 3 sous-genres Fabricia, Sabaudia et Lavandula qui sont
également divisés en sections qui se répartissent en différentes espèces. Par exemple, Lavandula
comprend les sections Lavandula, Dentatae et Stoechas ; L. angustifolia, L. latifolia et L. lanata
représentent les différentes espèces. Cette organisation taxonomique a été réalisée sur la base de plus
de 40 critères anatomiques mais aussi par une analyse phylogénétique basée sur la comparaison de
séquences nucléaires (Internal Transcribed Spacer - séquence interne traduite). Le premier grand
groupe génétique interne au genre Lavandula correspond au sous-genre Lavandula, et le second
Fabricia. Le groupe Sabaudia est moins clairement isolé (statistiquement soutenu) ainsi que la
section Hasikenses au sein du sous-genre Fabricia. Au sein du sous-genre Lavandula, les sous-clades
correspondent aux sections existantes sauf la section Dentatae qui est devenue une section à part,
indépendante de la section Stoechas. Au sein du sous-genre Fabricia, les sous-clades correspondent
aux sections Pterostoechas, Subnudae et Chaetostachys. (Upson et Andrews, 2004).
Les noms latins des lavandes ne posent plus guère de problèmes, il n'en va pas de même
avec les noms courants. La même lavande devient française, anglaise ou espagnole selon le pays où
elle est classée (Small et Deutsch, 2001 ; Dupin et Festy, 2012). On distingue quatre espèces
principales :
L. angustifolia, L. stoechas, L. latifolia et l‟hybride L. x intermedia
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1.1.6. Ecologie
La lavande papillon (Lavandula stoechas), est une plante originaire du bassin méditerranéen.
C‟est un arbrisseau aux feuilles persistantes, qui fleurit au printemps. Dans leur habitat naturel, les
lavandes vivent sur des sols arides et calcaires ; en fait, elles s'accommodent aux divers types de sols,
sauf de ceux qui seraient exagérément humides. Elle supporte d‟ailleurs la sécheresse, les sols
pauvres et les grands vents. Mais elle préfère les sols siliceux et les terrains acides. Elle tolère le froid
jusqu‟à -5°C. La floraison, plus précoce que chez les autres lavandes, se déroule d‟avril à mai puis en
automne (Peter, 2004 ; Lim, 2014).
Commercialement, plus de 462 tonnes d‟HE sont produites annuellement à partir d'espèces du
genre Lavandula (Lawrence, 1992). La popularité persistante et la valeur commerciale de la lavande
a été confirmée quand elle a été nommée « herbe de l'année 1999 » par le réseau de la culture et la
commercialisation d‟herbes médicinales, aromatiques et à parfum aux Etats-Unis d'Amérique. Leurs
HE sont de haut intérêt économique dans les industries des parfums, des cosmétiques, des arômes
agro-alimentaires, pharmaceutiques et de nos jours également dans l'aromathérapie (Lis-Balchin,
2002 ; Upson et Andrews, 2004). La proportion des principaux terpènes dans l‟HE est un critère
d‟évaluation de la qualité de l‟HE. Les teneurs relatives de ces substances jouent un rôle important
dans le choix de telle ou telle variété par l‟herboriste ou l‟industriel (Lis-Balchin, 2002).
En 2009, les surfaces cultivées en France étaient de près de 15 000 ha pour le lavandin et
4000 ha pour la lavande, la production était d'environ 10 tonnes pendant le début des années 1980.
[Link], est de moindre importance comme source d‟HE, mais avec ses hybrides, cette espèce est
de plus en plus populaire en tant que plante ornementale (Peyton 1983 in Upson et Andrews, 2004).
Des quantités limitées (moins de 1 tonne) de L. stoechas sont produites en Espagne à partir de plantes
sauvages. L‟HE, riche en fenchone, est principalement utilisé en aromathérapie.
La Bulgarie avec une production de 45 tonnes en 2010 et entre 55 à 60 tonnes en 2011 est devenue le
premier producteur mondial de lavande avec 45 tonnes devant la France produisant de 25 à 30 tonnes
à cette date. Les deux pays fournissent les trois quarts de la production internationale et entre 80% et
90% de l'huile essentielle de lavande bulgare est vendue en France (Upson et Andrews, 2004).
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C ha p i t r e 1 : S y nt h è s e B i bl i og r a p hi q u e
1.1.8 Usages
Les lavandes sont parmi les plantes médicinales les plus utilisées. Des preuves documentées
de l'utilisation des lavandes comme agent thérapeutique remontent jusqu'aux anciens Romains, Grecs
et Arabes (Lis-Balchin, 2002 ; Dupin et Festy, 2012 ; Lim, 2014). Les espèces du genre Lavandula
sont aussi des plantes mellifères qui génèrent des miels de couleurs et odeurs propres à chaque
espèce. Les fleurs de la lavande fine constituent des sources majeures de nectar pour les abeilles
(Guyot-Declerck, 2002). De nombreuses plantes de lavande sont également vendues comme plantes
ornementales pour les jardins populaires. Enfin, il a été mentionné que certaines lavandes sont aussi
utiles dans l'agriculture biologique comme bio-insecticides. Elles constituent des cultures de choix
dans les terres arides (González-Coloma et al., 2006).
Les fleurs de lavande, séchées, sont très résistantes et conservent leurs arômes très longtemps,
les ancien utilisent la lavande dans l'eau du bain pour son parfum et ses propriétés antiseptiques et
calmantes.
L'essence de lavande contient des composants différents selon les espèces, On l'obtient par
distillation des sommités florales. C'est bien sûr la parfumerie qui fait le plus gros usage de la lavande
on peut tout parfumer avec la lavande, depuis les savonnettes jusqu'aux détergents et au papier
hygiénique. Dans les parfums proprement dits, la lavande est surtout réservée aux hommes, soit en
soliflore dans les eaux de toilette, et dans les eaux de Cologne (Lis-Balchin, 2002 ; Dupin et Festy,
2012 ; Lim, 2014).
Bien que L. stoechas fût la première lavande à être utilisée en parfumerie, son HE est
aujourd‟hui délaissée en raison de son odeur fortement camphrée et de la concurrence importante des
autres lavandes qui se prêtent mieux à la culture intensive et dont l‟odeur est plus agréable. La forte
teneur en camphre généralement observée limite ses applications en cosmétologie (Monge, 2013).
On peut faire infuser des fleurs de lavande dans du lait, utilisé ensuite pour la préparation de
glace ou de crème à la lavande. Dans certaines régions du Maghreb, Lavandula stoechas est utilisée
dans quelques préparations culinaires comme le couscous (Benabdelkader, 2012).
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Les études sur la composition chimique des HE (Tableau II) des espèces du genre
Lavandula montrent qu‟elles sont plus riches en monoterpènes qu‟en sesquiterpènes et que ces deux
groupes de molécules constituent la majeure partie des HE. Les Etudes des constituants volatils des
espèces de lavande ont révélé la présence de plus de 200 constituants chimiques, beaucoup d'entre
eux étant présents sous forme de trace. Certaines espèces telles que L. stoechas synthétisent plus de
100 terpènes différents alors que d‟autres espèces telle que L. canariensis expriment une diversité
terpénique beaucoup plus faible. L. stoechas a été plus particulièrement étudiée du fait de son aire de
répartition large et de son utilisation traditionnelle très ancienne. Globalement, les espèces du sous-
genre Lavandula sont les plus étudiées à cause de l‟intérêt commercial de leurs HE (Upson et
Andrews, 2004)
(Benabdelkader, 2012)
La lavande utilisée dans la médecine populaire qui la considérait comme tonique, résolvante
et carminative. Ils la prescrivent pour lutter contre des infections pulmonaires (Said, 1996). En Crète,
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l'infusion des feuilles est utilisée par des thérapeutes traditionnels comme spasmolytique, contre le
diabète, les douleurs menstruelles féminines, les calculs rénaux, l'otite, l‟hypertension, La plante est
également utilisée comme antispasmodique dans les douleurs des coliques, expectorant, stimulant
(Giray et al., 2008) Elle est appelée „le balai du cerveau‟. Elle est d‟ailleurs utilisée sous forme de
fumigation pour soigner "le mal des sinus" et pour les différentes maladies du système nerveux
central, comme l'épilepsie et la migraine, la lavande a aussi des effets positifs sur les plaies, les
infections urinaires, les maladies cardiaques et l'eczéma. Finalement, elle possède également des
vertus analgésiques, sédatives, antiseptiques et antimicrobiennes (Cavanagh et Wilkinson, 2002).
L‟HE de L. stoechas obtenu par entrainement à la vapeur d‟eau ou par hydrodistillation des
inflorescences ou de l‟ensemble des parties aériennes de la plante a été utilisée comme remède contre
les affections coliques et pulmonaires, pour soulager les maux nerveux de tête, les affections
hépatiques et pour le nettoyage des plaies (Gülçin et al., 2004). Dans les hôpitaux français, on utilisa
pendant plusieurs décennies des HE, dont celle de la lavande, pour désinfecter l'air et enrayer ainsi
les infections microbiennes et fongiques. Ses nombreuses indications et son innocuité font de l‟HE
de lavande un des fleurons de l'aromathérapie moderne (Lim, 2014).
Récemment, La lavande y est utilisée comme relaxant (Lis-Balchin et Hart, 1999). Les
aromathérapeutes considèrent l'HE de lavande comme la plus bénéfique, avec des cultivars sauvages
cultivés à haute altitude. La preuve scientifique est encore manquante pour un possible effet de
détente générale après une inhalation (Lis-Balchin, 2002). L'HE de lavande est antiseptique et
bactéricide. Appliquée pure sur la peau elle soulagerait les brûlures et les piqûres d'insectes.
Appliquée sur les tempes, elle soulagerait les douleurs migraineuses. On attribue à la variété latifolia
un effet apaisant lors de crises de dermatite atopique (Rhind et Pirie, 2012).
En Algérie, L. stoechas est très connue sous le nom local "Helhal". Elle est largement
distribuée à travers toute la périphérie nord du pays. Dans la médecine populaire algérienne, les
parties aériennes, surtout les inflorescences, sont utilisées comme un agent antiseptique et stimulant
(Benabdelkaser, 2012).
Dans le domaine clinique, plusieurs recherches ont été menées pour asseoir le bien fondé de
l‟utilisation de l‟essence de lavande. Les principales études concernent principalement le système
nerveux. En voici quelques exemples de ces études :
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C ha p i t r e 1 : S y nt h è s e B i bl i og r a p hi q u e
Anxiété, agitation : L‟HE de lavande est utilisée pour traiter l‟anxiété et l‟agitation fait l‟objet d‟un
nombre croissant d‟essais cliniques (Woronuk et al., 2011). Diffusée dans l‟air ou appliquée sur la
peau par massage, elle a permis de diminuer l‟agitation et l‟agressivité de personnes âgées souffrant
de démences (Motomura et al., 2001 ; Holmes et al., 2002 ; Lin et al., 2007). Plusieurs études
mentionnent également que la lavande atténue l‟anxiété de personnes exposées, volontairement ou
pas, à une situation génératrice de stress : isolement volontaire (Motomura et al., 2001), admission
aux soins intensifs, attente ou suite d‟une intervention médicale (Buckle, 1993 ; Braden et al.,
2009).
Ainsi, des chercheurs asiatiques ont constaté que l‟HE de lavande réduit la pression sanguine
et certains marqueurs physiologiques du stress (taux de cortisol) (Toda et Morimoto, 2008 ; Shiina
et al., 2008 ; Hoya et al., 2008 ; Field et al., 2008). Par ailleurs, administrée par voie orale sous
®
forme de gélules (Silexan ), l‟HE de lavande a permis d‟améliorer le sommeil ainsi que la condition
mentale et physique de volontaires souffrant de troubles anxieux (Kasper et al., 2010). En cela, elle a
fait aussi bien que le lorazépam, un médicament de la famille des benzodiazépines, habituellement
prescrit dans le traitement de l‟anxiété (Woelk et Schläfke, 2010).
Insomnie : Des études, in vitro et sur des animaux ainsi que quelques essais cliniques préliminaires,
tendent à valider l‟usage traditionnel de la lavande, pour favoriser un bon sommeil ou traiter
l‟insomnie (Lewith et al., 2005), que celle-ci soit associée ou non à des symptômes de dépression.
Un bain parfumé à l‟HE de lavande a aussi réduit l‟agitation et favorisé le sommeil profond de bébés
par rapport à un bain non parfumé (Field et al., 2008). La diffusion d‟HE de lavande a également
augmenté la concentration de jeunes adultes soumis à une série de tests informatisés. L‟effet a été
observé au cours des séances de l‟après-midi, une période plus propice à la somnolence (Sakamoto
et al., 2005).
Réduction de la douleur : Les résultats d'essais, in vitro et d'études sur des animaux, démontrent que
la lavande a des propriétés antispasmodiques et légèrement anesthésiques (Lis-Balchin et Hart,
1999 ; Ghelardini et Galeotti, 1999). Au cours d‟études cliniques préliminaires, la lavande, souvent
combinée à d‟autres HE (en massage, en diffusion ou en inhalation), a soulagé des patients souffrant
de diverses douleurs : douleur à l‟épaule à la suite d‟un accident vasculaire (Shin et Lee, 2007),
cancer en phase terminale, douleur après une laparoscopie (Kim et al., 2007) et douleur au cours
d‟un changement de pansements (Kane et al., 2004). La lavande, utilisée en bain de pieds et au cours
de traitements de réflexologie a réduit la fatigue extrême dont souffraient des patients atteints de
cancer en phase terminale (Kohara et al., 2004).
11
C ha p i t r e 1 : S y nt h è s e B i bl i og r a p hi q u e
Lavandula stoechas à une faible toxicité et des HE non diluées peuvent être utilisées pour
traiter certaines brûlures et avoir des effets bénéfiques sur la cicatrisation. Cependant, des cas de
dermatite allergique après contact direct avec la peau ont été rapportés (Lis-Balchin, 2002).
12
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Les résultats du contrôle des paramètres organoleptiques de l’HE de Lavandula stoechas sont
colligés dans le Tableau V. Ces paramètres sont en accord avec ceux répertoriés dans les normes
(AFNOR 2000).
21
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Tableau VI. Composition chimique de l’huile essentielle de Lavandula stoechas par CG-SM.
N° Composés % RI
1 Pinene <Alpha-> 1.15 926
2 Camphene 2.36 951
3 Pinene <Beta-> 0.12 974
4 Carene<Delta-3-> 0.30 1014
5 1,8 Cineol (Eucalyptol) 17.64 1088
6 Fenchone 39.23 1091
7 Linalool 0.28 1098
8 Fenchol <exo-> 0.47 1117
9 Camphre 18.04 1149
10 Borneol 0.53 1173
11 Terpin-4-ol 0.14 1184
12 P Cymen-8-ol <Para-> 0.70 1186
13 Verbenone 0.15 1207
14 Fenchyl acetate <exo-> 0.32 1236
15 Carvone 0.15 1245
16 Borneol acetate 3.97 1285
18 Cyclosativene 0.30 1356
19 Copaene<alpha-> 0.24 1368
20 Selinene <Beta-> 0.14 1485
21 Calamenene<Cis-> 0.31 1521
23 Caryophyllene oxide 0.46 1570
24 Veridiflorol 2.17 1565
25 Ledol 0.37 1590
27 Cadinol <Alpha-> 0.41 1653
28 Cadalene 0.36 1674
IR : Indice de Rétention calculé sur une colonne apolaire (HP5-MS)
22
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Abundance
T I C : H A L H A L .D \ d a t a . m s
1 .4 e + 0 7
1 .2 e + 0 7
1e+07
8000000
6000000
4000000
2000000
1 0 . 0 0 2 0 . 0 0 3 0 . 0 0 4 0 . 0 0 5 0 . 0 0 6 0 . 0 0 7 0 . 0 0 8 0 . 0 0 9 0 . 0 0 1 0 0 .0 01 1 0 .0 0
T im e -->
Les études des constituants volatiles des espèces de lavande ont révélé la présence de plus de
200 constituants chimiques, beaucoup d'entre eux étant présents sous forme de traces. Certaines
espèces telles que L. stoechas synthétisent plus de 100 terpènes différents alors que d’autres espèces
telles que L. canariensis expriment une diversité terpénique beaucoup plus faible. L. stoechas a été
plus particulièrement étudiée du fait de son aire de répartition large et de son utilisation traditionnelle
très ancienne (Cavanagh et Wilkinson, 2006, Benabdelkader, 2012).
Dans une autre étude réalisée sur quatre populations sauvages de L. stoechas de la Crète
(Skoula et al. 1996), les auteurs ont montré que les principaux constituants des HE sont
alternativement, ou en combinaison le fenchone, le camphre, le 1,8-cinéol, l’α-pinène et l'acétate de
myrtényle. Par ailleurs, alors que le fenchone était un élément majeur de l’HE de toutes les quatre
populations, trois étaient également riches en camphre et la quatrième en 1,8-cinéol. Pour notre
échantillon, l’essence analysée de la lavande à papillon parait être de chémotype fenchone, avec la
présence d’un 2ème composé majoritaire, le camphre et le 1.8-cinéol. Dans une autre étude (Gören et
al. (2002), l’HE d’une [Link] originaire de Turquie, se caractérisait plutôt par un profil jamais
retrouvé et ayant une forte teneur en pulégone (40.4 %), menthol (18.1 %) et menthone (12.6 %), en
parallèle avec une absence totale de fenchone et de camphre.
23
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Méthode utilisée
Aromatogramme Microatmosphère
Souches Gram+
Bacillus cereus 28 60 15 36
Staphylococcus aureus (Sa1) 22 45 20 65
S. aureus (Sa2) 20 80 55 90
S. aureus (Sa3) 24 80 50 90
S. saprophyticus 14 24 _ _
Streptococcus sp. _ 25 _ 30
(β-hémolytique)
24
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Pour les bactéries à Gram +, de faibles valeurs de DZI ont été obtenues pour la plus faible
dose (20 µL), ne dépassant pas la valeur de 28 mm pour Bacillus cereus et 24 mm pour
Staphylococcus aureus (Sa2). De plus et avec la quantité la plus élevée (60 µL), deux espèces
bactériennes à savoir Staphylococcus aureus (Sa2) et S. aureus (Sa3) ont été inhibées totalement en
aromatogramme, suivi par Bacillus cereus (60 mm) et Staphylococcus aureus (Sa1) (45 mm).
Nous avons remarqué qu’il existe une certaine différence de sensibilité entre les bactéries à
Gram+ et à Gram-. Ceci est en totale adéquation avec la majorité des travaux antérieurs (Tepe et al.,
2005). Ces derniers confirment que les Gram+ sont plus sensibles à l’action antimicrobienne de l’HE
que les Gram-. En fait, les Gram- possèdent une résistance intrinsèque aux agents biocides, qui est en
relation avec la nature de leur paroi. L'espace périplasmique est rempli d'enzymes qui dégradent les
25
Chapitre 3 : Résultats et discussion
substances complexes pour qu'ils puissent traverser la membrane cytoplasmique, et inactivent les
produits chimiques toxiques (ATB, métaux lourds, HE,...) (Burt, 2004).
Les résultats de notre screening antimicrobien semblent être en accord avec d’autres travaux
indiquant que les HE de population non-algériennes de L. stoechas possèdent également des activités
antiseptiques (Benabdelkader, 2012). Il a été rapporté que l'huile volatile de lavandes sauvages, en
provenance de Tunisie, a une activité antibactérienne vis-à-vis des Staphylococcus aureus
(Bouzouita et al., 2005). De même, des activités antibactériennes ont été signalées pour l’HE de L.
stoechas sauvage de Turquie (Gören et al., 2002). Récemment, plusieurs publications scientifiques
ont mis en exergue les propriétés inhibitrices de plusieurs espèces du genre Lavandula, en particulier
vis-à-vis de Aspergillus nidulans et Trichophyton mentagrophytes (Moon et al., 2009). Cependant, la
comparaison de l’efficacité des extraits aromatiques, ou des constituants individuels, à travers les
différentes publications, reste difficile à établir. Cette difficulté réside dans le fait que les paramètres
expérimentaux (méthodes employées, conditions physiologiques des germes, dose utilisée) diffèrent
entre les études.
Pour les résultats obtenus en aromatogramme, les souches fongiques demeurent les plus
sensibles à l’action inhibitrice de l’essence aromatique in vitro. Candida albicans est l’espèce le plus
sensible à l’action inhibitrice de l’HE avec un DZI égal à 45 mm, suivi par Saccharomyces cerevisiae
(Sc1), Saccharomyces cerevisiae (Sc2) (30mm) et Aspergillus braziliensens (20 mm).
Méthode utilisée
Aromatogramme Microatmosphère
Quantité HE (μL/disque)
20 60 20 60
Souches
Candida albicans 24 45 24 90
Saccharomyces cerevisiae (Sc1) 18 30 35 90
Saccharomyces cerevisiae (Sc2) 15 30 00 55
Aspergillus braziliensens 12 20 _ 70
26
Chapitre 3 : Résultats et discussion
L’activité antibactérienne des HE ainsi que leur mode d’action sont directement influencés par
la nature et la proportion de leurs constituants qui entrent dans leur composition. Les composés
majoritaires sont souvent responsables de l’activité antibactérienne observée (Dorman et Deans,
2000). En effet, il est admis que l’activité antimicrobienne des HE se classe dans l’ordre décroissant
selon la nature de leurs composés majoritaires: phénols > alcools > aldéhydes > cétones > oxydes >
hydrocarbures > esters (Dorman et Deans, 2000).
Dans notre étude, la composition de l’HE utilisée est dominée par la présence de fenchone,
camphre, et 1,8-cinéol qui sont réputés comme des composés terpéniques ayant un pouvoir
antimicrobien (Dorman and Deans, 2000).
Le travail mené par (Dorman et Deans, 2000), les alcools terpénoïdes ont montré une activité
contre les germes testés, en agissant comme des agents dénaturant les protéines ou des agents
déshydratants. Les alcools sont d’ailleurs reconnus pour exercer un effet plutôt bactéricide que
bactériostatique (Dorman et Deans, 2000).
Dans une autre étude, c’est le linalool qui s’est montré le plus efficace avec l’inhibition de 17
bactéries. Il était suivi par le cinéole et le géraniol (chacun d’eux inhibant 16 bactéries), puis par le
menthol et le citral qui ont inhibé respectivement 15 et 14 bactéries (Pattnaik et al., 1997). De ce
fait, le pouvoir antimicrobien de l’essence de la lavande pourra être relié, sans doute, à son profil
biochimique caractérisé par la prédominance des composés oxygénés (90%) (Cavanagh et
Wilkinson, 2002).
D’après les résultats obtenus en microatmosphère, nous avons remarqué que Staphylococcus
aureus (Sa3), est la souche la plus sensible à l’action inhibitrice de la phase vapeur de l’essence de
lavande avec un DZI de l’ordre de 55 mm pour la plus faible dose, suivie par S. aureus (Sa2) 50 mm
27
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Concernant les bactéries à Gram -, les DZI obtenus ne dépassent pas, dans les meilleurs des
cas, une valeur de 45 mm pour Acinetobacter baumannii avec la plus faible dose, suivi par
Klebsiella Pneumoniae (30 mm). De plus et avec le dosage le plus élevé (60 µl), l’espèce
bactérienne Acinetobacter baumannii a été inhibée totalement en microatmosphère, suivi par
Klebsiella Pneumoniae (55mm) et Citobacter freundii (48mm). Ces résultats semblent être différents
de ceux obtenus en aromatogramme. En outre, les isolats de Pseudomonas aeruginosa et Salmonella
typhi ont manifesté une résistance totale à l’action inhibitrice de la phase vapeur. Par ailleurs, les
meilleurs résultats obtenus en phase vapeur demeurent, sans conteste, ceux du pouvoir antifongique
de l’essence de lavande (Tableau VIII). Les levures Candida albicans et Saccharomyces cerevisiae
(Sa1) ont été inhibées totalement en microatmosphère, suivie par Aspergillus braziliensens (70 mm)
et Saccharomyces cerevisiae (Sa2) (55mm).
Le mode d’action fongicide des HE a été abordé par quelques études qui sont arrivées à la
conclusion que ce mécanisme se manifeste par une altération de la membrane plasmique de la cellule
fongique (Cox et al., 2001).
28
Chapitre 3 : Résultats et discussion
En thérapie, l’essence de lavande pourra trouver une place comme désinfectant atmosphérique
en milieu hospitalier afin de lutter contre les infections nosocomiales et les contaminations
aéroportées, ainsi que pour le contrôle de l’hygiène de l’air. Bien conduite, la diffusion
atmosphérique devient un procédé idéal visant à la protection et à la prévention contre les infections
nosocomiales et les pathologies hivernales (De Billerbeck, 2002 ; Laird et Phillips, 2012).
Rappelons pour mémoire que ce sont les médecins, « parfumeurs et fumigateurs », qui été chargés de
la désinfection des locaux et de l’hygiène hospitalière au XVIIIème siècle. En plus de leurs actions
bactéricide et fongicide, les essences de lavande ont la particularité d’avoir des effets
psychophysiologiques bénéfiques (Lis-Balchin, 2002).
Les résultats que nous avons obtenus sont très prometteurs pour l’utilisation de l’essence de la
lavande comme principe actif, dans des préparations galéniques à visée thérapeutique, ou pour lutter
contre les infections microbienne et fongique. Ces résultats obtenus in vitro sont très encourageants
pour une éventuelle application in vivo, voire même dans une matrice alimentaire.
29
Chapitre 3 : Résultats et discussion
A la lecture des résultats obtenus pour les insectes adultes Aphis spireacola (La Figure3.7,
Tableau IX - Annexe), il apparait que l’HE a provoqué un pourcentage de mortalité allant de 21,46 à
100% au bout de 48h d’exposition de la plus faible dose à la plus forte dose (de 20µl à la dose pure).
Ces mortalités se sont échelonnées dans le temps. En effet au bout de 48h elle passe de (1.67 à
21.46%), (5,59 à 57,66%), (7,25 à 87,11%), (9,5 à 100%) respectivement pour les quatre doses
(20,40 ,80µl et pure).
300
250
Porcentage de mortalité
200
pure
150 80µl
40µl
100
20µl
50
0
1h 6h 12h 24H 48h
Figure 3.7. Cinétique du taux de mortalité des insectes (Aphis spiraecola) vis a vis l’HE.
La mortalité de 50% a été engendré par les doses 20 µl et 40µl. A la dose pure le taux de
mortalité a dépassé les 90%. Ces résultats sont confirmés par la DL50 et la DL90 et calculées à
partir de la droite de régression, qui sont respectivement 31.62 µl et 309.02 µl.
30
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Droite d'ajustement
probit = 3,047 + 1,297 log(dose)
S 0,591999
8 R carré 91,5 %
R carré (ajust) 87,3 %
7
probit
4
1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
log(dose)
Log(dose) : logarithme décimal des doses ; probit : les valeurs de mortalités corrigées et transformées
Figure 3.8. Détermination de la DL50 et la DL90 de l’HE vis-à-vis les insectes d’Aphis spireacola.
L’analyse de variance du taux de la mortalité des adultes Aphis spiraecola des différences
significatives entre les quatre doses utilisées avec une valeur de F=4.10 (F: coefficient de
signification) et P=0.025 ≤ 0.05 (Tableau XII - Annexe).
D’après les résultats (Figure 3.9, Tableau X-Annexe), l’HE est révélé toxique contre les larves
(Tuta absoluta) a la dose 80µl et la dose pure. A la première heure d’exposition au traitement, les taux
de mortalités pour les deux doses (80µl et pure) sont respectivement 13,33 et 60%. Après 48h
d’exposition il y a eu une augmentation de cette dernière qui a atteint 75 et 100% respectivement. A
la même durée d’exposition, la dose 20 et 40 µl n’a provoqué qu’un taux faible de mortalité 25 et
41,6% respectivement.
31
Chapitre 3 : Résultats et discussion
30000,00%
25000,00%
porcentagede de mortalité
20000,00%
Pure
15000,00% 80µl
40µl
10000,00% 20µl
5000,00%
0,00%
1h 2h 6h 12h 24h 48h
Figure 3.9. Cinétique de la mortalité des insectes (Tuta absoluta) vis à vis l’HE.
Droite d'ajustement
probit = 2,744 + 1,353 log(dose)
S 0,291951
8 R carré 98,0 %
R carré (ajust) 97,0 %
7
probit
4
1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
log(dose)
Figure 3.10. Détermination de la DL50 et la DL90 de l’HE vis-à-vis les larves de Tuta absoluta.
32
Chapitre 3 : Résultats et discussion
L’analyse de variance de la mortalité des larves de Tuta absoluta montre une différence
hautement significative entre les doses utilisées avec une valeur de F=22.37 et P =0.000 ≤0.05
(Tableau XIII- Annexe).
Les résultats obtenus pour la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis) (Figure 3.11, Tableau
XI-Annexe), ont montré que les mortalités enregistrées pour l’HE pure a provoqué 100% de
mortalité après 48h de traitement. Pour les autres doses les mortalités enregistrées sont inferieures à
50%.
180
160
140
Porcentage de mortalité
120
Pure
100
80µl
80
40µl
60
20µl
40
20
0
1h 2h 6h 12h 24h 48h
Figure 3.11. Cinétique de la mortalité des insectes (Harmonia axyridis) vis à vis l’HE.
La DL50 et la DL90 ont été calculées à partir de fonction de la droite de régression sont de
151µl et 645.65µl respectivement (figure 3.12).
33
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Droite d'ajustement
probit = 0,5773 + 2,029 log(dose)
S 0,0647967
8 R carré 100,0 %
R carré (ajust) 99,9 %
7
probit
Figure 3.12. Détermination de la DL50 et la DL90 de l’HE vis-à-vis les adulte d’ Harmonia axyridis.
L’analyse de variance du taux de la mortalité des adultes d’Harmonia axyridis montre une
différence hautement significative entre les dose de traitement avec une valeur de F=20.74 et
P=0.000 ≤ 0.05 (Tableau XIV- Annexe).
Les essais réalisés ont montré que l’huile essentielle de Lavandula stoechas a un effet bio-
insecticide sur les trois insectes quelle que soit leurs stade de développement. En effet cette toxicité a
été enregistrée selon les niveaux de concentration de l’HE et la durée d’exposition.
Les résultats ont montré que l’huile essentielle de Lavandula stoechas est plus toxique lorsqu’il est
appliqué sous sa forme pure ; provoquant une mortalité de 100% après 48h d’exposition.
De nombreux travaux ont été réalisés sur ce sujet en utilisant la même essence et aussi le même
genre d’insectes (puceron). En effet les études menées par (Amirat et al., 2011) ont montré une
bonne activité bio-insecticide de l’HE de la même plante qui peu agir comme toxiques ou répulsifs.
Selon Amirat et Tebboub, (2011), les huiles de Lavandula stoechas manifeste des effets toxiques
et répulsifs vis-à-vis des pucerons (Aphis pomi), les taux des mortalités de puceron augmentent
proportionnellement avec la dose de l’HE. Ces travaux confirment nos résultats pour Aphis
spiraecola.
34
Chapitre 3 : Résultats et discussion
Par contre, les larves de Tuta absoluta sont beaucoup plus résistantes aux différentes dilutions
(20, 40 et 80µl), comparativement aux adultes d’Aphis spiraecola, car ces larves creusent des galeries
ou elles peuvent pénétrer dans les feuilles. Ces galeries offrent un échappe ou bien une protection
pour ces larves.
Selon Ngamo et Hance (2007) une huile essentielle n’exerce pas forcément la même activité
aux différents stades du cycle biologique d’un insecte, comme il existe une grande variation dans la
sensibilité des espèces d’insectes pour une même huile essentielle.
Selon Bostanian et al. (2005) les huiles essentielles agissent directement sur la cuticule des insectes
et acariens à corps mou, ils sont moins efficaces avec des insectes à carapace dure tels que les
coléoptères et hyménoptères adultes.
Pour les essais de l’HE sur chaque insecte, les résultats des tests statistiques montrent qu’il
existe une variation concernant le taux de mortalité, qui dépend de la dose utilisée en huiles
essentielles et la durée d’exposition. L’évaluation de la mortalité des larves de Tuta absoluta et les
adultes d’Harmonia axyridis ont révèle une différence hautement significative. Selon Kim et al.
(2003) les effets toxiques des huiles essentielles dépendent de l’espèce d’insecte, et du temps
d’exposition.
La toxicité des huiles essentielles sur les insectes est induite par l’action de leurs composés
majoritaires (Seri-Kouassi et al ., 2004). En effet, l’efficacité insecticide des HE peut être singulière
ou lorsqu’elles sont mises ensemble (Ngamo et Hance, 2007).
Les mécanismes d’action des huiles essentielles sont méconnus et relativement peu d’études
ont été réalisées à ce sujet (ISMAN, 2005). Les travaux récents montrent que les monoterpènes
agissent au niveau des récepteurs de l’acéthyl-cholinestérase des jonctions neuromusculaires (Ngamo
et Hance, 2007) Effectivement, d'après les travaux d’Obeng-Ofori (1997), le 1,8-cinéole au contact
avec les insectes agit en bloquant la synthèse de l'hormone juvénile, il inhibe l'acétyl-chlolinestérase
en occupant le site hydrophobique de cet enzyme qui est très actif. En général, les huiles essentielles
sont de nos jours connues comme des neurotoxines (Ngamo et Hanc, 2007).
35
Chapitre 2 : Matériel et méthodes
Notre étude s’est étalée sur une période de 4 mois, de février jusqu’au mois de mai 2016. Les
différentes expérimentations ont été effectuées dans les structures suivantes :
Centre de Recherche (CRAPC) (Bou-Ismail) afin de déterminer la composition chimique de
l’HE de la lavande et son profil chromatographique.
Laboratoire bactériologie de l’Etablissement Publique Hospitalier (EPH) de Fabour et
laboratoire d’hygiène de l’Etablissement Public de la Santé (EPSP) Blida dans le but d’asseoir les
propriétés antibactériennes et antifongiques de l’essence de lavande in vitro.
Laboratoire d’Entomologie de l’institut national de la protection des végétaux (I.N.P.V) de
Boufarik dans le but d’évaluation de l’activité bio insecticide de l’essence de lavande in vitro.
2.1. Matériel
L’huile essentielle de Lavande papillon (Lavandula stoechas) a été extraite par la société
« [Link] » spécialisée dans la production des huiles essentielles, sise à Lakhdaria (Bouira). L’HE
a été extraite à partir de la parie aérienne fraiche de la plante (tige, feuilles et fleurs) au mois de Juin
2015. Le procédé d’extraction utilisé est l’entrainement à la vapeur d’eau conduit à échelle
industrielle.
Aussi, l’HE est certifiée « 100% naturelle » car n’ayant était additionnée ou mélangée à aucun
solvant organique durant la phase de production. L’HE a été conservé dans des flacons stériles teintés
à 4°C à l’abri de l’air et de la lumière, pendant toute la durée de notre travail, pour éviter d’éventuels
phénomènes d’oxydation ou de contamination.
13
Chapitre 2 : Matériel et méthodes
Ces bactéries et champignons ont été conservés et maintenus en vie, par des repiquages continus, sur
des milieux de culture adéquats.
Tableau III. Souches bactériennes utilisées pour le screening antibactérien in vitro de l’essence de
Lavandula stoechas.
Souches bactériennes Origine Famille
Bactéries à Gram -
Salmonella typhi ATCC25911 Enterobacteriaceae
Pseudomonas aeruginosa ATCC27853 Pseudomonadaceae
Escherichia coli (Ec1) ATCC 25922 Enterobacteriaceae
Escherichia coli (Ec2) ECBU Enterobacteriaceae
Acinetobacter baumannii ECBU Pseudomonadaceae
Citobacter freundii ECBU Enterobacteriaceae
Klebsiella pneumoniae Pus Enterobacteriaceae
Proteus mirabilis Pus Enterobacteriaceae
Salmonella Enteritidis Pus Enterobacteriaceae
Bactéries à Gram +
Bacillus cereus ATCC 10876 Bacillaceae
Staphylococcus aureus (Sa1) ATCC 25923 Micrococcaceae
Staphylococcus aureus (Sa2) ATCC 6538 Micrococcaceae
Staphylococcus saprophyticus ECBU Micrococcineae
Staphylococcus aureus (Sa3) Pus Micrococcaceae
Streptococcus sp. (β hémolytique) Pus Micrococcineae
Tableau IV. Souches fongique utilisées pour le screening antifongique in vitro de l’essence de
Lavandula stoechas.
Souche fongique Origine Famille
Levures
Candida albicans ATCC24433 Cryptococcaceae
Saccharomyces cerevisiae (Sc1) ATCC9763 Saccharomycetaceae
Saccharomyces cerevisiae (Sc2) Alimentaire Saccharomycetaceae
Moisissure
Aspergillus braziliensens ATCC16404 Trichocomaceae
14
Chapitre 2 : Matériel et méthodes
L’étude a porté sur trois espèces d’insectes différentes, elles sont prélevées à partir d’une
parcelle mise en place à cet effet à la station expérimentale de l’Institut National de la Protection des
Végétaux (I.N.P.V) Boufarik.
Les pucerons Aphis speraecola sont prélevés à partir des feuilles infestées des arbres de
clémentinier. La mineuse de la tomate Tuta absoluta, est prélevé des plants de la tomate (variété
Cawa). La collecte des coccinelles asiatiques Harmonia axyridis a été faite dans un champ de roseau
commun ou il y a une grande invasion de puceron.
2. 2. Méthodes
15
Chapitre 2 : Matériel et méthodes
-Conditions opératoires
Les analyses chromatographiques de l’HE ont été effectuées sur un chromatographe en phase
gazeuse type Hewlett-Packard (6890) couplé avec un spectromètre de masse (Quadripôle). La
fragmentation est effectuée par impact électronique à 70eV. La colonne utilisée est une colonne
capillaire HP-5MS (30m x 0.25mm), l’épaisseur du film est de 0.25μm. La température de la colonne
est programmée de 45°C pendant 8 min, pallier 2°C min-1 jusqu’ à 300°C. Le gaz vecteur est
l’hélium pur dont le débit est fixé à 0.5 ml. min-1. Le mode d’injection est le mode split (rapport de
fuite : 1/70) avec une valeur d’injection 0.2µl. L’appareil est relié à un système informatique gérant
une bibliothèque de spectre de masse NIST 98 et piloté par un logiciel « HP ChemStation »
permettant de suivre l’évolution des analyses chromatographiques.
16
Chapitre 2 : Matériel et méthodes
Nous avons utilisés cette méthode dans le but d’exploiter les propriétés antimicrobiennes de la phase
volatile de l’HE (Figure 2.2). Cette méthode est rarement citée car les auteurs qui se sont penchés
spécifiquement sur l’activité de la phase gazeuse sont encore peu nombreux (Tyagi et Malik, 2011).
La différence entre cette technique et les aromatogrammes réside principalement dans la position du
disque imprégné. Cette technique permet de mettre en évidence la diffusion des composants volatils
des HE à l’intérieur d’une boîte Pétri. Le disque imprégné est déposé au centre du couvercle de la
boîte Pétri, renversée pendant la durée de l’expérience. Celui-ci n’est donc plus en contact avec le
milieu gélosé. La boîte est fermée avec le couvercle en bas et mise à l’étuve à des températures
adéquates. Il se produit une évaporation des substances qui, en contact avec les microorganismes
ensemencés sur la gélose, vont inhiber leur croissance. A la sortie de l’étuve, l’absence de la
croissance microbienne se traduit par une zone translucide sur la gélose de contour plus ou moins
nette à tendance circulaire.
Nous avons adopté la technique de (Tyagi et Malik, 2011) pour évaluer dans un premier
temps l'activité antimicrobienne de l’HE. L’aromatogramme qui est basée sur une technique utilisée
en bactériologie médicale, appelée antibiogramme ou méthode par diffusion en milieu gélosé. Elle a
l’avantage d’être d’une grande souplesse dans le choix des produits à tester, de s’appliquer à un très
grand nombre d’espèces et d’avoir été largement évaluée. Cette technique (Figure 2.1) repose sur le
pouvoir migratoire par diffusion des HE à l’intérieur d’une boîte Pétri, dans un milieu nutritif solide.
Dans cette méthode, nous avons utilisé des disques de papier filtre de 9 mm de diamètre (Schleicher
& Schuell, Bio Science GmbH, Dassel et Germany), imprégnés d’une quantité d’HE (20 et 60
µl/disque) que nous déposons à la surface d’un milieu gélosé (Muller-Hinton (MH) pour les bactéries
ou la gélose Sabouraud additionné de Chloramphénicol (SAB) pour les champignons) préalablement
ensemencé en surface avec une suspension. La boîte est ensuite fermée et incubée dans l’étuve à
37°C pendant 24 heures pour les bactéries et à 25°C pendant 72h ou 5 jours pour les levures et les
moisissures, respectivement. Chaque dose diffusée à partir du disque au sein de la gélose et y
détermine un gradient de concentration. Les bactéries et les champignons croissent sur toute la
surface de la gélose sauf là où elles rencontrent une concentration d'essence suffisante qui inhibe leur
croissance. A la sortie de l’étuve, l’absence de la croissance microbienne se traduit par un halo
translucide autour du disque dont le diamètre est mesuré et exprimé en mm.
17
Chapitre 2 : Matériel et méthodes
Les doses d’huile essentielle ont été utilisées est préparées en diluant chaque fois dans 10ml
de solvant (acétone) les volumes successifs 20 µl, 40 µl, 80 µl, et une dose pure.
Dans ce test nous avons utilisé 60 insectes de l’Aphis spiraecola qui ont été mises dans
chaque boite de Pétri contenant un support végétal (1 à 2 feuilles de clémentinier) avec les
différentes doses de l’HE, l’acétone est utilisé comme témoins pour les trois essais, 05 larves de Tuta
absoluta ont été introduites dans chaque boite de Pétri contenant un support végétal (1 à 2 feuilles
de la tomate variété Cawa) et 05 insectes adultes d’Harmonia axyridis dans un support d’élevage
contenant des feuilles de roseau infestées par le puceron (1 à 2 feuilles).
Chaque essai est répété trois fois, la lecture des résultats a été faite après 1h, 2h, 4h, 6h, 24h,
et 48h. Les boites sont conservées dans des conditions ambiantes de température et hygrométrie.
18
Chapitre 2 : Matériel et méthodes
Figure 2.3. Observation des trois insectes par la loupe binoculaire (Originale, 2016)
Le comptage des insectes morts (adultes et larves) est réalisé pendant une période de 48
heures. Les mortalités enregistrées ont été exprimées après la correction des résultats du témoin.
L'efficacité d'un produit est évaluée par la mortalité. Le nombre d'individus dénombrés morts dans
une population traitée par un toxique n'est pas le nombre réel d'individus tué. Il existe, en fait dans
toute population traitée une mortalité naturelle qui vient s'ajouter à la mortalité provoquée, les
pourcentages de mortalité doivent être corrigés par la formule d'Abbott (Abbott, 1925).
MC % = ( M – Mt ) * 100 / ( 100 – Mt )
MC : Mortalité corrigée.
Dans le but de mieux comprendre la relation qui existe entre la mortalité des doses utilisées et le
temps d’exposition de l’huile essentielle, nous avons déterminé leur DL50 et DL90.
La dose létale pour 50% de la population d’insectes DL50 est calculée par la méthode des
Probits (Fanny, 2008). Les pourcentages de mortalité sont transformés en Probits. La régression du
logarithme de la dose en fonction des Probits des mortalités à l’aide de logiciel MINITAB (version
17) a permis de déterminer la DL50 et DL90 de HE de Lavandula stoechas.
Pour estimer le taux de mortalité de l’effet bio insecticide d’HE, une analyse de la variance
(ANOVA) a été effectuée en fonction des concentrations et de la durée à l'aide d’un logiciel
MINITAB (version 17).
19
CONCLUSION
Les plantes aromatiques et médicinales riches en principes actifs trouvent des applications dans
de nombreux domaines notamment dans le domaine alimentaire.
Dans ce contexte, nous avons essayé d’évaluer in vitro des activités antibactériennes,
antifongique et bio insecticide de l’huile essentielle d’une plante médicinale, largement répandue dans
le bassin méditerranéen, la lavande papillon (Lavandula stoechas L.).
L’essence de Lavandula stoechas L. peut être considérée comme un antibactérien car elle
présente une bonne action inhibitrice sur plusieurs souches bactériennes comme les Staphylocoques
pathogènes ou certains Entérobactéries. Cette essence pourra être cataloguée aussi comme un
antifongique puissant car elle présente un large spectre d’action sur les levures et les moisissures telles
que Candida albicans, Saccharomyces cerevisiae et Aspergillus braziliensens avec des zones
d’inhibition très importantes. Ces résultats laissent entrevoir la possibilité d’une éventuelle utilisation
des essences de lavande dans la désinfection de l’air dans les hôpitaux.
L’huile essentielle de Lavandula steochas L. a montré une activité biocide et répulsive
intéressante sur les pucerons Aphis speraecola , et la mineuse de la tomate Tuta absoluta, par contre
il a été enregistré un taux de mortalité au-dessus 50 % sauf pour la dose pure chez les adultes de
coccinelle asiatique Harmonia axyridis.
En perspective cette essence peut être utilisée comme matière première active dans la
formulation de biopesticide.
38
En effet nos travaux peuvent se poursuivre dans ce sens afin de trouver une formulation
appropriée qui sera testée en milieu paysan sur une parcelle de culture.
L’utilisation des essences de lavande dans la désinfection de l’air dans les hôpitaux ou encore
dans la lutte contre les infections nosocomiales.
39
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43
Annexe
Milieux de culture
Suivant les méthodes et les souches microbiennes testées, nous avons utilisé des milieux de
culture solides, en l’occurrence la gélose Muller-Hinton (MH) pour les bactéries et la gélose
Sabouraud additionné de Chloramphénicol (SAB) pour les champignons. Aussi, des milieux de
culture sélectifs ont été utilisés dans le but d’identifier certains germes bactériens (gélose
Chapman pour les staphylocoques, milieu Hektoen pour les entérobactéries, ainsi que la Gélose
Nutritive (GN) pour l’isolement des micro-organismes non exigeants.
Tableau IX. Efficacité de l’HE par contact vis-à-vis le puceron (Aphis spiraecola)
Mortalité observée
Mortalité Mortalité corrigée
Dose (µl) Temps (h) Probit
moyenne (%) (%)
E1 E2 E3
1h 07 05 06 10 9,5 3,66
1h 00 00 01 0.55
6h 01 00 02 1.66
24h 04 03 03 5.55
48h 07 05 05 9,44
Tableau X. Efficacité de l’HE par contact vis-à-vis la mineuse de la tomate (Tuta absoluta)
Mortalité observée
Mortalité moyenne Mortalité corrigée
Dose (µl) Temps (h) Probit
(%) (%)
E1 E2 E3
1 03 04 02 60 60 5,25
4 02 01 00 20 14,29 3,92
24 02 02 02 40 30,77 4,5
48 02 02 02 40 25 4,33
1 01 01 01 20 20 4,16
4 01 01 01 20 14,29 3,92
24 01 02 03 40 30,77 4,5
48 04 05 03 80 75 5,67
1 00 00 00 00
4 00 01 00 6,66
6 00 01 01 13,33
Témoin
12 00 01 01 13,33
24 00 01 01 13,33
48 01 01 01 20
Tableau XI . Efficacité de l’HE par contact vis-à-vis la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis)
Mortalité observée
Mortalité Mortalité corrigée
Dose (µl) Temps (h) Probit
moyenne (%) (%)
E1 E2 E3
1 01 01 01 20 20 4,16
1 00 00 00 00 00 -
4 00 00 00 00 00 -
6 00 00 00 00 00 -
20
12 00 00 00 00 00 -
24 00 00 00 00 00 -
48 00 00 00 00 00 -
1 00 00 00 00 00 -
4 00 00 00 00 00 -
6 00 00 00 00 00 -
40
12 00 00 00 00 00 -
1 00 00 00 00 00 -
4 00 00 00 00 00 -
48 02 02 02 40 40 4.75
1 00 00 00 00
4 00 00 00 00
6 00 00 00 00
Témoin
12 00 00 00 00
24 00 00 00 00
48 00 00 00 00
Tableau XII. Analyse de la variance du taux de la mortalité des adultes d’Aphis spiraecola
Total 19 19299
F: coefficient de signification.
Tableau XIII. Analyse de la variance du taux de la mortalité des larves de Tuta absoluta
Total 23 22950
Tableau XIV . Analyse de la variance du taux de la mortalité des adultes d’Harmonia axyridis
Total 23 30665
Tableau XV. Classification et cycle évolutif des trois insectes étudiés.
Les insects
classification Description Cycle évolutif
Le puceron vert des agrumes Appelé encore puceron Les virginipares aptères d'environ 2 mm de Les pucerons effectuent leur cycle sur la
vert de l'oranger. longueur ont la même couleur que les jeunes face inferieure des feuilles et sur les
Aphis spiraecola jeunes rameaux. Plusieurs dizaines de
Règne : Animalia feuilles d'agrumes, Front plat ou légèrement
générations annuelles se succèdent et se
sinué. superposent.
Embrenchement :Arthropo Antennes égales à la moitié du corps
da La multiplication est essentiellement
Abdomen sans aucune pigmentation
parthénogénétique, les femelles
Classe : Insecta Cornicules noires, droites, légèrement engendrant de nouvelles générations sans
coniques (avec une base un peu plus épaisse avoir été fécondées.
Ordre :Hemipetera
que la partie apicale) Cauda noire, allongée
Famille :Aphididae et contractée au niveau du 1/3 basal, Les
virginipares ailées sont de couleur brun foncé
Espèce :Aphis spiraecola
à noir, sauf l'abdomen qui reste
habituellement verdâtre.
La mineuse de la tomate
Règne : Animalia [Link], ravageur de la tomate et autres La larve passe par quatre stades dont un
Tuta absoluta
Embranchement : Solanacées, est un macrolépidoptère, dont : stade baladeur, sa couleur varie selon le
l’adulte est un petit papillon de nuit (7mm) de stade, elle est beige claire au premier
Arthropoda couleur grise, le mâle est plut petit que la stade, puis verdâtre à rose du deuxième au
Classe : Insecta femelle, les œufs sont de petites taille 0,36mm quatrième stade, au dernier stade, la face
de long et 0,22 mm de large de forme dorsale se colore en rouge et la taille peut
Ordre :Lépidoptères cylindrique et de couleur crème à jaunâtre. atteindre 7,5 mm de diamètre
Famille : Gelechiidae
Genre : Tuta
Cette coccinelle présente une large gamme de La coccinelle passe par plusieurs formes
coloris, allant du rouge à points noirs au noir à au cours de sa vie : l’adulte pond des œuf
La coccinelle Asiatique Règne : Animalia
points rouges, en passant par de nombreuses qui éclosent et donnent naissance aux
Harmonia axyridis Embranchement : nuances de jaune. Les élytres sont ornés de larves de premier stade (l1), ces dernières
zéro à 19 points. se développent et devient des larves de
Arthropoda
deuxième, troisième et quatrième stade
Classe : Insecta Le mâle est plus petit que la femelle, avec des (l2, l3, l4). Puis elles se transforment en
tailles variant1 de 4,9 à 8,2 mm de long et de nymphe, stade immobile au cours duquel
Ordre :Coleoptera 4,0 à 6,6 mm de large. l’insecte change d’aspect, pour enfin
Famille : Coccinellidae émerger sous la forme adulte.
Genre : Harmonia
Figure 1. Test d’activité bio insecticide de l’HE contre les insectes d’Aphis spiraecola
Figure 2 . Test d’activité bio insecticide de l’HE contre les larves Tuta absoluta.
Figure 3. Test d’activité bio insecticide de l’HE contre les insectes d’ d’Harmonia axyridis.
Introduction
Chapitre 1
Synthèse Bibliographique
Chapitre 2
Matériel et méthodes
Chapitre 3
Résultats et discussion
Conclusion
Annexe
Références
Annexe
bibliographiques